Des histoires comme la série l'Agence en produit, j'en ai déjà lu des dizaines à la pelle. Il n'y a rien de vraiment singulier dans les aventures de cette bande d'enquêteurs. On nous présente le trafic d'oeuvres d'art comme une originalité en bd. Ce n'est pas vraiment tout à fait le cas.
Le dessin est à l'image des personnages c'est à dire froid et impersonnel. On ne s'attache véritablement à personne. Il y a d'ailleurs toute la panoplie presque habituelle : la top modèle reconvertie, l'ancien agent secret, le prodige des technologies modernes...
C'est de la bd d'action où cela tire dans tous les sens et qu'on traverse sans éprouver le moindre plaisir. Oui, cela se laisse lire mais c'est tout. Je déplore un sérieux manque de créativité !
Bon... Pour ceux qui ne connaissent pas Largo Winch, I.R.$., Alpha et consorts : cet album est fait pour vous !..
Mais pour les "autres", y a comme "un goût étrange venu d'ailleurs"...
Bartoll, bien connu dans le petit monde des scénaristes de BD, vient ici avec une nouvelle série ancrée dans l'actualité.
"L'agence" relate les aventures d'une équipe d'enquêteurs spécialisés dans la lutte contre le trafic d'oeuvres d'art.
Le groupe, formé de quatre "héros", va ainsi intervenir dans tous les coins de la planète, et ce dans des dossiers très délicats.
Une série où aventure et culture font assez bon ménage ; malgré que le postulat a un vrai goût de "déjà vu, déjà lu".
Rien à (trop) redire côté dessin : Legrain "tient bien le crayon". Il fait montre d'un graphisme pointilleux, bien détaillé. J'aime assez. MAIS, toujours ce petit hic : dans ce genre d'aventures, y en a JAMAIS un qui rigole !... Pourquoi ?...
Une -bonne- série à suivre, prometteuse... mais sans trop d'éclat.
Avec le Dossier Léda, premier tome de leur nouvelle série, Agnès et Jean-Claude Bartoll invitent le lecteur à suivre les aventures de « L'Agence », une organisation engagée contre le trafic d'œuvres d'art. Le postulat de base est plutôt original car ce thème n'avait pour le moment guère été abordé.
Ainsi, nous suivons l'évolution d'une équipe énigmatique composée de quatre agents, style "Mission Impossible", dont les moyens semblent presque illimités (matériels high-tech, jet privé et QG à l'avenant). Au fil de leurs pérégrinations, les protagonistes nous emmènent dans diverses villes du monde telles Paris, Londres, Venise ou Hong-Kong afin de mieux nous faire sentir le coté international des malversations. Les scénaristes nous livrent un récit captivant agrémenté de rappels historiques qui renforcent la cohérence de l’enquête.
Après « Mortelle Riviera », Jean-Claude Bartoll fait de nouveau appel à Thomas Legrain pour signer les dessins de sa nouvelle série. Pour l'une de ses premières réalisations, ce jeune auteur s'en tire plutôt pas mal avec un trait classique et réaliste. Les planches sont bien découpées et la mise en couleur assez réussie. Les décors et autres sites d'action sont bien rendus et favorisent l'entrée du lecteur dans l'histoire. Le seul petit reproche portera sur l'expressivité des personnages qui pourra être améliorée par Thomas Legrain au fur et à mesure de ses prochaines productions.
Au final, une première aventure divertissante bouclée en un seul tome. Le deuxième opus, "Dossier Pazuzu" devrait sortir pour la fin janvier 2007.
Au début je me disais : Ah tiens, ça parle des biens spoliés aux Juifs pendant la Guerre, peut-être que ça va être intéressant.
Je sais pas moi, ça aurait pu virer au western archéologique à la Indiana Jones, avec un peu de mystère, du fantastique et de la romance.
Et puis finalement non. Dès la 3ème ou 4ème page, on sent que cette nouvelle série prend le pas de séries déjà sorties chez le Lombard, et que l'on regroupe dans le vocable "thrillers financiers". Des séries dont seule une ou deux vaut le coup, les autres n'étant que des ersatz sans saveur.
C'est encore le cas de cette série, qui enchaîne les "actions" (même s'il ne se passe en définitive pas grand-chose) sans réel souci d'intéresser le lecteur. Et puis on change de décor à chaque page, pour montrer que le dessinateur n'est pas manchot.
Ok, Legrain n'est pas mauvais, mais son trait, malheureusement, n'a pas vraiment de caractère, et ne sort pas du lot de ces thrillers financiers dont je parlais plus haut.
En définitive, c'est un peu du gâchis.
Cette nouvelle bande dessinée signée Bartoll(s) et Legrain (vous ne pouvez pas manquer le nom du scénariste, un stick l'annonce fièrement, par une formule à présent très rodée, je cite « par le scénariste d'Insiders ») souffre des mêmes défauts que le tome 1 de sa série phare, à savoir la multiplicité des personnages, des pays et là, en outre, de nombreux rappels historiques.
Les pages sont ponctuées de « au même moment à Venise - page 17 », ou encore « au même moment, London City Airport -page 37- », mais aussi de « deux jours plus tard, dans les environs de Londres- page 32- », et encore page 34 , d’un « le soir même à Paris ». Honnêtement, c’est un GPS qu’il nous faut pour suivre cette aventure. A force de multiplier lieux et personnages, cela finit par nous donner le tournis… voire le mal de mer ou plutôt le mal de l’air, puisque l’ensemble de ces sympathiques personnages n’utilisent que l’avion (ou l’hélicoptère) comme moyen de déplacement. Non, je suis mauvaise langue, la BMW et le cheval servent parfois à nos fortunés héros. D’ailleurs certaines pages me font sérieusement songer à l’univers de Largo Winch.
Sinon, on peut rapprocher cette aventure d'un épisode de « mission impossible » (la vieille série TV, hein, pas la daube de ciné que l’on nous sert depuis quelques temps). Une aventure truffée de gadgets, de coups tordus et d'action. Pour une fois, je trouve que le thème abordé, celui du trafic d'objet d'art, nous change un peu des mafias des pays de l'Est et autres trafics de drogue tant prisés dans les bandes dessinées actuelles.
Je partage les mêmes impressions que Ro au sujet de ce premier opus. On a l’impression de lire une énième série titillant les références du genre "thriller-financier" sans en atteindre le même résultat. Pas de défauts majeurs à relever dans la construction du récit, mais celui-ci ne propose rien de bien novateur non plus. Tout comme Ro, le passage intempestif d’une capitale à l’autre a aussi le don de m’agacer (Londres, Paris, Hong Kong, Venise, . . . ). On a l’impression qu’on veut nous en mettre plein les yeux. Le dessin est correct mais ce n’est pas un style que j’affectionne outre mesure. Je le trouve impersonnel.
Bref, une bd pour les amateurs du genre. Les autres préféreront relire un bon vieux Largo Wich.
Si je voulais être objectif avec cette nouvelle série, je dirais qu'elle n'est pas mal et ne présente pas de réel défaut de construction. Son sujet, un groupe d'enquêteurs dans le milieu du trafic d'oeuvres d'art, est assez original et traité avec sérieux et une bonne dose de documentation. Amateurs de Largo Winch, I.R.$. et autres thrillers financiers seront ravis de cette nouvelle lecture pleine d'action et de suspense.
Maintenant, en ce qui me concerne, je suis plus que lassé par ces ersatz de Largo Winch et de séries télévisées américaines.
L'équipe de héros de cette série est composée d'un beau jeune premier, d'une mannequin pleine de charme et d'intelligence, d'un petit génie de l'informatique et d'un vieux mentor qui gère tout le monde à distance. Comme c'est original...
Nous nageons en plein monde de fortune, gloire et beauté. Notre équipe de héros possède son jet privé, ses nombreuses voitures de luxe, son QG est un palais vénitien, son équipement informatique est à la pointe de la technologie, etc. La petite équipe policière typique, quoi.
Tout le monde est beau, riche, maître en arts martiaux, en explosifs, en infiltration et en armes à feux. Et personne n'a d'acnée juvénile, heureusement.
Et tout ce petit monde navigue sans sourciller entre Paris, Londres, Venise et Hong-Kong, avec des allers-retours entre ces villes comme s'il suffisait de prendre le taxi pour aller de l'une à l'autre.
Et bien sûr, nous fréquentons les conseils d'administrations de grandes holdings et les salles d'enchères où tout se joue en millions de dollars.
La routine habituelle, quoi...
Bref, je trouve ça lourdingue ces séries où tout brille et où seule l'action et le fait d'épater le lecteur comptent.
Le scénario, pour sa part, est assez typique du genre. Conflits entre puissants, secrets enfouis depuis la Seconde Guerre Mondiale, tueurs anciennement formés par le K.G.B, menace d'O.P.A, etc...
La narration est rendue assez confuse par des sauts trop fréquents d'un pays à un autre, de personnages à d'autres. Il faut bien une quinzaine de pages pour bien cerner qui est qui, et encore ce n'est pas gagné.
Le dessin, enfin, est très classique, lisse et sans âme sans avoir pour autant de véritable défaut technique.
A classer dans la liste des thrillers financiers ou d'espionnage en BD sans rien renouveler au thème.