Sept cavaliers
Le point de départ de cette histoire était intrigant, avec ces sept cavaliers qui partent sans espoir de retour pour parcourir un pays imaginaire (mais qu'on devine être dans le Caucase.. ou pas).
En fait tout est imprécis, mis à part le nom desdits cavaliers. Et encore... C'est cette atmosphère étrange et quelque peu irréelle qui oblige le lecteur à un surcroît d'attention. sinon, il décroche vite. dès le début du deuxième tome j'ai senti que le rythme était lent, trompeur. On ne sait même pas trop, même à la fin, ce qu'il s'est passé exactement sur cette région : guerre, épidémie, invasion extraterrestre ? On est bien dans le domaine de l'onirique, du fantasmagorique, sans pour autant que le récit propose des éléments non-réalistes. Ce sont les rencontres des cavaliers qui sont improbables : des prostituées, un monastère... Les personnages sont totalement absents, sans substance, on ne risque pas de s'attacher à eux. Et puis, la fin ne m'a pas plu, même si elle place l'histoire sur le plan de l'allégorie, ou... d'autre chose.
Pour ceux qui ont lu l'oeuvre de Jean Raspail (et j'en suis, mais je n'ai pas lu le roman adapté ici), ils savent que cet auteur peut livrer des histoires étranges, déroutantes, à la frontière ou au croisement de plusieurs genres...
Jacques Terpant lui rend bien hommage avec son trait classique, élégant, fin. Mais si les planches du premier tome m'ont bien plu, je le sens nettement faiblir dans le troisième, avec des approximations dans les visages, chose impensable au début de l'histoire... Le traitement des couleurs aussi est moins nuancé...
Un récit étrange, qui aura probablement du mal à trouver son public. |