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Interview de Stéphane Perger Interview de Stéphane Perger (31/05/2011)
Avec "Sir Arthur Benton" et "Sequana", Stéphane Perger a fait une entrée remarquée parmi les auteurs de BD. Pénétrons son univers...

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Stéphane Perger (source : moriniere.fr) Hello Stéphane, comment te présenterais-tu ?
Je ne sais pas, si c’est comme auteur de BD, je montrerais mon boulot, c’est plus simple. Je me cache assez facilement derrière le dessin.

Tu as fait pas mal de récits courts dans la revue Jade et d’autres au tout début de ta carrière ; qu’en retiens-tu ?
C’est de l’expérience, plutôt sympathique d’ailleurs. La revue Jade, à l’époque, pour moi, c’était vraiment une référence, plus que tout autre magazine, elle était exhaustive de la BD indé, de la musique indé, pointue en somme. Alors réaliser des histoires (et même une couverture > Jade n°22), c’était inespéré.

Le problème avec moi, c’est qu’à chaque nouveau projet (même une histoire en 3 pages) je tente autre chose, graphiquement et narrativement, du coup, c’est parfois pas tout à fait au point. C’est le cas d’une partie de ces courtes histoires réalisées il y a longtemps. Mais par contre, elles m’ont aidé à avancer et à ne pas refaire certaines erreurs ou au contraire à développer certaines bonnes idées.

La couverture de l'album Le Poulpe, Pour Cigogne le glas En 2001 tu publies ton tout premier album, l’adaptation d’un Poulpe, Pour Cigogne le glas. As-tu rencontré des difficultés particulières pour réaliser cette œuvre que l’on pourrait qualifier de commande ?
Moi je ne qualifierais pas du tout le Poulpe de commande… En fait, en 2000, j’envoie des dossiers un peu partout chez les éditeurs, du plus petit au plus gros. Les seuls à me répondre sont 6 pieds sous terre. Ils me proposent de réaliser un album du Poulpe (les 2 premiers -Witko & Garrigue- étant sur le point de sortir)... Ce qu’ils ne savaient pas, c’est que je suis un grand lecteur de polar et du Poulpe depuis un moment déjà. Du coup, je ne me fais pas prier un seul instant.

Le choix du livre à adapter se fait avec 6 pieds. Je rencontre ensuite l’écrivain (Cyprien Luraghi), j’ai une marge de manœuvre ultra-large. Je pense que je le ferais autrement aujourd’hui (normal, on évolue), mais je suis content de ce travail, qui m’a quand même lancé.

Un peu plus tard tu rencontres Tarek avec lequel tu vas travailler le temps de trois albums. Comment s’est passée cette rencontre ?
Ah ! Je pense qu’on m’a demandé plus souvent comment j’avais rencontré Tarek que ma compagne. C’est grâce à Laurent Astier (Gong, Cellule poison, Aven, Cirk, L'Affaire des affaires,...), un de mes meilleurs amis de lycée, qui était voisin de Tarek à l’époque à Paris. Tarek cherchait quelqu’un pour Benton. Laurent a donné mon téléphone et hop.

Accéder à la BD Sir Arthur Benton Comment Tarek et toi vous êtes-vous documentés pour tous les aspects historiques compliqués et pour les décors de Sir Arthur Benton ?
Et bien la documentation, je suis allé la chercher partout où je pouvais la trouver : Les bibliothèques, Internet, les films documentaires et les films de fiction. À ce sujet, toutes nos références sont citées à la fin des albums, qu’elles soient de toutes provenances. Ensuite, il y a certains décors que j’invente aussi, tout ne se trouve pas toujours...

Tu as tout fait en aquarelles ? Certains lecteurs ont eu un peu de mal à s’acclimater à ton dessin sur le tome 1...
Oui, tout est en couleur directe. C’est un choix, et une envie aussi.
Effectivement, tout le monde n’aime pas forcément ce que je fais, si c’était le cas, j’aurais des ventes un peu plus conséquentes. Mais je pense que ce dessin donne une ambiance bien particulière et qu’elle est importante pour ce récit. D’ailleurs les lecteurs que j’ai rencontrés et qui ont continué l’aventure jusqu’au bout en étaient convaincus.

Pourquoi ne pas avoir fait le second cycle ?
Je ne voulais pas me lancer sur encore 3 albums d’une Histoire assez "chargée", pas tout de suite en tout cas. Je voulais un petit temps de soupape, j’avais Sequana sous le coude, qui intéressait Emmanuel Proust. Tarek voulait battre le fer tant qu’il amassait mousse, mais je n’étais pas prêt. Du coup, voilà plein de raisons pour lesquelles ça ne s’est pas fait.
Accéder à la BD Sequana
Tu t’attaques donc à Sequana, qui parle de la grande inondation de Paris en 1910. Comment le projet a-t-il démarré ? Qu’est-ce qui t’a motivé à travailler avec Léo Henry ?
Le projet, c’est une vieille histoire… C’est en partie mon projet de diplômes des Arts Décoratifs (pour l’idée de départ) quand j’en suis sorti en 1999 (et oui), et une histoire courte en 3 planches qui remporta un Alph’art la même année à Angoulême.

Tout démarra à l’écoute d’une émission de France Inter en 98, "les jours du Siècle", qui traitait de cette inondation. L’atmosphère m’a interpellé. Ensuite, le projet dort quelques années, puis je rencontre Léo Henry, on se plaît, on cherche à bosser ensemble, on essaie des choses, et là je ressors ma bonne vieille inondation de mes cartons, et c’est parti.

Après plusieurs réécritures et tournées des bars, on arrive à la version trilogique sortie à ce jour.

Cliquez pour voir une planche de Sequana Dirais-tu que tu as franchi un palier, sur le plan graphique, avec cette série ?
De mon point de vue, assez oui. Mais je pense aussi que Léo a bien compris comment je travaillais et qu’il a réussi à me donner un scénario sur mesure.
J’ai aussi trouvé un concept général pour la réalisation, un traitement, un système de mise en page qui fait que tout s’imbrique, la technique graphique, l’histoire et la manière de la présenter. Le fait que l’inondation prenne le pas petit à petit sur les cases elle-même, que la technique soit aussi complètement aqueuse, tout ça me plaisait beaucoup. J’étais comme un poisson dans l’eau.

Sequana est ressorti en intégrale l’année dernière, avec un dossier inédit. Quel est ton sentiment maintenant que la série est terminée ?
Je suis si triste. J’aimais beaucoup cet univers. Mais j’ai tellement de choses à faire. Alors ça va. J’espère que la série vivra un peu encore. L’avenir des séries courtes et qui sont terminées (ou des one-shots) et n’auront plus de réelle actualité est assez radical, ça s’appelle la disparition, ou l’engloutissement. La seule chose, c’est d’aller dédicacer pour que ça continue un peu.

Cliquez pour voir la couverture du roman Rouge Gueule de Bois de Léo Henry A côté de la BD, tu fais aussi des couvertures de romans (dont le dernier de Léo Henry) ou des affiches pour diverses manifestations dans ta région alsacienne. Quelles sont tes autres activités ?
Tu as presque tout dit a priori...
Des couvertures de livres, j’adore, du graphisme et de l’illus mélangés pour l’association Zone 51 à Sélestat qui organise tout un tas de concerts...
J’ai fait dernièrement un spectacle avec des musiciens, où j’ai créé tout un univers qui se retrouve projeté sur un cube avec les musiciens qui font de la création à l’intérieur. Et tout ça inspiré de nouvelles écrites par Léo Henry et Jacques Mucchielli (une chouette expérience).

Tout est sur mon blog ou mon book :
http://perger.ultra-book.com/book
http://pergerbd.blogspot.com

Quels sont tes projets actuels ?
Plutôt motivants à vrai dire...
Je viens de terminer un one-shot de 30 pages pour Marvel Comics, un remake d’un épisode de 1968 de John Buscema, Les origines de The Vision.
Je travaille sur un troisième opus de l’univers fantastique post Bloc de l’Est narré par Léo Henry et Jacques Mucchielli (après Yama Loka Terminus et Bara Yogoï) où je réalise des illustrations.
Et je suis en train de commencer un diptyque pour Soleil dans la collection 1800 qui traitera de Scotland Yard dans un Londres sombre en fin de XIXe siècle.
Que du bonheur...

Stéphane, merci.
Merci Mr Spooky.

Interview réalisée le 31/05/2011, par Spooky, avec la participation de Ro.

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