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... a posté 3491 avis et 511 séries (Note moyenne: 2.84)

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Nom série  Before Watchmen - Le Spectre Soyeux  posté le 27/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Minutemen, c’est le second de la série se déroulant avant le chef-d’œuvre du neuvième art qu’est Watchmen. On découvre la vie de Laurie Jupiter, la fille du premier spectre soyeux. Pendant la période du flower power, elle affronte un trafiquant de drogue sur fond de révolte avec sa mère. Voilà pour le cadre.

Graphiquement, c’est très beau avec une mention spéciale pour l’utilisation des couleurs. Scénaristiquement, ce n’est pas totalement convaincant pour diverses raisons. Cependant, on va réellement s’attacher aux personnages et c’est surtout leur interconnexion qui sera intéressante notamment la mère possessive, le comédien détestable et le premier hibou insipide. Je regrette également ce qu’il advient de la relation entre Laurie et Greg. Je trouve que ce dernier aurait pu se battre et ne pas renoncer aussi facilement.

On sait qu’il y a de fortes disparités dans cette nouvelle série « Before » car les plus attendus ont déçus (le comédien, Rohrschach) et les moins attendus (Dr Manhattan, Ozymandias) ont donné lieu à de belles réussites. Celle-ci est dans la juste moyenne. La lecture a été assez agréable dans un genre assez teenager-movie. C’est également assez cohérent dans sa construction. Bref, plaisant et frais loin de la noirceur et de la profondeur de l’œuvre originelle.

Pour ma part, j’ai bien aimé malgré les différentes critiques qu’on pourrait faire car cette atmosphère est originale. Le thème est celui du passage à l’âge adulte avec ce gout immodéré de recherche de la liberté absolue. On connaît le résultat !

Nom série  Légendes de Troy - Ploneïs l'incertain  posté le 26/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ces dernières années, je m’étais totalement fâché avec les œuvres que publiait Arleston dans la galaxie autour de Troy. Il y a eu un gavage qui a frisé l’indigestion. La multiplication des séries parallèles a eu raison de ma patience. Depuis 4 ans, il n’y avait plus eu de nouvelles séries et voilà qu’est publié ce one-shot indépendant.

Je trouve que l’idée de base est excellente à savoir le changement de sexe. J’ai bien apprécié cette lecture qui a été divertissante de bout en bout. Il y a de l’audace dans cette jungle. Cela a apporté un peu de fraîcheur. Par derrière, on sent bien une critique du machisme à l’heure où le président d’un Etat voulant intégrer l’Europe nous dit que l’égalité homme-femme est un concept contre-nature et que la place de la femme, c’est de féconder. Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. Cette bd serait sans doute mal vue là-bas.

Pour en revenir à la bd, elle est drôle et jubilatoire ce qui nous change de l’actualité.

Nom série  Batman - Sombre Reflet  posté le 26/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’aime le côté sombre de Batman mais ici, je n’ai pas perçu les reflets. Quand on enchaîne avec Batman - Noël, on se dit qu’il n’y a pas photo notamment au niveau du graphisme. En l’occurrence, c’est plutôt laid et sans saveur.

Le récit se laisse lire mais sans conviction. Il faut dire que je n’ai pas accepté le postulat de base à savoir le remplacement du costume de Batman par un des amis de Bruce Wayne ou encore le fils psychotique du commissaire Gordon. Il y a une nouvelle galaxie dans ces récits autour du chevalier noir que je n’avais pas appréhendé. Et pourtant, je n’en suis pas à mon premier Batman.

J’avoue que malgré un gros buzz positif autour de cette œuvre, je ne suis pas preneur. C’est plus une histoire de ressenti. C’est sans doute bon mais je n’aime pas en raison d’un scénario et d’un dessin plutôt moyen.

Nom série  Batman - Noël  posté le 26/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Dans la galaxie Batman, n n’avait pas encore fait le petit conte de Noël. Du coup, l’auteur Lee Bermejo a eu l’idée de reprendre le conte de Charles Dickens et de l’adapter pour l’occasion. Batman jouera le rôle de Scrooge, un vieil homme replié sur lui-même, immoral et égoïste.

En effet, pour capturer le Joker, son ennemi mortel, il est prêt à tout et notamment à utiliser un pauvre père de famille qui a du faire le sale boulot. Comment reconnaître un malfrat ? Faut-il lui tirer dessus pour l’empêcher de nuire ? Le monde est gris, ni blanc, ni noir.

J’avoue aisément que c’est une belle réussite. Ce Batman ne sera pas concentré sur l’action mais plutôt sur la part du psychologique entre justice et ténèbres. Les dessins sont de toute beauté ce qui renforce la qualité de l’œuvre. J’ai apprécié la précision du graphisme. On voit que l’auteur a également pris son envol depuis le fameux Joker qui nous avait tant éblouis.

La narration va reprendre les méthodes du conte. On sera immergé par le récit. Certes, on pourrait regretter cette narration omniprésente qui laisse peu de place aux dialogues. Cependant, c’est parfaitement maîtrisé. Il y a une osmose qui est quasiment parfaite entre intrigue et dessin.

A lire pendant la période des fêtes de fin d’année pour être totalement dans l’ambiance et de préférence devant une cheminée et un sapin de Noël.

Nom série  HSE - Human Stock Exchange  posté le 01/03/2014 (dernière MAJ le 25/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Bienvenue dans un monde où l'homme pourra être côté en bourse s'il remplit certains critères assez drastiques (poids, taux de cholestérol, position hiérarchique dans le travail, patrimoine personnel etc...). Après les personnes morales, c'est au tour des personnes physiques ! C'est également la vision d'un monde futuriste en proie à une grave crise qui laissera la moitié de la population au chômage malgré une inversion autoproclamée du gouvernement en place.

C'est vrai que cela fait froid dans le dos tant le réalisme des situations évoquées dans cette série paraît tout à fait crédible. On est pris au jeu petit à petit. On a envie de miser sur notre héros Félix Fox, un gars sans scrupule qui souhaite acquérir la richesse dans un monde où la pauvreté devient la norme. Il s'agit de s'extraire d'une existence misérable. La perspective d'être côté et d'augmenter sa valeur sur le marché boursier.

Cependant, c'est l'actionnaire qui commande car il a parié sur vous. C'est lui qui vous dit quand il faut faire l'amour ou se débarrasser d'une compagne trop dépensière. Eh oui: il y a toujours un prix à payer lorsqu'on s'introduit en bourse. Alors, prêt pour une augmentation de capital ? Seule la loi du marché importe.

Le premier volet de cette trilogie d'anticipation plonge le lecteur dans un monde déshumanisé qui doit répondre aux exigences de l'actionnaire. Le second va encore plus loin car on voit notre héros Félix Fox changé complètement et perdre ses vrais valeurs. Les actionnaires ne régissent pas simplement sa vie professionnelle mais également sa vie sentimentale pour faire grimper la côte. Dans ce monde, les hommes ont le droit de faire avorter leur compagne au nom de l'égalité des droits. On peut saisir les situations à risque en perspective...

Un bon conseil: investissez dans cette bd ! C'est un bon placement.

Nom série  Blood Parade  posté le 24/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le synopsis avait l'air intéressant d'autant que j'aime bien les histoires de vampires. Cependant, le développement de ce récit est plutôt d'une mièvrerie sans nom avec des personnages stéréotypées sans aucune psychologie propre. On va assister à un combat entre un héros assoiffé de vengeance et des vampires assoiffés également mais de sang.

Le scénario ne fera pas dans la dentelle et livrera tout de suite toutes les clés sans entretenir une part de mystère. Le dessin est plutôt agréable mais le récit ne tient pas ses promesses. La fin est d'ailleurs totalement sidérante mais dans le mauvais sens du terme. On oubliera vite.

Nom série  Lonely Betty  posté le 24/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lonely Betty a plutôt une narration assez lourde et indigeste. L’imagerie est assez grossière. Bref, un style artistique que je n’affectionne guère. J’ai pourtant tenu car il faut avancer pour comprendre l’œuvre de manière générale. A un moment donné, on est complètement dans l’histoire pour la vivre jusqu’au bout.

Il est vrai que ce n’est pas tous les jours qu’on fête ses 100 ans. Une femme a été muette pendant 60 ans et elle se met enfin à parler. Il n’est jamais trop tard. Bon, la crédibilité en prendra un sacré coup.

Après, je suis plutôt étonné qu’on mette en cause un écrivain vivant encore célèbre qui va participer à cette mascarade. N’a-t-il pas porté plainte pour diffamation au pays des libertés et des procéduriers ? Apparemment pas. Il doit être dans la combine. En tout cas, ce n’est guère flatteur pour lui. La question serait de savoir si on peut s'amuser de tout ? En l’occurrence, du crime atroce de trois jeunes garçons.

Bref, une œuvre qui s’amuse avec les codes du genre mais qui manque singulièrement de profondeur.

Nom série  King's Game Extreme  posté le 15/06/2014 (dernière MAJ le 24/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
King's Game est actuellement un des rares mangas que je suis avec une certaine assiduité. J'avoue avoir bien aimé et m'être laissé prendre à ce jeu plutôt morbide où les acteurs disparaissent à la manière des films d'horreur comme Destination finale. Bref, le cauchemar continue...

La question était de savoir de l'utilité d'une seconde saison alors que la première pouvait se suffire en soi. On n'arrive pas à comprendre pourquoi le jeu recommence aussi vite et que cela concerne le même personnage principal survivant. Autre incohérence de taille: les morts qui se succèdent tout simplement parce que le jeu commence à minuit et que certains dorment à cette heure là. Ils n'ont même pas eu connaissance des clauses de ce jeu qu'ils y passent allègrement ! Tout cela pour donner de l'effet extrême. Je dirais que ce n'est pas du jeu.

30 millions: c'est le chiffre officiel au Japon du nombre de lecteurs de King's Game ! Autant dire que c'est un véritable phénomène. Cela reste une série centrée sur les ados et qui sonne pleinement le commercial, le réchauffé et la surenchère. En effet, nous savons déjà qui est le roi. Doit-on alors assister gratuitement à toutes ces morts les plus horribles les unes comme les autres ? A quoi bon ? Prendre du plaisir à cela est malsain.

Les tomes se succèdent et c'est toujours aussi bon car le cauchemar continue. Je suis un peu accroc de cette série où l'on suite le jeune Nobuaki qui essaie de sauver ses camarades de classe d'une mort violente. J'ai toujours envie de connaître la suite. Cette saison 2 comportera 5 tomes. Espérons que le dénouement sera à la hauteur.

Nom série  La Patrouille des Invisibles  posté le 24/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La patrouille des invisibles nous replonge dans l’horreur des champs de bataille de la Première Guerre Mondiale. Il est vrai que j’ai lu de nombreuses bandes dessinées traitant de ce sujet et j’en suis plutôt gavé. Il y a toujours cette boucherie sans nom dans une guerre totalement absurde. Je ne retiens rien d’autres de nouveau.

Cela fait partie du devoir de mémoire nationale car cette guerre a couté la vie à plus d’un million de nos compatriotes. Des villages entiers ont été rasés de la carte. On ressort de cette lecture totalement vidé de nos forces. Nos petits problèmes quotidiens ne sont rien en comparaison de ce qu’on vécut les poilus.

Le dessin est assez approximatif. Je n’ai pas aimé ce style graphique bien que l’auteur a joué sur des effets qui rendent bien notamment au niveau des couleurs. Il y a une ambiance tourmentée qui est rendu. Pour le reste, il faut être un passionné de guerre et d’histoire. Cela fait déjà 100 ans !

Nom série  Comment nourrir un régiment  posté le 23/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comment nourrir un régiment ? Je ne m'étais pas posé jusqu'ici cette question existentielle. Il est vrai qu'on peut voir débarquer chez soi sa famille, ses amis, ses voisins et ils sont nombreux ! Il faut bien pouvoir leur offrir un repas digne de ce nom. Nous sommes en France !

Nous nous retrouvons dans l'histoire d'une femme, la grand-mère de l'auteur, qui a du nourrir neuf enfants ce qui n'est pas rien. C'est une autre époque où les familles étaient nombreuses et où il fallait parfois se priver de nourriture surtout pendant la guerre. Le modèle se fonde sur la simplicité. Des valeurs qui se sont perdues avec le temps et l'évolution technologique de notre société. Oui, cela sent bon la France d'autrefois que tous les nostalgiques ont encore en mémoire. Cette BD est faite pour eux, les anciens. Les plus jeunes pourront toutefois découvrir les vertus de ce quotidien oublié.

Ce récit se partage entre la chronique sociale sur 3/4 de siècle mais également sur des recettes de cuisine parsemées ici et là au gré des discussions avec la grand-mère. En effet, la cuisine est un art de vivre. La tradition sera respectée. On voyagera de région en région en découvrant les spécificités culinaires. Bref, cela donne faim ! Un album à dévorer !

Nom série  Rouge comme la neige  posté le 20/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Encore une fois, je suis scotché par ce que je viens de lire. Cet auteur à savoir Christian de Metter s’est véritablement bonifié avec les années pour accomplir des œuvres totalement remarquables aussi bien sur un plan graphique que sur le plan scénaristique. C’est assez rare pour le souligner dans la profession s’agissant d’un auteur complet. Il signe là l’un de ses plus beaux albums en démontrant richesse et tout son potentiel. Il fallait quand même le faire après son fameux Shutter Island.

En effet, la lecture m’a procuré un plaisir tenace et constant de bout en bout. Le récit n’est pas linéaire car des surprises sont éparpillées jusqu’à la dernière case. J’ai rarement été aussi satisfait et enthousiaste à la fin de ma lecture. C’est riche et agréable à lire grâce à un contenu maîtrisé et intelligent. Bref, on se délecte même sur le dessin : puissant et envoutant. Que dire également de cette mise en page de toute beauté ?

On va suivre le parcours de cette mère de famille, veuve de surcroît, qui est prête à tout pour retrouver sa fille disparue il y a près de 6 ans dans le Colorado. Il n’y aura pas de grand démarquage par rapport aux autres œuvres mais une maîtrise dans le scénario cohérent avec des personnages bien campés psychologiquement. L’immersion dans le western est réussie à bien des égards.

Sans faute également pour une édition de qualité. On est royalement servi par un grand format où les couleurs sont éclatantes (voir ce rouge écarlate qui ressort sur la neige blanche). On ne se moque pas du client. On cèdera alors assez facilement à la sirène du commerce pour un nouveau joyau dans votre collection. Un résultat bluffant et sidérant. Voilà ce qu’est véritablement l’excellence. Un polar sur fond de western plus que sympa. Sublime !

Nom série  S.H.A.R.K.  posté le 20/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet opus fait partie de la série uchronique Block 109 où l’Allemagne nazie domine le monde mais sans avoir totalement gagné la guerre. Hitler a été assassiné et remplacé par un pire que lui et l’Allemagne s’est servie du feu nucléaire pour anéantir les alliés. Bref, on perçoit les fantasmes d’une guerre gagnée par nos ennemis. Sur le principe, j’adhère assez peu. Les anciens combattants se retourneraient dans leur tombe.

De manière générale, la série est plutôt inégale dans son ensemble. Cela ressemble à un gros pétard mouillé. De bonnes idées mais assez mal exploitées, le paroxysme étant une attaque virale sur New-York transformant ses habitants en monstres sanguinaires. On aura tout vu ! L’histoire s’arrête en 1953 avec la destruction totale du monde. Bref, fin de l’histoire.

Pour autant, Shark sort plutôt bien du lot malgré un dessin toujours aussi approximatif. Bon, on devine tout de suite les intentions de notre héros balancé dans une prison australienne. A noter que l’Australie est l’un des rares pays à avoir échappé à l’holocauste nucléaire dans cet univers. Le point fort est une construction linéaire qui va à l’essentiel dans ce huis-clos carcéral. C’est un peu différent des autres œuvres de la série. Je reconnais que ce 6ème tome est plutôt une réussite dans une œuvre globalement ratée.

Nom série  Hard Melody  posté le 19/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
On nous présente cet ouvrage comme la lutte de trois jeunes Chinois contre un système corrompu et autoritaire qui dérive vers le capitalisme. Je n’ai guère ressenti cet aspect politique qui est plutôt un prétexte pour accrocher des lecteurs.

J’ai assisté plutôt à la déchéance physique de ces jeunes qui aiment le rock et la drogue. Je n’ai guère été touché par les péripéties des personnages. Le propos était certainement trop décalé et mi-poétique dans une pseudo-philosophie libertaire de base. Maintenant, je pense qu’on ne gère pas un pays de plus d’un milliard d’habitants comme une pseudo-démocratie à l’occidentale.
Certes, on se rend compte que la jeunesse chinoise peut être déboussolée comme le fut une certaine jeunesse ayant goûte aux joies du consumérisme. Moralité : il vaut mieux être pauvre ? Je ne suis guère de cet avis. Les caprices de la jeunesse passeront.

Question graphique, c’est très beau. Les Chinois savent bien dessiner, on le sait désormais. Il y a une virtuosité technique à donner le tournis. Pour le reste, je ne suis guère convaincu par cette mélodie d’enfer malgré le concert de louanges.

Nom série  Maggy Garrisson  posté le 19/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je dois bien avouer que j’ai failli décrocher au début de cette lecture qui nous présente une femme version loser. Elle est plutôt bien enrobée et elle fume, ce qui ne représente guère la grâce à mes yeux. Elle va être embauchée chez un alcoolo pour mener des enquêtes à la manière de Sherlock Holmes. Pour autant, elle est loin d’avoir le talent d’observatrice et de déductions logiques du célèbre détective. Bref, une nouvelle venue dans la famille des enquêteurs privés.

Pour autant, on va commencer à apprécier cette femme qui se révèle être humaine et généreuse. Ce sont des qualités qui n’ont pas de prix. Maggy sera loin d’être celle que nous connaissons tous pour sa rigueur et son « I want my money back ». Elle peut être également assez cynique.

On est étonné de voir Lewis Trondheim loin de ses personnages simplistes. C’est également un hommage aux séries policières des années 70 avec une ambiance toute particulière. On découvre un Londres moderne mais également à échelle humaine entre losers et petits malfrats. Certes, cela ne sera guère ma tasse de thé. Cependant, on est en Angleterre donc on se force à boire le thé pour être un gentleman qui se respecte.

Nom série  Sherlock Holmes Crime Alleys  posté le 19/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai assez bien aimé cette lecture bien dosée. On assiste à la première rencontre entre la famille Moriarty et Sherlock Holmes dans un Londres victorien sur fond de disparitions inquiétantes dans le milieu scientifique et artistique. Notre détective, qui n’a rien d’autre à faire, va lutter contre le crime organisé.

Un bémol cependant ; c’est censé nous raconter la jeunesse de Sherlock mais il a une tête de vieux con. Il est vrai que le personnage n’attire pas la sympathie du lecteur, ce qui est plutôt gênant pour la suite.

La bd est bien écrite avec une narration bien dosée et donc non pesante. Le premier tome se termine par un gros cliffhanger qui donne envie de voir la suite. Par ailleurs, les planches ont de réelles qualités graphiques. Pour autant, on regrettera juste un manque de rythme. Cela reste tout de même agréable à la lecture.

Ce titre est sans doute le meilleur de la collection 1800 consacrée à la vie du célèbre détective.

Nom série  Antarctica  posté le 17/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Antarctica est une nouvelle série qui a pour thème la découverte de ce continent à travers la conquête du pôle sud en 1910 dans la rivalité qui opposait les explorateurs anglais conduits par Falcon Scott au norvégien Roald Amundsen. On sait de par l’Histoire que cela va se terminer tragiquement pour l’une de ces deux équipes.

Les références ne manquent pas pour cette aventure archi-documentée. Cela fait parfois assez lourd par moment. Par contre, je n’ai absolument pas aimé la romance et les ficelles scénaristiques assez grosses pour devenir indigeste. Je veux bien qu’on mette en place un homme accusé d’un crime qu’il n’a pas commis. Cependant, ce dernier se laisse accuser alors qu’il avait de quoi se défendre. Et ce n’est pas n’importe qui puisqu’il s’agit d’un commandant de navire de pêche certes d’origine belge. Les scènes sont parfois assez pathétiques comme la belle dulcinée prête à suivre son amour au bout du monde. Elle a de la chance, car bien que vivant en France, elle a des origines écossaises et le fils de sa tante fait partie de l’expédition anglaise : cela tombe bien ! Plus nul que cela, tu meurs.

La partie graphique sera le gros point fort de cette bd avec des scènes sous le brouillard plutôt réussies. On admirera également les beaux navires ou une belle vue sur le port de Cancale en Normandie. Le style réaliste fait toujours recette en ce qui me concerne.

Bref, je ne serai pas de cette aventure en raison d’un très grand classicisme et d’une naïveté déconcertante. On commence par un documentaire sur la pêche à la morue pour terminer sur un chassé-croisé amoureux sur fond de conquête du pôle Sud. On en perdrait le Nord !

Nom série  L'Aviatrice  posté le 17/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’aviatrice met en scène une belle jeune femme dans les années 30 qui s’envoie en l’air avec son coucou pour la compagnie Air Zénith. Manque de chance, Nora est accompagnée par un mécanicien un peu vicieux mais bon garçon quand elle ne tombe pas dans les griffes d’une certaine Dominique. Mais bon, cela reste très soft.

Le lecteur sera partagé entre diverses aventures avec des espions nazis ou des combattants dans les steppes d’Asie centrale. Cette accumulation d’aventures est sans doute un peu irréaliste. On a l’impression que les auteurs veulent aller très vite pour tout faire tenir dans un diptyque. Malheureusement, cela restera très classique comme intrigue. Les dessins façon Hergé et vieille France ne révolutionneront pas le genre.

La lecture demeurera assez plaisante malgré un manque d'audace. On appréciera un certain univers des avions dans les années 30 dans un récit assez bien documenté. Cela plaira à un large public.

Nom série  De Cape et de Crocs  posté le 04/10/2007 (dernière MAJ le 14/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Voilà une lecture qui détonne ! C'est impétueux à souhait ! J'adore les dialogues et l'humour fin qui s'en dégage. C'est tout à fait mon style ! Le dessin est véritablement somptueux et tout en nuance. Par moment, c'est même incroyablement divin de beauté. Cela apporte un incontestable "plus" à ce récit d'aventure.

Il est vrai que c'est un véritable monument de la bd largement plébiscité sur ce site que je n'avais pas encore avisé. J'avoue sans conteste avoir eu beaucoup de mal à me décider pour la lire. La raison ? Les 20 premières pages ne m'avaient pas tout à fait convaincu il y a deux ans et j'avais arrêté net ma lecture.

J'avais peur d'un verbiage façon comédia dell'arte tout le long qui m'aurait épuisé dans tous les sens du terme. Heureusement, il n'en est rien. Bien m'en a pris de reprendre la lecture. Comme quoi, je donne raison à tout ceux qui pensent qu'il faut juger une oeuvre après avoir tout lu.

Pour la petite histoire, mon cauchemar était de mettre une seule étoile à cette bd auquel cas, je me serais fais beaucoup d'ennemis tant l'objet est sacré. C'est dire que j'ai abordé ma lecture avec beaucoup de crainte. Ma note est donc très sincère car j'ai véritablement ressenti la grande aventure mêlée à de la poésie.

C'est un savant mélange qui fait la singularité de cette oeuvre unique en son genre, bien qu'on assiste actuellement à la montée en puissance d'autres bd qui tentent d'imiter le style avec plus ou moins de bonheur (Célestin Gobe-la-lune, Spoogue...).

Par ailleurs, je n'avais pas l'impression qu'il y a une baisse de régime dans les derniers tomes. Bien au contraire! Cependant, comme pratiquement toutes les séries cultes, ce sont bien les premiers volumes qui sont les meilleurs. Cela est indéniable ce qui n'empêche pas de trouver une suite de haut niveau. Comme la plupart des lecteurs, on attend la fin du cycle lunaire pour espérer le retour de la grande aventure sur Terre.

Le 10ème tome marque donc la fin des aventures de cette joyeuse bande. J'apprécie surtout qu'il y ait une fin même si elle reste ouverte. Voilà une série qui ne s'éternise pas et qui sait tirer sa révérence finale comme une vraie pièce de théâtre. Le dessin culmine par sa beauté. Les dialogues sont toujours aussi exquis. En conclusion, nous avons là une série tout à fait originale qui aura fini par nous séduire.

C’est un plaisir de retrouver pour un 11ème tome cette série mythique. Le récit est censé se passer 20 mois avant la série initiale et cela sera un diptyque. On se concentre sur l’aventure du mignon petit lapin Eusèbe dont le mystère de son passé a toujours été conservé. J’avoue avoir pris du plaisir à revoir ce sympathique personnage dont la gentillesse et la naïveté se confondent pour nous donner des scènes très décalées. Certes, les inconditionnels crieront au scandale surtout ceux qui ont acquis le coffret de l’intégral en 2012. Quand il n’y en a plus, il y en a encore ! On devrait tous le savoir. Le dessin frise encore une fois la perfection. C’est franchement sublime. La poésie est toujours présente. Bref, ce n’est que du bonheur !

Note Dessin : 4.75/5 - Note Scénario : 4.25/5 - Note Globale : 4.5/5



Nom série  Magasin général  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 14/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Magasin Général n'est qu'une chronique des habitants d’un village québécois dans l’entre-deux-guerres et il faut le prendre comme tel. C'est signé de l'un des grands maîtres de la bande dessinée à savoir Loisel. Le dessin est d'une qualité absolument indéniable pour les yeux qui raviront tous les amateurs.

Le premier tome n'est qu'introductif en nous présentant les habitants d'un village perdu et d'une jeune veuve. Le récit n'est pas particulièrement passionnant. Cela demeure néanmoins sympathique car il faut prendre cette BD comme elle est : une chronique rurale simple sans chercher un scénario plus élaboré, ni une aventure extraordinaire multipliant les rebondissements les plus divers. Ceci explique que cette bd rencontre également des détracteurs qui ne partagent pas l'enthousiasme de la majorité.
Par ailleurs, il faudra s'habituer à la V.O. c'est à dire un mélange québecois-français qui peut paraître lourd à digérer.

Le deuxième volume relève nettement mon impression première car la magie a enfin opéré. On fait la connaissance du personnage sympathique de Serge. L'arrivée de cet étranger est le signe qui se passe enfin quelquechose dans ce village perdu qu'est Notre-Dame-de-Lacs : la transformation du magasin de Marie en restaurant pour fins gourmets. On prend goût dans tous les sens du terme.

Le troisième chapitre relève encore le niveau cette fois sur le plan dramatique dans les relations tumultueuses entre Marie et Serge puis entre ce dernier et les hommes qui reviennent de la forêt. J'ai ressenti beaucoup d'émotions.

Le quatrième opus nous permet de découvrir un peu plus les personnages de Marie et de Serge dans une espèce d'intimité qui leur est propre. Après les révélations viennent le temps des confessions. La magie semble toutefois se rompre légèrement avec en opposition une Marie chialeuse et un Serge vexant mais s'affirmant. Peut-être fallait 'il un point de rupture afin de faire évoluer les personnages plus vrais que nature. La lecture est toujours aussi agréable mais on commence à attendre le dénouement de ce drame campagnard.

La cinquième partie est un peu plus surprenante car il marque une véritable rupture. Marie va délaisser son village natal pour partir à la découverte de Montréal. On avait envie que cette frêle femme super gentille puisse avoir enfin la vie qu'elle mérite. Il est dommage cependant de ne pas suivre son point de vue dans cette découverte du monde. On a l'impression qu'elle a passé le flambeau avec Serge et que l'action reste concentrée dans ce village. C'est un peu dommage car cela aurait pu servir le thème de l'opposition entre modernisme de la ville et traditionalisme d'un village.

Au sixième livre, on commence à se dire qu'il serait peut-être temps que cette histoire se termine enfin. Cela aurait pu être le cas avec le retour de Marie dans son village natale et des relations avec les habitants qui commencent à se calmer. On s'aperçoit que les villageois peuvent également s'unir pour le bien de la communauté ou pour sauver un des leurs qui en a besoin ce qui relance l'histoire. Je dois également avouer que si on est bien immerger dans un autre monde avec un brin de nostalgie, les dialogues sont tout de même difficiles à comprendre et cela agace forcément un peu.

Le septième recueil est celui de la lassitude. On apprend un fait important à la toute dernière case. Le reste ne sera que prétexte à danser la charleston et faire la fête au village. C'est sympathique mais cela tire véritablement en longueur. On aurait aimé que cela se cantonne au projet initial qui prévoyait la parution de 3 tomes. C'est une bd d'atmosphère. Une fois qu'on a compris cela et que l'on a accepté qu'il ne se passe rien, on peut savourer. Cependant, la multiplication des tomes ne fait pas bon ménage avec ce concept.

Le huitième fragment intitulé brièvement « les femmes » (après « les hommes » ce qui n’est guère une marque de politesse dans l’ordre de passage) fait un peu retomber la pression du charleston et de la folle échappée de ce village. On suit notre héroïne Marie dans une longue attente avant la délivrance. Cela sera également pour le curé de prendre du recul avant de fixer de nouvelles règles compatibles avec ses aspirations personnelles. Les trois commères du village seront également frappées d’une frénésie à l’utilisation d’un marteau et des clous. Encore une fois, le temps passe au rythme des saisons et il ne se passe rien. Comme dit, une bd d’ambiance, c’est bien sur deux ou trois volumes. Après, on frise l’indigestion. Cela ne se justifie plus. Il serait temps pour l’auteur de passer sur un autre projet. Avec Peter Pan, il nous avait habitués au meilleur. Ce n’est plus vraiment le cas.

La dernière mouture de Magasin Général est plus volumineuse qu’à l’accoutumée. On va terminer ce récit dans la joie et la bonne humeur. C’est la délivrance pour Marie qui va bientôt accouché au milieu de cette communauté. L’heure est à l’émancipation pour bon nombre de personnages. Le lecteur aura le sentiment de quitter les lieux de ce village plein de vie. On aura droit à des cartes postales et des photos à la fin de l’ouvrage comme pour rappeler le temps qui passe. C’est avec un pincement au cœur qu’on tournera la dernière page de cette fresque. De l’humanité, de l’humour et de la fantaisie pour une série qui est unique dans le monde de la bd.

En conclusion: cela reste de bonne BD, le dessin étant incontestablement le point fort avec de subtils cadrages et un concept véritablement novateur où l'on sent que les auteurs ont pris du plaisir. On lit cette chronique d'une mini-société surtout pour ressentir beaucoup d'humanité et revenir vers des choses plus simples et sans doute plus authentiques.

Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 3.5/5 – Note Globale : 4/5

Nom série  I.R.$.  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 14/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est la grande série de Desberg qui explore le monde fiscal et financier, dont le héros est un contrôleur des impôts américains. Le concept de ce thriller moderne est assez intéressant dans la mesure où il s'agit de lutter contre le blanchiment d'argent. Voilà un homme plutôt contemporain qui lutte contre l'argent sale ainsi que la corruption: il a déjà toute ma sympathie.

Cette série a d’ailleurs connu tout de suite un grand succès commercial comme en témoignent les volumes placés sur les étagères des grandes surfaces commerciales. La série a attiré près d'un million de lecteur en France et en Belgique ce qui n'est pas rien. J'ai également apprécié le rythme de parution (un nouveau tome chaque année qui forme un diptyque).

Nous découvrons un petit peu plus le passé de notre héros Larry Max au fil des tomes. Tout n’est pas dévoilé tout de suite ce qui procure un peu de suspense pour le lecteur. Le dessin peu détaillé peut paraître froid à cause des couleurs glaciales ; cependant j’adore ces traits simples et efficaces.

Les thèmes explorés sont très intéressants. Le premier diptyque va parler par exemple des fonds prélevés aux Juifs pendant la seconde guerre mondiale par les Nazis dans les banques suisses. Le second s'interressera au cartel de la drogue. Le troisième traitera de la corruption. Puis, il y aura le pétrole, l'argent du Vatican, les connections d'Hollywood etc... Les intrigues politico-financières sont bien pensées. Il y a toujours du rythme, des rebondissements qui font qu'on ne s'ennuie pas.

La relation téléphonique du héros avec une call-girl prénommée Gloria Paradise rend un côté sympathique et donne un peu de profondeur à l’ensemble. C’est une bd d’action qui se lit parfois trop vite car il faut reconnaître qu’il y a peu de dialogues et certaines cases sont purement contemplatives pour nous fixer sur un cadre. J'avoue que des efforts ont été réalisé pour les derniers tomes nettement plus bavards.

Cette BD souffre d’une comparaison avec Largo Winch mais je la trouve différente même s’il y a des points communs (une histoire en deux volumes, aspect commercial…). Déjà, le héros a une coupe de cheveux différente, peroxydée blanc vieillard ! Au final, nous avons un scénario bien ficelé, documenté et actuel qui procure une lecture des plus agréables.

Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4/5

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