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Interview de Sébastien Ferran Interview de Sébastien Ferran (23/04/2007)
Vendredi 13, c’est mon jour de chance, puisque je fais la connaissance de Sébastien Ferran, un jeune auteur amateur de mythologie classique. Notre entretien se passe dans un café bruyant du cœur de Paris…

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Sébastien Ferran Bonjour Séb, peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Sébastien Ferran, et j’ai fait 5 ans à l’Ecole Supérieure d’Arts Graphiques de Penninghen. En sortant de là j’ai fait une thèse sur l’adaptation de la mythologie grecque en bande dessinée.

J’avais envoyé des cartons d’invitation à tous les éditeurs de bande dessinée que je connaissais. Aucun n’est venu, sauf un que je ne connaissais pas, et qui est venu un peu par hasard. C’était Emmanuel Proust. Il était intéressé par mon travail et m’a recontacté. J’avais envie de faire Ulysse, c’était mon projet le plus avancé. Le contrat a été signé assez vite, et j’ai démarré le premier album courant 2000.

Pour ta première BD, tu n’as quand même pas choisi la facilité, en adaptant l’un des classiques parmi les classiques. Qu’est-ce qui t’a décidé ?
En fait c’est la série animée Ulysse 31 qui m’a fait m’intéresser à la mythologie grecque. Avec le recul, je trouvais que c’était une excellente idée d’initier le jeune public ou des néophytes à des textes fondateurs de façon ludique. Je voulais faire la même démarche que celle de Jean Chalopin (1). Je me suis concentré sur l’Odyssée, parce que je connaissais l’histoire sur le bout des doigts depuis longtemps. La Guerre de Troie, racontée dans l’Iliade, aurait été plus difficile, car il y avait beaucoup de personnages importants. Il y avait d’autres mythes qui m’intéressaient, comme celui d’Hercule ou Achille.

Ulysse m’intéressait tout particulièrement parce que c’est le seul qui fût humain ; il n’est pas invincible, il a des faiblesses, il fait des erreurs… On peut donc facilement s’identifier à lui. Les thématiques développées dans L’Odyssée sont très riches. C’est le voyage initiatique, on rencontre des épreuves, on tombe amoureux de différentes personnes… Il y a beaucoup de messages sous-jacents à ces éléments.

Accéder à la fiche de Ulysse Tu as tout fait sur Ulysse : adaptation, dessin et couleurs… Ca n’a pas été trop compliqué ? Comment t’y es-tu pris pour passer de l’un à l’autre ?
Je ne suis pas scénariste de formation, donc j’écris directement le scénario sous forme de story-board. J’ai besoin d’une image pour visualiser l’histoire. Le fait d’être à la fois auteur et lecteur me permet de voir quand le scénario devient un peu ennuyeux ; je fais donc intervenir un rebondissement, afin de gagner en dynamisme. En général, j’encre et colorise une page après l’autre. Ca m’évite une certaine lassitude, et j’ai l’impression d’avancer.

J’essaie de réaliser les pages dans l’ordre de pagination, le plus souvent possible.

Mais pour le scénario d’Ulysse 3, par exemple, je sentais que j’allais manquer de place pour développer la scène finale, celle du duel des prétendants. Je l’ai donc faite à rebours, en commençant par la toute fin, pour terminer par le début de la séquence.

As-tu fait des recherches pour Ulysse ? Sur les costumes, les navires, etc. ?
J’ai fait très peu de recherche. Il n’y a que pour les Nibelungen où j’ai fait un travail de documentation (principalement pour le Walhalla). Pour les galères grecques d’Ulysse, j’ai parcouru ce qu’avait fait Uderzo dans Astérix, et pour les costumes, je me suis inspiré de lectures comme Les Chevaliers du Zodiaque. Ceci dit, j’essaie de ne pas trop partir dans l’imagination et de garder aussi un pied dans le réalisme, afin de ne pas trop perdre les jeunes lecteurs d’Ulysse.

Extrait de Ulysse Justement, tu dis que la série ciblait en partie la jeunesse. Elle est lue dans certaines classes d’école, ce qui est un signe de sa qualité. Mais je trouve dommage qu’il n’y ait pas eu de complément pédagogique dans les albums.
Ce sont les enseignants qui amènent ce supplément pédagogique. Mon souci c’est que la bande dessinée soit compréhensible par tous, qu’il n’y ait pas besoin d’explication de texte. C’est aux enfants, avec l’aide de leurs professeurs, de découvrir les détails que je ne montre pas dans la BD (notamment le passage des Cicones, ou celui des bœufs sacrés d’Hélios). Par exemple il faut que le fait qu’Ulysse tombe amoureux de différentes femmes en l’absence de pénélope soit compréhensible par tous.

As-tu pris des libertés avec le texte originel ?
J’ai mis en avant un personnage qui est très en retrait dans l’œuvre d’Homère, c’est Eurylochos, le lieutenant d’Ulysse. Il joue un peu le rôle de moralisateur, de bonne conscience dans l’histoire. Son rôle a été davantage développé dans le tome 2.

Dans le tome 3 je l’ai étoffé d’une autre façon, puisqu’il devient un rival pour Ulysse et joue un rôle déterminant dans la scène finale. Voir deux anciens amis devenir ennemis est un retournement de situation classique qui fonctionne bien en général, ça ajoute un petit côté « tragédie grecque ».

Extrait de Ulysse J’ai bien aimé les illustrations de transition que tu as faites en fin de tome… Cela semble d’inspiration manga.
En fait, quand je me suis intéressé aux mangas, la première série animée que j’ai vue s’appelait Les Chroniques de la guerre de Lodoss. A la fin de chaque épisode, il y avait une petite animation à consonance comique. Je trouvais ça très bon, comme idée. Il y avait un moment dramatique, et tout d’un coup ce truc aux gros yeux… Et il y a une deuxième influence, celle des Mystérieuse Cités d’Or, où en début de chaque épisode, il y avait un petit résumé de l’épisode précédent. J’ai repris cette idée en incluant un résumé dans les pages de garde.

J’ai été surpris par ton interprétation du look du kraken, ce monstre marin qui vient aider Calypso. Traditionnellement ça ressemble plutôt à un calmar géant, et toi tu en as fait autre chose…
Dans un bouquin de mythologie grecque que j’avais, il y avait une illustration d’un espèce de monstre, et je m’en suis inspiré. Ça ressemblait à un énorme rocher avec une mâchoire gigantesque. J’en ai fait une espèce de mite géante, avec des antennes et des ailes. Ça m’est venu comme ça. Il y a des passages où j’ai réagi intuitivement, sans faire la moindre recherche mythologique. Par exemple le Cyclope, je le voyais vraiment avec une grosse bouche, des piercings aux tétons, plein de poils sous les aisselles…

Accéder à la fiche de Voyage sous les eaux A la même époque, tu as réalisé les couleurs de Voyage sous les eaux. Tu avais envie de t’évader un peu ?
Parfois, quand je vois Emmanuel Proust, il me montre des pages des projets en cours chez lui. J’ai ainsi pu voir Auschwitz, de Pascal Croci. Quand il m’a montré des pages en noir et blanc du Nautilus par Serge Micheli, je les ai trouvées vraiment belles. On n’en a pas reparlé pendant un moment, puis quand j’ai fini le tome 1 d’Ulysse, Emmanuel m’a appelé, m’a dit que les auteurs de Voyage sous les eaux cherchaient un coloriste, et m’a demandé si j’étais disponible. J’ai accepté et j’y ai pris beaucoup de plaisir. Travailler avec un autre auteur m’a permis d’élargir ma gamme de couleurs, en fait. J’ai eu un déclic, j’ai utilisé des gammes colorées que je n’utilisais pas auparavant. Tantôt Serge Micheli me laissait beaucoup de libertés, tantôt il me guidait plus, m’envoyait de la documentation…

Il y a une scène sous-marine très réussie au niveau de l’ambiance, des tonalités, dans Ulysse. Tu t’es inspiré de ce que tu avais fait en tant que coloriste ?
Inconsciemment oui, ça a dû m’influencer. Si l’on regarde le tome 2 par rapport au tome 1, les couleurs sont moins trash, moins criardes. Même sur Voyage sous les eaux, il y a une évolution : de criardes au début, les couleurs étaient plus nuancées par la suite.

Accéder à la fiche de L’Anneau des Nibelungen Parlons un peu de ton album qui vient de sortir, le tome 1 de l’adaptation de L'Anneau des Nibelungen. As-tu « peur » de te lancer dans des scénarios originaux, ou bien trouves-tu que les mythes ne sont pas assez représentés en BD ?
C’est un peu des deux, en fait. Les scénarios originaux ne sont pas évidents à placer, surtout quand on est un jeune auteur. En plus, celui auquel je pense est un scénario de science-fiction, qui est quand même un genre très répandu –pas autant que la fantasy, je te l’accorde. Là, avec des adaptations littéraires, j’arrive avec des noms connus. Je ne pense pas être assez connu –et ça vient aussi du manque de confiance en soi- pour me lancer dans des histoires originales. Ceci dit, je travaille avec Emmanuel Proust, qui a sa propre ligne éditoriale, et je lui avais proposé certains projets après Ulysse. Il n’était pas très chaud, donc je suis parti dans une autre adaptation « légendaire », je lui ai proposé les Nibelungen, et ça lui a plu.

Et puis, il y avait le succès des films du Seigneur des Anneaux, tout le monde ne jurait que par ça, et je me suis dit que c’était une occasion de dire aux fans du livre et des films qu’il y avait d’autres classiques de la Fantasy avant l’œuvre de Tolkien. C’était vraiment une démarche pédagogique, parce que contrairement à l’Odyssée, L’Anneau des Nibelungen est très méconnu du grand public.

Extrait de L’Anneau des Nibelungen Tu as évoqué tout à l’heure les libertés que tu avais prises avec Homère, en as-tu pris avec Wagner ?
D’abord le Nibelungen de Wagner est une tétralogie, et j’ai comprimé les deux premiers opéras dans le premier tome. Il m’a donc fallu faire des choix drastiques pour composer ce tome. J’ai notamment réduit au maximum l’histoire d’amour entre Siegmund et Sieglinde, les jumeaux qui se retrouvent à l’âge adulte. Dans l’opéra c’est beaucoup plus développé, avec notamment Siegmund qui est recueilli par Sieglinde et son mari. En fait leur amour grandit lentement, alors que là, à peine Siegmund arrivé, hop ils tombent amoureux. J’ai coupé tout ça, parce que l’histoire d’amour principale c’est entre Siegfried et la Walkyrie.

Ces deux histoires sont très semblables, elles se terminent à peu près de la même manière. J’ai donc aussi sacrifié la romance entre Siegmund et Sieglinde pour éviter une répétition dans l’histoire générale. Sinon, plus j’avance dans l’histoire, et plus je rajoute ma touche personnelle, je rajoute des éléments, etc.

Et puis bon, il faut quand même dire qu’il y a des passages un peu… niais, dans l’œuvre d’origine, avec des déclarations d’amour qui n’en finissent pas. Mais c’est une grammaire qui est propre à l’opéra, mais qui ne convient pas à la BD, à mon avis.
Il faut donc gommer cet aspect-là, c’est intéressant comme processus.

L’Anneau des Nibelungen Il y a un passage qui m’a fait bien rire dans l’album, qui était surprenant aussi, c’est lorsqu’Alberich fait un doigt d’honneur en montrant l’Anneau qu’il a forgé avec l’or du Rhin à Wotan, le roi de dieux… C’est fait exprès ?
Oui, c’est une de mes petites touches d’humour. Je fais ça pour désamorcer la tension dramatique, j’en mets par-ci par-là. Bon, quand Siegmund se fait transpercer, condamné par les dieux, c’est vraiment trop dramatique, il n’y a pas lieu de mettre une déconnade. J’évite de trop en mettre non plus pour éviter que ça tourne à la parodie.

Les touches d’humour, j’en mets parfois parce qu’en tant que lecteur, j’aime bien rire parfois des personnages que je suis. Je trouve que le rire est ce qui permet de mieux rapprocher le lecteur d’un personnage de fiction.

Pour en revenir au geste d’Albérich, en tant que scénariste, je dois me mettre dans la peau de chaque personnage que je dessine, afin qu’il gagne un peu plus en crédibilité. Donc, comment réagirais-je si quelqu’un venait en se foutant de ma gueule et en voulant me dérober quelque chose ? Clairement, je lui ferais un doigt (rires).

L’Anneau des Nibelungen Les deux œuvres ont plusieurs points communs, mais en particulier celui de présenter des dieux avec des caractères humains. Homère représentait les locataires de l’Olympe comme une classe de maternelle en cour de récréation, Wagner lui parle de dieux éprouvant de la luxure, de la timidité, de la lâcheté aussi. Es-tu conscient de cet état de fait ? Es-tu amateur de ce genre d’histoire ?
Bien sûr, il y a de la cohérence dans les deux œuvres. Ulysse racontait le parcours d’un homme manipulé par les dieux, du début à la fin, un peu comme Thorgal, tiens. La fin d’Ulysse est ouverte, c’est à chacun de voir si elle est tragique ou pas. Dans les Nibelungen, les dieux veulent toujours manipuler les humains, mais ils ont du mal, leurs pouvoirs déclinent. C’est à cause de leur grande arrogance, de leur manque de maturité, de leur propension de jouer à la guéguerre entre eux. Le personnage de la Walkyrie va reprendre celui d’Ulysse. Elle est manipulée mais va tenter de lutter contre ça. Elle va avoir un destin encore plus tragique, ce qui est typique des histoires de héros face aux dieux, face au destin…

Après avoir présenté un héros avec des faiblesses (Ulysse), le challenge va être, dans le tome 2 des Nibelungen, de montrer Siegfried dans son identité wagnérienne, c'est-à-dire sans peur, positif, très fort, sans pour autant qu’il en devienne insupportable. Personnellement, les héros qui ont constamment des faiblesses m’exaspèrent aussi, du coup j’ai très envie de revenir au vieux concept du héros sans peur et sans reproches.

Quel public rencontres-tu au cours des séances de dédicaces ?
Il y a deux publics différents. Sur Ulysse ce sont les parents qui l’achètent pour leurs enfants, ou bien les enfants eux-mêmes. Assez peu d’adolescents et d’adultes. Par contre pour les Nibelungen le public est plus âgé. Chez les adultes, ils l’achètent plus pour la mythologie que pour la BD elle-même. Ils veulent faire découvrir aux enfants un objet culturel. Mais il y a des étudiants aussi, qui l’achètent pour le côté heroic fantasy.

Quelle est ta technique ?
Je fais mon dessin sur papier, du A3. Ensuite je les scanne… en 4 fois, j’ai un petit scanner. Je fais les couleurs sur ordinateur, avec la palette graphique, mais pour le dessin, je préfère garder le contact avec le papier, c’est primordial. J’ai travaillé au feutre sur les premières planches des Nibelungen. Je suis revenu au stylo par la suite parce que j’étais un peu en retard. Parfois le fait de changer de matériau permet de décoincer le trait, et de se sentir libéré. Il m’arrive de faire les pages dans le désordre, quand je suis en retard. J’essaie de faire d’abord les pages les plus longues, comme le Walhalla (2 mois pour cette double page), avant d’aller plus vite sur les pages plus « faciles ». Sur Ulysse, les pages des deux premiers tomes étaient faites dans le désordre. A partir du troisième, j’essaie de les faire dans l’ordre.

Accéder à la fiche de Thorgal Quels sont tes modèles, tes inspirations, que ce soit en BD ou plus largement ?
J’avouerai à ma grande honte que je ne lis plus beaucoup de BD en ce moment. Tu m’as parlé de Thorgal tout à l’heure, c’est l’une de mes BD favorites. J’ai eu la chance de rencontrer Rosinski lors d’un festival au Portugal, qui m’avait dédicacé un "Enfant des Etoiles". Je me suis aussi intéressé aux comics, je lisais beaucoup de Strange parce que je n’avais pas beaucoup d’argent de poche… J’ai lu beaucoup de Marvel, donc. J’aimais beaucoup leurs premières pages, qui étaient souvent des pleines pages. Dans Ulysse, quand un monstre ou un personnage important apparaît, j’essaie de le faire pleine page, c’est une influence Marvel, ça. Il y a aussi des influences manga, comme Les Chevaliers du Zodiaque, qui m’ont inspiré pour les armures dans "L’Anneau des Nibelungen". Il y a Druillet aussi, qui a travaillé sur l’adaptation en jeu vidéo de l’opéra de Wagner(2), qui fait aussi des pleines pages, remplies de détails…

Les jeux video peuvent parfois être aussi une source d’inspiration. Ainsi, Les couleurs de l’armure de Brünnhilde (bleue et or) sont un clin d’œil à l’héroïne du jeu Valkyrie Profile. J’ai aussi puisé du visuel dans le film de Fritz Lang, Die Nibelungen - Teil 1 : Siegfried (1923). C’est un film en deux parties de deux heures chacune. Les images sont superbes, les cadrages, les costumes somptueux… J’ai aussi vu récemment 2 opéras de Wagner au Châtelet, mis en scène par George Wilson, avec des jeux de lumière, des ombres chinoises, des décors épurés. Ca m’a donné des idées.

Quels sont tes projets ?
J’entame le découpage du tome 2 des Nibelungen. Je pense que lorsque je serai bien avancé, je commencerai à penser au tome 3. Après ça, c’est le grand mystère. J’ai deux projets de science-fiction, l’un un peu comique, l’autre plus sérieux. On va voir si on peut les placer. J’ai envie de mettre de côté les adaptations, même s’il y a une demande pour un quatrième Ulysse chez les gamins, qui raconterait son parcours durant la Guerre de Troie… Mais en tant qu’auteur, j’ai envie d’évoluer, de progresser, de m’amuser surtout. D’explorer d’autres univers. Je suis fan de jeux video, donc il y a quelques jeux que j’aimerais bien adapter un jour. Mais est-ce que le public qui m’a connu avec Ulysse me suivrait là-dessus ? Je ne sais pas. Je pense que j’y réfléchirai sérieusement à la fin des "Nibelungen".

Séb, merci.



(1) Producteur de la série Ulysse 31.
(2) Ring, Cryo Interactive, 1998.

Bibliographie de Sébastien Ferran :
Ulysse, 3 tomes, série terminée.
L'Anneau des Nibelungen, 1 tome, série en cours (3 tomes prévus).

Interview réalisée le 23/04/2007, par Spooky.

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