|
|
|
|
|
|
Les dernières séries ajoutées
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 D’aucuns diront que lorsqu’il s’agit de Sorel, je ne suis pas objectif, mais franchement quel bijou…
Le récit forme l’adaptation de la récente nouvelle sur la fin de vie de Stefan Zweig. L’exercice toujours particulièrement périlleux fournit rarement des albums inoubliables. Tantôt trop figée, tantôt trop loin du livre, l’adaptation révèle les talents.
Au niveau de ce roman graphique, l’exercice magistral laisse une place de choix dans les sorties de ce premier trimestre. Évidemment il faut apprécier le roman graphique, car nous ne trouverons guère d’action, d’espionnage, d’adrénaline ou de femmes en robe courte. En revanche question tension, confusion des sentiments vous serez servis. Gageons même que tellement pris par la force du dessin et l’habileté de l’adaptation, vos yeux seront humides en fin de récit. Toute la finesse de l’évolution de la décision, en particulier vis-à-vis de sa compagne se trouve parsemée dans un mouvement crescendo avant la chute inévitable. La mise en situation historique parfaitement maîtrisée fournit un canevas spirituel que le lecteur partage. Le lecteur ressent, il vit au cœur des personnages. Les rares dialogues entrecoupés de plans intelligemment scénarisés permettent une immersion sentimentale inouïe.
Graphiquement, le trait reconnaissable de Sorel fait merveille. Évidemment lorsqu’il s’agit d’illustrer la période glorieuse de Vienne, (lui qui a si magistralement participé au lonely planet dédié à Prague), le trait grandiose magnifie les non dits. Le carnaval nous semble sorti du soleil, et que dire de cette planche sublime d’autodafé… La fin tout en finesse laisse ce goût amer du libre choix si difficile à comprendre. Sobre, subtil, incertain, le trait magnifie le contenu et Sorel a su renouveler son habituel penchant tourmenté pour un faux calme particulièrement puissant.
Vous l’avez compris, ce récit fourmille de poésie et de non dits, talentueusement orchestrés par un duo scénariste – dessinateur particulièrement en verve sur ce one-shot. Si vous ne l’avez pas acheté courez en prendre une version originale. Et si l’avis élogieux ne donne pas dans le culte, c’est bien parce que ce récit est tout sauf grand public et que bon nombre de gens ne trouveront pas ce qu’ils cherchent dans la bande dessinée dans ce récit. Pour ma part, je suis comblé, la puissance se dégageant de ce récit en fait pour moi à ce stade la meilleure BD de l’année.
Avis de la semaine posté par roedlingen. Chaque semaine, l'équipe de BDThèque sélectionne un avis pour sa pertinence, son style ou son contenu... alors à vos plumes ! | |
|
|
|
|
|
|
|
|
Nouveau/nouvelle sur le site ?
Vous êtes perdu(e) ? Vous ne savez pas comment marche le site ? Vous ne connaissez pas grand-chose à la BD ? Rassurez-vous, BDThèque et sa communauté d'internautes bdphiles sont là pour vous aider.
Cliquez ici pour en savoir plus.
|
|
|
|
|
|
|