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Interview de Jérôme d’Aviau Interview de Jérôme d’Aviau (22/04/2009)
Auteur aux multiples facettes, Jérôme d’Aviau a récemment été mis sous le feu des projecteurs avec "Inès", une histoire très lourde. Rencontre avec un grand joueur d’ukulele.

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Jérôme d’Aviau Salut Jérôme, comment vas-tu ?
Bien, merci. Quelques jours de vacances m’ont fait du bien !

Tu as une formation de graphiste, et tu as débuté ta vie professionnelle dans le jeu video, chez Kalisto. A quels jeux as-tu participé ?
Je n’ai pas de formation de graphiste, j’ai été embauché au culot chez Kalisto en 95 comme graphiste 3D pour des décors fixes sur Dark Earth, jeux d’aventure sorti en 97 sur PC ; j’ai réalisé la séquence animée d’intro de Nightmare Creatures pour PSOne ; j’ai été responsable de toute la partie graphique (création, réalisation, gestion) de ce chef-d’œuvre de jeu vidéo à licence qu’est Le Cinquième élément sur PSOne (pas la peine de me jeter des pierres, j’en ai déjà suffisamment reçu pour me construire une grosse maison...). A partir de là, ça a été plus flou, et je n’ai plus vraiment sorti de jeux (projets abandonnés, ou tellement modifiés que je me suis barré avant la fin).

Sur le plan technique, que t’a apporté cette période ?
Pas mal de consoles et des tonnes de jeux pour encombrer ma maison (mes enfants se régalent). Plus sérieusement, ça a été l’occasion de me retrouver entouré de gens très forts en dessin, et l’émulation aidant, j’ai beaucoup appris, et fait pas mal de progrès. Ensuite, ça m’a permis de voir que la vie de salarié, si je peux éviter, c’est mieux.

Tu t’es d’abord fait connaître dans le monde de la BD sous le pseudonyme de Poipoipanda ; d’où ça sort ce pseudo rigolo ?
De la même période, au printemps 98. Je travaillais sur la version japonaise du Cinquième élément, à Tokyo, et j’ai ouvert un compte Hotmail pour envoyer des messages à ma chérie. Impossible de trouver un pseudo qui ne soit déjà pris. Alors j’ai pris le nom du jeu sur lequel je passais mes nuits (poypoy) et le bonnet que je m’étais acheté en arrivant là-bas (un bonnet blanc avec des oreilles noires).
Mon pseudo crétin était né.
Depuis, on m’appelle « pouapoua » ou « poille-poille », et ça me ravit.

Accéder à la BD Le Grand Saut En 2006 sort ton premier album, si on peut l’appeler ainsi : Le Grand Saut. Un titre bien choisi, pour le coup. Tu ne t’es pas fait mal en touchant le sol ?
Non, ça va !

Referais-tu cet exercice très particulier ?
Pour le saut en parachute, oui, avec plaisir et appréhension, et pour le petit bouquin, pareil.

Autre exercice particulier, les 24 heures de la bande dessinée, cette année et la précédente. L’occasion de rigoler avec les copains, mais aussi de diversifier ta technique ?
C’est surtout que je trouve ce genre d’exercice intéressant à tous points de vue :
Improviser une histoire dans un cadre bien précis, avec une contrainte de temps telle que tu n’as pas le temps de te prendre la tête sur le dessin, mais sans bâcler non plus, c’est un chouette exercice. Et puis je le fais toujours avec des copains, donc en plus, c’est festif.
C’est un bon concentré de tout ce que j’aime, quoi ! Et cerise sur le gâteau, ma participation de cette année devrait paraître dans un collectif chez Warum !

Comment as-tu rencontré Loïc Dauvillier ?
En 2005, je venais voir Marc Lizano en dédicace pas loin de chez moi, Loïc était son voisin de table. On a commencé à discuter et j’ai sorti mon carnet de blog. Marc m’a lancé « fais gaffe, il va te proposer un projet !». Deux jours plus tard, j’avais le scénario de Ce qu'il en reste dans ma boîte à mail.

Accéder à la BD Ce qu'il en reste Tu passes en 2007, en sa compagnie, à un style beaucoup plus réaliste avec cet album ; c’est le début d’un cycle d’œuvres « intimistes » avec Loïc au scénario. Qu’est-ce qui t’attire dans ce genre ?
Comme dans n’importe quel autre, l’histoire qu’on me raconte. Je ne suis pas attaché à un genre en particulier.

A chaque fois le dessin est en noir et blanc. Est-ce par paresse, ou un vrai choix éditorial ?
Par paresse, je suis un fainéant de compétition. Oui, bon, aussi parce que je trouve que le noir et blanc donne un cachet beaucoup plus réaliste que les récits en couleurs. Ça doit être parce que je suis daltonien.

Ce qu’il en reste devait connaître une suite... L’an dernier tu l’annonçais pour ce début 2009... Où en est-elle ?
Nulle part. Le scénario m’attend, mais suite à de nombreux et malheureux concours de circonstances, je n’ai pas encore réussi à m’y plonger. C’est un gros morceau, et on sait que l’attente est forte, et encore plus depuis la sortie de Inès, mais ça ne doit pas nous pousser à essayer de le sortir le plus vite possible. Pour moi, il est plus important de faire un projet parce que je sens que c’est le moment pour moi, que de le faire parce que quelqu’un l’attend. Comme je dis souvent, les projets, je les fais pour moi en premier, et ça m’embêterait de ne pas me retrouver dans le bouquin au final. Je sais que ça peut être agaçant pour les lecteurs qui attendraient la suite. On l’avait annoncé pour début 2010, et ce sera encore repoussé, mais je suis persuadé que leur livrer une suite vite faite ne serait pas très respectueux de ma part.

Accéder à la BD Inès Inès est paru chez Drugstore, label « adulte » de Glénat. Pourquoi pas chez Les Enfants rouges ?
Parce que la bande dessinée est ma seule source de revenus, que j’ai une famille à nourrir, et Drugstore est ce qu’on appelle dans notre jargon un « éditeur qui paye ». Aussi parce que suite à quelques déboires avec un autre éditeur, l’équipe de Drugstore nous a accueilli avec un enthousiasme rare, et qui n’a pas faibli depuis.

Je ne sais pas ce qu’il en est des ventes en librairie, mais la critique est très occupée avec Inès. On trouve même des chroniques dans la presse sociale. L’album est parmi les mieux notés chez nous, sur bdtheque. Loïc et toi vous attendiez-vous à un tel buzz ?
Je crois qu’on ne s’attend jamais à ce que vont être les critiques. Loïc m’a dit quand on a commencé « on va s’en prendre plein la gueule ! ». Pour ma part, je me disais qu’on passerait vaguement inaperçu dans la presse spécialisée, et que si on était remarqué, ce serait plutôt par la presse généraliste. A cause de son sujet et de son traitement, j’ai considéré depuis le début que ça n’était pas un livre qui pourrait intéresser les gros lecteurs de BD. Je ne suis pas plus au courant des ventes, mais je suis déjà très content de la vague d’intérêt qu’il suscite !

Te sens-tu concerné par le sujet ?
Oui, pour avoir été souvent témoin de ce genre de violence étant enfant. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai accepté ce projet (Loïc ne le savait pas quand il me l’a proposé), et ça m’a guidé pendant toute la réalisation. Je crois que je n’aurais jamais pu écrire moi-même sur ce sujet, ça a donc été douloureux, mais très positif au final.

Accéder à la BD Ange le terrible Chez Glénat également, tu as sorti en septembre dernier un tome au ton plus léger, au style faussement naïf. Il fait partie de la collection Tchô et s’adresse donc aux plus jeunes. Est-ce une sorte de respiration dans ta production devenue plus adulte ?
Non, ça n’a rien d’une respiration, c’est une autre facette de mon travail. D’abord, c’est moi qui écris, tout seul, avec un rythme très particulier, je n’ai quasiment aucune contrainte, c’est très chouette à faire ; ensuite au dessin, je me fais plaisir quasiment à chaque case. Mon souhait le plus cher est que ça se sente à la lecture !

Le tome 2 sort en mai, tu n’arrêtes pas dis donc !
Jamais. Sauf le matin où je traîne sur internet, le soir où je fais de la musique, le week-end que je passe avec ma famille ou en festival, les vacances scolaires avec mes enfants. En vrai, j’ai un rythme de travail assez tranquille. Il me faut longtemps pour démarrer, et si on m’interrompt, je me déconcentre très facilement. Je suis en plus un champion de la procrastination. Mais j’ai la chance de pouvoir travailler assez vite. Encore faut-il que je travaille ! Par exemple, les 5-6 pages mensuelles de "Ange" pour Tchô me prennent une semaine tout compris. Pour Inès, il m’a fallu un peu plus d’un mois pour dessiner tout le livre. J’ai travaillé 3 semaines sur la première moitié, et 2 semaines sur la deuxième, mais j’ai fait une pause de 4 mois entre les deux !

Pourquoi l’avoir signé seulement « Poipoi » ? Le panda est mort en mangeant un bambou de l’espace ?
Je me suis rendu compte en collaborant avec Zep sur une rubrique de Tchô que mon pseudo était VRAIMENT trop long.

Tu as déjà à ton actif deux histoires courtes écrites par Sibylline, que nous avions rencontrée en 2007. Il me semble que tu as un projet en cours avec elle non ?
Tout à fait ! Ca fait 2 ans qu’on en parle, et 1 an qu’elle attend (tout à fait patiemment) que je dessine son scénario ! Mais ça y est, on est parti pour de bon, et j’espère bien avoir un projet présentable d’ici fin mai.

Cliquez pour voir une planche de la BD Ange le terrible Tu as dû arrêter ton blog il y a quelques temps, croulant sous les activités et les projets. Regrettes-tu cet arrêt ?
Je l’ai arrêté il y a un an et demi, mais non, je ne regrette pas (globalement, j’évite les regrets). J’ai prétexté une surcharge de boulot, mais la vraie raison est que j’avais perdu l’enthousiasme du début, et j’avais l’impression de raconter toujours la même chose, et pas forcément mieux que certains autres. Donc plutôt que de polluer la toile, j’ai arrêté. Par contre, je pense à recommencer à blogger depuis un moment, déjà. Ça devrait arriver bientôt : je vais recommencer doucement avec le Tchôblog où j’aurai la page de "Ange" à animer.

Il faut dire que tu passes beaucoup de temps avec tes guitares, ou à faire des videos de tes délires en compagnie d’un ukulele…
Ah oui, la musique a toujours été importante pour moi, et encore plus ces derniers temps, parce qu’entre l’excellent blog Zvok des non-moins excellents Ak et Kek, que je recommande chaudement à tout le monde, auquel je participe autant que je peux (et ce n’est pas assez, je trouve), et mon groupe avec lequel on travaille très sérieusement sur nos compos, j’ai de quoi m’occuper quand je ne dessine pas.

Et quel est le nom de ton groupe mystérieux ?
Cette information sera révélée en temps utile.

Cliquez pour voir une planche de la BD Inès Quels sont les auteurs qui t’inspirent ? Ceux avec lesquels tu aimerais travailler ?
Je n’aime pas trop faire des listes d’auteurs qui m’inspirent, d’abord parce que ça devient très vite très long, et ensuite parce que je me nourris de plein de gens différents, mais je n’ai pas l’impression d’avoir des guides suprêmes. Je suis un lecteur assidu des auteurs qu’on peut voir chez pas mal d’indés, des très prestigieux comme l’Association, Drawn et Quaterly, Fantagraphics, comme les petits collectifs comme Misma ou le Troglodyte, en passant par les Requins Marteaux, Groinge, Six Pieds Sous Terre, Atrabile, Warum, Les Editions de la Cerise ou la Pastèque (voilà, c’est malin, j’ai fait une liste, et j’en oublie plein...).

Je lis quelques mangas, mais ce n’est rien du tout par rapport à la production qu’on voit traduite par chez nous.

A côté de ça, je ne connais qu’assez peu ce qu’on appelle le franco-belge (j’avoue que ce qu’on appelle la BD historique ou d’humour ne m’intéresse pas, et le fameux format 48CC m’a toujours déplu), ou les comics (je n’ai jamais vraiment lu d’histoire de super-héros à part Watchmen).

Pour ce qui est des gens avec qui j’aimerais bosser, je crois que je suis ouvert à tout. Du moment que ça me plaît, et surtout que c’est le bon moment !

As-tu d’autres projets que ceux dont on a déjà parlé ?
Oui, mais si je n’en ai pas parlé, il doit y avoir une raison…

Jérôme, merci.
Merci à toi !

Interview réalisée le 22/04/2009, par Spooky.

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