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Interview de Vink et Cine Interview de Vink et Cine (04/07/2011)
Enfant, Vink dessinait déjà beaucoup, parfois en cachette, pour ne pas décevoir ses parents pour qui faire des dessins n'était pas un métier. Aujourd’hui âgé de 60 ans, et après avoir connu le succès avec des séries comme Le Moine Fou et Les voyages de He Pao, il a accepté de répondre à nos questions, toujours accompagné de son épouse et collaboratrice, Cine.

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Vink et Cine Bonjour Cine, bonjour Vink. Le contact avec votre public demeure-t-il important après trente ans de carrière ?
Bien sûr. Cela nous permet aussi de varier notre routine et de faire connaissance avec beaucoup de gens sympathiques.

Vink, vous êtes arrivé en Europe après avoir vécu toute votre jeunesse dans votre pays d’origine, le Vietnam. Dans quelle mesure la formation reçue alors, et les influences rencontrées à l’époque ont-elles orienté votre style pictural ?
Je pense que la sensibilité et la mémoire de l'enfance sont plus vives, plus fraîches que chez l'adulte pour enregistrer les souvenirs et les sensations de la manière la plus forte, la plus profonde et la plus sincère qui soit. Pour cette raison, le fait d'avoir pu être en contact dans ma jeunesse avec une autre culture (celle de l'Occident) m'a marqué avantageusement. L'attrait de l'Occident ainsi que l'imprégnation vietnamienne immanquablement s'expriment dans toute mon œuvre ainsi que dans ma façon de vivre au quotidien.

Derrière la haie de bambous est votre première œuvre publiée, et la seule qui se déroule dans votre pays d’origine. Quel regard jetez-vous sur cet album 28 ans plus tard ?
Cet album a eu une réédition avec une 2e couverture très mal reproduite. La 1ere édition représente toujours pour moi un objet merveilleux au-delà de mes espérances. J'étais un débutant et ne m'attendais pas du tout à ce que mes premiers pas dans la BD se matérialisent en un album.
Accéder à la BD Pays de Liège, vie d'une église
En 1984 paraitront deux albums dessinés par vos soins : le premier tome du Moine fou mais aussi un album intitulé Pays de Liège, vie d'une église. La religion occupe-t-elle une place importante dans votre vie ?
L'album sur Liège était prévu pour sortir en 1980, célébrant ainsi le millénaire de la Cité Ardente. Commandité par un éditeur local tombé en faillite, il avait initialement pour titre Liège, terre d'éveil. Repris par l'Evêché de Liège, grâce à de laborieuses démarches entreprises par le scénariste Michel Dusart, son titre a été réadapté. Mais, pour répondre à votre question, la religion n'est qu'un sujet de réflexion parmi d’autres pour moi.

Comment êtes-vous arrivé sur le projet Pays de Liège, vie d'une église ?
Une connaissance commune nous a mis en contact, le scénariste et moi. Michel Dusart était bibliothécaire à la Bibliothèque Provinciale de Liège mais sa passion est d'écrire des scenarii de BD. Cet album a été une superbe opportunité pour m'immerger dans l'histoire du Pays de Liège où je me suis fixé depuis plus de 40 ans. Ceci a été aussi vrai pour mon épouse qui vient du Hainaut et qui a participé activement à la réalisation de cette BD historique. Nous nous sentons très Liégeois.

Accéder à la BD Le Moine fou Pour en revenir au Moine fou, pourquoi avoir choisi de conter les aventures d’une Européenne en Asie ? Est-ce parce que cette trajectoire est le reflet inversé de votre propre parcours du Vietnam jusqu’en Belgique ?
Tous les personnages de cette série sont des projections de moi-même, et un tout petit peu celles de Cine qui participe au scenario. Le parcours de He Pao présente des similitudes avec le mien mais ce reflet inverse comme vous dites est un détail qui n'était pas conscient au moment où j'ai conçu l'histoire.

Dès les débuts de la série, votre travail pictural fait sensation. Mais pour atteindre un tel résultat, quelle est la part du dessinateur et celle de la coloriste ?
Je conçois une image de BD d'emblée comme une ambiance colorée où le jeu d'ombre et de lumière est déjà présent et où le décor a autant d'importance que les personnages. Cine me donne un coup de main pour le coloriage, selon mes instructions ; en fait elle est une assistante coloriste. Son rôle déborde cependant du coloriage ; elle participe à toutes les étapes de la réalisation de nos BD, sans elle c'est clair que les séries du Moine Fou et de He Pao ne seraient pas ce qu'elles sont.

Cine, quel est votre rôle dans les réalisations de votre conjoint. Vous limitez-vous à la colorisation ou votre participation est-elle plus importante ?
J'ai participé aux côtés de mon mari à la réalisation de toutes ses BD mais mon nom n'est pas cité dès le début pour une raison fiscale. Pour chaque histoire, Vink me fait part de ses premières idées, on les développe ensemble de vive voix puis sur le papier. Nous recherchons ensuite la documentation dans les bibliothèques, dans nos revues et films vidéo. Je pose pour qu'il prenne des croquis, il arrive que ce soit l'inverse. Le dessin sur la planche est entièrement son travail.

Accéder à la BD Les Voyages de He Pao Quelle est votre marge de liberté dans le choix des couleurs ?
J'ai carte blanche pour peindre tous les motifs de tissus, et pour le choix des couleurs de vêtements de certains personnages. Quand nous trouvons une photo qui correspond à ce que Vink recherche, ce qui est rarissime, je la reproduis sur la planche. En général nous combinons des tas de photos pour une seule image. Et quand aucun document ne nous satisfait, Vink improvise.

Collaborez-vous avec d’autres auteurs que votre conjoint ?
Non, nous n'en avons pas le temps.

Vink, pourriez-vous nous rappeler la raison pour laquelle vous avez scindé les séries Le Moine fou et Les Voyages de He Pao ?
La série du Moine Fou ne pouvait pas continuer à s'appeler ainsi sans qu'on ne voie jamais le Moine Fou lui-même. J'ai donc décidé de profiter du chiffre 10 pour changer le titre de la série.

Accéder à la BD Une luciole dans la ville Une luciole dans la ville est votre seul récit contemporain. Le monde actuel ne vous inspire-t-il pas ?
Mes BD ne vaudraient pas la peine d'être faites si je ne pouvais pas y raconter ce que je vis, dans le monde actuel. Mon vécu quotidien est projeté dans les contes du Vietnam comme dans les histoires de He Pao, car quelle que soit l'époque ou le lieu, la vie des hommes a une part commune.

Cet album n’a pas rencontré un franc succès. Avez-vous une explication à cet échec ?
Non. Et si cela avait été un succès, non plus.

Avec Le Passager, vous changez de style. Comment les lecteurs ont-ils accueilli le côté original et un peu étrange de ce graphisme, et notamment ces personnages réalistes mais dotés d’une tête disproportionnée ?
Je ne comprends pas votre point de vue sur "ces personnages réalistes mais dotés d’une tête disproportionnée", et vous n'êtes pas le seul à me le dire. D'abord ce ne sont pas des personnages réalistes car les proportions de leur corps ne le sont pas : j'ai fait dans la caricature, c'est curieux que certains ne le voient pas. Et pourtant les dessins animés en 3D existent depuis bien longtemps, où on peut voir des lumières et des décors très réalistes avec des personnages à tête disproportionnée, tout ça c'est de la caricature.

Accéder à la BD Le Passager La fin de la série donne une impression de plus grande densité comme s'il avait fallu la terminer plus vite que prévu. Est-ce exact ? Et si oui cela vient-il d'un souci commercial ?
La série n'est pas terminée, c'est l'éditeur qui a demandé son arrêt. Je veux bien la continuer avec vous si vous vous faites éditeur, j'ai encore plein d'idées pour la suite. 

Je crois savoir que vous avez en projet pour la collection Long Courrier un one-shot intitulé « Sur la route de Banlung ». Pourriez-vous nous en dire un mot ?
C'est une histoire que nous avons brodée autour d'une mission de l'ONU vécue par un copain au Cambodge en 1993. La BD sort vers la mi-septembre. Cette fois-ci j'ai encore changé de style : j'ai fait le crayonné en gris sur la planche, il est ensuite scanné par mes soins et retravaillé via ordinateur. Le dessin avec ses différentes nuances de noir, gris et blanc est confié à Hubert qui rajoute des couleurs digitales.

Outre votre carrière d’auteur de bandes dessinées, vous pratiquez tous deux beaucoup la peinture. En quoi ces deux arts sont-ils complémentaires à vos yeux ?
C'est complémentaire comme le sont les frites et les moules ou comme le rouleau de printemps et la sauce nuoc mam de la cuisine vietnamienne.

Comment s’est déroulée votre exposition au salon de l’aquarelle de Namur ? Pensez-vous intensifier vos participations à ce genre d’événement à l’avenir ?
Le salon de Namur a été un plaisir de plus dans un parcours artistique. Mais actuellement je préfère faire de la peinture à l'huile.

Cliquez pour voir la couverture de Sur la route de Banlung A 60 ans, quel regard jetez-vous sur votre carrière ? Et quels projets souhaiteriez-vous encore voir aboutir ?
Quand, à 25 ans, j'ai décidé de ne pas être enseignant ni fonctionnaire, aujourd'hui je me dis que j'avais pris la bonne décision. Quand, à 29 ans, j'ai embrassé le métier d'auteur de BD, je ne pensais pas être encore là à 60 ans. Alors, ça va !

Quant aux projets, j'en ai un grand dont je ne peux rien vous dire, et un autre qui est une BD ayant pour thème la nature. Pour ce dernier, nous avons commencé par suivre un cours d'ornithologie et participé à une journée nature avec le professeur Paul Gailly, naturaliste et cofondateur de l'association de protection de la nature Natagora (http://www.natagora.org/).

Cine, Vink, un grand merci pour le temps que vous venez de nous consacrer. Au nom des lecteurs de BDTheque.com, je vous souhaite à tous deux longue vie, bonheur et… encore beaucoup d’albums !
Merci aussi. Que sera sera.






A voir aussi :
Le blog de Vink et Cine

Interview réalisée le 04/07/2011, par Mac Arthur, avec la participation de Ro et Montane.

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