J’ai relu les trois premiers tomes afin d’enchaîner avec le dernier et j’ai été un peu moins emballée qu’à ma première lecture. Le dessin me plaît toujours autant, bien que le second tome soit un peu trop sombre. J’ai juste noté par moments un petit décalage entre le style un peu humoristique du graphisme et certaines scènes assez tragiques qui ne s’accordent pas vraiment à mes yeux, mais ça ne m’a pas dérangée outre mesure.
Côté scénario ce qui m’a vraiment gênée c’est que le monde proposé par Lupano est réellement trop pompé sur nos civilisations et cultures, et ce à tous niveaux, je n’ai donc ressenti aucun dépaysement et ça m’a même assez souvent agacée. Même chose pour le bestiaire peu diversifié et qui s’inspire directement de nos animaux avec juste quelques infimes modifications.
Reste l’aventure qui elle est plus prenante bien que les personnages ne soient pas très attachants, en dehors d’Alim, de pépé et du sorcier, les autres m’ont laissée totalement indifférente. J'ai aussi aimé le bond dans le temps qui apporte une dimension plus large au récit, ainsi que la disparition de la gamine survoltée dans le tome trois pour ne la retrouver qu'à la fin du quatrième. La chute est plus originale, ce n’est pas la fin habituelle des méchants perdants et des gentils gagnants.
Dans l’ensemble c’est divertissant mais je n’ai pas été ni conquise ni touchée.
J'ai beaucoup aimé la manière dont chacun des quatre tomes développe très différemment le scénario.
Découverte d'une imposture puis description de la clandestinité, puis description d'un colonialisme et enfin exploration du mystère.
J'aime aussi la cohérence de l'histoire au sein de cette société fictive ainsi que le rythme de la narration.
Le dessin et les couleurs sont variés et impécablement réalisés.
Je regrette que la vie de la fille d'Alim n'ait pas été plus développée après la séparation avec son père.
Je ne peux pas encore trop m'engager sur cette BD puisque seul le tome 1 est sorti mais en tous cas je peux affirmer que je l'ai beaucoup apprécié.
Je trouve le dessin très sympa et c'est bien la première fois que j'aime des couleurs faites sous Photoshop. Celles-ci sont vraiment excellentes et très rafraichissantes.
Quant à l'histoire, ce n'est pour le moment qu'une introduction à mes yeux, je ne peux donc pas encore vraiment savoir ce qu'elle vaudra. Le contexte est sympa et le décor oriental (est-ce une ville indienne comme Madras qui a inspiré ce décor ?) est original et bien dépeint. Je trouve l'histoire assez intelligente et la narration très réussie. Maintenant, je ne peux pas dire que j'ai été complètement captivé ni que ce que je vois de l'histoire pour le moment me semble vraiment original. C'est sympa, voire très sympa, mais je ne sais pas encore si la série entière sera vraiment excellente. Quoiqu'il en soit, ce premier tome est très engageant et si la suite est du même niveau, nous aurons une série incontournable.
Après lecture du tome 2 :
Excellent ! Le tome 2 me parait presque meilleur que le premier que j'avais un peu oublié entretemps.
La première chose que j'ai regardée sur ce second tome, c'était si les couleurs étaient aussi belles et originales que dans le premier. J'ai failli être déçu quand j'ai vu qu'on ne trouvait plus ces teintes roses et pastels qui m'avaient tant marqué dans le tome 1, mais au final, les couleurs m'ont encore une fois paru véritablement réussies et très belles, même si un peu moins originales.
Et de toute manière, le dessin et la composition des images est tellement excellente que... que c'est vraiment une très belle BD.
Quant au scénario, il est assez court et simplement résumé, mais il prend une tournure qui me plait encore davantage que le premier tome. A la fin du tome 1, je ne savais pas trop vers où le récit allait partir, je n'étais pas plus que ça motivé à l'idée de lire la suite. Là, au contraire, je suis maintenant accroché et je veux voir la suite qui parait très bien lancée.
Vraiment une série amenée à devenir un immanquable du monde de la BD d'aventure-fantasy !
Après lecture de l'ensemble de la série :
J'ai été décontenancé par le tome 3. Moi qui prenais plaisir à suivre ce père et sa fille, j'ai été déçu par la séparation imposée et le fait qu'on perd la trace de la fille. Pourtant, quand on achève le tome 4, on réalise que c'est en cela que tient toute la spécificité du scénario et qui amène à la conclusion choisie par les auteurs. Néanmoins, cette rupture a un peu brisé le charme que j'éprouvais pour cette série. L'intrigue elle-même se modifie à partir de ce troisième tome, la fuite en avant devenant une relativement brusque association avec l'ancien ennemi vers un but nouveau, à une époque nouvelle.
Du coup, même si la chute de l'histoire est assez forte et intelligente, le récit y a perdu pour moi la saveur que lui amenait le gentille ambiance familiale du couple père-fille du début. Il est devenu plus froid, plus implacable, un peu moins plaisant et moins capable de se démarquer de nombre des autres productions à mes yeux.
Malgré ce léger ressenti, ça n'est reste pas moins une très bonne BD, au dessin excellent, qui mérite clairement la lecture.
Alim le tanneur est une série ayant pour cadre un pseudo-monde oriental où religion et pouvoir se partage un empire.
Ce mélange entre fantasy et orient est tout à fait original dans le monde de la BD. Un rythme soutenu et des personnages attachants concourent à la réussite de cette série. Elle est particulièrement intéressante car elle pose une réflexion sur les dérives d’une religion à travers son fanatisme et obscurantisme.
Les dessins sont sublimes, les couleurs très agréables, les décors sont fouillés… Une très bonne série très prometteuse avec une véritable poésie du trait et d'utilisation subtile de la colorisation.
Le coup de foudre a d'ailleurs été immédiat. Elle marque pour moi une espèce d'évolution un peu plus marquée de la bd moderne qui s'aventure aux frontières des religions sur des sujets pas très faciles d'accès et souvent assez polémiques. Les tomes se succèdent et ne se ressemblent pas !
Tome 1: Le secret des eaux
Le premier tome apporte un vrai moment de lecture rafraichissante avec une histoire traitée de manière intelligente. Les personnages sont souvent touchants et émouvants. Bref, l'alchimie opère avec le lecteur.
Tome 2: Le vent de l'exil
Le second tome a réussi le coup d'essai avec un final époustouflant. On suit l'exil des personnages en proie à une nature un peu hostile. C'est comme une espèce de course-poursuite. Les couleurs chatoyantes du premier tome laissent la place au blanc froid. Oui, il y a une véritable évolution avec un dessin qui reste toujours aussi beau. On ne peut que souffrir avec les personnages devant tant d'injustice et d'intolérance.
Tome 3: La terre du prophète pâle
Le troisième est un véritable bonheur tant au niveau de l'intrigue que de celui des paysages magnifiques à la vue des couleurs pastelles si bien choisies. Le thème est toujours celui de la dérive du pouvoir théocratique telle que la colonisation et l'asservissement des peuples. Il marque également une rupture certaine car l'action se passe bien des années après. On a perdu de vue certains personnages et pas des moindres. Est-ce que cela sera pour mieux les retrouver ? On suit toujours Alim dans sa nouvelle vie mais en proie avec son passé.
Tome 4: Là où brûlent les regards
Le dernier tome était le plus attendue pour marquer le final de cette saga extraordinaire. Le décors change encore. Bref, la linéarité ne sera pas de mise. L'évolution de cette histoire aura de quoi nous surprendre. Le résultat final sera bien à la hauteur de nos espérances. Alim va rentrer dans la légende d'une certaine bd plus adulte et plus mâture.
Alim le tanneur ou l'histoire d'une bd surcotée...
Oui, le premier tome était excellent, plein de promesses, le deuxième était plutôt prenant et à l'arrivée, une lecture sans émotion et un scénario finalement convenu.
Cette bd perd peu à peu son originalité. Le dessin est toujours agréable mais les personnages manquent de charisme. Ils sont parfois agaçants et caricaturaux...
La fin louche un peu du côté du Pouvoir du Chninkel mais elle est très loin d'égaler l'intensité des dernières pages de son illustre aîné.
Dès la lecture des premières pages du premier tome j'ai tout de suite été séduit par l'ambiance et la qualité du dessin.
Et puis j'ai très vite été happé par l'histoire dès que le scénario s'est emballé.
Sans se prendre complétement au sérieux, la lecture de cette série réserve aussi des moments cruels, des moments héroïques et des moments d'humour et de tendresse.
Les caractères des personnages principaux sont consistants et nuancés, souvent plus subtils qu'il n'y parait. Certains se découvrent brutalement et d'autres évoluent pour se dévoiler sous un nouveau visage.
L'auteur évite les discours simplistes et manichéens, mais en plus de cette magnifique histoire d'un homme qui ne possède que son intelligence et son courage pour essayer à tout prix de protéger son enfant, l'auteur parvient à distiller ses messages humanistes qui dénoncent les sociétés extrémistes, les endoctrinements et l'avidité des puissants.
Le genre (Fantasy) a tendance a nous livrer de plus en plus séries qui tentent de cloner les auteurs à succès et pour moi "Alim le tanneur" se démarque vraiment par son ambiance, sa richesse et son originalité.
Whaaaaaaaaaaaan quel pied ! Merci à Wilfrid Lupano et à Virginie Augustin pour ce merveilleux voyage ! "Alim le Tanneur" c'est le ticket gagnant assuré pour un voyage en tapis volant...
Trois tomes sur quatre annoncés de parus, et pourtant, sauf crash calamiteux du fameux tapis dans le dernier tome, cette série flirte déjà avec le culte. Ça tombe bien, c'est le thème central de cette BD ! Alors chers amis croyons, croyons en la réussite de ce 4ème tome, et que cette série mérite dignement sa place sur les hauteurs du panthéon des Immanquables Fantasy de BDthèque !
Car, Mmmm quels parfums dans cette BD ! Et si on en prend plein les yeux, nos narines font aussi le plein de senteurs, en passant du plus doux au plus âcre des relents !
Un parfum d'aventure bien sûr, mais c'est l'ensemble qui m'a conquis ! La trame religieuse omniprésente et omnipotente dans cette société organisée en castes, qui elle sent le souffre. Les personnages : de la pétulante Bul aux délicieuses senteurs de cinnamone, au funeste Torq Djihid et son exhalaison mélangeant sueur et sang, le pire et le meilleur se côtoyant pour nous présenter un large éventail de la nature humaine et de ses bassesses.
Enfin l'univers lui même, d'où émane de prime abord ce vent frais et léger de l'innocence qui se charge petit à petit, pour finir en ouragan et emporter le destin de chacun aux confins de l'empire de Jesameth...
Un monde univers comme ils se font rare en BD, et qui m'a rappelé par moments ma jubilation à la lecture de La Quête de l'Oiseau du Temps (même si la comparaison est audacieuse...). Wilfrid Lupano se révèle donc jusqu'ici un tisseur hors pair, espérons qu'il saura conclure son aventure de façon toute aussi magistrale.
Côté graphisme, là aussi c'est du tout bon ! C'est thé glacé et loukoum à volonté. Franchement, la colorisation m'a époustouflé ! On perçoit tellement la chaleur de la capitale Brahmalem, la rudesse des pays du nord ou encore l'horreur face aux atrocités commises au nom d'un culte... Le duo Virginie Augustin/Geneviève Penloup fonctionne à merveille. Un dessin fin et fouillé, des couleurs somptueuses qui posent les ambiances, et un découpage intelligent qui servent parfaitement le récit : clap clap clap !!! Que du bonheur !
Alors, en attendant un quatrième tome qui saura (je n'en doute pas) clore en beauté ce petit bijou de la l'inégale collection "Terres de Légendes", je vous conseille plus que vivement la lecture de cette excellente série !
*********lecture du tome 4*************
Ouf ! L'honneur est sauf, pas de sacrifice inopiné en perspective !
Le 4e tome tant attendu de ce cycle clos de façon plus que convenable cette magnifique aventure.
"Convenable", oui, car si le scénario reste à la hauteur du début de cette série, graphiquement, on sent quand même un bon coup de mou et quelques imprécisions décevantes, tant la qualité des tomes précédents est impressionnante. Pressée d'en finir Virginie Augustin ? C'est un peu l'impression que ça donne... Dommage.
Mais dans son ensemble, pas d'hésitation à avoir, "Alim le tanneur" est incontournable et mérite largement son classement parmi les meilleures ! Les réponses tombent, toujours comme des couperets et le ton reste toujours aussi cynique.
Bravo et merci pour ces aventures !
Je n'ai lu que le Tome 1 mais pour moi ca ne fonctionne pas
En fait, les dessins sont superbes ! la couleur aussi ! En plus c'est hyper numérique mais pour une fois c'est vraiment beau (choses rare).
Mais ... Le dessin est bien trop "mimi" pour être pris au sérieux.
Les bouches des personnages par exemple sont réalisées comme une BD comique pour enfant.
Du coup ca ne fonctionne pas du tout.
Quand on met ca au regard de l'intrigue (le système de caste etc ...) on a purement et simplement l'impression d'être dans le dernier Disney.
Pour le coup ca ferait un superbe dessin animé Alim le tanneur.
Mais pas une bonne BD ... désolé
Franchement sympa cette série ! J'ai emprunté les 4 tomes d'un coup et je les ai engloutis en à peine plus de 24 heures.
D'emblée, et malgré les nombreux termes inventés pour l'histoire (lieux, dieux, titres honorifiques, fêtes religieuses, métiers, cérémonies, etc.), je me suis sentie à l'aise comme si tout m'était déjà familier. Je ne sais pas par quel moyen les auteurs ont réussi à construire cet univers à la fois proche et éloigné du nôtre pour qu'on s'y sente bien immédiatement. Sans doute par la présence de personnages qui pourraient être monsieur ou mademoiselle tout le monde tant ils n'ont rien de spécial (physique banal, pas de super pouvoir, pas spécialement riches ni d'une intelligence hors du commun) mais qui forcent la sympathie et auxquels on d'attache immédiatement : Alim, sa fille Bul et le vieux pépé.
Graphiquement, j'ai adoré le style et les couleurs, j'étais un peu inquiète avant d'entamer le dernier tome vues toutes les déceptions qu'il avait générées, mais finalement, même si c'est un peu moins précis au niveau de l'encrage, ça ne m'a pas dérangée plus que ça, sauf sur certaines scènes que j'ai eu un peu de mal à décrypter.
L'histoire quant à elle est excellente et très prenante. Les péripéties pour échapper aux autorités religieuses que notre trio menace par sa découverte s'étalent sur des années et nous font voyager aux quatre coins du "monde". Le ton est frais, drôle et en fin de compte complètement cynique, c'est un vrai plaisir de lire cette histoire. La fin m'aurait déçue si elle avait été autre : pas complètement noire mais très réaliste et sans complaisance pour les fanatiques religieux.
Cette BD mérite amplement son statut d'immanquable !
Voici une excellente petite série, qui débute sur un mode humoristique pour se terminer sur un mode dramatique et cynique.
De plus, la série développe le thème de la religion et du fanatisme d’une manière originale, divertissante et pertinente. Je trouve vraiment cette série intelligente dans les idées qu’elle développe et véhicule sur ce thème.
Graphiquement, rien à redire non plus. Le travail de Virginie Augustin est soigné. Le trait est dynamique, les décors sont suffisamment détaillés et les expressions de visages sont adéquates et plaisantes à l’œil.
Que des éloges, donc, pour une série d’aventure et de légende qui se distingue de la masse par son thème central (la religion et le fanatisme), par l’évolution de son ambiance (drôle au début, et bien plus dramatique dans sa conclusion) et par la qualité du trait et de la narration.
Une très bonne série, rafraîchissante, originale, émouvante et palpitante…
Le lecteur est vraiment transporté dans ce monde « fantastico-oriental », aidés par des éléments communs entre notre monde et celui inventé par les auteurs. A ces derniers viennent s’ajouter une religion, une croyance, des rites et des coutumes, autant de points décalés qui constituent l’aspect fantastique du récit. Les dessins et les couleurs sont magnifiques, le lecteur en a plein les yeux et ressort ébloui de la qualité graphique proposée !
L’histoire est soutenue, le rythme ne faiblit pas et le troisième opus offre beaucoup de surprises.
Un avantage supplémentaire selon moi, la série est terminée au bout du quatrième opus, bon compromis pour une histoire bien exploitée et qui ne tire pas en longueur et ce, malgré un troisième opus nettement plus faiblard!
Je pensais avoir affaire à une aventure « fantasy » très traditionnelle, dans la lignée de La Quête de l'Oiseau du Temps et autres Légendes des Contrées Oubliées (un héros, une quête, des personnages secondaires rigolos, des paysages magnifiques, etc.). J’étais loin de m’attendre à une telle diatribe, qui ne raconte certes rien de nouveau mais qui en met plein la gueule aux religions et leurs satanées croisades.
L’intrigue est passionnante (même si je trouve que le rythme fléchit un peu dans le tome 3), les contrées décrites absolument superbes, et la fin m’a beaucoup plu. Quel cynisme, quelle fatalité, comment ne pas ressentir du dégoût après la tirade du prêtre qui explique gentiment que « on s’en fiche que les faits soient erronés et que des innocents meurent pour rien, le plus important, c’est de faire survivre la foi ! »
Voila, je ne mets « que » 4/5 à cause d’un tome 3 que j’ai trouvé moins prenant, mais sinon c’est du tout bon… et à mort l’intégrisme et l’intolérance !
Cette série, ce n'est que du bonheur.
De superbes dessins tout en finesse, un dépaysement garanti à chaque tome, un scénario très bien construit et bien pensé.
Les personnages sont à la fois attachants, amusants, émouvants, pour certains effrayants...
Le récit s'étale dans le temps (une dizaine d'années en attendant le dernier tome), on peut donc suivre l'évolution de chacun d'entre eux à long terme, ce que je trouve très plaisant.
De la bande-dessinée comme je l'aime, je la conseille à 100% : )
Après lecture du 4ème et dernier tome.
La fin de cette épopée est tout simplement excellente, révélant jusqu'ou peut conduire le fanatisme religieux, allant jusqu'à nier la vérité de leur propre histoire pour garder la main mise sur la population. Une superbe aventure, des personnages charismatiques et un discours intelligent.
Juste un petit bémol, la qualité du dessin de ce dernier opus semble moins aboutie, mais cela n'enlève rien au plaisir de lecture de ce superbe final.
Je confirme donc avec plaisir le statut de culte pour cette magnifique série.
J'avais évidement déjà beaucoup apprécié cette série lorsque je l'ai lu pour la première fois. Mais il m'a fallu plusieurs lectures pour en comprendre toutes les facettes et me rendre compte de la richesse incroyable que renferment ces 4 albums.
Lors de ma première lecture j'ai été séduit par la beauté des dessins qu’on dirait tout droit sortis d’un univers Disney. Des bonshommes avec une tête souriante, des regards un peu naïfs, et en plus une colorisation parfaitement adaptée. Bref, tout ça respire la bonne humeur. J’ai aimé le côté gentil et sympa du personnage d'Alim et de ses compagnons : sa petite fille qui découvre la vie et le vieux pépé bien rigolo. J’ai souri avec le début de l’histoire, je me suis énervé quand les vilains pas beaux lui veulent du mal, j’avais envie de l’aider quand il était couvert d’ennuis… En clair je suis complètement rentré dans le premier tome.
Il y a dans ce début de série un coté "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" qui va peu à peu disparaître. J'avais du coup été moins enchanté par la suite, lorsque ce coté joyeux laisse place à des événements plus sombres, à des décors un peu moins Mille et une nuits qui font moins rêver.
Mais après plusieurs lectures dont une relecture complète à l'occasion de la sortie du 4e et dernier tome, j'ai enfin saisi les multiples sens de lecture. Car derrière l'aspect jovial qui séduit au début se cache en fait une histoire sombre et dramatique. Les prémices de cette histoire sont pourtant bien présent dès le premier tome et ne font que s'accentuer au fil des tomes. On peut y voir aisément une satire du fanatisme religieux. Et plus l'histoire avance plus cela fait peur de voir jusqu'où l'on peut aller pour imposer son idéologie. Rien ne peut justifier tant de guerres, de tortures et de sacrifices. Ce qui fait froid dans le dos, c'est que cette BD, pure fiction, est en fait si proche de la réalité du monde qui nous entoure....
Notre Alim si innocent se retrouve bien malgré lui au milieu de tous ces événements et il en est un merveilleux fil conducteur. Plus j'avançais dans le dernier tome et plus j'avais peur de la fin. Plus je craignais un final tragique. Et c'est la main presque tremblante que j'ai abordé les dernières pages.
Pour tout ça, Alim le tanneur est une série culte.
Indispensable.
Enfin le dénouement de cette superbe série...
Pour que mon plaisir soit maximal, j'ai bien entendu relu les 3 premiers tomes. J'ai replongé tout de suite dans l'univers d'Alim le Tanneur.
Cette série est une vraie pépite. Une belle histoire, souvent sombre, servie par des personnages attachants. La fin ne m'a pas déçue, puisqu'on va crescendo dans la folie des hommes lorsqu'il s'agit de religion. Puisque c'est bien là le thème central de l'histoire. Alors que le dessin de type "animation" pourrait nous faire croire à une histoire légère, le scénario nous prouve l'inverse. On suit Alim dans ses aventures, à travers les montagnes, à bord d'un radeau volant, suite à sa découverte ébranlant le culte Jésaméthien.
L'illustration est superbe, tant sur le plan des dessins qu'au niveau des couleurs. Je suis bien d'accord avec l'ensemble des critiques élogieuses précédemment faites. En revanche, je mets un gros bémol sur le dessin du tome 4, nettement inférieur aux précédents : le trait est moins précis, plus brouillon, les couleurs moins intenses. Ceci se voit dès la couverture !
Après avoir longtemps hésité à classer cette BD de Culte, cette perte de qualité dans le dessin me fait plutôt pencher vers un excellent 4/5.
Je viens de relire les trois premiers tomes et de lire ce "fameux tome 4" qui clôture la série/le cycle. Et je dois bien le reconnaître : je trouve cette série très bonne (d'où ma note)...
Au niveau de l'histoire, cela part assez pépère et classique dans les deux premiers tomes et puis... le tome trois arrive : 10 ans plus tard. On sort des conventions et on se retrouve avec une partie des héros, de nouveaux protagonistes et pratiquement un nouvel univers. Bref, je fus fort surpris, mais de manière agréable...
Et puis arrive le tome de clôture, qui, souvent, me laisse sur ma faim, me déçoit ou me laisse un goût de trop peu. Mais, ici, point de tout cela ? Que nenni ! L'histoire est toujours aussi prenante et non-conventionnelle, les questions posées sont résolues, le fin est une vraie fin qui laisse la porte ouverte à un autre cycle sans que celui-ci ne soit nécessaire et surtout, la fin n'est pas aussi "gnan gnan" et prévisible que je n'aurais pu le penser. Seul point d'ombre : cela va un peu trop vite dans ce tome (on sent que le tome 5 n'aurait pas été de trop)...
Au niveau du graphisme, on remarque aussi une scission entre les deux premiers tomes et les deux suivants. J'ai même eu l'impression qu'il ne s'agissait pas de la même dessinatrice...
Mais les dessins du tome 3 ne m'ont pas déplu : ils sont juste "plus adulte".
Par contre, point noir dans le 4 : il y a une vraie baisse de niveau (que ce soit au niveau des décors ou, surtout, au niveau des visages des protagonistes...). Comme si la dessinatrice était pressée d'en finir.
Donc, une très bonne série à conseiller sans modération, même si on sent que le tome 4 remplace un tome 4 suivi d'un tome 5... C'est d'ailleurs pour cela que je ne mets pas 5 étoiles, mais quand même un coup de coeur...
Actuellement, « Alim le tanneur » est une de mes séries préférées dans le genre « fantasy ». Voici mes avis tome par tome :
Avis sur le premier tome : Le secret des eaux
Malgré une couverture que je trouve également peu attirante à cause de l’utilisation de couleurs sombres, n’hésitez pas à feuilleter « Alim le tanneur » !
Personnellement, j’ai été tout de suite séduit par la mise en couleurs au ton pastel. L’ambiance de cette bd m’est apparue chaude, comme une invitation au voyage à travers les pays orientaux dont les auteurs se sont inspirés pour les décors. Pour ma part, j’ai trouvé beaucoup de similitudes entre « Alim le tanneur » et « la quête de l’oiseau du temps » au niveau de la mise en place de l’histoire, de l’humour (le moine, l’inconnu…) et de certaines scènes dramatiques. Pour un premier album, Virginie Augustin a fait fort ! Les décors présentent une foule de détails impressionnants tout en restant lisibles. Les personnages sont attachants à l’image de la craquante petite fille et du sympathique moine naïf. Le bestiaire bien qu’il n’en y ait peu dans ce premier tome va, j’en suis sûr, se révéler très diversifié.
Le scénario semble être, encore une fois (c’est la mode du moment !), précepte à une mise en cause de l’extrémisme religieux et du fanatisme de ses pratiquants. Personnellement, cela ne m’a pas rebuté car les situations comiques et le charisme des personnages sont légions et contribuent beaucoup à rendre plaisante la lecture de ce premier tome.
« Alim le tanneur » est, pour moi, avec « Okko » la révélation Delcourt de l’année 2004, j’attends le deuxième tome avec impatience !
Note finale : 4/5
PS : Lors de la 3ème édition de ce tome, la couverture a été changée…
Avis sur le deuxième tome : Le vent de l’exil
Suite des aventures d’Alim après un premier tome (« le secret des eaux ») que je considère comme l’un des meilleurs albums « Delcourt » de l’année 2005, « Le vent de l’exil » m’a un peu déçu graphiquement.
En fait, c’est la mise en couleurs que je trouve en deçà par rapport au « secret des eaux » surtout dans les séquences se passant dans la nef Iasoubine. En effet, les arrières plans me sont apparus trop flous. C’est gênant car le manque de contrastes sur ce fond verdâtre ne m’a pas permis d’apprécier pleinement les décors qui sont apparemment très détaillés.
La faune ne m’a pas parue aussi variée et créative que je ne le pensais. A part la « silère », les autres animaux ressemblent beaucoup à ceux existant sur terre, mêmes les ânes sont présents dans cette BD se déroulant dans un monde imaginaire !
Sinon, j’aime beaucoup le trait tout en finesse de Virginie Augustin. Son découpage est toujours pertinent, la narration décondensée lui permet d’aérer la mise en page et c’est tant mieux ainsi !
Le scénario reprend, à mon avis, les évènements de l’époque romaine dans la période où les romains luttaient contre le christianisme. Ainsi, Alim, le « hors-caste », m’est apparu comme un messie malgré lui qui cherche à s’échapper aux adeptes de la religion de « Jésameth ». J’ai trouvé aussi certaines ressemblances entre certaines religions réelles qui incitent à lutter contre les « mécréants » et l’attitude des « jésamethiens » contre ceux qui refusent d’adhérer à leur croyance.
Les scènes de tortures sont assez présentes dans cet album, en tout cas, bien davantage que dans « le secret des eaux » qui est une BD plus distrayante à lire. Cependant, l’humour est également visible dans « le vent de l’exil » surtout dans des scènes où Alim et sa fille Bul sont réunis. L’album comporte de nombreuses scènes d’action qui raviront les amateurs du genre.
Après un premier tome que j’ai trouvé réussi, la suite des aventures d’Alim me donne envie d’attendre avec impatience le… prochain album ! Les personnages principaux sont très attachants et la mise en page aérée rend la lecture plaisante. Le scénario, derrière des séquences humoristiques et d’action réussies se situant dans un monde fantastique, est une critique des diverses croyances religieuses de notre société.
« Le vent de l’exil » est finalement, à mon avis, un album d’aventure très réussi malgré un graphisme qui me semble légèrement en deçà du précédent album et la présence de scènes très sanglantes.
Note finale : 3,5/5
Avis sur le troisième tome : La terre du prophète pâle
Pour ce troisième tome de la série, je ne ferais pas de commentaire sur la trame de l'histoire afin d'éviter de vous transmettre des spoilers.
Cependant, sachiez tout de même que le changement de lieu de ce récit et l'absence d'un personnage important rendent ce troisième album très intéressant ! De même, par rapport au précédent album, l'histoire contient moins de violences et nous emmène davantage à la réflexion.
Dans ce tome, j'ai énormément apprécié la retenue et le comportement de Alim qui me semble plus mature. En plus, notre héros y rencontre des personnages hauts en couleurs qui me sont apparus très attachants.
J'ai adoré aussi son traitement graphique dont les tons redeviennent chatoyants comme dans "Le secret des eaux". Sur ce dernier point, je pense que Virginie Augustin est plus à l'aise lorsqu'il s'agit d'illustrer des paysages de type méditerranéen que ceux de type montagneux. Au niveau de la narration, je tire mon chapeau aux auteurs car elle m'a semblé vraiment excellente !
Dans "La terre du prophète pâle", on y retrouve également des séquences très riches en émotions des tomes précédents. D'ailleurs, la scène du début de livre m'est apparue assez déchirante !
Avec ce troisième album, "Alim le Tanneur" rentre parmi mon panthéon des séries classées dans le genre aventure-fantastique au même titre que La Quête de l'Oiseau du Temps ! Le graphisme de Virginie Augustin est magnifique et le scénario de Wilfrid Lupano est carrément passionnant ! Les héros sont très attachants et les séquences pleines d'émotions y abondent !
Si le quatrième album de la série (ou du cycle) est de la même veine que les autres tomes, il y a des fortes chances que je réhausse ma note à "culte" ! Je croise donc les doigts pour que le dénouement soit aussi magnifique que La Quête de l'Oiseau du Temps (sous-entendu : aux auteurs, faites en sorte que la série ne se termine pas par un happy end classique à la hollywoodienne !) !
Note finale : 4,5/5
Avis sur le quatrième tome : Là où brulent les regards
Le dénouement de cette série qui figure parmi mes préférées dans le genre « fantasy », je le redoutais depuis longtemps : peur qu’il me déçoive, me dégoute d’ « Alim le tanneur » dont les péripéties de ses personnages clés m’ont fasciné et ému jusqu’à maintenant.
Bon, finalement, c’est une fin –à mon avis- magnifique que nous proposent les auteurs ! C’est un dénouement très logique, implacable et plein d’émotions que nous présentent Wilfrid Lupano et Virginie Augustin.
C’est aussi une fin qui ne laissera pas indifférente les lecteurs car elle se termine par une réflexion sur les religions et ses effets sur les hommes. Cette pensée ne sera certainement pas au goût de nombreux bédéphiles. Moi-même, je ne suis pas totalement d’accord avec les auteurs mais je les chérie d’avoir au moins posé la problématique sur les religions, c’est un thème qui a été trop longtemps tabou et qui est actuellement au cœur de l’actualité.
Pour le reste, ce tome présente un savant mixage entre les scènes d’actions, contemplatives et de réflexions : bref, le lecteur retrouvera face à un récit très vivant et très agréable à lire, on ne s’ennuie pas une seule seconde !
Graphiquement, le gros changement réside dans la venue de Dimitri Fogolin pour seconder Virginie Augustin à la mise en couleurs. Son travail est très correct et s’inscrit dans la continuité des tons des précédents tomes.
Cependant, à de nombreuses reprises, la mise en couleurs efface l’encrage de Virginie Augustin, ce qui donne l’impression son coup de crayon est irrégulier : ça m’a intrigué plusieurs fois car je n’avais jamais remarqué ce défaut dans les trois premiers albums de la série !
En conclusion, « Alim le tanneur » est vraiment une superbe série de fantasy. J’y ai apprécié le coup de patte de Virginie Augustin, sa mise en couleurs aux tons très agréables à contempler, ses personnages attachants, son scénario qui nous propose une réflexion sur les effets néfastes du fatalisme religieux sur les hommes ainsi que son dénouement logique et cruel.
Vraiment une belle série ce « Alim le tanneur » !
Note finale : 4/5
PS : Il semblerait que le scénariste soit actuellement à la recherche d’un nouveau dessinateur pour réaliser un deuxième cycle sur « Alim le tanneur », je lui souhaite bonne chance !
A la première lecture, j'étais passé à côté de quelque chose et depuis j'avais laissé les 3 tomes reposer dans ma bibliothèque. Récemment relu, j'ai bien aimé la critique pertinente du fanatisme religieux, prépondérante dans le premier tome, moins visible dans les suivants.
Peut-être est-ce le dessin (le premier tome a les plus belles couleurs selon moi) qui anesthésiait ma perception, dessin éblouissant par ses teintes lumineuses, trompeuses sur le véritable contenu de l'histoire. Ces couleurs chatoyantes ne sont là que pour nous permettre de supporter la lecture d'une histoire sombre, loin d'être gaie.
Je ne donne que 3 étoiles pour l'instant à cette série en raison du faible attachement que j'ai envers les personnages. En effet, je n'ai pas trouvé les personnages réellement attachants, je n'ai pas tremblé lorsqu'il leur arrivait malheur, ni souri lorsqu'ils s'en sortaient. Les personnages sonnent cependant juste, pas d'héroïsme à l'américaine, pas de pleurs à l'américaine . Là où l'on pourrait s'attendre à une histoire de vengeance, de recherche et d'apitoiement sur soi-même, l'histoire bifurque tout autrement et fait un joli contre-pied. Malgré cela, je n'ai pas ressenti de suspens, ce petit plus qui me donne envie de dévorer les pages.
3.5/5 pour l'instant qui se bonifiera ou restera tel en regard du dernier tome.
« Alim le tanneur » est une histoire fantasy qui sort de l’ordinaire. En effet, pour la première fois, à ma connaissance, la fantasy, mettant habituellement en scène des héros lors de la période moyenâgeuse de nos vertes contrées européennes, ou du moins dans des régions y ressemblant, s’installe cette fois-ci dans le moyen orient ! Saveurs « Mille et une nuits » garanties ! Voilà, d’ailleurs, une originalité qui relance complètement une histoire assez classique pour le surplus : un homme des basses classes, que rien ne prédestinait à l’aventure, va être forcé à fuir l’empire de Jesameth pour l’exile suite à une terrible découverte.
Le premier tome lance bien l'histoire en nous donnant le cadre et le contexte religieux et historique. Comme souvent, le clergé contrôle le peuple en le martyrisant. L’origine du clergé et les jalons de l’histoire sont donc bien posés.
Le second tome marque un net changement de style, l’orient faisant place aux montagnes enneigées. L’histoire tient toujours bien la route et les idées sont bonnes.
En revanche, je trouve le troisième tome moins intéressant. Les auteurs sont tombés dans certaines facilités scénaristiques qui m’ont dérangé. L’originalité qui faisait la force des premiers tomes s’estompe un peu.
Les personnages sont sympas dans l’ensemble et assez bien pensés. J’ai toutefois un peu de peine à apprécier Ali que je trouve un peu trop passif. Plutôt que de forcer son destin, il le laisse filer... Son beau père est en revanche très amusant et attachant.
Le dessin est vraiment beau et remarquablement bien servi par la mise en couleur qui fait très "conte des mille et une nuits". Petit regret tout de même puisque la colorisation informatique de certaines planches fait trop artificielle... « Alim le tanneur » reste tout de même un plaisir pour les yeux dans l’ensemble et ce grâce à un dessin vraiment attrayant et esthétique.
Emballé par les deux premiers tomes, et déçu par le troisième, j’espère un redressement dans la suite des aventures d’Alim le tanneur pour être à même de conserver une quatrième étoile en danger !
Voilà une série qu’elle est bien pour qu’on en parle, j’ai acheté la semaine dernière le T1, et pfff j’ai été obligé d’acheter les deux autres tomes cette semaine.
Voilà une histoire très intéressante, mélange des genres sur l’Orient et l'Afrique du nord (façon fiction).
Pour la première fois je me suis vu vouloir rentrer dans la BD pour devenir l’un de ses héros et venir en aide à Alim et sa fille Bul.
Une vraie escapade pendant la lecture de ces 3 volets, j’attends avec impatience le dénouement de cette histoire et espérons que les méchants vont mordre la poussière de la manière la plus sadique qui soit HHAHAH ! ; je m’emporte, mais les injustices me révoltent et cette BD met le doigt sur la dictature et le fanatisme.
C’est un vrai coup de cœur, pour ma part, je ne mets pas 5/5 car l’histoire n’est pas continue entre les tomes, le temps passe et passe entre les tomes (entre le T2 et T3 : 10 ans d’histoire non racontée ou narrée).
Ouais, c'est pas mal comme scénario, mais je ne l'ai jamais vraiment trouvé exceptionnel. Pourtant, le dessin est magnifique, le monde créé par les auteurs est très intéressant et la plaidoirie contre l'intolérance religieuse est très bonne. Je pense que si je n'ai pas accroché à "Alim le tanneur", c'est à cause des personnages principaux qui sont peu passionnants. Je n'ai pas réussi à m'attacher à eux.
C'est dommage. J'aurais tellement voulu mettre 4 étoiles à cette série....
Vraiment que du bonheur !
Je me suis fait emporter par la beauté des dessins d'une douceur et d'un réalisme saisissant. Les expressions du visage de la petite fille sont tellement bien décrites que on la croirait vivante, ce qui ajoute à l'attachement des personnages.
L'histoire est pleine de rebondissement entre chaque tome, il me tarde de lire le N°4.
Lupano et Augustin nous livrent ici une très belle série tout en nuances.
J’aime beaucoup le trait d’Augustin, fluide, léger et riche mettant parfaitement en valeur l’ambiance orientale garantissant le dépaysement. Les détails sont soignés.
L’histoire quant à elle nous fait quitter très rapidement l’insouciance de la vie quotidienne dans laquelle sont ancrés Alim et sa fille vers une existence plus rude, pleine d’expériences malheureuse, de fuyards.
Le ton évolue de tome en tome pour au final nous donner une histoire certes touchante mais aussi dure, avec un contexte inquisitoire de l’histoire n’y ait pas pour rien.
Au bout de trois tomes, on a une série avec un scénario prenant, bien mené et un dessin fort réussi, collant parfaitement à l‘histoire.
Je suis impatient de lire le tome 4.
Maintenant qu'il y a 2 tomes, on peut lâcher le 5/5 !!
Série irréprochable tant au niveau du scénario que de la partie graphique. Le rythme est enlevé, les personnages attachants. L'univers décrit est très réaliste.
Il s'agit certainement d'une des meilleurs BD récentes.
On ne ressent aucune hésitation dans l'évolution de l'histoire. Il n'y a pas à s'inquiéter, le sujet est maîtrisé par ses auteurs !! J'ai longtemps hésité à cause du titre peu attractif !!!
Quelle erreur, heureusement la lecture des avis de BDT m'a poussé à me lancer, à ma plus grande joie.
Cette série est à découvrir d'urgence.
24/08/08 : après la lecture du tome 3. La série prend une tournure plus complexe, voir plus adulte. Le dessin est somptueux. Vivement le tome 4.
12/04/2010 : Après la lecture des 4 tomes. Cette série est clairement un immanquable.
L'histoire est beaucoup plus complexe qu'elle n'y parait. L'intrigue est dense et bien structurée. On suit la destinée hors norme des personnages jusqu'au final inéluctable...
Le dessin est superbe mais je l'ai trouvé un ton en dessous sur le tome 2 au niveau des couleurs et moins propre sur l'encrage sur le T4.
Cette lecture fut un régal.
Je me méfiais de cette nouvelle série phare de chez Delcourt, quand les critiques d’une série non terminée sont à ce point unanime, ça cache quelque chose et ça me donne foutrement envie de contredire tout le monde, hé hé.
Malheureusement pour moi, je ne peux que m’incliner face aux qualités indéniables de cette série ; des personnages attachants, d’autres cruellement charismatiques, une histoire bien ficelée, surprenante et sans raccourcis ou longueurs. L’échelle de temps est intéressante, pour l’évolution des personnages, tout particulièrement le cruel Torq Djihid. Le changement de ton entre les différents tomes rend cette série surprenante et il me tarde de voir l’ambiance du quatrième (et peut-être dernier) volume et les révélations et retrouvailles qui devraient logiquement être au rendez-vous.
Le dessin est riche tout en restant léger, mis en valeur par des couleurs chaleureuses ; très orientales. Le style peut être proche du réalisme mais aussi très fantaisiste voir enfantin pour certains personnages ; la gamine est vraiment attendrissante, un peu comme la "Bouh" de "Monster Inc." et donne de la fraîcheur à cette aventure religieuse inquiétante.
Et pour finir, moi ça me fait jubiler de voir les religions monothéistes en prendre plein la gueule de manière aussi légère. Espérons que l’épilogue justifiera le statut de culte…
C'est un quatre de confiance que je mets, car en effet il ne s'est pas passé grand chose pour l'instant. Je trouvais même ce tome un peu trop court mais j'ai été sous le charme de l'ambiance. Les planches sont superbes. Les personnages sont attachants (surtout le grand-père). Seul regret toutefois au niveau de certains visages (la petite fille par exemple). En somme, on entre vite dans l'histoire et les auteurs ont réussi à nous éveiller de la curiosité quant au devenir de nos héros...
A la lecture des 3 premiers tomes, mon 4 est devenu un 5. Les raisons invoquées? Tout simplement le plaisir de replonger dans ces 3 albums. L'histoire s'enrichit au fur et à mesure de l'histoire, le dessin se tient. Par ailleurs, loin de se cantonner à une ambiance, les auteurs nous font dévouvrir d'autres mondes....Bref un mélange de saveur qui me séduit littéralement...
J'ai été d'abord séduit par le dessin, élégant et souple, très bien servi par une excellent colorisation.
L'histoire, ensuite, est de celle que j'aime découvrir : on ne sait pas où le scénariste vous emmène, on est comme dans la vraie vie, à affronter des évènements imprévus sans pouvoir en deviner à l'avance le sens, s'il y en a un.
A chaque tome, l'histoire s'enrichit de nouveaux personnages principaux (le prophète errant, l'empereur velléitaire...) et nous offre de nouveaux décors de toute beauté, plus ou moins inspirés de nos civilisations antiques (Tenochtitlan dans le 3e tome).
Le fond de critique religieuse un peu donneuse de leçons du premier tome m'avait un peu inquiété mais le message passe beaucoup plus subtilement que je ne le pensais et permet à l'auteur de déployer peu à peu un arrière-plan mythologique riche à son histoire.
Une des toutes meilleures séries de ces dernières années !
Les avis précédents résument bien ce que vous pourrez trouver en lisant Alim le Tanneur. J'ajouterai simplement que des bandes dessinées comme celles-là devraient être au programme des écoles primaires (je vais en parler à Sarko ^^), voire collège car c'est quand même très réaliste et donc très violent parfois, et certaines scènes sont choquantes et pas facilement explicables à un enfant, pour qui la religion peut sembler à première vue inoffensive.
En lisant cette bd on retrace le parcours ensanglanté de l'humanité, toujours au nom d'un soi-disant Dieu tout puissant qui mérite tous les sacrifices et au nom duquel les pires crimes sont commis. On assiste aux différentes traductions du fanatisme religieux, et on en comprend facilement les rouages : embrigadement dès l'enfance, interdictions en tout genre et libertés restreintes, incitation à la haine et à l'intolérance vis à vis d'autres croyances... Bref de quoi éveiller l'attention de nos chères têtes blondes !! Et nous de rester vigilants !
J'adore cette bd !
Tout d'abord le principe. Choisir un genre tel que l'heroic fantasy pour développer le thème du fanatisme religieux (qui rappelle malheureusement des fanatismes tout à fait réels et actuels...), c'est courageux et novateur. Cela prouve que l'heroic fantasy peut être plus qu'une pompe à fric pour éditeur peu scrupuleux. Comme Lupus, qui à mon sens donne des lettres de noblesse au support SF.
Mais au-delà du background, l'histoire de ce hors caste, raisonnable, plutôt athée, broyé par la logique infernale d'un pouvoir religieux fanatique, a tout pour émouvoir. Un peu comme si ce pauvre tanneur était hors du temps, étranger dans un monde tout acquis à la croyance dominante. Quel est son crime? Par un malheureux concours de circonstance, il peut prouver que la religion qui sert de base à sa civilisation n'est qu'une sinistre farce. Enfin, c'est une image, car il en faudrait plus que ça, à mon avis, pour ébranler une religion comptant plusieurs millions d'adeptes (voir l'histoire d'Adam et Eve, ou le saint suaire, j'en passe et des meilleures). Mais ce n'est pas important, l'ensemble est très bien traité, avec beaucoup de finesse, sans plaidoyer acerbe contre les religions en général.
Et puis le dessin est là pour servir parfaitement le propos, fluide, presque naïf, mais très travaillé. Beau, quoi !
Moi aussi j'ai succombé au charme suave de cet album. Séduite d'abord par les teintes douces et chaudes des planches (auxquelles -soit-dit en passant- la couverture ne rend pas justice), et influencée par les avis qui précèdent le mien, je l'ai acheté et l'ai dégusté come un merveilleux cocktail d'exotisme, de douceur et de finesse. Ce 1er tome nous présente des persos attachants : Alim humble parmi les humbles, qui s'interroge et doute, sa fille, espiègle, et le grand-père, sorte de vieux sage malicieux et roublard. On attend la suite avec impatience !
Tome 2 :
Première chose : la couverture ce coup-ci est réussie Par contre, ce qui me dérange un peu, c’est qu’elle m’évoque irrésistiblement le monastère tibétain de Lhassa. C’est dommage, je trouve, d’introduire cet ancrage dans le monde réel, au milieu d’une histoire qui paraissait jusque là typiquement prendre pied dans une Terre de Légende ( ) totalement imaginaire. Mais passons.
Le récit semble nous être raconté à posteriori, alors, ou bien il va y avoir un rebondissement dans les prochains tomes, ou alors il y a une anomalie ; mais je n’en dirai pas plus. A voir. Toujours est-il que ce tome est beaucoup plus violent que le précédent ; violence incarnée en la personne de Torq Djihid. Ce climat de terreur alterne avec des scènes bucoliques, pleines de fraîcheur. La menace qui pèse sur les trois fugitifs est de plus en plus palpable, au fil des pages, et cette alternance, loin de dissiper le malaise, ne fait qu’accentuer la précarité de leur situation. Tout ça est servi par un dessin encore plus beau que dans le premier tome, mis en valeur par une subtile palette de teintes chaudes ou froides, en camaïeu ou en jeux de contrastes, mais toujours harmonieuses. J’en suis même venue à oublier que c’était du numérique, c’est dire !
Bref, un second tome très recommandable. En plus, l’édition originale comporte un cahier réunissant les esquisses préparatoires et le résultat final de la couverture de ce tome ainsi que de la deuxième version de celle du premier.
En regardant bien la couverture du premier album, on s'attend à lire quelque chose de léger, de hautement coloré, une histoire simple et toute mignonne. En le lisant aussi notre avis ne change pas trop en fait.
Le scénario est centré autour de la relation entre un papa et sa fille, donc forcément touchant, de celle que l'on suit avec le sourire au coin des lèvres...
L'intrigue se déroule dans un monde inconnu, à une période inconnue elle aussi, ce qui renforce la part de mystère de la bd. Et dans ce monde tous les villageois croient à un dieu, tous sauf un, ou plutôt une : Bull, la petite fille, qui à cause d'une énorme bourde contraint son père, elle, mais aussi pépé (le malin pépé) à l'exil. Et c'est le début de l'aventure pour ces hors-castes...
Conclusion du premier tome : c'est frais, les illustrations sont magnifiques, l'histoire est à la fois légère et pleine de tendresse.
Et puis arrive le deuxième volume. Et là on sent que cela va changer un peu de ton, car dès la couverture, on voit un Alim luttant contre une tempête de neige, le combat s'annonce difficile.
A la lecture du tome, il est moins question de relation père-fille que d'interrogations politico-religieuses. On a même carrément l'impression que ce n'est plus du tout au même type de lecteur que les auteurs s'adressent.
Dans un premier temps, on est un peu déçu par la tournure des évènements, heureux que l'on était par la simplicité merveilleuse du premier tome. Et puis au fil de la lecture, on s'imprègne d'un autre style, sans doute plus revendicatif, avec un imaginaire encore plus développé. Il est question de manipulations de chefs spirituels (ou pseudos-spirituels plutôt) prêts à tout pour accéder au pouvoir. De plus, Alim et sa petite troupe, sont recherché par ces dits chefs car les hors castes sont considérés comme des traîtres, ni plus ni moins.
Enfin, le troisième volume concrétise ce qui avait été aperçu dans le deuxième volume. 10 ans ont passé et après un accident tragique sur une terre inconnue (en fait c'est l'Afrique), Alim n'a plus revu sa fille depuis. On voit la un personnage résigné plus que triste. D'autant plus que les gourous ont exporté la croyance en Jésameth (le Dieu unique selon eux) sur ces terres nouvelles et ont conquis la population locale. On y voit la un clin d'oeil aux croisades.
Mais Alim n'a plus qu'un seul objectif, celui de retrouver sa fille...
La suite de cette magnifique série est attendue avec beaucoup d'impatience...
La couverture du premier tome n’attirait pas vraiment l’œil, et avait fait que j’étais passé à côté. A la sortie du 2ème album, je suis vraiment tombé sous le charme des dessins et je me suis donc procuré cette série où j’ai découvert un excellent scénario.
Nous sommes transportés dans un monde imaginaire un peu dans un esprit fantasy, où religion et pouvoir sont directement liés. Dans l’empire de Jesameth, la croyance est forte et ne doit souffrir d’aucune contestation. Les armées sont envoyées à la découverte des terres éloignées pour convertir les infidèles. Mais, tout ceci va basculer le jour où Alim et sa fille Bul vont découvrir dans les entrailles d’un monstre marin les habits que portaient Jesameth lorsqu’il est parti à la rencontre des dieux.
Ainsi, dans un univers riche entièrement basé sur la religion, Lupano nous conte les mésaventures de cette petite famille qui doit fuir pour ne pas être exécutée pour blasphème. Malgré l’importance du thème abordé, une certaine naïveté et légèreté s’échappaient du premier tome mais celles-ci disparaissent au fur et à mesure que l’on avance dans l’aventure. Il s’agit au final d’une critique en bien et en mal de la religion et de son utilisation politique avec quelques références non feintes à des dogmes existants (voir le 2ème tome avec un temple n’étant pas sans rappeler les temples bouddhistes). La narration quant à elle nous plonge complètement dans l’aventure avec des personnages charismatiques dont l’évolution au fil du temps est vraiment bien réalisée.
Cet excellent scénario est parfaitement servi par un graphisme d’une grande qualité qui nous montre tout le talent de Virginie Augustin. Le style utilisé se situe entre réalisme et cartoon ce qui permet de donner un peu de légèreté à l’histoire. Le dessin de Bul par exemple fait vraiment très dessin animé dans le 1er tome et représente bien sa jeunesse et donc sa grande naïveté. Pour les personnages adultes, ils alternent entre des traits arrondis ou durs selon le caractère de chacun. L’auteur réalise également de superbes décors évoluant au fil des aventures et des régions traversées : montagnes enneigées, villes orientales, temples incas, verts pâturages, déserts... Le tout est accompagné d’une mise en couleur d’une qualité que j’ai rarement vue. Assurée par Penloup sur les 2 premiers tomes puis par Virginie Augustin sur le 3ème, le résultat est très bon, très coloré et les tons utilisés correspondent parfaitement à chaque ambiance.
Cette série est donc une très grande réussite graphique mais aussi scénaristique avec le destin de nos héros qui ne nous laisse pas indifférent. Pour moi, c’est un incontournable et si le 4ème et dernier album est du même niveau, la note augmentera certainement.
J'ai bien aimé le premier tome.
J'ai par contre beaucoup moins aimé le deuxième.
En effet, le premier tome conte l'histoire d'un père et sa fille avec de beaux dessins
Le deuxième tome est trop axé "politico/religion" et le dessin me plaît nettement moins
On verra le troisième tome.
Que dire sur "Alim le Tanneur" ? Tout simplement que c'est une des meilleures séries qu'il m'ait été donné de lire et d'acheter.
Des dessins superbes, orientaux, très féminins (il s'agit d'une dessinatrice et ça se voit), qui nous plongent dans un orient parallèle que l'on n'a pas envie de quitter.
Des personnages charismatiques, attendrissants, qui font 'dessins animés' (les dessins de ceux-ci ne se veulent pas réalistes), qu'ils soient principaux (Alim et sa fille, Bul) ou secondaires, avec un gros coup de coeur pour le pépé qui n'a rien à envier aux meilleurs de Walt Disney.
Un univers varié sur les deux premiers tomes : villes orientales, cimes enneigées, pâturages... Seuls les animaux présents me laissent sur ma faim tant ils sont proches de ceux que l'on connaît et finalement peut-être aurait-il mieux valu piocher dans le bestiaire terrestre, assez varié pour cela (ici les moutons sont orange, les baleines sont remplacées par les sirènes tueuses, des pseudo-homards servent de nourriture...)
Un scénario pour l'instant prenant pour peu que l'on accepte l'idée d'un monde parallèle qui aurait pu être nôtre si l'Histoire en avait voulu autrement (religion prophétique étouffante et liberticide, avec chasse aux mécréants et lutte de pouvoir).
En conclusion, je vous recommande la lecture de cette série qui commence très bien... Je n'ai pas mis 5/5 car j'attends de voir la suite pour savoir si le scénario tient vraiment la route.
Je n'ai encore lu que le premier tome, mais celui-ci m'a plu.
L'univers est neuf, et inspiré de l'orient (architecture, vêtements,...)
L'intrigue est posée et j'attends d'en lire plus mais le thème de la croyance aveugle et du pouvoir religieux m'inspire bon espoir.
Les dessins sont "doux" et beau pour les décors. Le dessin des personnages est peut-être un peu impersonnel (surtout la petite fille) mais c'est pour être critique.
Alim le Tanneur est un homme simple de grande bonté et, avec sa fille et son beau-père, il se heurte à la folie des hommes, aveuglés et rendus fous par leurs croyances.
Un tout grand bravo à Mme Augustin pour ses magnifiques dessins.
Les personnages sont très attachants et l'histoire me procure des émotions que j'ai rarement ressenties en lisant une bd.
Apparemment, il s'agit de la première série de la dessinatrice mais je ne manquerai pas de m'intéresser à ses futures oeuvres.
Mon avis pour l'achat : oui, oui et encore oui !
A posséder absolument !!!
C'est un mélange entre religions et mythes. La découverte qui lance l'histoire est à la fois drôle et surprenante.
Les couleurs chaudes sont superbes. Bien que l'on ait tendance à penser que les traits sont naïfs, les personnages sont bien croqués. Et très attachants.
Enfin, pour une fois les rôles habituels sont renversés (les blonds sont les prisonniers et les "moghols" règnent sur le monde connu).
Très dépaysant quant aux personnages et aux situations.
La liberté de pensée et d'expression d'"Alim le tanneur "et de sa fille les oblige à fuir une société de fondamentalistes religieux entièrement dévoués au culte de Jesameth (acronyme de Jésus et de Mohammeth?). Mais ils ont entre leurs mains des reliques qui semblent avoir appartenu à Jesameth et qui pourraient remettre en questions les dogmes religieux existant, chose que les prêtres ne sont pas prêts de tolérer.
Une série où on peut lire en filigrane une réflexion sur les religions du Livre, mais qui est pourtant racontée de manière légère, fraîche, drôle, sympathique.
Dessins craquants (faisant penser à Plessix), scénario intéressant, personnages attachants, narration bien maîtrisée, cette série a toutes les qualités pour devenir culte.
Je n'accroche pas à ce genre de bande dessinée. Je constate que je suis un des rares. J'ai essayé, je l'ai relu deux fois, mais je ne trouve rien d'inoubliable dans ce récit. Certes, les décors orientaux sont originaux. L'univers est agréable, mais je n'arrive pas à entrer dans ce monde proche des milles et une nuits. Je mets quand même 3 étoiles car c'est cependant nettement au-dessus de la production héroïc fantasy actuelle.
Lupano, nous conte l’histoire de Alim, le tanneur de Brahmalem, et de sa très jeune et turbulente fille, Bul. Vivant dans un empire vouant un culte intransigeant et fanatique à Jésameth le sauveur, Alim et Bul font une découverte bouleversante qui pourrait bien remettre en cause leur croyance. Ils sont maintenant en danger, ils sont forcés de fuir et de se cacher, car les hauts dignitaires et représentants du sauveur ont envoyé le puissant et sanglant guerrier Torq Djihid à leur poursuite. Lupano, nous livre une intrigue bien amenée, bien construite, le tout sur un fond de monde oriental et fantastique, où religion et pouvoir mènent la danse.
Les dessins de Augustin sont magnifiques. Des traits d’une finesse irréprochable, qui nous dépeignent des paysages à couper le souffle. Les personnages sont eux aussi très réussis. TOUT BONNEMENT MAGNIFIQUE !!
Les couleurs sont aussi de Augustin en collaboration avec Penloup. Elles sont très jolies. Souvent assez pâles et exotiques, elles se marient à merveille avec le dessin pour au final obtenir des illustrations que je qualifierai de cultes.