Le Hir arrive à faire naître de l'émotion avec une histoire d'une simplicité absolue. On ne pourra pas dire que l'originalité sera présente. L'album sera d'ailleurs très vite lu en raison de nombreuses scènes contemplatives. Il s'agit bien d'une bd muette hormis la narration.
Cependant, j'ai beaucoup apprécié cette fable du clown reclus qui découvre la joie de vivre grâce à l'émergence d'une petite fille dans sa vie. Les choses vont singulièrement se compliquer à l'âge adulte. Les clowns m'ont toujours fait peur car derrière le visage d'un farceur peut se cacher d'autres réalités plus sombres pour peu qu'elles naissent du malheur et du désespoir.
C'est le premier album d'un auteur plein de promesse et d'espoir. Le 4 étoiles est décerné à titre d'encouragement car c'est mérité. Il faudra juste un peu plus complexifier les choses à l'avenir sous peine de ne pas assez contenter le lecteur.
J'ai apprécié la lecture, certes rapide, de ce one shot sympathique.
Il est vrai que l'originalité n'est pas ce qui caractérise le plus ce récit sombre, mais la simplicité du scénario est au contraire un atout pour ce genre de bd sans paroles, si ce n'est la présence d'une voix off. En tous cas je suis d'accord avec les autres posteurs, celle-ci n'était pas obligatoire, mais bon on s'en accommode quand même.
Pour en revenir au scénario classique je l'ai trouvé plaisant, mais il faut dire que j'ai toujours aimé les histoires de vengeance, mais je n'en dirai pas plus car autrement les futurs lecteurs ne voudront pas investir dans cette bd.
En ce qui concerne le dessin j'avoue qu'il est très beau même si je ne suis pas un fan de ce style.
Pour finir je dirai donc que l'on peut recommander la lecture de ce one shot même si celle-ci n'est pas indispensable.
Mes critiques seront identiques à celles de Miranda : le scénario est des plus convenus et la narration y aurait sans doute gagné à rester muette ou à verser dans un style plus poétique. Ici, c’est souvent inutile et sans originalité et ce style fait perdre à l’univers son charme poétique.
Le dessin, lui, est très plaisant mais il ne parvient pas à me faire oublier un scénario aussi convenu. J’ai toutefois fort apprécié les planches les plus lumineuses et je me replongerais avec plaisir dans un album dessiné par Louis Le Hir.
Mais bon, ici, je ne peux rien dire d'autre que bof...
Après avoir lu le fabuleux Une Nuit Chez Kipling du même auteur avec sa richesse visuelle et scénaristique, ce « Clown » se révèle être son contraire absolu, d’une légèreté accablante côté scénario et d’un visuel, joli certes, mais un peu trop dépouillé. Je suis d’accord avec Alix pour dire que la voix-off ne sert pas à grand-chose et que l’album aurait gagné à être muet, d’autant qu’elle n’est faite que de phrases courtes sans intérêt, basiques et sans poésie.
L’histoire en elle-même ne fait pas mieux, elle se « lit » vite et ne recèle pas vraiment de suspense, tout au moins jusqu’au viol qui m’a bien saoulée. En arrivant à cette partie de l’histoire je me suis dit, « nous y voilà », un peu de larmoyant et de niaiserie pour débuter le récit avec le gentil clown qui adopte la petite orpheline, tout ça pour débarquer dans un bourbier écœurant, un viol suivi d’une vengeance ultra violente qui fait dans la surenchère en tranchant net avec le reste du récit. Ça m’a déçue, car à force de répéter les mêmes histoires sans leur donner un souffle nouveau on finit pas s’en désintéresser.
Les personnages ne m’ont pas touchée, j’ai trouvé Zoé molle et insipide, c’est juste la gentille fille à son papa ; quant au clown, il est comme on espérait qu’il soit, stéréotypé et prévisible.
Je passe.
PS : arf, le père a écrit cette histoire pour son fiston... parfois il ne faut pas mélanger travail et famille.
Cet album ne déborde certes pas d'originalité, mais aborde des thèmes très humains avec beaucoup de talent. L'histoire débute sur des tons de fable champêtre (pèche à la ligne, nuit à la belle étoile et autres joyeuseries) mais s'assombrit rapidement avant de virer au drame. La narration se fait discrète (pas de dialogues, quelques « voix off »), ce qui donne de la force au récit. Je me demande d'ailleurs si on n'aurait pas pu complètement se passer des voix off, elles n'apportent finalement pas grand chose, et un album complètement muet aurait pu être intéressant.
Le dessin est magnifique, maîtrisé et élégant, et les couleurs sont un vrai délice. Je vous laisse admirer les planches dans la galerie... et bon sang quelle couverture ! Sur le coup Jean-Louis Le Hir laisse les pinceaux à son fils Louis, qui signe là son premier album... une réussite !
Cette histoire a réussi à me toucher et m'émouvoir malgré un temps de lecture assez court (absence de dialogues oblige), ce qui est quand même fort. Une chouette découverte, et un duo d'auteurs père/fils à suivre...