Je viens de lire les 3 premiers tomes de cette série Juridico financière.
Le 1er nous présente les principaux acteurs de la Brigade qui doivent démanteler un réseau de corruption international.
Les 2e et 3e se déroulent 2 ans plus tard et notre équipe devra enquêter sur un délit d’initié qui les fera remonter, en lien avec le 1er tome, jusqu’à la secrète Opus Scientilique qui tire les ficelles d’une menace mondiale.
Le scénario de Malka, ex avocat, (« l’ordre de Cicéron » comme le rappellent les stickers) tient bien la route et est suffisamment explicite pour nous faire comprendre les rouages des milieux juridiques et financiers (l’intérieur des couvertures présentent un organigramme très utile).
Il y a de l’action et un suspens qui va crescendo jusqu’au cliffhanger final ! (dommage de s’arrêter à la 45e planche … les tomes précédents en avaient 46 !)
Le dessin nerveux et efficace de Mutti aide à la fluidité de la lecture … cependant, ses personnages sont un peu figés et ses héroïnes ne se distinguent souvent que par la coiffure et sa couleur … à propos de couleurs, les dessins sont sauvés par celles de Luca Malisan (on ne rend pas suffisamment hommage aux coloristes) qui sont d’un réalisme impressionnant (voir les décos d’intérieur !).
Bref, excellente série dont vous aurez compris qu’on attendra avec impatience le tome 4.
Je trouve que la note globale de cette série paraît un peu sévère. Il est certain que nous n’avons pas la série du siècle mais elle reste très acceptable dans son ensemble.
Le dessin est très moderne, un peu dans la mouvance de ce qui se fait pour des séries similaires style I.R.$. ou Wayne Shelton avec un trait de crayon fin et précis tel que les dessinateurs italiens savent si bien le faire. Le scénario est d’une grande fluidité. Je n’ai pas eu de mal à comprendre les ramifications de cette histoire.
Il est vrai que nous avons droit à des personnages très stéréotypés tels que le jeune et beau procureur qui réussit à s’envoyer en l’air pas moins de deux fois avec deux femmes différentes en à peine 15 pages. Ce genre de situations n’est guère crédible à vrai dire. Un Procureur de la République est passé par la faculté de droit : c’est quelqu’un de généralement très austère qui s’accorde peu de distraction. Dans ce milieu, la camaraderie n’existe pas car c’est du chacun pour soi. On pense d’abord qu’à son évolution de carrière et non à défendre la veuve et l’orphelin. Je crois que j’avais beaucoup apprécié une série comme RG car elle décrit plus exactement « le milieu » de la Justice. Cette faune est très particulière, vous pouvez me croire sur parole !
Après, on se rend compte que « Section Financière » fait dans la surenchère notamment dans les scènes d’actions. On lance des missiles sur les cabinets d’avocats et même sur les TGV !
Pourtant, je dois bien avouer qu’on passe un moment de lecture très agréable. J’ai surtout bien aimé le fait que le second tome renvoie subtilement à des détails à peine entre-aperçu dans le premier. Nous assistons également à une véritable évolution voire transformation des personnages puisque deux années se sont écoulées dans l’histoire entre les deux tomes.
J’ai également l’impression que cette série qui devait dénoncer les enrichissements sans cause de grands groupes financiers se détourne de sa finalité originelle pour finalement combattre une secte pseudo-religieuse qui souhaite détruire le monde avec une arme bactériologique. Du déjà vu dans de nombreux feuilletons à la TV. C’est très intéressant mais ce n’est pas ce qui était demandé au départ.
En conclusion, nous avons une série très divertissante qui semble manquer un peu de profondeur au niveau des protagonistes en cause mais qui recèle de qualité telle qu’un véritable dynamisme dans le scénario signé du grand Malka tout de même. Pas de faille et de nombreux rebondissements qui contribuent à une agréable lecture.
La mafia russe, le Fond monétaire International et une secte sont au centre de cet album inaugural. Prometteur !...
L'objet de l'enquête en est les détournements de fonds alloués aux entreprises russes en voie de privatisation. Prometteur derechef !...
Les auteurs ne se privent pas de faire savoir qu'ils se sont -très- bien documentés, au gré de notes subpaginales qui expliquent les finesses de la procédure judiciaire. Ca m'ennuie un peu car ça me "casse" la lecture !...
L'enquête est touffue et n'est pas trop facile à suivre. Qui plus est, l'équipe du procureur est infiltrée par la mafia ; ce qui va corser les choses. Et ma difficulté de lecture aussi !...
La lourdeur de certains débats ne m'a vraiment pas donné une réelle envie de m'y retrouver, alors que le final -pathétique- est miné par des sous-entendus. Va peut-être falloir que je relise le tout pour bien comprendre !...
Au final ?... A force de vouloir en faire trop, cela m'a fait déconnecter d'une série qui pourrait (aurait pu ?) être prometteuse.
Je "passe la main". Dommage. Mais c'est comme ça !...
Un joli petit sticker sur la couverture : « Par le scénariste de l'Ordre de Cicéron » et je succombe au charme du marketing en achetant cette nouvelle série.
La lecture est plutôt agréable bien que le scénario manque d’originalité en marchant sur les plates bandes d’IRS par exemple. J’ai surtout été déçu par rapport à l’ordre de Cicéron qui est plus original et mieux construit, de plus à trop mettre en avant le héros on arrive parfois à des incohérences dans le déroulement d’une enquête qui devrait impliquer beaucoup plus la police qu’un procureur. Pour le moment, je ne suis donc pas franchement convaincu et j’attends le tome 2 pour avoir un avis définitif.
Un montage complexe (les finances, forcément), et un déroulement assez banal. Une histoire qu'on oublie très rapidement et qui ne laisse pas de trace. Malgré des dessins de bonne qualité et de belles couleurs. C'est toutefois nettement mieux (scénario et déroulement) que I.R.$.
Il est certaines bandes dessinées que l'on découvre comme une série télé. "Section financière" en fait partie, et je ne dis pas ceci à titre péjoratif, non, au contraire. Aucun temps mort dans le scénario : une actualité brûlante (la main mise de la maffia russe sur les avoirs et les investissements occidentaux), des flics comme on en voit à la TV, jeunes, efficaces et déterminés... C'est peut être-là où le bât blesse car le personnage du procureur est un peu trop stéréotypé à mon goût (beau gosse, incorruptible, prêt à défendre la veuve et l'orphelin).
A la lecture de ce premier volume, on ne peut occulter la comparaison avec I.R.$..
Pourtant, les auteurs s'éloignent rapidement de cette série sur plusieurs points.
Primo, le dessin de Mutti (que j'avais apprécié dans "Arrivedercci Amore" et Break Point) est beaucoup plus réaliste (voire moins froid que dans I.R.$.), d'ailleurs je trouve que son dessin s'affine par rapport aux séries précitées.
Secundo le scénario, écrit par un avocat, Malka, se rattache à des faits qui nous semblent vraiment proches.
Un second reproche que je peux faire à cet opus (mais sans doute lié au fait qu'il s'agisse d'un épisode complet- ce qui est en soi une bonne nouvelle- ), c'est la rapidité à laquelle les évènements s'enchaînent. Une série correcte qui fait passer un agréable moment. Que dire de mieux d'une bd ?