Je découvre en fin d'album que les 6 récits de cette BD datent des années 50 !!!
Avec leurs côtés intemporels, je n'aurai jamais imaginé qu'ils datent autant.
J'ai passé un bon moment avec cette BD.
Le dessin est simple, expressif et dynamique. Il est très aéré allant jusqu'à occuper la page entière mais avec un faible taux de remplissage.
Les scénarii sont différents et inégaux.
J'ai surtout apprécié les 1, 2, 4 et 5èmes récits. L'humour est latent et surprend sur les finals.
L'auteur ne fait pas les choses gratuitement. Il y a du fond dans ses histoires aux apparences absurdes. Il s'en prend à l'armée, au show-biz, etc....
Je suis bluffé de voir comment ces histoires passent les années sans prendre une ride.
C'est à découvrir. Futuropolis nous offre la possibilité de découvrir un monument de la BD américaine.
La BD est cartonnée et assez petite, mais la pagination est très importante. La lecture n'en demeure pas moins assez rapide en raison des pages peu chargées dans leur ensemble.
Le prix est élevé mais il ne s'agit pas d'une banale BD de 46 planches.
J'aime être surpris lorsque j'attaque une lecture, avec cette BD j'ai été servi et agréablement tant qu'à faire.
Ces six histoires sont très sympathiques à lire. Elles sont remplies de bonnes idées et de petites piques contre la société étatsunienne. C'est d'ailleurs ce dernier point qui fait baisser ma note car, comme l'a dit Spooky, la critique que fait Feiffer contre la société est peu aboutie. Ce n'est que le strict minimum. Le meilleur exemple est l'histoire de la ramoneuse qui devient une super-star. Ça doit être à cause de l'époque où les histoires ont été faites.
Ça reste tout de même un comic à lire ne serait-ce que pour son intérêt historique (Jules Feiffer est un très grand auteur aux Etats-Unis.)
"Six histoires pas trop courtes et franchement distrayantes", dit la couverture.
C'est plutôt vrai. A partir d'un postulat plutôt absurde, Feiffer se propose de voir ce qu'il va se passer pour ses personnages. Le déroulement est souvent inattendu, étrange, allant parfois loin dans l'absurdité (l'histoire de Munro, enfant de quatre ans enrôlé par erreur dans l'armée, en est un exemple frappant).
D'un style très proche de celui de Sempé ("Le petit Nicolas"), il brosse un tableau rageur et désabusé de nos travers. Mais hélas cela ne dépasse pas le niveau de la critique "standard" de notre société.