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Interview de Serge Lehman et Stéphane Créty Interview de Serge Lehman et Stéphane Créty (16/01/2012)
Et si la France avait, elle aussi, ses super-héros ? Serge Lehman a envie de raconter ce genre d’histoire en BD, en compagnie du très productif Stéphane Créty. Embarquons avec eux !

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 Serge Lehman Messieurs, bonjour ; Serge, tu es connu comme un auteur de SF avant tout. Quelles ont été tes influences quand tu as commencé à écrire ?
Quand j’ai commencé à écrire sérieusement – vers quinze-seize ans – je ne faisais pas de différence entre bande dessinée et littérature. C’est la littérature qui a marché en premier et pendant une décennie, je n’ai fait que ça. Mais avant, j’ai écrit pas mal d’histoires courtes en BD ; j’ai même signé un contrat pour un album – avec le très jeune Renaud Garreta – en 1985. Jamais publié, malheureusement, mais c’est une autre histoire. J’ai arrêté mes études pour travailler comme vendeur dans les premières librairies Album du quartier latin… Tout ça pour dire que je ne me considère pas comme un auteur de SF « avant tout » mais comme un polygraphe. J’aime écrire dans tous les genres et pour tous les supports. Ça ne me dispense pas de répondre à ta question, bien sûr. En tant qu’auteur, j’ai débuté sous l’influence de Jack Vance, Alfred Bester, Philip K. Dick et Michel Jeury. Quatre écrivains splendides.

Tu as travaillé chez Trame 9, le département BD de l'Atalante. Comment cela s'est-il passé ? Pourquoi te mettre à la BD ?
J’ai co-créé la collection, en fait. Ça s’est passé très naturellement. Même pendant la décennie où je me suis consacré exclusivement à la littérature, j’ai continué à rêver de bande dessinée. En 2000-2001, j’ai travaillé avec Enki Bilal sur l’adaptation cinéma de "La foire aux immortels". Enki m’a présenté Philippe Druillet, avec qui on a ébauché un nouveau Lone Sloane. Juste après, l’Atalante s’est mis en tête de publier de la BD. Ils avaient pas mal de book de dessinateurs mais pas de projets concrets. J’ai craqué sur Sarah Debove et Jean-Marie Michaud et proposé Thomas Lestrange et La saison de la Couloeuvre sans me poser trop de questions. Et j’ai aussi trouvé le nom de la collection (qui n’est pas Trame 9 mais Flambant 9). Gess a fait le logo en un clin d’œil. Tout est parti comme ça.

Accéder à la BD Thomas Lestrange On va parler brièvement de ces albums, si tu veux bien. L'album sur Thomas Lestrange porte bien son nom, et a dû laisser plus d'un lecteur circonspect. Le personnage-titre est étrange, son histoire antérieure pourrait faire l'objet d'un roman...
C’est bizarre, je me suis dit la même chose il y a quelques jours. La circonspection devant Lestrange, oui, c’est un euphémisme. L’album n’a pas du tout marché. Ce qui m’arrache les tripes parce que Sarah Debove est un génie. Mais bon. Tu as raison, c’est un livre qui porte bien son nom.

La Saison de la Couloeuvre nous a permis d'admirer le trait magnifique et envoûtant de Jean-Marie Michaud. Accordes-tu une attention particulière au choix du style des dessinateurs avec lesquels tu collabores ?
A fond. Je peux écrire sans savoir qui dessinera, bien sûr, mais dès que je connais l’artiste, c’est comme si je changeais de peau ; je me mets à tout voir à travers ses yeux. Au début, je tâtonne, je me plante, mais plus la relation devient profonde, plus je sens ce que ça va donner sur la planche. L’idéal – pour moi – c’est de fusionner, de devenir une méta-personne.

Accéder à la BD La Saison de la Couloeuvre As-tu prévu un second cycle ?
De la Coulœuvre ? Non. Si la trilogie avait bien marché, on aurait prolongé mais il est vite apparu que ce ne serait pas le cas.

Avec La Brigade Chimérique, as-tu voulu faire une "Ligue des Gentlemen extraordinaires" à la française ?
Non. L’idée de départ date de 1998 ; la Ligue n’existait pas encore. C’était une idée de roman, d’ailleurs. Mais je ne l’ai pas écrit et le concept s’est redéployé autrement à partir de 2005. A ce moment-là, bien sûr, je ne pouvais pas ne pas tenir compte de ce qu’avaient fait Moore et O’Neill mais la Ligue et la Brigade sont des projets très différents.

Depuis presque cinq ans, dix tomes sont sortis. Tu délaisses le roman (ou la nouvelle) pour la BD définitivement ?
J’ai écrit une poignée de nouvelles inédites et j’en ai réédité une quarantaine, ainsi que trois romans anciens après les avoir profondément remaniés. J’ai publié deux énormes anthologies. J’ai aussi fait une tonne d’articles et d’essais, dont un certain nombre dans le supplément littéraire du Monde. Littérairement, on peut considérer que je tourne au ralenti mais je n’ai renoncé à rien.

Accéder à la BD La Brigade Chimérique Quelles sont selon toi les différences fondamentales entre les métiers de scénariste BD et d’écrivain ?
Le rapport au temps. L’usage de la scène et de l’ellipse. L’obligation de visualiser par principe et d’être concis dans les dialogues. Le passage impératif par le stade du synopsis. Les contraintes de pagination. La nécessité de partager la création.

Comment as-tu proposé ce projet Masqué à Guy Delcourt et David Chauvel ?
David est venu me trouver pendant la publication de la Brigade pour me proposer d’écrire un one-shot thématique. On s’est trouvés beaucoup d’affinités, dont le thème de « l’impossible superhéros français ». Ecrire La Brigade m’avait donné pas mal d’idées là-dessus, en particulier sur les contraintes du cadre parisien. C’est à ce moment-là qu’ont été publiés les résultats du concours d’architecture sur le Grand Paris. Ça a tout déclenché. J’ai écrit le projet en quelques heures, David l’a aimé, il l’a transmis à Guy qui a donné son accord tout de suite.

Le travail avec Stéphane t’a-t-il obligé à modifier ta manière de procéder ?
Oui et non. Non, parce que je suis un scénariste qui décrit beaucoup, qui découpe et qui cadre – même si je rappelle toujours au dessinateur qu’il a toute latitude pour changer mon dispositif s’il voit une autre solution. Stéphane a accepté tout ça et je l’en remercie. Oui parce que la synthèse graphique qu’il a trouvée et qui est la substance même de Masqué – l’allure de la ville, l’ambiance, le style technologique, la fusion entre l’ancien et le moderne, la dégaine des personnages – a modifié ma perception de départ. Au stade du synopsis, j’étais dans une intériorisation complète de l’esthétique comics. Stéphane a créé une forme hybride entre comics et franco-belge qui a progressivement agi sur mon écriture.

 Stéphane Créty Stéphane, tu as débuté comme storyboarder après avoir empoché un bac en Arts plastiques. Que t'ont apporté ces apprentissages ?
L’usage de la drogue, un perfectionnement au jeu de quille (le sport national Luxembourgeois, là ou se situaient les studios.), et ma capacité à comprendre le Wallon. Sinon, le bac, rien, le dessin animé, tout. La construction, la mise en scène, la dynamique… cela a été mon école. Je ne souhaite plus faire d’animation, mais reste que ce fut une expérience des plus enrichissantes.

Dès tes débuts tu te montres stakhanoviste avec deux albums par an ; tu arrives à dormir et manger, des fois ?
Comme je le dis à chaque fois, pas de sexe (oui oui, c’est pas ça qui me prenait le plus de temps), un désintérêt profond pour la pêche et autres activités intellectuelles. A vrai dire, je n’ai pris conscience de ma « rapidité » que lors de rencontres avec mes pairs (et mes mères… je pense à Guy là) ; en fait de rapidité, c’est juste que je suis d’une régularité de métronome, quasi mortifère. Je commence ma semaine le dimanche soir et elle se termine le vendredi à 22h… et rien ne me ferait dévier de cette voie. Prendre 2 heures sur ce temps de travail m’est absolument impossible. J’ai l’impression de me vouer aux enfers de l’oisiveté.

L'arrêt de Sälem la noire au troisième tome t'a-t-il attristé ?
Oui, bien sûr, surtout que cela s’est fait sans annonce officielle, comme une longue agonie. C’est extrêmement frustrant. On avait des idées absolument idiotes pour le 4. On aurait été bibliquement con ! Ce serait resté dans les annales…

Accéder à la BD Acriboréa J'imagine qu'Acriboréa t'a permis de t'éclater en termes de designs futuristes... Tu as des références dans le genre ?
Hors BD. Littérature (Spinrad, Hamilton) et cinéma (Outland, Alien, etc.) ; ce qu’appellent certains le « Real-future », un futur réaliste, sans trop de technologie, où cela sent la crasse et la sueur.

Tiens, pourquoi as-tu collaboré au tome 5 du Sang du Dragon chez Soleil ? Pour faire le lien avec "Hannibal Meriadec", que tu dessines ?
Parce qu’on me l’a demandé, tiens ! Guy Michel a souhaité ne pas poursuivre l’aventure, Jean-Luc Istin m’a sollicité, et j’ai dit oui, parce que cela semblait naturel vu que je gérais déjà Hannibal Meriadec et les Larmes d'Odin, et donc, que je connaissais et aimais les personnages et l’univers..

La série Les Fléaux d'Enharma est-elle en stand-by le temps de finir Masqué ?
Les Fléaux sont très en stand-by. On a beaucoup discuté avec Sylvain, Guy Delcourt et d’autres, pour en connaître le devenir. Je me suis répandu en explications. Tous les signaux vont vers l’arrêt sine die. Si ce n’est que je ne parviens pas à en faire le deuil. Disons, que pour l’instant, Les Fléaux ne sont pas dans les plannings ; je garde en moi l’idée de clore cette série. A présent, comment et quand, impossible de poser des certitudes.

Accéder à la BD Les Fléaux d'Enharma Tu as déjà oeuvré dans le genre où Serge excelle. Ton nom semblait donc tout trouvé pour travailler sur ce projet...
Pas si évident ; le projet s’est construit sans moi à l’origine, et c’est cet infâme David Chauvel qui m’a corrompu à grands coups de fraise Tagada et de blagues bretonnes… Après, la symbiose s’est opérée. Il reste que je suis avant tout un fan transi de Serge. Et quand on m’a présenté le projet en résumant cela à Comics+ Lehman… j’ai buggé. Impossible de refuser.

Serge, Masqué parle de super-héros, comme La Brigade Chimérique... La parenté est-elle plus proche ?
Masqué n’est pas une suite de La Brigade mais prend place dans le même univers, où la lignée des superhéros français a quitté Paris au moment de la seconde guerre mondiale, et où la mémoire historique a été altérée. Si on a la possibilité de continuer la série, j’ai l’intention de creuser cet aspect des choses.

Pourquoi avoir placé cette histoire dans le cadre de l'Hexagone ?
A quoi bon créer des faux masques américains ? En quoi ça nous concerne, nous ? Les superhéros sont une catégorie très particulière de personnages, avec un impact émotionnel énorme. Il suffit qu’ils existent, qu’ils soient là – dans l’imaginaire – et il y a une espèce de joie… Ce qui m’intéresse, c’est de faire renaître cette joie ici.

Accéder à la BD Hannibal Meriadec et les Larmes d'Odin Masqué semble, en creux, contenir une réflexion sur la surhumanité, laquelle peut mener à l'autoritarisme, au fascisme. Quelles sont tes intentions en racontant cette histoire ?
Montrer que cette équation qui semble en France tellement évidente – superhéros = facho – est une construction historique, et non un fait de nature qu’on serait condamné à subir.

On peut remarquer l'omniprésence des media dans ce Paris du XXIème (ou XXIIème ?) siècle... Penses-tu que nous allons vers cette tendance ?
Nous y sommes déjà.

Stéphane, c'est toi qui as fait le design des aérodynes ? Pourquoi avoir choisi Renault ? Ils font des voitures qui fonctionnent maintenant ?
C’était dans le script ; Serge a peut-être une filiation à cette marque. Moi, les bagnoles, je n’y comprends rin de rin ! Alors, Renault, Panhard, Motobécane, qu’importe. Je crois surtout que Serge cherche (ça, c’est un bel exercice de prononciation… essayez de le dire à voix haute sans postillonner...) à rendre un univers absolument français. Pas par nationalisme abscons, mais pour bien ancrer notre récit dans un contexte particulier.

Crayonné pour Masqué - cliquer pour agrandir Serge, Michel Houellebecq sera encore vivant dans le futur ? C'est à désespérer de l'avenir, tout fout le camp...
Masqué n’est pas une anticipation mais une « parachronie », une sorte de présent augmenté. Michel Houellebecq (que j’aime) is alive and well.

C'est quoi des Anomalies ? La note de blog présente en fin d’album laisse à penser qu’elles seraient des extensions de la ville, mais le mystère s’épaissit…
Je ne sais pas trop. J’écris, entre autres, pour le découvrir. Il faut qu’il y ait une dimension exploratoire dans la création, que ce soit aussi une aventure intellectuelle et pas seulement l’exécution d’un projet blindé de A à Z. Sinon, pour tout dire, je m’ennuie.

Le tome 1 se passe en Géorgie puis à Paris, le 2 à Gennevilliers… Quels autres coins allons-nous découvrir ?
Il y a aussi la colline de Meudon, dans le tome 2. Le suivant se passe dans le premier district – à Parisville – entre Notre Dame et l’Hôtel de Ville, pour articuler l’imaginaire du Paris classique et celui de la Métropole. Après… on verra.

Recherches pour les costumes de Masqué - cliquer pour agrandir Question idiote : pourquoi Braffort récupère-t-il ses vêtements quand il redevient lui-même ?
Serge : Parce qu’il fait trop froid, fin décembre, à Paris, pour se promener à poil sur les toits.
Stéphane : Parce que j’en ai marre des dessiner des phallus.

Serge, j'imagine que Hugo, le petit ami de Raphaëlle, mis en lumière dans les deux dernières cases de l'album, va tenir un rôle tout particulier dans la suite de l'histoire ?
Dans la tétralogie telle que je l’ai en tête, je n’aurai pas la place de développer son personnage. Mais Hugo a quelques scènes sympatoches dans le tome 2. S’il y a une suite, oui, bien sûr. Bizarrement, je me suis réveillé il y a deux jours avec, en tête, une scène très précise (et gratinée) entre Hugo et Braffort… mais pour l’instant, je la garde pour moi.
Stéphane : Là, je m’inquiète…

Planche de Masqué - cliquer pour agrandir Quand on voit les posts récents du blog représenté à la fin de l'album, on se rend compte que les problèmes du Grand Paris de 2012 n'ont pas été résolus...
Certains le sont. D’autres non. C’est le charme de la parachronie : tout est bizarre et familier à la fois.

Quelle va être la structure des 4 tomes prévus ?
« On commence par un tremblement de terre et on continue jusqu’au point culminant » (Alfred Bester, justement).

Les sorties vont être rapprochées, puisque le tome 4 est annoncé pour janvier 2013. Quel est l'objet d'un tel tir groupé ?
Serge : Masqué est un roman graphique en quatre parties. Les albums ne sont pas aussi autonomes que dans une série franco-belge classique. Il fallait donc que tout soit publié rapidement. Dieu bénisse Stéphane Créty et toute l’équipe.

Stéphane : Dieu devrait aller se planquer parce qu’il y a des coups de pieds qui se perdent… Nous sommes dans une logique comics, à tel point que j’eusse souhaité, si les réalités du marché étaient autres, que Masqué sorte sous format souple dans une pagination comics de 22 planches. C’est impossible, mais reste que je suis réglé sur l’altimètre Comics et que donc la saccade de parution est consubstantielle. Cela nécessite de sacrés efforts, mais c’est ainsi que je me suis approprié le projet. Moins jouer sur de la belle image, aller à l’essentiel.


Planche de Masqué - cliquer pour agrandir Stéphane, comment travailles-tu avec Julien Hugonnard-Bert, l'encreur, et Gaëtan Georges, le coloriste ?
J’ai une posture qui vaut ce qu’elle vaut, je ne cherche pas à donner des leçons. Mais je pars du principe que tous les intervenants doivent s’amuser et s’approprier le projet, et le faire sien. Donc, je fous une paix royale à Julien et Gaëtan (si cela tombe, ils ne sont pas d’accord…) ; je ne suis pas intrusif. Ils choisissent des options qui ne seraient pas toutes les miennes, mais j’admire tellement leur travail respectif que je suis comme un spectateur de ma propre bd. J’ai des relations régulières avec Julien, avec qui je collabore depuis 4 albums. Il est l’encreur sur Hannibal, le Sang et Starwars. Son travail est d’une abnégation sans pareil, avec une reconnaissance, surtout dans l’univers franco-belge, pour le moins discrète, et je suis modéré. Je sais, pour l’avoir entendu, que cette posture est assez peu appréciée par certains auteurs, l’implication d’encreur dans le franco-belge, comme une sorte d’industrialisation de notre art… D’abord, la bd n’a pas attendu les encreurs pour devenir une industrie, les encreurs sont des artistes à part entière et j’emmerde ces certains auteurs.

Accéder à la BD Masqué La couverture du tome 2 est d'ores et déjà finalisée, et on peut remarquer qu'elle est très proche de la première... J'imagine que c'est voulu ?
Benjamin Carré a travaillé en amont à partir des scripts et des crayonnés. Il a fait à chaque fois plusieurs propositions, toutes magnifiques. Le choix final a été ardu, essentiellement parce qu’on savait que les couvertures des tomes 1 et 2 seraient vues ensemble et qu’elles définiraient la perception globale du projet. Je pense que celles des tomes 3 et 4 seront un peu différentes. Peut-être plus frontales. Plus radicales. On verra.


Et si on vous propose, à tous les deux, de reprendre les aventures d'un super-héros Marvel ou DC, ensemble ou séparément, et qu'on vous propose le choix dans le catalogue de ces deux vénérables maisons, le(s)quel(s) choisiriez-vous ?
Serge : Chez Marvel, Doctor Strange. Chez DC, Batman.
Stéphane : Spiderman, The authority, Batman.


Accéder à la BD Star Wars - Legacy Stéphane, tu devais faire un épisode de Star Wars... Tu peux nous en dire plus ?
Randy Stradley, chief editor de l’univers Starwars chez Darkhorse, m’a sollicité par l’entremise de Julien, pour faire 2 fill-in de la nouvelle série de John Ostrander (l’auteur de Star Wars - Legacy, le plus gros succès de l’univers Starwars de ces dernières années.), Agent of the Empire, une sorte de James Bond dans Starwars ; c’est Stéphane Roux qui est l’auteur du regular, mais je suis venu le suppléer pour tenir les délais. Ce fut une expérience des plus fascinantes, la découverte des éditeurs US, de leur gentillesse et de leur professionnalisme. Une découverte du plaisir quasi orgasmique et quotidien de faire du comics. Une volonté à présent assurée de poursuivre à moyen terme cette aventure. Randy m’a proposé de poursuivre sur un regular, mais j’ai décliné pour cette année, mon planning étant déjà des plus chargés.

Messieurs, quels sont vos projets, hormis les prochains tomes de Masqué ?
Serge : J’espère vraiment qu’on aura, avec Stéphane et tout le monde, l’occasion de poursuivre l’aventure après le tome 4 ; ça ne dépend que des lecteurs. Sinon, le one-shot thématique commandé par David est bien avancé mais je ne sais pas quand il paraîtra, je préfère ne pas en parler pour l’instant. Il y aura sans doute d’autres choses chez Delcourt après ça. Chez l’Atalante, la Brigade a assez bien marché pour qu’on envisage une belle intégrale et un nouvel album avec Gess, L’homme truqué. On en a déjà fait la moitié. Tout ça devrait paraître au deuxième semestre 2012 dans le cadre d’une nouvelle collection dédiée à l’univers chimérique. Et puis, len-te-ment, j’écris un roman.
Stéphane : Boire des bières, me faire remplacer le foie par un tuyau d’arrosage directement relié à la vessie, me raser tous les matins, apprendre à rire des blagues de David, devenir aussi cultivé que Serge. Pas gagné hein ? Sinon, j’ai le Tome 6 du "Sang du Dragon" à faire là tout de suite maintenant, ainsi que le tome 3 et 4 de Masqué… et "Hannibal Mériadec" tome 4… et planter des courgettes.

Stéphane et Serge (coup de foudre et match de volley-ball), merci.
Ce fut un plaisir.
Stéphane : pareil. Et plus. Moi je suis plus football.

Interview réalisée le 16/01/2012, par Spooky, avec le concours de Pasukare.

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