C'est léger, assez idiot même, mais décidément très plaisant à lire, surtout le tome 2 où je ne me suis pas ennuyé une seconde (enfin si, au début, mais c'était vite oublié)
Une BD purement ludique, pour ne pas se prendre la "tête", avec un graphisme d'Alliel bien plaisant.
Parmi la flopée de sorties Soleil de mai 2011, Spynest a eu la priorité dans mes lecture grâce au nom de son coloriste, Simon Champelovier, dont j’avais pu apprécier grandement les talents sur le premier tome de la série « Zombies (Soleil) ». Ici encore il fait du très bon boulot, ce qui permet à la série de sortir de la masse des BD de l’éditeur qui brillent par leur colorisation photoshop artificielle et beaucoup trop impersonnelle à mon goût. (Certains coloristes mériteraient d’être cités dans les fiches BD du site… au même titre que le dessinateur… mais c’est un autre débat).
Cette histoire d’espions de tous bords, dont un illustre agent de sa majesté à qui l’on devra les aventures de James Bond quelques années plus tard, qui viennent tenter de piquer un prototype de l’armée allemande, et faire connaissance avec les balbutiements de l’arme nucléaire, est très enlevée. Son rythme et le dynamisme de ses scènes de poursuite sur la fin du tome 1 sont à mes yeux son gros point fort et ce qui a sauvé l’ensemble d’une note nettement plus mitigée.
Le récit fait honneur à Ian Flemming et s’inspire grandement des aventures de son héros planétaire James Bond, entre le flegme britannique et les cascades improbables mais toujours millimétrées. Un peu d’humour par ci par là, une héroïne-espionne au caractère bien trempé et à la plastique parfaite.
Je suis curieuse de voir ce que donnera la suite. Franchement pas mal, très cinématographique et au moins à suivre.