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Interview de Rémi Guérin Interview de Rémi Guérin (18/03/2013)
Rémi Guérin est un jeune scénariste, remarqué pour les Véritables légendes urbaines, avant de prendre son envol avec City Hall.

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Rémi Guérin Hello Rémi, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Et bien mon père adorait la BD et m’a transmis le virus, je fais partie des privilégiés élevés à ça et même si les albums n’étaient pas légion chez nous il y avait de quoi lire et relire... Et une bibliothèque municipale assez bien fournie pas très loin ! Cela dit, et je pense que ça se ressent dans mes scenarii, mes influences sont plutôt issues du cinéma et de la littérature, de Stephen King à René Barjavel en passant par Ray Bradbury et les incontournables Jules Verne et Arthur Conan Doyle. Cela fait maintenant presque huit ans que je fais ça et c’est un grand bonheur d’avoir la chance de pouvoir continuer après toutes ces années.

Tu fais ton entrée dans le monde de la BD avec Les véritables légendes urbaines, co-scénarisé par Eric Corbeyran. Comment vous répartissiez-vous le travail ?
De façon assez simple, je n’avais aucune espèce d’idée de la manière dont il fallait s’y prendre pour livrer un scénario de BD ni aucune technique j’ai donc fourni les histoires à Eric, comme s’il s’agissait de nouvelles, et il les a adaptées. Je l’ai regardé faire, interrogé et écouté et j’ai appris comme ça.

Accéder à la BD Les véritables légendes urbaines Le choix des dessinateurs s’est fait de quelle manière ?
Ce ne sont que des amis, Eric en apportait quelques-uns et moi aussi, l’idée c’était uniquement de se faire plaisir et de faire une pause de quelques pages pour des auteurs qui avaient envie de se détendre ou d’essayer de nouvelles choses.

On a l’impression que les histoires sont plus relâchées dans le troisième tome... Tu as pris de l’assurance ?
Non pas spécialement, la seule différence avec les autres albums c’est que l’une d’entre elles a entièrement été écrite par moi et que j’en ai assuré le découpage, mais je ne pense pas que cela change le visage de cet album. Peut-être que le choix dans la sélection des Légendes Urbaines est meilleur ?

Y aura-t-il un tome 4 ?
Malheureusement non, la sélection était faite mais l’éditeur n’a pas souhaité poursuivre. La rentabilité économique a ses raisons que la raison ne connait pas.

Comment en es-tu venu à travailler avec Guillaume Lapeyre ?
Tout a commencé à la « Comédie du Livre », le festival du livre de Montpellier en 2007. Alors que je dédicaçais pour la toute première fois de ma vie, Guillaume, que j’avais déjà rencontré, s’est approché de moi, barbe de plusieurs jours, yeux rougis par la fatigue et les larmes, portant des haillons et visiblement pas douché depuis plusieurs semaines et, entre deux reniflements il m’a demandé si j’avais un scénario à lui proposer parce qu’il était à la rue, seul, sans scénariste... ha ha ha bon ok j’exagère un peu le tableau, ses fringues étaient justes froissées...

Accéder à la BD Explorers Blague à part, après quelques échanges j’ai compris qu’il souhaitait changer de scénariste et qu'il me demandait si je pouvais lui proposer une histoire, j’ai tout de suite répondu oui ! L’occasion était trop belle d’avoir un dessinateur ultra talentueux qui s’adresse à moi, jeune scénariste, pour commencer une collaboration. Le plus dur restait à faire, inventer rapidement l’histoire que je lui avais dit avoir dans mes cartons... J’avais trois semaines pour le faire puisque nous devions nous revoir au Festival BD de Palavas peu après. Tout allait commencer là-bas !

Dans Explorers, les héros sont des adolescents. Mais comme dans la plupart des films et séries américaines, ils sont crétins... C’est fait exprès j’imagine ?
Guillaume et moi sommes des boulimiques de série TV, j’en saupoudre dans tout ce que j’écris et j’adore ce format et la manière dont sont caractérisés les personnages. La réponse est donc oui et mieux, je prends ça pour un compliment parce que l’objectif affiché était clairement de ressembler à ça...

Explorers va-t-il connaître une suite ?
Non, enfin peut-être, mais pas chez Soleil. Dès que nous pourrons récupérer nos droits nous envisageons d’aller ailleurs avec ce projet, voir si l’herbe est plus verte et l’éditeur plus motivé...

Accéder à la BD City Hall Venons-en à City Hall, ta série emblématique. Cette idée de faire du papier une arme de destruction semble être un prolongement d’Explorers, avec le monde d’Arthur Conan Doyle, non ?
En quelque sorte c’est vrai, je crois qu’il y a simplement beaucoup de moi dans chacune de mes histoires... Et il est vrai que j’attache énormément d'importance à la littérature et aux livres de papier en général. C’est une manière pour moi d’honorer la mémoire de ceux qui me font rêver depuis que je suis gosse, Explorers parle de leurs univers, City Hall parle d’eux. Une façon de dire merci pour tout ce qu’ils m’ont apporté.

Lord Black Fowl a attisé bien des fantasmes... Est-il si diabolique qu’il en a l’air ?
Bien pire encore, difficile d’en parler plus ici sans révéler ce que les lecteurs découvriront à la fin du premier cycle mais il est évident que Lord Black Fowl a tout du méchant par excellence et que jusqu’à présent il n’a pas encore montré son vrai visage, ha ha ha !

Cliquer pour voir une planche de City Hall tome 1 Vous attendiez-vous, Guillaume et toi, à un tel effet « fandom » autour de votre série ? Ou bien Ankama a-t-il bien joué le jeu et poussé son marketing sur City Hall ?
Non c’était impossible de s’attendre à ça. La communauté qui s’est créée autour de City Hall est très soudée et grossit chaque jour, c’est à la fois impressionnant et incompréhensible pour nous. Mais nous goûtons chaque jour la chance que nous avons et nous en parlons beaucoup, cet effet «fandom» comme tu le nommes c’est juste un rêve devenu réalité pour nous. J’ignore si c’est le travail qu’Ankama a fait sur la série ou la série elle-même qui ont provoqué ce résultat, sans aucun doute un mix des deux, mais l’essentiel c'est qu’aujourd’hui City Hall a rencontré son public et qu’un second cycle va pouvoir voir le jour, grâce à vous !

Les trois tomes de City Hall seront sortis en moins d’un an... Comment a fait Guillaume Lapeyre pour survivre à de telles conditions ?
Je l’ignore, je crois qu’il pousse ses limites aussi loin qu’il le peut, parfois trop. Mais je crois aussi que ce qui le fait tenir c’est l’accomplissement de son rêve, il voulait dessiner un manga et il m’a confié que cette histoire est celle qu’il n’aurait jamais espéré avoir. Ce garçon est doué d’un talent immense et est passionné, c’est ce qui l’a fait tenir je crois.

Le tome 3 sort bientôt... Vous allez attaquer le deuxième cycle dans la foulée avec Guillaume ?
A l’heure où j’écris ces lignes le quatrième volume est déjà en cours de réalisation, scénario et dessin ! Le second cycle arrive... Et il va venir encore plus vite que le premier !

Accéder à la BD Pinkerton Parlons un peu de ton nouveau projet, Pinkerton. Tu avais envie de faire un western depuis longtemps ?
Non pas du tout, ha ha ha ! En fait je n’aime pas trop le western, le genre ne me fait pas rêver que ce soit au cinéma ou en BD, je l’associe à quelque chose de vieillot, à part peut-être pour Bouncer. Mais en revanche l’Agence Pinkerton et ses membres me fascinent quant à eux, et si je dois en passer par du western pour raconter ne serait-ce que des anecdotes les concernant alors je le ferai ! Le prétexte n’est donc pas le genre, une fois n’est pas coutume, mais ce sont les héros qui ont dicté leur loi !

C’est tellement évident de voir Damour faire un western...
N’est-ce pas ?! Et pourtant... Je n’y avais pas pensé, aucun éditeur n’y avait pensé et je ne suis même pas certain que Seb (Damour) y avait pensé lui-même... Il a fallu le coup de génie de Nicolas Mitric pour que se fasse ce mariage artistique !

Cliquer pour voir une planche de Pinkerton tome 1 Je trouve que cette époque et ce sujet sont en quelque sorte annonciateurs du XXème siècle, avec des malfrats qui s’attirent la sympathie du grand public, et des représentants de l’ordre que la morale n’étouffe pas vraiment...
Qui a dit que les choses étaient mieux avant ? ha ha ha. Depuis que le monde est monde il en va ainsi, les puissants se sont toujours comportés de cette manière et nous avons toujours éprouvé de la sympathie, ou du moins de l’empathie, pour les malfrats. Parce qu’ils sont comme nous, ils nous ressemblent, ils osent simplement défier la Loi et le Pouvoir en place pour revendiquer une vie meilleure. Comment ne pas les admirer et les désapprouver à la fois ? Alors que nos politiques semblent ne jamais avoir conscience des réelles difficultés que nous rencontrons, vautrés dans le luxe et le stupre, ils prennent des décisions en haut lieu qui bien souvent donnent l’impression de ne les avantager qu’encore un peu plus... Et nous continuons de cravacher encore et encore... De ce point de vue-là le Moyen-Âge était précurseur du XXème siècle. Non le monde n’a pas changé, pas d’un pouce... Et les Pinkerton ne sont pas des pourris arrogants avides d’or, ce sont des profiteurs qui exploitent le système et ses failles. Bien entendu je ne cautionne pas les actes d’Allan Pinkerton, mais tout de même quel talent pour tirer profit d’un système corrompu jusqu’à la moëlle, ça force le respect... Quant à la morale, elle est accessoire à ce niveau de pouvoir, aujourd’hui comme hier.

Cliquer pour voir une planche de Pinkerton tome 1 La suite reposera-t-elle sur le même principe, un panachage entre enquêtes sur le terrain et discussion stratégiques et politiques chez le boss ?
Non pas du tout. En tout cas pas les deux prochains tomes. Ils mettront en scène Allan à l’époque où il officiait encore sur le terrain et où l’Agence n’avait pas l’ampleur qu’elle possède dans le premier tome. Les discussions stratégiques se feront donc sur le terrain et en direct live.

Combien d’albums sont-ils prévus ?
Trois pour l’instant et si la série rencontre son public nous espérons bien plus. J’ai de quoi en écrire cinq pour le moment !

Quels sont tes projets ?
Ils sont nombreux, un projet chez Casterman, un autre ailleurs mais en cours de négociation, la suite de City Hall et de Pinkerton et si tout va bien quelques épisodes pour la télé. J’aimerais aussi écrire un roman et un scénario pour le cinéma... Le chemin est long mais j’ai le temps. :)

Rémi, merci.
Merci à toi.

Interview réalisée le 18/03/2013, par Spooky.

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