Mr Freeman et ses deux petits-enfants, Huey et Riley, arrivent de Chicago, pour s'installer à Woodcrest, une petite bourgade américaine aisée où jusqu'à ce jour aucun noir américain n'avait mis les pieds. Huey connaît sur le bout des doigts l'histoire Afro-américaine et n'hésite pas à le faire savoir. Son petit frère, amateur de musique "gansta-rap", aimerait être assez grand pour inspirer la crainte au voisinage. Et, malgré son jeune âge, de temps en temps, il y arrive.
"The Boondocks" se traduit par "la banlieue ennuyeuse". Mais Huey et Riley font “comme si”. Comme s’ils revivaient les affres du centre de Chicago (racisme, drogue, violence) qu’ils ont quitté. Dans une banlieue apparemment sans histoire. Apparemment, car l’humour acidulé est au bout de la rue.  "The Boondocks" est avant tout un daily strip, un gag de trois à quatre images publiées chaque jour dans les pages d'un journal. Après des débuts sur Internet, la série démarrera sur les chapeaux de roues avec une diffusion quotidienne dans plus de 160 journaux. Chiffre en constante augmentation. Son auteur, Aaron McGruder, noir américain d'origine, loge dans la même ruelle des archétypes culturels (blanc, noir et métis). Sans être provocateur, Aaron McGruder, et à travers lui sa série "Boondocks", utilise un langage loin du "politiquement correct". |