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... a posté 1670 avis et 276 séries (Note moyenne: 2.94)

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Nom série  Les Innocents coupables  posté le 21/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai enchainé les trois tomes avec plaisir et célérité. Il faut dire que la narration est peu envahissante tandis que l’histoire et le destin de ces quatre frères de misère sont très accrocheurs.

Le thème en lui-même est intéressant puisque nous sommes plongés dans un bagne pour enfants dans la France du début du XXème siècle. Un bagne qui ressemble à l’image que l’on peut s’en faire, c’est sans réelle surprise mais ce cadre offre un huis-clos idéal pour ce récit romanesque.

Les différents enfants proposent des profils complémentaires mais parfois un peu « too much ». C’est peu crédible mais –à nouveau- romanesque à souhait, donc pourvu que l’on n’y regarde pas de trop près, cela fonctionne très bien. En tous les cas, je me suis vite attaché aux personnages principaux.

Le dessin est encore un peu juste dans le premier tome. Il me laissait surtout une impression de vide, d’une trop grande épure, d’un manque de traits… que les tomes suivants vont corriger brillamment. La lisibilité et l’expressivité sont les maîtres mots tandis que les décors ne sont jamais oubliés. Vraiment agréable à lire car très efficace, ce trait a certainement contribué à mon appréciation d’ensemble.

La fin est trop « happy end » à mon goût… C’est ce qui lui coûte la 4ème étoile. Pour le plaisir de lecture ressenti jusque-là, je ne peux que dire « pas mal du tout ! » Un bon 3/5 avec achat conseillé.

Nom série  Aniss  posté le 17/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Plaisant.

Ce premier tome est plaisant et original par son univers. La trame de fond, elle, est très classique avec un gentil naïf maladroit chargé d’une mission (puis de deux) qui le dépasse.

Plaisant, c’est également le cas du dessin qui nous est proposé. C’est la première œuvre de Milhiet dans laquelle je parviens vraiment à entrer et je ne peux donc pas comparer avec ses précédentes mais j’aime son trait présent. Il y a dans celui-ci un côté résolument (et faussement) naïf qui rafraichit l’ensemble. Certaines scènes de banquet m’ont fait penser à Breughel l’ancien, mais aussi à Masbou… Euh, oui, dit comme ça, ça peut paraître être un improbable grand écart mais c’est là vraiment mon ressenti !

Plaisante, la narration. Ce n’est pas très subtil mais ce n’est pas lourd non plus. A nouveau, j’ai trouvé là un parfum de naïveté qui m’a bien plu. On est loin du niveau d’un Ayrolles dans la qualité d’écriture mais cet album demeure agréable à lire et j’en suis sorti avec le sourire.

Voilà, voilà, il ne fait aucun doute que j’achèterai la suite car on est dans du bon 3,5. Plus que pas mal, les tomes suivants me permettront de dire si c’est franchement bien. J’accorde toutefois cette note au bénéfice du doute et parce que notre héros se retrouve rapidement chargé de deux missions qui doivent l’entrainer dans deux directions opposées, et ça, c’est finalement l’aspect le plus original du récit !

Nom série  A l'ombre du convoi  posté le 13/02/2012 (dernière MAJ le 17/05/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Si j’ai un reproche à faire à cette série, c’est son côté « concentré/expédié ». En effet, le scénario est dense alors que la narration est très digeste et que les planches sont bien équilibrées. Résultat : les auteurs parviennent à faire tenir beaucoup de choses sur peu d’espace. Ils évitent le piège des planches surchargées et de l’étouffement via un solide élagage. En conséquence, tout est résumé, souvent bien résumé… mais très résumé. Et si cela ne pose aucun problème quand il s’agit de rappeler des faits historiques, ça coince déjà plus quand il s’agit de reproduire des scènes d’action, et cela fonctionne finalement très mal quand il s’agit de donner du crédit à une séquence « émotion » (la fin du récit est d’ailleurs significative à ce sujet).

Et c’est regrettable car ce scénario vaut la peine qu’on s’y attarde ! Tout part d’un acte de résistance héroïque survenu durant la seconde guerre mondiale. Et les auteurs de nous conter cette histoire au travers de trois profils : une Juive allemande, un soldat allemand peu motivé et un jeune Belge dépourvu de conscience politique. Chacun à son tour, ces trois jeunes gens vont être l’élément central du récit, le personnage par lequel nous découvrons l’histoire. Nous connaîtrons alors le passé de l’une puis des autres, et revivrons parfois les mêmes scènes mais avec un autre regard. Par la même occasion, c’est avec les pères de ces personnages que nous allons faire également connaissance. Trois pères marqués par la guerre de 14… et liés entre eux par une étrange fatalité.

Vous le voyez, déjà rien que ça, cela demande pas mal de développements !

En parallèle nous sera exposée la situation des Juifs durant la seconde guerre mondiale. Vous n’apprendrez sans doute pas grand-chose de neuf… mais quand même ! Kid Toussaint a l’art d’aller chercher l’information souvent passée inaperçue. De plus, nous nous intéressons ici principalement aux Juifs allemands et aux Juifs belges, alors que la majeure partie des récits du genre se centrent sur le sort des Juifs français ou sur celui de Juifs déjà déportés. J’ai donc appris encore certaines choses et je m’en suis remémoré d’autres, lointains souvenirs de mes années scolaires.

Cet aspect historique est très bien amené et ne casse pas le rythme du récit, mais lui aussi a besoin d’espace pour se développer.

Enfin, il y a la partie « action » avec cette audacieuse (inconsciente ?) interception d’un convoi ferroviaire dans l’espoir de libérer une centaine de Juifs du triste sort qui les attendait dans les camps de la mort.

Et là aussi, et même si c’est de loin la partie la plus courte du récit, elle nécessite un certain nombre de planches. C'est à mes yeux la partie qui souffre le plus de l'aspect condensé du scénario.

Un diptyque finalement très riche, donc, mais qui se lit rapidement grâce à une narration qui va à l’essentiel et des planches bien équilibrées… mais cela ne facilite pas le passage de l’émotion…

Un petit mot sur le dessin (quand même) : agréable.
… ben oui, j’ai bien précisé : un petit mot…

Veine réaliste mais style assez dépouillé. Peu de traits mais cela n’empêche une certaine précision. Décors corrects avec un réel souci de véracité. Cela manque à mes yeux d’un peu de profondeur mais c’est agréable à lire.

Au final, voilà une œuvre intéressante. Il aborde le thème de la Shoa sous un angle original, dispose d’une structure avec trois points de vue bien pensée, jette une passerelle avec le passé et la guerre de 14 via le destin des trois pères (bon, là, c’est un peu tiré par les cheveux mais finalement, pourquoi pas ?) et nous est présenter grâce à un dessin qui sans être révolutionnaire convient bien au genre.

Pas mal, donc, mais je regrette que la dernière séquence fonctionne si mal à mes yeux.

Nom série  L'escadrille des Têtes Brûlées  posté le 25/10/2010 (dernière MAJ le 16/05/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà, j’ai pas pu résister. Je gardais de papy Boyington et de ses têtes brûlées le souvenir d’une série télévisée que je suivais avec passion durant ma jeunesse.

J’espérais le mieux, en craignant le pire et me suis finalement retrouvé entre les deux.

Avant tout, grosse surprise : ce premier tome ne s’intéresse pas vraiment aux têtes brulées mais évoque le passage de Greg Boyington parmi les Tigres Volants. De plus, l’histoire nous est contée à travers le regard de deux jeunes recrues de l’AVG (American Volunteer Group). J’ai donc surtout eu droit à une évocation historique de l’escadrille chère à Chennault, et au passage remarqué de celui qui deviendra « papy Boyington » au sein de ces troupes. Ce n’est pas inintéressant mais cette évocation est réalisée d’une manière superficielle, donnant la prédominance à l’action. J’ai cependant bien apprécié certains passages évoquant les tactiques de combat aérien.

L’histoire, en elle-même, n’est pas des plus trépidantes et s’il y a beaucoup d’action, il ne se passe finalement pas grand-chose (je sais, c’est paradoxal, mais c’est ainsi).

Mais si cette série me pose problème, c’est avant tout dû au dessin. Si celui-ci est souvent très bon pour les scènes de combats aériens, il ne me plait pas vraiment dès qu’il s’agit d’illustrer les personnages. Je le trouve froid, artificiel. Et, malheureusement, des personnages, il y en a trop souvent en avant-plan de ces pages. La colorisation accentue encore ce côté artificiel du dessin.

Je continuerai à suivre la série, plus par nostalgie pour la série télévisée que sur la seule base de la qualité de la bande dessinée. Celle-ci étant, à mes yeux, juste passable (un petit 3/5 sans conseil d’achat).

Après lecture du tome 2 :

La série reste agréable. Je regrette le nombre peu élevé de planches consacrées aux combats aériens. La série reste en effet trop les pieds sur terre à mon goût. Mais ce deuxième tome nous emmène à la création de la fameuse escadrille des Black Sheeps. J'attends maintenant un tome 3 où l'action prendra le dessus sur la mise en place. Et puis, surtout, il faudrait une vraie intrigue dans ces aventures pour vraiment m'accrocher ! Mais, bon, ça se lit bien, c'est principalement divertissant mais aussi un peu instructif, donc je continuerai l'aventure.

Après lecture du tome 3 :

La série m'est de plus en plus agréable. La place ici laissée aux combats aériens est plus conséquente, avec, en prime, la présentation de tactiques de combats spécifiques en fonction du type d'avion employé. Il n'y a toujours pas d'intrigue centrale mais ces récits d'aventures sont agréables à suivre. Les personnages prennent de plus en plus d'épaisseur tandis que les explications techniques, discrètes, apportent un plus indéniable (j'ai particulièrement apprécié celles traitant du chasseur nippon et de son absence de blindage).

Quant au dessin, et bien, il progresse lui aussi au fil des tomes. Toujours aussi bon pour les scènes de combat aérien, il perd progressivement son aspect artificiel sur les personnages.

Une série qui ne cesse de grandir au fil des tomes. Raison pour laquelle je conseille finalement l'achat !

Nom série  La Mémoire de l'eau  posté le 15/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un diptyque somme toute fort classique dans son genre puisqu’il nous propose une histoire aux teintes fantastiques dans laquelle une jeune adolescente va tenter de percer le mystère entourant un phare et son étrange habitant.

On retrouve tous les ingrédients du genre avec une gamine plutôt futée et têtue, une maman divorcée de retour sur les terres de son enfance, un vieil ours finalement bien plus gentil qu’il n’y parait, une légende bretonne, un phare et des grottes, du mystère et des ragots.

L’histoire est joliment tournée et le suspense est très bien entretenu. Seul petit reproche : les explications viennent un peu plomber la lecture. J’aurais de ce point de vue préféré un peu plus de légèreté et de concision, mais ce n’est pas rédhibitoire.

Au niveau du dessin, c’est plutôt plaisant, expressif et dynamique, pas toujours précis mais résolument sympathique. Ce style plaira à un large public et (cerise sur le gâteau) dispose d’une personnalité propre.

Pas mal du tout, en résumé. L’achat peut franchement s’envisager et la lecture devrait ravir un large public (et plus particulièrement un public féminin adolescent sensible aux histoires de légendes).

Nom série  Les Brigades du Temps  posté le 14/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne parlerais pas de chef d’œuvre ni de LA lecture de l’année mais ce diptyque est incontestablement sympathique. J’y ai retrouvé le trait et l’esprit du journal de Spirou. Entendez par là que nous avons droit à un mélange d’aventure et d’humour servi par un dessin semi-réaliste à tendance humoristique expressif soutenu par une colorisation vive mais sans exagération. En prime, les auteurs nous offrent en guise de vedettes un duo ultra-complémentaire comme pouvaient (et peuvent encore, pour certains) l’être Spirou et Fantasio, Chesterfield et Blutch, Tif et Tondu, Sammy et Jack Attaway et tant d’autres. Alors ? Ҫa ne sent pas le Spirou de la grande époque, ça, peut-être ?

Le scénario tient la route et nous entraine dans une aventure où science-fiction et récit historique font bon ménage. Il est relativement complexe et riche. On n'a donc pas du tout l'impression de lire du vide.

Bon ! Tout n’est pas parfait et la conclusion de cette première aventure me semble quelque peu expédiée. Il n’empêche que j’ai passé avec ce duo un chouette moment de lecture et je suis prêt à embarquer pour un nouveau diptyque dès que possible.

Sympa !

Nom série  Karma Salsa  posté le 14/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Que voilà un chouette polar noir !

Pourtant la recette est des plus classiques.

Prenez un ex-taulard.

Faites-lui découvrir à sa sortie de prison qu’il est l’heureux papa d’une magnifique jeune femme de 18 ans au caractère bien trempé. Directement, ça apporte un côté sucré et acide au plat.

Par la même occasion, vous en profiterez pour nous présenter son ennemi mortel, parrain de la pègre locale. Le petit nerf, en somme.

Pour assurer le lien (important, ça, de lier la sauce !) entre notre taulard repenti et l’ignoble salaud de fils de garce qui lui sert d’ennemi, vous prendrez l’image du père. Père biologique du second, il considèrera le premier comme son fils, malgré la trahison de ce dernier (qui, en l’occurrence était le premier (j’espère que vous suivez)). Faites en un légume, ça fera plaisir à votre diététicienne (et au fils rejeté par la même occasion).

Et pour corser la sauce, n’hésitez pas à glisser une femme (du moins sa carcasse, pour corser, c’est encore ce qu’il y a de meilleur) entre les deux.

Quoi ? La trahison ? Quelle trahison ? Ah, oui, la trahison… Boarf, juste deux millions de dollars planqués quelque part après un plan foireux, qui auraient dus revenir au parrain plutôt que disparaître dans la nature. Mais bon, fallait assurer ses vieux jours… et sa fuite en cachette avec la carcasse (qui n’était pas encore une carcasse à l’époque, mais plutôt du genre poule de luxe).

Au fil du récit, vous prendrez soin d’attendrir la viande, quitte à faire du steack haché à l’occasion (et à la dynamite si le besoin s’en fait ressentir).

Vous salivez ? Attendez ! Vous allez bientôt baver !

Carnassiers que vous êtes, je vois poindre dans vos yeux une envie de poulet. Y en aura ! Deux belles cuisses bien gratinées ! Du lourd, du teigneux, du morbac de compèt’, arrosé de rap et de rhum.

Pas encore assez relevé à votre goût ? Ajoutez alors quelques viandes bien faisandées. Des amis oubliés de notre ex-taulard, prêts à l’aider dans sa fuite en avant. Vous les plongez dans le jus, puis vous les éjectez après emploi. S’il reste des morceaux, c’est pas grave, ça rehausse le goût.

Tiens ! Justement, à propos de goût : n’oubliez pas les flash-back, histoire de donner à l’ensemble ce tant apprécié petit goût de « revenez-y ».

Corsé mais classique, donc… de quoi faire un bon pote-au-feu (de l’action) à la française…
Euhhhh, oui, seulement voilà : je ne vous ai pas tout dit…

Les auteurs ont encore voulu épicer la sauce. Ajoutez donc du red hot chili salsa, des doubles jeux, de l’exotisme et des orpailleurs, des coins paumés et des grosses américaines, du rhum et de la vodka.

Ca vous arrache la tronche ? C’est normal…

Mais rassurez-vous : dans un ultime geste de bonté (à moins que, les yeux brûlés par les piments, ils ne se soient tout simplement trompé d'ingrédients), ces fêlés cuisiniers ont saupoudré notre pièce de bœuf de yoga et de rasta (ça adoucit et ça aère la bête).

Quant à la casserole dans laquelle mijote ce plat, elle a cette teinte crasseuse, ce style éraillé, ce côté usé des vieilles marmites dans lesquelles on fait les meilleurs plats. Bon ! C’est du merchandising, hein ! On voit bien qu’elle est neuve, presque moderne même, cette casserole. N’empêche qu’elle convient parfaitement pour ce type de cuisson.

Je ne sais pas vous, mais moi, je m’en suis déjà pris deux louches et j’attends la troisième avec impatience ! J’en regretterais même que ce soit la dernière…

… D’un autre côté, je risque d’avoir le palais désensibilisé en cas d’abus.



(Nota : ne plus écrire d’avis peu avant midi).

Nom série  Ibicus  posté le 14/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je sors de cette lecture avec un sentiment mitigé.

D’une part, je m’attendais à un chef d’œuvre mais cette histoire ne m’a pas spécialement marqué. Et si le début m’a vraiment bien plu, j’ai senti une certaine forme de lassitude s’installer passée la moitié du récit, le sentiment de relire encore et toujours la même chose, quand bien même le lieu change.

D’autre part, je dois avouer que j’ai lu l’ensemble sans réellement m’ennuyer. Le personnage central est intéressant (lâche, amoral, pleurnichard mais finalement toujours prêt à rebondir) et cette alternance entre chance (en matière d’argent) et malchance (en matière de sérénité) qui l’accompagne tout le long du chemin assure au récit un intérêt sans cesse renouvelé.

L’époque est elle aussi intéressante et dote cette histoire d’une solide toile de fond historique.

Esthétiquement parlant, c’est… c’est du Rabaté… du Rabaté soigné mais surtout du Rabaté. Il y a une véritable recherche artistique, tant dans le trait que dans les cadrages. Ca plaira… ou non selon votre goût personnel. A titre personnel, je trouve ce trait efficace et stylé mais pas vraiment beau. Par contre, le découpage est excellent dans son genre, surtout si l'on tient compte du fait qu'il s'agit ici de l'adaptation d'un roman ! Il assure une lecture fluide et rapide, aère un récit qui aurait pu devenir rapidement étouffant et régule le rythme de l’ensemble.

Voilà ! Pas un chef d’œuvre à mes yeux, car l’émotion manque (du moins, elle m’a fait défaut) mais pas mal du tout quand même…

PS : la postface est excellente !

Nom série  Griffe blanche  posté le 13/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une série qui me semble partie sous les meilleurs auspices.

Aux commandes, un duo d’auteurs qui a déjà fait ses preuves et c’est un fait que l’on sent dans ce scénario une certaine complicité. Et quand deux auteurs de ce calibre s’amusent et se régalent, et bien, cela tombe sous le sens, ils nous amusent et nous régalent.

Le récit se veut léger. Le trait se fait caricatural. L’univers est résolument d’obédience médiéval fantastique à la sauce nipponne. Les planches se font spectaculaires quand le besoin s’en fait sentir. Griffe Blanche donne son nom à la série mais elle se fait discrète dans ce premier tome, laissant ainsi à d’autres personnages tout l’espace nécessaire pour démontrer leur importance. Tout au plus apporte-t-elle ici une touche occidentale au récit (quoique…) Les bases de l’intrigue sont posées, les clans nous sont présentés, les enjeux et intérêts nous sont dévoilés. Que demander de plus ? De l’action ? Rassurez-vous : il y en a !

Du pur divertissement, mais du divertissement de qualité ! A suivre, sans nuls doutes.

Nom série  Highlands  posté le 04/09/2012 (dernière MAJ le 13/05/2013) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Premier tome d’une série prévue en deux volumes, cet album a su me séduire grâce au romantisme qui s’en dégage ainsi qu’au trait réaliste fin et précis de son auteur.

La dimension historique est fort présente puisque nous nous retrouvons dans les Highlands en 1744, soit deux ans avant la célébrissime bataille de Culloden. Et pour qui s’intéresse ne fusse qu’un peu à l’Ecosse, cette époque ne peut qu’être empreinte d’un romantisme autant lié à la beauté sauvage d’un pays qu’à la mort de son indépendance.

Philippe Aymond joue très bien de ces aspects pour nous proposer un récit certes classique et non dénué de certaines facilités (un peintre fin bretteur charmeur audacieux et indépendant en guise de héros, c’est quand même beaucoup) mais prenant. J’ai aimé lire ce premier tome et, même si je ne m’attends pas à trouver dans ce récit une trouvaille vraiment originale, je me réjouis d’en lire la suite.

Classique et efficace, avec pour moi ce petit plus venant du lieu géographique et du contexte historique. Et comme le dessin est vraiment de qualité… 4/5 !

Le second tome vient confirmer les bonnes impressions laissées par le premier opus. Nous restons sur un récit d'aventure extrêmement classique, avec des personnages charismatiques. Trahisons et vengeance seront au rendez-vous, comme il se doit, tandis que l'aspect historique ne sera pas occulté avec un large espace laissé à la tentative d'accession au trône de Bonnie Prince Charlie.

A ce sujet, le seul reproche que je ferai viendra, justement, de cette cassure de rythme consécutive à ce passage. L'auteur oublie alors totalement son récit d'aventure pour se consacrer à la retranscription historique. D'un côté, c'est très intéressant, d'un autre, ça casse un peu le récit. Je regrette donc que Philippe Aymond n'ait pas réussi à intégrer tous les personnages de sa fiction dans cette partie du récit. Les laisser autant en retrait ne me semble pas une bonne idée.

Je ne bouderai quand même pas mon plaisir. Un dessin classieux, une intrigue classique mais bien menée, un contexte historique intéressant et de très beaux paysages écossais : voilà de quoi satisfaire ma soif de lecture !

A consommer sans modération !

Nom série  On fera avec  posté le 13/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il m’aura fallu deux essais pour réussir à rentrer dans cet étrange bouquin, recueil de gags à l’humour narcissique noir et désabusé.

D’une part, il y a quelque chose d’exaspérant dans l’apitoiement sur soi-même dont fait montre Larcenet. D’autre part, cet état d’esprit n’aura pas été sans me rappeler mon propre apitoiement sur moi-même à l’approche de la vingtaine -ce côté romantique désabusé tragique- que je n’ai pu que me reconnaître dans cette vision des choses.

Par ailleurs, lire le texte et regarder le dessin n’était pas possible pour moi. J’ai vraiment dû laisser le dessin en arrière-plan (à l’image d’un décor, d’une image captée mais considérée comme secondaire) pour me concentrer sur le texte. Et là, j’ai commencé à apprécier ma lecture.

On fera avec… porte donc finalement très bien son nom puisqu’il nous parle de ce moment où l’adolescent perd ses illusions d’enfants et s’assume en tant qu’existence inutile parmi tant d’autres (ben oui, un être humain, en soi, c’est pas vraiment utile. On en éliminerait quelques centaines de millions, je ne crois pas que la planète se porterait plus mal pour la cause. Quant à l’univers, et bien je suis même convaincu qu’il s’en fout royalement !)

Narcissique désabusé à tendance suicidaire, sans aucun doute, mais un état d’esprit qui devrait parler à plus d’un lecteur (surtout dans la tranche des 18-25 ans). Reste ensuite à avoir le recul nécessaire pour ne pas broyer du noir… chose que l’auteur parvient parfaitement à faire dans un « nota » à l’autodérision assumée.

Pas mal, au final… mais à lire avec un certain recul.

Nom série  Bouclier humain  posté le 13/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un récit très intéressant mais pas très bien illustré.

Le dessin m’est en effet apparu maladroit à plus d’une occasion : déplacements raides, poses peu naturelles et visages bancals ne sont pas rares. Ce n’est pas au point de me décourager mais il est clair que je n’ai pas lu ce récit pour son esthétique.

Non, ce qui m’a bel et bien (et même très bien) accroché, c’est le thème du récit. J’ai suivi avec un grand intérêt le parcours d’Amara, jeune femme engagée et obstinée. J’ai cherché à la comprendre jusque dans ses incohérences tant sa volonté d’agir et de bien faire me l’ont rendue attachante (même si parfois chiante). Mais par-dessus tout ça, j’ai aimé la peinture des différents acteurs du récit. Les motivations sincères et convictions profondes de l’héroïne seront remises en cause par les témoignages d’acteurs sans doute moins naïfs, par les agissements d’allochtones et d’autochtones pour lesquels le pragmatisme l’emporte sur un idéal utopique.

J’ai vraiment aimé ce récit et j’aurais dit sans aucune hésitation « franchement bien ! » si le dessin avait été à la hauteur du témoignage. Malheureusement celui-ci est tellement maladroit par endroits qu’il altère certaines séquences (des scènes de bombardement, par exemple, dans lesquelles je n’ai pas « vu » ce qui m’était raconté).

A lire, quand même !

Nom série  Flottille 66  posté le 13/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
A la lecture du premier tome, j’ai craint le pire. Des personnages stéréotypés, une intrigue convenue, un récit placé dans un avenir proche mais un avenir finalement tellement semblable à notre présent que je ne voyais pas l’intérêt de la manœuvre. Ceci dit, il y avait dans ce scénario un élément étrange et fantastique qui avait réussi à titiller ma curiosité. Je me suis donc décidé à lire le deuxième tome.

Le deuxième tome débute très mal avec une grossière erreur de date (on passe de 2025 à 2035) et là, je l’avoue, j’ai vraiment failli lâcher l’album. Car s’il est une chose que j’ai du mal à pardonner dans ce domaine très précis qu’est le récit d’aviation militaire, c’est le manque de rigueur !!

Etrangement, c’est après avoir touché ce fond que la série va rebondir pour finalement atteindre un niveau plus qu’honorable. En effet, malgré cette faute de date, j’ai trouvé ce second tome plus prenant et surtout plus intéressant. Je demeure dubitatif quant à l’intérêt de placer ce récit dans le futur et très honnêtement je suis convaincu que l’aéronavale de 2035 sera bien plus éloignée de celle de 2013 que ce qui nous est ici proposé mais plusieurs aspects du récit ont réussi à éclaircir la grisaille qui plombait jusqu’alors la série.

Tout d’abord, les personnages deviennent (légèrement) moins caricaturaux. Ensuite, la première intrigue, somme toute très convenue, sur laquelle reposait la série s’efface devant le fameux mystère précité. Voilà qui est bien plus intéressant ! Et, de plus, cette première intrigue reçoit une conclusion satisfaisante. On ne saute pas du coq à l’âne et ces deux intrigues sont reliées. Enfin, certaines planches s’intéressent enfin à des aspects plus techniques de l’aviation. Et c’est pour ça aussi qu’on lit ce genre de série. J’ai aimé découvrir les planches consacrées au catapultage du Rafale depuis le pont d’un porte-avion (le CdG dans le cas présent).

Au niveau du dessin, le niveau atteint est fort semblable à celui atteint par les autres séries de Zéphyr : précis mais froid avec un je ne sais quoi d’artificiel dans la colorisation comme dans la morphologie trop parfaite des personnages. En soi, ce n’est pas désagréable dans son genre mais un peu de nuance apporterait une dimension plus réaliste à l’ensemble.

En résumé, et alors que la série a frôlé la cote d’exclusion, je suis maintenant curieux de découvrir la suite de ces aventures. Je demeure cependant prudent et j’espère que les auteurs auront retenu les leçons de leurs erreurs. Par conséquent, je ne conseille pas encore l’achat.

Nom série  Tueurs de mamans  posté le 13/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Du « sur mesure » pour les auteurs que ces tueurs de mamans. Jugez-en plutôt :

- Au scénario, Zidrou. En quelques années, ce scénariste ex-instituteur, s’est démarqué de la série qui l’a fait connaître (« L'Elève Ducobu ») pour proposer kyrielle de récits à l’émotion palpable (« Lydie », par exemple) ou au suspense bien entretenu (« La Peau de l'ours », entre autres). Le retrouver aux commandes d’un thriller rythmé mené par cinq adolescentes et destiné prioritairement aux adolescents n’est donc pas spécialement surprenant.

- Aux pinceaux, Benoit Ers et Ludo Borecki. Benoit Ers s’est déjà fait un nom dans le genre. Dessinateur des excellentes séries que sont « Les Démons d'Alexia » et « Hell School », il dispose de ce talent particulier de pouvoir mettre en scène de jeunes adolescentes attachantes et modernes sans les doter d’attributs sexy. Un style qui convient donc parfaitement à un lectorat adolescent et féminin mais qui séduira un large public sans frustrer les plus jeunes ni choquer les anciens. Il est peut-être plus étonnant pour certains de trouver à ses côtés Ludo Borecki, mais ce serait ignorer que ce dernier est depuis quelques temps venu épauler Benoit Ers dans son travail (il collabore déjà à Hell School). Voir son nom apparaître ici ne fait que souligner l’importance de son travail et l’estime dans laquelle le tient son « mentor ».

« Et le résultat ! » me direz-vous. Car c’est bien beau de vous parler en long et en large des auteurs, cela ne servira à rien si la série est une daube. Heureusement, ce premier tome est une réussite… dans son genre. En clair, ce récit est destiné à des adolescents en mal de frissons. Il est très bien conçu dans ce sens : le suspense est au rendez-vous, les différentes jeunes filles apportent chacune une identité intéressante, le récit se veut moderne et actuel avec cette omniprésence d’internet et ses multiples références à l’univers des jeunes d’aujourd’hui (quoiqu’Harry Potter risque d’être déjà perçu comme démodé). De plus, l’aspect psychologique du scénario repose sur un des fondamentaux de l’adolescence : apprendre à assumer les conséquences de ses actes. Pour un public ado, c’est, je pense, très bien foutu ! Pour un public plus ancien, c’est agréable à lire mais quelque peu prévisible.

Le dessin, lui, est très efficace. Chapeau bas pour la « main » d’une des jeunes filles (les auteurs et ceux qui liront la série me comprendront) ! C’est finement joué !! Les scènes les plus violentes jouent habilement de la suggestion plutôt que de tomber dans le démonstratif. A nouveau, j’ai envie de dire : bien joué !!

Au final, voilà une série qui ravira son public et qui devrait plaire à un public plus large encore… du moins si vous ne cherchez pas la nouveauté à tous prix. Prévisible mais efficace !

Nom série  Le Beau Voyage  posté le 03/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le beau voyage est un roman graphique pur jus.

Zidrou nous démontre une fois de plus qu’il est un excellent conteur. Le lecteur découvre au fil des pages une jeune femme fragilisée par sa jeunesse, par ce père n’ayant que peu de temps à lui consacrer, par cette mère distante jusqu’à l’absence, par ce frère disparu avant même qu’elle ne naisse. Ancien instituteur, il nous montre aussi combien un enfant peut être façonné par les non-dits de ses parents. Tout cela nous est dit avec finesse, sans misérabilisme, avec pudeur et sans larmes.

J’ai été moins séduit par le travail de Springer mais son trait ne dessert pas le récit. Disons qu’il le soutient sans le magnifier.

Au final, voici un album qui a réussi à me toucher tout en me rappelant combien un non-dit peut être lourd à entendre.

Nom série  Une petite tentation  posté le 03/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’idée de départ m’avait directement séduit et je voyais là le terreau d’un bon thriller psychologique. Mais Jim se cantonne dans une analyse de caractères opposés, avec deux adolescentes dont une « se cherche » encore tandis que l’autre joue les délurées. D’autres personnages viennent enrichir ce récit et le moins que l’on puisse dire, c’est que la gente féminine ne sort pas grandie de cet album… Remarquez : les hommes ne valent guère mieux !

Le récit est fluide et se lit rapidement. Le dessin, d’influence manga, est agréable à l’œil et bien servi par le format de l’album.

Puis arrive un final qui se traine lamentablement. J’ai vraiment eu le sentiment que Jim ne savait pas comment conclure son histoire. C’est dommage car cela fait franchement retomber le soufflé. Bon, dans l’ensemble, cela reste « pas mal » mais il ne s’agit pas là, à mes yeux, d’un indispensable. Un bon emprunt de bibliothèque, tout au plus…

Nom série  Corpus Christi (Le secret des papes)  posté le 03/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
L’intrigue de Corpus Christi est à rapprocher de celles à l’origine du Triangle Secret ou du Décalogue. Ici, un spéléologue, suite à la découverte de troublantes tablettes, va devoir faire face au Vatican et autres sectes pour faire éclater une vérité qui dérange.

Les auteurs ont eu la bonne idée de surfer sur l’actualité et la démission du Pape Benoit XVI pour ancrer leur récit dans le présent. Bonne idée, également, le texte d’introduction présente d’une manière très « second degré » la genèse du projet.

Contrairement aux œuvres précitées, Corpus Christi n’est composé que d’un seul tome… et cela se ressent. On démarre en trombe et les personnages n’ont que peu d’espace pour dévoiler leurs personnalités. Les évènements s’enchainent mais en me donnant l’impression que tout est quelque peu précipité. De plus, certains raccourcis seront empruntés, ce qui ne sera pas sans conséquences sur la cohérence de l’ensemble (soyons clairs, il y a à ce point de vue deux ou trois passages franchement maladroits – spoiler : par exemple, un des personnages, gravement blessé dans la région du cœur est emmené à l’hôpital, mais les médecins s’annoncent défaitistes tant ils sont dépourvus de moyens techniques (« nous n’avons même pas de respirateur artificiel »), ils réussiront toutefois une transplantation cardiaque au petit bonheur la chance ("hop, on récupère un coeur frais au hasard") dans la demi-heure qui suit… Comprenne qui pourra…).

Ces maladresses seront finalement source d’ennui de ma part. C’est dommage car l’idée de départ n’est pas mauvaise, la narration est bien dosée et le dessin est d’une très agréable qualité dans cette veine réaliste (j’en ai particulièrement apprécié la finesse et le soin apporté aux détails).

Finalement, entre « pas mal » et « bof »… Disons que c’est agréable à regarder, que ça se laisse lire mais que certaines maladresses dans les rebondissements risquent d’irriter plus d’un lecteur. Mention « peut mieux faire », en somme.

Nom série  Les Gardiens du sang  posté le 03/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un récit dense, riche en dialogues, bien construit, avec clans multiples, jeux de dupes et conflits d’intérêts. Bienvenue dans l’univers du Triangle secret. Et c’est un fait que j’ai retrouvé là tout ce que j’avais aimé dans la série mère.

L’intrigue repose sur une idée de départ assez originale et les différents groupes qui s’opposent ou s’associent en fonction d’intérêts communs, fussent-ils momentanés, ont chacun leur raison d’être. Le lecteur est ballotté au fil du récit même si, rapidement, certaines pistes se dégagent. En fait, j’ai trouvé l’ensemble très prenant même si long à lire.

Le dessin de Falque convient bien à ce genre de récit, sans pour autant apporter de dimension particulière à celui-ci. J’ai particulièrement apprécié le fait que malgré le nombre élevé de personnages, je n’ai jamais confondu leurs visages. Chacun est bien typé et finalement facilement identifiable.

Dans le genre, c’est donc à un bon récit auquel j’ai eu droit. Pas déçu du tout !

Nom série  Sept pistoleros  posté le 03/05/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les 7 mercenaires. Lee Van Cleef. Le bon, la brute et le truand. Pour une poignée de dollars. Clint Eastwood. Il était une fois la révolution. La Horde sauvage. Django. Henry Fonda. Navajo Joe. Klaus Kinski. John Ireland.

Si certains de ces films ont directement inspiré une scène de cet album, si certains de ces acteurs ont prêté leurs traits à l’un ou l’autre personnage, toutes ces références me sont revenues à l’esprit au fil de ma lecture… Quel bonheur ! Quel bonheur de pouvoir à la fois suivre un récit prenant et respectueux du genre et sourire aux multiples clins d’œil réalisés en hommage aux glorieux devanciers.

Avis aux fans de western spaghetti : 7 pistoleros est un album à ne pas rater. Car outre ces multiples références, cachées ou ostensiblement exposées, 7 pistoleros offre avant tout un scénario solide et extrêmement respectueux du genre servi par un dessin vif et sec. C’est musclé, couillu, sans pitié mais non sans honneur. C’est du western, en somme… et du bon !

Enfin, il y a ce petit plus ! On s’amuse, on s’amuse mais ce serait oublier que ce récit, c’est aussi celui du temps qui passe, de la fin d’une époque, de l’arrivée de la civilisation et de sa violence, peut-être moins bestiale, mais certainement plus sournoise. Un final grandiose pour un album que l’on peut lire avec trois yeux (du moins, si la nature vous a fait ce don) : un œil pour le cinéphile, un œil pour l’amateur de western burné et un œil pour le philosophe désenchanté.

Miam !!

Nom série  Gueule de bois  posté le 25/04/2013 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec cette Gueule de Bois, Foerster revisite le monde des fables, contes et légendes.

J’ai, avec grand plaisir, retrouvé un peu de cet univers noir et fantastique que j’avais tant apprécié dans « Styx ». Malheureusement, je dois bien avouer ne jamais avoir été subjugué par les histoires en elles-mêmes, faute d’une narration un peu lourde (les références à Poe plombent parfois inutilement la lecture).

A contrario, je ne peux qu’applaudir l’originalité de cet univers, à la fois bordélique et cohérent ! Foerster n’est pas avare dans son imaginaire et chaque référence est habilement détournée pour nous offrir quelques contre-emplois assez jouissifs.

Le trait, lui, reste d’une agréable qualité. Je préfère cependant Foerster lorsqu’il reste dans le noir et blanc mais la colorisation n’entache en rien le beau travail ici réalisé. C’est dynamique, généreux dans les détails, expressif et net : en clair, c’est tout bon.

Enfin, j’ai eu l’occasion de lire la série au travers de l’intégrale récemment sortie au Lombard. Une intégrale sans fioriture (on a droit aux trois tomes sans ajouts inutiles) à couverture souple et vendue à un prix tout à fait abordable (14,99 € pour 144 pages). Une belle initiative de la part de cet éditeur.

Voilà, voilà, la lourdeur ressentie dans la narration m’empêche d’attribuer plus que « pas mal » mais si vous aimez les univers référencés revisités dans un genre noir non dépourvu d’humour, cette bande dessinée pourrait vraiment vous plaire. A essayer !

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