Ca me fais mal au coeur mais je vais mettre seulement 4 étoiles à cette superbe série. Je m'explique, les premiers tomes sont vraiment une tuerie. On s'attache rapidement aux personnages très charismatiques (que ce soit les personnages principaux ou secondaires) et l'histoire nous emmène de surprises en découvertes sans temps mort. Et que dire des dialogues, ils sont juste sublimes! ...mais voilà, je trouve que la série perd en qualité, sur la fin. J'ai l'impression que les auteurs surfent sur leur succès pour rallonger artificiellement la série. Attention, qu'on soit bien d'accord, ca reste excellent, mais je ne retrouve pas tout le charme des premiers tomes.
Tout de même un de mes meilleurs moments de lecture, toutes catégories confondues!
Tomes 1 à 7: Tomes 8 et 9: Tome 10:
Note moyenne: 4.5/5
Une très belle série, assurément, qui a sa place dans les immanquables.
En effet, elle possède de nombreuses qualités qui m'ont souvent bluffé, à plusieurs niveaux.
Déjà, le scénario est très original, et bien construit.
J'étais assez dubitatif sur le fait de faire cohabiter des animaux anthropomorphes et des humains, mais finalement, ce mariage est réussi, et je n'en fus plus troublé au bout de quelques pages.
Cette histoire prend tour à tour différentes saveurs au fil des albums: d'une chasse au trésor dans une ambiance piratesque et loufoque, on passe à un conte empreint d'une ambiance lunaire et onirique, pour finir sur une guerre fratricide entre deux monarques, certes assez manichéenne.
L'imaginaire développé par Ayroles est époustouflant. Quelle richesse en personnages!
De fiers canidés à l'escrime digne de Dartagnan, un lapin qui a oeuvré dans la garde du cardinal, un savant fou pas si fou que ça, un radin qui n'a rien à envier à l'avare de Molière, un détestable roi banni au faciès crochu comme un croissant de lune, maitre d'une armée de mimes, et des pirates bouleversés par des inquiétudes métaphysiques, sont entre autres de la partie, c'est dire....
La tournure du récit prend volontiers celle d'un roman d'apprentissage, comme aurait pu le faire le grand Voltaire, avec des critiques subtilement suggérées sur l'espèce humaine et ses plus grands travers: avarice, convoitise, égocentrisme, mégalomanie, obscurantisme, hégémonisme.
On distingue notamment une critique assez acerbe du feu Louis XIV.
Impossible de faire la critique de cette oeuvre sans louer l'immense qualité des dialogues.
D'un niveau et d'une richesse lexicale inouie, cette lecture m'a permis d'apprendre de nouveaux mots.
Chose qui devient de plus en plus rare, hélas, il n'y a pas une faute d'orthographe à déplorer.
Et que dire des nombreux poèmes en alexandrins et tirades qui n'ont rien à envier aux plus grands dramaturges?
La saveur de cette lecture est telle que les dialogues seuls la rendraient unique.
Non content de nous ravir avec un scénario palpitant, des personnages des plus attachants, et des répliques qui nous transportent littéralement, Alain Ayroles a su s'entourer d'un brillantissisme dessinateur: Jean-Luc Masbou, que j'ai découvert avec cette oeuvre.
Je suis stupéfait par autant de talent...
La justesse dans le trait, pour rendre l'anatomie animale ou humaine fidèle, les éléments d'arrière plan qui viennent souvent agrémenter une case pour lui donner un côté comique, les mimiques des personnages, toujours justes, pour chaque émotion possible et imaginable, de la tristesse à la joie, de la colère à la bonhomie.
Et que dire des couleurs !!! J'ai plusieurs fois été scotché devant certaines cases, notamment celles se déroulant sur (ou sous!) la mer, mais aussi par ses aubes et ses couchers de soleil, par le réalisme avec lequel il donne l'image de la lumière, que ce soit celles d'une torche, d'un luxeux et royal lustre, ou d'un étoile céleste.
J'ai hélas tout de même quelques brefs griefs à formuler...
Mon enthousiasme s'est un peu étiolé à partir du tome 8. Le personnage du maitre d'arme m'a un peu déçu, je m'attendais à un peu plus de mystère sur sa nature, un peu plus de charisme aussi.
Après avoir entendu parler de lui dans les tomes précedents, je m'attendais à trouver autre chose qu'un mousquetaire au nez Cyranesque et ne conversant qu'en poème, mais bon...
Même l'histoire commence un peu à s'essoufler à partir de là. Alors que le rythme était effréné auparavant, j'ai trouvé que les auteurs mettaient un frein pour faire durer inutilement cette histoire, et malheureusement on finirait presque par s'enliser...
Quant au tome 10, il est très surfait, superflu. Seules les premières pages apportent quelquechose, et on aurait sans peine pu fusionner ce tome avec le précedent. L'essentiel de ce dernier album est du remplissage inutile en bonne et due forme...Certaines scènes sont tout bonnement ridicules ou baclées (comme celle avec le duel entre Raïs Kader et Don Lope, par exemple).
Malgré tout, cela reste fort heureusement une oeuvre colossale. Originale, captivante, agréable à lire et à regarder, incontestablement, un monument de la BD !
La série la mieux notée du site avec Astérix. J’ai appris l'existence de cette série depuis que je traîne sur ce site voilà deux ans, et le fait qu’elle soit hissée au même rang que certains grands classiques de la BD me laissait perplexe comme je n’avais jamais vu ou entendu parler de cette série auparavant.
Au final je me retrouve bien dans la plupart des avis postés, j’ai noté les mêmes qualités que tout le monde, mais aussi les mêmes défauts, car malgré les nombreux éloges des internautes, cette série est loin d'être inattaquable.
Le dessin de Masbou est effectivement de grande qualité et les albums s’améliorent à chaque fois; les détails fourmillent, j’ai adoré les faciès changeants des personnages et adaptés selon la situation, comique ou sérieuse. Je m’incline sur le travail du coloriage qui est tout simplement fabuleux. Les couleurs sont chatoyantes et très diversifiées avec une mention spéciale aux arrières plans sublimes, nos héros voyageant dans toutes sortes de contrées atypiques où les lois de la nature sont différentes de notre réalité.
Mais à mon avis le succès tient surtout des dialogues savoureux d’Ayroles qui a un talent fou. De cape et de crocs est une pièce de théâtre grandeur nature, une aventure, une comédie et à la fois une tragédie où les personnages parlent en rimes et en alexandrins, le tout dans un français de bon aloi. On y trouve aussi des références à Molière et aux fables de La Fontaine entre autres.
Une comédie, oui, et vraiment drôle en plus, même les personnages les plus sérieux ont leurs moments de loufoqueries. Il y a cette scène au début du tome 3 avec Don Lope (le loup), Armand (le renard) et Kader (le turc) :
Armand (montrant un parchemin): « Ce parchemin provient de la bouteille que Kader trouva l’an passé gisant sur une grève cyrénaïque ».
Don Lope : « Quel sont ces glyphes abscons ? » (Une phrase qu’il répète souvent)
Kader : « Du cananéen ! »
Armand (présentant un autre parchemin) : « La bouteille identique à la première que nous découvrîmes dans le coffre, contenait une carte et ce document-ci… »
Don Lope : « Quels sont ces… Ah, tiens ! C’est du français. »
Bon il faut que j’aborde aussi ce qui ne m’a pas plu. L’histoire d’abord est complètement abracadabrantesque ! Ça part dans tous les sens et au final le scénario n’a ni queue ni tête, il ne faut vraiment pas être très regardant là-dessus pour pouvoir se plonger totalement dans le récit. C’est pourquoi j’ai eu du mal à finir la série, près d’un mois pour lire les 10 albums alors que d’habitude quand une série me passionne vraiment je dévore les albums en quelques jours. Une carte au trésor, l’Atlantide, le navire « hollandais volant », des arbres qui font pousser des lingots d’or, un voyage sur la Lune où le nombre de bizarreries est tellement élevé qu’on ne cherche même plus à comprendre le pourquoi du comment, faut suivre... La chanson des pirates, qui tourne en boucle ainsi que leurs jérémiades m’ont gavé à la longue. En fait, à partir du moment où on accepte que l’histoire soit secondaire et qu’elle n’est qu’un instrument au service du dialogue et à la mise en place de mondes oniriques, la pilule passe mieux.
Une dernière critique et là je vais [SPOILER] : Mais quelle cruche cette Sélène ! Elle, elle m’a vraiment gonflé, toutes ses niaiseries avec Armand, et vas-y que je te fais mes yeux de biche et que je fasse tomber mon mouchoir, et que je tombe dans les pommes quand il arrive malheur à mon bien-aimé. On s’envoie des mots d’amour, on se fait la cour, et tout ça pour finir avec l’autre et son pif de flamand rose. C’est dans ces moments là que je me rends compte que le scénario a été écrit au fur et à mesure sans aucune logique de départ. [FIN SPOILER].
La série est apparemment terminée, un coffret regroupant les 5 tomes en intégrale est sorti, et pourtant à la lecture du tome 10 il y a certains indices qui annoncent une suite. Hermine lance des regards furtifs pleins de regrets vers Andreo qui se retrouve bien triste tout seul, le passé d’Eusèbe demeure un mystère, ou encore Mademoiselle la sœur du roi que l’on aperçoit à la fin. En parcourant le forum de la série sur le site j’ai appris qu’un « spin-off » consacré à Eusèbe le lapin devrait voir le jour sous la forme d’un dyptique, un prologue et un épilogue de De cape et de crocs. On devrait donc avoir les réponses à nos questions dans cette suite très attendue.
Je fais une mise à jour de mon avis suite à la lecture de la série complète !
J'ai toujours pris un énorme plaisir à lire cette série, même si je suis pas loin de penser comme Alix concernant la longueur de la série... J’avoue avoir eu un ptit coup de pompe vers le milieu de la série, mais par contre, j'ai trouvé que pour les 3 derniers tomes, c’était de nouveau le top !
La fin est juste parfaite, et c'est en partie pour ça que je garde ma note à 5/5...
Cette série, c'est l'aventure à elle toute seule ! C'est original, dépaysant, un peu barré, fantastique, romanesque, drôle, attendrissant... Et on peut continuer comme ça longtemps !
Les dialogues sont savoureux, on ne compte plus les références théâtrales, les vers en alexandrins. J'ai particulièrement apprécié les joutes verbales dont les début des phrases commencent par la dernière syllabe dite par son opposant !
Un petit bémol, à vouloir faire trop poétique, parfois Ayrolles m'a perdu dans ses dialogues, un peu comme au lycée quand je devais lire un livre trop compliqué (oui je suis pas un grand littéraire).
Autre grande force de cette BD, ce sont évidement les dessins. C'est vraiment du très très bon que nous livre Masbou. Et les couleurs, ya pas à tortiller du cul, la couleur directe, quand c'est bien fait (ce qui est le cas ici), c'est quand même génial ! On passe par tous les tons de couleurs en fonction de la scène, et ça c'est vraiment agréable à l’œil !!
De Cape et de Crocs, c'est, je pense, LA série que je conseillerais, aussi bien a quelqu’un qui lit déjà de la BD, qu'à un néophyte.
Je réécris mon avis après la lecture du 10eme et dernier tome… et j’enlève une étoile. Vraiment je ne pensais pas en arriver là, mais en ce qui me concerne les auteurs ont trop tiré sur la corde.
Alors oui, « De cape et de crocs » est une série époustouflante à tous les niveaux, et l’une des toutes meilleures parues ces dernières années. L’histoire est grandiose. Oh, pas que l’intrigue elle-même soit des plus ingénieuse, ou remplie de retournements de situation incroyables. Mais elle est dépaysante, loufoque au possible, et surtout remplie d’humour (Eusèbe est à mourir de rire, et adorable au possible).
La qualité des textes reste selon moi inégalée. Souvent écrits en alexandrins, ils sont tout simplement magnifiques, souvent drôles, parfois poétiques… le point fort de cette série, au point qu’il en devient difficile de différencier les nombreuses références littéraires (poèmes, pièces de théâtre, etc…) des textes écrits par Ayroles.
Mais voilà, 10 tomes, c’est trop, et j’ai fini par me lasser… Je reste convaincu qu’à force de rallonger la sauce, les auteurs ont fini par en diluer les ingrédients les plus précieux. Las de cette quête interminable, las de ces combats à l’épée dont l’issue ne fait jamais doute, las de ces dialogues en alexandrins que je finissais par survoler sur la fin. Comment ne pas remarquer certaines répétitions (les cases montrant les pirates en état de panic hystérique par exemple). Pourtant je n’étais fondamentalement pas contre ce 2eme cycle lunaire. Je trouve même le 6eme tome remarquable sur tous les points. Mais l’histoire s’enlise dans les albums suivants.
Voilà, je n’ai bien évidement pas pu m’empêcher de verser une petite larme en refermant le 10eme tome. La fin est belle et satisfaisante, et je ressors de cette aventure la tête remplie de souvenirs. Mais je suis content que les auteurs puissent enfin passer à autre chose.
Je vais aller droit au but, car j'ai eu beau creuser je n'ai pas trouvé le trésor promis par les innombrables critiques jubilatoires des innombrables posteurs de ces lieux. J’ai mis fin à ma lecture sur la moitié du septième tome, gavée par ce délire tout droit sorti des affres d’une surdose de produits illicites, de ce monde lunaire et lunatique aux rebondissements improbables et chaotiques, aux personnages fades et surtout pour la plupart agaçants, et aux joutes verbales certes intéressantes au début mais fatalement endormissantes sur le tas.
Si j’ai trouvé agréables les trois premiers volumes, les suivants et leur inspiration quadridimensionnelle m’ont ennuyée comme jamais, ne trouvant aucun attrait à l’histoire ni aucun plaisir à me farcir ce petit monde divaguant. Pas plus que la compagnie des personnages, si ce n’est ceux issus du bestiaire, que j’aurais aimé lire dans un récit de cape et d’épée, à la limite classique et plein d’humour, plutôt que dans ces égarements imaginaires dépassant allègrement les limites du fantasque. Ayant tous les tomes sous la main je les ai feuilletés et la découverte de personnages encore plus fantastiques au fil des pages, m’a fait baisser définitivement le rideau sur la lecture de cette comédie hallucinatoire.
Le dessin est ludique et coloré, bien que j’aie trouvé certains visages un peu figés, notamment ceux des femmes, et certaines planches un peu trop sombres. La quantité de détails le rend intéressant, dommage que ce monde ne m’ait pas enfiévrée comme la grande majorité des lecteurs.
Tout est dit, je n’ai pas aimé, mais je reconnais volontiers et avec du recul, que la série ne manque pas de qualités, pour preuve son classement en tête des immanquables d’ici et d’ailleurs.
Franchement, une des meilleures BD que j'ai jamais lues...
Le dessin est magnifique, le scénario est d'une qualité exceptionnelle, l'écriture est excellente...
Les passages écrits en alexandrins sont un pur bonheur, même pour moi qui ne suis pas fan de poésie...
De plus, je n'adore pas non plus les séries dans lesquelles les personnages animaliers sont mêlés aux personnages humains mais dans celle-ci c'est tellement bien fait!!!
Et puis l'humour, combien de fois l'auteur a réussi à me faire rire, ce qui n'est pas fréquent quand on est face à une bande dessinée (d'aventures de surcroît !!!)
Enfin bref, je vous conseille vivement cette BD et je vous recommande de la lire lentement en prêtant attention aux détails qui sont dans les dessins (on trouve plein de clins d'oeil à d'autres oeuvre , de petites blagues au second plan, ...)
Ah, quelle chance vous avez, vous qui ne l'avez pas encore lue, profitez-en bien !!!
J’aurais aimé faire montre d’autant de verve qu’Ayrolles pour vous donner l’envie de lire cette magnifique série… mais je n’ai pas son talent…
Aussi vais-je me contenter de vous en décrire l’ouverture. Sur la page de présentation (vous savez, celle où l’on renseigne les noms de auteurs), un petit dessin, comme il est de coutume, nous présente une scène de théâtre, rideau baissé. Première page, le rideau se lève et très rapidement nous allons avoir droit aux trois coups. L’un est asséné sur scène tandis que les deux autres se donnent dans le public et résultent de petites scénettes d’arrière-plan. Au terme de ces trois coups (auxquels on ne fait pas spécialement attention à la première lecture) apparaissent enfin les deux personnages principaux…
Si ça, ce n’est pas de la construction scénaristique soignée, je n’y connais rien !
Longtemps, la série va être à l’image de cette ouverture, emplie d’humour, de richesse en profondeur, de finesse dans la construction et l’emploi de clins d’œil. Comment oublier l’entrée en scène d’Eusèbe ? Comment ne pas savourer le second rôle offert à Bombastus (mieux connu de nous sous son nom de Paracelse) ? Comment passer sous silence ces pages bonus, divines surprises qui closent ou ouvrent ces albums ?
Bon, le passage sur la lune s’avèrera un peu longuet. Certes on retrouve toujours les personnages avec plaisir mais l’action vient à manquer tandis que les clins d’œil ont alors parfois tendance à étouffer le souffle épique du récit.
Mais le final arrive à temps. Le dernier tome conclut magistralement la série. Les fils se recoupent, comme dans le plus fin des vaudevilles.
N’oublions pas non plus la belle part apportée par Masbou. Son dessin léché et sa colorisation très lumineuse sont partie prenante dans la réussite de la série. Les personnages sont tous très expressifs et sur-jouent… avec justesse (ahhh, les scènes de pirates maudits !)
Et puis, il y a ce parti-pris de mêler personnages animaliers et êtres humains, un choix qui m’a déconcerté dans un premier temps, au point de me dissuader d’acheter, dans un premier temps toujours, la série. Mais c’est tellement bien maîtrisé et exploité que les auteurs ont réussi à me convaincre de la pertinence d’un tel choix (et pourtant, je suis d’ordinaire allergique à ce procédé).
Voilà ! La série est célèbre et cet avis ne servira sans doute pas à grand-chose… mais il me permet toutefois de remercier messieurs les auteurs pour les nombreuses heures de plaisir que la lecture et les relectures de cette magnifique série m’ont valu.
165 avis et une série déjà classée comme culte, à quoi pourrait bien servir mon avis ?
A rien du tout, j'en ai conscience : il n'y a plus lieu de convaincre là où la célébrité méritée parle d'elle même...
Ah si, Carne y sangre, je sais à quoi pourrait bien servir mon avis !!! A témoigner de ma gratitude !!!
Merci à vous, auteurs de cette magnifique série intelligente et imaginative !!!
Merci de redonner au lecteur ce simple plaisir du texte, de lui faire profiter de ce soin méticuleux jusqu'aux intérieurs de couverture, de l'ébahir sur ces joutes verbales ahurissantes et délirantes, de lui rappeler tout cet héritage littéraire immense, et de le transporter dans des aventures rocambolesques tenant ce même lecteur captif (et ô combien heureux de l'être) de sa lecture !!!
Et quel talent de nous faire nous sentir tout à la fois dans une pièce de théâtre, dans un roman, dans de la poésie, le tout au travers d'une BD qui peut prétendre fièrement en défendre le genre !
C'est un croc !… C'est une cape !… Que dis-je, c'est une cape ?… C'est De Cape et de Crocs ! Et tant pis si c'était facile ou déjà fait, l'ivresse de ma lecture à peine achevée sera mon excuse !
Si j'avais écrit mon avis il y a quelques mois ou années, la note aurait été moindre, c'est certain. J'ai été déçue par les tournures que prenait le récit : faut-il vraiment rallonger une série qui se vend bien ? La réponse est clairement non. D'abord le trésor des iles Tangerines, puis la Lune, puis le maitre d'armes, etc... Il suffit ! Ajoutée à cela la complexité de certains dialogues, j'avais abandonné ma lecture au tome 8.
Puis vint la relecture ! Quel délice !
Je fus immédiatement entrainée dans les aventures de nos héros, me délectant de chaque case, et comprenant enfin l’enthousiasme de tous ces lecteurs. Je ne reprendrais pas l'ensemble des points forts de cette série, parfaitement énumérés dans les dizaines d'avis précédemment écrits, mais j'ai rarement vues d'aussi belles planches, et tant de recherche dans l'écriture des dialogues. Chapeau, messieurs Masbou et Ayrolles !
Bref, une série à posséder, à lire, mais surtout, à RELIRE !
La sortie du 10e et dernier tome est l'occasion parfaite pour relire l'intégralité de la série et réécrire mon avis.
Je me rappelle de ma première lecture, la première chose qui me revient ce sont ces longs dialogues écrits en vers ou en français plus ou moins vieux.... J'avais bien mis 15 pages avant de rentrer dedans et de succomber au style génial de la série. De cape et de crocs est une réussite totale car la série réussit à allier un dessin absolument génial et un scénario et des dialogues merveilleux. Une osmose parfaite entre toutes les composantes d'une bande dessinée.
Coté dessin, le trait est splendide, les couleurs sont magnifiques, les personnages parfaitement réussis, idem pour les décors variés et détaillés ! Bref l'ensemble est harmonieux pour le plus grand bonheur des yeux. Il faut bien sûr regarder attentivement chaque case parce que des petits détails marrants se sont glissés par ci par là... et oui, l'humour est omniprésent dans cette série !
Coté scénario, que dire ? Une histoire prenante, des héros attachants comme dans aucune autre série ! Eusèbe... Ah Eusèbe... il me fait mourir de rire à chacune de ses apparitions. Alors oui c'est vrai que l'histoire a été rallongée par rapport à ce qui était prévu initialement. Ca se ressent un peu par moments qu'on l'a étirée en longueur. J'ai été moins emballé par certaines orientations de l'intrigue, notamment sur la lune. J'espérais sans doute une tournure différente. Mais au final peu importe ! Car ce qui compte, au delà de l'orientation de la trame de l'histoire, c'est que la qualité d'écriture d'Ayrolles reste incroyable tout au long des 10 tomes.
Les dialogues sont parfois sensationnels. On ne compte pas les passages où ils sont en alexandrins, ce qui n'est déjà pas courant, mais en plus ils ont un sens et pour couronner le tout ils sont souvent très drôles. Chapeau ! Autre prouesse de la même trempe il y a un tome où chaque région de la lune est peuplé par des gens dont le nom rappelle une figure de style littéraire (les contrepétins, les litotiens)... et chacun parle uniquement grâce à cette figure de style. Je pourrais continuer cette liste avec pas mal d'autres éléments. C'est dingue comme Ayrolles manie la langue française et comment il parvient à garder cette qualité pendant 10 tomes. Quelle autre série peut se vanter d'avoir ce niveau d'écriture ? Pas beaucoup à mon avis.
En conclusion une série merveilleuse à posséder absolument dans toute bédéthèque qui se respecte.
J'attendais d'avoir lu la totalité des albums pour donner mon avis ; et bien comme beaucoup je trouve cette série formidable ; à posséder absolument et à classer au panthéon de la BD.
Nous voila face à une superbe histoire très bien écrite et merveilleusement contée renfermant un univers original et incroyable peuplé d'innombrables personnages vraiment attachants ; mais aussi de l'aventure, de l'action, beaucoup d'humour, des histoires d'amours contrariées, de la poésie, de nombreuses références à des films ou des oeuvres littéraires; le tout desservi par de très beaux dessins (quoique d'un style assez spécial).
Bref, une série impressionnante de maîtrise qui parvient à nous séduire tout au long de ses 10 tomes ; une des rares qui plaira aussi bien à un public féminin que masculin et de toutes générations confondues ; en deux mots : chapeau l'artiste.
Voilà une lecture qui détonne ! C'est impétueux à souhait ! J'adore les dialogues et l'humour fin qui s'en dégage. C'est tout à fait mon style !
Le dessin est véritablement somptueux et tout en nuance. Par moment, c'est même incroyablement divin de beauté. Cela apporte un incontestable "plus" à ce récit d'aventure.
Il est vrai que c'est un véritable monument de la bd largement plébiscité sur ce site que je n'avais pas encore avisé. J'avoue sans conteste avoir eu beaucoup de mal à me décider pour la lire. La raison ? Les 20 premières pages ne m'avaient pas tout à fait convaincu il y a deux ans et j'avais arrêté net ma lecture.
J'avais peur d'un verbiage façon comédia dell'arte tout le long qui m'aurait épuisé dans tous les sens du terme. Heureusement, il n'en est rien. Bien m'en a pris de reprendre la lecture. Comme quoi, je donne raison à tout ceux qui pensent qu'il faut juger une oeuvre après avoir tout lu.
Pour la petite histoire, mon cauchemar était de mettre une seule étoile à cette bd auquel cas, je me serais fais beaucoup d'ennemis tant l'objet est sacré. C'est dire que j'ai abordé ma lecture avec beaucoup de crainte. Ma note est donc très sincère car j'ai véritablement ressenti la grande aventure mêlée à de la poésie.
C'est un savant mélange qui fait la singularité de cette oeuvre unique en son genre, bien qu'on assiste actuellement à la montée en puissance d'autres bd qui tentent d'imiter le style avec plus ou moins de bonheur (Célestin Gobe-la-lune, Spoogue...).
Par ailleurs, je n'avais pas l'impression qu'il y a une baisse de régime dans les derniers tomes. Bien au contraire! Cependant, comme pratiquement toutes les séries cultes, ce sont bien les premiers volumes qui sont les meilleurs. Cela est indéniable ce qui n'empêche pas de trouver une suite de haut niveau. Comme la plupart des lecteurs, on attend la fin du cycle lunaire pour espérer le retour de la grande aventure sur Terre.
Le 10ème tome marque donc la fin des aventures de cette joyeuse bande. J'apprécie surtout qu'il y ait une fin même si elle reste ouverte. Voilà une série qui ne s'éternise pas et qui sait tirer sa révérence finale comme une vraie pièce de théâtre. Le dessin culmine par sa beauté. Les dialogues sont toujours aussi exquis. En conclusion, nous avons là une série tout à fait originale qui aura fini par nous séduire.
Est-il besoin de préciser que cette œuvre est immanquable ?
Un grand classique désormais de la bande-dessinée, avec une série qu'on dévore sans jamais pouvoir s'arrêter. On est happé par cette histoire qui est maitrisé de A à Z, servie par un dessin qui est bon, voir très bon, avec en sus une excellente colorisation qui rehausse l'ensemble des planches et les rend sublimes à l’œil.
Ajoutez à cette excellente facture un humour simplement superbe, excellent, qui fait monter les larmes aux yeux tellement l'on rigole. Car cet humour est le plus extraordinaire qu'on uisse imaginer, usant de tout les moyens à sa disposition.
Et c'est là qu'intervient la touche de génie, l'extraordinaire, le succulent de De Capes et de Croc. C'est bel et bien la verve, la lyrique, l'emphase, le style, la prose, la rime, la poésie. Bref, un succulent de lettres et de mots, un régal dans le style. On est captivé par la facilité de jouer avec les mots et les expressions, de glisser de l'humour du langage dans chaque page. La BD transpire le bon français, et c'est un véritable plaisir. Il donne plus qu'envie de causer correct la France.
Bref, De Capes et De Crocs, c'est un truculent de français, une savoureuse part du gâteau que peut-être la bonne langue française, et les fastes des Lumières (ou serait-ce les Précieuses ? Diantre, je ne sais point).
A tout les fervent de bonne littérature, de bande-dessinée, de beau dessins, de bonne histoire, de ... en fait qui que vous soyez, lisez De Capes et De Croc !
Voici le véritable immanquable de la bande-dessinée.
Je ne vais pas rajouter grand chose au chœur de dithyrambes qui s’époumonent sur cette série. Tout est bon, et même quand c'est moins bon, c'est bon quand même.
Le scénario, les dialogues, les personnages, le dessin, les couleurs...
Un seul avertissement au lecteur qui se lance dans la série: cette BD ne s'apprécie pas bien si on la lit comme un "p'tit Mickey". Il y a beaucoup de choses qui se passent en même temps, des arrières-plans riches, souvent plusieurs actions et/ou dialogues simultanés, des auto-références plusieurs pages voire albums plus tard... De Cape et de Crocs, il faut y entrer lentement, et en profondeur. Pas question de lire ça comme un album des schtroumpfs, au milieu d'autres personnes tout en suivant une conversation. Sinon, on passe à côté de tout.
De Cape et de Crocs... quel mot pourrait définir cette sublime BD ? J'ai commencé à lire cette BD quand j'avais 11 ans, j'en ai 14 aujourd'hui et j'en suis toujours aussi passionnée ! Bien sûr, au début je ne comprenais pas toute la profondeur de cette BD mais avec le temps, on perçoit tous ses détails, sa finesse... Les dialogues sont tellement riches ! Un petit bijou de langue française ! C'est vrai que les dialogues sont délicats à comprendre pour des enfants mais étant un peu précoce, je les lis sans difficulté. Que dis-je ?! Je les lis ? Que nenni ! Je m'en délecte ! Et de plus l'histoire est palpitante (quand même un peu étrange à partir du tome VI)!
Quant aux personnages... ils sont tellement charismatiques... et surtout très mystérieux ! On ne sait presque rien d'eux en fait ! On se pose mille et une questions ! C'est sûr que ces mystères font galoper notre imagination mais on reste un peu sur notre faim!
Maintenant le dessin... il y a des pages qui sont de véritables merveilles avec des planches très soignées et magnifiquement colorées mais d'autres, le dessin laisse un peu désirer et la coloration est parfois trop criarde. Selon moi, le dessin a quand même beaucoup régressé. Quand je pense que Hermine, à l'apogée de sa beauté au tome 3 -selon moi- est beaucoup moins jolie au fil du temps (surtout tout à la fin du tome 9) et quand j'ai vu les dessins d'Ayroles... ils sont beaucoup plus vivants! Les personnages ont l'air beaucoup moins coincés! Bon, je comprends que c'est un travail énorme avec des dates limites etc... D'ailleurs les dédicaces de Masbou sont sublimes !
Une dernière chose, je pense que le plus GROS défaut de cette série c'est... la lenteur de parution! Deux ans pour attendre ce tome IX ( qui d'ailleurs m'a un peu déçue ) j'ai trouvé ça interminable ! Je pensais que c'était la fin et alors là j’apprends que le tome final , le tome X, je devrais encore attendre jusqu'à janvier 2012 ! Ouiiiin ! Messieurs Ayroles et Masbou pourquoi nous faites vous souffrir de la sorte ?
Bon sinon, je trouve vraiment cette série magnifique ! Elle nous invite à un voyage incroyable sur terre, sur mer et... mystère !!!! Chers nouveaux lecteurs si vous voulez le découvrir, ouvrez cette BD !!!
Ignorant que je suis. Flagellation à base d’orties fraîches avec supplice du pal simultané.
Je suis passé devant cette BD de nombreuses fois, la regardant, la prenant en main, le feuilletant à la volée mais sans jamais m’y intéresser vraiment. Qu’est ce qui me retenait ? L’aspect enfantin ? Le dessin particulier ? Que sais-je, il y a des fois des préjugés que l’on met une paire d’années à faire tomber.
En regardant les notes moyennes sur le site, je me suis dis qu’il n’y avait sûrement pas 150 ânes qui soient assez aveugles et bec-à-foin pour noter cette série dans les grandes largeurs si cela n’était pas si bon. Alors voilà, commande des 2 premiers tomes et lectures.
Tout d’abord le dessin. Ce qui me rebutait de prime abord (l’infantilisation par le dessin pensais je, sot que je fus) s’est révélé au fil des pages. Arrivé à une dizaine de pages de ma lecture, j’ai fais machine arrière, en observant bien toutes les cases, leurs traits d’humour, leur profondeur, la dynamique du découpage, la colorisation que je trouvais « fadasse » et qui, prise dans un tout magnifie le travail, la qualité des fonds de cases. Bref : du bonheur.
Le scénario part lui comme un classique de la BD d’aventure et, là encore, tenu par un je ne sais quoi de mauvaise foi, je m’étais attardé sur cet aspect banal. Et là encore, en entrant plus profondément dans la BD, l’histoire, bien que classique dans son fond, est excellente dans son traitement. La dynamique du scénario permet de partir dans 10 directions/tome, de rebondir sur toutes les petites possibilités offertes par le cadre bref, un régal.
Les personnages sont à la fois simples (simplistes ? caricaturaux ?) mais l’auteur parvient, case après case, à leur donner une profondeur d’âme et un cachet sans pareil.
Une belle découverte que je dois à ce site. 4* c’est peu payé mais n’en étant qu’au tome 2, j’attends la suite pour upgrader au besoin (ou baisser c’est selon).
Magnifique ! Tout simplement magnifique ! Une bd qui mérite largement sa réputation !
Des graphismes merveilleux ! Des couleurs qui collent parfaitement et qui aident à plonger encore plus profondément dans cette épopée.
Les dialogues sont superbement biens tournés, dans une langue qui est soutenue tout en étant très aisément compréhensible. Des alexandrins sublimes et, pour certaines tirades, drôles !
Pour le scénario, il nous capte dès les premiers instants et ne nous lâche plus. Un rythme soutenu dans les tribulations permet de ne pas s'ennuyer à la lecture.
Bref une histoire avec de l'amour, de la poésie, de l'humour, des épées, des capes et des crocs !
Cette série est EXCELLENTE, et encore, le terme est faible ! ... Cependant, pour être honnête, je n'avais pas vraiment accroché au premier tome (je n'aime pas trop les animaux personnifiés ; sauf Blacksad, Le bois des vierges et De cape et de crocs) !
Le dessin est très très bien réussi ! Une belle mise en page, avec un trait propre et soigné qui fait pas mal dans le détail ! La colorisation m'a subjugué ! J'ai adoré les couleurs, elles sont originales et mettent à la fois du mouvement ('du punch' ) et de la poésie au récit ! Excellent choix !
Le scénario ... Époustouflant ! Ayroles a une maîtrise du français à en couper le souffle !
Nous sommes ici dans un mélange de divers genres littéraires (poésie, théâtre avec toutes ses composantes !) ! L'aventure est prenante, burlesque, tragique, dramatique (au sens premier) et j'en passe !
Les dialogues en différents types de vers donnent à cette BD la qualité d'une œuvre littéraire digne de grands auteurs !
Les passages en alexandrins avec le vocabulaire soutenu qui va avec font mouche à chaque fois ! L'humour est également choisi avec finesse et intelligence !!!
LA BD à lire ET à posséder car il est difficile de trouver mieux à mon sens !!!
Voici une de mes séries préférées. J'ai rarement vu une série avec une aussi grande qualité tant sur le plan graphique que scénaristique. Le dessin est juste superbe avec une belle colorisation, chose à laquelle je suis rarement réceptif...
L'histoire est passionnante. On suit avec entrain les aventures exotiques des personnages principaux devenus attachants dés le 1er tome. C'est un savant mélange d'aventure historique, de conte fantastique, de pièces de théâtres et j'en passe. Les dialogues sont d'ailleurs finement ciselés.
Une superbe série, qui il a quelques tomes aurait mérité les 5 étoiles sans problème. Mais je trouve que le scénario traine en longueur, les aventures de nos compagnons sont bien moins jouissives, surtout dans le neuvième tome, que j'ai trouvé trop criard....
Mais cette série ne mérite pas les critiques mais plutôt les ovations : jamais n'ai je vu quelque chose d'aussi déjanté, drôle, les aventures passionnantes, imaginatives, hallucinantes... Les 5 premiers tomes sont pour moi les meilleurs, la série monte parfaitement en puissance et l'idée de faire évoluer les aventures sur la lune très prometteuse.
La suite reste de très bonne facture, le début des aventures lunaires est très plaisant, jusqu'au huitième tome, où je trouve l'histoire et les dessins baissent.
Les dessins sont très réussis, je ne les aime pas particulièrement, mais le travail et la qualité sont indéniables. Cette série nous offre des paysages splendides, et là encore très inventifs !
En bref une superbe série, mais vivement que ça finisse, on espère en apothéose !
Bon, allez, je mouille ma chemise pour livrer un 155ième avis sur "De Capes et de Crocs". Avis pas totalement positif, donc, même si je reconnais à ce titre d'indéniable qualités. Mais avant de parler des qualités, commençons par les défauts.
Tout d'abord, je tiens à rétablir une vérité : non, Masbou ne dessine pas particulièrement bien. Le seul vrai bon dessinateur de "De cape et de crocs" est bel et bien Ayroles himself, les expressions tordantes des héros, la composition des cases, tout ça c'est lui et lui seul, comme on peut le voir dans ses storyboards très détaillés ici, ici et là.
Le dessin de Masbou n'est finalement qu'un décalque figé des planches d'Ayroles, servi par une mise en couleur besogneuse (cf ces deuxplanches).
Le résultat n'est pas désagréable, certes, mais il n'y a pas de quoi sauter au plafond, et on ne peut que regretter la perte du trait vivant d'Ayroles dans les albums.
Ensuite, le scénario n'est pas non plus des plus convaincants. Hormis Don Lope, et Eusèbe, les personnages sont assez plats et monolithiques, et on connait mal leur motivation. L'histoire n'est qu'une suite de rebondissements sans réel but, et si le procédé fonctionne bien sur le premier album, au bout de 9 il devient un tantinet lassant. On sent bien que les auteurs improvisent page après page, et du coup j'ai du mal à être tenue en haleine, ce qui est fort dommage pour une histoire d'aventure.
Mais, car il y a un mais, sinon ma note serait plus sévère, il reste les dialogues. Et ceux-ci sont tellement savoureux qu'à eux seuls ils rendent cette série incontournable. Quel plaisir de voir une série grand public distiller des clins d'oeils très littéraires, des jeux de mots savants, des alexandrins et autres poèmes, contrepets, tout en procurant un plaisir jouissif des bons mots au lecteur. Qui aurait cru qu'une œuvre inspirée de Molière et Lafontaine ferait un "hit" en librairie ?
Ne serait-ce que pour l'humour d'Ayroles et son talent d'écriture, il faut lire "De Cape et de Crocs". Mais, de mon point de vue, il manque la spontanéité d'un bon dessin et un scénario plus cohérent pour en faire un titre réellement incontournable.
(je tiens à remercier Coacho et Willerban du forum BdP pour m'avoir aidé à retrouver les planches d'Ayroles )
Lire un de cape et de crocs, c'est lire un Jules Verne, un Stevenson, un Molière... Sa lecture n'a rien à voir avec la lecture d'une autre BD. Le style, à la fois classique et moderne, est unique. Les dialogues sont d'une efficacité redoutable, aucune bulle n'est inutile. L'humour est omniprésent.
L'histoire tire son originalité de ses personnages. Tous profondément différents, tous comiques dans leur genre. On ne peut que s'attacher.
Que dire du dessin, tant il est précis, et tant il regorge de détails amusants.
J'espère qu'après cette aventure lunaire, Maupertuis et ses amis repartiront pour une nouvelle aventure !
J’ai découvert la série lors de la sortie du 1er tome en 1995. Je me souviens qu’à l’époque j’avais pris un sacré coup derrière la tête. « Le secret du janissaire » offrait tout ce qu’on peut rêver de retrouver dans une bande dessinée : de l’humour, de l’audace, du beau dessin, du texte original, de l’aventure, des personnages forts… et plein de pistes possibles pour autant de suites.
J’étais là, fidèle au rendez vous en 1997,1998 et 2000 pour la sortie des tomes suivants… avant de marquer un peu le pas après la sortie du tome 5 en 2002. J’ai trouvé à ce moment que le scénario partait un peu en dérive et qu’on rallongeait inutilement une sauce pourtant excellente depuis le début.
J’ai récemment profité de la sortie du 9ème tome pour me relire toute la série. De Cape et De Crocs est une formidable bande dessinée. Originale et brillante, elle offre un divertissement sain et qui sait ne pas se prendre au sérieux. Ce que la bande dessinée ne devrait jamais cesser d’être. C’est une série rafraichissante, avec certes des détours et des dérives scénaristiques. Mais les personnages sont réussis et le plaisir au rendez-vous. La magie a pris un petit coup depuis les années mais bon, voilà 15 ans que cette série a démarré, elle est toujours aussi agréable à lire et les amateurs des débuts sont toujours au rendez-vous. Preuve d’une certaine qualité !
S’il en faut un je serai celui là et tant pis pour le lynchage, pour toi ingénu qui es tenté de découvrir cette série, il faut rétablir des faits objectifs sur cette bande dessinée au succès que je trouve immérité en ces lieux.
Côté dessin le trait est assuré et les couleurs sont chatoyantes, de fait on peut tomber dans les très joli sur certaines planches et du bof qui fait mal aux yeux sur d’autres. De façon générale c’est plutôt réussi en particulier à partir du 3ème tome. Je trouve le loup et le renard bien dessinés en revanche les pirates ont vraiment une sale tronche…
Côté scénario maintenant. Il y a un scénario au fait ? Non parce que j’en viendrais à me demander si tout ce qui arrive à nos héros était pensé au début ou si les péripéties sont ajoutées au fur et à mesure sans grande cohérence pour allonger l’historie et vendre un tome de plus… Je ne vais pas raconter les 8 tomes sortis mais la simple lecture du premier tome permettra de saisir le style :
On part avec un loup et un renard au milieu des humains, ils sont beaux, nobles, n’ont rien à faire, savent manipuler la langue et l’épée bref super forts. A deux ils tiennent tête à tout un navire, puis à des brigands alors qu’ils ont bien bu. Une sombre histoire de trésor, de carte, de faux enlèvement plus tard les voilà pris, non sans avoir fait un combat avec tirade ayant rendu amoureuse la belle sur un balcon. Un alchimiste plus loin les voilà embarqués sur une galère, victime d’un abordage, ils font connaissance d’un lapin qui bien que « trop mignon » va s’avérer sacrément malin et dangereux pour leurs ennemis dans les tomes suivants. Quelques batailles plus tard les voilà libres sur le bateau Ottoman au sein duquel ils ont volé la carte source de tous leurs ennuis et de leur aventure. Ah oui entre temps dans un duel le renard s’est pris une magnifique prise à l’épée qui le laisse mort à terre touché au cœur mais en fait non il n’est pas mort… Bref c’est complètement loufoque, çà part dans tous les sens, il n’y a pas une once de logique tant les retournements de situation se font comme dans un match de catch. En revanche comme dans un match de catch le scénario est réglé au mot près, c’est très vivant et çà bouge bien il y a du rythme.
Mais voilà je déteste le catch, et même si les dialogues sont divertissants au début ça devient vite assez lourd. Pour être complètement honnête je n’ai jamais réussi une fois à lire un tome en entier sans me lasser et reposer le livre avant d’avoir fini et ce n’est qu’après plus de 10 tentatives que j’ai réussi à lire les 4 premiers tomes. Pitié pas plus…
Evidemment il y a de multiples références dans cette série. De Molière à Rambo en passant par Shakespeare et Alien vous aurez de quoi rire. Ou pas, pour ma part ce n’est même pas drôle tout est soit cliché soit contre cliché, toujours dans l’excès. Vous connaissez Lanfeust ? Transcrivez la chose avec des dialogues en bon français, sans monstres (enfin je veux dire des vrais monstres pas des trucs marins ridicules), sans jolies filles, sans magie rigolote et sans Dieux marrants. Voilà c’est çà le problème il ne reste plus grand-chose… Si de jolis dessins parfois et une histoire sans queue ni tête…
Le tome 9 se montre dans la même veine que ses précédents immédiats, de plus en plus agréables graphiquement et de plus en plus incohérents et vides. Les deux femmes autrefois dangereuses sont devenues potaches, nous avons encore le droit à une résurrection miraculeuse, toujours plus de retournements de situations aussi entendues qu’incrédibles. Bref rien de nouveau si ce n’est une interrogation sur la possible suite : tout est résolu !
Non vraiment devrai je être le dernier à ne pas avoir cette BD, elle ne sera pas dans ma bibliothèque…
Il était une œuvre sur planches dites dessinées
Qui pour tant de monde s’avérait remarquable
Tant sur le dessin que sur le vocable
Mais que se cache derrière cette unanimité ?
Pourtant que de bruit pour ces planches fanées
Que d’éloges volés en aventures improbables
De textes vous n’articulerez que du minable
De dessin vous ne verrez que de l’éculé.
Que n’aie je point vécu en ce bon temps béni
Où Lafontaine fit dialoguer loup et goupil
Les chats mangeaient belettes et lapins idiots
Au lieu de les voir faire mariols sur des bateaux
Lecteur ingénu, ne subis pas le dictat
Pour de cape et de croc laisse donc sonner le glas.
Une note de 4/5 est généralement considérée comme déjà très bonne. Néanmoins, avec cette série qui réussit l'exploit de s'attirer une foule immense d'admirateurs louangés, il semble nécessaire d'argumenter la relative (voire honteuse !) faiblesse de ma note.
Est-ce donc le dessin qui me dérange ? Au contraire il flatte véritablement la rétine. Coloré, vif, fourmillant de détails, il instille véritablement une âme à cet univers de la Renaissance (mais pas seulement à celui-ci). Quel plaisir de voir évoluer les deux héros de cette saga, de voir Masbou donner vie aux nombreux personnages créés sous la plume d'Ayroles ! Quel plaisir de voir s'animer ces deux bêtes de Maupertuis et Villalobos ! Non décidément je n'ai rien à redire sur le dessin, à part peut-être un aspect parfois trop lisse, mais ce n'est là qu'un détail.
Peut-être sont-ce alors les dialogues, souvent remplis de vers ? Certainement pas ! Ils sont au contraire pur délice. Le génie d'Ayroles est d'alterner avec pertinence vers et prose, produire des vers de qualité, parfois hilarants, parfois émouvant, mais suscitant toujours l'admiration.
Seraient-ce alors les protagonistes qui dérangent, ce choix étrange de prendre comme héros deux animaux perdus dans une mer d'humain ? Non plus. Je dois même avouer ne pas m'imaginer l'histoire sans eux. Gentils hommes en général, on ne peut que s'attacher à ses animaux décidément hors-norme.
Il me reste à évoquer le dernier point, je veux bien entendu parler de l'histoire. Et malins comme vous êtes, vous devinez sans peine que pour moi le problème se situe ici. Sans m'ennuyer passablement à la lecture, j'avoue ne pas avoir été captivé par certains tomes. Bien que certains soient réellement excellents et mériteraient à eux-seuls la note maximale, d'autres n'ont pas su m'emporter autant dans cette aventure épique. Alors bien sûr il y a bien des références dont j'ai entendu parler dans d'autres avis. Malheureusement pour moi, celles-ci sont directement inspirées de littérature que je qualifierais d'ancienne (sans péjoration aucune) qui, comme nombre de mes camarades de classe, ne me passionnait pas ou n'était pas rendue intéressante. J’ai donc parcouru De Cape et de Crocs en identifiant que rarement quelques références (fou rire néanmoins à l'ouverture du troisième tome). Pour m'être documenté sur le sujet, j'ai vu qu'elle abondaient énormément, autant qu'Astérix il me semble, et que beaucoup étaient hors de ma portée. Je m'en veux un peu d'avoir négligé Molière ou Cyrano aujourd'hui.
Si je devais résumer cette série en quelques mots, j'emploierais les termes truculente, burlesque, poilante (à cause du loup, du renard et du lapin), déconcertante, épique, rimailleuse et bien d'autres mots que la flemme de rechercher m'empêche de vous écrire ici.
De Cape et de Crocs réussit l'exploit d'être à la fois extraordinairement populaire et d'une folle érudition. J'ai d'abord pensé que cette BD ne plairait qu'à des lettrés mais, en voyant mes filles de 3 et 5 ans se passionner pour une histoire dont manifestement elles ne pouvaient à peu près rien comprendre, je me suis rendu à l'évidence : De Cape et de Crocs est une BD universelle aux niveaux de lecture multiples, et même si on ne saisit que le quart de ce qu'il y a à lire, on peut déjà être fasciné.
Se rend-on bien compte par ailleurs de la difficulté qu'il y a à écrire de tels dialogues et à les farcir de vers d'une telle perfection classique ? A contrario, un internaute bougon de ce présent site ne s'en est visiblement pas rendu compte, qui termine sa critique par un sonnet dont tous les vers (on n'ose pas même parler d'alexandrins quoique sans doute ce qu'il a voulu écrire) sont faux !
Je pèse mes mots : Victor Hugo, virtuose de la rime s'il en fut, se serait lui-même incliné devant cette trouvaille prodigieuse de la rixme !
Bon, évidemment, le dernier tome paru (n°9) appuie un peu fort sur l'idée que la série est près de sa conclusion. Il serait bon qu'Ayroles et Masbou ne jouent pas trop les prolongations pour garder intact leur génie pour... de toutes nouvelles aventures.
J'ai attendu très longtemps avant d'acheter les 6 premiers tomes, et encore un bon moment avant de commencer la lecture. J'avais à la fois la peur d'être déçu par une série aussi bien notée, et envie de la lire dans une période où j'étais "préparé pour".
Au final, j'ai adoré, et j'ai regretté cette attente.
Le scénario est vraiment génial, les personnages animaliers ne posent aucun problème, au contraire, c'est à la fois une aventure de cape et d'épée, un récit loufoque, l'humour et les situations décalées sont omniprésents ...
Le dessin est super, collant parfaitement à l'histoire. Un coup de coeur pour la mise en couleur. Voilà une série où l'on voyage avec les personnages, personnages aussi charismatiques et attachant les uns que les autres.
Alors, tous les tomes ne sont pas égaux, certains passages sont un peu long à la relecture, mais c'est vraiment pour pinailler.
J'ai bien évidemment poursuivi mes achats à la sortie des tomes suivants, et attend la suite avec impatience.
Pour paraphraser notre ami Zarathoustra « Tout d’abord, considérons cette série de loin, de très loin. » je dirai :
Et bien qu’elle y reste ! Effectivement depuis que je m’en suis approché, je ne souhaite pas la voir dans mon champ visuel, ou, du moins si c’est le cas, que, cela soit de loin, de très loin. …
Autant Garulfo m'a conquis, autant nos amis tout en cape et en canines m'ont laissé de marbre froid, marmoréen.
Perplexe, hésitant, incertain, eut été préférable à mon goût, mais décidément non cet univers, ce « macrocosme » n’est résolument pas mien.
Le dessin est beau, assurément, les innombrables références sont attrayantes, incontestablement, mais « la fable animalière » ne m'a pas emporté.
Ce qui m'a le plus plu dans cette BD c’est l’enthousiasme communicatif de Zarathoustra…
Bon, d’accord je jure de relire cette histoire je vais peut être bien finir par y voir cette extraordinaire épopée tellement adulée et respectée, que dis-je vénérée.
Je vais faire court, car tout a été dit sur cette magnifique série, finalement ma note va parler d'elle même.
Une épopée burlesque qui nous fait traverser les océans et nous entraîne jusqu'à la lune.
Des dialogues truculents et recherchés, des personnages attachants et amusants, en particulier Eusèbe qui ne cesse de me faire rire.
Un scénario original et jamais à court de rebondissement, un humour toujours présent, un dessin très réussit et haut en couleur. Bref que du bonheur !
Attention, avec De Cape et de Crocs, on est en présence d'un chef d'œuvre !
Rares sont les BD qui me font cet effet, mais avec De Cape et de Crocs, on est proche de l'excellence. Les aventures rocambolesques de nos compagnons dans l'époque de Louis XIV sont succulentes et en différents points de vue :
_ Tout d'abord, les dessins sont extrêmement bien réalisés avec une personnification des héros sous une forme animale et qui n'est pas sans rappeler ce fameux Jean de la Fontaine. Mais, ici, il n'y a pas de copier-coller, mais bel et bien une attention toute particulière pour marquer le caractère du personnage. Ainsi, Armand est un renard rusé et espiègle alors que Don Lope est un loup au sang chaud et que ce bon Eusèbe en lapin représente la douceur même ! Bref, on sent au travers de cette BD un hommage au plus grand fabuliste de tous les temps (même s'il a tout piqué à Esope :p)
_ Ensuite, le scénario est vraiment génial ! On voit qu'une simple histoire de trésor dans une galère turc se transforme en épopée qui nous amènera jusque sur la lune ! On retrouve avec plaisir des personnages mythiques de la littérature classique française tels que Cyrano ou Molière, mais ils se retrouvent cette fois-ci dans un univers plus fantastique et dans une aventure plus "irréelle".
_ Enfin, la narration est splendide avec des passages tout en vers et en alexandrins, d'autres écrits avec une certaine ironie ou une certaines poésie. Bref, une réussite !
Après avoir lu les commentaires dithyrambiques sur BDthèque, j’ai voulu tester cette BD en me procurant les trois premiers tomes… Je dois dire que j’ai été plutôt déçu, même si je ne serai pas aussi sévère que Roedlingen, mais je comprends tout à fait ce qu’il a voulu exprimer (très joliment d’ailleurs, bravo pour le poème ironique !), et je souscris en grande partie.
Première chose, et c’est ce qui m’a attiré en premier lieu : les décors et les paysages sont de toute beauté. Le traitement de la couleur est superbe. Là où le bât blesse, c’est au niveau des personnages, que j’ai trouvés plutôt laids d’une manière générale. Donc en décalage total avec l’environnement. Par ailleurs, ceux-ci sont assez peu attachants, l’idée de deux animaux évoluant dans un monde d’humains est assez bonne au départ, mais me semble mal exploitée ici. Le seul que j’ai apprécié et qui m’a fait hurler de rire (surtout au début en fait, lors de l’épisode de la galère), c’est le petit lapin blanc Eusèbe. Pour le reste, je n’ai pas trouvé grand intérêt et grande profondeur à ces héros…
Certes, je reconnais le travail sur les dialogues, qui prouve que l’utilisation du vieux français n’est pas un frein au succès d’un ouvrage culturel en 2009 et contredit par ailleurs l’idée que les lecteurs de BD seraient des analphabètes…Là dessus, je suis plutôt favorable, mais hélas les tirades de sieur Renard alourdissent parfois le rythme du récit et ne sont pas très drôles… et puis sans parler des tirades, c’est surtout bavard, bavard, bavard…
Pour le reste, le scénario m’a paru un tantinet brouillon et guère palpitant, malgré les multiples rebondissements qui donnent parfois le vertige… Les tribulations de ces deux gentilshommes en fourrure ne m’ont pas vraiment transporté, je n’y ai vu qu’une gentille aventure pour amateurs de cape et d’épée (je n’en suis pas, c’est peut-être la raison de mon manque d’enthousiasme…). Je ne pense donc pas acquérir le quatrième tome et les suivants, je me contenterai de les emprunter à la bibliothèque (et quand bien même la suite serait géniale, faudrait-il donc se coltiner les trois premiers pour en juger ?). Mon tort a peut-être été d’attendre trop de cette histoire…
Inutile de faire long après 144 avis. DCEDC fait partie des quelques BD qui me font rigoler franchement et pas seulement sourire, et que je peux relire 15 fois.
Garulfo, du même Ayrolles, est de la même eau. Dans les deux séries, les dialogues sont une merveille d'absurde poétique et de drôlerie érudite. J'adore.
Epique. On manquerait de superlatifs après la lecture des 4 premiers tomes. C'est vivant, il y a de la verve, de la poésie, de l'onirique, les influences sont nobles, un héritage (Molière, Rostand, le roman de Renart, Cervantès...) lourd à porter mais transfiguré, adapté, recréé avec brio. Les personnages ont un charisme fou (à part les personnages féminins un peu en deçà), les histoires rondement menées, c'est un melting pot de contes, légendes, et fables historiques de haut vol. L'écriture y est brillante. Le dessin n'est pas vraiment l'atout majeur, la mise en couleur a une tendance à la surcharge de tons, et d'effets un peu « too much », et les humains sont moins réussis que nos trois héros velus.
Cependant, à partir du 5eme album une baisse de régime se fait sentir, et le dernier album voit les références d'inspiration écrasantes prendre le pas sur l'imaginaire de l'auteur, et la présence du Maitre d'armes, (Cyrano !) n'est hélas pas la meilleure idée.
Mais bref, c'est une lecture assez indispensable, pour tous ceux que la belle écriture émeut, et que l'aventure avec un grand A, et l'onirisme d'un Baron de Münchhausen font trembler de bonheur.
Dessins magnifiques, scénario trépidant, dialogues excellents, personnages attachants, lapin... C'est simple, je ne vois aucun défaut particulier à cette BD... D’autant plus que ça se relit particulièrement bien vu le nombre de références, le foisonnement du dessin…3 ans que je lis et relis cette série, et il m’arrive encore de découvrir de nouveaux détails !
J'ai eu du mal à me décider à lire cette série car je pensais ne pas aimer les histoires mettant en scène des animaux anthropomorphes. Et pourtant j'en ai vu et entendu des avis dithyrambiques sur "De Cape et de Crocs" ! Et puis finalement je me suis décidée (en partie parce qu'à la lecture des Naufragés d'Ythaq, j'ai bien apprécié le personnage de Tao le Feng malgré son faciès canin) et bien m'en a pris ! Dire que j'ai failli louper ça...
J'ai vraiment adoré les 4 premiers tomes : que ce soient le dessin, les couleurs, le rendu de la lumière, les personnages, l'histoire, les répliques (déclamer un poème en croisant le fer ou en s'apprêtant à bouillir dans une marmite, quel talent ! ), le vocabulaire, l'élégance, l'humour et j'en oublie sûrement ! J'ai été bluffée tant par l'histoire en général (je m'attendais à une aventure de cape et d'épée dans la lignée des trois mousquetaires) que par la richesse des dialogues et du scénario et par la qualité du dessin. C'est original, loufoque, inattendu et instructif (vive le dictionnaire en ligne pour les cabaner, embouquer et autres imperscrutable ou amphigourique - et j'en oublie que j'ai dû chercher, ignare que je suis).
J'avoue avoir trouvé un peu longue et pénible à lire la partie "commedia dell'arte" (tomes 5 et 6) : je suis un peu moins emballée par les confrontations de nos deux compères avec le peuple de la lune qu'avec les pirates, vaisseaux fantômes et autres savants fous. Je pense que c'est en grande partie dû au fait que la dissonance, le mélange des genres et le contraste entre bonnes et mauvaises manières crée l'étincelle et c'est cela qui fait que ça fonctionne, les Sélénites, trop maniérés et trop bien élevés ne mettent plus aussi bien en valeur le style incomparable de Don Lope et Armand et la lecture en devient un peu laborieuse.
Les tomes 7 et 8 ont ravivé mon intérêt mais j'ai peur que la série soit en train de s'essouffler... Au final, un 3/5 qui fait la moyenne entre mon enthousiasme du départ et ma déception du milieu de la série.
Série culte… pourquoi un tel choix ? Dans un premier temps c’est ce site internet « BDthéque » qui m’a fait découvrir cette série, je l’ai donc achetée en toute confiance, sachant que les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Mais franchement je ne suis vraiment pas déçu. Et après l’avoir dévorée, je commence à la relire, donc « Oui Culte ! ».
Et bien je dois dire, que l’histoire est rondement bien menée avec des personnages attachants et hauts en couleurs.
L’aventure de deux comparses, prêts à défendre la veuve et l’orphelin (c’est une image).
En gros, ils commencent leurs aventures en aidant un p’tit vieux, (sénile on peut le dire de toute façon c’est son nom « Cénile »)
Vous allez dévorer les tomes à vitesse grand V, car l’auteur arrive à vous plonger dans cette histoire, pleine de rebondissement, parfois cocasse, attachante, envoûtante, par l’ensemble des protagonistes. Je dois dire que des fois, ils n’ont pas de chance non plus (les pauvres, l’auteur les maltraite quand même).
Les dessins restent en adéquation avec les dialogues, c’est simple des joutes verbales et des vagues vocales qui plairont ou non, personnellement j’adore et j’en redemande. Quelques jeux de mots qui passeront inaperçus aux yeux d’un jeune public.
Merci de m’avoir fait découvrir cette série.
Techniquement rien à dire, les traits sont net, les détails sont là, les décors aussi, l’ambiance est bien mise en scène, effets de lumière et d’ombre, de mouvement, c’est nickel.
En voilà une de BD « qu’elle est bien pour qu’on la lise ».
N'do
Difficile de critiquer cette série sans répéter ce qui a déjà été dit maintes fois dans les critiques précédentes...
Personnellement j'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette bande dessinée, et cela sans doute parce qu'elle possède de nombreuses qualités : les deux personnages principaux sont plutôt charismatiques, le lapin Eusèbe est vraiment craquant, et on a d'emblée envie de les suivre dans leurs aventures hautes en couleur. Et puis évidemment il y a les dialogues qui sont un véritable régal, les passages en alexandrins sont particulièrement savoureux.
D'un point de vue graphique, je trouve que le dessin s'est sensiblement amélioré au fil des albums ; les personnages sont à la hauteur de l'histoire, et les décors sont très fouillés et réussis. Le point fort du dessin est le travail des couleurs, très agréables à l'oeil.
Je terminerais par un bémol qui explique ma note : le scénario part un peu dans tous les sens, et l'histoire finit par s'essouffler. J'ai trouvé les derniers tomes moins bons, sans doute parce que cela a commencé à me lasser.
Ceci étant, il s'agit d'une bande dessinée de grande qualité et qui reste incontournable dans le paysage de la bande dessinée.
Magnifique ! Purement et simplement !
Cette BD m'a été révélée dans tout sa splendeur da ma bibliothèque municipale et j'ai souvent reçu des menaces d'amendes pour retards excessifs (et répétés ... bien évidemment).
J'ai pu constater que cette magnifique (et ô combien hilarante) épopée fut plus qu'encensée sur ce site (malgré quelques esprits chagrins, mais bon, chacun ses goûts), mais je ne peux résister à l'envie d'ajouter ma pierre à l'édifice.
Des personnages hauts en couleurs, une histoire remontée et des dialogues et des situations à faire se briser toutes les côtes de la pire des faces de Carême (qui s'offusquera sûrement du ridicule où Don Lope et Kader savent si bien se plonger quand il est question de Religion - Merci M. Huttington !). Jugez-en plutôt, "[Boone] Nous avons été mystifiés !
- [Cigognac] Je le crains.
- [Boone] Mais on ne mystifie pas impunément un pirate !
- [Cigognac] Là je suis d'accord avec vous.
- [Boone] Tout ça va se payer !
- [Autres ...] Ouais !
- Va y avoir d'la viande froide !
- Du sang !
- Des Tripes !!!
- DES EXCUSES !!!"
...
Dix bonnes minutes me furent nécessaires pour m'en remettre la première fois...
J'ai un faible également pour les personnages d'Eusebe (qui est "trop mignon" - Señor Garcia) et Bombastus, qui constitue le plus formidable concentré de délire métaphysico-scientifique à avoir jamais existé dans une BD (Tournesol, Léonard et le Dr Slump peuvent aller se recoucher - Ses explications et la scène plus que mythique du décollage devraient être immortalisées par une statue). Le monde alternatif que constitue la Lune et ses habitants me firent verser quelques larmes (Surtout quand ils manquent de télescoper des philosophes dans l'Auberge Roulante). Les dialogues ciselés d'Ayroles, les dessins de Masbou et le comique des situations font de cette série un pur chef d'oeuvre à lire absolument !
Que le tome 9 accoure ! Je veux savoir la suite !