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Providence : le chef-d'oeuvre ignoré d'Alan Moore.

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Re: Re: Re: Re: Re: Re: Re: Providence : le chef-d'oeuvre ignoré d'Alan Moore.   Posté par Electro Mailer ce posteur le 23/09/2017 à 23h22
>>Messire l'Inconnu avait écrit:
>>>>Ro avait écrit:
>>>>>>Messire l'Inconnu avait écrit:
>>>>>>
>>>>>>Enfin, un détail m'a laissé perplexe dès le premier chapitre : ces curieuses "maisons du suicide" que Moore appelle, je crois, des "jardins de départ" car je n'ai jamais entendu parler de tels lieux et leur existence même me semble très improbable.
>>>>>>Est-ce une invention de Moore ? Ce qui serait bizarre dans un contexte qui se veut, pour le reste, historiquement fidèle.
>>>>>>Je ne sais pas...
>>>>
>>>>Ce point là est du Moore tout craché.
>>>>Techniquement, ces "jardins de départ" ou "maisons du suicide" comme tu dis ont été imaginés par l'un des auteurs qui a influencé Lovecraft, peut-être Chambers, Briece ou un autre je ne sais plus. Que Moore les reprenne dans son récit est un clin d'oeil à son intention. A noter d'ailleurs qu'il avait utilisé ce même concept de "jardins de départ" dans un épisode de sa série La Ballade de Halo Jones.
>>>>Mais c'est surtout parce que Moore aime raconter ses histoires dans un monde différent du monde réel, avec des différences faibles mais notables, comme des mondes parallèles ou uchroniques. C'est ce qu'il avait fait dans Watchmen avec ses transports à base de dirigeables et ses voitures marchant au gaz (ou à l'electricité, je ne sais plus).
>>>>Dans Providence, ces différences notables avec le monde réel sont ces "jardins du départ" mais aussi et surtout le fait que les villes soient recouvertes par un dôme à partir des années 40. Il est vaguement dit que c'est à cause de la météorite/couleur tombée du ciel que les américains ont voulu se protéger, mais l'explication et l'intérêt de ces dômes n'est jamais expliqué. C'est juste pour rappeler que c'est de la fiction, que ce n'est pas exactement notre monde, mais peut-être aussi que notre monde peut être considéré comme tout aussi irréel que celui-là.
>>
>>Bon sang mais c'est bien sûr.
>>Quand je pense que j'ai été un lecteur assidu d'un certain Philip K. Dick, un autre auteur qui se divertissait beaucoup avec ce type de jeu (Le Maître du Haut-Château en est un parfait exemple).
>>Vérification faites, ces "maisons du suicide" viennent bien d'un texte de Chambers tiré du recueil Le Roi en Jaune et intitulée Le restaurateur de réputations.
>>
>>PS : arf ! Je viens de finir de rédiger mon avis et, franchement, c'est le plus difficile qu'il m'ait été donné de rédiger ! Après m'être embourbé en voulant à tout prix me lancer dans une analyse des "machins-bidules sous-jacent et autres trucs méta/para/inter textuels" , j'ai coupé la moitié de mon texte et suis allé à l'essentiel (et le compréhensible, j'espère ).
>>En me disant seulement : "mets-toi à la place de celui qui lira (éventuellement) ton avis et donne lui envie (ou non) de lire Providence. C'est juste un avis, pas une monographie".
>>Dont acte.
>>

Re-lecture pour ma part, une claque, superbe construction du récit, avec ce mash up Lovecraftien , un régal.

C'est vrai qu'il y a peu d'engouement sur cette série, qui passe un peu comme un travail de commande d'avatar press....

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Re: Re: Re: Re: Re: Re: Providence : le chef-d'oeuvre ignoré d'Alan Moore.   Posté par Messire l'Inconnu Mailer ce posteur le 30/07/2017 à 23h29
>>Ro avait écrit:
>>>>Messire l'Inconnu avait écrit:
>>>>
>>>>Enfin, un détail m'a laissé perplexe dès le premier chapitre : ces curieuses "maisons du suicide" que Moore appelle, je crois, des "jardins de départ" car je n'ai jamais entendu parler de tels lieux et leur existence même me semble très improbable.
>>>>Est-ce une invention de Moore ? Ce qui serait bizarre dans un contexte qui se veut, pour le reste, historiquement fidèle.
>>>>Je ne sais pas...
>>
>>Ce point là est du Moore tout craché.
>>Techniquement, ces "jardins de départ" ou "maisons du suicide" comme tu dis ont été imaginés par l'un des auteurs qui a influencé Lovecraft, peut-être Chambers, Briece ou un autre je ne sais plus. Que Moore les reprenne dans son récit est un clin d'oeil à son intention. A noter d'ailleurs qu'il avait utilisé ce même concept de "jardins de départ" dans un épisode de sa série La Ballade de Halo Jones.
>>Mais c'est surtout parce que Moore aime raconter ses histoires dans un monde différent du monde réel, avec des différences faibles mais notables, comme des mondes parallèles ou uchroniques. C'est ce qu'il avait fait dans Watchmen avec ses transports à base de dirigeables et ses voitures marchant au gaz (ou à l'electricité, je ne sais plus).
>>Dans Providence, ces différences notables avec le monde réel sont ces "jardins du départ" mais aussi et surtout le fait que les villes soient recouvertes par un dôme à partir des années 40. Il est vaguement dit que c'est à cause de la météorite/couleur tombée du ciel que les américains ont voulu se protéger, mais l'explication et l'intérêt de ces dômes n'est jamais expliqué. C'est juste pour rappeler que c'est de la fiction, que ce n'est pas exactement notre monde, mais peut-être aussi que notre monde peut être considéré comme tout aussi irréel que celui-là.

Bon sang mais c'est bien sûr.
Quand je pense que j'ai été un lecteur assidu d'un certain Philip K. Dick, un autre auteur qui se divertissait beaucoup avec ce type de jeu (Le Maître du Haut-Château en est un parfait exemple).
Vérification faites, ces "maisons du suicide" viennent bien d'un texte de Chambers tiré du recueil Le Roi en Jaune et intitulée Le restaurateur de réputations.

PS : arf ! Je viens de finir de rédiger mon avis et, franchement, c'est le plus difficile qu'il m'ait été donné de rédiger ! Après m'être embourbé en voulant à tout prix me lancer dans une analyse des "machins-bidules sous-jacent et autres trucs méta/para/inter textuels" , j'ai coupé la moitié de mon texte et suis allé à l'essentiel (et le compréhensible, j'espère ).
En me disant seulement : "mets-toi à la place de celui qui lira (éventuellement) ton avis et donne lui envie (ou non) de lire Providence. C'est juste un avis, pas une monographie".
Dont acte.


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Re: Re: Re: Re: Re: Providence : le chef-d'oeuvre ignoré d'Alan Moore.   Posté par Ro Mailer ce posteur le 27/07/2017 à 22h51
>>Messire l'Inconnu avait écrit:
>>
>>Enfin, un détail m'a laissé perplexe dès le premier chapitre : ces curieuses "maisons du suicide" que Moore appelle, je crois, des "jardins de départ" car je n'ai jamais entendu parler de tels lieux et leur existence même me semble très improbable.
>>Est-ce une invention de Moore ? Ce qui serait bizarre dans un contexte qui se veut, pour le reste, historiquement fidèle.
>>Je ne sais pas...

Ce point là est du Moore tout craché.
Techniquement, ces "jardins de départ" ou "maisons du suicide" comme tu dis ont été imaginés par l'un des auteurs qui a influencé Lovecraft, peut-être Chambers, Briece ou un autre je ne sais plus. Que Moore les reprenne dans son récit est un clin d'oeil à son intention. A noter d'ailleurs qu'il avait utilisé ce même concept de "jardins de départ" dans un épisode de sa série La Ballade de Halo Jones.
Mais c'est surtout parce que Moore aime raconter ses histoires dans un monde différent du monde réel, avec des différences faibles mais notables, comme des mondes parallèles ou uchroniques. C'est ce qu'il avait fait dans Watchmen avec ses transports à base de dirigeables et ses voitures marchant au gaz (ou à l'electricité, je ne sais plus).
Dans Providence, ces différences notables avec le monde réel sont ces "jardins du départ" mais aussi et surtout le fait que les villes soient recouvertes par un dôme à partir des années 40. Il est vaguement dit que c'est à cause de la météorite/couleur tombée du ciel que les américains ont voulu se protéger, mais l'explication et l'intérêt de ces dômes n'est jamais expliqué. C'est juste pour rappeler que c'est de la fiction, que ce n'est pas exactement notre monde, mais peut-être aussi que notre monde peut être considéré comme tout aussi irréel que celui-là.

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Re: Re: Re: Re: Providence : le chef-d'oeuvre ignoré d'Alan Moore.   Posté par Messire l'Inconnu Mailer ce posteur le 27/07/2017 à 21h40
>>Ro avait écrit:
>>Voilà, séries achetées, lues et avisées (je dis séries avec un S car j'ai été obligé d'acheter Neonomicon pour vraiment apprécier Providence dans son entièreté).
>>
>>Messire l'Inconnu, j'attends de pouvoir lire ton propre avis sur la fiche de la série.
>>De mon côté, il y avait trop à en dire, j'ai été obligé de ne pas aborder tous les sujets de réflexion inspirés par la série. Mais je suis en tout cas très en accord avec ce que tu écris dans ton dernier message.

J'ai lu ton avis et je l'ai trouvé pertinent et bien étayé. Et il recoupe en grande partie mes propres impressions, y compris le fait que Providence, malgré ses grandes qualités, ne fait effectivement pas ressentir ce vertige cosmique que l'on ressent à la lecture des textes de HPL. Mais je suppose qu'on est ici dans une problématique concernant les limites de la représentation graphique par rapport à l'écrit, mieux à même d'évoquer l'indicible (un problème récurrent dans les "adaptations" de HPL).
J'ai trouvé aussi peu crédible la présence récurrente - et trop... providentielle ? - d'homosexuels que Black rencontre tout au long de l'histoire.

Sinon, il est également impossible, comme tu le dis, de rendre pleinement compte de la richesse du contenu de cette BD dans le cadre forcément restreint d'un avis et, comme tu as déjà très bien su évoquer les principaux points, je vais donc essayer pour ma part de trouver d'autres observations à ajouter pour éviter de redire les mêmes choses.
J'avais visité, lors de ma lecture, le site (en anglais) des annotations à propos duquel tu as mis un lien et l'ai trouvé très intéressant.

Enfin, un détail m'a laissé perplexe dès le premier chapitre : ces curieuses "maisons du suicide" que Moore appelle, je crois, des "jardins de départ" car je n'ai jamais entendu parler de tels lieux et leur existence même me semble très improbable.
Est-ce une invention de Moore ? Ce qui serait bizarre dans un contexte qui se veut, pour le reste, historiquement fidèle.
Je ne sais pas...

Enfin... Ravi que tu aie apprécié ta lecture.

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Re: Re: Re: Providence : le chef-d'oeuvre ignoré d'Alan Moore.   Posté par Ro Mailer ce posteur le 26/07/2017 à 18h53
Voilà, séries achetées, lues et avisées (je dis séries avec un S car j'ai été obligé d'acheter Neonomicon pour vraiment apprécier Providence dans son entièreté).

Messire l'Inconnu, j'attends de pouvoir lire ton propre avis sur la fiche de la série.
De mon côté, il y avait trop à en dire, j'ai été obligé de ne pas aborder tous les sujets de réflexion inspirés par la série. Mais je suis en tout cas très en accord avec ce que tu écris dans ton dernier message.

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Re: Re: Providence : le chef-d'oeuvre ignoré d'Alan Moore.   Posté par Messire l'Inconnu Mailer ce posteur le 21/07/2017 à 01h46
>>Ro avait écrit:
>>>>Messire l'Inconnu avait écrit:
>>
>>Et voilà, à cause de toi, je viens de m'acheter les 3 tomes.
>>Tu as la pression maintenant car je n'ai pas aimé les dernières productions d'Alan Moore, alors ça a intérêt à être d'un bien meilleur niveau si ça doit à la fois approcher du niveau de Watchmen et approcher de mon ancienne passion pour Lovecraft.


Aargh ! La pression, en effet.
Si tu n'aime pas, je t'aurai fait dépenser environ 50 euros pour rien. Bref, j'espère ne pas devoir porter ce poids sur ma conscience.

Sinon, pour revenir dans le vif du sujet, j'ajouterai quelques précisions :

je suis un grand amateur de l'oeuvre de Lovecraft (que je connais donc forcément assez bien) plus que je ne le suis de l'oeuvre de Moore, en fait (j'ai lu ses incontournables et reconnu leur qualité de chefs-d'oeuvre mais sans véritablement accroché personnellement). Et c'est donc plutôt dans cette optique-là que j'ai abordé et apprécié Providence.
Car je n'ai jusqu'à présent jamais été convaincu par les BD se réclamant de Lovecraft, que ce soit en tant que véritables adaptations ou comme simple inspiration. Les raisons sont diverses (graphiques ou narratives, respect de l'atmosphère, des thématiques, etc...) qu'il serait trop long de détailler ici.

Avec Providence, j'ai tout d'abord été agréablement surpris par la restitution de l'époque et cette volonté de banalité apparente qui permet un basculement vers le fantastique et l'onirisme d'autant plus efficace. Le dessin de Jacen Burrows, d'ailleurs, a été décrié par certain à cause de sa "fadeur" mais je pense que c'est justement cet aspect anodin et lisse qui crée un intéressant "contre-point" avec les extravagances imaginées par Moore. Encore que ces extravagances soient bien moins excessives que dans Néonomicon (que je n'ai d'ailleurs pas lu tellement je trouvais son contenu "too much").
En amateur de HPL, j'ai en tout cas retrouvé (peut-être pour la première fois) l'ambiance prenante et malsaine et cette horreur tapie derrière les apparences (l’ambiguïté aussi) que j'aime dans les écrits de l'auteur.

Cela dit, je ne trouve pas Providence sans défauts et, quand je rédigerai un avis, ce sera davantage pour le noter comme "Franchement bien" que comme "Culte". Certaines choses m'ont gênés : les (longues) parties manuscrites qui, pour intéressantes qu'elles soient lorsqu'elles éclairent certains détails du point de vue du narrateur, sont à d'autres moments inutiles et redondantes. Et, il faut bien le dire, il faut vraiment se les taper...
Mais bon... tout le monde sait que Moore est un auteur verbeux qui, à choisir entre trop en faire ou pas assez, opte généralement pour la première option.
Sans spoiler, je dirais aussi que j'ai trouvé le tome 3 un peu faible et monotone dans sa première moitié (le tome 2 étant pour moi le meilleur du tryptique).

Enfin, pour ce qui est des choix et parti-pris strictement "Moorien" (qu'on ne trouve pas - du moins frontalement - chez HPL) tel que le traitement de l'homosexualité par exemple (dont Moore fait, il me semble, un parrallèle intéressant avec les acteurs de la scène occulte dans le sens où, à l'époque où se situe l'histoire, les uns et les autres font partie d'une frange marginale Invisible mal considérée par la société américaine), certaines outrances qui explicitent ce qui, chez HPL, reste du domaine de l'implicite (par exemple le thème du viol), le rôle de la psychanalyse jungienne, ainsi que tout le travail "para-textuel" et interprêtatif complexe qui situe Providence à plusieurs niveaux de lecture (ce qui est aussi propre aux meilleures oeuvres de Moore), on plussoie ou non dans tel cas ou tel autre mais ça reste intelligent et audacieux à mon sens. Et davantage digne d'intérêt que certaines "lovecrafteries" qui se publient régulièrement.

Bon, je vais m'arrêter ici car le contenu de ce texte rassemble déjà quelques éléments propres à figurer dans un véritable avis.
Par ailleurs, mon intervention dans le forum visait plutôt, au départ, à m'étonner du peu d'intérêt qu'avait suscité cette bonne BD, que ce soit auprès des amateurs de l'oeuvre de Moore ou de celle de Lovecraft (ou encore des deux).
Voilà.

En tout cas, je suis curieux de connaître ton avis (ainsi que celui de Blue Boy) une fois que tu l'auras lu. Vous avez toute mon attention.
Wait and see...



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Re: Providence : le chef-d'oeuvre ignoré d'Alan Moore.   Posté par Ro Mailer ce posteur le 19/07/2017 à 14h47
>>Messire l'Inconnu avait écrit:

Et voilà, à cause de toi, je viens de m'acheter les 3 tomes.
Tu as la pression maintenant car je n'ai pas aimé les dernières productions d'Alan Moore, alors ça a intérêt à être d'un bien meilleur niveau si ça doit à la fois approcher du niveau de Watchmen et approcher de mon ancienne passion pour Lovecraft.

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Re: Providence : le chef-d'oeuvre ignoré d'Alan Moore.   Posté par Blue Boy Mailer ce posteur le 19/07/2017 à 00h29
>>Messire l'Inconnu avait écrit:
>>Pour une raison qui m'échappe, Providence ne semble pas avoir suscité le même engouement (pour ne pas dire carrément la vénération) de certaines oeuvres majeures bien connues de Moore. Pour ne prendre que deux exemples : primo, à chaque parution d'un volume, mon libraire n'en vendait que deux ou trois maximum et, secundo, l'oeuvre ne récolte ici-même qu'un seul avis (??)
>>Hors, je viens de terminer le troisième (et dernier) tome sorti il y a peu et qui confirme que, si elle n'est pas exempt de défauts, cette ambitieuse et foisonnante réécriture/réinterprétation/critique-fiction/mise en abyme (et j'en passe) de l'oeuvre de H.P. Lovecraft est un chef-d'oeuvre qui ne démérite pas, à mes yeux, face à un Watchmen et qui se révèle en tout cas supérieur à quelques oeuvrettes moins bien inspirées pondues par le célèbre scénariste ces dernières années.
>>
>>Avec Providence, Moore marque pour moi un retour en force et montre qu'il n'a rien perdu de son immense talent. En fait, Providence est même si riche et complexe autant dans son contenu proprement littéraire que dans son propos para-littéraire situé à plusieurs niveaux, que j'en viens à me demander comment rédiger un avis qui puisse rendre compte de sa richesse et sa dimension analytique en restant relativement succinct.
>>Soit... je m’attellerai à cette gageure quand j'en aurai le temps et l'inspiration.
>>
>>En attendant, je voulais juste faire part de mon incompréhension devant l'apparent désintérêt d'une telle oeuvre par les bédéphiles les plus avertis, notamment ceux de BDthèque.
>>Surtout quand on compare avec les 36000 BD anodines sortant chaque année qui, elles, ont l'honneur de dizaines d'avis, en bien ou en mal (voir très mal)... qu'importe aurais-je envie de dire car la pire des sanctions pour une bande dessinée n'est-elle pas l'indifférence ?
>>
>>Qu'on n'y voie pas ici un procès d'intention mais simplement un constat qui m'inspire de la perplexité.
>>

Il est vrai qu'une seule critique (et très favorable en plus), c'est peu pour un auteur de cet envergure... Moi-même j'apprécie Alan Moore et j'espère lire cette œuvre au plus vite. Bon après, elle n'est sortie qu'il y a un peu plus d'un an... En tout cas, ton commentaire me donne bien envie de la découvrir.

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Re: Providence : le chef-d'oeuvre ignoré d'Alan Moore.   Posté par canarde Mailer ce posteur le 17/07/2017 à 09h22
>>Messire l'Inconnu avait écrit:
>>Pour une raison qui m'échappe, Providence ne semble pas avoir suscité le même engouement (pour ne pas dire carrément la vénération) de certaines oeuvres majeures bien connues de Moore. Pour ne prendre que deux exemples : primo, à chaque parution d'un volume, mon libraire n'en vendait que deux ou trois maximum et, secundo, l'oeuvre ne récolte ici-même qu'un seul avis (??)
>>Hors, je viens de terminer le troisième (et dernier) tome sorti il y a peu et qui confirme que, si elle n'est pas exempt de défauts, cette ambitieuse et foisonnante réécriture/réinterprétation/critique-fiction/mise en abyme (et j'en passe) de l'oeuvre de H.P. Lovecraft est un chef-d'oeuvre qui ne démérite pas, à mes yeux, face à un Watchmen et qui se révèle en tout cas supérieur à quelques oeuvrettes moins bien inspirées pondues par le célèbre scénariste ces dernières années.
>>
>>Avec Providence, Moore marque pour moi un retour en force et montre qu'il n'a rien perdu de son immense talent. En fait, Providence est même si riche et complexe autant dans son contenu proprement littéraire que dans son propos para-littéraire situé à plusieurs niveaux, que j'en viens à me demander comment rédiger un avis qui puisse rendre compte de sa richesse et sa dimension analytique en restant relativement succinct.
>>Soit... je m’attellerai à cette gageure quand j'en aurai le temps et l'inspiration.
>>
>>En attendant, je voulais juste faire part de mon incompréhension devant l'apparent désintérêt d'une telle oeuvre par les bédéphiles les plus avertis, notamment ceux de BDthèque.
>>Surtout quand on compare avec les 36000 BD anodines sortant chaque année qui, elles, ont l'honneur de dizaines d'avis, en bien ou en mal (voir très mal)... qu'importe aurais-je envie de dire car la pire des sanctions pour une bande dessinée n'est-elle pas l'indifférence ?
>>
>>Qu'on n'y voie pas ici un procès d'intention mais simplement un constat qui m'inspire de la perplexité.
>>
Belle plaidoirie ! nous attendons l'avis avec impatience...

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Providence : le chef-d'oeuvre ignoré d'Alan Moore.   Posté par Messire l'Inconnu Mailer ce posteur le 17/07/2017 à 00h24
Pour une raison qui m'échappe, Providence ne semble pas avoir suscité le même engouement (pour ne pas dire carrément la vénération) de certaines oeuvres majeures bien connues de Moore. Pour ne prendre que deux exemples : primo, à chaque parution d'un volume, mon libraire n'en vendait que deux ou trois maximum et, secundo, l'oeuvre ne récolte ici-même qu'un seul avis (??)
Hors, je viens de terminer le troisième (et dernier) tome sorti il y a peu et qui confirme que, si elle n'est pas exempt de défauts, cette ambitieuse et foisonnante réécriture/réinterprétation/critique-fiction/mise en abyme (et j'en passe) de l'oeuvre de H.P. Lovecraft est un chef-d'oeuvre qui ne démérite pas, à mes yeux, face à un Watchmen et qui se révèle en tout cas supérieur à quelques oeuvrettes moins bien inspirées pondues par le célèbre scénariste ces dernières années.

Avec Providence, Moore marque pour moi un retour en force et montre qu'il n'a rien perdu de son immense talent. En fait, Providence est même si riche et complexe autant dans son contenu proprement littéraire que dans son propos para-littéraire situé à plusieurs niveaux, que j'en viens à me demander comment rédiger un avis qui puisse rendre compte de sa richesse et sa dimension analytique en restant relativement succinct.
Soit... je m’attellerai à cette gageure quand j'en aurai le temps et l'inspiration.

En attendant, je voulais juste faire part de mon incompréhension devant l'apparent désintérêt d'une telle oeuvre par les bédéphiles les plus avertis, notamment ceux de BDthèque.
Surtout quand on compare avec les 36000 BD anodines sortant chaque année qui, elles, ont l'honneur de dizaines d'avis, en bien ou en mal (voir très mal)... qu'importe aurais-je envie de dire car la pire des sanctions pour une bande dessinée n'est-elle pas l'indifférence ?

Qu'on n'y voie pas ici un procès d'intention mais simplement un constat qui m'inspire de la perplexité.

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