Le thème de l'enlèvement et d'une demande d'une rançon est bien du genre policier, cependant je classerais plus cette bd dans le genre humoristique. En effet, certaines scènes sont vaudevillesques et valent le détour.
Si l'histoire est un peu longuette à se mettre en place les scènes s'enchainent ensuite merveilleusement bien et la séquence finale est un véritable régal.
Les dessins de Lepage sont tout en nuance de gris. Parfaitement adaptés pour une œuvre policière ils contribuent à surprendre le lecteur. Celui-ci pensait parcourir une histoire policière sombre et découvre qu'il s'agit d'un vaudeville.
Rien à jeter dans cet album où intrigue policière et humour font bon ménage.
Déjà le découpage en gros chapitres qui offrent à chaque fois un point de vue différent est un classique toujours agréable à suivre. En plus, ici, ce découpage ne freine pas l’action. Il y a recoupements mais pas redondance. Du très bon travail !
Ensuite, le panel de personnages est des plus jouissifs. Chaque personnage dispose d’atouts de charme, aucun ne fait double emploi. Difficile de n’en sortir qu’un mais la mère bourgeoise et la femme de ménage font certainement partie de mes personnages préférés, au même titre que le livreur de pizzas d’ailleurs.
Et puis, il y a le trait de Lepage. Ce noir et blanc caricatural dans un univers réaliste est très réussi. Ce trait rend autant hommage au polar qu’il donne à cet album une couleur personnelle. Le réaliste ne devient jamais austère, le caricatural ne devient jamais grotesque. C’est clair, précis et expressif.
Enfin, pour rester sur une bonne impression, il faut un bon final. Et la dernière page est excellente, bien amenée et graphiquement réussie.
Une très, mais alors vraiment très bonne lecture ! Un petit manque d’originalité m’empêche de monter jusqu’au culte mais ce n’est pas passé loin.
Une excellente découverte suite à un emprunt "à l'aveugle" à la bibliothèque.
J'ai vraiment aimé ce one shot pour son dessin magnifique en nuances de gris, pour son scénario superbement découpé et maîtrisé de bout en bout, pour l'ambiance, les personnages différents et pourtant si complémentaires, etc....
En lisant cette BD je voyais presqu'un film tant c'est bien ficelé. Une adaptation serait assez facile mais je pense qu'il faudrait éviter la couleur pour conserver le charme de ce thriller où la manipulation et la psychologie des personnages sont des atouts premiers.
Je m'étonne de ne pas avoir entendu parler de cette BD auparavant !!!
Autre atout non négligeable : 128 pages, ça permet de bien développer l'intrigue et de mettre en place les personnages comme il se faut.
Je conseille vivement la lecture.
Il y a des fois où, après avoir vu pleins d'avis positifs, on a envie de lire une bande dessinée et on pense que notre avis va rejoindre ceux des autres. Malheureusement, à la lecture, on se rend compte que ce n'est pas fameux et on se dit 'Pourquoi tout le monde aime sauf moi ?'.
C'est ce qui est arrivé avec moi avec 'Alex Clément est mort'. Je m'attendais à un bon thriller et je fus très déçu quand je l'ai lu. Pour commencer, j'ai trouvé que l'histoire démarrait lentement. L'idée du coup de téléphone était bonne, mais les personnages passent 20 pages à avoir peur et à se crier dessus. J'ai été bien content de voir arriver la deuxième partie, mais mes espérances ont disparu quand j'ai vu la famille qui passe le plus clair de son temps à s'engueuler.
Bref, je n'ai pas aimé ce one-shot. Je m'attendais à mieux que ça.
J'ai été emballé par la lecture de cet album. Choisit uniquement parce que le dessin de Lepage me faisait énormément penser au style que j'adore de Rabaté dans Ibicus, cet album est aussi une véritable réussite scénaristique.
Alex Clément est mort ! Et le hasard va se faire rencontrer 3 personnages (un étudiant en droit, un livreur de pizza et une femme de ménage) dans le cabinet de ce célèbre avocat marseillais désormais dans l'autre monde. Et quand ceux-ci vont découvrir une valise, appartenant au défunt, contenant 2 millions d'euros, les choses vont vite se compliquer...
Le récit se décompose en trois chapitres qui se recoupent par moment (j'adore ce procédé, mis en oeuvre notamment dans mon film préféré Pulp Fiction [Euh... oui Raydan ? Ah, ok!... Le BVA me signale que je m'écarte un peu trop du sujet]). Alors je me recentre.
Super dessin, très bon scénario (que l'on n'imagine sans peine, adapté au théâtre, dans un registre finalement assez léger et pas dans un style de polar noir). Cet album possède d'indéniables qualités. A découvrir de toute urgence.
L'idée de départ était plutôt bonne et le champ de perspective intéressant concernant ce petit polar aux accents marseillais. Bonne trouvaille que cette même scène au téléphone au regard d'un second point de vue.
Cependant, la dernière partie de ce récit est grand guignolesque. Cela enlève pas mal à la crédibilité de cette histoire. Soit je suis dans un polar sérieux où l'on essaye d'attraper le ou les coupables d'un vol d'argent, soit je suis dans une pièce de théâtre comique genre huit clos familial.
Par ailleurs, je n'ai pas trop aimé le trait graphique qui manque singulièrement de profondeur.
Ce n'est pourtant pas mauvais dans le fond mais pas inoubliable également ...
Je me suis intéressé à cette BD car je suis fan du dessin de Lepage. Mais là, son travail est différent de ce qu'il fait d'habitude.
Son dessin est ici moins "réaliste" que ce qu'il a pu faire dans d'autres albums. Mais le résultat, tout en nuances de gris est très bon et tout en finesse. Il a également utilisé des jeux et des effets sur les angles de vues. Seul petit regret, le découpage des planches qui est trop classique.
Dans la veine du film Petits meurtres entre amis, le scénario est très bien ficelé. Tout se passe en huis-clos, soit dans l'appartement d'Alex Clément soit dans l'appartement de la famille de bourgeois, ce qui donne une atmosphère très réussie. Tout est à base de quiproquos et d'incompréhensions. La personnalité de chaque acteur a été très travaillée et le résultat s'en ressent.
Attention, vaudeville ! J'ai été complètement surpris pas l'histoire. Je m'attendais à un policier un peu tordu, et en fait, il s'agit d'une histoire qui pourrait aisément se passer "au théâtre ce soir". Portes qui claquent, quiproquos, retournements de postures, toute la panoplie y est ! Et c'est un véritable plaisir, car l'ensemble est réjouissant, entre la femme de ménage à l'accent provençal bon teint, le fils de millionnaire qui essaie de s'émanciper, les flics paresseux, la famille de bourgeois zinzins... Vraiment, il y a de quoi s'esclaffer par moments.
Il faut dire que Delphine Rieu a bien monté son coup, aidé par un Emmanuel Lepage plus sobre (noir et blanc) qu'à l'accoutumée... Son dessin rappelle ici un peu celui de Rabaté, et c'est vraiment bon.
Une sorte d'ovni cette bd en huis clos, un peu burlesque. C'est drôle et en même temps l'histoire est bien menée et bien construite, il y a une sorte de suspens. Les différents points de vue apportent beaucoup à la bd, on pénètre dans différents univers où évoluent des personnages tous intéressants et originaux, avec leurs petits travers et leur petite folie. C'est délirant mais gentil. Le côté polar est bien fait et on s'amuse à découvrir les petites magouilles des deux côtés.
Je ne sais pas comment il dessine mais c'est vraiment sympa, j'ai tout de suite accroché. C'est original et c'est adapté au ton de l'histoire. Le trait est fin et délicat, les personnages ont une certaine dimension.
Un très bon one shot que je vous conseille vivement, bon dessin bon scénario, rien à jeter.
Un bon gros coup de coeur pour cet album, en particulier pour le dessin.
Ce dessin m'avait bien accroché lorsque j'ai feuilleté l'album. Je ne reussis pas à savoir quelle est la technique utilisée par l'auteur (je n'y connais pas grand chose) mais j'aime beaucoup le rendu final. C'est très clair, très précis, et les jeux d'ombres sont bien maitrisés. Une belle réussite.
J'ai vite été intrigué par cette histoire. Un peu sur le principe de "Berçeuse assassine", c'est à dire la même histoire sous 3 angles différents, on lit ces 3 chapitres avec intérêt et parfois étonnement lorsqu'on commence à comprendre les tenants et les aboutissements.
L'ambiance n'est pas vraiment pesante comme on pourrait l'attendre d'un thriller, pourtant, tout tourne au huis-clos Sartresque assez rapidement d'une manière assez discrète, presque insidueuse.
Un très bon moment de lecture.
Le dessin de Lepage est étonnant. C'est assez rare qu'un dessinateur décide tout à coup de changer de technique et de style. Surtout, lorsque dans son ancien style il atteignait la perfection (Névé, La terre sans mal). C'est ce qui arrive dans ce one-shot policier réalisé au lavis dans des nuances de gris très fines et très habilement utilisées. Le dessin n'est plus "réaliste", Lepage utilise des déformations optiques et des effets expressionnistes nouveaux pour lui.
Le scénario est un polar habilement construit. On passe d'un personnage à l'autre, à la manière de "Pulp fiction", faisant sans cesse des flash-backs et des flash-fowards. La construction est amusante et solidement charpentée et contient une bonne dose d'humour et d'ironie. Un exercice de style qui a de l'allure.
Le scénario de cette bd est vraiment excellent, on se laisse embarquer dans cette histoire qui part un peu dans tous les sens, et qui réserve pas mal de surprises.
Le dessin est vraiment bien travaillé c'est un joli noir et blanc comme on en voit peu.
J'ai été, je dois le dire envoûté par cette bd du début à la fin, c'est une sorte de farce policière.