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Avis posté par Blue Boy Infos posteur le 18/06/2014 (dernière MAJ le 03/03/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
t.1 : Ceux qui restent
Dans cette comédie à la fois légère et subversive, Lupano, scénariste très en vue depuis plusieurs années, nous démontre avec jubilation que le troisième âge n’est pas l’antichambre de la mort, loin s’en faut, avec des personnages hauts en couleur. Tout d’abord, il y a Pierrot, le plus déjanté, vieil anar à l’esprit de révolte intact malgré sa vue défaillante, qui prend un malin plaisir à perturber les soirées branchées et autres cocktails mondains, de préférence en compagnie de son groupe d’action « Ni yeux ni maître ». « C’est ça ou moisir du bulbe. » explique-t-il en guise d’excuse. Puis Antoine, l’ancien syndicaliste déprimé par la mort de sa femme Lucette mais dont la hargne anti patronale va vite se révéler plus virulente que jamais lorsqu’il apprendra que cette dernière a flirté de son vivant avec le PDG de sa boîte… Le troisième compère se prénomme Mimile. Sous son air jovial et bon vivant, il cache un passé de baroudeur globe-trotter, « seul blanc à avoir joué première ligne de rugby aux Îles Samoa ». Il y a enfin la jeune et jolie Sophie, artiste altermondialiste et nièce d’Antoine, portrait craché de sa tante jeune. Malgré son statut de femme enceinte, elle ne se débinera pas lorsqu’il sera question d’accompagner les vieux potes de tonton pour empêcher ce dernier de commettre l’irréparable en voulant buter son ancien patron.

Ces papys flingueurs n’ont pas leur langue dans leur poche, et ils auraient bien tort, avec des dialogues qui dynamitent et dispersent avec une telle pétulance – l’esprit d’Audiard n’est pas bien loin… Sur le thème de l’adultère posthume, le scénario, en plus d’être original, est assez bien ficelé pour ce premier épisode en guise de – très bonne – mise en bouche. Pour ce qui est du dessin, Cauuet s’inspire avec virtuosité d’une certaine BD franco-belge semi-réaliste orientée « comique » : postures dynamiques, bouilles expressives, jeunes femmes bien « bidochées », enceintes ou pas (on ne pouvait pas non plus mettre que des vieux en scène…), et ça fonctionne à merveille.

Et l’air de rien, ils sont rafraîchissants ces anciens et pourraient en remontrer à bien des « d’jeuns » de notre époque formatée par le rêve marketé et illusoire d’un paradis high-tech. De manière significative, nos héros chenus feraient presque une déprime en constatant que le trésor caché à proximité de la cabane de leur enfance n’a toujours pas été découvert… drôle d’époque où les enfants naissent avec des tablettes dans les mains tout en croyant que les poissons sont carrés et les vaches des animaux exotiques. Pour autant, les auteurs ne tombent pas dans le piège du « c’était mieux avant » en procédant à un rééquilibrage par l’entremise de la jeune Sophie au tempérament sanguin. Car si elle les aime bien, ces vieux « flibustiers », elle en veut aux ainés dans leur ensemble de n’avoir pas su ou pas voulu prévenir les problèmes du monde actuel, refilant le fardeau aux jeunes générations avec une insouciance consternante. La scène de la rencontre avec le groupe de retraités sur l’aire d’autoroute est parlante, si comique soit-elle dans son exagération.

En somme, sous les apparences d’une joyeuse farce, les auteurs utilisent leurs personnages pour mieux mettre en lumière et dénoncer les dérives de notre monde où les valeurs humaines semblent chaque jour céder un peu plus de terrain au profit d’un conformisme déshumanisant. Il reste que ces portraits plein de tendresse sont à la fois touchants et tonifiants, un peu dans le même esprit que Les Petits ruisseaux de Rabaté, petit bijou de la BD séniorisante.

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t.2 : Bonnie and Pierrot
On notera une moindre truculence des dialogues par rapport au premier épisode, mais compensée par quelques scènes tout à fait savoureuses (si l’on peut dire, car la scène de « l’attentat gériatrique » au meeting de Jean-François Coppé peut donner des haut-le-cœur) et franchement hilarantes. Et désormais, vous ne réagirez peut-être plus tout à fait de la même manière quand vous demanderez une baguette à votre boulanger et qu’il vous proposera de choisir entre quinze sortes… Avec ce deuxième volet au titre en forme de clin d’œil aux gangsters Bonnie and Clyde, Lupano réussit parfaitement à pointer du doigt les travers de notre époque consumériste et individualiste, où le jeunisme TGV finit par contaminer tous les domaines de la société en poussant au talus les déambulateurs de nos anciens. Ces « vieux fourneaux » pourraient se contenter de venger leur génération à la manière d’une Tatie Danielle, mais dans leur élan aussi altruiste que rageur, englobent les exclus et les opprimés tous âges confondus. C’est également un plaisir de retrouver le très efficace trait « franco-belge » de Cauuet et ses tronches expressives.

Si la vieillesse vous inquiète, et que cette inquiétude est accentuée par un sentiment de révolte vis-à-vis de ce monde de brutes, voyez la vie du bon côté et fourbissez vos armes avec ces « Vieux Fourneaux ». Une véritable mine d’or pour votre âme d’insoumis, laquelle pourra inspirer vos opérations commando d’aujourd’hui et plus particulièrement de demain, à un âge où on vous commencerez à passer pour inoffensif, où on vous considérera comme un débris incontinent, charge pour la société pour les uns ou vieil aigri anti-jeune incapable de changer le monde pour les autres. Le tout dans la joie et la bonne humeur, ce qui ne gâche rien.
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t.3 : Celui qui part
Dès l’introduction, on comprend vite que nos vieux briscards n’ont pas l’intention de rendre les armes de leurs jeunes années rebelles ! Ils seraient même là pour durer, et plutôt que de briser leur pipe, ils semblent bien déterminés à la fumer jusqu’au bout… Ce tome 3 commence avec l’interpellation de Pierrot, affublé d’un magnifique costume d’abeille, alors qu’il vient de commettre avec ses potes un « attentat au miel » contre les producteurs de pesticides…

Pourtant, la roue tourne et nos vioques préférés, qui se plaisent souvent à donner des leçons, vont à leur tour en recevoir une de la nièce d’Antoine, et pas piquée des vers, en particulier ceux qui les attendent avec impatience au fond du trou pour une joyeuse ripaille… Et c’est d’une vieille voisine recluse et bougonne que viendra la tempête, un « ange de la vengeance » dénommée Berthe. Par la voix de la nièce qui a sympathisé avec cette dernière, on apprendra que les trois vieux copains sont loin d’être des enfants de chœur et n’ont pas toujours été héroïques comme pourrait le laisser penser la BD depuis le premier tome… Sophie, en marionnettiste de profession, va leur rafraîchir la mémoire en leur contant cet épisode peu glorieux du village dont ils furent les principaux protagonistes durant la seconde guerre mondiale…

Pour ce troisième volet, c’est donc un sujet grave (les représailles post-collaboration) qui est abordé mais le ton humoristique reste le même, preuve que l’on peut discuter de tout sans imposer pour autant une chape de plomb comme le voudrait la bienséance. Et c’est entre autres sur ce point précis qu’on perçoit l’intelligence des auteurs, qui parviennent à inclure un sujet sérieux dans un cadre burlesque sans en retirer la portée morale. A ce titre, la scène finale est très parlante.

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t.4 : La Magicienne
Le projet d’extension de la firme pharmaceutique Garan-Servier était pourtant bien parti, mais c’était sans compter sur un petit insecte menacé d’extinction au nom évocateur – et malicieux dans ce contexte : la Magicienne dentelée. Cette magicienne va à elle seule attirer un climat révolutionnaire dans le paisible village du Sud-ouest où réside Antoine, avec l’implantation d’une ZAD sous les fenêtres des bâtiments ultramodernes de la multinationale.

Malgré son passé de syndicaliste, Antoine apparaît ici comme la voix discordante, car il se réjouit curieusement du projet pharaonique de Garan-Servier, arguant que cela créerait des emplois dans la région et pestant contre ces « rastaquouères » de zadistes. Un prétexte des auteurs pour ne pas faire ressembler leurs « Vieux Fourneaux » à un porte voix de l’extrême-gauche tendance écolo ? A moins que cela ne soit qu’un simple parti pris objectif permettant de prendre en compte toutes les opinions… car en fin de compte, Antoine est un naïf qui reste attachant, convaincu comme beaucoup d’autres pourraient l'être, par le discours démagogique d’une entreprise cynique. Et les faits lui donneront bien évidemment tort...

Grâce au talent des deux auteurs, Cauuet pour le pinceau et Lupano pour la plume, le lecteur aura droit à quelques trouvailles, tant graphiques que scénaristiques. Comme toujours, l’histoire est émaillée de « punchlines » truculentes qui sont un peu la marque de fabrique de la série. Le trait franquinien reste toujours aussi alerte, à l’image de nos héros octos bouillonnants, dont le plus excentrique reste Pierrot, débarquant dans la ZAD telle un météore dans un vieil autobus bringuebalant, rempli de ses frères et sœurs d’armes, tous hauts en couleurs.

Ce volet évoque immanquablement une bataille de longue haleine – celle qui, hasard du calendrier, vient de prendre fin à Notre Dame des Landes. Et c’est bien le point fort de cette série vibrionnante, centrée autour de vieux briscards du troisième âge mais en prise directe avec l’actualité, qu’elle soit politique, économique, sociale ou technologique. Une série de son temps, comme son nom ne l’indique pas. Et tout en subversion habile sous une tonalité burlesque et bon enfant.

Avis posté par Ju Infos posteur le 04/02/2018 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Au départ, j'avoue que je n'étais pas spécialement attiré. Les dessins sont sympathiques mais pas exceptionnels, l'histoire ne me paraissait pas incroyablement originale, bref, je préférais m'orienter vers d'autres titres. Et puis, à force de voir les albums exposés partout, je me suis laissé tenter.
Et j'ai eu bien raison.

Les aventures de ces papys ronchons et désabusés sont étonnamment rafraîchissantes, et je me suis plusieurs fois franchement fendu la poire.
Le premier tome est vraiment génial. Si l'histoire se concentre sur un personnage (Antoine), le développement des autres protagonistes n'est absolument pas bâclé, et tous sont incroyablement attachants. J'ai véritablement dévoré ce tome et me suis donc logiquement pressé pour lire les 3 autres.

Je n'ai pas été déçu non plus. Si le tome 1 reste, à mon goût, le meilleur, les tomes 2 et 3, qui se concentrent chacun sur un personnage différent (Antoine pour le tome 1, Pierre pour le tome 2 et Mimile pour le tome 3), utilisent la même recette, et ça marche : une bonne dose d'humour, teintée d'une critique de la société et d'aspects plus personnels de la vie de nos héros.
J'appréhendais le tome 4, et j'ai été agréablement surpris : l'esprit de la bd est intact, et j'ai encore passé un super moment à la lire.

J'avoue avoir préféré les tomes 1, 2 et 3 au quatrième, mais je ne dirais pas que la série se dégrade, tant j'ai tout de même apprécié ce dernier opus.

Une série vraiment super, que je ne saurais que conseiller.

Avis posté par peckexcel Infos posteur le 28/03/2017 (dernière MAJ le 11/01/2018) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je suis tombé sur le premier tome de la serie il y 6 mois , seulement j'ose dire. Je n'en attendais rien ne connaissant que les couvertures colorées. Je pensais lire une série de sketches d'une ou deux planches sur des vieux aigris.

En fait j'ai compris mon erreur dès la première planche, cette planche est juste parfaite. Honnêtement il m'arrive encore de la regarder régulièrement il y a tout ce qu'on peut attendre d'une première planche, une exposition du lieu, le personnage qu'on découvre en plusieurs cases et le but de celui-ci dès le début, et tout cela en une planche un modèle du genre ! Une de mes planches préférées de tous les temps.

Et la suite du tome dans tout ça?

Le scénario est inattendu bien loin d'être naïf, profond et intelligent. Une chronique à la fois drôle et un peu dramatique, presque douce amer, pleine d'émotion, de pudeur et terriblement humaine... je n'ai vraiment pas envie d'en dire plus pour ne pas vous gâcher le scénario. Le tout soutenu par un dessin très expressif.

Aller ! Un 5/5 sans problème.

Le tome 2 :
... Cela ne pouvait qu'être moins bon... Cette histoire m'a beaucoup moins touché que la précédente, il y a bien sûr des passages très bons, mais je dois avouer que dans l'ensemble c'est vraiment en dessous, moins bien construit et avec des longueurs. Ça a l'air horrible dit comme ça, faut pas pousser non plus ça reste bon mais juste pas au niveau du premier : moins d'émotion et même le trait dans les premières planches je l'ai trouvé plus épais, moins fin, à l'image du scénario...
Un 3,5/5, ça se lit mais...

Tome 3 : celui qui part
Eh bien celui qui part, ce n'est définitivement pas moi ! j'ai beaucoup beaucoup aimé le propos de cette histoire. Sans en dire trop, les flashback rendent ces personnages tellement humains. Seul le "pirate" m'a dérangé et m'a fait sortir de l'album en me disant non c'est trop gros, et c'est dommage car à part un manque de rythme, pas grand chose à reprocher. Un bel album qui se relira avec un grand plaisir. (ça reste moins bon que le premier quand même qui était vraiment exceptionnel)
un 4/5 ! Une belle histoire humaine.

Avis posté par Erik Infos posteur le 31/10/2014 (dernière MAJ le 04/12/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures dit le dicton qui semble inspirer cette œuvre que sont les vieux fourneaux. Etre vieux, c’est devenu très in de nos jours, question maturité et compétence sur les choses de la vie. Le pire reste pour moi les jeunes avec des goûts de vieux dans une attitude purement suiviste mais bon, il faut de tout pour faire un monde. Bref, c’est vrai que tout ce qui est âgé provoque chez moi une petite aversion.

Tome 1: Ceux qui restent

J’ai beaucoup apprécié la jeune fille Sophie qui hurle, à la barbe de cette génération qui a tout gâché, les quatre vérités dures à entendre. C’est vrai qu’ils nous laissent un monde pourri : le chômage, la crise et ils partent faire la retraite à 60 ans en vivant le plus longtemps possible. Et il faudrait encore s’extasier devant eux ! Non, merci ! En tout cas, j’ai bien aimé la pensée profonde de l’auteur qui les aime quand même. Oui, on leur doit le respect tout de même. Cependant, les vieux estiment qu’on leur doit tout. Ils n’hésitent pas à prendre la place dans le bus en faisant se lever un enfant de moins de 5 ans ou une femme enceinte.

On a droit à une histoire plutôt touchante qui commence avec un décès et une mystérieuse lettre qui sera le point de départ à un road-movie maison de retraite attitude. D’ailleurs, cela conduit très mal un vieux (à 50km sur l’autoroute ou à 160 selon les cas). Rien ne leur sera épargné pour notre plus grand plaisir. Rien n’est d’ailleurs pire qu’un vieux riche qui s’exhibe avec une femme à forte poitrine afin de montrer leur insolente réussite.

Cette comédie sociale entre amitié et amour traite aussi du thème de la finance facile. Il y a des piques bien pensées ici et là. Les personnages sont réellement attachants. Oui, on les aime quand même ces vieux septuagénaires car ils sont parfois très drôles. Je regrette juste la calligraphie choisie un peu illisible. C’est dommage car les dialogues sont de haute volée avec des références assez amusantes. Lupano est devenu en ce qui me concerne le meilleur scénariste de sa génération. Après Ma révérence, c’est véritablement la consécration !

Tome 2: Bonny and Pierrot

Le second tome fait même l'exploit de dépasser le premier qui était déjà une bonne surprise. C'est dire ! On a droit à une histoire totalement indépendante du premier volume bien qu'il y ait une transition et un fil conducteur. J'ai bien apprécié la critique sans détour des travers de notre société et plus généralement du mode de vie capitaliste.

L'exemple de l'évolution de l'île de Nauru au sein du Pacifique est assez caractéristique notamment son histoire économique basée sur l'exploitation du phosphate. Les habitants sont devenus parmi les plus riches du monde avant de connaître la ruine avec l'épuisement des ressources ou la maladie pour avoir adopté un mode de vie occidental pas adapté. Le taux de chômage est actuellement l'un des plus élevés au monde avec 90%.

Bref, outre cet exemple assez marquant, il y a dans cette bd de nombreuses références assez amusantes. L'esprit est franchement contestataire. Cela rend nos trois vieux absolument sympathiques.

Tome 3: Celui qui part

Qu'est-ce qu'on aimerait bien être comme eux au 3ème âge ! C'est presque idéalisé. On les retrouve pour notre plus grand bonheur pour de nouvelles aventures toujours aussi truculentes. Notre société de consommation en prendra encore pour son grade.

Pour le reste, tout semble bien fonctionner dans cette comédie sociale. A noter la présence de flashback qui éclaire un peu le passé de nos protagonistes. Pour autant, l'effet de surprise des premiers tomes est passé. Il ne faudra pas essouffler le lectorat en multipliant les tomes à tout va.

Tome 4: La magicienne

Lorsque l'on va apprendre qui est la magicienne, nul doute qu'on aura un petit choc. Le ton reste toujours aussi écolo-bobo tout en se moquant également de cette tendance nombriliste. La série a connu un grand succès au point d'intéresser le cinéma. Le filon est loin de s'éteindre. On est parti pour une suite à la fin de ce quatrième chapitre qui semble faire du surplace. Pour autant, les thèmes abordés sont plutôt d'actualité.

Il y a toujours le plaisir qui reste intact de lire les vieux fourneaux. J'ai beaucoup aimé certaines trouvailles comme le fantasme imagé de Sophie sur deux pages où il y a cette double lecture avec la réalité. Du grand art !

Nous avons là une des meilleures séries comiques de ces dernières années !

Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4,5/5 – Note Globale : 4,25/5

Avis posté par Puma Infos posteur le 03/05/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Lupano nous sert là un scénario drôle et à contre-pieds des héros ; ici, les anti-héros sont le gang de trois quadragénaires quelque peu, et partiellement, grabataires, et relativement réactionnaires, voire carrément anarchistes.

C'est vraiment un plaisir de lire ce triptyque atypique parfois un soupçon trop enclin à virer vers la caricature. Mais comme on baigne dans l'humour ...

Pour le dessin, il n'est pas très beau en soi, mais efficace, et on l'oublie vite, une fois le lecteur dévoré par le récit.

Un très chouette moment de lecture badine.

Avis posté par Pasukare Infos posteur le 29/02/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette fois c’est sûr et je le répète haut et fort (et gras) : mon scénariste préféré en BD est Wilfried Lupano !

Une fois encore, et après de jolies pépites et autres séries cultes comme, entre autres, Alim le tanneur, Le Droit Chemin, Ma révérence, Le Singe de Hartlepool ou L'Assassin qu'elle mérite, Lupano signe ici un scénario drôle et bien ficelé mettant en scène des personnages grandes gueules et attachants dont la vie trépidante ne connait pas le repos, physique ou psychologique.

Les vieux fourneaux ce sont trois « séniors » pas du tout rangés, qui se retrouvent au début de la série à la triste occasion de l’enterrement de la femme de l’un d’eux. Cette dernière a laissé à son mari une lettre à n’ouvrir, chez le notaire, qu’après sa mort… Et pour cause, la révélation qui y est faite est un vrai coup de tonnerre qui va bouleverser bien des certitudes.

Aux côtés de nos trois vieux, on trouve la jeune Sophie (enceinte jusqu’aux yeux au début du tome 1), petite fille d’un des trois compères, qui ne fera pas mentir le dicton « les chiens ne font pas des chats ». Cette dernière a tout quitté pour revenir aux sources, et va se retrouver mêlée à l’aventure en y apportant sa lucidité, sa raison et son franc parler (mention spéciale pour les épisodes « boulangerie » ou la rencontre avec le groupe de vieux promus « pire génération de l’histoire de l’humanité »).

Au dessin, Cauuet illustre admirablement le scénario du sieur Lupano avec un style qui colle parfaitement à l’ambiance : très expressif, très coloré, très dynamique. J’aime beaucoup également les sauts dans le passé qui nous montrent la jeunesse de nos vieux briscards, tout aussi animée que leur vie actuelle d’ailleurs.

Une série à ne louper sous aucun prétexte !

Avis posté par Eric2Vzoul Infos posteur le 15/04/2014 (dernière MAJ le 26/12/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Trois vieux papis lancés dans un road movie !

C'est vrai qu'ils sont attachants ces ancêtres, qui refusent de vieillir malgré leurs rhumatismes. Réunis pour un enterrement, les voilà partis pour une course-poursuite en quête de l'éternelle jeunesse.
La pire génération de l'histoire ? Peut-être… N'empêche qu'ils n'ont jamais cessé de se battre, eux ! Pour des causes sociales, puis pour passer le temps et enfin pour le plaisir d'emmerder les cons. “Ceux qui vivent sont ceux qui luttent”, et ce n'est pas la jeune Sophie, enceinte jusqu'aux yeux, qui va les contredire.

Les personnages son drôles et attachants. Les réparties fusent. L'histoire est simple mais passionnante. Lupano réussit encore un joli scénario, tout en tendresse caustique.

Le dessin de Cauuet est très réussi. Il a déjà travaillé avec Lupano sur L'Honneur des Tzarom et adopte cette fois un style plus caricatural, qui colle merveilleusement au sujet.

J'ai jubilé en accompagnant Les vieux fourneaux dans leur périple et j'espère qu'ils reviendront bientôt pour de nouvelles aventures. La fin ouverte promet un bel avenir à ces nouveaux héros.

•••••• 3 albums et j'apprécie toujours autant les trois papys ••••••

Je lis que certains posteurs font la fine bouche : « pas original », « convenu », « sans surprise »… Je vous trouve bien sévères mes amis, alors je reprends la plume (enfin le clavier) pour les défendre.

Peut-être que le thème des ancêtres turbulents n'est pas neuf ; c'est vrai que ceux-ci rappellent nombre d'œuvres antérieures comme Les Vieux de la Vieille (les anars de René Fallet plutôt que les cabotins d'Audiard et Grangier), ou encore La Vieille de Patrick Font.
Les pépés indignes sont des figures littéraires récurrentes, et alors ?

Ces Vieux fourneaux ne font pas exception au genre, mais quel plaisir de les voir évoluer ! Par leurs facéties, si absurdes soient-elles, ils ressuscitent un univers à la Brassens et ça me fait chaud au cœur. Parce qu'en ces temps de repli individualiste et de politiquement correct, ça fait foutrement plaisir de contempler ces dinosaures gauchistes semer le désordre dans la bonne humeur. Qui ose encore s'en prendre aux travers d'une société qui s'auto-satisfait de sa perversité tout en la déplorant ? Qui à part des Pierrot, Antoine, Mimile et Mamie Fanfan ? Il y a bien Revanche dans un genre un peu différent, mais on ne peut pas dire que l'esprit gauchiste fasse florès de nos jours. Il faut de vieux farceurs au bord de la tombe pour nous offrir la vision jubilatoire et optimiste d'un avenir possiblement radieux.

Et il est faux de dire qu'ils sont enferrés dans leurs certitudes et leurs dogmes passéistes. Au fil des albums Lupano a l'intelligence de les bousculer, de les mettre face à leurs contradictions, de les prendre en faute, de raviver leurs regrets, de les amener à doute d'eux-mêmes. Des caricatures, sans doute, mais plus humaines que bien des vivants !

Longue vie aux Vieux Fourneaux et à leurs aventures salutaires !

Avis posté par mononeurone Infos posteur le 13/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avis après le tome 2.

Idée originale de Lupano encore une fois de mettre au premier plan des croulants en remémorant leurs passé, le tout couplé à une jeunesse parfois désœuvrée, parfois perdue.

Cela marche extrêmement bien sur le premier album, l'alchimie opère instantanément porté par un dessin tout droit sorti des années 70 en finesse et caricatures. Le script est bien alambiqué et les réflexions lancées font quasiment toujours mouche.

Le second fonctionne un peu moins bien, la trame se montre plus laborieuse pour finir plus facilement et précipitamment, mais cela reste quand même largement très bon pour donner du plaisir à la lecture.

J'ai mis non en conseil d'achat uniquement pour le second volet, le premier étant aisément achetable sans regret.

Avis posté par sloane Infos posteur le 20/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Excellent! Une magnifique réussite tant au niveau du dessin que du scénario. Lupano nous concocte un truc aux petits oignons en mettant ses héros dans des situations abracadabrantesques. Avec l'air de ne pas y toucher il nous assène quelques vérités politiquement incorrectes, si ça c'est pas original je n'y comprends plus rien. En effet aujourd'hui dans le monde de la BD il faut souvent essayer de plaire au plus grand nombre, donc tenter de ne pas heurter la cible. L'ensemble du récit est truffé de petites trouvailles souvent d'une grande finesse.

Au final peu importe que les "aventures" de ces papys ne soient pas d'une folle originalité, encore que vous en connaissez beaucoup dans votre entourage des comme ça? Ce qui compte c'est qu'il faut être soit, c'est une histoire d'amitié avec des gens qui n'ont rien abdiqué de ce qu'ils étaient, de ce qu'ils pensaient. Ces trois bonhommes sont juste jubilatoires c'est un plaisir de les voir dire merde aux convenances, à ce titre l'association "Ni yeux, ni maitre" est parfaite dans ses blagues de potaches.

Le dessin de Paul Cauuet est parfaitement adapté, il ne force pas le trait et ses personnages sont extrêmement vivants. Ici et là se glisse dans son dessin des touches humoristiques qui renforcent le propos.

Voilà donc deux albums qui donnent la pêche, drôles, tout en n'oubliant pas ici ou là de nous faire réfléchir.

A consommer sans modération, vivement la suite!

Avis posté par Mac Arthur Infos posteur le 23/04/2014 (dernière MAJ le 18/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une fois de plus, Lupano me scotche ! Et pourtant son intrigue est toute simple…

Oui mais voilà, le gars a l’art du dialogue, la science du profil psychologique attachant, l’humour à fleur de peau, le don de glisser la petite anecdote mortelle au coin d’une case, là, comme ça, l’air de rien.

Résultat : un récit vif, alerte, drôle, surprenant, peuplé de personnages attachants. Le genre de récit où l’on se dit : « Qu’importe la fin, ce qui compte ici, c’est le voyage… ». Sauf que la fin, je suis tout de même très curieux de la découvrir. Avec cet auteur, la surprise est souvent au coin de la route, au détour d’un chemin de traverse aux parfums d’école buissonnière. Cette liberté de ton, cet art de toucher à plusieurs registres dans un seul et même album est une des marques de fabrique de l’auteur.

Et toujours ce talent de conteur qui nous offre des séquences magiques comme "le polichinelle dans le tiroir" ou "la sortie de route" (vous me comprenez si vous avez lu cet album ).

Et que dire du travail réalisé par Cauuet sinon qu’il est du même niveau que celui de son complice. Le trait est rond et nerveux à la fois, extrêmement expressif et vivant. Les personnages sont croqués avec talent, les cadrages font régulièrement montre d’originalité (ce plan en contre-plongée depuis l’intérieur d’une camionnette en est un bel exemple).

La colorisation est au diapason. C’est un sans faute ! J’attends déjà la suite avec impatience !!!

Reste le problème de la notation. D’ordinaire, je n’accorde la note maximale qu’à des œuvres qui me semblent avoir contribué à l’évolution de la bande dessinée ou, du moins, qui constituent des tournants décisifs dans la carrière d’auteurs majeurs…

A mes yeux, Lupano est devenu sinon majeur du moins incontournable. Et signer après l’excellent « Ma révérence » un album tel que celui-ci m’incite à penser qu’il a atteint un niveau digne du culte.




La série perd une étoile à mes yeux suite à la lecture du deuxième tome. J’ai en effet trouvé celui-ci plus confus, plus éparpillé et moins tranchant que le premier. Qu’on ne s’y trompe pas, j’ai bien aimé ce tome mais plus au point de lui attribuer la note maximale.

Par ailleurs, je regrette également certains choix scénaristiques qui nous montrent une nouvelle génération qui se plait à critiquer l’ancienne… mais qui adopte rapidement un profil bas, histoire de ne pas faire de vague, alors qu’elle a les armes pour (un peu) changer le monde. Ce manque d’ambition est peut-être volontaire de la part des auteurs mais il me déçoit, à l’heure actuelle.

Ceci dit, cette série figure parmi celles qui m’ont le mieux accroché depuis quelques années. La truculence des personnages est formidable, ce qui me les a rendus attachants en un temps record. J’attends donc la suite avec impatience.

Avis posté par pol Infos posteur le 08/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Lupano est clairement devenu un de mes scénaristes préférés et il démontre ici une nouvelle fois tout son talent. L'histoire est bonne, les dialogues sont bons, l’humour est là et le dessin est au diapason, je ne vois pas quoi demander de plus.

La force de cette série, c'est ses situations et ses dialogues percutants. Notre équipée de petits vieux est merveilleuse et leurs frasques font mouche à chaque fois. Il y a une multitude de détails, de jeux de mots, de mises en scène qui sont autant d'occasions de sourire voire même de rire franchement. Je me suis régalé dans le tome 2 avec toutes les actions menées par le fameux collectif "ni yeux ni maître". C'est vraiment drôle toutes les conneries que leur font faire les auteurs. Mamie Fanfan qui apprend le hacking moi ça me fait vraiment marrer !

Le dessin est hyper adapté à ce genre d'histoire et contribue terriblement bien à l'humour. Par exemple, la voiture de Pierrot, enfin le "bolide" de Pierrot a trop un bon look avec toutes ses fientes de pigeons sur le pare brise, et quand elle arrive dans un virage à vive allure, le dessin me fait rire à lui tout seul.

Une réussite sur tous les plans et comme les personnages sont attachants, on a envie de suivre leurs aventures sur plusieurs tomes encore !

Avis posté par Ro Infos posteur le 13/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai été un peu surpris en fin d'album de réaliser que ce n'était pas un one-shot. Il y a dans ce seul premier tome tout à fait de quoi former une histoire complète. Mais quoiqu'il en soit, ce fut pour moi une très chouette lecture !

Soutenu par un excellent dessin, le récit met en scène un excellent trio de vieillards pleins de vie qui ont à peine vieilli dans leur tête. Le récit est drôle, prenant, bien mené et rythmé. Les personnages sont succulents, les dialogues exquis, les situations pleines d'humour et d'humanité.

Ces vieux fourneaux mais aussi la jeune Lucette enceinte sont très attachants et j'ai bien hâte de lire la suite de leurs aventures.

Avis posté par Chéreau Infos posteur le 01/08/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Trois vieux roudoudous, réunis pour l’enterrement de Lucette, l’épouse de l’un d'entre eux, se retrouvent embarqués dans une folle équipée vers l’Italie, à cause d’une histoire vieille de 50 ans, en compagnie de Sophie, petite-fille et sosie de Lucette, enceinte de 7 mois.

Antoine, le nouveau veuf de la bande, a passé sa vie à la tête de la section syndicale d’un gros laboratoire pharmaceutique. Émile cache une vie de bâton de chaise sous des dehors de papi respectable pour jardin public. Pierre, le plus brindezingue des trois, anime le collectif d’aveugles anarchistes « Ni Yeux ni maître ».

Malgré leur âge canonique, nos trois compères n’ont renoncé ni à leur esprit frondeur ni à leur goût pour les bêtises d’adolescents. Heureusement, Sophie veille sur eux. Une Sophie pas plus raisonnable que son grand-père pourtant, qui a quitté boulot et mec à Paris, pour venir reprendre le « Loup en slip », le théâtre de marionnettes itinérant de sa grand-mère, et qui est capable d’engueuler une bande de touristes septuagénaires sur une aire d’autoroute, en leur expliquant qu’ils sont la pire génération de toute l’histoire de l’humanité.

Dans la veine des Petits Ruisseaux ou du roman Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, les Vieux Fourneaux est une réjouissante pochade qui se moque des « seniors » sans tabous pour rappeler que la vie se déguste à tous les âges et que la vraie vieillesse, c’est de renoncer.

Le dessin très expressif de Cauuet, dans la veine de Lelong, rajoute de la vigueur à cette histoire très bien troussée.

Une de mes plus jolies découvertes de 2014 !

Avis posté par iannick Infos posteur le 06/06/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est vrai que le coup de crayon de Paul Cauuet est vraiment enthousiasmant dans ce premier tome des « Vieux fourneaux » : j’aime les tronches qu’il donne à ces personnages et puis, son style est dynamique, vivant.. Bref, il a tout pour plaire d’autant plus que le découpage des scènes m’est également apparu très satisfaisant.

Mais ce que je retiens le plus dans cette bande dessinée, ce sont les dialogues entre les principaux personnages : ceux-ci n’arrêtent pas de se lancer des piques acerbes, ironiques, marquantes, d’une grande hilarité… on n’est vraiment pas loin de l’humour des « Tontons flingueurs » ! Le lecteur y découvrira de nombreuses scènes délicieusement loufoques.

Les héros ? Ce sont trois pépés attachants qui se revoient à l’occasion d’un enterrement et qui vont être entraînés dans un road-movie mémorable vers l’Italie suite aux révélations de leurs passés.

Le scénario ne m’est pas apparu très original mais le dénouement de ce premier tome me titille, me donne l’envie de suivre les péripéties de ces trois grands pères grognons et sympathiques.

Alors oui, on a là une bonne bande dessinée qui donne le sourire et qui m’a fait passé un bon moment de lecture, je ne pense pas que le prochain tome me décevra mais j’attends quand même à être surpris… wait and see !

Avis posté par PAco Infos posteur le 17/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Rien à redire sur les avis unanimes du moment qui soufflent par ici : « Les vieux fourneaux » est sans doute une de mes meilleures lectures depuis ce début d’année !

Moi qui ai jusqu’ici toujours apprécié les scénarios de Wilfrid Lupano, cet album ne fait que conforter à mes yeux son talent d’écriture, tant pour ce qui est de la trame du récit que des dialogues. Il a ce don pour nous camper des personnages au caractère ciselé, qu’ils soient attachants ou imbuvables ; impossible de rester de marbre face à ces « gueules » qui vont forger l’âme et illuminer les récits qu’il nous balance. Car avec lui ça jette ! Ca balance ! Ca pulvérise dirait tonton ! Et cerise sur le gâteau, tout cela s’inscrit dans un cadre réaliste et contemporain qui sait aller s’appuyer intelligemment sur l’actualité tout en la détournant. C’est fin, ça se mange sans faim.

Et si ces trois vioques pas piqués des hannetons qui tiennent le haut de l’affiche de cette série ne sont pas des adeptes du flingue (quoi que…), ça ne les empêche pas de sabrer à tout va à coup de réparties cinglantes à pisser de rire. Car ce qui fait aussi la force de cet album c’est cet humour distillé sous les formes les plus variées. Que ce soit le ton décapant que peuvent prendre les dialogues, les jeux de mots qui viennent nourrir le scénario (cf. le coup du polichinelle) ou les détails nichés dans les cases et/ou les expressions que retranscrit Paul Cauuet par le biais de son dessin, on n'a vraiment pas le temps de s’ennuyer !

Mais ce n’est pas le tout d’amuser la galerie, encore faut-il avoir un comparse qui tienne la comparaison et le rythme au dessin pour porter bien haut ces tribulations épiques. Et pour une découverte, j’avoue avoir été servi ! Paul Cauuet que je ne connaissais pas du tout tient là un sacré coup de patte ! Son dessin a du style et autant de gueule que ses personnages ont de caractère. Sa narration est impeccable. Ses cadrages sont justes hallucinants par moments (j’ai scotché sur la même case que MacArthur, celle en contreplongée vu de l’intérieur de la camionnette). Sa colorisation est chaude et lumineuse et rend ses personnages encore plus vivants. Bref, j’arrête là avant que môssieur, un peu comme ces p’tits vieux qu’il croque si bien, ne se sente plus pisser.

Vous l’aurez compris, ce premier tome, qui aurait par ailleurs comme l’ont fait remarquer certains pu se suffire à lui-même, est un vrai petit bijou, et comble de bonheur pour nous,il devrait se poursuivre dans un second tome. Vivement la suite !

Rien à redire sur les avis unanimes du moment qui soufflent par ici.

Avis posté par Polette Infos posteur le 11/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mesdames et messieurs, voici la pépite du moment ! Je ne peux être que d'accord avec l'ensemble des critiques précédentes.

Trois septuagénaires se retrouvent à l'occasion d'une crémation, et, suite à la révélation d’événements de leur passé, partent sur les routes de France et d'Italie à bord d'un vieux camion rouge estampillé d'un loup en slip... L'histoire oscille entre moments présents et flash-back, parfaitement reconnaissables grâce aux passages en noir et blanc. L'intrigue principale est intéressante et réaliste. Mais surtout, l'humour est omniprésent sans desservir l'histoire. Je pense avoir ri à chaque page. Nos retraités sont très attachants et donneraient presque envie d'être vieux !
Lupano nous prouve encore une fois son immense talent avec "Les vieux fourneaux", après l'excellent Ma révérence.

Cet album est génial, et si la suite est du même niveau, je gonflerai ma note jusqu'au 5/5 sans hésiter. Un futur immanquable !

Avis posté par Noirdésir Infos posteur le 03/05/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avec cet album, qui inaugure une nouvelle série, on a encore un bon scénario concocté par Lupano !

J’ai vraiment apprécié ce premier tome, qui voit un trio de vieux bonhommes se retrouver à l’occasion d’un enterrement. Trois vieux messieurs qui n’ont pas la langue dans leur poche, et qui multiplient les réparties truculentes.

Mais l’évocation des vieux souvenirs (nombreux flash-back vers les années 1950, où Lupano réussit en plus à bien dépeindre certains conflits sociaux) est rapidement interrompue par la volonté de vengeance de l’un d’entre eux – qui découvre que la femme de sa vie l’a trompé il y a bien longtemps : il part tuer le grand patron à la retraite qui l’a cocufié.

Et ses deux amis, auxquels se joint la petite fille du vengeur (enceinte jusqu’aux dents et facilement irritable !) partent à sa poursuite pour l’empêcher de commettre l’irréparable. Cela tourne donc au road movie, avec un mixe de buddy movie avec séniors encore verts (d’où le titre).

Les dialogues sont souvent drôles, le dessin est vraiment excellent je trouve : bref, c’est vraiment une réelle réussite que je vous encourage à découvrir.

Avis posté par Pacman Infos posteur le 18/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Lupano, c'est vraiment un scénariste qui monte: il trouve le bon ton, avec humour et profondeur, dans tous les genres, les personnages sont finement construits, il sait terminer ses séries en quelques tomes... Vraiment un plaisir à chaque nouvelle série.
Il est en plus servi ici par un excellent dessin, très dynamique, soigné...
Déjà pour le coté technique, c'est du très bon...
Pour ce qui est de l'histoire, ça part pas mal du tout. Des papis qui diminuent physiquement mais qui ne "lâchent pas l'affaire". Il n'aiment pas ce que le monde est devenu et ils comptent bien agir, surtout avec l'aide d'une petite fille qui leur rappelle sa grand mère, femme remarquable s'il en était.
Le décor est planté, le monde n'a qu'à bien se tenir, les vieux fourneaux sont encore chauds...

Avis posté par jurin Infos posteur le 13/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Excellent album de Wilfrid Lupano et de Paul Cauuet, 56 planches de pur délire, un humour et un rythme endiablé tout au long du récit.
Une comédie sociale qui met en avant trois papys grincheux super sympa, qui finalement n’ont pas beaucoup changé, plus de vécu évidemment mais toujours autant de hargne et de détermination.
Leurs retrouvailles lors d’un enterrement vont les projeter dans une expédition qui amène des situations délirantes où le rire est toujours au rendez-vous.
Les dialogues sont succulents et l’ensemble est servi par un dessin magnifique de Paul Cauuet.
Une BD qui vaut le détour !

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