La peau de l'ours
C’est en lisant ce genre d’album que je me rends compte à quel point Zidrou est devenu un pro du scénario.
Ici, il nous livre une histoire très classique de mafia et de vengeance, une variation sur un thème déjà vu et revu… mais pas moyen pour moi de lâcher l’album avant d’avoir lu le mot fin. Pourtant, ce récit n’a rien d’extraordinaire mais, voilà : c’est bien écrit, c’est vivant, c’est bien dosé, c’est bien construit, c’est touchant.
Le dessin d’Oriol est déroutant, dans un premier temps. Très caricatural avec des nez dignes de masques de Carnaval, il use de la hachure, ce qui lui donne un côté sec et nerveux. Ce style, qui de prime abord ne cadre pas vraiment avec le récit, s’est avéré des plus efficaces. Il est expressif et doté d’une réelle personnalité.
Au final, voici donc un bon album, pas surprenant mais bien construit et qui nous permet de découvrir un nouvel auteur espagnol de talent.
4/5 parce que je n'ai pas su arrêter ma lecture avant la dernière page, et même si le manque d'originalité du propos m'aurait plutôt incité à n'accorder qu'un 3/5, de prime abord. |