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Interview de Barly Baruti Interview de Barly Baruti (26/11/2014)
2014 : année du centenaire. Cette année a vu fleurir bon nombre de récits consacrés à la première guerre mondiale. L’un d’entre eux se singularise par son cadre : « Madame Livingstone » nous emmène en effet sur les rives du lac Tanganyika pour un récit empli d’humanisme. L’occasion était belle de rencontrer son auteur et l’instigateur du projet : Barly Baruti.

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Barly Baruti Bonjour Barly, comment avez-vous attrapé le virus de la bande dessinée ?
Venant d'une famille de peintres et un fan de la lecture dès mon jeune âge, la transition est déjà assez aisée pour s'intéresser à la BD. Ma première lecture est incontestablement Jerry Spring. Contrairement à mes amis de l'époque, je n'étais pas très "Tintin" dans mes lectures... Et même bien plus tard, je suis resté dans la tendance Blueberry, Bernard Prince et ... Corentin! J'étais fasciné par les chemises jaunes et les jeans bleus dans le Western ! (Rires !!!) Alors du "copieur", je me suis décidé à basculer pour l'"auteur".

Je crois savoir que vous venez d’une famille d’artistes.
C’est exact, et j'étais le premier fan inconditionnel de mon père, David Livingstone (Hé oui, il s'appelait comme ça et moi Alexis Livingstone ! ). Il était un grand peintre et l'une des figures de proue de ce qu'on appela à l'époque "l'École de Peinture de Kisangani". Bref, je suis le produit de mon Maître, mon Père!

Vous-même, outre votre métier de dessinateur, vous vous adonnez beaucoup à la musique. En quoi ces deux activités sont-elles complémentaires pour vous ?
Quand je dessine, passer des fois le temps avec ma guitare me détend. Et inversement, je m'évade souvent dans des croquis entre deux moments d'intense concentration dans la composition d'un morceau de musique...

Accéder à la BD Eva K. Pensez-vous que vos origines africaines influencent votre approche du dessin ?
Pour moi, il n'existe pas de "trait africain", seul un style personnalisé se dégage d'un vrai bosseur qui sait tirer profit de son inspiration grâce aux différents univers qui façonnent son imaginaire. Nous ne sommes que le produit de notre travail.

Vous vous êtes fait connaître du grand public grâce à Eva K. et Mandrill. Avec le recul, quel regard jetez-vous sur ces deux séries ?
Je ne suis en tous les cas pas partisan de la "table-rase". J'aime bien m'étaler dans un processus de progression naturelle guidé par ce plaisir de toujours s'améliorer qui m'habite. Je suis l'éternel élève qui se nourrit de tout apport tendant vers l'excellence. Je suis content d'avoir travaillé assez longtemps avec Frank Giroud dans les séries Eva K. et Mandrill. C'est une expérience inoubliable, si c'était à refaire, je n'hésiterais pas une seconde ! C'est toujours avec un grand plaisir que je dédicace mes anciens albums.

Accéder à la BD Madame Livingstone En juillet est sorti Madame Livingstone. Pourriez-vous nous parler de la genèse de ce projet ?
L'idée de Madame Livingstone me trottait dans la tête depuis une quinzaine d'années. L'univers m'était si proche, si intime... que je ne voyais pas par quel bout le prendre. Puis un jour, j'ai croisé Appollo à Kinshasa et lui ai parlé de mes "délires". Il a été très intéressé. Quelques semaines plus tard, il me proposa un récit conçu pour un album de 46 pages. Professeur de français de son état, il fut fort pris pour s'occuper de la suite. Il me proposa un ami commun, Christophe Cassiau-Haurie, pour continuer à développer le scénario. Appollo était toujours consulté et moi aussi, j'amenais ce que je pouvais tout en m'occupant plus du dessin et du coloriage.

Le duo central est aussi attachant qu’improbable…
Ha!Ha!Ha!... Autant dire tout de suite qu'à l'époque il fut hautement improbable qu'un Noir ou un Congolais puisse penser autrement ou tenir tête à un Colonisateur blanc ! "L'histoire de la chasse est souvent racontée par le chasseur", dit-on. Sinon, comment expliquer ces incessantes "révoltes" au sein de la Force Publique du Congo-Belge?...

Une planche de Madame Livingstone Dans cet album, il est difficile de faire la part des choses entre la réalité historique et l’aspect fictionnel du récit. Comment avez-vous géré cette frontière entre réalité et fiction ?
Mes collaborateurs et moi avons laissé faire nos instincts. Alors qu'eux tablaient sur ce qui "était déjà écrit", moi je poussais vers ce qui ne l'était pas et qu'il fallait rechercher dans les méandres de la tradition orale. Difficile équation, j'en conviens. Mais le fait que la base de l'histoire m'est intimement lié a du faciliter les choses...

Les lecteurs ont-ils accepté cette approche ?
J’ai été la cible de critiques d’Anciens d’Albertville. Ces mêmes "Anciens d'Albertville" se perdent parfois dans des détails qui n'apportent rien au récit. Parler des "routes asphaltées (que je ne vois pas dans l'album d'ailleurs...) qui n'auraient existé qu'à l'arrivée de la Reine Astrid en 1958" ou du "soleil qui ne peut se coucher sur le lac Tanganyika vu que la région est située à l'est du Congo, et que le soleil ne peut que se lever à l'est et jamais s'y coucher (oubliant qu'à n'importe quel coin du monde il y a les 4 points cardinaux!)"... Franchement, tout cela ne nous avance pas beaucoup dans le récit. Le fait d'être "Anciens" ou "Natifs" d'une région donnée du monde n'y change rien. Et puis, on n'a jamais dit qu'on faisait une "BD Doc"...

Une planche de Madame Livingstone Je pense que cet album est graphiquement le plus abouti de votre œuvre.
Merci ! Après 7 ans de quasi interruption d'exercice de mon métier de dessinateur de BD, il fallait revenir en force. J'ai profité de mon absence dans le "paysage bédéphile" pour mûrir ma technique graphique. Je me suis appliqué à fond pour présenter quelque chose de différent qui correspond au mieux à mon évolution actuelle. Je me suis senti "libre"! J'ai mélangé plusieurs techniques: crayons gras, stylets très fins, pen-brush (pinceau stylo), lavis d'encre de chine, aquarelles, écoline... voire acryliques ! Le tout en couleurs directes (avec parfois de petites retouches photoshop).

Enfin, quels sont vos projets d’avenir ? Avez-vous des dates pour des séances de dédicaces ?
Je travaille actuellement avec un ami, Thierry Bellefroid, sur un nouvel album (one shot) qui se passe entre Harlem et Kinshasa. Pour les dédicaces, mieux vaut se référer sur le site Glénat.com...

Barly, un grand merci pour le temps que vous venez de nous consacrer. Puisse ce petit entretien attirer le regard de nos lecteurs vers cet excellent album qu’est « Madame Livingstone » !
Merci à vous !

Interview réalisée le 26/11/2014, par Mac Arthur.

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