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Interview de Amélie Sarn Interview de Amélie Sarn (21/01/2013)
Rencontre avec la charmante Amélie, dont le fabuleux destin est de nous raconter des histoires qui sortent de l’ordinaire.

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Amélie Sarn Amélie, lorsque je regarde ton pedigree sur ta page facebook, j’ai ça : écrivain jeunesse, écrivain adulte, scénariste BD chez Dargaud, Delcourt, Les enfants rouges, traductrice. Ca fait quoi d’être une touche-à-tout ?
C’est un peu péjoratif, non, touche à tout ? Ça donne l’impression qu’on fait des tas de trucs sans s’y attarder vraiment… en réalité, je travaille depuis 20 ans et ça explique sans doute ma présence dans différents domaines. Par ailleurs, mon métier à moi, c’est de raconter des histoires. Le support n’est que ça justement : un support. Même s’il faut en apprendre les codes et la grammaire à chaque fois. Il faut croire que j’aime apprendre. Pour être précise, je suis avant tout écrivain. C’est avec les mots et les phrases que je suis le plus à l’aise. L’âge du public auquel je m’adresse dépend souvent de l’histoire que j’ai envie de raconter et de la manière dont j’ai à ce moment envie de la raconter (j’ai aussi remarqué que j’avais un peu suivi l’âge de mes enfants, c’est sans doute logique :)). La traduction, c’était d’abord alimentaire. Ce n’est pas évident de vivre de l’écriture, les traductions avaient l’avantage de me donner une petite sécurité. Et puis, je me suis rendu compte qu’elles m’apprenaient beaucoup. La traduction m’oblige à me mettre dans la peau d’un autre écrivain, à désosser son texte et sa narration, à me poser des questions sur sa technique et le pourquoi de cette technique… c’est très formateur.

Quant à la bande-dessinée, c’est d’abord une histoire de rencontres. Avec Eric Corbeyran d’abord qui m’a demandé d’écrire une série pour ados avec lui (Nanami) et m’a appris cette grammaire de l’image que je ne connaissais pas, mais surtout avec Marc Moreno. Nous vivons ensemble et nous discutons sans arrêt de tout ce que nous créons que ce soit ensemble ou séparément. J’aime beaucoup travailler avec lui parce que c’est en même temps stimulant, enrichissant et confortable. Nous sommes sur la même longueur d’ondes (ce qui ne nous empêche pas de parfois nous disputer pour un dialogue :) ). L’histoire dont je suis la plus fière dans toute ma bibliographie est notre première bande-dessinée commune – un roman graphique en réalité – ″Loup″, aux Enfants rouges.

Quoi qu’il en soit, il n’est pas dans mon caractère d’effleurer les choses et quand je travaille, pour quoi que ce soit (même une traduction agaçante), je donne le meilleur de moi-même. J’essaie de ne jamais oublier que je suis là pour servir une histoire et en l’occurrence la servir comme un bon plat au lecteur. (j’aime bien faire la cuisine aussi :) )

Et quand je vois ton cursus et tes premières expériences, c’est tout aussi impressionnant… Animatrice de camps de vacances, traductrice technique, auxiliaire de vie auprès de personnes handicapées et journaliste. J’imagine que ça te permet d’imaginer beaucoup de choses très différentes…
Tu as lu tout ça dans une vieille bio, je pense. J’ai été animatrice trois étés, traductrice technique sur quatre contrats, auxiliaire de vie pendant neuf mois et journaliste pigiste pendant deux ans… on ne peut pas parler de carrière. Mais bien sûr, ces expériences –entre autres - me nourrissent.

Accéder à la BD Nanami On ne compte plus tes romans pour enfants et adolescents… Quels sont tes thèmes de prédilection ?
Je n’ai pas de « thème » de prédilection. Pour moi, la magie du métier d’écrivain tient en partie au fait qu’on peut être ce que l’on veut quand on le veut. Mes histoires dépendent de mon humeur, de mes colères, de mes fous-rires, de mes agacements, de mes revendications, de mes rêves, de mes envies… ça recouvre un tas de domaines différents !

Tu débutes donc en tant que scénariste BD, en 2006, en compagnie d’Eric Corbeyran. J’imagine que tu as amené l’idée de base, cette adolescente renfermée qui va voir sa vie bouleversée par un livre magique… Comment vous répartissiez-vous les tâches ?
En réalité, Dargaud avait demandé à Eric une série pour ados. Eric m’a demandé de travailler avec lui. Nous avons discuté et cette idée de livre perdu, de pièce de théâtre et de monde parallèle est née de notre échange. La répartition des taches a évolué avec le temps : au départ, j’écrivais l’histoire et Eric faisait une bonne partie des dialogues et tout le découpage, puis petit à petit, j’ai appris et j’ai pris mes marques. Quand Eric est parti au T3, j’étais capable de tout faire toute seule. Cela dit quand j’ai un doute sur le découpage, je n’hésite pas à demander à Marc qui a un sens de l’image que je n’aurai jamais. Et je fais également assez confiance à Nauriel pour s’exprimer et mettre mon histoire et ma narration en valeur. J’essaie pour ma part de mettre son dessin en valeur.

Tu es restée seule à bord pour les deux derniers tomes de la série. Enfin grande ? ;)
Oui, c’est un peu ça. Nous avions commencé Nanami en 2005 et il s’est passé 5 ans entre le 1er et le 4ème. Entre temps, j’avais écrit d’autres scénarios dont un avec Eric et plusieurs avec Marc. Je commençais à comprendre un peu comment ça marchait ;-)

Accéder à la BD Trop mortel Avec Trop mortel, c’est une seconde série à destination des adolescents, qui utilise le genre du slasher. Peut-on dire que tu es « dans le vent » ?
Au vu des chiffres de vente, je ne pense pas qu’on puisse dire que ″Trop Mortel″ ait été dans le vent… en fait, je suis super fan de films d’horreur et Corbeyran aussi. Cette Bd est née de l’envie de faire du film d’horreur en BD. On a été « obligé » d’en revoir des tas avant de commencer et ce n’était pas désagréable :)

Loup (Les enfants rouges), co-écrit avec Marc, s’inspire de l’histoire de celui-ci après qu’il ait réchappé d’un attentat il y a 20 ans. Pour le coup, c’est très adulte, violemment réaliste même. Un cri de colère ?
Cri de colère, je ne sais pas. Marc et son frère ont effectivement échappé à un attentat à Londres et c’est en en discutant tous les trois que nous nous sommes rendus compte que nous voulions parler de cette violence ordinaire, presque banale qui entoure chacun d’entre nous et que nous essayons tant bien que mal de tenir à distance. C’est ce que fait le personnage principal jusqu’à ce que cette violence lui éclate au visage et qu’il ne puisse plus y échapper. La question est : et alors, que fait-on de cette violence ? Nous n’apportons pas de réponse dans ce récit. Ou une peut-être : chacun fait ce qu’il peut…

Accéder à la BD Loup (Les enfants rouges) Pourquoi l’avoir sorti chez les Enfants rouges, alors que tu étais déjà publiée chez Dargaud et Delcourt ? A cause, justement, de son caractère adulte ?
D’abord, Nathalie Meulemans, l’éditrice des enfants rouges est une amie et elle a eu l’occasion d’assister à la naissance du projet qui a coïncidé avec la naissance de sa maison d’édition. Elle a été très enthousiaste et nous a tout de suite demandé à le publier.

C’est cet enthousiasme qui nous a convaincus. Nous ne sommes pas allés chercher plus loin et nous en sommes ravis. Bien sûr, on peut se dire que peut-être Loup aurait touché un public plus large chez un éditeur plus grand ou mois jeune mais c’est rien n’est moins certain. Et puis, rien ne dit que Dargaud ou Delcourt en auraient voulu…

Le Temps des cerises me semble directement inspiré de l’une de tes premières expériences… Pourquoi ces tranches de vie ?
Je ne vois pas de quelle expérience tu parles… ″Le Temps des Cerises″ est d’abord né de notre envie de travailler avec Julien Mariolle dont nous apprécions énormément le travail. Je ne me rappelle plus exactement la genèse de cette mosaïque de vie, mais je crois que nous voulions travailler sur une narration chorale, sur l’individualité et la communauté.

Accéder à la BD Le Temps des cerises Il y aura un second tome ?
Le second tome est écrit et même entièrement découpé et story-boardé mais l’éditeur a décidé de laisser tomber. Succès d’estime mais pas assez de ventes…

Dragon Eternity te permet de revenir, avec marc Moreno, qui co-scénarise à présent tes productions, dans le divertissement pour adolescents. Des dragons dans un environnement contemporain, je suis curieux de voir où cela va nous mener…
Comme pour le temps des cerises, le T2 et le T3 sont écrits (le T2 est même à moitié dessiné), mais l’éditeur n’a pas souhaité donné suite…

Et là où on ne t’attend pas, c’est sur l’adaptation en roman de Thorgal… Un boulot de commande, j’imagine ?
Une de mes éditrices jeunesse savait que j’étais ultra fan de Thorgal. Quand elle a voulu acheter la licence, elle m’a tout de suite proposé le projet. Avant de céder Thorgal pour une novelisation, M. Van Hamme voulait voir ce que la maison d’édition et l’auteur voulaient en faire. J’ai soumis mon plan qui lui a plu. Il a demandé les trois premiers chapitres et – oui, je sais, je frime, mais bon... ;-) – il a beaucoup aimé.

Pour être honnête, j’ai adoré écrire Thorgal et mon seul but était de respecter l’histoire de Jean van Hamme dont j’admire énormément le travail et la manière de raconter des histoires. Pour être honnête, quand il m’a envoyé un mail pour me dire qu’il avait aimé et que je l’ai entendu le répéter dans ses interviews, je ne me suis plus sentie. Je crois que je ne parlais plus que de ça. Ça a été pire après que je l’ai rencontré. Marc et mon fils s’en souviennent encore. Maintenant, chez moi ils font attention à ne pas trop en parler parce qu’ils savent que je pars au quart de tour, genre : Jean van Hamme m’a dit ça et puis, il a dit ci… enfin, tu vois le genre ! D’ailleurs tu remarqueras que j’ai profité de l’occasion pour me refaire mousser un peu ;-)

Cliquer pour voir une illustration de Dark Blood Quels sont tes projets ? (BD et autres)
Comme tu le sais, je viens de sortir un roman que tu as eu la gentillesse de chroniquer ; Les proies. J’en ai sorti un autre en novembre, Clairvoyance. Le T2 sort en Mars. Je travaille sur une série jeunesse qui flirte avec la BD : les aventures de Sacré-Cœur et je suis en ce moment sur un nouveau roman pour grands ados. En BD, je me suis fait refuser mes deux derniers projets presque partout dont un auquel je tenais particulièrement avec Nauriel, mais je ne m’avoue pas encore vaincue… et surtout, Marc et moi avons signé une nouvelle série chez Delcourt, ″Dark Blood″, qui sortira après le T6 du Régulateur (prévu pour septembre 2013). Il a déjà dessiné presque la moitié du premier tome. Nous avons beaucoup d’autres projets ensemble dont une série en romans d’heroic fantasy à notre sauce. On a aussi des tas de trucs dans les tiroirs…

Amélie, merci.
Merci à toi Spooky :)

Interview réalisée le 21/01/2013, par Spooky.

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