Et bien moi, je l’ai vraiment bien aimée, cette série.
Une chose est cependant claire : le dessin n’est pas du tout à mon goût. Raide, maladroit, avec des perspectives bancales, il dispose juste de ce qu’il faut d’expressivité pour quand même satisfaire au minimum vital… mais vraiment, c’est, à mes yeux, très laid.
Par contre, que dire de l’histoire ? En fait, je crois bien qu’il faut remonter à très longtemps pour retrouver une série qui m’ait aussi spontanément fait rire (sans doute le premier tome du Jo Bar Team, même si ces deux séries n’ont rien en commun) ! Déjà, il y a ce couple de vieux têtus insupportables et lourds. Mais les autres protagonistes ne sont pas en reste (à l’exception du gendre, témoin privilégié et diplomate de service). Tous sont tellement lourds que c’en devient jouissif ! Et puis, il y a la situation dans laquelle se retrouve tout ce beau monde. Absurde mais si proche de ces faits divers que l’on découvre parfois avec consternation au coin d’un journal. A nouveau, c’est jubilatoire. Et quand ces deux mondes se rencontrent, cela donne des passages dans lesquels les acteurs se révèlent tellement mesquins, tellement bêtes, tellement pitoyables… que j’ai adoré.
Donc, voilà , sans doute la série la plus mal dessinée à mes yeux mais méritant quand même un « franchement bien » enthousiaste pour la qualité de l’humour distillé.
Je fais parti de ceux qui n'ont pas accroché à 'La Marie en plastique'. Jusqu'à présent j'avais bien aimé ce que j'avais lu de Rabaté, mais là je n'ai pas du tout accroché. Je n'ai pas aimé le dessin. Les personnages sont tellement moches que ça ne me donne pas envie de lire l'histoire. On dirait une version hideuse du dessin de Rabaté.
Le scénario n'est pas intéressant. Il ne se passe rien la plupart du temps. C'est la vie quotidienne d'une famille et il se passe des trucs parfois. Ce genre de scénario ne me déplait pas si c'est un one-shot et que les personnages sont assez charismatiques pour que j'ai envie de suivre leur quotidien, mais ici les personnages sont sans intérêt et il y a deux tomes. Un tome de trop à mon avis.
On est transporté dans une famille de Français moyens de la campagne (pour ne pas dire "beaufs" pour certains) où Papy et Mamie, avec leur égo et leurs caprices ne peuvent plus se blairer. Tous les deux bornés mais croyant en une cause que l'autre ne cherche même plus à comprendre (lui c'est le communisme, elle le catholicisme), ils pourrissent quand même bien la vie de leur descendance et progéniture. Mais une suite d'évènements va chambouler la vie quotidienne de tous ces protagonistes.
L'histoire m'a intéressé, j'apprécie plutôt les dialogues (même si je n'ai pas toujours compris le sens de certaines phrases), il y a quelques situations drôles, mais j'ai trop de mal à apprécier les personnages pour être entièrement séduit par la série.
Est-ce dû au dessin ? Je trouve que David Prudhomme a un dessin vraiment, vraiment très proche de celui de Rabaté (alors pourquoi ce dernier n'a-t-il pas dessiné la série ?) donc normalement je devrais aimer ce style (assez épuré pas toujours super précis avec des couleurs pastel). Ça va, je l'apprécie même si je n'aime pas du tout le look qu'il fait aux hommes de la famille qui sont vraiment laids (est-ce voulu ?)
Je ne conseille pas cette série à tout le monde, car je pense que certains peuvent détester, personnellement, j'ai bien aimé, sans être fan.
J'ai découvert Rabaté avec sa savoureuse bd intitulée Les Petits Ruisseaux.
Même s'il n'est pas au dessin, Pascal Rabaté exploite de nouveau le thème de la vieillesse, entre-autre.
En effet, sous l'apparence d'une chronique familiale, parfois drôle mais aussi très grinçante, Rabate nous propose une tranche de vie d'un couple âgé. C'est certes assez décapant mais manque un peu d'originalité à mon goût (la grenouille de bénitier mariée à un pilier du PCF, pff...ça fait un peu du déjà vu dans le genre Peponne et Don Camillo, un "fameux couple" aussi.). Et puis si le "miracle" de la vierge s'avère assez judicieux au début, il finit par lasser et finalement est vite expédié vers la fin.
Sinon, reste quelques bons gags : le portrait de Lénine et la statue de la vierge, la cabane du fond du jardin, les couverts etc.
Un diptyque divertissant mais le dessin, un peu trop épuré, de Prudhomme, ne m'a guère convaincu.
A emprunter en bibliothèque si vous en avez l'occasion.
"Ma Doué benniget !" aurait lancé ma gran' tante Lisette si elle lisait des BD... Bondieuseries et prises de bec dans une famille de la France profonde... Quelle aventure... Ou pas...
Bon on n’est pas en Bretagne, mais cela aurait bien pu... Le décor est bien campé, Rabaté sait y faire, mais voilà, ensuite pas de miracle pour ce qui me concerne. Deux tomes pour une histoire ou finalement il ne se passe pas grand chose, c'est à mon avis un de trop... Car si les personnages sont épiques, je pense que tout ce la aurait pu tenir dans un one shot.
Pour ce qui est du dessin, là aussi c'est pas vraiment ma tasse d'eau bénite, et du coup l'accroche a été plus dure. On se fait à ce trait succin et évasif, mais du coup, est-il judicieux pour renforcer ce récit de famille ? Je ne sais pas...
Au final, une petite déception, surtout venant de chez Futuropolis, qui pour l'instant ne m'avait réservé que des bonnes surprises.
Un diptyque sympathique, sans plus.
Certes le sujet est original, il est traité avec beaucoup d'humour (j'ai vraiment éclaté de rire à plusieurs reprises), mais hélas il ne me laissera pas un souvenir impérissable, du moins en ce qui me concerne. D'ailleurs j'aurais aimé avoir d'autres moments drôles, notamment au moment de la visite des envoyés du Vatican. J'ai trouvé ça plaisant, mais c'est tout.
Le dessin de David Prudhomme ne me plaît pas des masses, je le trouve un peu trop brouillon, et les personnages ne sont pas très expressifs.
Après la lecture des 2 tomes.
Un vrai bof....
Tout d'abord ce qui frappe aux yeux, le dessin : trop imprécis, trop simpliste, et surtout pas assez de pleins de choses...
Pour l'histoire, c'est un mélange de déjà vu mais sans réelle personnalité.
C'est lent, un one shot aurait suffit.
J'ai aimé la chute complètement imprévisible, dommage que l'ensemble n'est pas été aussi décalé.
La "Marie en plastique" est une tranche de vie d'une famille rurale dont les grands-parents mènent encore un combat digne d'un "Don Camillo" avec Fernandel : l'Eglise contre le communisme.
J'ai eu la nette impression de lire du sous Davodeau. On sourit de temps en temps mais il ne se passe rien. C'est pas tant que l'ennuie pointe son nez... Non, cela reste plat comme la vie de tous les jours jusqu'à ce qu'un miracle se produise....
Ai-je réellement une irrésistible envie de lire de la bd sur les disputes de vieux sexagénaires ? Euh, ce n'est pas mon cas ! Pour le reste, tant d'auteurs ont déjà décrié les superstitions qui règnent encore dans le plus profond de nos campagnes avec toujours les mêmes clichés d'un village peuplé de simples d'esprits.
La Marie en plastique raconte une tranche de vie d’une famille dans un village. Une famille au grand complet : des grands parents aux petits enfants tout le monde habite sous le même toit. Et quand pépé et mémé ne peuvent plus se supporter l’ambiance est loin d’être au beau fixe.
On a droit durant toute la BD à leurs engueulades permanentes dont sont témoin le reste de la famille. Parfois les expressions ou les noms d’oiseaux qu’ils s’envoient à la figure, font sourire. Mais à la longue c’est un peu répétitif quand même. Je n’ai pas très bien compris où veut nous emmener l’auteur. J’aurai peut-être une réponse avec le tome 2.
Par son graphisme cet album m’a tout de suite fait penser aux petits ruisseaux, autre BD signée Rabaté que j’avais beaucoup aimée. J’espérais bien retrouver cet humour et cette fraîcheur qui m’avaient conquis. Malheureusement, il faut reconnaître que c’est moins bon.
J'avais tellement entendu parler en bien de cette BD que j'ai craqué et fini par me l'acheter.
J'ai longuement hésité car je n'aime pas du tout le dessin. Encore maintenant, j'estime qu'il m'a en partie gâché le plaisir de lecture et c'est à cause de lui que ma note n'est pas un cran plus haut. Je le trouve laid, trop souvent approximatif, et médiocrement colorisé. Pourtant il semble vraiment que ce genre soit voulu par le dessinateur qui a fait la preuve dans d'autres albums qu'il était capable d'un dessin beaucoup plus soigné et régulier. J'avoue ne pas comprendre ce choix. Sa seule qualité à mes yeux est qu'il offre parfois des bouilles vraiment extra aux personnages. Mais ça ne suffit pas pour moi.
Du coup, j'ai eu un peu de mal à me lancer dans cette histoire présentant le quotidien d'une petite famille populo, dont la grand-mère est bigote et le grand-père militant communiste ce qui les fait régulièrement se bagarrer. Mais finalement, la bonhommie et l'humour du récit m'ont séduit. J'ai vraiment rigolé à pas mal de moments, notamment au moment de la pose de la Vierge en plastique sur la télé et la réaction du grand-père.
Le scénario se révèle drôle, un peu à la manière d'un film comme "la vie est un long fleuve tranquille". Les thématiques abordées sont la foi - ou la crédulité selon le point de vue -, les relations familiales et l'amour malgré les différences de point de vue. C'est drôle, amusant et parfois touchant. Assez original et bien raconté.
En définitive, j'ai bien aimé ma lecture et je ne regrette pas mon achat. Mais j'aurais vraiment aimé que le dessin soit différent, plus classique peut-être mais en tout cas plus régulier et plus soigné.
Dialogues décapants, situations farfelues et franchement marrantes, histoire se situant dans une famille franchouillarde, etc... "La marie en plastique" est une bd qui m'a énormément plu !
Voici mes avis sur les deux tomes qui composent la série :
Avis sur le tome 1 :
Peu de temps après Les petits ruisseaux, Rabaté signe une chronique familiale au scénario aidé par Prudhomme au dessin cette fois-ci.
« La marie en plastique » est une BD se déroulant dans un petit village. L’histoire démarre par le retour d’Emilie du pèlerinage de Lourdes, cette grand-mère est catholique pratiquante. C’est tout le contraire de son mari Edouard qui est athée et qui a des opinions communistes. Ce vieux couple vive chez la fille d’Emilie qui est marié avec Paul, un mari gentil et bon vivant. Tom et Lisa sont les petits-enfants d’Emilie et Edouard, la fille va d’ailleurs passer sa communion solennelle. Tiens, au fait, la grand-mère a ramené un objet de Lourdes qui va foutre un bon petit bordel au sein de cette famille…
Dans cette BD, j’ai adoré les scènes de ménage entre Emilie et Edouard dont Rabaté s’en sert pour y mettre des dialogues à la fois humoristiques, pertinentes et absurdes ! Il y a dans cette BD un air franchouillard -que j’ai également aimé- rehaussé par sa situation dans un village au fin fond de notre pays et par des personnages bon vivants qui ne diront jamais « non » devant un camembert bien de chez nous et un bon apéro !
L’histoire met donc l’accent sur les personnages et les dialogues entre eux qui en découlent. Le dénouement est très imprévisible, à mille chemins du développement de ce premier tome dont je me demandais quelle était l’intrigue principale.
Je ne suis pas vraiment admiratif du trait de Prudhomme : je le trouve trop brouillon et quelconque. D’ailleurs, la couverture n’est pas à mon avis très attirante. Néanmoins, j’aime sa mise en page et son découpage qui font preuve d’originalités même si parfois j’ai dû faire quelques retours en arrière pour bien saisir des scènes.
Finalement, je vous conseille très fortement la lecture de ce premier tome de « La Marie en plastique ». La situation dans une famille franchouillarde et les dialogues « savoureux » entre le vieux couple me sont apparus vraiment irrésistibles. A découvrir d’urgence !
Note finale : 4/5
Avis sur le deuxième tome :
Suite et fin de cette bd qui met en scène une famille franchouillarde, ce deuxième tome m’est apparu également très agréable à lire.
Le lecteur est invité à suivre le quotidien d’un foyer composé d’un couple avec enfants qui héberge les parents maternels et dont la grand-mère va -à partir d’un objet ramené du pèlerinage de lourdes- provoquer un chamboulement dans la famille et… dans le village.
L’humour utilisé dans ce second tome m’a semblé moins percutant que le premier. Cependant, les personnages sont toujours aussi attachants. Rabaté a réussi avec beaucoup de talents à « m’insérer » dans le quotidien de cette famille comme si j’observais leurs réactions en faisant partie de l’un des leurs !
De nombreux personnages secondaires apparaissent dans cette seconde partie, j’ai énormément aimé le comportement assez cocasse de certains d’entre eux comme l’équipe de football… D’un autre côté, il est vrai aussi que pour apprécier cette bd, le lecteur ne devra pas être trop porté sur la religion… même si l’humour employé ne m’est pas apparu très insultant envers le christianisme, j’ai senti de la part du scénariste beaucoup de (gentilles) sarcasmes et aussi de tendresse envers les croyants.
« La marie en plastique » est finalement une série que j’ai énormément aimée et que je relirai souvent avec grand plaisir. A mon avis, les points forts de cette bd sont la présence de personnages très attachants, l’invitation aux lecteurs à partager le quotidien d’une famille de bons-vivants et les dialogues qui m’ont très souvent pliés en deux.
Chassez vos a priori ! Cette couverture, de prime abord peu avenante, dissimule une petite perle.
Dans une peinture sociale façon « document réalité », Pascal Rabaté scènarise le quotidien assez morose d’une modeste famille de provinciaux. Trois générations que composent, entre autre, une grand-mère grenouille de bénitier et un grand-père coco de la première heure, toujours prompts à se voler dans les plumes. Leur fille, mère au foyer dévouée, et son mari, chef de famille contenté, tolérant et discret, tous deux légèrement désabusés. Leurs enfants. Et, enfin, l’inévitable beau-frère, franchouillard avéré et lourdingue à souhait, et sa petite smala.
Spectateur des rituels de leur pauvre petite vie monotone, rythmée par les prises de bec des grands-parents, on se lasse, on critique, on se moque (et l’on se rassure). Pourtant, en faisant prendre de l’importance au futile, l’auteur nous rend leur routine un peu plus familière. On s’insinue alors doucement dans leur intimité et, malgré leurs défauts, ils nous deviennent progressivement plus attachants. On glisse de l’esquisse satirique au portrait de famille presque tendre.
Ces gens que l’on raillait, on les trouve finalement attendrissants, on aurait envie de les aimer.
Le trait de David Prudhomme est très simple, très épuré. Même si, en premier lieu, j’avoue l’avoir trouvé assez laid, on se rend vite compte qu’il est, en fait, d’une incroyable richesse.
Quelques lignes suffisent à rendre les visages et les corps très expressifs, et sublimer ainsi les attitudes les plus anodines. Ses couleurs, quant à elles, par instants « limite fades », adoucissent le côté caricatural du récit.
Un album vraiment très savoureux.
On attend impatiemment la suite, d’autant que le premier opus se clôt sur un coup de théâtre étonnant, laissant augurer bien du remue-ménage dans le clan…
Rabaté et Prudhomme m'ont emmené faire une excursion chez les Garnier. Une famille qui réunit trois générations sous le même toit. Et je les ai rencontré en pleine foire d'empoigne ; Emilie -la mère- étant rentrée de son pèlerinage de Lourdes avec une Vierge en plastique qu'elle a placée -d'autorité- sur la télé.
Postulat simple, non ?... Et pourtant le début d'une ambiance qui -de tendue- va devenir électrique.
Cette "bondieuserie" va jeter le trouble dans ce foyer "tranquille" où tout va bientôt virer au vinaigre.
J'ai vécu cet album comme un opus ensoleillé, qui sublime -si l'on peut dire- la vie de cette famille dans une petite ville de province. Une histoire qui sent bon le savon Sunlight, cette France du prolétariat faite d'iconographies "made in années 50".
Qui plus est, les intervenants ont des trognes pas possibles. Et sont aussi adorables que haïssables.
Un bon album caricatural... mais pas trop.
Cet album ne m'a pas beaucoup plu. Je ne suis pas entré dans l'ambiance du livre. Cette histoire de famille tri-générationnelle m'a même un peu ennuyé.
Je ne peux pas dire que ce soit mauvais, je n'ai simplement pas aimé. Cette BD est surtout un récit qui évoque des relations entre personnages d'une même famille ayant tous un fort caractère, un peu dans le style des albums de Davodeau, genre Chute de Vélo.
Je n'ai pas aimé les dessins de Prud'homme et les relations entre le grand-père communiste et la grand-mère super catho m'ont semblé franchement caricaturales.
Alors, l'histoire décollera peut-être dans le deuxième tome ?
Mais pour l'instant, je vais passer mon chemin.