Bon, c'est clair que si on a en tête que c'est du Turf, cela peut être décevant, mais je trouve que s'il n'y a pas l'imagination de La Nef des fous et que l'univers semble banal en comparaison, l'histoire se laisse lire. Il se passe assez de choses pour que j'ai envie de lire jusqu'à la fin (par exemple, je voulais savoir qui avait enlevé la lettre I du bistrot du coin) et le dessin de Turf est toujours aussi bon.
Bon, ce n'est pas mémorable et le scénario prend un peu de temps dans le tome 1 pour décoller vraiment, mais j'ai lu bien pire.
Je viens de terminer le diptyque "Magasin sexuel". Ca fait du bien, de temps en temps, de lire une histoire "franchouillarde"qui se passe dans la France profonde et qui tente de confronter une citadine du XXI siècle avec le maire d'une bourgade enraciné dans ses certitudes bornées issu directement du XIXème siècle.
Autant le personnage d'Amandine est attachant que celui du Maire est "répugnant". Elle, une ravissante jeune fille : gentille, douce et sans méchanceté aucune. Lui un homme arriéré, franchement stupide et borné.
J'ai apprécié le quiproquos de la relation qui se noue entre le maire et Amandine tout au long des deux tomes (avec les deux point de vue respectifs). Ici le "magasin sexuel" est plus un prétexte et un artifice humoristique et décalé pour mettre en place la confrontation de deux mondes que tout oppose. Je dirais qu'il s'agit ici d'une fable sociologique bien ficelée.
Turf réalise là un diptyque de très bonne qualité avec son trait bien caractéristique que personnellement j'adore, il est aussi un des rares dessinateurs à mettre haut en couleur ses cases. Ce qui est un ravissement pour mes pupilles.
Les fans de Turf vont adorer et pour ceux qui ne connaissent pas je les invite à découvrir l'imaginaire Turf.
Déception. C'est clairement le mot qui me vient à l'esprit lorsque j'ai achevé la lecture du deuxième opus. Mais vraiment déception.
La série débutait pas trop mal, avec un premier tome qui semblait prometteur mais qui m'intriguait, étant donné qu'il ne se passait pas grand chose. Je me demandais comment allait se finir la série. La réponse est ce que j'envisageais : pas bien.
Soyons précis : cette série n'est pas nulle ! Non pas, mais elle n'est franchement pas faramineuse du tout. Très loin de là d'ailleurs.
Tout d'abord, je dois dire que j'ai trouvé le dessin curieusement figé parfois, les gueules sont un peu étranges, et la palette d'expressions me paraissait curieusement pauvre (notamment sur la fille). Mais en dehors de ces petits détails, je le trouvais globalement bon.
Par contre le scénario ... C'est un sentiment un peu étrange. Ce n'est pas qu'il est inexistant, ou trop prévisible. Non, c'est juste qu'il semble ... sans grand intérêt. Un sentiment de "tout ça pour ça ... Bof quoi".
J'avoue franchement que j'ai beaucoup aimé l'humour qui se dégage de l'ensemble ! Les jeux de mots sont savoureux, mais l'histoire en elle même est ... creuse. Une ellipse zappe ce qui aurait été intéressant (l'installation du magasin), des faits sans trop d'importance s'accumulent ... Le final est très brusque, on est un peu largué.
Je me demande si la série n'aurait pas gagné à avoir un tome de plus et un développement un peu plus profond. J'ai eu le sentiment d'effleurer une histoire certes intéressante mais dans laquelle on ne rentre pas.
En clair, j'ai eu l'impression que Turf a eu du mal à rester dans un cadre plus réaliste. On m'avait tant vanté La Nef des fous que je m'attendais à plus de sa part. Il avouait lui même en dédicace qu'il préférait travailler dans un univers personnel et imaginé que dans un univers réaliste. Je ne peux pas encore comparer à ses autres œuvres, mais je dirais que pour l'instant c'est à moitié vrai.
Ma note est donc un reflet de cette déception, mais je vais tout de même me lancer dans La Nef des fous, série qui m'attend impatiemment, et où j'espère trouver l'auteur plus à l'aise qu'ici.
J'aime bien Turf et c'est donc avec un œil biaisé que j'ai commencé à lire cette bd. Le trait est là bien fidèle à ce qu'il a pu déjà faire avec notamment La Nef des fous, même si ici, nous sommes dans un univers actuel et non l'univers fictif de la nef. J'aime ce dessin, légèrement enfantin avec des couleurs pastel qui correspondent bien avec le thème et l'action.
L'histoire est calme et agréable, il ne faut pas s'attendre à de l'action à tout bout de champ, mais bien à la description d'un vie d'un village de campagne avec ses préjugés, ses petites habitudes et ses guerres de voisinage. Amandine vient y bousculer la quiétude et les mœurs habituels. Le second et dernier tome permettra de se faire une meilleure vision de cette bd reposante pour voir si elle bascule en mieux ou en moins bien, en attendant, je mets un 4/5.
Seul bémol tout de même, le titre ne correspond pas du tout au contenu, je trouve. Et c'est quelque chose que je n'aurais pas forcément lu si ça ne venait pas de Turf. Il aurait pu être mieux choisi.
Parce que Turf, j’ai acheté l’opus. Grosse déception.
Le scénario nous raconte la vie d’une jeune fille reprenant le commerce ambulant familial pour le transformer en sex shop. Evidemment sur la place du marché du village de campagne cela peut créer une trame narrative. Mais finalement Turf ne fera que nous faire deux portraits : celui de cette jeune fille similaire à tant d’autres et de ce maire qu’il rend charmant de « détestabilité ». Tout autour, pas grand-chose si ce n’est un barman un peu rural, quelques vieilles peaux, un chien et des sex toys. Narrer une vie ordinaire est compliqué : comment ne pas s’ennuyer d’un quotidien banal lorsque les lecteurs actuels réclament du dynamisme et du détonnant. Le premier tome pose des bases. L’auteur nous avait prévenu lors d’une dédicace du sujet de cette BD à Chambery, et sa narration avait titillé ma curiosité, mais dans cet opus je ne trouve pas la finesse habituelle de ces albums, certes la base se pose correctement, mais le rythme lent m’étonne.
Côté graphisme en revanche, il faut une fois de plus louer le travail de l’auteur, dans cet écrin contemporain le train se fait toujours aussi créatif et précis. La colorisation assez saturée donne une ambiance chaude au récit tout en soignant les environnements. On passe donc une fois de plus un bon moment graphique.
Mais tout de même, je ne peux m’empêcher de trouver limité l’intérêt du scénario à ce stade, il faudra attendre la suite
J'ai bien apprécié cette BD. J'aime beaucoup Turf, et j'y ai retrouvé l'univers de La Nef des fous et de Gribouillis.
Coté scénario, on est dans un univers plus 'réel' que dans la nef mais quand même un brin loufoque, un peu déjanté quoi !
Côé dessin, c'est du Turf, pas grand chose à dire (moi j'adore).
Je trouve que les critiques précédentes sont un peu dures, et même s'il faut attendre le second tome pour se prononcer, ce Magasin Sexuel est de très bonne facture.
Je suis déçu ... Vraiment ... Pourtant on aurait pu faire quelque chose avec cette idée-là... Mais là non ...
Il faut admettre que faire une bd sur une jeune fille qui tient un sex-shop ambulant dans un village dans le fin fond de la France, c'est tenter le diable...
J'ai "Vraiment pas aimé !" que ce soit l'histoire ou le dessin ...
Le scénario, où veut-il aller ? Nulle part sûrement ... Et comme une bd sans fil conducteur c'est ennuyant, ben celle-là l'est... Je ne vois aucun intérêt à la lecture... L'histoire se passe de manière ultra prévisible ('suffit de regarder la pochette et lire le résumé pour tout savoir). Les personnages sont eux aussi complétement dénués de spontanéité.... Tout est monotone et on finit de lire avec l'amère sensation de n'avoir rien lu... On perd son temps (heureusement la bd est rapide à lire).
Mais le pire de tout c'est, à mes yeux, la vulgarité immanente aux personnages et notamment à Amandine...
Du côté du dessin, je trouve que le style ne va pas du tout avec l'histoire, soit ils sont trop caricaturaux soit ils ne le sont pas assez. Ce juste milieu rend les personnages laids et difformes (les jambes de Mr le maire !). Les couleurs en revanche sont agréables mais bon, cela ne peut pas tout faire non plus...
Une lecture que je ne sais pas à qui conseiller ... Il y a, à mon avis, mieux a lire.
Le titre de la BD peut porter à confusion : il ne s'agit en rien d'une BD érotique, mais d'une jeune femme qui arrive sur le marché d'une petite bourgade avec son stand de sex-toys.
Le point de départ de ce scénario est étonnant et j'étais curieux de savoir ce que l'auteur nous préparait à ce sujet !
Et bien, c'est assez décevant... L'histoire avance sans réel intérêt et à la fin, on se rend compte que finalement, il ne s'est pas passé grand chose.
Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages. Amandine m'énerve et le maire n'est à aucun moment crédible, il en devient pathétique.
Le dessin est réussi amplement sur les décors, pittoresques et colorés, le rendu est bien et c'est ce trait qui facilite la lecture et qui la rend au final pas désagréable.
Les personnages par contre ne sont pas à mon goût, visages entre la BD et le manga et les jambes du maire sont trop maigres.
Les couleurs sont bien sympathiques et correspondent bien à la réalité.
La lecture reste fluide mais elle n'apporte rien... Attendons la suite...
Un nouvel album de Turf ! Après sa cultissime série « La Nef des fous », le monsieur nous revient. Grosse attente et petite déception…
L’histoire est d’une platitude assez étonnante au regard de l’imagination dont est capable l’auteur, il ne se passe pratiquement rien, jusqu’à la dernière page on attend que le récit décolle enfin, mais rien à faire on reste cloué au sol.
C’est sympathique, ça se laisse lire, mais l’enthousiasme ne pointe jamais le bout de son nez. Certaines scènes ou dialogues tombent un peu à plat, les personnages sont gentillets mais n’échappent pas à la caricature. La seule curiosité qui m’incitera à me pencher sur le deuxième et dernier tome, sera de connaître l’évolution de l’improbable relation entre le maire et Amandine. Espérons que le deuxième tome sera moins mollasson que le premier…
Côté dessin, la patte de Turf est toujours aussi agréable, c’est beau et c’est de loin le point fort de l’album.
Monsieur le Maire Raymond Orloff est vraiment la seule attraction de ce récit, c’est donc un peu juste pour un récit de 62 pages.
Un scénario très pauvre et qui ne tient absolument pas la route, une héroïne assez nulle dans son comportement et ses motivations, bref cette BD est un véritable bide.
Deux étoiles pour quelques scènes amusantes et un dessin assez agréable.
Pas de quoi casser 3 pattes... à un canard.
Avant de lire "Magasin sexuel", j'avoue (honteusement) que je ne connaissais absolument pas Turf. Je n'avais donc aucune attente, contrairement à ses nombreux fans qui l'attendaient au tournant après La Nef des fous. Les personnes de ce forum qui guettaient la sortie de l'album avec impatience m'ont donné envie de le découvrir... et j'avoue avoir été assez déçue.
Je trouve qu'il ne se passe pas grand chose dans ce premier tome. A part quelques sourires face à la naïveté du maire, cette BD ne m'a pas fait beaucoup d'effet.
Mais ce qui m'a vraiment déçue c'est le dessin (malgré une colorisation qui me plaît assez) et surtout le dessin des personnages. Visages figés, même expression quelles que soient les émotions qu'ils sont sensés exprimer... ils ont parfois l'air d'avoir carrément été recopiés !
Je ne conseillerai donc pas l'achat pour l'instant... mais qui sait, ça changera peut-être avec le second volume si l'histoire s'étoffe un peu.
Heureusement que cette première approche de Turf ne m'a pas empêchée de me lancer dans la lecture de la Nef !
En effet, je me suis ennuyé durant cette lecture et je me demande dans quelle mesure Turf – le scénariste n’a pas fourni à Turf – le dessinateur une histoire qui ne lui convient pas.
Je n’ai rien contre le fait que l’histoire soit contemporaine. Cela nous change de La Nef des fous. Et si le point de départ m’a grandement fait penser à un film comme « le Chocolat » (un petit village de campagne, une jeune femme qui débarque avec un commerce « scandaleux », un maire obtus que sa femme vient de quitter, un patron de café antipathique,…), l’évolution de l’histoire s’en éloigne pour adopter un ton plus personnel.
Seulement voilà : il ne se passe rien.
Tout d’abord, l’intrigue se résume à peu de chose près à une confrontation entre le maire et la jolie vendeuse. Je ne retrouve donc pas cette structure ultra-riche avec personnages à foison et intrigues multiples à laquelle Turf m’avait habitué. Dans le cas présent, l’univers est vraiment très pauvre. De plus, la confrontation entre les deux personnages principaux est très plate et convenue (du moins jusqu’à présent). Et la cause principale de cette situation provient, à mes yeux, du dessin. Et plus précisément de celui des visages de ces deux personnages. Qu’ils soient surpris, fâchés, contents, hilares, tristes ou ennuyés, ils tirent toujours la même tête. C’est tout sauf vivant ! Et c'est tellement répétitif que cela doit être volontaire mais je ne comprends pas l’objectif de l’auteur. Veut-il nous faire percevoir la difficulté à communiquer de ces deux personnages, leur enfermement sur eux-mêmes, leur difficulté à exprimer leurs émotions ? Objectivement, je n’en sais rien. Ou alors, n’arrive-t-il tout simplement pas à rendre ses visages expressifs (ce que j’ai du mal à croire).
La gestuelle des personnages est bien souvent à l’image de leur faciès : inexpressive. Les bras sont ballants, le trait est mou. La productivité de l’artiste devrait s’en ressentir d’une manière positive (entendez par là une attente réduite entre chaque tome) mais ce style perd par la même occasion une bonne part de ce qui me charmait. C'est joli, oui, mais sans émotion...
Ajoutez à cela que l’humour développé est des plus convenus, que les dialogues sonnent régulièrement « artificiels » et vous comprendrez que ce premier tome me laisse des plus dubitatifs.
Je me connais : je lirai le tome 2 car je ne peux croire que Turf a perdu de son génie. Mais franchement, ce premier tome, c’est « bof, bof » pour moi. Je n’ai ni ri, ni souri, ni été ému, ni été troublé et, finalement, c’est l’intrigue secondaire développée qui m’a le plus plu.
Alors ma note exacte serait plutôt 3.5/5 (mais je suis d'humeur généreuse).
Quoique la note changera sûrement quand le tome 2 sera sorti. L'histoire de cette petite ville de campagne m'a séduit, mais c'est qu'une présentation de l'histoire, j'attends vraiment de voir comment Turf va la faire évoluer.
Niveau dessin, c'est du très bon, c'est du Turf ! J'appréciais déjà son style dans la Nef des fous, donc pas déçu dans Magasin Sexuel. De plus s'attaquer a un histoire contemporaine, c'est pas forcement simple, il faut imposer son style tout en gardant un certain réalisme, et ici c'est nickel !
Je suis fan de La Nef des fous et j'aime beaucoup le trait et les couleurs de Turf... mais, au début, ce nouveau concept de bd ne m'avait pas emballé !
J'avais lu quelques avis, suivi un peu l'avancement du boulot... et, mouais, sans plus.
Mais, en toute confiance compte tenu du passé de l'auteur, j'ai acquis le tome 1 et après une lecture reposée et attentive, je dis : attention ! chef d'oeuvre !!
J'ai aimé le trait (de nouveau), les couleurs sont superbes et l'histoire est d'une justesse étonnante ! Cette petite bourgade vous passionnera car elle regorge d'aventures et de personnages surprenants.
L'humour est bien dosé et les situations parfois burlesques bien amenées.
"Magasin Sexuel" est à la BD ce que "La Soupe au Choux" est au cinéma : une belle aventure poétique qui peut vous attendrir.
Je trouve que cette bd est une petite merveille du 9ème art et que Turf s'est vraiment surpassé pour offrir autant de belles choses sur ces quelques pages...
...vivement la suite !
Tout d’abord le titre ne me plait pas, il a plus tendance à me faire fuir qu’à faire naître en moi un quelconque intérêt, si ce n’est le nom de l’auteur, qui lui, vaut toujours le détour.
Dans cette nouvelle série on retrouve les caractéristiques principales de Turf, avec son ingrédient premier, le dessin, qui est de qualité égale à ses autres productions, son style d’ailleurs s’adapte parfaitement à cette histoire qui se déroule à notre époque.
Le récit en lui-même n’a rien de particulier et surtout je l’ai trouvé trop long, l’auteur passe trop de temps à nous présenter l'histoire du maire et d'Amandine. Concernant le maire ça ne m’a pas réellement gênée, car ce type est tellement con que ça le rend irrémédiablement intéressant ; par contre Amandine est nettement plus classique, une jeune fille comme tant d’autres sans vraiment de relief, je me suis un peu ennuyée en sa compagnie.
Une autre petite chose m’a embêtée dans le scénario, au début j’avais l’impression que par moments le maire ne sait pas trop ce que propose le magasin d’Amandine et à d’autres il a l’air d’en savoir plus sur son activité.
Ce premier tome stagne trop et l’intrigue ne démarre pas assez à mon goût.