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Interview de Kas Interview de Kas (06/03/2012)
Venu de sa Pologne natale, il s’est installé en Belgique au début des années ’90. Et depuis Halloween Blues, ses femmes pulpeuses en ont fait chavirer plus d’un. Rencontre avec Kas, dessinateur entre autres du récent « la fille de Paname ».

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Kas Kas, bonjour, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
Bonjour. En réalité, je m’appelle Zbigniew Kasprzak. Pour une question de facilité de prononciation assez évidente, je me limite au pseudonyme “Kas”. Ces trois lettres c’est un gars tout simple ; un dessinateur, illustrateur et peintre né en Pologne qui, la quarantaine approchant, est arrivé à la conclusion que pour faire de la bande dessinée son métier, il fallait qu’il soit là où une telle chose est possible. Autrement dit, en Belgique.

Votre entrée dans l’univers de la bande dessinée s’est faite le jour où Gregorz Rosinski vous propose de reprendre Hans. Pourriez-vous nous dire en quelles circonstances cette passation s’est déroulée ?
Oui, c’était en 1988, un an avant la chute du mur de Berlin. Les polonais étaient les invités d’honneurs d’un festival particulièrement important à l’époque, le Festival de BD de Sierre (Suisse), et j’étais parmi eux. Voyant sans doute quelques similarités dans notre manière de manier le crayon, Grzegorz Rosinski a proposé que je collabore avec lui sur le 5ème album de Hans, « La loi d’Ardélia ». L’aventure a débouché sur la reprise de la série… C’est donc ainsi que je me suis retrouvé un beau jour de 1993 à Bruxelles, accompagné par toute ma petite famille et un contrat avec Le Lombard en poche.

L’univers de Hans vous convenait-il ? Je crois savoir que vous étiez à l’époque un grand amateur de science-fiction.
Oui. La littérature ou la bande dessinée estampillés « SF » étaient extrêmement populaires à l’époque. L’intérêt pour le fantastique ne m’a d’ailleurs jamais tout à fait quitté. Je lui ai consacré de nombreuses bandes dessinées, mais pas forcément éditées ici. Quant à la série Hans, elle reflétait un certain courant en vogue alors ; un courant dans laquelle je me suis d’ailleurs fondu avec grand plaisir…

Accéder à la BD Les Voyageurs Après Hans viennent Les Voyageurs. Ce changement d’univers était-il volontaire ?
En fait, après quelques années passées à dessiner Hans, j’ai éprouvé le besoin de casser un peu cette routine faite de surnaturel et de fantastique pour me plonger dans un univers fait de simplicité et d’humanisme. Ce besoin a pris la forme de la série Les Voyageurs. C’est aussi simple que cela…

Quels furent vos relations avec Bran Mc Load, un scénariste extrêmement rare au demeurant ?
Mc Leod est le pseudonyme d’un scénariste et théoricien de la BD flamand, que je fréquentais à ce moment-là. Nos rapports se sont distendus avec le temps et je ne sais pas s’il vit à l’heure actuelle au Canada, ce pays dont il a tant rêvé…

Pour en venir à la série, elle a été accueille de manière extrêmement favorable par le public. Malheureusement, je n’ai pas pu lui consacrer autant de temps que j’aurais souhaité car mener de front deux séries, et les éditer dans les temps voulu par l’éditeur, est plus compliqué qu’on ne l’imagine !

Accéder à la BD Halloween Blues Avec ces deux séries, vous officiez dans un style somme toute classique fortement influencé par le travail d’un Rosinski ou d’un Giraud. Mais avec Halloween Blues, vous explorez une nouvelle voie. Pourquoi ?
Les dessinateurs de bande dessinée se divisent en deux catégories : ceux qui restent fidèles à une série toute une vie et ceux qui aiment les changements, les nouveaux défis, les recherches… J’appartiens à cette seconde catégorie. Je trouve que la routine est le plus grand ennemi d’un dessinateur. Elle tue la créativité, donnant en contrepartie un sentiment de sécurité, surtout financière.

En fait, il s’agit, comme souvent, d’une question de choix et de besoins… Les miens se reflètent dans la diversité et se nomment Halloween blues ou La Fille de Paname.

Halloween Blues n’était pas le premier projet que vous proposait Mythic. Pourquoi avoir accepté celui-là plutôt qu’un autre ?
Tout à fait. Les autres projets, malgré leur indiscutable valeur, n’apportaient pas ce que je cherchais. Avec Halloween Blues, Mythic m’a proposé un polar atypique, mêlant une intrigue policière classique à des éléments fantastiques, le tout doublé d’une bonne dose d’humour et agrémenté d’une approche scénaristique sortant des carcans habituels. Je ne pouvais que craquer…

Accéder à la BD Shooting star N’est-ce pas difficile d’abandonner des personnages auxquels on s’est attaché après sept ans de vie commune (si j’ose dire) ?
Si, ça l’est. Et un sentiment d’inassouvissement persiste toujours. Mais cela vaut mieux qu’un sentiment d’ennui ou de fatigue. Une des particularités de Halloween Blues consistait dans le fait que le nombre de tomes, et donc d’histoires, avait été défini dès le début. En commençant, je savais donc qu’il ne s’agissait pas d’une « never-ending story »…

Shooting star vous permettait ensuite d’explorer de nouvelles techniques en dessin tout en restant dans l’univers des femmes fatales. Est-ce la raison pour laquelle vous avez accepté l’offre de Maryse et Jean-François Charles ?
Shooting Star fut une proposition qui tomba alors que j’étais en plein milieu de la réalisation de Halloween Blues ; une proposition que j’ai acceptée uniquement pour son thème… Marilyn Monroe était un des modèles – si pas le modèle – qui m’a servi à élaborer le personnage de Dana, l’héroïne de Halloween Blues. J’aimais bien l’idée de raconter son histoire avec un style de dessin très différent de ce que j’avais fait auparavant. Je trouvais que la gouache convenait bien au style assez documentaire de cette biographie, écrite de manière particulière, se prêtant difficilement à la bande dessinée.

Accéder à la BD La Fille de Paname Récemment est sorti le premier tome de La Fille de Paname. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce projet ? L’époque ? Le plaisir d’à nouveau pouvoir dessiner de très belles femmes ? Le fait de collaborer avec un nouveau scénariste ?
Les raisons mentionnées sont, toutes les trois, parfaitement exactes.

L’époque – à l’orée du modernisme, mais organisée selon des règles encore anciennes – m’a séduite… Une « Belle Epoque » qui n’était d’ailleurs pas si belle que ça, et pas pour tout le monde !

Quant aux belles femmes, disons qu’il est difficile de faire la moue lorsqu’on vous demande de dessiner des courbes et des rondeurs…

Un nouveau scénariste, c’est toujours une nouvelle façon de travailler. Il n’y a rien de plus rafraichissant ou de plus enrichissant !

Il y a également une quatrième raison. Ce projet m’a permis d’aborder, pour a première fois, la nature humaine sous ses différents aspects – certains louables, d’autres tout à fait condamnables, mais toujours tout en nuances. Chacun des héros de l’histoire a pu ainsi avoir un certain relief, une certaine profondeur, bref, un profil bien à lui. Et ça, c’est inestimable.

Cliquez pour voir une planche de La fille de Paname Pensez-vous avoir trouvé votre voie en matière de style avec cette « fille de Paname » ? Ou continuerez-vous à adapter votre dessin au scénario proposé ?
Je ne sais pas. Je pense qu’il faut toujours rechercher les moyens d’expression les plus appropriés à l’histoire racontée, tout en restant fidèle à soi-même.

Votre travail sur la colorisation dans La Fille de Paname est très important. Quel est la part de votre épouse dans ce résultat ?
Le travail sur la couleur fut une expérience assez particulière. Il est assez difficile de circonscrire avec précision qui a fait quoi… En fait, c’était un perpétuel échange. Par contre, ce qui est sûr, ce que ce type de collaboration est très stimulant, car il demande une totale ouverture à l’autre.

Je souligne quand même que j’ai fait la couverture de l’album tout seul, comme un grand garçon :-)

Faut-il voir dans ce choix de couleurs très lumineux une sorte d’hommage à la peinture de l’époque (fin XIXème, début XXème) ?
Absolument. C’est une époque que j’adore, et dont j’ai été imprégné dès ma plus tendre enfance… Cet album fut une belle occasion pour raviver tous ces tableaux de maîtres, ces scènes, ces ambiances, ces couleurs qui sommeillait quelque part, dans un recoin de ma mémoire.

Accéder à la BD Hans Hormis Hans, tous vos projets concernaient des séries courtes. Est-ce un choix intentionnel ou la résultante des offres que vous recevez ?
Ce choix est tout à fait intentionnel. Comme expliqué plus haut, ma plus grande crainte, c’est de me répéter. Je ne veux pas être le « réalisateur d’un seul film » dans ma vie… Je veux en tourner des dizaines !

Et puis, une question de la petite Alix, de Wolverhampton : avez-vous un lien de parenté avec Patricia Kaas ?
Non, aucun (même si j’aime siffloter en travaillant). Remarquez, tant mieux pour elle peut-être ?

Enfin, je vous propose de réagir à ces quelques mots :

Sensualité : indispensable. Sans elle, on est juste des savantes machines biologiques, mais des machines quand même.

Pologne : patrie, famille, maison – un pays magnifique, et une culture à son image. La place réservée à la bande dessinée y est juste trop petite.

Cliquez pour voir une planche de La fille de Paname Moebius : du talent à l’état brut, doté de cette incroyable aptitude à changer de style en fonction de la matière traitée. Il est la preuve vivante, s’il en fallait, qu’un dessinateur peut contourner marottes, habitudes, routines et autres monotonies.

Coloriste : Graza. Ben tiens ! (Petite précision : Graza est la coloriste et l’épouse de Kas)

Le Lombard : une « vielle boîte », mais à merveilles…

Kas, un tout grand merci pour votre collaboration et à bientôt avec la deuxième partie de La Fille de Paname. Avez-vous déjà une idée de la date de sortie ?
Merci à vous ! La date de sortie, si tout va bien, sera sans doute fin septembre 2012.

Interview réalisée le 06/03/2012, par Mac Arthur.

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