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Interview de Olivier Grenson Interview de Olivier Grenson (05/05/2011)
Son trait élégant et racé s’est imposé sur des séries comme Carland Cross ou Niklos Koda. La femme accident lui a permis d’exploiter d’autres facettes de son talent. Habitué à collaborer avec des scénaristes, il travaille actuellement en solo sur un diptyque de 160 pages : "La douceur de l'enfer", dont la première partie sort aujourd'hui au Lombard dans la collection "signé".

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Olivier Grenson Bonjour Olivier. Si vous ne disposiez que de 5 mots pour vous qualifier, quels seraient-ils ?
« Heureux de réaliser une passion ». Alors je ne gâche rien, je me remets en question souvent, je travaille et j'évolue, lentement mais j'évolue.

Carland Cross, la première série sur laquelle vous avez travaillé (si je ne m’abuse), a rapidement connu un certain succès. Quels souvenirs gardez-vous de ces débuts ? Une première série, c’est comme un premier amour, ça ne s’oublie pas ?
Exactement. j'avais pas mal travaillé pour des journaux (Tintin, Spirou, Circus,..) et je voulais enfin travailler sur un album. J'ai accepté la proposition de Claude Lefrancq pour reprendre les aventures de Harry Dickson et j'ai changé le cap en cours de route. C'est devenu Carland Cross. Les années 30, Londres et des ambiances particulières m'ont vraiment inspiré pendant des années jusqu'à en faire une série de dessins animés.

En 1994, vous vous lancez dans l’aventure de l’animé. 26 épisodes adaptés de Carland Cross seront réalisés avec les studios ODEC / Kid Cartoons. Ce n’était pas un pari un peu fou ?
C'était surtout un pari avec un ami qui avait vu un film d'animation que j'avais réalisé dans les années 80. On a obtenu assez rapidement un budget pour faire un "pilote". ODEC / Kid Cartoons a pu très vite, grâce à ce pilote, boucler le budget pour commencer la production ! Mais là, j'ai été largué ; le projet m'a complètement échappé. Tout devait aller vite et je n'avais pas la possibilité d'intervenir.

Accéder à la BD Carland Cross Votre formation vous destinait-elle au dessin d’animation ?
J'ai réalisé quelques animations en super 8 à l'époque de façon plutôt archaïque, dans le cadre de mes études artistiques à l'Erg ; on peut voir un film de 3' 20 sur mon blog, entièrement réalisé au crayon et en redessinant chaque image en rotoscopie à partir de rush que j'avais filmé. J'ai hésité à continuer dans cette direction. Mais je ne voulais pas partir dans tous les sens et abandonner ce que j'avais depuis longtemps envie de faire : de la bande dessinée.

En tant qu’auteur de bandes dessinées, que vous a apporté cette expérience ?
Pas grand chose. Une stabilité financière pendant quelques temps et l'envie de faire autre chose que Carland Cross, d’aller de l'avant.

Avez-vous, depuis, d’autres projets liés à l’animation ?
Non, c'est un métier très différent. Depuis que j'ai commencé le super 8, j'ai compris que réaliser des films me passionnerait. Mais je n'ai jamais été plus loin. En tout cas, pas pour l'instant et plus le temps passe, plus réaliser cette envie me paraît compliqué!

La série s’est arrêtée pour vous en 1998. En 2004, une tentative de reprise sera effectuée par Michel Oleffe (le scénariste original) et Isaac Wens, mais sans grand succès. Pourquoi n’étiez-vous plus de l’aventure ?
J'avais remarqué le travail excellent d'Isaac Wens; je l'avais présenté à Mourad et à Oleffe, mais je ne voulais pas revenir en arrière, je travaillais sur Koda et j'envisageais d'autres projets...

Accéder à la BD Jack et Lola Jack et Lola regroupe plusieurs travaux de jeunesse. Et, surprise, vous signez deux des cinq scénarios (et pas les plus mauvais). D’où ma question : avez-vous encore d’autres idées de scénario dans vos tiroirs ?
J'ai toujours eu envie de faire de la bande dessinée parce que j'avais envie de raconter des histoires. J'avais plein de projets, mais, par manque de persévérance et de maturité, j'ai travaillé avec des scénaristes. J'avais du mal à travailler de front scénario et dessin sur un 46 planches. Je pense qu'on a tous des histoires dans nos tiroirs, mais elles doivent mûrir ou y rester.

Vous avez participé à quelques collectifs, musicaux entre autres. Mais votre univers musical, c’est plutôt Supertramp ou Patrick Bruel ?
J'écoute souvent de la musique en travaillant, de Peter Gabriel à Joy Division (qui passe pour l'instant) en passant par Brian Eno ou Sigur Ros, Craig Amstrong, Madeleine Peyroux, Archive... bref des artistes très différents ! Supertramp , c'était en partie la musique de mon adolescence... jusqu'à l'album Even in the Quietest Moments ...

Pour l’album consacré à Patrick Bruel, avez-vous eu des contacts avec le chanteur ? Qu’a-t’il pensé de votre vision de sa chanson ?
Oui, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois. Je l'avais croisé auparavant sur un plateau télé en Belgique. J'avais d'abord réalisé une interprétation très onirique de la chanson et il m'a demandé de l'ancrer dans la réalité et de coller, en tout cas au début, avec la chute du mur de Berlin. Je pensais plus au décalage texte / image et à apporter une dimension allégorique pour renforcer le regard critique sur la société, ce que Bruel faisait passer dans sa chanson. Mais je termine les 4 pages par cette allégorie... Belle expérience.

Accéder à la BD Niklos Koda A propos de musique, elle vous accompagne lorsque vous travaillez ?
Oui, sur la mise en couleur de la Femme accident, j'ai souvent écouté un album de Peter Gabriel, la musique du film " Passion " et le très beau morceau de Nusrat Fteh Ali Khan... elle donne une ambiance, elle me porte et donne un rythme. Mais parfois (souvent ?) j'ai besoin du silence. Parfois aussi, c’est de la radio dont j’ai besoin. Ou écouter des gens, parler et me détacher de l'univers. C'est très bizarre, cette alternance. Avec 10 à 12 heures de boulot par jour, il faut gérer les moments de musique, de silence et d'écoute des autres...

Niklos Koda est-il votre plus gros succès en termes de ventes ?
Oui bien sûr, le tome 1 de Koda a dépassé les 90.000 exemplaires en français et néerlandais.

Présentez-vous des points communs avec cet irrésistible tombeur ?
Il faudrait demander à Jean Dufaux ! :-)

Le dernier tome paru date déjà de 2008. Connaîtra-t-il une suite ?
Oui, je compte m'y remettre en octobre prochain, pour un nouveau cycle !

Avec ce personnage, vous restez finalement dans un univers proche de Carland Cross. Du mystère et de l’ésotérisme pour une série d’aventures mouvementées. N’aviez-vous pas peur de vous enfermer dans un style ?
Tout à fait ! C'est la raison pour laquelle j'ai ensuite entamé avec Denis Lapière un portrait de femme, une histoire plus "sociale" et, par la suite, écrit en solo le scénario de "la douceur de l'enfer".

Accéder à la BD La Femme accident La Femme accident est-elle à vos yeux, et à ce jour, votre œuvre la plus aboutie ?
Non, pas spécialement. En tous les cas, c'est différent de Koda. Ce que je voulais, c’était briser l'étiquette qui me collait à la peau. De plus, depuis des années, je voulais travailler en collaboration avec Denis Lapière. C’était un pas en plus dans l'évolution de mon travail. Ce diptyque marque en tout cas un tournant dans mon parcours !

Ce récit semble taillé sur mesure par Denis pour montrer de votre style une facette plus fragile, plus propice à l’émotion. Comment s’est déroulée votre collaboration ?
Nous avions travaillé ensemble sur un projet en 1987, avant que ne paraisse le premier Carland Cross. Mais nous n'avons jamais présenté les planches... L'envie de partager notre sensibilité est toujours restée. Il fallait le bon moment et le bon projet. Le portrait de Julie, une jeune et jolie demoiselle qui se retrouve en prison et qui fait le point sur son parcours m'a plu d'emblée. C'était l'occasion aussi de passer à la couleur directe. Mais c'est un détail parce que technique. Ce qui m'intéressait, c'était de donner une sensibilité originale dans un contexte particulier. L'univers des usines apportait un contraste intéressant. Là, le jeu de la couleur prenait toute sa place.

Le fait qu’une partie de l’histoire se déroule à Charleroi est-il anodin ?
J'ai demandé à Denis d'ancrer l'histoire à Charleroi parce que nous connaissons tous les deux la ville. Cela nous permettait d'appuyer le contexte social. C'était aussi une manière pour moi d'incarner Julie, de me rapprocher d'elle en tout cas, puisque j'ai vécu à Charleroi une partie de mon enfance.

Que change pour vous le fait d’illustrer des lieux qui font partie de votre quotidien ?
J'aime ancrer une histoire dans le réel. Le reste c'est une question de repérage et de documentation. Parfois c'est bien d'y être très proche, mais parfois il faut prendre de la distance. C'est le cas pour cette histoire que j'écris et qui se passe en partie en Corée.

Cliquez pour voir la couverture de Douceur de l'Enfer Aux dernières nouvelles, ce nouveau projet serait un diptyque de 160 pages. Pouvez-vous nous en dire un peu plus à ce sujet ?
Vous êtes bien renseignés ! J'ai commencé à écrire cette histoire en 2005 en intercalant ce travail entre deux albums. L'envie existait depuis longtemps, mais le déclic fût un voyage en Corée où j'ai commencé un carnet de voyage. L'écriture a évolué ; j'ai pris le temps de laisser mûrir cette histoire. J'ai commencé les premières pages en septembre 2009, je terminerai en octobre 2011 si tout va bien. Le premier tome sort en mai, le suivant est prévu pour février 2012. On peut voir les premières pages sur mon site !

Vous imaginez-vous changer totalement d’univers pour faire, par exemple, de la fantasy ?
J'ai d'autres projets, un nouveau portrait de femme notamment, des histoires qui traînent dans mes cartons mais qui ne verront peut-être jamais le jour...

Vous a-t’on déjà contacté pour des projets « étranges » ?
Oui, très souvent, mais c'est une autre histoire... :-)

Merci, Olivier, pour votre disponibilité. Rendez-vous dès cette année, alors, avec votre nouvel album ?
Merci à vous et rendez-vous le 6 mai pour la "Douceur de l'Enfer" !



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Interview réalisée le 05/05/2011, par Mac Arthur.

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