Je suis comme certains : vraiment dérangé par les différentes scènes quelque peu gênantes présentes dans l’œuvre d'Hergé. Je ne vais pas toutes les lister mais ça pue grave des fois. Et puis, pour moi, l'excuse de l'époque ne marche pas. D'ailleurs, je conseille à tout le monde de lire les travaux parus dans Bitterkomix, revue sud-africaine un peu hard, pour comprendre que ce n'est pas parce que l'on vit dans un pays (ou une époque pour Hergé) où tout le monde pense quelque chose que l'on doit forcément suivre l'avis des autres.
Bon. Passons sur ces relents certes très dérangeants et concentrons nous sur les histoires de papi Hergé.
Je dois avouer que ce n'est pas mal. J'ai beaucoup aimé, par exemple, le diptyque "Objectif Lune" / "On a marché sur la Lune", "Lîle mystérieuse" ou L'Étoile noire (ah non ! c'est l'inverse ). Alors oui, c'est vrai, c'est très bavard. Il y a de la lecture ! Mais c'est plutôt bien foutu, même si Tintin en lui-même est exaspérant par son côté parfait et premier de la classe. Il n'a pas un pote de son âge quand même le gonze ! Il ne traîne qu'avec des vieux. Bon, ces vieux sont très drôles mais quand même, c'est pas super réaliste, non ?
Et c'est cet aspect, outre les critiques émises plus haut, qui ne me font pas trop aimer Tinitin. J'en lis un de temps en temps quand je tombe dessus mais bon voilà ça me suffit.
L'univers créé par Hergé est tout de même sympa. Il avait de l'imagination, on ne peut pas lui retirer bien que certains scenarii soient un peu faciles à mon goût dans leur dénouement. Mais c'est cela aussi Tintin : un côté très gentillet avec un héros ch... ... parfait et une fin toujours heureuse.
Bon. Vous me direz, c'est un peu pareil dans Astérix, que j'adore, mais là ça m'énerve, je ne sais pas pourquoi.
Le dessin peut-être y est pour quelque chose. Il est bien fait, c'est sûr, Hergé était un bon dessinateur, mais il n'est pas à mon goût. Je le trouve fade en comparaison aux histoires tout de même un peu barrées qu'il nous conte. L'accord fond/forme n'est pas idéal mais cela est très subjectif.
Enfin, ma note a sûrement été sur-élevée par les animés tirés de la BD. Je sais, c'est pas du jeu, ici on ne note que les BD, mais j'ai été bercé durant mon enfance par les diffusions du soir de Tintin et Lucky Luke sur la chaîne des vieux. Et il faut dire que l'animé Tintin était bien foutu. Il n'avait pas ce côté un peu ennuyant de la BD. Je me dis donc que lire Tinitin en 90's et 2000's n'est peut-être pas une bonne chose pour apprécier l’œuvre de Hergé. Le côté animé ayant su remettre un coup de jeune à une série très vieillotte quand même, il est possible que ces BD m’eussent touchées plus profondément si je les avais lues dans les 50's / 60's. Mais bon, ce n'est pas sûr non plus...
Tintin n'est plus à présenter. Un monument de la bande dessinée, une légende qui ne se tarit pas (et les films qu'on produit actuellement n'en sont qu'un bon exemple).
Je ne reviendrai pas sur les styles d'histoires, sur le dessin qui reste la base de la ligne claire, ou simplement les idées qui sont présentées.
Mais je dois dire que Tintin, j'aimais sacrément ça étant enfant. J'en lisais autant que possible (et aucun n'a survécu d'ailleurs), même si je ne comprenais pas les histoires. Et aujourd'hui, quand je les relis, je les trouve toujours aussi sympathiques.
J'ai personnellement une préférence pour le diptyque du voyage sur la lune, très documenté, angoissant également dans ses moments de tension. Un superbe opus à mon avis.
Les aventures sont très souvent réjouissantes, les traits d'humour encore bons, les intrigues parfaitement menées, bref tout reste bon dans Tintin.
Et au final, malgré les polémiques sur les idées de fond, je ne crois pas qu'on puisse dire que Tintin incite à une haine raciale ou autre théorie. Je les ai lu des dizaines de fois étant enfant, je ne suis toujours pas raciste.
Une oeuvre culte, c'est clair et net. Tintin est et restera un des plus grands de la BD, dans le panthéon du 7ème art.
Il y a beaucoup d’avis élogieux et bien écrits sur le site, donc je vais faire court.
Monument de la BD franco-belge, Tintin continue de passionner des millions de lecteurs du monde entier… dont moi. Les aventures de Tintin ont été parmi mes premières BD et je continue à les lire encore aujourd’hui avec un plaisir intact. Tout m’enchante dans l’univers du jeune reporter : les personnages, les dessins, les intrigues. Chaque épisode est une invitation à l’aventure et à l’évasion.
Certes, les tous premiers tomes sont loin d’être géniaux mais l’ensemble de cette saga mérite amplement la mention culte !
Je ne sais pas ce que je pourrais dire de plus sur cette série, vu que je ne suis pas le posteur le plus émérite que le monde de la bande dessinée ait connu (personne ne dira le contraire). En tout cas une chose est sûre, c'est que je ne ferai pas découvrir à qui que ce soit cette magnifique série car qui n'a jamais entendu parler du plus célèbre reporter "à la houpette" de la planète.
Je n'ai pas eu besoin de relire récemment l'intégralité de l'oeuvre d'Hergé car comme beaucoup de fans de bd ou d'amoureux de cette série , j'ai lu chaque album un nombre incalculable de fois .
Que pourrais-je dire pour aller vite et éviter d'ennuyer d'éventuels lecteurs de cette critique.
Dans un premier temps je présenterai rapidement le héros de cette cultissime série .
Tintin est un reporter qui lutte contre le mal en général . Dans Les Cigares du Pharaon, Le Lotus Bleu et Le Crabe aux Pinces d'Or il affronte des trafiquants de drogue . Dans Coke en Stock il lutte contre des marchands d'esclaves.
Sa curiosité le pousse à tenter d'élucider toutes sortes de mystères (comme dans Les Bijoux de la Castafiore).
C'est un personnage intelligent , imaginatif. Il sait se battre comme on a pu le contater dans Tintin Au Pays de l'or Noir.
Dans un second temps je présenterai encore plus rapidement Les Aventures de Tintin.
Les intrigues des albums mélangent les genres : des aventures d'un bout à l'autre de la planète, des enquêtes policières, de la science fiction, des histoires d'espionnage.
Il ne faut pas oublier de préciser que quand on parle de Tintin on pense aussi à Milou, au Capitaine Haddock, aux fameux Dupond et Dupont et au non moins célèbre Tryphon Tournesol et j'en passe.
Ces nombreux personnages qui accompagnent Tintin le jeune reporter tout au long de ses aventures sont devenus des héros à part entière.
Est-ce que je pourrais m'aventurer à essayer de dire lesquels de ces albums je préfère ?
Même si je les adore tous j'avoue avoir quelques préférences.
Le Secret de la Licorne et sa suite (dont je ne citerai pas le titre) sont parmi mes préférés .
C'est sans doute pour cela que je n'ai pas trop accroché avec le dernier long métrage reprenant ces deux albums, réalisé par Steven Spielberg, car cette adaptation ne suit pas à la lettre l'oeuvre originale.
J'ai également adoré Vol 714 Pour Sydney, Tintin et les Picaros. Bon je m'arrête là ou je vais tous les citer .
En ce qui concerne le dessin , il a évolué en bien au fur et à mesure des albums . Aujourd'hui certains peuvent le trouver dépassé mais ils n'en reste pas moins apprécié par un grand nombre de fans de la série ou de la bande dessinée en général.
Pour conclure je signalerai que c'est la première fois que je donne un 5 sur 5 à une série, mais je ne pouvais pas mettre moins à cette monumentale oeuvre même si certains points négatifs pourraient être cités ( en particulier le côté raciste d'Hergé qui peut faire son apparition dans certains albums dont je ne citerai pas les titres).
Tintin a tout simplement fait de moi un passionné de la Bande Dessinée pour la vie.
Je viens de tout relire ! Après 125 avis, je me rends bien compte que le mien ne changera pas grand chose aux statistiques .....
J'avais oublié, de mes lectures d'enfance, combien cette série est tout bonnement extroardinaire !
Certes on pourra dire avec raison que Tintin est typique d'un milieu petit bourgeois, que la présence féminine manque totalement de présence, de diversité, et d'intérêt, que certains rebondissements sortent du chapeau d'un magicien ... et tout cela est bien vrai !
Mais pour tout le reste, quelle formidable épopée à travers tous continents, quelle merveilleuse photographie de la moitié du 20ème siècle et de ses idées reçues (entre 1930 et 1980), quel humanisme et aventures se dégagent au travers de son héros, et quel humour ravageur au travers du capitaine toujours hautement truculent.
Et quel graphisme d'une sobriété, d'une efficacité, et d'une beauté, inouïes !
Pour ma part, sans conteste un absolu de la BD, rien n'arrivant selon mes perceptions à la cheville de cette grande oeuvre !
A lire à relire, et à re-relire ....
(Je viens de relire les Astérix au complet ... c'est géant, ... mais vraiment pas du même tonneau ...)
Il existe quelques séries mythiques qu’il n’est bien souvent plus la peine de présenter. Les aventures de Tintin en font indéniablement partie.
Au vu du nombre d’avis déjà postés sur cette série, est-il encore nécessaire d’un ajouter un ?
Tintin, fait partie d’un trio qui a bercé mon enfance avec Astérix et Lucky Luke. A une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas comprendre, le monde de la BD se limitait à une poignée de séries et d’auteurs.
Ce post est ma façon à moi de rendre hommage à un auteur qui a forgé en grande partie ce que la bande dessinée est aujourd’hui. Un auteur qui a sûrement provoqué plus d’une vocation et carrière…
Tintin, Milou, le Capitaine Haddock, le professeur Tournesol, la Castafiore, les Dupondt…Qui n’a jamais entendu ces noms ? Le nombre de personnages dans l’ensemble de la série est impressionnant.
Mieux encore, chaque personnage créé dispose de son caractère, de sa personnalité. Hergé avait un don afin de donner vie à de nouveaux personnages et ne s’est jamais limité dans les sujets abordés, dans les situations donnant une vie foisonnante et mondialement crédible à son personnage.
Preuve en est actuellement avec la sortie du film éponyme, dirigé par Steven Spielberg en toute simplicité.
Hergé a su à maintes reprises reproduire la pensée de ses contemporains ou caricaturer son époque avec talent, laissant une trace de l’Histoire au sein de son œuvre. Cela avec tellement de crédibilité que certaines polémiques se sont déclenchées autour de ses premiers albums et notamment "Tintin au Congo". Polémique vaine à mon sens, comme si tous les manuels d’histoire devaient rayer de leurs pages tous les passages liés, entre autre, à la colonisation…
Au-delà de cela, Hergé fut un visionnaire dans bien des domaines. Le plus beau fut sans doute son épopée spatiale, qui emmena Tintin et ses amis sur la Lune !
Mais Hergé nous emmena aussi à maintes reprises en voyages autour de la terre, nous promenant, en Afrique, Amérique du Nord, du sud, au Moyen Orient, en Inde, en Ecosse, en Chine, au Tibet, pour n’en citer que quelques-uns…
Son souci du détail était impressionnant. Hergé se renseignait énormément avant de réaliser un album. De nombreux lieux, situations politiques, personnages, évènements… agrémentant ses albums sont issus de faits historiques réels ou tirés directement d’expériences, de rencontres de sa propre vie. Hergé se documentait énormément, notamment à l’aide de photos ou approchait des experts dans leur domaine afin de respecter son exigence de réalisme et de crédibilité de ses aventures.
Cela se retrouve au fil de ses albums avec par exemple, l’aventure vers la lune, les aventures à Shanghai sous l’invasion Japonaise, ou encore l’éclipse de soleil dans "Le temple du soleil"…
Chacun de ses albums est souvent un reflet de son époque.
Pourtant, Hergé s’est aussi permis quelques digressions à l’aspect très terrien et vrai de ses albums. C’est ainsi que l’on trouve par-ci des extra-terrestres et par-là un Yéti !
Malgré tout, la qualité de l’œuvre est d’une constance impressionnante qui dépasse les frontières des âges, des appartenances politiques, des situations professionnelles…
Un petit mot sur le dessin ? Hergé est l’inventeur et le chef de fil de la ligne claire. Hergé encore une fois a été le précurseur d’un style. Beaucoup de dessinateur ont embrayé sur ses pas et se revendiquent de la ligne claire. Le trait d’Hergé si on compare "Tintin chez les Soviets" et ne serait-ce que "Tintin et les cigares du Pharaon" a énormément évolué et progressé pour devenir d’une stabilité, d’une finesse aussi bien dans le trait que dans la mise en page et le découpage de ses albums indémodable.
Tintin est une œuvre phare dans le monde de la bande dessinée. Une œuvre à mon sens que chacun se doit de découvrir. Une œuvre qui, traduite dans une centaine de langues !, mérite sûrement mieux que toute autre le terme de "culte".
Alors que le film s'apprête à sortir, je me rends compte que je n'ai toujours pas avisé ce monument de la BD. Je ne me vois pas lui attribuer une autre note ; cette série a fait - et fait encore - évoluer le 9ème Art.
Me concernant, avec Astérix, Tintin est le commencement d'une passion qui dure maintenant depuis près de 25 ans. Pourrais-je préciser le nombre de fois que j'ai lu, re-lu et re-re-lu ses aventures ? Impossible, tout simplement...
Chaque histoire était prétexte d'évasion, d'aventure, de rêves et de dépaysement. Je reste épaté par l'engouement que suscite encore aujourd'hui cette série ; c'est phénoménal !
Le graphisme d'Hergé est lui aussi extraordinaire : des personnages simples mais expressifs et singuliers, des décors très fouillés, des couleurs vives mais sobres, tout contribue à rendre ces albums intemporels.
Dès lors, peu importe pour moi les débats qui s'articulent autour de l'auteur et de son oeuvre. Je crie haut et fort que cette série fait incontestablement partie de mon enfance et de ma culture ! Merci Hergé...
Certes, cela a vieilli. Surtout les premiers tomes.
Le côté Gnan-Gnan et Boyscout du personnage principal peut énerver.
Mais les personnages de Dupont et Dupond restent pour moi un mystère ...
Mais oui j'aime cette bd. J'aime l'ambiance. J'aime le côté Boyscout.
Mon personnage préféré reste le Capitaine Haddock.
Je ne conseillerai pas de tome précis à lire car ceux que je préfère ne sont pas ceux de la plupart des fans.
Qu'est ce que vous voulez que je dise à part paraphraser ceux qui ont déjà mis 5/5 à cette série reconnue mondialement depuis tant d'années ???
Une série à redécouvrir périodiquement, s'imprégner du mode de vie du début puis du milieu du XXe siècle me plait assez bien.
Quant à la justesse des informations géographiques, et graphiques, la richesse du lexique Hadockien, l'ingéniosité Tournesolienne, la réputation d'Hergé n'est plus à faire...
Cette BD a suffisamment d'avis pour que je fasse court !
Tintin c'est culte ! Fait indéniable à mon avis !
Le dessin, bien que peu détaillé, est agréable à l'oeil et permet à l'histoire de se dérouler dans un décor correct, modeste, sans superflu !
Le scénario ... Il y a des Tintin géniaux ; d'autres moins prenants ! Mais dans l'ensemble c'est un réel plaisir de (re)lire une aventure du jeune reporter rouquin à la houppette ! Je ne décris pas les personnages ou les histoires, tout le monde connaît plus ou moins !
Les polémiques sont ce qu'elles sont, mais Tintin n'en reste pas moins une BD excellente !
Personnellement, mon tome préféré est incontestablement "Au pays des Soviets" !
C'est indéniablement le monument de la bande dessinée.
Les aventures de Tintin auront été pour moi l'évasion. Etant enfant, j'ai lu, relu et re-relu ces aventures avec toujours autant d'intérêt et de passion.
Aujourd'hui, je lis ma collection de Tintin (du pays des soviets à l'alph-art, en passant par le lac aux requins) en m'attardant sur les doubles sens, les détails, les faces cachées du formidable travail graphique d'Hergé.
On a encore tant à découvrir sur cette série :
Savez-vous comment différencier physiquement Dupond de Dupont ? Savez-vous à partir de quel album est cité le prénom du Capitaine Haddock ? Pouvez-vous dire dans quel unique album Milou communique avec les humains par la parole ? Dans quel album peut-on apercevoir Quick et Flupke ?... et je souris en lisant le post-scriptum de l'avis de steamboy13 : "J'ai été content de voir en lisant "Les Picaros" que Tintin avait enfin fini par glisser ses chaussettes sous son futal..."
Tiens, encore un détail à vérifier... on croyait tout savoir, voilà ce que j'aime dans Tintin...
Ah Tintin ! Je pense que ça ne sert pas à grand chose de poster un nouvel avis, mais le respect que j'ai pour Tintin et Hergé m'oblige à laisser ces quelques mots.
J'ai découvert l'univers de la BD avec Tintin dans mon enfance. Quelques décennies après, et avec plus d'expérience dans la BD, je me rends compte de la grandeur de cette série. L'imagination de Hergé et les messages sociaux qu'il véhicule dans ses albums sont à saluer.
L'évolution des mentalités à travers les différents albums est flagrante. Il y a par exemple un monde entre Tintin au congo, où les méchants blancs méprisent les petits noirs, où la faune sauvage n'est pas respectée, et Tintin au Tibet, où des européens risquent leur vie pour sauver celle d'un chinois. Il y a un message universel dans cet album.
Bref je vais m'emporter ci je continue. Donc évidemment un 5/5 pour les inoubliables aventures de Tintin, qui nous auront bien fait voyager à travers les continents (et même au delà !).
C'est devenu dans la mouvance de snober Tintin dans l'idée de passer pour un prude, vis-à-vis de Tintin au Congo, d'un connaisseur underground ("trop commercial") ou d'un rebelle ("trop bon enfant"), alors même si ça ne sert à rien de poster un énième avis sur cette série que tout le monde connaît, j'ai voulu en prendre la défense. C'est un témoignage d'une époque et rien n'est à jeter. Les personnages historiques dont s'est inspiré Hergé sont à mes yeux infiniment plus intéressants qu'une flopée de héros Marvel ou héroïc-fantasy réunis. 5/5 sans hésiter.
Pour ma part, Tintin est une série culte car mère fondatrice de ce qui fait la BD aujourd'hui. Malgré toutes les remontrances qui ont été faites à Hergé (racisme notamment), il faut bien remettre le contexte de l'époque, et ne pas oublier les différences avec notre société d'aujourd'hui.
Je trouve le dessin encore d'actualité, même si Tintin demeure un peu trop inexpressif, les autres personnages sont vraiment sympathiques avec un Haddock très drôle, des Dupont et Dupond maladroits mais attachants et un professeur Tournesol loufoque à souhait.
Les différentes aventures de Tintin sont vraiment sympas à lire notamment le diptyque de la lune ou encore les cigares du pharaon.
Tintin restera pour moi une BD essentielle qui a bercé ma jeunesse et bercera surement celle de mes enfants !
Dans les années 70, le Tintin maudit était "Tintin chez les Soviets": on craignait de froisser l'URSS ! Mais "Tintin au Congo" n'appelait aucune remarque. Aujourd'hui, c'est le contraire : on reconnaît à Hergé sa clairvoyance sur le système soviétique (9 ans avant le "Retour d'URSS" de Gide, que l'on a facétieusement pu appeler "Dédé chez les Soviets"), au delà du fait que cet album de débutant est intrinsèquement médiocre, mais on condamne, à raison, le colonialisme de "Tintin au Congo" (saluons pour le coup son hilarante parodie dans une page du "Chat du rabbin"). Certes, il en reste ultérieurement des traces, jusqu'au "petit nègre" pénible de "Coke en stock".
Mais est-ce une raison pour condamner toute la série ? Oublierait-on la magnifique leçon d'humanité donnée par Tchang dans "Le Lotus bleu" ? Et on a trop oublié le réjouissant anti-américanisme de "Tintin en Amérique". Une séquence de cet album m'a d'ailleurs toujours frappé et n'est pas assez citée par les défenseurs d'Hergé : au moment où Tintin découvre du pétrole sur le territoire indien, il se fait harceler par des businessmen qui lui proposent des milles et des cents pour en avoir la concession. Au moment où ceux-ci apprennent que Tintin ne possède pas le terrain, l'un d'eux va trouver le chef indien et lui dit dédaigneusement : "Voici 25 dollars, vieil hibou, vous avez une demi-heure pour faire vos paquets et quitter le pays". Cette discrète, mais réelle, dénonciation de la spoliation des Indiens par les Américains est tout de même remarquable !
Bon, Tintin, le personnage, est fade ? Un peu, certes, mais il est bien entouré.
Quant à la fameuse ligne claire, c'est bien le cas de dire qu'elle a été beaucoup imitée mais jamais égalée, et ce étonnamment malgré l'armada de collaborateurs que s'adjoignait Hergé. Regardez Bob de Moor, l'un des plus proches collaborateurs du maître : quand il vole de ses propres ailes et fait son Tintin à lui, à savoir Barelli, la ligne n'a jamais cette fermeté simple, la page fait mal aux yeux par son désordre alors que chaque planche de Tintin est un chef d'oeuvre d'équilibre, et ça c'est vraiment la patte d'Hergé avant qu'il ne confie les finitions à ses sbires !
Point de vue d'esthète ? Un peu, peut-être, et je l'assume.
Mais il n'y a pas que ça : même si Hergé comme tous les auteurs de romans d'aventure, a beaucoup pompé à gauche et à droite, il a créé des situations types nouvelles, inventé des objets devenus emblématiques (toujours l'esthétique, OK, mais c'est aussi le plaisir des yeux la BD, non ?), enrichi notre imaginaire : je vous défie de trouver un lecteur des "7 boules de cristal" qui n'ait jamais été traumatisé enfant par Rascar Capac !
Regardez aussi la concision des très rares textes explicatifs : on explique mal que Jacobs ait pu fréquenter si longtemps Hergé sans en prendre de la graine !
Il y a souvent, chez Hergé, quelque chose qui confine à la perfection classique : densité et aération en même temps des planches, des dialogues, des situations, sens du rythme, graphique et narratif, équilibre entre le caricatural et le réalisme.
Mes musts : "le lotus bleu" (pour la profondeur du regard sur l'autre), "le secret de la licorne" (pour la double-scène des pirates), "Les 7 boules de cristal" (pour Rascar Capac), "On a marché sur la lune" (pour les sorties prodigieuses d'Haddock et des Dupondt), "les bijoux de la Castafiore" (pour sa perfection musicale).
Comment peut-on se passer de cette bd dans sa bibliothèque?
Le grand mérite de l'oeuvre d'Hergé est qu'elle peut se lire à tout âge, tant les niveaux de lecture sont multiples. A chaque relecture, on découvre un élément nouveau. Hergé a quasi tout inventé et rien que pour cela, chapeau. Tous les auteurs qui lui succéderont lui doivent quelque chose. Quand je lis qu'on évoque le racisme de Tintin, je me demande si celui qui profère une telle ânerie a déjà lu un album ou s'il perroquette les inévitables envieux.
J'ai essayé de lire Tintin quand j'ai découvert la bande dessinée francophone (Les Naufragés du temps), mais les aventures du journaliste à houpette me sont tombées des mains. Après avoir lu du Forest, du Gillon, du Miller, du Wrightson, ou du Sienkiewicz, cette série m'a parue un peu fade.
Comparé aux comics que je lisais depuis de nombreuses années, Tintin me semblait peut- être pas assez épicé et trop classique, loin des folies scénaristiques et graphiques des auteurs que je connaissais déja.
A l’âge de 6 ans, j’ai reçu "Tintin et l’or noir". C’était mon cadeau d’anniversaire ! Depuis je me suis jamais lassé de la BD en général et encore moins de Tintin. Comme le dit si bien Mr Peeters, quelque soit l’âge de lecture, vous le relisez toujours avec autant d’intérêt, mais il est vrai qu’il faut peut-être commencer enfant ? Dans l'appréciation d’un Tintin, il ya un grosse part émotionnelle, pas vrai ?
Je viens de refaire une lecture complète des albums, tout en alternant avec les volumes « Chronologie d’une œuvre ». J’ai trouvé ceci très instructif car cela permet de remettre tous les albums dans le contexte de l’époque (qu’il soit d’ordre politique, économique, sentimental ou psychologique) et également de pouvoir comparer les albums redessinés avec les dessins originaux.
Les meilleurs albums commencent à partir du Secret de la Licorne, mais quoiqu’il en soit Tintin est pour moi une œuvre inclassable et qui méritera toujours 5/5 !
Hergé était un dessinateur de pub et un bon décorateur. Il lui fallait être lisible. Ce qui explique la fameuse ligne claire, et le fait que bon nombre de ses cases supportent un agrandissement et restent équilibrées.
Côté scénario, Hergé suivait l'air du temps, il disait lui-même qu'il fallait être ancré dans son époque. Grace à divers collaborateurs, il a réussi par la suite à offrir des albums solides, mais très bien-pensants, avec rien qui déborde sur les côtés.
Le héros principal étant lisse et sans faute, les personnages secondaires ont apporté du divertissement, du mouvement et de la vie. Doucement, Hergé a construit autour de Tintin une famille. Des psychiatres ont formulé diverses analyses à ce propos.
Raciste, conservateur, d'extrême droite ? Hergé le reconnaîtra lui-même, il était naïf et plongé depuis son enfance dans un milieu ultra-catho. Ca laisse des traces. Il était simplement de son époque, et ne devait pas songer à mal. Par la suite, ses opinions changeront, c'est flagrant dans ses albums.
Pas de femme ou si peu ? La censure de l'époque n'appréciait pas trop les personnages féminins, sauf peut-être l'éternelle fiancée qu'on doit sortir des griffes des méchants. Hergé voulait dessiner des aventures qui bougent, pas des romans Arlequin, même si c'est aussi un monde d'évasion. Hergé dira qu'il ne dessinait pas des femmes car il les aimait trop (sa vie privée en témoigne) pour les caricaturer.
Tintin a été propulsé au rang de série culte pour diverses raisons :
- Il a été parmi les premiers à paraître
- Hergé a su évoluer graphiquement et narrativement
- Hergé a su s'entourer de bons collaborateurs qui ont bouché les trous
- Ses albums n'effrayaient personne (ou si peu), même les instituteurs réactionnaires de l'époque aimaient (je vous le disais : rien ne dépasse).
On peut lire certains albums de Tintin, certains sont même bons, il faut l'avouer. Mais c'est terriblement daté. Surtout les premiers, même redessinés.
C'est étonnant mais je n'avais pas avisé cette série.
Si j'ai lu tous les tomes, la dernière lecture remonte à un bail.
En fait, je n'ai plus envie de relire les "Les Aventures de Tintin".
Je n'étais pas fan il y a 30 ans et je n'aime plus du tout aujourd'hui.
J'ai toujours préféré les Gaston Lagaffe ou Astérix et le fossé s'est accru au fil des ans.
Dans la présente série, je n'ai jamais accroché aux personnages et les scénarios m'ont toujours paru creux.
Je n'arrive pas à percevoir ce qui peut en faire une série culte si ce n'est la nostalgie.
Le dessin ligne claire est une référence. Il est simple et possède sa personnalité.
Les couleurs sont classiques et sans effets. Le dessin se veut efficace avant d'être beau.
Aujourd'hui il reste une machine de guerre pour continuer à exploiter cette licence.
Avec le passage au cinéma, les ventes risquent même de remonter...
Ce sera sans moi.
Tintin, une série soumise à controverse après de nombreuses années d'existence. Je ne sanctionne pas ici les idées qui peuvent aujourd'hui sembler racistes (Hergé vivait avec son temps, c'est tout, et durant une partie de ce temps des millions de personnes pensaient que la race (un non-sens du point de vue génétique) dominante était celle des blonds aux yeux bleus) mais la narration insipide qui se dégage de l'oeuvre.
Déjà petit (entre 6 et 8 ans), je trouvais Tintin lourd à lire : aucun suspens, on savait toujours que quoiqu'il arrive il se tirerait sans aucun dommage des situations les plus rocambolesques et qu'il rétablirait le bien absolu sur la terre tout entière. Les personnages sont lourds, possèdent chacun un unique trait de caractère indéfectible au cours de la (trop?) longue série. Bien que certains soient relativement drôles (le Pr Tournesol), le reste des personnages forme un ensemble insipide. Cette pauvreté psychologique entraine une anticipation des décisions des protagonistes.
Je souhaiterais maintenant mettre en exergue un point qui m'a dérangé après avoir pris du recul. Tintin est censé être un journaliste mais paradoxalement il passe sa vie dans la peau d'un aventurier. Jamais on ne le voit avec un appareil photo, une enquête sérieuse à mener ; il ne correspond en rien à l'idée que je me fais d'un reporter qui, lui, approfondira le sujet sur lequel il enquête. Au lieu de ça, nous avons affaire à un récit moralisateur invariable sur le ton du "le mal c'est pas bien et il ne faut jamais négocier avec le mal parce que c'est pas bien". Notre reporter sans frontières n'est donc qu'un aventurier qui ne fera que sermonner ceux qui ne correspondent pas à son idéal.
Tout comme Bécassine a fait son temps, Tintin n'est clairement plus d'actualité. Le monde n'était déjà pas si nuancé à l'époque d'Hergé, il l'est aujourd'hui encore plus. Hergé nie donc une évidence : le monde est une nuance de gris.
Voici un avis qui ne changera rien à tous les amoureux comme aux détracteurs de Tintin, la note parle d'elle même mais c'est bien pourtant aux détracteurs que j'ai envie de parler car l'oeuvre somme d'Hergé est en tous points identifiable et nécessaire à n'importe quel amateur de bande dessinée.
Et pourquoi cela ? Et bien je me remémorre mes lectures et relectures d'un monde naïf fait à la fois d'humour et d'évasion, tous ces pays que je n'aurais jamais connu (et que je ne verrais surement jamais) grâce au talent d'Hergé, aussi bien sur nos continents que sur la lune et bien plus encore : notre imaginaire !
Pour tout ces points, je ne peux que m'incliner et dire merci aux aventures de Tintin, reporter d'un quotidien qu'on ne lira jamais mais qui restera ancré à tout jamais dans ma mémoire...
Et que dire de mon oeuvre culte, Vol 714 pour Sydney, qui a surement développé mon amour du surnaturel comme de l'Aventure avec un grand A. Une oeuvre sombre et exotique que je rêve un jour de voir portée sur grand écran avec le talent qu'elle mérite ! Oui vraiment lire Tintin c'est pour moi l'un des plus beaux bains de jouvence !
Bon, je ne sais pas comment critiquer cette pierre angulaire de la BD. Je voulais juste mettre culte et 5/5, c'est le moins que l'on puisse faire. On aura tout reproché à Hergé, et à son personnage mythique - Mais a quoi bon ?
C'est juste le summum de l'équilibre image/texte, de la narration fluide, intéressante et drôle, de l'aventure qui fait presque maintenant partie de l'inconscient collectif tellement elle est ancrée en nous. C'est aussi une rare série qui peut se lire, relire ad vitam eternam sans jamais lasser. Simplement génial en fait.
Les musts pour moi sont les diptyques : Objectif Lune, On a Marché sur la lune. Les 7 boules de Crystal / Le temple du soleil. Le secret de la licorne / Le trésor de Rackham le rouge.
Et sans oublier : Tintin au Tibet, l'étoile mystérieuse, coke en stock...
C’est un classique incontournable de la BD qui a baigné toute mon enfance. Ce fut d’ailleurs la première série où je possédais l’intégralité des tomes. Nous suivons les aventures d'un jeune reporter accompagné de son fidèle animal Milou.
Tintin est né en 1929. Il n'a pas de nom de famille. C'est comme un surnom. Il est jeune mais sans qu'on puisse déterminer son âge exact. Il a une petite taille et un aspect chétif. Ce n'est plus un adolescent mais pas encore un adulte. Son aspect asexué provoque une ambigüité chez le lecteur destiné certainement à rallier le plus de lecteurs possibles qui opéreront une identification. Hergé avait du génie et beaucoup d'intuition!
Du fait de sa profession, Tintin va beaucoup voyager à travers le monde. Dans le tout premier album, il va en URSS faire un reportage sur ce pays, et devra affronter des bolchéviques prêts à le tuer pour l'empêcher de faire connaître aux Occidentaux la réalité de l'Union soviétique de l'époque. Dans "Tintin au Congo", il fait un reportage sur le Congo, alors encore colonisé par la Belgique, ce qui l'entraîne dans de multiples péripéties. Il sera ensuite envoyé en mission par son journal aux États-Unis.
Il est vrai qu'on voit rarement Tintin travailler. Ce n'est peut-être qu'un prétexte à voyager. Tintin est avant tout très curieux et soucieux de justice. Ainsi dans "L'oreille cassée", il décide de lui-même de retrouver la statuette qui a été dérobé dans le musée. C'est vrai que ce côté lisse du personnage peut énerver! Ainsi dans "Tintin en Amérique", il décide de débarrasser Chicago de tous les gangsters de la ville. Dans "Coke en stock", il va lutter contre les marchands d'esclaves. Nous avons droit également à un affrontement contre les trafiquants de drogue dans "Les cigares du Pharaon", "Le lotus bleu" ou encore "Le crabe aux pinces d'or". L'aventure peut également prendre beaucoup plus d'envergure et avoir ainsi une dimension politique. Ainsi, dans "L'Affaire Tournesol", il cherche à empêcher deux états imaginaires, la Syldavie et la Bordurie, de s'emparer d'une arme qui pourrait s'avérer encore plus destructrice que la bombe atomique. Bigre, rien que ça!
Cependant, l'aventure peut rester à un niveau beaucoup plus honorable et plus modeste. Ainsi dans "Tintin au Tibet", il se lance dans une dangereuse expédition dans les montagnes himalayennes pour retrouver et sauver son ami Tchang. Il manifeste également une grande fidélité envers ses amis et est toujours prêt à pardonner. De plus, il est d'un tempérament calme et posé, et préfère analyser la situation avant d'agir. Nous avons là l'archétype du héros parfait: ni défaut, ni état d'âme. Les personnages qui vont entourer Tintin vont apporter à la série les nuances nécessaires pour caractériser les travers de l'être humain.
Je me suis souvent interrogé sur les raisons d'un tel succès mais plus encore sur toutes les études qui ont été réalisé à travers le monde pour expliquer Tintin. C'est un personnage surgit de nulle part et qui n'a aucun passé. Il n'a aucune prise réelle avec le temps. Il reste toujours fidèle à lui-même. Il n'évolue pas. Par ailleurs, Tintin ne semble avoir aucune famille.
Tintin, personnage plutôt neutre, est une sorte de pure abstraction, une irréalité totale!
Toutes ces questions, je ne me les suis jamais posées quand j'étais plus jeune car l'œuvre garde une parfaite lisibilité grâce à cette part de transparence. C'est toujours intéressant d'avoir un autre regard sur cette bd qui semble traverser immuablement les âges.
Il est vrai qu'avec le recul lié à l’âge adulte, je trouve que le succès mondial de cette série n’est point mérité car on a fait mieux depuis mais peut-être était-ce le summum à l’époque. L'un des premiers albums (Tintin au Congo) ne semble t'il pas assez raciste dans le propos? Cela fait l'objet d'une vive controverse. Un avis de la Commission britannique pour l'égalité des races juge la bande dessinée « raciste », et demande de la retirer des librairies! Je ne crois pas personnellement qu'Hergé était versé dans une idéologie de primauté raciale. Il s'est d'ailleurs expliqué à ce sujet. Au moment où il a réalisé cet album (en 1930), il vivait au milieu de préjugé et de stéréotypes typiques de la vision qu'avaient de l'Afrique les Européens à cette époque. Un esprit paternaliste de la Belgique sévissait à ce moment là.
Curieusement, cet album là aurait pu également donner lieu à une autre polémique. En effet, Tintin montre dans cet album une certaine cruauté envers les animaux, contrairement aux albums suivants: il donne des coups de pieds à un léopard affaibli, il fait exploser un rhinocéros, il tue et dépèce un singe pour aller récupérer Milou qui a été enlevé! A quand un nouveau procès d'un étudiant membre de la ligue de protection des animaux?
"Le sceptre d'Ottokar" sorti en 1939 raconte l'histoire d'un Anchluss raté. Le sujet était brulant d'actualité pour l'époque. L'ouvrage est un parti pris en faveur d'un régime politique paisible loyaliste et royaliste contre une dictature militaire fasciste et expansionniste. Pour enfoncer le clou les ordres d'invasion de la Syldavie sont signés d'un certain Müsstler et là l'analogie avec les acteurs du moment Mussolini et Hitler est tout à fait limpide. C'est une dénonciation virulente du nationalisme qui sévissait en Europe. Voilà un point de vue courageux de son auteur!
On ne verra jamais Tintin entretenir une relation amicale, et encore moins amoureuse ou sexuelle, avec une femme. Le manque de personnages féminins traduit' il également un certain machisme? La femme n'est présente que par le biais de la Castafiore, peu attirante et caricaturale à souhait : c'est dire! Cependant, l'auteur a toujours précisé que les relations amoureuses ne trouvaient pas leur place dans son œuvre. C'est un choix de l'auteur qu'il nous faut respecter sans avoir d'arrières pensés nauséabondes (Tintin est 'il gay?!). A cette époque, jeunesses masculine et féminine étaient en Europe clairement séparées tant dans la vie scolaire que dans les publications qui leurs étaient destinées. Ceci explique cela...
Les aventures de Tintin suivent une trame très linéaire (une énigme résolue de manière logique) mais Hergé les présentait avec un sens de l'humour caractéristique. De plus, il y a introduit des personnages secondaires qui, bien qu'étant prévisibles, sont attachants et captent l'attention du lecteur.
Je dois avouer que mes albums préférés sont le dyptique: "Objectif Lune" et "On a marché sur la Lune". Ah, cette magnifique fusée aux carreaux rouges et blancs !
Et puis, je considère que l'auteur était un véritable visionnaire quand on songe que cet album a été crée 4 ans avant que les Russes ne lancent Spoutnik dans l'espace.
Les aventures de Tintin ayant pris fin officiellement avec le décès du créateur le 3 mars 1983 au contraire d'Astérix qui a sombré dans l'exploitation commerciale. Personnellement, je trouve que c'est beaucoup mieux ainsi.
La vingt-quatrième aventure, "Tintin et l'Alph-Art", est resté inachevée. Dans cet album, Tintin évolue dans le monde l'Art moderne, et l'histoire se termine sur une scène où Tintin risque d'être tué, enfermé dans du plexiglas et exposé comme une œuvre d'Art.
Par ailleurs, le grand cinéaste Steven Spielberg va adapter Tintin sur le grand écran. Ce n'est pas une première mais les expériences passées furent de retentissants échecs. Je suis curieux de savoir s'il pourra redonner une seconde vie à ce personnage mythique.
Tintin demeure une BD que tout collectionneur doit posséder mais pas seulement au nom de la nostalgie d’une époque révolue. Nul ne pourrait contester ce que ce héros d'un autre genre a apporté à la Bd. C'est une reconnaissance du travail d'Hergé.
Tintin a été beaucoup dénigré à postériori sur des propos pseudo racistes, misogynes ou autres joyeusetés. Cet album et toute la création qui en a découlé, a fait l’objet de nombreuses rediffusions, œuvres commerciales et expositions. Je ne souhaite pas traiter ici tout l’univers commercial qui a été créé à partir de l’image Tintin mais seulement des albums. Pour ma part je n’ai pas vu particulièrement de message honteux, il est tellement facile de dire lorsque les mœurs changent que celles d’avant étaient honteuses...
Tintin reporter va avoir de nombreuses aventures, je voudrais les grouper ici par intérêt en commençant par les plus oubliables !
Tintin au pays des soviets : Les dessins sont très brouillons et parfois peu lisibles, l’intérêt vient plutôt du côté historique de cette bande dessinée. L’histoire est bof, le dessin est bof
Tintin au Congo : nous sommes dans les années 30, l’Afrique est colonisée. D’aucuns voient ici du racisme pur et dur à condamner, j’y vois plutôt le reflet naïf d’une époque.
Tintin en Amérique : une histoire qui commence à ressembler à quelque chose, de l’action, la série est enfin lancée !
L’oreille cassée : j’ai trouvé ici le scénario un peu tarabiscoté... on commence à un peu tourner en rond, vivement le Capitaine Haddock et Tournesol !
Le sceptre d’Ottokar : dans ce pays imaginaire j’ai trouvé l’intrigue peu prenante bien que bien construite.
L’étoile mystérieuse : rare scénario fantastique je n’ai pas trop accroché même si l’aventure est sympa.
Tintin au Tibet : tome moyen même si quelques blagues agréables viennent agrémenter une histoire peu plausible.
Vol 714 pour Sydney : pour cet avant dernier album on retrouve l’aventure et les îles exotiques avec ce passage extraterrestre, en fait on est surtout surpris que le scénario devienne moyen.
Tintin et les Picaros : le courant ne passe plus autant et voici le second album qui marque la fin d’un cycle ; peut-être est-on au bout des personnages, en tous cas comme pour l’opus précédent on ne rentre pas trop dans le scénario pas mauvais pour autant.
Les cigares du pharaon : l’univers commence à prendre forme, les caractères à être plus clairs. Le dessin lui-même s’affine et enfin le scénario est bien.
Le lotus bleu : un joli voyage en Chine avec une intrigue qui tient la route, le tout est toujours un peu naïf.
L’ile noire : j’ai toujours aimé et encore aujourd’hui cette histoire de faussaire, je trouve que l’univers est bien transcrit et que le scénario est solide ; les gags des Dupondt agrémentent bien le tout.
Le crabe aux pinces d’or : Haddock arrive, la légende est en route, un équilibre qui n’avait pas pu avoir lieu avec les Dupondt naît.
Objectif lune/on a marché sur la lune : pour ce nouvel opus en deux tomes la recette des trois personnages est conservée, çà marche plutôt bien mais objectif lune me parait trop lent ce qui pénalise l’ensemble.
L’affaire Tournesol : son personnage lui vaut enfin le rôle principal, cet album est bien mais souffre de ne pas avoir la confrontation Tournesol / Haddock, on y perd de l’humour.
Le secret de la Licorne / le trésor de Rackham le Rouge : un chef d’œuvre, les personnages de Haddock, Tintin et surtout Tournesol permettent un remarquable équilibre qui est enfin trouvé et qui va générer l’âge d’or de la série
Les 7 boules de cristal / le temple du soleil : même équipe que pour la licorne et même constat, les personnages apportent tous un élément pour un scénario réussi.
Tintin au pays de l’or noir : celui là est un one shot absolument hilarant après les deux diptyques consécutifs, on rit à s’en taper de cul par terre.
Coke en stock : pour moi le meilleur album de la série tout simplement, humour, scénario tout me paraît aujourd’hui encore parfait...
Les bijoux de la Castafiore : Ici on est dans le cocasse, c’est drôle tout simplement et efficace.
Au final la série mérite un joli 4+ avec achat car même aujourd’hui vous relirez en souriant nombre des albums que vous connaissez par cœur !
Eh bah moi non plus je ne suis pas un inconditionnel de Tintin. Petit, j'ai lu tous les albums de la série mais déjà, je lui préférais d'autres BD à succès comme Boule et Bill. Par contre, j'adore le format télévisé. Les adaptations sont vraiment très réussies : rythmées, fidèles à l'oeuvre originale tout en gommant les quelques petits travers de Hergé.
Mais revenons à la BD. Aujourd'hui, quand je relis un l'album de Tintin, je m'ennuie. Je trouve ça long, poussif. J'ai également de plus en plus de mal avec le dessin, trop fade. Certes, comme la plupart d'entre vous, je ne suis pas loin de connaître les albums par coeur. Mais ce n'est pas ce qui explique ma lassitude. En effet, je relis d'autres séries chaque fois avec le même plaisir alors même que j'en connais l'intrigue, les principaux rebondissements...
Bon, j'apprécie malgré tout deux-trois albums comme les Bijoux de la Castafiore pour son côté huis-clos. J'ai aussi une tendresse particulière pour les Cigares du Pharaon et les Sept Boules de Cristal qui m'ont fait frissonner étant jeune. Enfin, je rajouterai l'Étoile Mystérieuse, considérée par beaucoup comme l'un des moins bons tomes de la série mais que je classe pour ma part dans mon top 5.
La BD franco-belge la plus connue (Steven Spielberg en personne planche pour une adaptation en animation 3D) dont j'ai lu l'intégralité.
Et pourtant je n'ai jamais vraiment accroché. Ces héros trop lisses, ce trait trop délimitateur, ses bulles trop carrées, ses dialogues trop bavards, ... Si j'étais projeté 50 ans dans le passé je l'aurais vivement conseillé à tout le monde mais depuis beaucoup d'eau a coulé sous les ponts.
A lire jeune à la bibliothèque si tous les Astérix ont déjà été emprunté.
Comment mettre une autre note à une série qui a su s'illustrer au point d'être parfois étudié à l'école à présent?
J'ai souvenir que lorsque j'étais petit, les bandes dessinées c'était pour les cancres assis au fond de la classe. Toutes les bandes dessinées ? Non ! Un titre résistait encore et toujours à ce "catalogage" odieux. Il s'agissait de Tintin.
Culte pour de nombreuses raisons qui ont été jusqu'à constituer des ouvrages sur la question, si je devais néanmoins apporter une critique à cette série, ce serait la suivante : Tintin est trop ancré dans son époque. Du coup, aujourd'hui les tomes se lisent plus comme un livre d'histoire ou un grand classique que comme une véritable bande dessinée d'aventure.
Quoiqu'il en soit, je ne conçois pas que l'on puisse se prétendre bdphile sans avoir parcouru ce monument !
Tintin est un mythe. Ce jeune et courageux reporter aura révolutionné la bande dessinée européenne et son auteur sera le fondateur d’une nouvelle école graphique : la ligne claire. Ce style, dynamique, épuré, simplifié (il n’y a pas d’ombres, par exemple) est d’une efficacité monstrueuse dans le domaine de la bd. Sa lisibilité est phénoménale et elle permet d’aborder les sujets les plus divers. Tant des œuvres pour la jeunesse que des ouvrages plus adultes peuvent être illustrés par ce procédé. Maintenant, l’évolution entre les premiers pas de « Tintin chez les Soviets » et la totale maîtrise du graphisme de « Tintin et les Picaros » (qu’Hergé dessinera finalement très peu) est telle que les comparer s’avère délicat. Raison pour laquelle je clos le chapitre « graphisme » sur ces quelques mots : clair, lisible, immédiat, efficace, visionnaire.
En matière de scénario, Hergé avait l’art de créer des histoires très mouvementées, truffées de péripéties, de rebondissements mais qui, dans l’ensemble, ont quand même mal vieilli. Les premiers tomes sont d’ailleurs d’une telle naïveté qu’une relecture à l’heure actuelle s’avère plutôt pénible. Certains album restent toutefois au-dessus du lot et un diptyque tel que « Le Secret de la Licorne »/« Le Trésor de Rakham le Rouge » demeure encore très bon à l’heure actuelle.
En matière de personnages, Hergé comprendra vite que Tintin est finalement un héros trop « propre sur lui » pour que le lecteur s’y identifie totalement. Il lui adjoindra donc une galerie de personnages secondaires absolument irrésistibles. Milou, Le capitaine Haddock, les Dupondt, le professeur Tournesol et la Castafiore sont les plus connus et l’on constatera que chacun d’entre eux a des défauts très prononcé qui le rendent si attachants.
Passons au point qui fâche : les sujets abordés. J’ai toujours trouvé Tintin très politique. Hergé a ses convictions et se plait à hurler avec les loups, et Tintin en est le reflet. Au Congo, les missionnaires sont les seules personnes compétentes. Les autochtones sont de fainéants imbéciles et les colons des crapules. L’Amérique est peuplée de sauvages et de bandits. Tandis que durant la guerre 40-45 (l’étoile mystérieuse), les gentils européens (de l’époque, c’est-à-dire les occupants allemands) doivent se défendre face aux agressions de fourbes américains (encore eux). Ce ne sont que quelques exemples. Hergé suivait toujours le courant et si l’on prend la date de parution originale de chaque tome, on se rend compte que l’option choisie est tout simplement celle soutenue par les personnes les plus influentes de l’époque : l’église ou le parti politique au pouvoir en Europe. Tintin est donc l’inverse d’un contestataire et, à ce titre, m’a toujours déçu. Il faudra attendre « Les bijoux de la Castafiore » pour que Tintin défende des coupables tout désigné.
Et, à ce niveau, Tintin ne fera jamais de l’ombre à l’audacieux Spirou dans ma galerie de personnages fétiches. Remember « Il y a un sorcier à Champignac » dans lequel déjà Spirou disculpait des Romanichels, ou le parti pris écologique de « Les voleurs du Marsupilami ».
En résumé, Tintin est pour moi une série qui n’a pas très bien vieilli, aux scénarios inégaux mais toujours rythmés, peuplée de seconds rôles savoureux, et défendant des thèses discutables. Reste un dessin visionnaire, un merchandising efficace et les somptueuses insultes du capitaine Haddock.
Pour ma 500ème chronique de ce site de bédéphiles tarés, je fais un grand (et long) hommage à « Tintin » (comme par hasard, cette bd vient de fêter ses 80 ans !). Ça peut paraître inutile car plus d’une centaine d'avis ont déjà été postés sur cette série mais voilà, « Tintin » est la première bd que j’ai lue (je devais avoir sept ans), surtout c’est celle qui m’a fait aimer la bande dessinée. Encore de nos jours, je la relis encore et encore avec le même plaisir que quand j’étais gosse !
Qui est Tintin et quels sont les faits marquants de la série ?
« Tintin », c’était tout d’abord un reporter toujours accompagné par Milou, son fidèle fox-terrier, qui avait pour mission de voyager à travers de nombreux pays pour mener des enquêtes à l’image de son périple au pays des Soviets.
C’est à partir du troisième tome « Tintin en Amérique » que notre jeune homme va commencer à lutter contre des bandits et le trafic de drogue.
Mais le premier gros tournant de la série viendra du « Crabe aux pinces d’or » où Tintin fera la connaissance du Capitaine Haddock qui l’accompagnera ensuite dans toutes ses aventures. Puis, à partir de « L’étoile mystérieuse », Hergé (de son vrai nom : Georges Rémi) va incorporer dans ses récits une part d’espionnage et de science-fiction qui atteindra son apothéose dans « On a marché sur la lune ».
L’autre gros tournant de la série apparaîtra au 19ème tome « Coke en stock » où notre reporter va se montrer très attaché à la cause humaine. C’est aussi à partir de cet album que se trouvent –à mon avis- les meilleures histoires de Tintin. En effet, j’ai particulièrement adoré « Tintin au Tibet », « Les Bijoux de la Castafiore » et « Tintin et les Picaros ».
« Tintin » : témoin de l’évolution de la société au XXème siècle
En-dehors de la diversité des aventures de Tintin, c’est un pan de l’histoire du XXème siècle (de 1930 à 1976) que les lecteurs découvriront au fil des tomes. Ainsi, en-dehors de la deuxième guerre mondiale, le bédéphile notera l’évolution de la technologie (moyens de communication, transports, etc.) et des mentalités aussi bien politiques (colonialisme des premiers tomes, parfum de guerre froide dans « L’affaire tournesol », contrôle des régions productrices du pétrole dans « L’or noir », les renversements de pouvoir en Amérique du Sud, etc.) mais aussi humaines (par exemple : la question de l’abolition de l’esclavage dans « Coke en stock »)...
Ce qui est intéressant à travers cette série, c’est que Tintin va énormément évoluer au fil des tomes. Ainsi, d’un personnage prétentieux et arrogant, Hergé va le rendre de plus en plus « humain » allant jusqu’à ce que Tintin risque sa vie pour sauver Tchang au nom de l’amitié dans « Tintin au Tibet » et jusqu’à mener sa propre enquête pour désinculper les gens du voyage dans « Les Bijoux de la Castafiore ».
Des personnages par centaines jouant un rôle essentiel dans la série
Ce qui est captivant aussi à travers cette série, c’est la prolifération de personnages secondaires très importants : ceux qui prendront une place de plus en plus importante au fil des tomes et ceux qui joueront un rôle primordial dans au moins un album complet : Les Dupondt, le professeur Tournesol, le général Alcazar, Abdallah, Rastapopoulos, Tchang, les frères Loiseau, Allan, Bianca Castafiore, Séraphin Lampion, Nestor, Irma, Laszlo Carreidas, Szut, le général Tapioca et j’en passe !
Et le Capitaine Haddock ? Peut-on le considérer comme un personnage secondaire ? Je ne pense pas ! Dès son apparition dans « Le crabe aux pinces d’or », ce « vieux loup de mer », comme il se désigne lui-même, accompagnera toujours Tintin dans ses aventures sauf peut-être dans « L’or noir » où Hergé avait interrompu sa réalisation avant la deuxième guerre mondiale soit bien avant « Le crabe aux pinces d’or » !
C’est la venue du Capitaine Haddock qui apportera beaucoup d’humour à la série à travers ses situations surréalistes et ses commentaires lorsqu’il se met en colère. Ainsi, le lecteur se souviendra à jamais de ses fameux « Mille millions de mille sabords ! », « Tonnerre de Brest ! » et son irrésistible « Espèce de zouave ! » adressé au professeur Tournesol. Le bédéphile se souviendra aussi de sa chasse aux moustiques sur le lac Léman dans « L’affaire Tournesol » et ses malheurs dans « Les Bijoux de la Castafiore »...
Personnellement, j’aime énormément cet humour qui ne tombe jamais dans la vulgarité et qui reste toujours bon enfant.
« Tintin » : L’aventure avec un grand « A »
Tout au long de la série, Tintin voyagera sans cesse aux quatre coins de la planète et même plus puisqu’il ira sur la Lune ! Sauf dans « Les Bijoux de la Castafiore » dont l’histoire se déroule en huis-clos.
Ainsi, à mon avis, on doit certainement à Hergé une des plus belles aventures spatiales de la bd avec « Objectif Lune » et « On a marché sur la Lune ». Ces albums ont été réalisés quinze ans avant la mission Appolo, Hergé avait réuni le maximum d’informations sur la fusée V2 et sur le centre de séparation de l'uranium d'Oak Ridges (Etats-Unis) qui a servi de décor à l’usine où Tintin se rendra dans « Objectif Lune ».
On doit aussi à Hergé un des sous-marins les plus « attirants » de la bd, c’est un appareil que l’on retrouve dans « Le Trésor de Rackham le rouge » et qui ressemble à un requin.
Cet esprit d’aventure sera parfois complété par la science-fiction comme dans les albums « L’île mystérieuse », « Vol 714 pour Sydney », et parfois par de l’ésotérisme comme le tome « Les Sept boules de cristal ». Mais, incontestablement, Hergé donnera les lettres de noblesse à l’aventure en réalisant cette série !
Un style graphique qui marquera son époque et surtout, un excellent don de narrateur !
Un « coup de crayon » très agréable à contempler, une absence de détails inutiles, un dessin très lisible, une mise en couleurs simple et efficace : voilà ce que je retiens du graphisme d’Hergé !
Cependant, je lui dédie une mention spéciale pour « Tintin au Tibet » car l’auteur a réussi à rendre vivant son récit malgré la situation de cette histoire dans de la neige !
Pour « L’affaire Tournesol », Hergé est allé lui-même en Suisse afin de réaliser des repérages sur une route menant à Nyon qu’emprunteront Tintin et le capitaine Haddock !
Pareil pour « Coke en stock » où l’auteur et son associé Bob De Moor ont voyagé sur un cargo en mer du Nord pour y effectuer des croquis préparatoires.
D’un style de dessin dit « Ligne claire », les derniers tomes de Tintin présenteront un « coup de patte » plus « fouillé ».
Je ne souviens pas d’avoir eu des difficultés pour lire les « Tintin », tous les tomes de cette série me sont apparus très faciles et très agréables à feuilleter. A mon avis, ceci est dû au fait que l’auteur a eu la bonne idée de ne jamais « lâcher » le personnage principal. Ainsi, le lecteur aura toujours l’impression d’accompagner réellement Tintin dans ses aventures. Il faut dire aussi que le format de 62 pages a permis à l’auteur de développer et de faire « respirer » ses récits même si Hergé a sacrifié quelques planches dans certains albums comme dans « Tintin et les Picaros ».
A propos des critiques négatives sur « Tintin »…
Je ne peux m’empêcher de répondre aux détracteurs de « Tintin », leurs principaux reproches sont les suivants :
1 - le racisme et l’arrogance du héros dans les premiers albums de la série,
2 - l’absence de personnages féminins importants (en-dehors de la Castafiore) et l’indifférence de Tintin à l'égard des femmes,
3 - l’obstination de la société « Moulinsart SA » qui gère les droits d’Hergé à ne pas publier un « Tintin » réalisé par d’autre(s) auteur(s) et à imposer des conditions de vente trop draconiennes aux commerçants.
Sur le premier point, à propos des premiers albums de « Tintin », je pense que le lecteur devra se mettre à place d’Hergé. Lorsque l’auteur écrit les première et deuxième aventures de Tintin, nous sommes en pleine période de colonialisme et de l’apparition du communisme. Comme la plupart de ses compatriotes, Hergé sera influencé par la propagande de l’époque (Le Congo était une colonie de la Belgique et la « chasse aux communistes » avait commencé dans certains pays), sa naïveté sera retranscrite sur les premiers albums. Quant au racisme sur les noirs dont Hergé fait étalage dans « Tintin au Congo », je pense que c’était une erreur de sa part et que cela ne doit pas faire l’objet d’un débat car, par la suite, Tintin va se montrer très humain et comptera de nombreux amis à travers le monde (Tchang, Abdallah et j’en passe !). Dans ce cas, on ne pourra pas reprocher à Hergé de ne pas voir évolué dans ses sentiments et dans sa vision du monde ! C’est –à mon avis- tout à son honneur !
Bref, si vous voulez lire « Tintin », je vous conseille de commencer par les excellents cycles « Le trésor de Rackham le rouge » et « On a marché sur Lune », puis de feuilleter bien plus tard « Tintin au pays des soviets », « Tintin au Congo » et « Tintin en Amérique » : vous aurez alors plus de recul pour juger ces tomes !
Sur le second point, à ceux qui montrent du doigt le célibat de Tintin, je leur demande : « Qu’aurait apporté de plus une femme dans une aventure de Tintin ? ». Objectivement, pouvez-vous me citer un tome de cette série où la présence féminine (en-dehors des « Bijoux de la Castafiore ») aurait été indispensable ? Pour ma part, je pense que non.
Hergé n’avait que pour motivation de créer des récits d’aventure, pas des romances !
Après, il faudrait peut-être arrêter les délires sur la prétendue homosexualité de Tintin comme l’a fait très récemment un journaliste anglais ! Il y a d'autres choses plus passionnantes à faire que de lancer un débat sur ça !
Sur le dernier point, je n’ai pas d’opinion particulière sur la société « Moulinsart SA ». Avant sa mort, Hergé a souhaité que son œuvre ne soit reprise par un autre auteur, je pense qu’il faut respecter son choix, point barre...
Mes petits commentaires sur chaque album :
« Tintin au pays des soviets »
C’est le dernier album que j’ai lu de « Tintin », c’est un tome intéressant pour la représentation que faisait Hergé sur la Russie à cette époque. Sans plus...
Note : 2/5
”Tintin au Congo”
Je n’ai jamais aimé cet album, Tintin y apparaît arrogant et cette bd est truffée de clichés sur l’Afrique noire. Mais c’est un tome intéressant sur la mentalité de cette époque notamment sur le colonialisme.
Note : 2/5
« Tintin en Amérique »
C’est, à mon avis, un album dispensable qui contient beaucoup de clichés sur l’Amérique à cette époque. Tintin y apparaît également arrogant.
Note : 2/5
« Les cigares du pharaon »
C’est le premier tome de la série qui m’est apparu comme agréable à lire, les péripéties de Tintin pour lutter contre des trafiquants de drogue sont assez divertissantes. Surtout, « Les cigares du pharaon » présente des personnages qui reviendront sur d’autres tomes.
Note : 3/5
« Le lotus bleu »
« Le lotus bleu » est un tome très intéressant car Tintin évolue en Chine alors que ce pays est occupé par le Japon. Outre son intérêt historique, notre héros rencontrera Tchang, un personnage qui a réellement existé et qui est l’ami d’Hergé. C’est, à mon avis, l’album qui a posé les bases de la série : aventure, amitié et humanité.
Note : 4/5
« L’oreille cassée »
Première aventure de Tintin en Amérique du Sud où il évolue au milieu des Jivaros, c’est –à mon avis- un album agréable à lire.
Note : 3/5
« L’ile noire »
Les Dupondt prendront une place importante dans cet album dans le rôle de comiques. « L’ile noire » met en scène les frères Loiseau qui reviendront dans d’autres tomes. J’ai trouvé cette bd très plaisant à lire.
Note : 3,5/5
”Le Sceptre d’Ottokar”
C’est le premier album où Tintin évolue dans un pays imaginaire (même si le lecteur y notera de nombreuses similitudes avec les pays de l’Est). Bd agréable à lire mais sans plus...
Note : 3/5
« Le Crabe aux pinces d’or »
« Le Crabe aux pinces d’or » est un tome important de la série, il marque l’apparition du capitaine Haddock. Ensemble, ils vont lutter contre des trafiquants de drogue (encore !).
Note : 3,5/5
« L’Etoile mystérieuse »
C’est le premier album de la série où la science-fiction fait son apparition, le scénario est original.
Note : 3/5
« Le Secret de la licorne » et « Le Trésor de Rackham le rouge »
Un classique de Tintin, ces deux albums sont très plaisants à feuilleter. Tous les amis de Tintin y sont présents, le professeur Tournesol y fait son apparition et surtout l’humour y est omniprésent grâce aux pitreries du capitaine Haddock et des Dupondt.
Note : 5/5
« Les Sept boules de cristal » et « Le Temple du soleil »
Cette fois-ci, Hergé introduit (un peu) l’ésotérisme dans les aventures de Tintin. Aventures, voyages, retournements de situation inattendus, amitiés, humour... c’est une bd très plaisante à lire... un classique !
Note : 4,5/5
Tintin au pays de l’or noir »
C’est –à mon avis- un des albums les plus humoristiques de Tintin : les personnages secondaires comme les Dupondt, Abdallah, le professeur Tournesol, Séraphin Lampion rivalisent de situations rocambolesques pour notre plus grand plaisir de lecture !
Note : 4/5
« Objectif Lune » et « On a marché sur la Lune »
Faut-il encore parler de ces deux tomes ? La fusée m’a fait rêver pendant des années et continue encore à me faire rêver ! Un grand classique de la bd franco-belge !
Note : 5/5
« L’affaire Tournesol »
C’est –à mon avis- un album remarquable sur la façon dont Hergé a mis en place cette histoire en allant effectuer beaucoup de recherches sur place pour la réaliser. Les suisses auront eu certainement beaucoup de plaisir à reconnaître des lieux. Ce tome est –à mon avis- le récit le plus centré sur l’espionnage de la série. Un vrai régal !
Note : 4,5/5
« Coke en stock »
Un grand plaidoyer contre l’esclavagisme ! Cet album met en scène un fléau qui existait (et qui semble perdurer de nos jours !) au Moyen-Orient à cette époque. C’est un album que j’aime énormément. Comme d'habitude, le Capitaine Haddock en fait des tonnes !
Note : 5/5
« Tintin au Tibet »
L’amitié avec un grand “A” ! C’est mon album préféré de « Tintin », c’est certainement -à mon avis- la bd la plus riche en émotions de la série. Super dessins, humour, aventure... la totale !
Note : 5/5
« Les Bijoux de la Castafiore »
C’est certainement l’album le plus insolite de la série puisque l’histoire est un huis-clos en se passant à Moulinsart. C’est aussi un des albums les plus hilarants de « Tintin ». A noter que cet album réunit énormément de personnages de la série.
Note finale : 5/5
« Vol 714 pour Sydney »
La science-fiction prend une part très importante dans ce tome où le lecteur retrouvera un des plus féroces adversaires de Tintin. Cet album est très riche en retournements de situation et l'humour est omniprésent. Très divertissant !
Note : 4/5
« Tintin et les Picaros »
« Tintin et les Picaros » est le dernier album "complet" de la série et est l’un de mes albums préférés de la série, j’y ai adoré le scénario qui fait preuve d'une logique implacable et le fait qu’Hergé « casse » ses personnages surtout le capitaine Haddock. Dommage qu'Hervé soit mort alors qu'il réalisait "Alph'Art" car j'aurais bien voulu savoir comment il allait faire évoluer ses personnages principaux...
Note : 5/5
"Tintin et le lac aux requins"
Cet album ne fait pas vraiment parti de l'oeuvre d'Hergé, il est en fait tirer d'un dessin animé inédit. Ainsi, le dessin est assez différent de la série : la mise en couleurs utilise des tons pastels tout en dégradés et non plus uniquement en aplats. Quant au scénario, il est plaisant à lire mais sans plus (un peu trop simpliste à mon goût), le découpage est correct surtout quand on sait qu'il provient d'un film d'animation : ce n'était pas gagné d'avance !
Note : 3/5
En conclusion, aux bédéphiles qui n’ont jamais lu cette série (qui ???!!!!), j’espère vous avoir convaincus à la découvrir.
A ceux qui ont détesté « Tintin au pays des soviets », « Tintin au Congo » et « Tintin en Amérique », j’espère vous avoir convaincu de relire les premiers tomes de « Tintin » avec plus de recul et de découvrir les albums postérieurs au « Sceptre d'Ottokar » qui me sont apparus comme les plus intéressants.
A ceux qui ont aimé « Tintin »... Eh bein… rerererelisez cette série !!!!!
Cinq étoiles, mille sabords ! Mais entre Tintin et moi, c’est bien plus qu’une histoire de culte. J’ai de l’amour pour ce compagnon fidèle de mes jeunes années. À la simple évocation de cette syllabe répétée, c’est tout un univers tendrement enfoui qui émerge et me ramène immédiatement sur la terre sacrée de mon enfance révolue.
Tintin a toujours été là pour moi. Quand la soif de nouveaux horizons et d’aventure ou le besoin d’évasion du quotidien se faisaient si pressants. J’ai fantasmé le monde et la vie à travers ses péripéties. Je les ai un peu appris aussi. La mythique ligne claire de Hergé, cristalline, précise et riche m’a si souvent transporté et ses scénarios haletants furent tant de tremplins pour mon imaginaire de gosse. On peut évidemment reprocher au petit reporter son cruel manque de charisme et de relief, il me semble pourtant que c’est son point fort. Tout le monde a pu ainsi s’identifier, se projeter d’autant plus facilement dans le héros universel et intemporel, se sentir Tintin l’espace de quelques tribulations. On a également le droit d’être agacé par ce côté manichéen, cet esprit scout toujours ou cette moralité bien propre. Un aspect de caractère qui exalte pourtant une pléiade de personnages secondaires truculents pleins de petits défauts et d’aspérités. Tintin ce n’est pas que Tintin, c’est un équilibre, un tout. C’est lui et tous les autres.
Tintin a suscité les décryptages et les interprétations les plus diverses. On prête même à son papa des velléités xénophobes exprimées dans certains albums. Le débat fait rage et chacun campe sur ses arguments. Je ne prends pas parti. Je ne me prononce que sur l’œuvre et pas sur l’homme. Cependant, j’ouvre une petite parenthèse : j’ai du mal à comprendre ceux qui jugent les éléments du passé avec les yeux du présent, sans essayer de replacer leur vision dans le contexte géopolitique de la genèse de l’oeuvre. Quant à modifier ou interdire les opus qui achoppent, cela n’effacera pas l’Histoire. Il me parait tellement plus judicieux de conserver ce qui choque comme le témoignage d’une époque et de sa pensée et d’expliquer au lieu de censurer.
Mais tout ce ramdam, au fond, je m’en fous. Pour moi il ne reste que des voyages exotiques, l’émerveillement de décors lunaires ou de fonds sous-marins, la passion pour les mystères et les complots, l’exaltation de chasses au trésor ou d’explorations sublimes, et beaucoup de fous rires. Je n’oublierai jamais ce passage ou Haddock se prend dans la poire un Yéti effrayé et lancé à deux cents à l’heure ; sur le cul après un magnifique salto arrière il s’écriait, hébété : « une bombe atomique ! Une bombe atomique ! ». Ou le pétage de plombs d’un Tryphon d’habitude si réservé : « Ah, je fais le zouave ! ». Et puis j’en ai appris des choses sur l’Histoire, la Géographie ou l’Art ! Le capitaine, lui-même, dans l’infinie bonté de ses emportements a enrichi mon vocabulaire d’étonnants psychopompe, doryphore, nyctalope, brontosaure, macrocéphales, zigomar, sapajou… J’avoue que les aventures de Tintin ont perdu un peu de la magie de l’époque, mais quand de temps en temps je relis un tome, c’est avec un réel plaisir et un délicieux picotement de nostalgie. Tous ces albums précieux sont de savoureuses madeleines…
« Longtemps, je me suis couché de bonne heure… Et sous la couverture, avec une lampe de poche, je lisais mes Tintin en cachette. » (Mes excuses à M. Proust pour l’emprunt de son incipit).
Achat conseillé à partir de : Les cigares du Pharaon. Les albums précédents sont légers et naïfs au regard de ce qui existe maintenant en BD.
Lue dans mon enfance, j'ai toujours préféré Astérix à cette série qui manque singulièrement d'humour. Et ce ne sont pas les gesticulations ponctuées de force insultes hétéroclites du capitaine Haddock qui seraient de nature à m'avoir laissé un meilleur souvenir de Tintin. Les seuls épisodes qui m'ont plu, tant par la force du scénario, la tension narrative, que par la beauté de certaines planches, sont le diptyque Objectif Lune et On a marché sur la lune. Pour le reste, Tintin, lisse, jamais en colère, jamais amoureux, toujours impeccable, les Dupont-d exaspérants de bêtise, plus l'aspect "taille basse" de la totalité des personnages dessinés par Hergé, plus la façon de tourner en ridicule les étrangers, le racisme rampant, etc... pouah ! De la collection familiale, je relis régulièrement les Astérix, pas les Tintin (d'ailleurs, on n'en a que quatre ou cinq).
Quant à savoir s'il est conseillé de l'acheter : franchement, autant l'emprunter !
J'ajouterai qu'il me semble éxagéré de mettre Tintin et Astérix sur le même plan : cette dernière série est tellement plus riche, ne serait-ce que par les différents niveaux de lecture qu'elle permet !
Tous les Tintin sont extras, les personnages sont supers et ont tous un caractère différent.
Un des meilleurs est le capitaine Haddock. C'est une bonne BD où il y a de l'aventure, Tintin, Milou, Haddock... sont en voyage pour leurs aventures dans beaucoup de pays du monde.
Ce qui est unique dans Tintin, ce sont les insultes du Capitaine Haddock (ex: moule à gaufres, ectoplasme, chauffard...).
Je n'ai qu'une chose à ajouter : "en route moussaillon".
C'est une des nombreuses BD qui a "illustré" mon enfance, comme beaucoup de monde d'ailleurs, et que je n'ai guère relue depuis. Aussi, j'en parlerai d'abord en tant que gamin.
Je n'aimais pas particulièrement les dessins, la "ligne claire" n'ayant jamais été mon fort (mon Dieu, ces joues roses, j'ai jamais pu les voir !), c'était pas super dynamique, les grosses bulles me faisaient peur, je n'ai sûrement pas compris tous les gags, loin de là... mais j'aimais bien, je ne crois pas m'être intéressé plus que ça au destin de Tintin et de son sac à puces (d'ailleurs, le capitaine Haddock et Tournesol sont infiniment plus intéressants), à part dans "Objectif Lune" et "On a marché sur le Lune", mais ça me permettait de passer du temps, agréablement.
*Mode gamin OFF*
Bon, maintenant, c'est sûr que si j'y replonge, je risque d'avoir un peu de mal avec "Tintin au Congo" avec son colonialisme paternalisant et méprisant... mais au fur et à mesure, Hergé s'est mis à défendre les opprimés (dans "Les bijoux de la Castafiore", par exemple), dénoncer toute sorte de trafics... ce n'était peut-être pas un si mauvais bougre (je passe sur ses activités lors de la seconde guerre mondiale, j'avoue ne pas être au fait de la chose). Je serai alors peut-être à même de comprendre de quoi toutes ses histoires traitent vraiment, une fois les choses replacées dans leur contexte!
Une mention spéciale pour "Tintin au Pays des Soviets", que j'ai lu un peu plus récemment, dégoulinant d'un anti-communisme primaire, en fait pas si éloigné de la réalité que certains ne le prétendent (je ne parle pas des nombreux exemples pour la plupart issus du folklore anti-rouge de l'époque, mais de ce qui est dénoncé, ce régime dictatorial, encore plus inique et effroyablement inhumain que tout ce que ses plus farouches opposants auraient pu imaginer !).
J'ajouterais également une petite remarque, sur le langage verdoyant de ce cher capitaine, remarque laissée d'ailleurs sans réponse à l'époque où je la fis (ailleurs qu'ici, rassurez-vous) pour la première fois:
"A propos de l'expression "moule à gaufres", j'ai entendu, il y a de ça quelques temps, une explication du sieur Algoud: en fait, elle ne serait pas si innocente que cela... Si les enfants peuvent s'amuser de l'assimilation de la victime à un ustensile de cuisine, elle peut se comprendre tout autrement et devenir très insultante, voire diffamante. Les reliefs accidentés de la gaufre seraient en fait l'équivalent des ulcérations des gommes syphilitiques (des grosses boules enfouies profondément) qui s'ouvrent au niveau de la peau, au stade terminal de la syphilis. En gros, le type a des trous partout (comme les gaufres), sur le visage, les jambes... Cette expression mettrait donc sérieusement en doute (et c'est un euphémisme) les moeurs de la victime !
Et si en fait, la victime du Capitaine était assimilée non pas à une gaufre, mais vraiment au moule... ça voudrait dire qu'elle contaminerait tout le monde (une conquête = une gaufre = un(e) vérolé(e)... le moule multiplie les gaufres et aligne les victimes !).
En y pensant, ça serait crédible : vu que c'est un marin, il doit avoir une sacrée expérience des dégâts des MST... (cf. les descentes chez les filles de joie à chaque escale). "
Si une âme charitable peut me confirmer tout ça, ou bien me remettre dans le droit chemin...
Arf que dire de "Tintin" ?
Bah déjà comme beaucoup de personnes c'est mon enfance, on m'en offrait régulièrement et puis il faut dire que c'était assez sympa, à l'époque. Maintenant de là à recommander ça aujourd'hui, pas vraiment non.
Les dessins sont plats, les couleurs pâles, l'image est figée, mais si on remet ça à son époque je ne pense pas que l'on puisse dire quoi que ce soit des dessins, ils devaient être très bien.
Maintenant coté scénario, comme l'on dit beaucoup de gens, si tu n'es pas blanc occidental, tu ne vaux pas grand chose, mais rappelons-le à l'époque pour beaucoup d'européens, tous ceux qui n'étaient pas européens étaient effrayants. Alors dire que Hergé est fasciste, peut-être mais je n'ai aucune certitude là-dedans, donc bon.
Pour conclure je dirai que c'est une BD qui a marqué mon enfance et qui restera a mon enfance, je n'éprouve pas l'envie d'en rouvrir un album.
Un classique de la bd jeunesse. Personnellement, j'aimais surtout lorsque j'avais moins de 10 ans. Aujourd'hui, j'ai un peu de difficulté à lire les albums d'avant les années 50 (sauf Le Lotus bleu et Le secret de la licorne qui sont deux petits chefs d'oeuvres) c'est à dire à partir d'Objectif lune. Avant, je trouve que c'est qu'une accumulation de scènes, puis de scénarios pour enfant. Par contre, à partir des années 50, je trouve que Tintin prend un peu de maturité dans le scénario. Notamment avec des albums comme 'L'affaire Tournesol' ou 'Les Bijoux de la Castafiore'.
Parmi les personnages, j'aime surtout le capitaine Haddock, l'anti-héros par excellence. Les Dupondt et Tournesol sont aussi attachants, mais Tintin m'horripile. Il est trop parfait ! Effacé ! C'est d'ailleurs un peu le problème de la série. Les personnages secondaires sont mieux que le héros !
Que dire de cette bande dessinée, elle est cultissime !
Aucun album ne déroge à la règle. Les albums, faits à la fois pour les grands et les petits, nous font ou nous ont fait rêvé.
Tintin est unique et le restera toujours ...
Une série assez intelligente, riche, drôle...
"Les aventures de Tintin" est une des toutes premières bandes dessinées que j'ai lues. Les scénarios sont bons et jamais répétitifs, toujours dans un pays différent (ou presque) ; c'est dynamique, on aime les personnages (surtout le Capitaine Haddock, dont les insultes sont carrément cultes, ou encore les Dupond/t) et ça donne envie d'être reporter.
C'est une série destinée à tous les publics, pas trop compliquée pour les tous petits et pas trop enfantine non plus pour les plus grands. On retrouve souvent des sujets d'actualité.
Avec Astérix, Tintin et Milou est un incontournable de la Bd franco-belge.
Chaque album est une découverte vers un nouveau pays, une nouvelles culture. On peut voir dans chaque bd à quel point Hergé se documentait avant de créer ces aventures, même si ses descriptions sont tintées de préjugés sur certaines civilisations/pays (dus à l’époque où a été créé cette Bd).
Les aventures sont dépaysantes, le capitaine Haddock attachant à souhait (comme les autres personnages secondaires…).
Par contre, je prends moins de plaisir à relire ses aventures… Tintin est une Bd destinée à la jeunesse, et mis à part la nostalgie, je ne pense pas que j’apprécierais autant l’œuvre si je la découvrais à mon âge.
J'ai commencé à lire avec Tintin et depuis, chaque lecture est une nouvelle (re)découverte.
Si j'avais un voeux à réaliser, ce serait de les effacer tous de ma mémoire pour pouvoir à nouveau les lire (et les découvrir) pour la 1ère fois !
Comme quand, gamin, à chaque passage dans un rayon BD, je rêvais sur la couverture et le titre des albums non encore lus, imaginant ce qu'il pouvait bien s'y passer, jusqu'au jour où mes parents se décidaient enfin à m'en acheter un ! Et là........... Le Bonheur !
Tintin, c'est LA BD de référence. Une des très rares que l'on peut qualifier d'oeuvre d'art.
Chaque album est très différent du précédent et marque une nouvelle évolution.
Si l'on y réfléchi bien, il est très difficile de raconter de mémoire le déroulement exact d'une histoire de Tintin. Bien que le scénario paraisse simple au 1er abord, il est en fait très compliqué par les innombrables rebondissement et chemin détournés que suit Tintin pour arriver au bout de l'aventure.
C'est ce qu'a cherché (et réussi) à faire Hergé : créer de l'Aventure à l'état pur.
Tintin est, pour ma part, une des seules séries dont même les cases, prises isolément, me restent en mémoire. Ce qui prouve qu'Hergé cherchait (et atteignait souvent) à chaque instant la perfection, dans l'équilibre du dessin, dans les mouvements, le décor, les effet de nuit, de pluie etc...
Combien de BD actuelles, même très réussie par ailleurs, sont pleines de cases sans charme, non "travaillées" et qui ne servent qu'a supporter un bout de texte et s'oublient à peine quittées des yeux.
Voilà quelques raisons parmi tant d'autres (que je ne citerais pas pour ne pas être trop long !) qui font que pour moi, Tintin est à la B.D. ce que les paroles de Jacques Brel et la musique de Mozart sont aux paroles et à la musique rap.
Et toc ! Prends ça dans les dents le rap !
PS : En lisant les avis précédents, je m'aperçois que beaucoup de ceux qui n'aiment pas mettent en avant le racisme et l'anticommunisme de Hergé.
Pour le racisme on peut se demander si vous avez déjà lu la série en entier! la plupart des albums prechent un message de tolérance et d'acceptation de l'autre.
Oui, l'idéologie qui se dégage du "congo" et des "soviets" était dans l'air du temps et l'on ne peut blamer Hergé ( très jeune à l'époque ) pour ça. Il ne faisait que retranscrire bêtement les idées générales de l'époque, tout comme vous le faites actuellement en détournant la tête de tout ce qui ne prone pas l'égalité des races.
Quand à l'anticommunisme! je ne vois pas pourquoi il faudrait s'en offusquer à ce point.
A l'époque la Russie était en plein bolchévisme et l'on sait ce que ça a donné.
Bon allez, j'espère que vous saurez ouvrir les yeux comme l'a fait Hergé à partir du Lotus bleu.
amicalement.