Déjà, le dessin n’avait pas grand-chose pour me plaire. Raide, fade, sans nuances, il m’est de plus apparu figé et sans âme.
Mais alors que dire des personnages principaux. Elles sont tout sauf attachantes. Leur vanité, leur suffisance et tous leurs autres défauts ne sont même pas amusants. Non, ce sont juste des têtes à claques sans intérêt. Alors, oui, peut-être que le but de l’auteur, c’était de nous dresser le profil de deux filles tellement mal dans leur peau qu’elles cachent ce mal-être derrière un cynisme déstabilisant… mais ce que j’ai surtout vu, ce sont deux pouffes sans intérêt.
Enfin, l’histoire… Je la cherche encore. Le récit est bavard et se concentre sur des dialogues entre les deux héroïnes, sinon, circulez, il n’y a rien à voir. Pas d’intrigue, pas de progression dans le récit…
Clowes a les défauts de ses qualités sur cette BD.
Son dessin bichromique typique des comics indépendants est maîtrisé mais il devient lassant au fil des lectures.
Le scénario s'appuie sur deux adolescentes vivant de façon superficielle ce passage de la vie tant redouté.
Tout se tient sur la forte amitié mise à mal par des conflits d'intérêts les amenant à une opposition directe.
Jamais concerné par l'histoire, j'ai quand même été au bout du récit sans difficulté grâce aux talents de narrateur de Clowes qui sait retenir l'attention avec rien ou du moins très peu.
Clowes a fait bien mieux à côté, "Ghost World" est clairement dispensable.
La première chose qui frappe avec ce comic book, c’est cette horrible teinte azure qui gâche toutes ses pages. Un simple noir et blanc aurait été bien plus indiqué !
Concernant le scénario, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne se passe pas grand-chose dans la vie d’Enid et Becky. Les deux jeunes blasées passent ainsi le plus clair de leur temps à échanger des commentaires cyniques au sujet d’à peu près tout ce qui les entoure. Personnellement, ça m’a paru trop gratuit, trop puéril. Je m’attendais à des réflexions plus profondes.
La relation entre les deux amies est plutôt intéressante et leurs disputes notamment m’ont semblé tout à fait crédibles et, partant, relativement touchantes. Elles sont très différentes toutes les deux, mais aussi complexes l’une que l’autre, je crois. Aussi aurais-je préféré que Becky occupe autant de place qu’Enid dans le récit.
La chute se révèle désespérante et m’a paru franchement bâclée.
Je viens d’enchaîner l’album et le film et, à mon sens, le second sonne bien plus juste et a davantage de rythme que le premier.
Ce n'est pas un mauvais comics, mais il possède beaucoup trop de défauts pour être vraiment intéressant. Les répliques des deux copines sont souvent intéressantes, mais comme il ne se passe jamais rien de leur vie, c'est un peu dur à lire après quelques pages tellement ça me rend blasé. De plus, je n'aime pas trop quand elles jugent les gens uniquement sur leur physique. C'est franchement méchant et puis avec la tête qu'elles ont, on pourrait facilement dire qu'elles se sont évadées d'un film d'horreur.
Ghost World ?… j’ai apprécié cette chronique qui met en scène Rebecca et Enid ; deux ados au caractère assez sarcastique qui se posent moult questions sur la vie « d’après »… à savoir celle qui suivra le lycée…
Elles croient, comme bon nombre d’entre-nous l’ont cru, que cette vie sera facile, qu’elles pourront enfin vivre l’indépendance qu’elles souhaitent.
Mais, hélas, cette indépendance sera d’abord désillusion, et il faudra exécuter des petits boulots vraiment pas bien payés… pour en payer le prix…
Une bonne (petite) série car, comme beaucoup de personnes que j’ai connu, et une fois les études terminées, l’apprentissage de la vie d’adulte remet souvent en cause les rêves de jeunesse : rêvent qui passent… ou qui cassent…
Ghostworld ?… une chronique douce amère où de nombreuses situations, ou détails, m’ont fait remémorer certains pans de ma jeunesse… celle où l’on ne repasse jamais par la case départ…
Difficile de noter « Ghost World », et à ce titre je ne suis pas surpris que les avis soient aussi partagés.
D’un coté on peut effectivement dire qu’il s’agit d’une BD où il ne se passe rien, ou presque. On suit les vacances de deux ados américaines, et force est de constater qu’elles n’ont pas une vie bien passionnante, et ne font pas grand chose de leur temps. De plus elles sont vraiment claquables, vaines, méchantes, pathétiques, horripilantes, bref, difficile de s’attacher aux personnages.
Mais d’un autre coté comment ne pas saluer le talent de Daniel Clowes, qui arrive à parfaitement retranscrire le coté désespéré, paumé et pseudo-rebelle de nos 2 héroïnes. On peut effectivement y voir une critique de la société américaine, et de sa jeunesse en particulier, qui semble vraiment avoir perdu tout concept de vie sociale, de courage et d’humanité…
Bref, une BD que l’on pourra apprécier ou détester au point de ne pas en arriver au bout. Moi j’ai bien aimé mais sans plus, ma lecture a été plaisante mais pas vraiment marquante.
J'ai un avis assez mitigé sur cette série mais ce qui ressort surtout c'est que je me suis franchement ennuyé à sa lecture. Il ne se passe rien, le rythme est plat, il n'y a rien de vraiment accrocheur dans le récit, les dessins sont très moyens, l'ambiance un tout petit malsaine avec cette passion de nos deux jeunes rebelles pour tout ce qui est bizarre (creep, weird).
Mais à côté de ça, je dois reconnaître que le traitement des affres de l'adolescence et la psychologie des personnages est assez réussi. Les dialogues, même s'ils sont sans interêt dans leur contenu, sont suffisamment réalistes et bien réalisés pour vraiment représenter cet âge troublé où on se cherche, on a des certitudes qui se brisent, on se pose des questions, etc. Bref, le portrait psychologique de Rebecca et Enid, ces deux adolescentes dans une ville paumée, est assez réussi.
Mais à côté de ça, ben, ce n'est vraiment pas le genre de BD que je lis pour le plaisir et j'ai franchement dû me retenir pour ne pas zapper certains passages ennuyeux.
Attention, faut-être prévenu, cette BD est spéciale car elle ne traite de rien en particulier. Bon, dans les faits on lit forcément quelque chose, on suit 2 c----s de 18 ans qui racontent que des niaiseries et ne font rien d'intéressant! Je suis pourtant assez ouvert dans mes choix de BD mais là... blocage total au bout de la 30ème page. D'ailleurs, en 10 ans, c'est la deuxième fois que je ne termine pas une BD.
Il faut beaucoup de talent pour intéresser un lecteur avec des sujets comme la médiocrité ou l'ennui. Clowes y réussit à merveille. Je me suis toujours demandé comment cet auteur s'y prenait pour y parvenir à chaque fois. Peut-être ses livres sont-ils le miroir de nos (mes ?) propres faiblesses ? Mais sans chercher une réponse psy ou métaphysique, Daniel Clowes possède un véritable et immense talent, tout simplement.
Une bd très spéciale qui ne sera pas du goût de tout le monde, elle raconte la vie au quotidien de 2 adolescentes qui n'ont rien à faire de leurs journées, passent les 3/4 du temps dans des cafétérias à s'imaginer plein de choses sur la vie des gens qu'elles observent. Cette bd peut toutefois devenir ennuyeuse par moment mais les répliques cinglantes d'Enid m'ont fait souvent rire.
Daniel Clowes est inimitable !
Clowes continue sur la lancée de , c'est à dire l'observation (au vitriol parfois) des moeurs et des pensées adolescentes. mais cette fois-ci, on garde les mêmes personnages, Enid et Becky, tout le long du livre.
Ce qui rend celui-ci mieux abouti, plus authentique à mon sens. il est moins malsain que Caricature, également. Enid et Becky sont donc deux adolescentes qui cherchent leur voie, sur les plans sexuel, scolaire, social...
Rien de bien exceptionnel toutefois, ce qui fait que la lecture de Ghost World est distrayante, sans plus, avec un trait plus affirmé, mais encore un peu figé à mon goût.
Petite déception. Non pas que Ghost World soit foncièrement un mauvais album, mais après les éloges que j'avais pu entendre à son endroit, je n'ai pas retrouvé toutes les attentes que j'avais placées en sa lecture.
Le dessin d'abord : plutôt réussi même si ces teintes bleues qui bouffent parfois les phylactères donnent parfois une impression de "pas net" et en tous cas finissent par procurer un sentiment d'overdose de bleu. Ceci dit, il faut reconnaître que cette sur-utilisation de bleu permet de créer une ambiance vraiment particulière qui, paradoxe, participe au charme de Ghost World.
L'histoire d'Enid et Rebecca est ultra classique mais la façon dont Clowes relate leur quotidien est particulièrement brillante et originale. Les mots et les attitudes qu'utilisent les deux adolescentes sont en complet décalage avec ce qu'on pourrait attendre d'elles et c'est ce qui donne son piment au scénario. De plus, même si on a parfois l'impression de voir devant nous des caricatures comportementales d'adolescentes en pleine crise, Clowes parvient à nous intéresser jusqu'au bout. Entre tendresse et ironie, le lecteur voit son rapport aux deux héroïnes changer tout au long de la lecture. C'est assez étrange, de même que ces enchaînements qui manquent de liant entre les scènes. Là encore, c'est un découpage et une façon de faire qui donnent son charme à l'album mais bon, je ne suis pas fan du genre.
Difficile donc de donner un avis tranché sur Ghost World. Le sujet ultra classique est traité de façon personnelle et originale. Les personnages suivent cette ligne paradoxale de déjà-vu et d'interprétation réussie. Toutefois l'histoire ne me passionne pas suffisamment pour en conseiller coûte que coûte la lecture.
Je n'ai pas réussi à entrer dans cette BD. Il y avait carrément des moments où je me forçais presque à continuer de lire.
J'ai l'impression qu'il manque des passages dans cette histoire... On a du mal à tout comprendre et pour tout avouer, j'ai rien capté à la fin ! Enfin, c'est peut-être parce que ça me saoulait sérieusement...
On a envie de se sentir proches de ces deux filles, d'entrer dans leurs vies et de partager leurs sentiments mais aucun attachement du début à la fin de ma lecture... Quand j'y repense, je me dis que le fait de lire des "ta gueule", "putain", "va te faire foutre" etc etc alors qu'ils n'ont pas lieu d'être, a peut-être participé dans ce non-lien avec les nanas... Je n'aime pas la vulgarité mais je l'accepte dans certaines BDs car elle en fait vraiment partie et sans elle, cela changerait l'ambiance mais ici, je trouve que c'est raté.
Je n'arrive pas à me faire une opinion sur les dessins. Il y a pas mal de plans assez proches (je connais pas les noms techniques dsl) - gros plans, demi-corps... comme si c'était fait pour que l'on puisse se sentir plus dans la BD, être parmis les personnages, proches d'eux... Mais au vu de ce que j'en ressentais tout au long de ma lecture, vous avez compris que ça n'a pas marché.
Avant d'écrire mon avis, j'avais mis 2/5 car pour moi 1/5 correspond à des BDs que je qualifie vraiment de grosse m****. L'avis terminé, je me demande si je dois conserver cette note ou la baisser. Après réflexion, je mets cette note à 1/5 car lire une BD est un plaisir et donc se forcer amène fatalement la plus mauvaise note...
Comment passionner les lecteurs en racontant l'ennui, c'est le tour de force que réussit l'auteur dans cette histoire agréable à lire.
Les dessins n'ont rien d'exceptionel mais ils se marient bien avec le ton de l'histoire.
le scénario est fluide et on ne peut cesser la lecture avant d'en arriver à la fin.
J'ai vraiment beaucoup de mal à dire des choses sensées sur ce bouquin. Il est plus facile de le lire que d'en parler...
Epatant, hallucinant, fantasmagorique, caustique, ironique, fabuleux... Qu'est-ce que c'est chouette... Je comprend que cela ne plaise pas à tout le monde, que ce ne soit pas interessant pour certains... Il se trouve que j'adore, tout simplement.
Peut-être parce que ces filles pourraient être parmi mes meilleures amies...Peut-être parce que certaines de leurs réactions ou de leurs discussions me sont vraiment familières...Peut-être parce que d'une certaine manière je me sens proche d'elles...de leur manière de vivre, de s'exclure en quelque sorte du monde qui les entoure...De se donner cette impression d'être uniques et différentes par de petits actes anodins...
Il s'agit en fait d'une sorte de recueil, d'une succession de chapitres, qui sont autant de tranches de vie, de moments d'existence de Rebecca et Enid...Le tout est cependant très cohérent, et il se dégage de l'ensemble une atmosphère presque surréaliste liée à l'étroitesse de la ville, au confinement forcé dans ces lieux où la marginalité constitue un échappatoire vers un "ailleurs" au même titre que la ligne de bus n°5...
Le graphisme est vraiment idéal et extremement adapté à l'histoire. Je n'imagine pas du tout un autre style, ou même une colorisation différente. Cet épurement, ce dépouillement du trait et des couleurs (ou plutôt des non-couleurs...) permet de faire passer de nombreux sentiments, et réflexions de manière très intelligente. Les personnages ne sont jamais "parfaits", ils ont tous une humanité apparente, ce sont des gens ordinaires, ni des modèles, ni des anti-héros, juste des êtres normaux, comme on pourrait en croiser au coin de la rue.
Ghost World, le monde fantôme, celui où on ne peut vivre ni avec les autres, ni sans eux, celui où malgré tout on reste prisonnier d'un système, sauf quand on est deux, et qu'on est deux "barges", socialement parlant, se construisant une vie plus belle que celle qui nous est destinée, en faisant de l'ordinaire un extraordinaire perpetuel, en faisant de la monotonie une aventure, en faisant du quotidien un certain moment de rêve.
bienvenue dans l'existence fantomatique de deux lycéennes, la classique et la loufoque, usant de maints stratagèmes pour se persuader d'être orginales... chacun interprète à sa manière leurs tranches de vie, fait les liens entre les divers épisodes de leur maturité. Clowes nous expose le résultat de ses recherches : deux cobayes, (surtout Enid), portes-parole de l'auteur exprimant les sentiments adolescents.
NB : le film, adapté de la bd, est une vraie réussite.
Cette BD m'a rappelé à la fois la série animée "Daria" pour le côté "jeunes filles plus malines que tout le monde et à l'humour féroce qui observent leurs contemporains avec une distance amusée et amusante" et le film de Steve Buscemi "Happy Hour" ("Tree's Lounge" pour les puristes) pour l'aspect "la vie des paumés dans ces petites villes des États-Unis où il n'y a rien à faire et où l'on se fait terriblement chier".
Sauf que "Daria" est 10 fois plus drôle, et les personnages de "Happy Hour" 10 fois plus attachants...
"Ghost World" m'a vraiment ennuyé et comme en plus, je n'aime pas le style graphique de Clowes, ça n'arrange rien...
C'est pas une BD à foutre à la poubelle, mais y a des centaines de trucs plus intéressants (mais moins branchouilles, c'est vrai) à lire avant...
Pourtant fan de Clowes, c'est une des bd que j'ai le moins aimé. Pourquoi ? Car il manque trop d'éléments. La réédition a peut-etre éliminer des histoires, du coup la cohérence de l'album s'en ressent. Il en ressort une lecture laborieuse, on ne s'attache pas aux personnages.
A lire pour les curieux.