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Interview de Serge Annequin Interview de Serge Annequin (05/07/2012)
Rencontre avec Serge Annequin, qui réalise actuellement pour la collection Calamar de « Paquet » une trilogie : Des fragments de l’oubli. Ce récit étrange, à mi-chemin entre roman graphique et fable fantastique méritait bien que l’on s’intéresse à son auteur.

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Serge Annequin Serge, bonjour, premières questions en guise de présentation : quel est le gros reproche que vous font vos amis ? Et que pensez-vous qu’ils apprécient particulièrement chez vous ?
Mes amis sont tous très sympas, ils ne me font jamais de reproche ! Mais ça ne veut pas dire que je sois un type irréprochable, loin de là. Je ne parle pas le matin, je n’arrive pas à conduire sur l’autoroute, je ne supporte pas la foule et je suis très mauvais bricoleur… Nobody is perfect.

Je crois savoir que vous travaillez dans la communication. En quoi consiste exactement votre job ? Et a-t-il un rapport avec la bande dessinée ?
Je fais des affiches, des sites internet, des présentations animées, vidéos, et puis des plaquettes, des flyers, etc… bref c’est un job polyvalent qui me permet de toucher à plusieurs domaines de création, mais c’est un boulot qui n’a rien à voir avec la bande dessinée.

Les très étranges et très inopinées aventures d'Auguste-Louis Chandel est la première série que vous avez publiée ? Pouvez-vous nous en parler ?
C’est une série policière que j’ai imaginée et réalisée avec Jean-Luc Jullian. Elle met en scène un journaliste enquêteur un peu balourd, Auguste-Louis Chandel, et une jeune fille astucieuse, sa nièce Lison. Le ton est léger et l’humour à fleur de cases, pour un public ado/adultes nostalgique d’une certaine école franco-belge.

Accéder à la BD Les très étranges et très inopinées aventures d'Auguste-Louis Chandel C’est aussi une expérience éditoriale 100% lyonnaise. Lieux Dits, notre éditeur, est implanté à deux pas de chez moi, sur les Pentes de la Croix-Rousse, et la capitale des Gaules est le cadre de toutes les aventures. Entre 2003 et 2009 nous avons réalisé cinq albums de cette série. Avec le recul, je trouve que le dernier, « Ma ciste en enfer », est vraiment très réussi et je le recommande vivement à tous les amateurs de jeux de piste et de mystère!-)

En 2010, et toujours avec Jean-Luc Jullian, vous réalisez « Wilk »… dont j’avoue tout ignorer… De quoi s’agissait-il exactement ?
Wilk est le quatorzième album de la collection BN au carré des Editions Jarjille, collection qui compte à ce jour plus de vingt bouquins. Ce sont des petits formats, 12 pages en noir et blanc, sur le thème de l'enfance. Nous avons travaillé en duo avec Jean-Luc, lui au scénario, moi au dessin. Il a écrit une très belle histoire sur ses souvenirs d’enfance à Marseille. J’avais également quelques idées mais les douze pages de l’album n’auraient pas suffi ! Le projet de ma trilogie Des fragments de l'oubli est né de là, d’une petite boite de pandore d’une douzaine de pages !

Vous avez donc fait vos armes chez de petits éditeurs avant de débarquer aux éditions Paquet. La transition s’est-elle faite sans douleur ? Quelle est, selon vous, la grande différence entre petit et grand éditeur ? Ressentez-vous plus de pression aujourd’hui que vous n’en aviez hier ?
Il y a forcément de l’appréhension et plus de pression… Mais finalement le travail est le même qu’avec un petit éditeur. C’est un job d’hédoniste et de marathonien, un mélange de plaisir et de douleur… Heureusement, j’ai pu développer une capacité à m’auto-motiver qui, pour l’instant, fonctionne plutôt bien !

Accéder à la BD Des fragments de l'oubli Des fragments de l'oubli, votre dernière création devrait se concrétiser sous la forme d’une trilogie. Le premier tome se consacre à Faustine, faut-il en déduire que vous changerez de personnage central pour les suivants ?
Oui, c’est tout à fait ça. J’ai découpé mon récit en trois parties afin d’avoir des points de vue différents sur la disparition du père de Faustine. C’est un procédé narratif très intéressant qui permet de jongler avec les personnages, de leur donner le premier rôle, ou un simple rôle de figuration… un peu comme dans la vraie vie. Je mets également en place des boucles temporelles qui participent à l’étrangeté du récit. Ainsi, certaines scènes seront rejouées dans les trois albums avec, à chaque fois, le point de vue du personnage principal. C’est comme un jeu de miroir dont l’image se répète à l’infini…

A travers cette histoire, qui mêle roman graphique et fantastique, que voulez-vous exprimer ? Des éléments comme la solitude urbaine, les problèmes de communication intergénérationnelle, ou les refuges artificiels comme la drogue semblent être des objets de questionnement pour vous.
Oui, il y a un peu de tout ça. C’est surtout une variation sur le thème de l’incommunicabilité. J’ai construit cette histoire en assemblant des briques hétéroclites, des souvenirs d’enfance, des visions, des rêves… J’avais également envie de parler d’un roman qui a bercé mon enfance : Le voyage au centre de la terre de Jules Verne. Alors j’ai imaginé ce conte moderne où un homme à tête d’oiseau entame un voyage au centre de lui-même. C’est très nombriliste comme histoire.

Cliquer pour voir une planche de Des fragments de l'oubli Et le thème du masque ?
C’est le catalyseur du récit. Mais plus que l’accessoire, c’est sa symbolique que j’interroge. Quelle image renvoit-on lorsque l’on porte un masque et que percevons-nous à travers ce rempart ? Que voit-on par le judas d’une porte et que ressent la personne qui se sait observée ? C’est une protection mais c’est aussi le reflet de l’âme. Le père de Faustine porte une tête d’oiseau car au fond de lui il est un homme oiseau … Je développerai ce thème dans le tome 3 qui s’intitule justement « L’homme oiseau ».

La série est éditée dans la collection Calamar, dirigée par Tony Sandoval. Est-ce lui qui vous a choisi ? Avez-vous des contacts avec lui ? La personnalité du directeur de collection influence-t-elle votre travail ?
J’ai envoyé mon dossier directement à Pierre Paquet qui m’a proposé une publication dans la collection Calamar. A l’époque je ne connaissais de Tony que son livre Le Cadavre et le Sofa et… j’avais vraiment adoré cette histoire ! Tony Sandoval est un artiste puissant avec un univers graphique très personnel. J’admire son œuvre mais je pense que mes influences sont ailleurs, dans la littérature ou le cinéma par exemple.

Cliquer pour voir une planche de Des fragments de l'oubli Comment s’est effectué le choix de la colorisation ? Des teintes grisâtres pour un univers gris, c’est logique mais avez-vous envisagé d’autres options ?
Je ne voulais pas d’une quadri traditionnelle, ni d’une bichromie. Au départ je recherchais une technique mixte qui mêle noir et blanc et quelques pointes de couleurs. A force d’essais et de travail sur la matière, j’ai défini des codes : telles teintes pour tels personnages ou tel état d’esprit, etc. Ces règles de coloriage m’ont permis de ne pas m’égarer dans des ambiances trop flatteuses qui auraient, me semble-t-il, altéré la force du récit. J’aime bien cette idée de « touches de couleurs narratives ».

C’est votre première série en solo. Quels sont selon vous les avantages principaux et problèmes majeurs de se tenir seul à la barre ?
Travailler seul me force à avoir plus confiance en moi. C’est une bonne chose même si, de ce côté-là, j’ai encore pas mal de chemin à faire. Je conçois mes histoires comme des voyages, je connais mon point de départ, ma destination et quelques étapes mais je laisse une part d’imprévu. Les sentiers non balisés réservent souvent de belles surprises. Alors le plus dur pour moi c’est d’arriver à conserver un œil critique, de savoir douter et me remettre en cause sans perdre le cap ni mon intention de départ. Heureusement j’ai quelques amis qui gardent un œil et me conseillent par temps de brouillard. En tout cas c’est une expérience éprouvante mais très enrichissante.

Cliquer pour voir une planche de Des fragments de l'oubli Selon mes sources (merci Marie-Claire), le tome 2 devrait sortir au début de l’année 2013… Est-ce conforme à vos prévisions (un peu plus de 15 mois par tome) ?
Compte tenu de mon job à temps plein dans la communication, je ne peux travailler que le soir et le week-end sur mes planches. Il me faut environ 10 mois pour écrire et dessiner une histoire de 46 pages. Concernant la trilogie « Des fragments de l’oubli », le tome 2 « Jean-Pierre » est terminé depuis le mois de mai. Avec les Editions Paquet, nous avons choisi de repousser sa publication au mois de février 2013 et de sortir le T3 au mois de juin. Il y aura ainsi peu d’attente entre les publications des tomes 2 et 3.

Serge, merci pour le temps que vous venez de nous consacrer. Un petit mot en guise de conclusion ?
Ce n’est jamais simple de parler de son travail … Mais bon, j’espère que cet entretien suscitera l’intérêt et la curiosité de vos internautes !-) Merci encore, et longue vie aux bouquins.

Interview réalisée le 05/07/2012, par Mac Arthur.

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