Azimut
Ouah, ouah, ouah !!!! J'avais oublié comment, déjà, j'avais été enchantée par la Terre mécanique (Casterman) de Jean-Baptiste Andreae. Tout son imaginaire qui mêle baroque, animalier, exotisme, steampunk, poésie et fantaisie se retrouve ici dans ce magnifique et très original album.
Soutenu par le scénario incroyable de Wilfrid Lupano à qui l'on doit Alim le tanneur ou encore Célestin Gobe-la-lune (Delcourt), nous voilà plongés dans un univers merveilleux dès la page de garde.
On y découvre des extraits de l'Encyclopédie des Chronoptères, des croquis d'insectes et d'oiseaux improbables au système bio-mécanique, telle la libellule mémorantèle par exemple qui, si elle boit en rase-mottes à la surface de l'eau pendant que vous y admirez votre reflet, ce dernier se retrouve prisonnier de l'eau pendant un an. Ce sont ces étranges créatures toutes rattachées à la notion de temporalité que le farfelu Aristide Breloquinte tente d'étudier. Le Temps est à la base de cet univers mais pas seulement.
Car on a aussi perdu le Nord. Il devient donc difficile de s'orienter. Ce que le pauvre Comte de la Perue découvre à son détriment, lui qui voulait voguer vers de nouvelles contrées et qui finalement se retrouve à son point de départ.
Ainsi pendant que certains cherchent désespérément à retrouver le Nord et que d'autres sont à la poursuite des rarissimes lurettes au panache pendulaire, on se plonge dans ce récit, difficile à résumé, mais où tout se tient par la magie du texte, de l'image et des nombreux personnages tout autant extraordinaires, pittoresques et même drôles ! |