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Interview de Denis Lapière Interview de Denis Lapière (01/10/2010)
Denis Lapière a déjà une longue carrière, et des titres inoubliables à son tableau de chasse. Rencontre avec un grand, dans tous les sens du terme.

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Denis Lapière Bonjour Denis, comment vous présenteriez-vous ?
Je suis un scénariste. J’utilise les images des autres pour raconter des histoires.

Pourquoi la série Tif et Tondu a-t-elle été arrêtée ? Manque d'intérêt du public, manque de motivation des auteurs ou décision de l'éditeur ?
C’est une décision de l’éditeur à l’époque. La reprise était censée apporter une augmentation des ventes des nouveautés et du fond de cette série. Il y a eu une légère augmentation, mais pas suffisante.

Avec Alain Sikorski vous avez continué sur La Clé du mystère… Cette série est-elle terminée ?
Oui, cette série est terminée.

Auriez-vous aimé continuer Mono Jim ?
Je ne crois pas. Mono Jim est mon premier scénario, il n’était pas d’une grande originalité. Par contre les dessins d’Eric Maltaite étaient assez bluffants par moment.

Accéder à la BD Tif et Tondu Vu que vous faites souvent dans le roman graphique ou le polar, est-ce que vous n’avez jamais eu envie de sortir du réel, de créer un univers tout à fait différent, dans un genre plutôt fantasy voire science fiction ?
Une mini série de S-F me plairait assez… j’ai une idée qui traîne, d’ailleurs. Si je trouve le dessinateur idéal…

Avez-vous encore des contacts avec Jean-Philippe Stassen ?
Oui, de temps en temps. Jean-Philippe est assez nomade, cependant. Et assez insaisissable, ce qui fait son charme.

Un « Bar du vieux français – 20 ans après », ça ne vous tente pas ?
Je me suis posé la question… Et je n’ai pas encore la réponse.

La série Charly est-elle terminée comme c’est indiqué sur bdthèque ?
La série n’est pas « terminée ». Elle est en stand by. Elle reste au catalogue de Dupuis et va être rééditée en « intégrales ».

Accéder à la BD Charly Que pensez-vous de l’adaptation qui a été faite au cinéma du tome 1 de cette série ?
J’en avais écrit le scénario quand Cédric Khan a racheté le projet et en a fait un tout autre film… L’Avion n’est donc pas ma vision cinéma de Charly.

Vous avez collaboré avec Paul Gillon sur la dernière des salles obscures… Comment se passe le travail avec une telle légende ?
Paul est un homme extraordinaire, d’une culture stupéfiante et d’une grande intelligence. J’étais très impressionné. On s’est immédiatement bien entendu. Et, malgré la relative notoriété de cette Dernière des Salles Obscures, nous la considérons, lui et moi, comme l’une de nos œuvres respectives importante dans notre biblio.

Vous avez aussi, en plus de vos propres scénarios, adapté un roman, le Roi vert, de Paul-Loup Sulitzer… Quelles ont été vos contraintes sur ce projet ?
Au départ, la contrainte était de reprendre au tome 3 cette mini-série prévue en sept albums et de la terminer au tome 5. Comme le scénario du tome 3 avait déjà été payé au scénariste initial, j’ai dû tout le réécrire gratuitement. Et sans que mon nom se trouve sur l’album. Ça a été la seule contrainte. Par après, j’ai fait ce que je voulais, y compris changer toute la fin (avec l’accord de Sulitzer, évidemment). J’ai beaucoup appris sur les techniques propres à l’adaptation littéraire avec ce Roi Vert. C’était un exercice assez formateur.

Accéder à la BD Alice et Léopold Nous allons bientôt interviewer Olivier Grenson. Votre collaboration sur La Femme accident semblait tellement évidente au regard de vos univers respectifs…
Olivier et moi, on se connaît depuis… euh… depuis tellement longtemps. Oui, c’était évident de travailler ensemble. Et ça a été un plaisir.

J’aimais beaucoup Alice et Léopold, dont je suivais les aventures dans le journal Spirou à l’époque… Là encore, pourquoi la série s’est-elle arrêtée ?
A cause de ventes insuffisantes. Mais cette mévente de l’époque serait considérée aujourd’hui comme une vente prometteuse. Ô tempora, ô mores !

Aurons-nous droit à de nouveaux épisodes de l’excellente Clara ?
Eh bien, à propos de Clara, on peut s’attendre à des surprises…

L’idée de départ de Comme tout le monde est assez sympathique… Effet pervers d’une société où les sondages font foi ?
Oui, il y a de ça. Histoire d’amour, aussi. Mais surtout, le mythe de l’homme moyen parfait. Chimère des sociologues-publicitaire-marketteurs. C’était très amusant à écrire.

Accéder à la BD Page noire Comment avez-vous vécu l’adaptation de cette histoire en film ?
Attention, le film a été écrit avant la BD. C’est la BD qui est tirée du film et en est, en quelque sorte, la version longue… On a écrit la BD, avec Pierre-Paul Renders, parce que le tournage du film avait été reporté de plusieurs mois à cause d’un financement difficile. Pour s’occuper et à la demande d’un éditeur, on a donc écrit le scénario de la BD…

Pourrait-on y voir une sorte de projection de votre situation d’auteur ?
Ho non. Je ne suis pas l’auteur de BD moyen !

Comment s'est organisée la répartition du travail avec Giroud sur Page noire ?
C’est assez simple, on a écrit toute l’histoire à deux, du début à la fin. Puis on a chacun découpé et dialogué, lui la partie Kerry, moi la partie Afia, avant d’écrire à deux mains (et non à quatre mains, c’est le piano qui se joue à quatre mains) le dernier tiers de l’album. Mais aucune page de l’un ne partait chez Ralph sans l’assentiment de l’autre. A ce titre, Page Noire est vraiment notre travail commun.

Pourquoi avoir proposé ce projet aux Editions Futuropolis ?
Parce qu’il a été l’éditeur de nos premiers « roman en BD », dans Aire Libre, Frank et moi avions réservé Page Noire à Claude Gendrot qui trouvait ce projet formidable. Donc il aurait dû être édité chez Dupuis. Puis Claude s’est retrouvé chez Futuro et Page Noire l’y a naturellement suivi. C’est tout simple.

Accéder à la BD Un peu de fumée bleue... Le profil psychologique de vos personnages est souvent agréablement travaillé, ceux-ci offrant des facettes variées (même pour un même personnage). Comment créez-vous ces profils ? En quoi votre formation en sociologie vous aide-t-elle à dresser le profil de vos personnages ?
Merci. Et, oui, sans doute, ma formation m’a déformé : j’aime mes personnages et j’aime qu’ils soient vrais et variés, hors de tout cliché, si possible.

Le choix du dessinateur avec lequel vous collaborez précède-t-il l'écriture du scénario ou choisissez-vous un dessinateur (ou un type de dessin) en fonction du scénario déjà écrit ?
Quelle que soit la situation de départ, le scénario est toujours in fine du sur-mesure pour le dessinateur. C’est tout de même la moindre des choses que d’utiliser au mieux les qualités du dessinateur ou de la dessinatrice qui va bosser parfois plus d’un an sur votre histoire.

Quelles sont les différences les plus marquantes entre votre travail de scénariste pour la bande dessinée et celui de scénariste pour le cinéma ou la télévision ?
La vraie différence, c’est l’acteur. Un bon acteur est capable en un regard de remplacer trois lignes de texte et deux narratifs. Et cela, il faut l’anticiper. Il faut le prévoir dans le scénario de cinéma. Un simple jeu de regard peut faire passer une émotion très complexe. Le cinéma, comme la BD, c’est raconter une histoire avec des images des autres (ici, celles du metteur en scène), mais, en plus, il y a le jeu des acteurs qui change tout. C’est vraiment magique. Je l’ai écrit plus haut, j’aime mes personnages ; vous imaginez comme j’aime aussi les acteurs (et les actrices !), dès lors.

Accéder à la BD Le Tour de Valse Lorsque vous jetez un coup d’œil dans le rétro, y a-t-il des albums dont vous avez honte, ou d’autres dont vous aimeriez reprendre l’écriture ?
Il y en a que j’aimerais détruire.

Quatre albums avec Pellejero, au moins autant avec Bailly… Allez-vous retravailler avec ces deux dessinateurs ?
Les projets ne manquent pas avec Ruben. Avec Pierre, c’est différent, ce n’est pas encore à l’ordre du jour… mais ça pourrait se faire.

Vous semblez être un gros amateur de cyclisme… Une histoire dans ce milieu ne vous tente pas ?
Si. J’avais espéré entamer un scénario autour du personnage de Franck Vandenbroucke. Un cycliste belge hors du commun. Mais sa mort dramatique il y a presque un an m’a fait ranger ce projet pour quelques temps. Il faut maintenant laisser un peu de temps au temps avant d’y retourner. C’est une question de respect.

Y a-t-il un dessinateur avec lequel vous aimeriez collaborer ?
Plus d’un : Marini, Guardido, Mazzuchelli, Teddy Kristansen, … des dessinateurs incroyables !

Cliquer pour voir une planche de Alter Ego Si mes comptes sont bons, vous avez réalisé à ce jour 94 ou 95 albums… Belle carrière. Alter Ego va vous permettre de franchir la barre des 100. Pouvez-vous nous en parler ?
Je peux vous dire que franchir la barre des 100, ça me fait très plaisir ! (je m’en suis rendu compte il y a quelques semaines seulement, je n’avais jamais compté…). Quant à Alter Ego, je ne peux que vous conseiller pour en savoir plus, et découvrir des pages en avant-première, d’aller sur le blog Alter Ego ou sur mon blog. Tout y est et y sera.

Une seule coloriste pour les six tomes… Albertine Ralenti doit travailler d’arrache-pied…
Albertine est un joyau rare.

Quels sont vos autres projets ?
J’ai participé à l’aventure « Destins », notre album (avec O. Berlion) est prévu pour Angoulême. Je travaille avec Eduard Torrents sur « Le Convoi », un diptyque avec la Retirada comme toile de fond, pour Dupuis. Ainsi que avec Aude Samama, sur un roman graphique peint pour Futuropolis.

Denis, merci.
Merci à vous…

Interview réalisée le 01/10/2010, par Spooky, avec la participation de Miranda et Mac Arthur.

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