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Avis posté par McClure Infos posteur le 17/07/2012 (dernière MAJ le 26/07/2012) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je sais, je vais me faire tirer les oreilles, mais promis, j'éditerai au fil de l'eau. J'ai du mal à trouver ces oeuvres donc ça risque de prendre bien du temps.

La frontière invisible ****

C'est la une nouvelle histoire que je découvre des deux auteurs après les Terres Creuses. Et autant j'avais fortement apprécié les qualités graphiques, autant j'étais resté dubitatif sur les finalités scénaristiques. Sur la Frontière, on sent qu'on est toujours dans ce surréalisme qui permet aux belges de dérouler une histoire tangible mais en ne prenant pas pied sur notre bonne vieille terre comme pour ne pas nommer les cibles de cette critique du fonctionnement humain et des sociétés et civilisations.
On suit avec un grand plaisir cette montée du totalitarisme sur une société civile érudite. On ne peut que penser au bloc de l'est mais ça n'est jamais clairement dit. C'est bien monté, bien tramé, les personnages sont excellents et rendent cette histoire "historiquement crédible".

Reste comme pour les précédentes oeuvres, quelques défauts, et notamment les relations humaines plus "classiques" ici entre Cremer et Skodhra qui sonnent faux et aussi des éléments donnés en pature mais pas assez fouillés (à mon avis uniquement), je parle ici de la carte sur la peau de la jeune fille, de la dernière case, de toute beauté mais qui reste pour moi un mystère. J'espère que celui ci va se révéler au fil des découvertes.

edit

Suite à la lecture de deux nouveaux tomes de cette série, je réduis ma note. J'en suis presque à mettre 2*, mais j'ai vraiment aimé la frontière invisible donc j'attendrai de lire les autres pour forger une opinion plus avant :

L'ombre d'un homme ***

C'est pas mal, le niveau graphique est toujours aussi bon, rien a dire de côté là. On est toujours dans un mélange de critique sociétale et d'absurde. Mais pour le coup, je trouve l'histoire trop plate. J'ai bien aimé le final, poétique en diable mais je trouve que c'est tout de même très léger.

La fièvre d'Urbicande **

Là, c'est graphiquement que je me suis ennuyé. Les auteurs ont fait coller le fonds et la forme avec ce trait fin, froid, architectural. Mais, à mon sens, cela fait perdre beaucoup à l'oeuvre. J'aurais aimé voir un travail plus fourni sur la ville. Ensuite, l'histoire, et bien elle m'a ennuyé aussi. Je suis trop cartésien et peu versé dans les récits absurdes ou vraiment décalés. Là, j'ai vraiment lutté pour finir.

Une déception.

Avis posté par Blue boy Infos posteur le 26/05/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Avec ce projet ambitieux et au long cours que sont les Cités obscures, les deux démiurges belges Peeters et Schuiten ont contribué à donner à la BD ses lettres de noblesse en créant un monde vaste et complexe, ne négligeant aucun aspect qu’il soit géographique, historique, technologique ou architectural (un peu comme avait pu le faire Tolkien en matière de littérature). Chacun des épisodes peut se lire indépendamment les uns des autres mais tous restent reliés par un même fil rouge : l’univers parallèle des Cités obscures, inspiré de notre monde terrestre au XIXème siècle en mode futuriste (comme si Jules Verne en était le concepteur), avec des jours et des années de même durée mais avec un calendrier différent, avec des villes dont le nom évoque parfois celles que nous connaissons (Pâhry, Brüsel, Genova…), avec des êtres semblables qu’ils soient humains ou animaux…

Mises à part toutes ces différences de l’ordre du rationnel, cet univers est toujours d’une étrangeté troublante, car si certains aspects évoquent le nôtre par ses technologies, son architecture et ses administrations toutes aussi écrasantes les unes que les autres, le fantastique n’est jamais bien loin, toujours prêt à ouvrir une brèche dans les certitudes gravées dans le marbre. Pour tout lecteur normalement constitué, il s’agit d’une expérience unique, car à peine a-t-on le temps de s’habituer à l’univers proposé (chaque cité ayant sa spécificité) que déjà les murs se fissurent et le sol s’ouvre sous vos pieds, perturbant la logique qu’on avait cru pouvoir échafauder depuis le début du récit, vous projetant de nouveau dans une nouvelle dimension… un peu comme dans un jeu de poupées russes, dont chacune abrite le morceau d’un puzzle mystérieux et gigantesque. Les personnages quant à eux semblent évoluer dans un monde dont les enjeux leur échappent complètement, à la manière de marionnettes désincarnées… L’architecture tient aussi une place très importante dans l’univers des auteurs, au point d’apparaître souvent comme le personnage central.

Le dessin est tout à fait adapté à la philosophie de cette série, de par sa ligne claire, son style à la fois sobre, détaillé et rigoureux, avec des cases alternant les scènes les plus intimes avec les décors les plus grandioses. Un style qui pourra peut-être paraître désuet à certains, mais que d’autres pourront fort bien juger intemporel et poétique… Cela étant, les deux auteurs ne s’interdisent rien et au fil des tomes, explorent des techniques graphiques variées, passant du noir et blanc à la couleur, alternent les formats (à la française, à l’italienne, texte avec illustrations en pleine page, guide de voyage…).

Ces mondes obscurs parallèles peuvent être vus comme un miroir tendu au nôtre, comme une sorte d’image inversée, dont plusieurs thématiques traversent toute la série : l’étrangeté de notre monde, la solitude de l’être humain face à la machine administrative omnipotente et froide, l’architecture utilisée par le pouvoir politique pour tenir en respect les citoyens, la démesure architecturale vouée à l’échec, le grain de sable s’insinuant dans les rouages d’un système trop bien huilé, la croyance inébranlable envers le progrès, lui-même porteur des germes du chaos, la femme et la sensualité comme refuge face à un environnement inhumain…

Une série de grande qualité d’après moi incontournable pour tout amateur de bédé qui se respecte. D’ailleurs, si la bande-dessinée devait être enseignée un jour à l’université, je ne doute pas un instant que cette fantastique série fasse référence chez les enseignants… C’est pourquoi j’attribue 5 étoiles comme note globale, même si la moyenne est de 4.


1 - Les murailles de Samaris - Derrière les façades…
2 - La fièvre d'Urbicande – Quand l’insignifiant menace l’ordre établi
3 - La tour – Une fable sur l’arrogance
4 - La route d'Armilia - Carnet de voyage vernien
5 – Brüsel - What goes up must come down
6 - L'enfant penchée – L’imagination contre la mesquinerie et la bêtise
7 - L'ombre d'un homme - La vengeance d’une ombre…
8 - La Frontière Invisible, tome 1 – Jeux avec frontières
9 - La Frontière Invisible, tome 2 – La frontière est la mère de la guerre
10 - La Théorie du grain de sable – Grain de folie
11 - La Théorie du Grain de Sable, tome 2 – L’effet boomerang en pratique
12 - Souvenirs de l'éternel présent – Un livre pour enfants sombre et surréaliste
101 - L'archiviste – Les portes de l’imagination

Avis posté par Fanfan Villeperdue Infos posteur le 19/02/2012 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Les murailles de Samaris : ****
Une très bonne entrée en matière. Certes, l'idée de base avait déjà été vue ; je pense notamment à "L'île des brigadiers" de la saga Philémon par Fred. Elle a également été revue ensuite, par exemple dans L'Autre Monde, de Rodolphe et Magnin. Mais elle n'en demeure pas moins excellente et elle est traitée ici avec une noirceur qui confine à la philosophie et à la psychanalyse.

La fièvre d'Urbicande : *****
... Ou la logique de l'absurde. Il y a quelque chose d'Ionesco dans ce tome, ou : comment toute une ville se réorganise autour d'un postulat délirant...

La tour : *****
Graphiquement, on monte encore d'un cran. Niveau ambiance, ce tome est un peu à part dans la série : déjà, on n'est pas dans une "cité" à proprement parler. Ensuite, on est dans un contexte beaucoup moins XIXe siècle que les autres tomes, plus médiéval. J'ai énormément accroché à la quête absurde de Giovanni Battista. Peut-être mon album préféré dans cette série.

La route d'Armilia : ****
Pas mal d'idées sympas dans ce tome, que je vois plutôt comme un interlude dans la série. Format inhabituel de récit illustré, donc difficile à comparer aux autres, mais contribue à établir un liant pour étoffer l'univers des "Cités".

Brüsel : *****
Les délires de la modernisation poussée à l'extrême en dépit du bon sens. Quasiment une odyssée surréaliste pour Constant Abeels...

L'Enfant penchée : ****
J'ai regretté que les auteurs explicitent un peu trop le lien entre l'univers des "Cités" et notre monde ; je me contentais très bien de l'ambiguïté qui régnait jusqu'alors. Ceci dit, l'histoire n'est pas mal et assez "fredienne".

L'ombre d'un homme : ****
Là, le lien avec Fred est encore plus clair. Le thème de l'ombre est typiquement fredien, présent par exemple dans "Philémon et le piano sauvage" ; et la thématique de la transformation fait penser à L'Histoire du Corbac aux Baskets. Et bien avant ça, à La Métamorphose de Kafka. Mais le traitement qui en est fait ici est original, plutôt organisé en roman d'apprentissage du héros que basé sur la réaction des personnes alentours. Seule petite gêne : le principe fait un peu trop penser au tome précédent...

La frontière invisible : ****
Un univers encore très original dans ces deux tomes. Dessins superbes. Je n'en dis pas plus...

La théorie du grain de sable : ****
Le gris clair, même s'il a une logique dans l'histoire, est un peu désagréable à l'œil. Bonne histoire mais deux tomes étaient-ils nécessaires ?

L'Écho des Cités : ****
Un bon complément pour prolonger le plaisir...

L'Archiviste : ****
Même commentaire. Paradoxalement, je trouve que les dessins, quoique très bons, ne sont pas les plus spectaculaires de la série. Dommage, car ceux de l'Écho des Cités, par exemple, auraient davantage mérité le format géant.

Autres : pas lu.

Note globale : ***** sans hésiter. Pris dans son ensemble, cet univers est incontournable et les dessins sont incontestablement parmi les meilleurs de la BD. Seul reproche : les héroïnes ont tendance à se ressembler (contrairement aux personnages masculins).

Avis posté par Miranda Infos posteur le 08/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n’ai qu’un mot à dire : à consommer avec modération, sinon gare à l’overdose, les ambiances des ces histoires sont tellement similaires qu’elles en deviennent barbantes. Elles sont quasiment toutes construites sur le même principe, un phénomène étrange apparaît, un homme se met en tête de l’élucider, ou alors c'est le personnage lui-même qui essaye de se sortir de ces évènements bizarres, suivi d’une chute la plupart du temps pas assez convaincante à mes yeux.

Alors bon, le graphisme est beau, les perspectives souvent époustouflantes, et quoi d‘autre ? L’univers est vide, juste empli de constructions gigantesques habitées certainement par une horde de fantômes. Y faire évoluer une poignée de personnages n’a que peu d’intérêt à mes yeux et c’est, je trouve, une manière de se faciliter les choses, donnant aux histoires une pincée d’absurde et de décalage avec la réalité, ce qui produit un univers assez hermétique, auquel on adhère ou pas.

On n’échappe pas non plus à quelques scènes de cul, pas du genre voyeur mais au contraire un peu niaises, elles auraient pu être évitées. Les personnages sont assez froids la plupart du temps et vraiment pas attachants, à moins que ce ne soit dû justement au manque d’habitants.


Je n’ai vraiment aimé que :
« La fièvre d’Urbicande » - 3,5/5
Et surtout « La théorie du grain de sable », ma préférée - 4/5

Quant aux autres je les note 2/5 maximum, avec lesquelles je me suis passablement ennuyée :
« Les murailles de Samaris »
« La Tour »
« Brüsel »
« L’enfant penchée »
« L’ombre d’un homme »
« La frontière invisible »
« Souvenir d’un éternel présent »

Avis posté par Alix Infos posteur le 11/04/2003 (dernière MAJ le 29/01/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’adore cet univers crée par Peeters et Schuiten. Tout tourne autour des cités, de leurs mystères, de leur fonctionnement, de leur architecture, de leurs habitants… mais surtout de leur âme… elles sont presque vivantes, et constituent des personnages à part entière. Les histoires sont toujours fascinantes et oniriques, à la limite de la compréhension, ou en tout cas ouvertes aux interprétations personnelles. Il n’y a que le tome « Brüsel » auquel je suis resté un peu hermétique (en attendant une relecture je l’espère plus fructueuse). Les autres m’ont enchanté. Si je ne devais en garder qu’un, ce serait sans doute « La fièvre d'Urbicande », mais le choix serait difficile.

Le dessin est absolument sublime, en noir et blanc ou en couleur. Tout y est magnifique : l’architecture des différentes cités (ah, la tour), les personnages, les paysages… Quelle précision, quelle créativité.

Un grand bravo aux auteurs.

Albums lus :
: La fièvre d'Urbicande, Souvenirs de l'éternel présent
: L'enfant penchée, La tour, Les murailles de Samaris, La Théorie du Grain de Sable, La route d'Armilia, L'ombre d'un homme, La Frontière Invisible 1 & 2
: Brüsel

Avis posté par roedlingen Infos posteur le 10/12/2007 (dernière MAJ le 26/11/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Vaste chantier traçant des destinées dans des architectures magnifiques d’un monde étrange et complexe. Je ne traiterai que les tomes suivants :

Les murailles de Samaris

Album étrange mais ne le sait-on pas en ouvrant n’importe quel opus des cités obscures ?
Ce premier opus désarçonne le lecteur tout au long du récit. Le voyage d’une part, inquiétant, fantastique donne un sentiment surnaturel tout à fait intéressant. Je devrai dire les voyages, car si le retour se développe moins, il tient tout autant le lecteur en haleine. La ville enfin, les masques tombent, tout parait si confus si instrumentalisé, si figé, le lecteur rentre dans l’histoire et se promène dans la ville par une lecture captivée. Voila le point fort du récit. En soi à posteriori l’histoire n’est pas si extraordinaire, mais l’immersion dans l’univers totale permet au lecteur de participer pleinement à la lecture. Le scénario habilement construit se sert d’un dessin magistral pour faire rentrer le lecteur dans cet univers si étrange.

Parlons dessins tout de même puisque ce point donne au récit tout son intérêt. L’univers architectural magistral donne au lecteur des repères à la fois solides et déroutant, solides comme ces pièces architecturales mais déroutantes par la créativité associée. Les voyages et autres machines de mouvement mettent en relief une technologie déroutante associant efficacité et beauté, curiosité et crédibilité. La colorisation ancienne de ce premier tome reste de nos jours agréable et participe de l’ambiance étrange qui se dégage de l’album.

Un album magnifique à connaître absolument


La fièvre d’Urbicande

Cet opus en noir et blanc nous plonge dans une ville partagée, qu’un événement extraordinaire va perturber pour détruire un équilibre existant afin d’en instituer un autre.

Les dessins magnifiques de cette cité forment un voyage architectural très intéressant passant des grands édifices type soviétiques aux petits quartiers urbains occidentaux européens tout en voyageant dans des intérieurs. L’écrin graphique nous transporte une fois encore dans une cité très intéressante.

Le scénario nous conte comment un phénomène peut transformer les pseudo acquis discriminatoires d’une ville. C’est un peu l’historie de Berlin qui nous est conté d’abord l’inconnu va contre l’ordre en place qui se croit supérieur, puis le régime prend peur, l’homme profite pour se retrouver, on s’habitue, le commerce s’arrange de la nouvelle situation, puis ça devient normal et lorsque le phénomène continue d’évoluer pour finalement disparaître, il vient à manquer et l’homme va chercher à le reproduire.

Magistral scénario avec cette magnifique phrase de cette homme empêtré dans ses idées « le pourvoir : pour quoi faire », il restera dans le questionnement tandis que celui qui agit habilement se verra au contraire légitimé aux yeux de la société. Chapeau pour cet album.



La Tour

La tour nous raconte une fois encore une histoire de voyage dans un univers architectural riche et étonnant. En sus d’un univers extraordinaire, le personnage principal se trouve pris dans sa quête initiatique et emmène le lecteur dans les méandres de cette tour de Babel et de ses propres questions. Ce récit jouit non seulement d’un plaisir graphique au sommet mais d’un thème magistralement traité. L’album en noir et blanc démontre une technique inouïe et s’achève sur cette découverte de la couleur qui finit l’album en feu d’artifice, en apothéose intellectuelle et graphique. Ce récit représente pour moi le summum des citées obscures, la métaphore de l’ascension, les réflexion sur l’art, les moyens et le but, la connaissance et le progrès se trouvent sublimés par un environnement architectural grandiose. On peut tout à la fois passer sur les images dans une aventure graphique légère ou réfléchir à chaque case et voir le travail d’orfèvre mêlant scénario et graphisme pour des réflexions qui vont au-delà du message basique.

Inégalé

La route d'Armilia

Dans ce récit Les auteurs s’éloignent de la BD pour un récit illustré accompagné passages en mode bande dessinée. L’ensemble de fort belle facture graphique se laisse suivre avec tentation. Le voyage éternel thème se décline ici dans les airs. Le scénario en revanche se simplifie : il n’est question ici que d’une basique histoire de voyage. Il faut tout le talent des auteurs pour faire d’un scénario où il ne se passe rien (ou si peu) un bel album agréable à lire. La fin et la découverte de cette vile du nord sauve l’album d’un vide en ajoutant un vague thème écologiste.

La frontière invisible

Première série en deux tomes, le premier ne m’avait pas fait forte impression. Certes graphiquement, nous sommes toujours dans le très beau, très créatif, très vivant, mais le scénario avait du mal à se lancer. Le second tome en revanche ajoute un piment et permet à l’ensemble de trouver une cohérence globale. Notre jeune héros se perd dans des chimères dans un monde peu enviable. Il est toujours question de pouvoir plus ou moins dictatorial, d’une administration forte de conflit politique et armé. Les dernières planches et cette prise de conscience de l’erreur de notre jeune parachuté par la naissance nous bouleversent sans toutefois trouver autant de profondeur que dans les premiers tomes.


Pas encore lu les hors série

Au final, chaque album parle d’un univers propre et il parait délicat de donner une note globale. Toutefois l’ensemble forme une œuvre majeure. Il n’est pas inutile de lire les moins bons pour participer à l’ambiance globale de cet univers si proche par nombre de repères comme l’architecture mais si lointain par la créativité des moyens de transport, la géographie et le régime de gouvernance. A connaître impérativement.

Avis posté par Mac Arthur Infos posteur le 03/11/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Contrairement à ce que pourrait laisser penser ma cotation, j’ai un avis assez partagé sur cette série, du moins si je prends chaque tome séparément. Je la considère cependant comme un incontournable de la bande dessinée « d’auteur » dès que je la regarde dans son ensemble.

En effet, tant graphiquement qu’au niveau des scénarios, le duo Schuiten & Peeters a réussi à créer quelque chose de très original, et continue régulièrement à innover en nous proposant des albums … parfois étranges, voire ratés. Tous les tomes de cette série ne sont donc pas des réussites selon moi, mais (paradoxalement) tous méritent que l’on s’y attarde.

La force de ces Cités Obscures réside dans deux caractéristiques.

Tout d’abord, le trait architectural de François Schuiten est vraiment très singulier. Sa patte est reconnaissable entre mille, mais l’artiste évolue constamment. Entre les œuvres rectilignes du début (la fièvre d’Urbicande en est un bel exemple) et les paysages « humanisés » de la Frontière Invisible, entre le noir et blanc d’une précision quasi-mathématique et les chaudes couleurs pastel, l’artiste n’a de cesse de se renouveler, et reste cependant unique. Bien sûr, on peut lui reprocher l’aspect très froid de ses personnages (féminins en particulier), mais la richesse de ses décors, qu’ils fussent architecturaux ou paysagers, est telle que ce petit défaut est vite gommé par la force de ses planches. De plus, l’artiste n’hésite pas à explorer certaines pistes surréalistes « à la belge ». Les trompe-l'oeil sont fréquents et l’originalité (l’incongruité, dirais-je même) de certaines créations est telle que je ne peux que saluer la performance.

Mais si l’artiste peut ainsi exprimer les multiples facettes de son talent, il le doit en grande partie à la complémentarité existant entre son trait et les scénarios de Benoit Peeters. C’est le second point fort de la série. Benoit Peeters fait vraiment du « sur mesure » pour son complice (logique lorsque l’on sait que le processus de création se fait à deux), à un point tel que, parfois, malheureusement, l’intrigue s’efface devant la créativité graphique (la route d’Armilia, la Frontière Invisible). Mais lorsque les deux aspects parviennent à se sublimer, on atteint le chef-d’œuvre ultime (la Tour) ou, du moins, un niveau d’une rare qualité (Brüsel, l’enfant penchée).

Si certaines idées de départ sont tout simplement fabuleuses (le cube de la fièvre d’Urbicande, les couleurs de la Tour ou l’inclinaison de l’Enfant penchée), toutes ne se transforment pas en réussites. Par exemple, je trouve certains paysages de la frontière invisible trop forcés. Et si la dernière planche de ce diptyque est une incontestable réussite au niveau de sa composition, son « rendu » esthétique ne m’émeut pas (et c’est bien malheureux vis-à-vis de sa qualité technique).

Si chaque tome peut être lu séparément, les auteurs ont réussi à créer une réelle série. L’univers des Cités Obscures est cohérent et certaines passerelles sont jetées entre ces différents lieux, mais, aussi, et surtout, un thème récurent se dégage de la lecture de l’ensemble des tomes : celui du faux-semblant. Des murailles de Samaris aux Souvenirs de l’éternel Présent, ce thème revient constamment, parfois en avant-plan, parfois en filigrane, et constitue à mes yeux le véritable sujet central (très intellectualisé) des Cités Obscures.

Je pourrais encore vous parler durant des heures de cette série, tant la créativité féconde du duo est admirable (quand bien même elle ne se transforme pas toujours en réussites), mais je ne ferais que me répéter (à peu de choses près).

Mais si la série vous intéresse, je ne peux que vous conseiller de ne pas snober les nombreux hors-série qu’offre le duo. Ceux-ci permettent de mieux appréhender la complexité mais aussi l’unicité de sa construction (l’Archiviste et le Guide des Cités sont, à mes yeux, deux compléments indispensables).

Une série complexe, originale, qui recèle de réels chefs-d’œuvre mais aussi de tomes dispensables, dont l’unicité n’apparaît qu’au fil des lectures et dont les auteurs n’hésitent pas à expérimenter de nouvelles voies, quitte à parfois s’égarer, « les Cités Obscures » est à mes yeux un indispensable de la bande dessinée actuelle. Je vous conseillerais cependant de commencer par une location avant de vous lancer tête baissée dans ce merveilleux labyrinthe.

Culte, malgré ses faiblesses.

Avis posté par Spooky Infos posteur le 03/06/2002 (dernière MAJ le 31/03/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tous les amateurs de bande dessinée se doivent de connaître Les Cités Obscures, ses intrigues complexes, son dessin majestueux (pas d'autre mot), dont les implications sont infinies.

J'en ai lu au moins 6 sur les 11 tomes de la série principale, et celui qui m'a le plus impressionné est sans conteste le premier, "Les murailles de Samaris", qui fut une vraie découverte pour moi. François Schuiten, passionné par l'architecture, a trouvé avec cette série de quoi s'amuser, et peut-être même parfois des défis à sa mesure. Un vrai choc graphique pour une série à la fois incontournable et curieuse.

Avis posté par Erik Infos posteur le 14/02/2007 (dernière MAJ le 09/11/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
BD où les grandes mégalopoles tiennent incontestablement le premier rôle. C’est une sorte d’hommage aux grands architectes du siècle dernier.

L’histoire se situe dans une sorte de monde parallèle au nôtre mais pas tellement différent en ce qui concerne ses lois et ses codes. Chaque tome est indépendant bien qu’on retrouve des personnages ici où là en clin d’œil. C'est une oeuvre qui pousse à une véritable réflexion philosophique. L’approche ne sera pas aisée pour tout le monde, il faut le savoir.

Malgré un certain classicisme du dessin, l’architecture des cités est vraiment soignée. Les personnages sont au contraire raides et inexpressifs. Ce n’est pas une de mes séries préférés, je dois le concéder ! Je reconnais une certaine qualité mais c’est quelquefois beaucoup trop abstrait et froid pour moi.

L'achat se justifie pour quelques tomes emblématiques mais pas sur toute la collection. Pour ma part, je possède les titres suivants: les murailles de Samaris, la fièvre d'Urbicande, la Tour, Brüsel.

Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 3/5 – Note Globale : 3.75/5

Avis posté par Gaston Infos posteur le 03/11/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cette série est un vrai OVNI dans le monde de la bande dessinée. J'aime beaucoup, mais les albums sont un peu inégaux. Voici mon avis sur les tomes que j'ai lus.

La fièvre d'Urbicande 3/5 : L'idée de départ est vraiment bien trouvée, mais mal utilisée. Le problème, c'est qu'on voit surtout le personnage principal qui n'est pas franchement captivant. J'aurais préféré qu'on suive plusieurs personnages à la fois afin de voir différents points de vue sur la situation.

La route d'Armilia 2/5 : Ce tome n'est pas très passionnant. L'histoire a l'air pas mal, mais je n'ai pas du tout aimé devoir lire un texte narratif au lieu d'une vraie BD. Bref, je me suis ennuyé du début jusqu'à la fin.

Brüsel 3.5/5 : Une bonne fable sur la modernisation à tout prix. J'ai bien aimé Constant, un brave gars dépassé par les évènements, mais son histoire d'amour m'a laissé un peu de glace.

L'enfant penchée 5/5 : Le meilleur de la série. Benoit Peeters mélange habilement deux histoires différentes. L'une raconte l'histoire d'une fille différente des autres qui devient un jour mystérieusement penchée et l'autre histoire met en vedette un peintre un peu fou. J'ai été touché par les sentiments de ces deux personnages. La fin est vraiment mélancolique.

L'ombre d'un homme 4.5/5 : Excellente histoire qui montre comment le destin d'un homme bascule à cause de son ombre. Le seul reproche que je peux faire c'est la fin que je trouve sans intérêt.

La Frontière Invisible - tomes 1 et 2 4/5 : Tout comme dans Brüsel, Peeters nous montre l'absurdité d'un monde qui veut se moderniser. Ici, il est question de vieilles cartes et d'un nouveau système de cartographie qui ne marche pas. Très bon, mais l'histoire met un peu de temps à démarrer réellement.

La théorie du grain de sable - tome 1 : Je ne sais pas trop quoi penser de cet album. L'histoire est bonne, mais je me suis un peu ennuyé. Il faudrait que je lise le tome 2 pour me faire une meilleure idée.

Avis posté par Ems Infos posteur le 15/01/2008 (dernière MAJ le 10/03/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L'avis évoluera au fil des albums lus.
Bilan provisoire pour les albums N&B : dessins sublimes, architectures de rêve et histoires bien contruites.

- La Fièvre d'Urbicande : 4,5/5 : L'imaginaire des auteurs explose dans ce tome, belle complémentarité dessin/scénario.

- La tour : 4,5/5 : superbe graphisme principalement N&B, trait fin, la tour semblant même être le personnage principal à mes yeux tant elle est bien dessinée. J'adore cette maîtrise et cette folie autour de l'architecture de cette tour. L'histoire en elle-même est une belle quête : un homme passant sa vie à entretenir une petite zone de la tour, décide de la connaître et de comprendre quel est son rôle. On a l'impression de vivre un rêve à la lecture de ce tome. Le seul bémol, puisque j'en ai trouvé un : la chute de l'histoire, peut-être que je la comprendrai en lisant les autres tomes.

- La Route d'Armilia : 2/5 : cette album fait tâche, je regrette la couleur, et je me demande si il s'agit encore d'une BD car les textes narratifs sont majoritaires et les dessins peu nombreux, les pages bandes dessinées encore plus rares. Ce n'est pas ce que j'attendais.

- La théorie du grain de sable : 4/5 : (en attendant la suite)
Le dessin y est toujours aussi excellent, je suis intrigué par l'histoire mais il faudra attendre le tome 11 pour avoir les réponses.

Avis posté par pol Infos posteur le 12/10/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n’ai lu que 2 tomes et comme ça ne me plaît pas je ne lirai pas les autres. Il ne faut pas se forcer non plus…

Les murailles de Samaris :

Le héros quitte sa ville et ses amis pour aller enquêter dans une ville lointaine sujette à des rumeurs. Il découvre une ville, dépeuplée, et un peu bizarroïde. Et finalement il ne sait plus ou il est, d’ailleurs il n’est pas où il croit être… J’ai trouvé ça très tordu. C’est assez mou, un peu confus et je n’ai pas accroché.

La tour :

Visiblement le meilleur album de la série, à en croire les autres avis. Et bien j’ai été déçu. Effectivement cette tour est mystérieuse, on sent qu’elle cache un secret qu’on a envie de découvrir. Au début tout du moins. Parce que là aussi je n’ai pas vraiment accroché. Il y a des longueurs, l’histoire n’est pas palpitante. Elle n’a pas suscité en moi une forte envie d’en connaître la fin. Mise à part pour ce fameux secret. Mais la aussi le final n’est pas du tout à la hauteur de mes attentes.

Le dessin est pas mal, très bien maîtrisé, mais ce n’est pas trop mon style. Bref, une belle déception et je ne vais pas m’acharner à lire le reste de la série.

Avis posté par Quentin Infos posteur le 26/07/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Avis sur "l'ombre d'un homme"

Albert Chamisso est un être terne, fade, creux, plat, travaillant à faire fructifier une compagnie d’assurance versant dans l’escroquerie. Dérangé par des cauchemars de mains qui l’étouffent, il prend un médicament « 100% chimique » qui efface ses rêves mais rend son ombre en couleur. Tout le monde commence à le regarder de travers. Il perd sa femme, son appartement, son travail (sans indemnités de sa compagnie d’assurance, bien entendu). Son petit monde bourgeois s’écroule et il se retrouve dans une maison insalubre, fuyant tout le monde, fuyant même son ombre, ne rêvant que de redevenir le personnage terne et banal qu’il était. C’est alors qu’il rencontre Minna, une comédienne qui va l’aimer, lui redonner confiance en lui, et transformer son handicap en atout. Son malheur va faire un malheur sur scène. Même sa femme va adorer ce qui l’avait jadis repoussée. L’épreuve ultime arrive le jour où l’ombre redevient obscure et où Albert doit réussir à se faire aimer pour ses qualités humaines, pour sa créativité, et non plus pour son apparence extérieure – qu’elle soit terne ou haute en couleurs. Il doit réussir à dompter ses derniers démons (les mains qui l’étouffaient au début) pour pouvoir enfin vivre en harmonie avec lui-même et avec les autres.

L’ombre d’un homme est un récit sur la tolérance de la différence, du handicap, sur l’être et le paraître et sur le besoin de reconnaissance sociale, entre autres choses. Les couleurs, si importantes pour l’histoire, sont superbes. François Schuiten aime changer de technique en entamant un nouvel album et a, dans ce cas-ci, fait les dessins d’abord en couleurs directes puis a finalisé les planches ne passant le trait à l’encre de chine qu’à la fin, sur les dessins en couleurs. Le résultat est époustouflant, surtout au regard des albums précédents dominés par le noir et blanc. Comme souvent dans les cités obscures, on retrouve plusieurs niveaux de lectures. Dans le cas présent, on sent que les auteurs font passer des choses plus personnelles, qu’il y a beaucoup de « vécu », et l’on peut se demander à quel point il est autobiographique, surtout que François Schuiten a pris Benoît Peeters comme modèle pour dessiner Albert Chamisso. On peut aussi lire dans cet album, en filigrane, une réflexion sur la photographie et la diapositive, avec un hommage direct au pionnier de la photographie que fut Nadar (Ardan, dans l’album). Un album différent sur la différence, à lire et à relire.

Avis posté par Guillaume.M Infos posteur le 10/04/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alors pour noter cette BD je suis assez ennuyé... Je pense que "Les cités obscures" est une série qui constitue véritablement un poids lourd de la BD fantastique mais j'ai généralement un peu de peine à vraiment aimer les BD philosophiques et fantastiques. Cela m'est arrivé mais ça me touche plus difficilement (ex : Julius Corentin Acquefacques).

Graphiquement c'est assez incroyable, je dois dire, surtout -et c'est le but- les villes, qui sont toutes plus belles les unes que les autres. Chapeau bas c'est magnifique ! Le style est très classique mais cela ne diminue en rien la qualité d'ensemble du graphisme. Incontestablement c'est le point fort de cette BD.

Pour le scénario je suis plus mitigé. C'est objectivement bien mais ça ne me touche pas vraiment d'où ma difficulté à noter cette série. C'est parfois un peu trop "spécial" pour moi. Avec mon explication en introduction, j'espère que vous aurez compris mon avis.

Qu'on aime où pas, cette BD ne laisse en tout cas pas indifférent et c'est à mon avis signe d'une grande qualité !

Mon album préféré est "Brüsel" pour son scénario intéressant et le graphisme de la ville qui est l'un des plus beaux de la série à mon goût (peut être est-ce parce que c'est Brüsel qui est la plus proche de notre monde...).

Jetez un coup d'oeil ou achetez mais faites connaissance avec l'univers des cités obscures, ça vaut le détour.

Avis posté par L'Ymagier Infos posteur le 27/11/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une série qui débute dans "A suivre" n° 53 de Juin 1982 et où des cités tiennent le rôle premier...
Curieux et emballant !...

L'imagination fertile -et un rien débridée- de Peeters conçoit ainsi une sorte d'hommage aux grands bâtisseurs du début de l'ancien siècle (comme Horta, Eiffel...). Schuiten, lui, "accouche des images" d'un trait qui fait véritablement penser à une sorte de gravure sur papier.

Cette combinaison du textuel et du graphisme m'en ont mis plein la ... vue. Une sorte de monde parallèle immense, un nouvel univers régi par des lois et des codes qui ne sont pas sans rappeler les nôtres.

Ces "cités" sont inracontables. Un concept nouveau, une originalité d'idées visionnaires adroitement mêlées à la ligne classique, la sérigraphie, l'illustration et -pourquoi pas- la sculpture.

Une grande oeuvre pour des mégapoles envoûtantes qui vous attirent en leur sein, vous nourrissent, et ne vous lâchent plus.
J'ai été... soufflé ! Impossible de rester insensible à cette sorte de "poésie cosmique".
Grand ! Tout simplement...

Avis posté par carottebio Infos posteur le 06/10/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quand on démarre la lecture de cette série, il faut malgré le classicisme (... très réussi d'ailleurs) du dessin se préparer à beaucoup de fantaisie. Celle ci peut se retrouver dans les sujets traités, la construction de l'histoire... ou dans le dénouement final. Parfois les auteurs s'amusent à nous emmener sur des fausses pistes qui débouchent évidemment nulle part. Ou alors j'ai pas compris.

Au début c'est déconcertant, voire même décevant. Tel fut mon cas. Mais, en faisant confiance à la renommée de la série, j'ai persisté. Heureusement, car il y a là dedans une beauté, une intelligence, une poésie, une originalité rare dans le monde de la BD.
Personnellement, j'ai une préférence pour "la Tour" mais bon, toute la série vaut le détour.

Avis posté par narvik Infos posteur le 07/04/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne parle ici que des "murailles de Samaris" et de "La frontière invisible".

Ce que je constate d'abord, c'est que les dessins sont magnifiques. Les architectures des cités sont vraiment soignées; j'aime beaucoup celle des "murailles de Samaris". Mais le problème est que tout repose sur ces dessins: ce n'est pas que les scénarii soient mauvais, mais ils ne sont pas à la hauteur du dessin.

"Les murailles de Samaris":
Ce qui m'a déplu en premier dans ce tome, c'est qu'il y a à mon goût trop de narration. De plus, on voit peut-être un peu trop souvent le personnage principal: il est presque dans toutes les cases! A part ça, les dessins sont magnifiques (admirez le deuxième de couverture!) et le scénario plutôt bien ficelé.

"La frontière invisible":
J'ai préféré ce tome ci à l'autre cité plus haut. Les dessins sont toujours de qualité, même si Schuiten ne s'est pas trop foulé sur le graphisme du centre de cartographie. Par contre, le scénario est vraiment réussi. A part ça, j'aime beaucoup le personnage principal, surtout dans le deuxième tome, où il est totalement perdu.

Avis posté par Gros Robert Infos posteur le 01/01/2006 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série a autant de points forts que de point faible. Si j'aime beaucoup l'architecture, le savoir-faire technique qui s'en dégage jusqu'à la poésie, que dire des personnages? Raides, inexpressifs et même pas sympathiques. Ils ressemblent à des statues, et pour rendre des histoires vivantes, c'est pas l'idéal.

J'ai du coup toujours une certaine distance avec les scénarios, vu que je ne m'intéresse que moyennement à ce qui va arriver à nos braves bonhommes en plâtre. Je peux comprendre qu'un dessinateur soit meilleur dans un domaine plutôt qu'un autre, mais ici le décalage est vraiment trop aigu (surtout en ce qui concerne les femmes).

A part ça, les thèmes des histoires sont souvent intéressants, et on ne pourra pas reprocher le manque d'originalité et de personnalité.

Avis posté par Altaïr Infos posteur le 09/02/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Ca faisait longtemps que je ne l'avais pas relue, cette série, alors que c'était ma série culte il y a quelques années. Je l'ai relue hier avec un oeil neuf, qui avait oublié. Et je crois que j'ai eu un plaisir décuplé, j'ai retrouvé la joie de la découverte. Cette série est magistrale.

Le dessin est fabuleux et totalement en adéquation avec l'histoire, l'accumulation de détails n'est pas gratuite. Schuitten est féru d'architecture et ça se sent à chaque image. Son noir et blanc est somptueux (bon sang quelle patience !!!). Et les dialogues, le découpage, sont parfaits, l'histoire originale et passionnante, surprenante, poétique, philosophique... une telle osmose entre un dessinateur et son scénariste est rare.

Beaucoup de superlatifs pour une BD d'exception.

Et "La tour" est un chef d'oeuvre, vraiment.

Avis posté par Ro Infos posteur le 27/01/2004 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Que dire de cette série ?
Tout d'abord, l'esthétisme et le dessin sautent aux yeux. Ca rappelle le style Art Déco, tout en ayant le détail de dessin d'architecte. Certaines perspectives sont impressionantes, et beaucoup de planches sont de vrais bijoux.
En outre, le monde qu'ont créé là Peeters et Schuiten est non seulement original, mais aussi beau et presque poétique.
Ceci étant dit, tous les albums (qui sont chacun des histoires indépendantes ou presque) ne sont pas de qualité égale au niveau scénario.
Mes préférés sont "La Tour" (grandiose et beau), "La Fièvre d'Urbicande" (un côté fantastique que j'aime bien) et "L'Enfant Penchée" (j'aime l'histoire et aussi cet essai graphique avec l'insertion d'un personnage réel en photographie dans la BD). Par contre, j'aime moins, voire franchement moins, "Les Murailles de Samaris", "Brüssel" et "L'Ombre d'un Homme", même si pour chacun d'entre eux l'histoire est à chaque fois vraiment originale. Je n'ai pas lu "La Route d'Armilia", et "La Frontière Invisible" n'étant pas achevé je ne veux pas le juger encore.
Quant aux Hors-Série, ils sont tout aussi beaux, encore plus poétiques souvent, et particulièrement intéressants (notamment "Le Guide des Cités"), même s'il s'agit en réalité plus de livres d'images avec beaucoup de textes que des BDs.

Avis posté par Piehr Infos posteur le 18/12/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Je n'ai pas encore lu l'intégralité de cette série, et mon avis évoluera donc très certainement dans les semaines à venir

Gigantesque... voila un mot qui résume parfaitement "les cités obscures", à mon sens. Gigantesque dans le décor, tout du moins, dans ces villes dont on ne peut percevoir l'intégralité, la forme et l'architecture tellement l'immensité de l'environnement est frappante. La tour en est un parfait exemple ! Nous la traversons de long en large, en examinons toutes les coutures, mais n'arrivons pas à appréhender clairement sa forme. Ce sentiment de gigantisme, je l'ai déjà connu à la lecture de "Blame !". Et c'est de toute façon vraiment saisissant, un vrai voyage !

Gigantesque... tout autant par les différents scenarii, et par là même par la perception de l'ensemble que le lecteur a. Il suffit de lire "La fièvre d'Urbicande" pour comprendre ce que je tente d'expliquer : la dimension scénaristique, très descriptive, invite elle aussi au voyage et à la découverte, souvent par le biais d'un style narratif vraiment très particulier, qui implique vraiment le lecteur.

Les différents personnages rencontrés dans cette série ont tous une forte psychologie, ce qui les rend clairement interressants, vivants. On se surprend vraiment à suivre les aventures d'êtres duals dans des univers qui sont tout sauf manichéens.

Quant au dessin de Schuiten... il est à la fois très classique, et très technique. Son gros point fort : le sens de l'architecture qui lui permet d'imaginer des cités dont la structure même est vraiment originale. Le trait est fin, en noir et blanc dans certains tomes, et possède une sorte d'aspect "gravure" qui lui donne une dimension particulière.

Vous souhaitez découvrir cette série : une bonne approche serait de commencer par lire "l'archiviste", un Hors Série qui présente les différentes cités... et qui, pour ma part, m'a vraiment donné envie d'en savoir plus

Avis posté par Frédéric Infos posteur le 27/11/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mon avis n'est valable que pour 2 tomes de cette série à savoir : la Tour et la frontière invisible (tome 1).
Ces 2 albums sont absolument magnifiques tant au niveau sénario que point de vue du dessin -> superbe!! A lire et à posséder dans sa bibliothèque !

Avis posté par Bodème Infos posteur le 13/10/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les tomes que j'ai lu des Cites Obscures sont excellents, mais je n'ai pas tout lu.
Je suis sincerement impressionne par les dessins de Schuiten : c'est absolument magnifique, tres fins, les couleurs sont justes (peut-etre un peu trop "plates" ?). Le monde cree est impressionnant, complexe, interessant.

Avis posté par SAGERA Infos posteur le 13/10/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'aime assez le ton singulier qui se dégage des albums que j'ai lu. Brusel et samaris ont même des accents à la kafka, tant les mondes qu'ils décrivent semblent régis par des systèmes technocratiques étouffants et froids... L'image du vendeur de fleurs en plastique à qui on a coupé l'eau et qui se retrouve avec une fonctionnaire sur une pile démente de dossiers en est l'exemple le plus parlant. Quant au graphisme trés élaboré, il compléte trés bien les scénars. Un peu déshumanisé, il souligne par les lignes régulières et oppressantes, le caractère figé et agonisant de ces cités obscures.

Avis posté par Régis Infos posteur le 09/10/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quel travail! Un nombre d'albums impressionnants, un souci du détail pour chacun d'eux, des correlations entre les albums, une diversité de sujets traités et un dessin (architectural) impressionnant.
Tout ceci finit par donner le vertige et c'est une expérience que l'on ne peut pas contourner: indispensable.
Il y a quand même des disparités entre les albums et certains vous plairont moins que les autres. Mes préférés: La tour, les murailles de Samaris.
En plus on s'attache chaque fois terriblement aux personnages et le résultat n'en est que meilleur. Chapeau bas!

Avis posté par cac Infos posteur le 27/09/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne connaissais pas cette série il y a encore quelques mois, mais quelle découverte ! Même si on a parfois du mal à s'y retrouver, je pense à la fin des Murailles de Samaris qui est très troublante (c'est pas une fin en fait) et qui n'est pas la fin originale d'après ce que j'ai lu. Mais les villes sont proches et à la fois si différentes. Chaque album nous narre les faits dans une ville différente. Chacune de ces villes, de ces lieux fait partie du monde obscur qui réunit des architectures tout à fait différentes mais très souvent modernes, avec des grandes rues bien droites. C'est une série très déroutante, mais à lire bien sûr, presque incontournable pour tout lecteur de bd.

[La Tour]
Franchement le meilleur album de la série que j'aie lu à ce jour. La vie de ce mainteneur qui ne sait même pas ce qu'il maintient en fait devant l'énormité du monument. On ne sait pas vraiment comment est faite la cité. On laisse courir notre imagination en nous donnant quelques pistes. La fin, comme toujours je trouve dans la série, me laisse sur ma faim

[Brüsel]
Une histoire intéressante qui traite de la folie des grandeurs liée au progrès et de ce qui en découle. C'est marrant d'apercevoir des personnages vu dans d'autres épisodes.

[La frontière invisible]
Le dernier album paru, le seul en 2 parties je crois. Il va falloir attendre la suite patiemment. Ce premier volume nous emmène dans un gigantesque centre de cartographie qui divise les opinions : faut-il automatiser le traitement des cartes ? Le système du vélo aérien est tout simplement génial

Le 25/04/2003
[L'enfant penchée]
Un volume dense par le nombre de pages mais pas tant que cela à la lecture. Cette fois on a le droit à un mélange de dessin classique et de photo (style roman photo) : 2 histoires en parallèle dans 2 mondes différents à 2 époques totalement différentes et qui se rejoignent à la fin - totalement étrange pour ne pas changer.

[L'ombre d'un homme]
Une histoire originale (comme de coutume devrais-je dire) dans laquelle un homme "perd" son ombre et devient en quelque sorte transparent : il a une ombre en couleur. Sa vie devient alors un calvaire, sa femme le quitte, il est viré, on le regarde comme une bête de cirque. Tout comme dans L'enfant penchée, on retrouve le phénomène de la différence, et de l'exclusion. On retrouve d'ailleurs des personnages comme le directeur de cirque, et des thèmes communs. L'homme qui se plaignait d'avoir perdu son ombre, fait avec et en tire partie, gagnant la célébrité.

le 26/11/2003
[La route d'Armilia]
Un album assez long à lire. Nous sommes dans un dirigeable, on pourrait se croire à l'époque du début du zeppelin si on veut faire une comparaison. Un jeune homme doit aller sauver une mystérieuse cité perdue dans le nord, au pôle. Le dirigeable cache des choses étranges dans ses structures d'acier. Il y a beaucoup de texte dans cette histoire, généralement une page de texte, suivie d'une planche sans phylactère. Comme d'habitude c'est très beau, des architectures folles, notamment le passage du dirigeable sous l'arche d'une ville perdue dans les nuages. Et comme d'habitude ça fait rêver.

Avis posté par Nicoco Infos posteur le 19/07/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
L'univers créé dans cette série est fantastique. On ne peut pas dire si ça se situe dans le futur ou dans le passé... ça se situe ailleurs ! La vision de l'architecture est très stalinienne, des bâtiments rectilignes, imposants, grandioses et propres.

Cette ambiance est magnifiquement rendue grâce à la précision du trait de Schuiten, le noir et blanc étant ici un très bon choix.

De cet ordre surgit toujours un personnage ou un objet qui chamboule tout, on suit avec passion la façon dont il met à mal les régles de ce monde.

Avis posté par Tout's Infos posteur le 16/07/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Une des séries bd les plus intéressantes. Ce monde parallèle est tout ce qu'il y a de plus captivant et les dessins sont vraiment du haut de gamme. Je crois avoir apprécier tous les tomes que j'ai lu et j'espère pouvoir trouver certains tome que je n'ai encore jamais vu chez mon libraire préféré

Avis posté par ArzaK Infos posteur le 25/06/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Un des univers les plus forts jamais créés en bd! C'est du moins mon avis. Chaque album présente une cité obscure. C'est chaque fois une ville régie par une autre organisation qui est mise en scène. Il y a tant d'idées dans chaque album que l'on en reste émerveillé et pour longtemps. Les histoires de Peeters sont très subtiles et partent souvent de questions philosophiques et métaphysiques. Des exemples? "La tour" est une réflexion sur l'histoire et le sens de l'histoire. "La fièvre d'Urbicande" est une réflexion sur la connaissance de monde et la vision de l'infiniment grand et l'infiniment petit...
Si tous les cours de philo pouvaient être aussi captivants, on serait tous philosophes...
Et l'ensemble, c'est une vraie gageure, reste très accessible et amusant.
Chaque album peut être lu séparément. Des hors-série viennent réunir les différentes cités entre elles (je pense au "Guide des cités" et à "l'Echo des cités", à lire une fois les autres albums lus). INDISPENSABLE!!!

Avis posté par ThePatrick Infos posteur le 29/04/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
"La tour" m'a fait découvrir cette série étrange et atypique que sont "Les cités obscures", et j'ai été immédiatement conquis.
Si certains albums, comme "L'enfant penchée" ont un scénario peut-être moins élaboré que d'autres ("La tour", "Brüssel", "La fièvre d'Urbicande"), la variété est toujours au rendez-vous; on ne peut ainsi que difficilement comparer "L'archiviste" à "L'écho des cités" ou à "La frontière invisible".
A propos de ce dernier album, je vous le recommande vivement : on y trouve le même sens du mystère et de la découverte - voire de l'absurde - que dans "La tour".

Culte, sans aucun doute, mais ça ne plaira pas à tout le monde.

Avis posté par Steril Infos posteur le 18/04/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les cités obsures, c'est un univers d'une originalité rarement égalée... un monde parallèle asssez fascinant. Le seul défaut de cette série est sans doute son manque de régularité dans le scénario, c'est à dire que si certains scénarios sont vraiment géniaux (la fièvre d'urbicande par exemple), d'autres (comme l'enfant penchée) m'ont parrus un peu moins inspirés.
Quant au dessin, on sent l'architecte derrière le dessinateur, et cela se traduit par une créativité sans limite et sans pareille dans les décors.
Bref, les cités obscures, c'est un univers à découvrir absolument.

A noter pour les passionnés que Schuiten et Peeters ont réalisé un téléfilm assez génial sur le thème des cités obscures, intitulé "le Dossier B", que tout amateur de BD se doit de voir au moins une fois dans sa vie.

Avis posté par Ulysse Infos posteur le 19/02/2002 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Une Bédé à part ! Visuel et récit s'entremêle avec une très grande subtilité. Un univers onirique, complètement hors du temps. Vraiment extraordinaire. Du rêve en papier. La Tour est un chef d'oeuvre absolu.

Hoax ou réalité, il parait qu'il y a eu un volume aujourd'hui totalement disparu : "le mystère d'Urbicande"...

Qui peut m'en dire plus ?

L.

Avis posté par Loïc Infos posteur le 20/10/2001 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
18/20 Un monde parallèle où l' on retrouve les grandes villes d' ici ( cf Brusel).Un monde à part où l' architecture à une place très importante...
Mes préférés sont la Tour ( visite de la tour de Babel) et la fièvre Urbicande

Avis posté par toce Infos posteur le 06/10/2001 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Cultissime!!

Encore une bd... qui n'est pas seulement qu'une bd!
Découvrez à chaque album une histoire différente et une cité diiférente, avec son archtecture, son lot d'étrangeté.
Le dessin de Schuiten au style tres "gravure" est magnifique et donne un caractere "sacré" à c:es histoires. La beauté et la pureté du noir et blanc se voient de temps en temps recouvertent par le pastel des couleur, mais jamais innocement. Car les partis pris graphiques découlent ici directement du fond de l'histoire et sont un instrument narratif de plus.
Que dires des textes de Peeters? C poêtique, c captivant, on se laisse entraiiner dans les descriptions de ces mondes si lointains et pourtant si proches de nos propres cités.

Ma préférence ira à "La fièvre d'Urbicande" et à "L'ombre d'un homme". "La tour" est captivant et plein de sens et "L'enfant penchée" est magnifique.

Découvrez cette "série" d'urgence!!!

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