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Avis posté par Gaston Infos posteur le 27/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
La dernière œuvre importante de Moore qu'il me restait à lire et ce n'est pas vraiment l’œuvre que je préfère le plus de lui.

Il y a quelques bonnes scènes, notamment lorsque Moore joue avec la narration, mais durant la majorité de l'album je me suis ennuyé. Tout d'abord, j'ai un problème avec le dessin. Il est pas mal pour illustrer des contes, mais pas pour l'érotique. Ce n'est pas du tout un style que je trouve excitant.

Ensuite, je n'ai pas réussi à trouver le scénario intéressant et je suis totalement sorti de l'histoire lorsque j'ai vu des fantasmes que je n'aime pas. On voit notamment de la pédophilie et j'ai trouvé ça dégueu'. Je sais que je lis souvent des mangas avec des filles nues, mais j'ai tout de même mes limites ! Si Moore voulait me choquer, et ben il a réussi.

Au final, c'est un ouvrage pas totalement dénué d’intérêt pour les fans de Moore, c'est juste pas un truc pour moi.

Avis posté par Agecanonix Infos posteur le 14/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Ce gros livre luxueux n'a pas au premier abord l'allure d'une Bd érotique, mais bien plutôt d'un livre de contes puisqu'il imagine les aventures coquines d'héroïnes ayant marqué l'imagination enfantine. Le postulat pouvait donc être à première vue intéressant, mais je n'adhère pas à ce genre de démonstration ; je trouve que le graphisme choisi ne colle pas avec le genre érotique qu'on voit chez les auteurs habituels comme Manara, Mancini, Jacobsen, Crepax ou Pichard...

Pourtant, ce dessin n'est pas foncièrement désagréable, il est très pictural, adoptant des styles différents, un peu comme des illustrations à l'ancienne ou à de l'art naïf, et on sent qu'il y a un gros effort de fait, mais encore une fois, pour moi ça ne va pas pour du hard...

D'autre part, le texte est un peu trop verbeux et redondant ; la BD érotique doit comporter des dialogues plus concis qui vont à l'essentiel, on sent qu'ici, c'est ce qui sert d'alibi culturel pour faire passer le fait que c'est quand même une Bd bien porno. Le fait que ce soit encore Alan Moore pour qui j'ai très peu d'affinités, n'est pour rien dans mon désintérêt pour cette Bd dont le scénario est vraiment sans grande signification et un poil longuet.
Alors oui, c'est un bel objet, mais le contenu ne me convient pas.

Avis posté par Blue boy Infos posteur le 10/12/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si j’ai trouvé le scénario d’Alan Moore particulièrement original et la démarche culottée (si on peut dire quand on voit que la plupart du temps les protagonistes sont plus souvent à poil qu’en textile), je suis plus mitigé sur le plan du graphisme de Melinda Gebbie, son épouse. L’ouvrage est superbe en lui-même, l’impression, le papier, l’odeur, tout concourt à le faire aimer. Et pourtant je n’adhère pas du tout au style de la dessinatrice, même si on sent qu’il a du travail derrière. Les couleurs sont chaudes, parfois harmonieuses, parfois exubérantes voire kitsch, et ce n’est pas rédhibitoire, mais l’amateurisme du trait et la trop grande amplitude de styles pour une même histoire m’ont chagriné d’une manière générale.

Pour le reste, c’est une œuvre qui dégage une certaine puissance, comme tout ce que produit Alan Moore, et que n’aurait pas renié Sade, même si c’est tout de même beaucoup moins gore que ce qu’a pu produire le subversif marquis. J’ai aussi apprécié la manière dont est mise en avant l’incompatibilité absolue entre le plaisir sexuel et la guerre, évoquant inévitablement le célèbre slogan « Faites l’amour pas la guerre » (on ne se refait pas n’est-ce pas Mr and Mrs. Moore ?). Dommage que les dialogues des soldats allemands arrivant sur les lieux encore fumants des orgies des trois libertines n’aient pas été traduits, même si on se doute que Moore ait simplement voulu associer la langue allemande à la brutalité de la guerre… En somme un OVNI porno, graphique et littéraire...

Avis posté par loloinfo Infos posteur le 15/10/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tout est à peu près dit dans les différents avis proposés.
Il y a un point sur lequel Moore est pour moi une référence, c'est qu'il emmène son lecteur là ou il veut avec une facilité déconcertante et qui me surprend toujours.

Oui les couleurs pastels, le dessin, les filles nues apportent une ambiance agréable et douce.
Mais au fil de l'histoire une ombre apparaît qui comme un nuage, va assombrir l'histoire et faire pointer une forte mélancolie.

Avoir une émotion, un sentiment fort qui reste lorsque l'on referme une BD est très rare et "fille perdues" fait partie de ces oeuvres.

Avis posté par L'Ymagier Infos posteur le 23/09/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
« Filles perdues », c’est d’abord une très belle couverture au graphisme très 19ème siècle. C’est aussi une « brique » de plus de 300 pages à ne pas mettre entre toutes les mains car Moore s’est ici engagé sur les sentiers (très) brûlants de l’érotisme. Et j’écris le mot « érotisme » car ce livre est quand même catalogué « strictement pour adultes ». Je suppose que quelques censeurs pédants, au nom de la protection de l’âme des « petits n’enfants », et quelques grenouilles de bénitier auront eu leurs mots (leurs maux ?) à dire avant la sortie de ce livre.

Pourtant, sincèrement, quelques bistouquettes qui prennent l’air pour dire bonjour à quelques dadames, ma foi bien roulées ; cela heurte-t-il encore grand monde ?… A part peut-être quelques boutonneux libidineux qui se feront grande joie de paginer avidement les pages, il suffit de quelques « clics » sur Internet pour entrer dans d’autres mondes bien plus nauséeux que ce tome.

Parlons-en, du tome. Très belle couverture et conception de cet ouvrage comme une ancienne édition originale « d’Alice au Pays des Merveilles » ou de « Peter Pan. Joli. Très. Les choix graphiques surprennent également ; un mélange de modernisme et de traitement des dessins « à l’orientale », un petit quelque chose « d’exotique » qui sied bien au trait de Melinda Gebbie (épouse d’Alan Moore, d’ailleurs), ainsi qu’à sa colorisation aux pastels. J’ai bien aimé car cet ouvrage est comme un grand livre d’illustrations, comme on en faisait beaucoup avant-guerre (la seconde) ; et se rapprochant plus des dites illustrations que de la BD comme on la conçoit.

L’histoire ?… hormis le postulat de départ surprenant, le scénario et ses développements sont, quand même, assez simples (je n’ai pas dit « simplistes »). Mais à part ça ?… c’est vrai, certaines scènes sexuelles sont très explicites mais la perversité est plutôt dans l’esprit et c’est plutôt à une certaine masturbation intellectuelle que j’ai eu affaire.

Avis posté par bab Infos posteur le 21/05/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai acheté (sans honte malgré l’autocollant ne laissant aucun doute sur le contenu), j’ai lu, j’ai aimé.

Mes réserves, je vais commencer par là, se situent dans l’intention de l’auteur. En effet, j’ai débuté ce pavé sans n’avoir lu quoi que ce soit dessus, me fiant au seul nom de Moore.

Et ça a failli me faire passer à côté parce que je trouvais le récit un peu gratuit. Ce qui est le reproche principal que l’on peut faire au bd de zizi.

Mais je suis tombé, alors que j’en étais autour de la 50eme page, sur une interview de Moore sur actuabd, qui m’a éclairé sur les intentions de l’auteur et son point de vue. A savoir comment des (très) jeunes personnes subissant un traumatisme ou un abus (sexuel ou autre d’ailleurs) peuvent parfois remodeler la réalité, la sublimer pour pouvoir continuer de vivre avec ce terrible fardeau. Et là du coup, la gratuité a disparu et le récit a pris une tournure et un degré beaucoup pertinent à mes yeux.

Voir l’interprétation de Moore sur l’envers de ces grandes histoires que sont celles de Wendy, Alice et Dorothée, que nous connaissons par cœur et complètement sublimées m’a vraiment interpellé et j’y ais trouvé un réel intérêt de lecture.

Il reste que j’ai trouvé la narration un peu répétitive dans sa construction.

Pour ce qui est du dessin, je ne suis pas archi fan dans l’ensemble des styles adoptés par Gebbie lors des différents chapitres. En générale ça ne me gène pas du tout, car mon œil « s’habitue » au fil de la lecture, mais là les styles changeant m’en ont empêchés.
On oscille entre le très fouillé et le dessin limite naïf. Rien de rebutant, mais ça laisse une impression d’inégalité.

Pour finir, je soulignerais que l’édition de Delcourt est un très bel objet et d’une belle qualité.

Avis posté par herve Infos posteur le 07/04/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avant tout, on ne peut que saluer les éditions Delcourt d'avoir, premièrement eu le courage, enfin, de sortir ce bouquin, et deuxièmement, d'avoir réalisé là un très bel objet éditorial (certes différent de la version originale, je regrette juste la traduction du titre qui certes est littéralement exacte, mais perd de son charme en français- et puis on ne traduit pas les titres d'Alan Moore, que diable!)).

J'ai eu un peu de mal à débuter ce nouveau pavé signé Alan Moore et à véritablement entrer dans l'histoire.

Jusqu'à la rencontre entre les trois principales protagonistes, j'avoue ne pas avoir saisi l'intérêt d'un tel livre.
Mais dès cette rencontre, tout se met en place.
Conçu comme un échiquier -chaque chapitre est d'ailleurs constitué de 8 pages- où chacune avance ses pièces (en racontant sa propre histoire), ce conte pour adultes (ah, j'oubliais, ce livre -pour ceux qui ne l'ont pas encore ouvert- est franchement pornographique : pédophilie, zoophilie, inceste etc. s'y côtoient) est superbement illustré (et ceci, malgré ces critiques vues ici ou là sur la qualité graphique de cette bande dessinée).

En revisitant, de façon osée et personnelle, trois contes pour enfants, Alan Moore et Melinda Gebbie nous offrent là une oeuvre de qualité, que je relirai, quant à moi, certainement.

Alan Moore a toujours réussi à nous surprendre en optant à chaque fois pour des thèmes forts et percutants, avec From Hell (mon préféré), V pour Vendetta ou encore Watchmen, et là il y réussit grandement.

Avis posté par Tomeke Infos posteur le 30/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Nonobstant la profonde admiration que j’ai pour les autres ouvrages d’Alan Moore, j’ai pris dès l’ouverture de ce pavé le pli d’oublier l’identité de son génial scénariste. Le but étant de ne pas trop biaiser le présent avis ; que je vais tenter de faire bref mais bon, on n’avise pas cela comme on aviserait n’importe quelle autre série !

D’abord, et je rejoins les avis précédents, la qualité matérielle de la BD proposée est indéniable. L’éditeur a fait très fort, l’objet en tant que tel est magnifique, ce qui explique notamment le prix demandé.

L’histoire est déjà présentée dans les autres avis, je ne vais pas répéter le caractère pornographique de l’ouvrage, qui s’adresse dès lors à un public adulte. Ce dernier devra, sans nul doute, prendre le pari de remettre en question l’entièreté de ses mœurs. Là où c’est intéressant, selon moi, c’est que l’on est loin du porno abrutissant ; l’auteur nous livre ici une histoire terriblement subtile dans sa construction, dans les références littéraires développées et dans les bases psychanalytiques référencées (fantasmes, rêves, pulsions, et les deux topiques,...).

Les différents chapitres présentent aux lecteurs comment les héroïnes (Alice, Wendy et Dorothy) ont construit l’univers féerique dans lequel elles évoluent ; univers connus de tous les enfants : Le pays des merveilles, le pays imaginaire ou Oz… Innovant et intelligent !

Les dessins et les couleurs, qui se rapprochent de l’univers du conte, étayent le caractère envoûtant et érotique de l’histoire. Lors de la lecture, j’ai plusieurs fois eu l’impression d’un flou dans la coloration, d’un brouillard féerique, issu d’un rêve… Les décors sont également très intéressants : le style victorien pigmenté d’Art Nouveau est vraiment adapté à cette époque du début du siècle.

Enfin, c’est la mise en page très accomplie (je dirais parfaite), comparable au chef d’œuvre Watchmen, qui constitue véritablement l’atout principal de cet ouvrage ; de mémoire me vient directement certains passages extraordinaires (par ex. le chapitre des ombres avec Wendy, le chapitre des 7 péchés capitaux,…). Il est également nécessaire de relever que la mise en page est différente selon la narratrice du récit pornographique présenté… Magnifique !

En conclusion, cette BD se démarque véritablement de ce qui existe déjà et à la fermeture, l’identité de son génial créateur m’est revenue comme une grosse claque dans la figure…

P.S: considérant le prix et le fait que cette BD ne se lit pas toutes les semaines, l'achat est conseillé à ceux qui apprécient les autres ouvrages de Moore.

Avis posté par JJJ Infos posteur le 28/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Après une période d'incertitude, nous avons enfin droit en France, à la lecture de Filles Perdues, dernier imposant pavé en date, écrit par le grand Alan Moore. Les dessins sont de Melinda Gebbie.
Alan Moore le magicien anticonformiste, scénariste à ses heures, a écrit quelques-uns des plus importants chefs d'œuvres de la BD. From Hell, V pour Vendetta... Des BD parues au siècle dernier qui résonnent encore bien fort dans l'esprit de ceux qui les ont lues.
Je pourrai m'étendre sur le talent de conteur d'Alan Moore, sur son génie de la narration à multiples niveaux de lecture, sur sa capacité à construire des scenarii de grande richesse... Inutile, cela a déjà été dit et écrit de nombreuses fois.

Avant d'entrer dans le vif du sujet, il convient à mon sens de saluer le travail éditorial réalisé par Delcourt. En regard de son prix de vente, l'objet est de très bonne facture. L'album est beau et solide, le papier de bonne qualité.
Un défaut? Cet album pue un peu trop l'encre... à moins que cette odeur ne soit due au caractère sulfureux de l'œuvre qui agace nos sens des que l'on en entrouvre délicatement (ou pas) les pages...
Après un premier contact avec cette ostentatoire parure, il convient d'entrer plus profondément en cette œuvre pour enfin en apprécier la saveur intrinsèque.

Je mentirai en disant que je ne m'y attendais pas, Filles Perdues m'a déçu...
Et je crois tout simplement que c'est parce qu'il s'agit d'une BD pornographique.
Le fait que ce soit une BD porno n'est pas un mal, le problème vient du traitement. Il est difficile de construire une histoire extraordinaire autour de la sexualité à mes yeux, surtout quand cette sexualité nous est étalée sur autant de pages et enrobée d'autant de guimauve.
Certes, le message d'éveil et d'ouverture d'esprit auquel fait appel cette œuvre, est amené et présenté avec beaucoup d'intelligence.
Les textes de Moore sont bons, les dessins de Gebbie aussi, pourtant je n'ai pas ressenti une pleine fusion entre les mots et les images. Cette lecture m'est apparue comme un patchwork composé de phrases en nuance, d'écrits riches, de scènes de sexe en roue libre, d'illustrations pastel au style faussement naïf, de scènes oniriques à foison sorties du cerveau d'un opiomane...

J'ai eu du mal à m'immerger là dedans. Pourtant j'adore quand un auteur revisite un thème, offre une réflexion sur ce thème. Et quand c'est Alan Moore qui tient la plume, la lecture devient un régal. Quand le thème est fantastique, me fait rêver ou voyager, quand il s'agit d'une histoire extraordinaire... Mais, quand c'est une simple réalité de la vie comme le sexe qui est autant disséqué, j'accroche moins.
Je suis peut-être sectaire, mais à lire une BD porno, autant lire du Erich Von Gotha, au moins le but est clair, que l'on adhère ou pas aux phantasmes de l'auteur.
Le problème des Filles Perdues est très simple : Elles font réfléchir plus qu'elles n'excitent, si masturbation il y a, il s'agit de masturbation intellectuelle, et franchement je n'aime pas spécialement ça.

Après deux lectures, Filles Perdues risque hélas de rester longtemps sans être ouvert dans ma bibliothèque.
Ce livre est évidemment indispensable pour tous les fans d'Alan Moore (qui n'auront certainement pas attendu de lire mon avis avant de se le procurer), pour les lecteurs occasionnels, je me garderai bien de le conseiller.

JJJ

Avis posté par hevydevy Infos posteur le 24/03/2008 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ma première rencontre avec Lost Girls date de 1995. L’œuvre était restée inachevée, et à l’époque je n’avais pas du tout apprécié cette BD (le dessin de Gebbie me rebutait, et en 6 chapitres, je n’ai pas eu la possibilité de cerner les intentions pornographiques de Moore). Treize ans plus tard, et après 2 lectures (la première en 2006, et la deuxième avec la sortie française), mon avis a finalement beaucoup changé (mûri ?).

L’histoire comporte 3 volumes. Chaque volume/livre (ou book en v.o.) comporte 10 chapitres de 8 pages exactement (donc en tout 240 pages).
Petit comparatif entre l’édition française et l’édition originale : globalement et de toutes façons (n'ayant aucune idée du potentiel commercial de l'oeuvre sur le marché français), l’édition française reste de très grande qualité, et très nettement au dessus de ce qui se fait habituellement (épaisseur du papier, lettrage etc..). Coup de chapeau donc. Les différences principales sont les suivantes : les 3 livres de l’œuvre (vendus dans un coffret) ont été regroupés en un seul (pas de coffret donc), le format a été légèrement réduit et le texte est plus petit pour donner plus de place au traducteur afin de ne pas dénaturer l'oeuvre (mais est donc moins agréable à lire). Le style de la typo du lettrage de Todd Klein n’a pas été repris.
La couverture de l’édition française reprend celle du livre 1 original (la couverture du coffret étant reprise au dos de l’édition française), mais il faut savoir que chaque couverture et dos de couverture des 3 livres se faisaient écho. Ainsi, au dos du livre 1 de la version originale, on peut admirer l’illustration complète du reflet apparaissant dans le miroir de la couverture de l’édition française (où les 3 héroïnes sont nues et mises en scène autours d’un « fauteuil godemiché »). Il manquera donc dans la version Delcourt, les couvertures (versions soft) correspondants aux livres 2 et 3 ainsi que les dos de couvertures (versions hard) des 3 livres.

On pourra aisément au niveau du dessin remarquer une rupture de style entre les 2 premiers numéros de 1995 (les 6 premiers chapitres) et la reprise de l’œuvre. Les bulles de l’édition de 1995 ont d’ailleurs été retravaillées pour accentuer le coté pastel doucereux de l’ensemble. Le style relâché de Gebbie (voir CobWebb) est bien sûr immédiatement identifiable, et à la deuxième lecture on se surprend à apprécier de plus en plus ce style, même si parfois les visages paraissent bâclés. Au premier abord, on sent la volonté des auteurs d’en faire une œuvre où tout n’est que « luxe, calme et volupté » (jusqu’au touché du papier utilisé pour imprimer) alors que beaucoup de pages comportent leur lot de « full frontal nudity » et de gros plans sur des sexes offerts. On notera quand même certaines ruptures de mises en page, certains passages en noir et blanc et des illustrations « à la manière de » qui apportent un contraste souvent bienvenu pour éviter la monotonie pastel.

L’histoire fil rouge, est celle de nos 3 héroïnes, se racontant leurs premières aventures sexuelles, aventures habilement « métaphorisées » par Moore à partir de leurs romans respectifs (« Alice au pays des merveilles », « Le Magicien d’Oz » et « Peter Pan »). Et là, je commence à beaucoup regretter de n’avoir jamais lu ces 3 romans afin de mieux cerner les références utilisées.
Il est essentiel d’insister sur l’envie d’Alan Moore d’accoucher d’une œuvre complètement pornographique (âmes sensibles s’abstenir, c’est cru et sans tabou) avant d’appréhender l’ouvrage. Au delà de ce premier but, c’est une œuvre qui questionne et fait se questionner le lecteur sur la sexualité et la nature des fantasmes qui y sont attachés. Quand je dit aucun tabou, c’est vraiment aucun puisque pédophilie et inceste sont par exemple abordés ce qui en bousculera plus d’un (j’en suis, ou plutôt, j’en étais). Mais c’est toujours présenté avec un angle d’approche très subtil, permettant d’exclure le rejet primaire de ce qui est dépeint. Je m’explique : une personne de mon entourage qui a lu la BD, trouvait bien trop léger le traitement de notions aussi extrêmes que l’inceste ou la pédophilie. Le débat qui en suivit fut âpre mais on s’est rendu compte que toutes les questions et objections contenues dans nos arguments respectifs se trouvaient dépeint à un moment donné ou un autre dans la BD.

Le premier livre nous présente les personnages alors qu’ils font connaissance. C’est dans l’avant dernier chapitre de ce premier volume qu’est abordé pour la première fois le thème de la pédophilie mais à travers un pédophile « passif ». Dans le second livre, nos héroïnes insouciantes vont continuer de narrer leurs récits sexuels, ces derniers étant de plus en plus explicites. Cette montée en puissance est palpable à travers les thèmes abordés : homosexualité masculine, pédophilie de moins en moins passive au travers des récits de Wendy, ainsi que l’inceste qui fait « doucement » son apparition au travers des aventures de Dorothy.
Ambiance de fin de monde par contre dans le troisième livre, où les scènes d’orgies et de débauches vont se succéder sans relâche (le bouquet final ?). Les thèmes sexuels sont poussés encore plus loin : pédophilie « active », inceste à tous les degrés de parenté, zoophilie, relations maître/esclave bien sûr, et j’en passe et des meilleurs. Et c'est le moment qu'utilisent Moore et Gebbie, pour obliger le lecteur (jusqu'ici plutôt acteur/spectateur) à participer activement au(x) d(ébats) (Alix, elle est pour toi celle là!). Et puis un dernier chapitre et une fin tout simplement sublimes.
Y a-t-il un but à cette histoire, en dehors de provoquer l’excitation du lecteur ou de la lectrice ? A la deuxième lecture, je pense en tout cas en avoir perçu un message évident (pourtant sous-jacent dans toutes les interviews des auteurs) qui se trouve résumé à la fin de la page 139.
Une œuvre troublante à tout point de vue, pour son érotisme, et ce qu’elle nous renvoie de nous même, portée par trois héroïnes attachantes. Et c’est sur ce point que les auteurs font mouche : leur œuvre pornographique présente des personnages développés, exprimant leurs sentiment, leurs peurs et leurs craintes, et c’est ce surcroît d’humanité qui rend la BD forcément encore plus excitante (au sens sexuel du terme) ! Pari gagné donc (il serait bon que l’industrie du X s’en inspire), et désormais un coup de coeur.

PS : en parallèle à cet avis, j’ouvrirais bientôt un topic orienté techniques narratives, en commençant par cette BD. Attention, ce complément d’avis pourrait spoiler le plaisir de découverte de l’œuvre.

Avis posté par Alix Infos posteur le 11/03/2008 (dernière MAJ le 20/03/2008) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Enfin, après des années d’attente, cette BD débarque enfin en Europe, et en France grâce à Delcourt. On n’y croyait plus. Entre les sombres histoires de copyright de Peter Pan qui expiraient fin 2007 et les menaces de poursuites judiciaires pour publication de contenu pédophile à l’encontre de Guy Delcourt, on ne peut pas dire que l’accouchement se soit fait sans douleur.

Mais qu’en est-il exactement ? Pourquoi tant de raffut ? Qu’est ce qui se cache donc dans les pages de cette épaisse BD du génie de l’écriture britannique ? Et bien on nous promettait tout simplement la BD érotique/pornographique ultime, ralliant ce genre tellement méprisé à l’Art avec un grand A, à la littérature avec un grand L. Alan Moore et sa compagne (et co-auteur) nous amène à nous poser une question élémentaire : pourquoi produit-on sans gène des œuvres en tout genre sur des sujets qui nous concernent finalement peu (cow-bows, exploration spatiale…) ou sur les pires facettes de la nature humaine (guerre, génocide, viol et autres crimes sadiques en tout genre) alors que l’acte le plus courant et naturel au monde est toujours tabou, gênant, presque sale. Pourquoi de toutes les séries présentes sur BDTheque, les genres « érotiques » et « pornographiques » sont-ils de loin les moins bien notés ? Un vrai manque de qualité ? Une gêne collective de reconnaître qu’on lit voire apprécie ce genre d’histoire ? Quoi qu’il en soit, Alan Moore souhaitait remettre les pendules à l’heure, et produire une BD érotique digne de ce nom, sans tabou, et dont le scénario et l’écriture rivalisent avec les meilleures œuvres littéraires.

Alors, finalement… pari réussi ? Ou intellectualisation de ce qui reste une histoire masturbatoire, pour se donner bonne conscience ? La réponse à cette question est compliquée, et j’imagine que cette BD va faire couler beaucoup d’encre virtuelle (et sans doute d’autres fluides corporels d’origine plus douteuse… ah ben je vous mets dans le ton hein)

Alors d'abord que les choses soient claires : « Filles Perdues » n’est pas une BD vaguement érotique, légèrement émoustillante ou coquine… non, c’est du porno, du vrai, du dur (les jeux de mots foireux continuent, youpiii), du qui tache (pfff) et qui ne fait pas dans la dentelle (de lingerie bien sûr). Tout y passe : pénétrations en tout genre, pratiques pour le moins douteuses voire dérangeantes… dérangeantes? Oui, attention, beaucoup de scènes représentent des actes homosexuels féminins et masculins, mettant en scène des enfants, et des membres (eh eh) d’une même famille. Homosexualité + inceste + pédophilie = cocktail explosif. Un exemple ? Peter (Pan) débarque chez Wendy et ses frères, par la fenêtre, comme dans l’histoire originale. Quand il commence à caresser les parties intimes de Wendy, on sent déjà qu’on est en train de s’éloigner de la trame du récit de J.M. Barrie. Mais alors quand les deux frères de Wendy commencent à se masturber mutuellement en matant leur sœur et Peter, là on fait Il y a même des touches (oh oh) de zoophilie par endroit. Bref, vous voilà prévenus. Cet exemple n’est pas un cas isolé, et à ce titre la galerie n’est pas représentative de la quantité de débauche charnelle étalée sur les pages de la BD.

Alors bon, on peut quand même se poser des questions sur la présence d’enfants dans de nombreuses scènes. Apparemment les poursuites pour pédophilie n’ont pas abouti parce que la réalisation de la BD n’a pas nécessité l’ « utilisation » de vrais enfants. Donc légalement ce n’est pas de la pédophilie. Soit. Mais le débat reste ouvert. Est-il vraiment anormal de représenter des enfants dans ce genre de scène, alors qu’on sait tous que l’être humain est sexuellement actif depuis l’âge de 10-12 ans (en moyenne) ? Je me garderai bien de répondre à cette question. Mais reste que Moore veut faire tomber certains tabous, et nous inviter à réfléchir à tout ça.

Alors finalement, qu’est ce qui différencie cette œuvre soit disant sophistiquée de la pléthore de « BDs de cul » déjà disponibles ?

Le scénario ? Non. Il n’est pas nul, et heureusement à des années lumières des navets de Manara, mais il reste quand même très classique, et ne sert que d’excuse à des scènes acrobatiques en tout genre. La narration peut-être ? Les deux pages publiées en avant-première dans le magazine Planète de Delcourt, montrant une double-narration « à la Alan Moore », avec des personnages et leurs ombres sur le mur racontant deux histoires différentes, laissaient entrevoir un truc de génie. Mais non, ces prouesses narratives sont finalement rares dans la BD. Le dessin ? Bah, il est sympa dans le genre « conte de fée », mais encore une fois je trouve les femmes de Manara bien plus… suggestives.

Non, la force de cette œuvre se trouve selon moi dans les textes (ce qui n’est finalement pas une surprise). Ils sont la plupart du temps de qualité, riches, très romancés, sophistiqués. Ca change des dialogues niais généralement resservis dans ce genre d’histoire. Alan Moore arrive à nous décrire les actes les plus sordides avec classe. Et moi je trouve ça fort. Certaines scènes qui auraient dû me dégouter, me répugner, ont pourtant réussi à m’exciter (non, je n’en dirai pas plus). Je pense que ça en dit long sur la qualité de la mise en scène et des dialogues.

Voilà, globalement je suis un poil (et ça continue…) déçu. « Filles Perdues » est une bonne BD, globalement émoustillante (voyez comme moi aussi j’utilise un mot classe pour dire « bandante » ?), et qui fait tomber certains tabous. Les textes sont magnifiques. Le bouquin lui-même est superbe. Mais ça reste une BD pornographique. J’en attendais peut-être trop ? Il faut dire que je ne suis pas spécialement a-mateur (je commence à être à court) du genre. Je suis impatient de savoir ce que les autres vont en penser

Enfin, tout comme mon avis, j’ai trouvé l’histoire un peu longue… Je sais qu’on voudrait nous faire croire que plus c’est long… bon, bon, j’arrête. Une BD à découvrir de toute façon, enfin, quoi, le grand Moore qui fait du porno, ça intrigue forcément non ?

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