Mon dieu que j'ai du mal à suivre une histoire inintéressante au possible !
Mon dieu mais qu'ai-je donc fait de toutes ces bds ?
Mon dieu ! mais j'ai tout oublié !
Un pater et deux je vous salue marie mon fils et vous pouvez passer à autre chose !
Voilà à peu près tout le bien que je pense de cette "curiosité".
Je pensais comme pas mal de lecteurs ici que ce récit aurait conservé du charme kitsch auquel on l’associe mais en dépit de quelques dessins dignes de figurer dans un artbook, les dessins ne s’animent pas de la façon la plus logique pour former ce que j’appellerais communément une histoire. Ca ressemble à du préfabriqué sans susciter beaucoup d’intérêt.
Il y a deux formes de nostalgie, celle qui vieillit bien et traverse les années avec brio et celle qui reste datée malgré ses origines et celle-ci, constituée de quelques ambiances organiques et dont l’intérêt s’émousse aussi rapidement qu’une matière friable une fois en mains.
A priori ce style aurait dû me toucher mais je n’ai réellement pas réussi à accrocher au-delà du 6ème tome. Il n’y a pas d’humour et le tout est si glacial qu’on pourrait faire passer les Sang Royal de Jodorowsky comme une aimable plaisanterie.
Ici tout est sérieux et manque cruellement de fantaisie, un comble pour une œuvre qui s’en veut le porte-étendard non ?
Quand j'ai commencé à découvrir cette série, j'ai été un peu surpris par le dessin avec ses tons pastels. On dirait presque de la peinture mais c'est tellement réaliste qu'on a l'impression d'admirer une photo. On arrive très vite à se faire à ce graphisme particulier et même à l'apprécier. Les dragons volants sont saisissants de beauté. Que dire également des paysages grandioses!
Le mercenaire est un soldat de fortune qui va prêter ses services à un monastère situé dans la chaîne de l'Himalaya aux alentours de l'an 1000.
Cette série mélange les genres très habilement entre l'heroic fantasy et la science-fiction.
Le 8ème tome à savoir l'an 1000 va marquer un tournant assez intéressant qui relance l'intérêt pour la série. Il est question de dimension parallèle et de passage entre deux mondes.
On prendra plaisir à découvrir cet univers original qui nous offre des planches magnifiques d'une grande richesse iconographique. L'auteur nous emmène dans son processus créatif et nul doute qu'après lecture, on aura un oeil nouveau pour apprécier son oeuvre entre science et paranormal.
Voici une BD que beaucoup, dont moi, en ouvrant les quelques pages pourraient trouver assez vieille de par sa présentation. Et pourtant, il n'en est rien et le dernier tome est sorti en 2004...
"Le Mercenaire" est un mélange original de fantasy et de science fiction. Ici, la magie est remplacée par des armes ultrasoniques et des vaisseaux spatiaux.
Les 13 tomes actuels ont des scénarios de qualité et d'intérêts fort divers, allant jusqu'à friser à mon sens le franchement mauvais sur certains tomes.
Les premiers tomes pêchent plus par la narration assez lourde et figée de Segrelles. Son découpage est souvent mauvais et plombe le scénario déjà léger.
Pourtant au fil des albums, on s'aperçoit que Segrelles progresse et les derniers tomes n'ont plus vraiment de raison d'être critiqués.
Son univers est large, fouillé, intriguant, intéressant. L'imagination de Segrelles semble sans limite, même si parfois (dans les albums qui m'ont d'ailleurs le moins plu) cela retombe dans un commun affligeant.
Nous retrouvons tous les aspects de la bonne fantasy, mélange de Conan, de Tolkien, de Jules Verne, Thorgal et Flash Gordon...
On y croise des soldats beaux et musclés, des jeunes femmes légèrement vêtues, des dragons volants, des pégases, des satyres, des tritons, des soucoupes volantes et même des tapis volants...
Le mélange se fait toujours doucement et habilement.
Tout cela est porté de manière magistrale, exceptionnelle, par un dessin à l'huile d'une précision, d'une beauté et d'un réalisme incroyable. L'imagination fertile de Segrelles nous offre des paysages et des décors à couper le souffle.
D'ailleurs, Segrelles aurait tendance à en abuser dans les premiers tomes, jouant de cases prenant parfois une page entière, souvent les deux tiers afin de livrer des panoramas magiques mais laissant forcément moins de place au développement de l'histoire...
Finalement, ce qui n'apparaissait au début que comme une série sympathique de fantasy dans un univers large mais peu développé deviendra progressivement un univers d'une dimension no-limit et parfaitement exploité. En revanche ce qui est dommage c'est que dans les tomes intermédiaires, j'ai eu le sentiment que Segrelles cherchait une nouvelle inspiration afin de relancer sa série et cela, pour moi, se sent trop.
Une série avec des hauts et beaucoup de bas, mais qui reste néanmoins à découvrir ne serait-ce que par l'exceptionnelle qualité des graphismes.
Nous avons le 13ème tome... Paru en 2004, jamais il n'y avait eu autant d'attente entre deux tomes. Espérons que ce chiffre au fort pouvoir symbolique n'aura pas de conséquence sur cette série incomparable !
Ce "mercenaire" est l'oeuvre de Segrelles, un peintre et illustrateur espagnol reconnu.
Le "mercenaire" ?... c'est un univers fantastique où un guerrier se déplace dans des cités fabuleuses sur le dos d'un dragon volant. Mais il porte bien son nom, ce guerrier, car il travaille pour le plus offrant.
Curieux, au départ, car j'ai cru avoir affaire à une sorte de "sous Arzach" de Moebius.
Bien que le postulat de départ y ressemble fort, j'ai surtout été attiré par le graphisme. Et là, je dois reconnaître que c'est costaud !... Segrelles travaille de main de maître une technique à l'huile qui offre ainsi de splendides planches qui attirent vraiment l'oeil. C'est tout "simplement" beau.
C'est vrai aussi que le graphisme supplante les divers scénarios et leurs développements, mais cette beauté réelle des "images" fait que je n'ai pas trop pris garde au textuel.
Grand "dessinateur", Segrelles ?... Oh que oui !... Grand scénariste ?... Plutôt un bon conteur.
Mais l'ensemble forme une véritable oeuvre de grand attrait, à classer dans les toutes bonnes BDs de ce style. Ce que j'ai fait !...
Conan le barbare dans un monde que je n'aurais pas imaginé.
Celui qui n'a pas lu Howard et les moult aventures guerrières et érotiques de ce géant Cimmérien, ne peut pas apprécier le simplisme des scénarios. Voilà, rien de vraiment fulgurant au premier abord, mais le dessin... Ha le dessin de Segrelles... que dire... rien, il faut le voir. Il se dévore case après case, chaque détail a son importance. Je connais peu d'auteurs avec un tel souci de la perfection.
Rien que pour en avoir plein les yeux et pour se détendre.
Oui, je sais, "Le mercenaire", c'est de la fantasy tout ce qu'il y a de plus basique, oui, je sais, le dessin de Segrelles est kistchissime à souhait. Oui, je sais, le héros ne bénéficie pas d'une psychologie extrêmement développée et les héroïnes existent surtout grâce à leurs étonnantes capacités pulmonaires... Mais Le Mercenaire, moi, j'aime bien...
Peut-être parce que bien que très kitsch, le dessin est admirablement exécuté... peut-être parce que derrière des apparences simplistes, les scénario de Segrelles sont loin d'être idiots, ils permettent souvent une lecture symbolique plus élaborée... Peut-être parce que le monde décrit et présenté semble à la fois simple et sans limite et que pour une fois, un auteur d'heroïc fantasy ne se la joue pas à la Tolkien en nous assommant sous de multiples détails aussi inutiles que pompeux... Le mercenaire n'est pas une bd verbeuse, tout est dans l'image...
Une série qui mérite beaucoup de respect. Le savoir-faire de l'auteur est très grand, et qui plus est n'est pas de la bd illustrative, la narration y est séquencée, et joue avec les codes de la bd.
Certes, la série évolue vers le kitsch, mais en contrepartie on a droit a des ambiances sublimes dans des tons monochromes, des décors impressionnants souvent, et surtout la matière de la peinture est à mi-chemin entre le brut et l'académisme.
L'histoire se laisse lire avec plaisir, sans rien révolutionner, mais avec un ton personnel. On a droit aux clichés habituels de la fantasy (femmes à demi-nues, méchant de service), mais c'est bien assumé, et retranscrit avec sobriété et élégance.
En somme un modèle du genre, unique dans son utilisation de la peinture en bd, pas encore égalé, loin devant les niaiseries soleilesque.
La maîtrise technique est incontestable, et au service d'un univers réfléchi, cohérent (au contraire de l'excellent Civiello, qui se contente de faire des illustrations et de copier-coller ce qui a déjà été fait)
Note: les derniers épisodes, traités par informatiques, sont un ton en dessous à mon avis.
Oh là là ! Que c'est vieux !!
L'histoire est figée par le dessin. On dirait le chemin de croix du christ dépeint par les tableaux dans les églises. Il faut mettre ces BD dans un musée pour montrer aux générations futures ce qui se faisait avant et ce qui ne faut plus faire.
Cette BD repose exclusivement sur la force de son graphisme. Les planches de Segrelles sont des peintures extraordinaires de beauté où les couleurs et jeux de lumière parviennent à créer des paysages et des ambiances assez extraordinaires.
Le revers de la médaille, c'est un manque de fluidité dans les cases. Forcément quand on se déchire comme ça sur chaque dessin, on doit plutôt aller à l'essentiel au risque de sauter quelques séquences qui donneraient un peu plus de rythme. Tout cela est très beau mais également très figé et assez peu vivant.
Les histoires sont de la fantasy assez proche de la production de l'âge d'or (cf. Howard, par exemple) donc souvent simples et agrémentées de jolies filles en petite tenue. On notera quand même que l'univers dans lequel évolue le Mercenaire est assez original et bien structuré.
Personnellement, j'ai été très impressionné par la virtuosité du dessinateur (ou faut-il dire peintre?) ce qui me fait pardonner les lacunes de l'intrigue mais je conçois très bien que cela soit bloquant pour d'autres.
Les dessins sont bien jolis, il est vrai et les gentes dames en tenue dénudée sont vraiment bien belles... Mais c'est tout.
L'histoire n'au aucun intérêt et je trouve que le style de dessin ne correspond pas du tout aux aventures du héros...Je trouve qu'il s'en dégage quelque chose de très ennuyeux, qui ne correspond pas du tout au terme aventures... Ceci étant le série est vraiment très inégale et par moment, y a des passages qui valent le coût...
Pfou!
J'ai tout bonnement horreur de ce type de trucs. Le beau héros musclé mais pas trop, qui rencontre une nana à poil toutes les 10 pages et qui vit des aventures où le soporifique le dispute au répétitif, me gonfle mortellement.
Graphiquement, c'est sûr, c'est tres beau mais ça l'est tellement que ça finit par pécher par là aussi, ça donne au dessin une certaine froideur qui achève de me dégoûter de cette B.D.
A réserver aux amateurs du genre (s'il y en a).
Voilà une série BD toute particulière, notamment à cause ou grâce à son graphisme. Les dessins-peintures sont tellement réalistes qu'on croirait voir des photographies parfois. C'est parfois déroutant, mais devant le grandiose de certains paysages, on ne peut être qu'épaté, si ce n'est charmé.
Quant aux scénarios, au départ, c'est de l'Heroïc-Fantasy pure et dure, le style Conan le Barbare ou ADD. Puis de plus en plus de SF s'y mêle, pour former des histoires dans un style assez années 80 à mon goût.
J'aime bien, ça se lit bien, mais je suis assez réfractaire au réalisme du dessin en fait, ainsi qu'à la naïveté et la simplicité de la plupart des scénarios.
Une grosse deception.
Voila une BD dont je n'avais lu que des critiques élogieuses, et qui m'a décu.
Certes le dessin est à la fois trés original et trés beau, mais pour ce qui est du scénario...
De voir un personnage déambuler dans un univers vaste mais pauvre passe encore, mais que ce personnage ne fasse pour toute rencontre qu'une femme nue de tant à autre, c'est vraiment de l'abus.
Ce n'est pas que la scène me déplaise, mais j'attendais autre chose de cette série que du manara.
à oublier
Un univers visuel assez surprenant mais pas désagréable du tout au contaire !!! La qualité de l'illustration est pour beaucoup dans le succès de la bd mais c'est vraiment mérité ! Ce monde imaginaire a bercé mon enfance avec ces tons pastels, ces monstres immondes et ses beaux héros...Je reste marquée par les Dragons des chevaliers...
Les histoires séparées qui n'obligent pas à acheter tous les tomes (perso je n'ai que le 2 c'est mon préféré ) sont dans l'ensemble très sympathiques bien que simples et pas vraiment nuancées. Les derniers tomes s'améliorent de ce point de vue là, mais c'est sur que si on n'accroche pas aux illustrations, le scénario en lui même n'est pas vraiment transcendant... Honnètes, mais pas toujours très recherchés. Pour ma part, j'aime assez l'univers imaginé, les images de paysages et de décors sont particulièrement sublimes. A chacun de se faire une opinion, je pense...
Ps: si quelqu'un pouvait me procurer un dragon blanc de combat...j'en rêve depuis si longtemps !!!
Le Mercenaire est une série un peu à part dans le paysage bédéphilique.
Voilà un héros d'heroic-fantasy qui n'a pas de nom, dont on ne sait quasiment rien, qui n'a pas d'autre but que de survivre (souvent au dépens des autres), et de se faire des nanas roulées comme des déesses. Le dessin est très réussi, baignant dans une sorte de brouillard perpétuel.
Un OVNI.
On est saisi par le dessin, par la peinture : c'est totalement différent de ce qu'on a l'habitude de voir et c'est la première chose qui m'a plu.
Ensuite, chaque album raconte une histoire avec des personnages intéressants que l'on retrouve : Claust l'alchimiste, Nan-Tay la belle guerrière, Arnold le scientifique et quelques autres.
Les dragons, la patine des armures, l'histoire qui mêle agréablement la période du Moyen Age avec des inventions plus récentes et même parfois, on voyage à travers le temps !
Même si les albums sont assez inégaux en intérêt, la plupart valent vraiment le détour et possèdent un charme indiscutable, ce qui motive ma note.