Oh ! Merde !
Je découvre la jeune auteure Cha à travers cet ouvrage, qui constitue un peu un florilège de son talent, et j’ai trouvé qu’elle faisait montre d’une bonne créativité.
J’ai bien aimé la série de gags représentés par ses discussions avec son alter-ego dessinée.
Par ailleurs, le ton sarcastique et décalé de la série « Gwenaëlle baby-sitter, le monde de merde expliqué aux enfants » m’a bien plu également.
Cet ouvrage est apparemment, au moins en partie, autobiographique, et il transparait, sous des dehors d’ours mal léché rebelle, une fragilité touchante, qui m’a fait ressentir de la compassion, et donc en conséquence, une certaine sympathie pour cette dessinatrice. Je pense notamment aux histoires se déroulant en service de psychiatrie, et surtout à celle de la gamine qui devient le bouc émissaire attitré de ses « camarades » de classe.
Graphiquement, j’ai apprécié le caractère dynamique du trait, qui ne manque pas de caractère, mais je n’ai pas aimé les visages aux yeux écarquillés, poissonneux, et sans nez, de ses personnages.
D’autre part, les phylactères contiennent tout de même un nombre non négligeable de fautes d’orthographe (4 fautes assez grossières sur l’ensemble de ce petit album, si je me souviens bien), ce qui est toujours regrettable.
Mon coup de cœur vient de l’histoire se déroulant dans l’espace, scindée en plusieurs épisodes. J’ai trouvé la chute, cette dernière case, juste énorme ! C’est génialissime d’imaginer un tel retournement de situation, un tel « ascenseur émotionnel » pour reprendre l’expression d’un sketch de Gad Elmaleh.
A l’issue de cette histoire, qui clos l’album, on finit par déplorer le fait de ne pas en voir plus…
Bref, une jeune dessinatrice (je me permets d’employer cette expression, car je la devance de quelques mois…) qui a du talent, c’est indéniable.
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