Aniss
Plaisant.
Ce premier tome est plaisant et original par son univers. La trame de fond, elle, est très classique avec un gentil naïf maladroit chargé d’une mission (puis de deux) qui le dépasse.
Plaisant, c’est également le cas du dessin qui nous est proposé. C’est la première œuvre de Milhiet dans laquelle je parviens vraiment à entrer et je ne peux donc pas comparer avec ses précédentes mais j’aime son trait présent. Il y a dans celui-ci un côté résolument (et faussement) naïf qui rafraichit l’ensemble. Certaines scènes de banquet m’ont fait penser à Breughel l’ancien, mais aussi à Masbou… Euh, oui, dit comme ça, ça peut paraître être un improbable grand écart mais c’est là vraiment mon ressenti !
Plaisante, la narration. Ce n’est pas très subtil mais ce n’est pas lourd non plus. A nouveau, j’ai trouvé là un parfum de naïveté qui m’a bien plu. On est loin du niveau d’un Ayrolles dans la qualité d’écriture mais cet album demeure agréable à lire et j’en suis sorti avec le sourire.
Voilà, voilà, il ne fait aucun doute que j’achèterai la suite car on est dans du bon 3,5. Plus que pas mal, les tomes suivants me permettront de dire si c’est franchement bien. J’accorde toutefois cette note au bénéfice du doute et parce que notre héros se retrouve rapidement chargé de deux missions qui doivent l’entrainer dans deux directions opposées, et ça, c’est finalement l’aspect le plus original du récit ! |