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Nom série  Nancy in Hell  posté le 25/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Editions Tabou, qui ont fait leur trou dans la niche étroite de la BD érotique, tentent une ouverture dans un autre domaine, la BD sexy, mais grand public. C'est l'orientation de la collection Graph Zeppelin, qui ouvre le bal avec ce "Nancy in Hell".

Scénarisé par El Torres, probablement un pseudonyme, mais surtout dessiné par Juan José Ryp, qui a fait ses gammes avec quelques comics de super-héros (il a travaillé notamment avec Warren Ellis). Il est aussi l'auteur de plusieurs bandes pour adultes, déjà publiées en France par Tabou. L'orientation choisie ici est différente : Nancy est sexy, se balade la plupart du temps en mini-short en lambeaux et soutien-gorge, mais on n'en verra pas plus. pas le moindre téton ni un petit bout de minou. Il faut dire que cela ne se justifiait pas forcément.

Nancy, femme forte (et je ne parle pas que de sa poitrine), va donc tenter de trouver une issue dans cet Enfer dans lequel elle se réveille, avec un allié inattendu : Lucifer. Ange déchu, celui-ci souhaite racheter sa faute initiale, mais aussi se révolter contre cet Enfer qui est personnifié...

C'est agréable à lire, le savoir-faire de Ryp est manifeste, surtout dans les scènes avec des monstres (et Nancy en petite tenue). J'ai juste une réserve sur les visages de ses personnages, qui manquent de maîtrise et surtout de permanence. Heureusement que Nancy a une mèche violette, sinon on la confondrait avec l'ange déchu...

Curieux de lire la suite, qui découlera d'un énorme cliffhanger à l'issue de ce tome 1.

Nom série  King's Game Extreme  posté le 18/02/2014 (dernière MAJ le 22/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais bien aimé King's Game, ce côté manipulateur de masse, ce mystère techno-horrifique. Le scénariste enfonce le clou avec cette suite, comportant (pour l'heure ?) un seul personnage commun, Nobuaki.

Le répit de Nobuaki dure un tiers de tome, puis la violence et les souvenirs d'enfer se rappellent à lui, à la réception d'un SMS collectif. Kanazawa ne commence pas cette séquelle de la même façon, étant donné qu'un des protagonistes sait ce qu'il va se passer, et est en mesure, du moins le pense-t-il, d'influer sur la suite pour empêcher la boucherie qui se profile... Et puis il y a un parasite, cette Natsuki au comportement plus qu'étrange...

Dans le second tome le décor change, le scénariste ayant sans doute compris qu'il serait vain, ou tout du moins superfétatoire de répéter les morts atroces dans le cadre de la ville ou du collège. On approche un peu plus d'un modèle à la Silent Hill, ce qui n'est pas pour me déplaire. Dans le troisième j'ai un peu craint un piétinement du récit, mais là encore une situation inédite vient mettre du piment et dérégler les rouages du Jeu du Roi. Dans le quatrième certains masques tombent, et on sent que l'issue va être, de toute façon, dramatique. Le récit tire un peu en longueur, mais dans le tome 5 tout s'achève, et je dois dire que je suis un peu déçu de cette fin, qui me semble un peu... rapide.

Le dessinateur n'est pas le même sur cette série que sur la première ; Kuriyama a un style plus orienté "gore", horrifique, que Hitori Renda, et le prouve avec les premières morts, aussi spectaculaires que dégueulasses.

Certes, on en apprend un peu plus sur le Jeu du Roi, mais au final, mis à part la partie un peu exotique avec la course dans les îles, l'intérêt de cette "saison 2" est assez limité. A lire cependant pour les amateurs de démembrements et de jeux cruels.

Nom série  Waw !  posté le 22/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai un sentiment un peu mitigé sur Waw ! Autant on voit que Jean-Marc Krings, le touche-à-tout de la franco-belge, semble s'amuser à croquer des nanas peu vêtues et des carrosseries agressives, autant j'ai l'impression que Zidrou en garde sous la pédale.

C'est vrai : on a un personnage de femme forte, aimant à problèmes, aimant des regards et virtuose des gros cubes, qui pourrait être une héroïne récurrente. Mais dans ce premier tome, on a une intrigue qui a l'air minimale, se réduisant à une course-poursuite en jolies voitures, avec deux pages d'explications. Je pense que l'idée est de faire du pur divertissement, tout simplement, à l'instar, comme c'est claironné par le scénariste et l'éditeur, de films comme Speed. Et sur ce plan, c'est réussi, le récit est enlevé, le découpage malin et les dialogues percutants.

Il faut dire que Jean-Marc Krings, que l'on avait jusqu'alors surtout vu dans la BD jeunesse ou l'humour, s'en donne à coeur joie avec les petites pépées et les dévoreuses d'asphalte. Il nous propose des vues variées pour donner encore plus de tonus, alors que son style, que l'on qualifie d'"école de Marcinelle", se montre adaptable à tous les terrains de jeux du dessin, ou presque. C'est véritablement rafraîchissant et réjouissant.

Ce divertissement se montre sympathique et me semble atteindre son but. Bien joué, même si je pense que certains lecteurs seront peut-être déroutés par la minceur de l'histoire, inhabituelle chez Zidrou.

Nom série  Rose de Paris  posté le 22/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très bel album, qui a nécessité près de deux ans de travail à ses auteurs, puisqu’Eric Puech a dû faire de nombreuses recherches iconographiques afin de restituer une Paris des années folles crédibles. Cela ne se remarquera pas pour le commun des mortels, mais les pinailleurs ne pourront faire la fine bouche face à la somme de travail effectué. Il y a beaucoup de détails, et tout tient la route.

Côté scénario, on sent que Gilles Schlesser avait envie de mettre toute l’essences des années folles dans son bouquin : les artistes de Montparnasse, le début du trafic de drogue, les boxeurs, Hemingway… Au détriment, parfois, de son scénario, qui part un peu sur des chemins de traverse, même si son fil rouge est mené à son terme. A côté de tout ça, c’est une très belle reconstitution de l’époque, on sent une admiration et une connaissance très grandes pour le sujet…

A lire.

Nom série  Don Quichotte (Rob Davis)  posté le 22/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Rob Davis s’attaque à son tour à ce monument de la littérature mondiale qu’est le roman de Cervantes. Le résultat est plus que satisfaisant, puisque je l’avoue, je n’ai pas vu passer les 160 pages de ce premier tome.

J’en avais lu une version abrégée, ou plutôt une autre version il y a pas mal d’années, et mon impression est que Davis en propose une vision assez fidèle, laissant toute la place nécessaire au récit principal, mais aussi aux histoires enchâssées, qui en font aussi le sel du récit picaresque.

Le dessin de Rob Davis est un peu inclassable, oscillant entre de la caricature, du pointillisme à la Duhamel , s’autorisant même quelques digressions graphiques lorsque le récit prend lui aussi des détours. Une belle prouesse, qui est à saluer.

Hâte de lire la suite et fin.

Nom série  Apple et Lemon  posté le 21/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, rigolo de lire un récit sur la jeunesse de Bab et Pol, qui se donnaient d’autres surnoms à l’époque.

Plus sérieusement, enfin s’il est possible d’être sérieux quand on parle d’une BD d’humour sur le sexe, j’ai trouvé ça assez sympa, relativement frais et relativement original. Maintenant, pas sûr qu’un troisième tome soit le bienvenu, car les gagas commencent à se répéter un peu à la fin de ce tome 2.

Pourtant, dans un exercice où on ne l’attendait pas forcément, Nicoby se débrouille bien. Il réussit à ne pas verser dans le vulgaire ou le cucul. Pas facile quand on publie chez Tabou.

Sympa.

Nom série  Radiant  posté le 16/07/2013 (dernière MAJ le 20/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
"Radiant" est présenté comme le premier "manga québécois" ; cela est dû, bien sûr, à la nationalité de son auteur. Mais avant de s'attaquer à cette série, Tony Valente avait déjà oeuvré dans le global manga avec Hana Attori ; ici le format est celui d'un manga traditionnel, avec le sens de lecture correspondant.

Le schéma narratif est assez classique : un jeune sorcier, surgi de nulle part, dont les pouvoirs s'affirment au fil de ses pérégrinations, qui rencontre nombre de partenaires et d'ennemis (enfin, assez peu dans le premier tome). Des méprises, des complots, des méchants tapis dans l'ombre, toute la panoplie est présente. Valente y ajoute une certaine rigueur (héritée du comics ? du franco-belge ? on s'en fout !) qui lui permet de placer la série un cran au-dessus de pas mal de manga du genre (pas trop d'artefacts, des personnages avec une véritable épaisseur), tout en gardant une certaine fraîcheur et un petit côté foutraque qui risquent de pas mal plaire aux lecteurs biberonnés au manga.

Dans le second tome l'intrigue s'épaissit avec un allié inattendu et un ennemi qui semble ne pas avoir encore révélé son potentiel et ses véritables intentions. Avec en prime une mise en abyme sociale qui fait directement écho à la société française.

Dans le troisième de nouveaux personnages apparaissent, complexifiant le récit, d'autant plus que Seth... mais je n'en dirai pas plus. Cela augure de quelque chose de bien riche, si toutefois l'auteur ne se prend pas les pieds dans le tapis. Du fond et de la forme donc.

Graphiquement rien à redire, c'est de la belle ouvrage, même si on sent la culture européenne sous le vernis mangaïsant. Les cadrages sont variés, mais toujours dans un souci de lisibilité. Et ça, c'est essentiel.

Nom série  Poison City  posté le 18/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Tetsuya Tsutsui a toujours été un auteur un peu particulier. Ses mangas, que d'aucuns qualifieront de violents, ne laissent pas indifférent. C'est ainsi qu'il a appris, un peu par hasard, que sa série Manhole avait été frappée de censure dans un département japonais il y a 5 ans. Une censure qui se prononce sur l'aspect visuel, et donc une évaluation tronquée des ouvrages passés sur le grill.

Choqué et furieux de cette procédure, il décide d'en faire le sujet de sa nouvelle série, "Poison City". On suit donc les aventures d'un jeune mangaka dont le travail est lui aussi frappé de censure. Un souci qui impacte toute la chaîne de production du manga, au niveau du magazine de prépublication. Tsutsui met donc en scène les différents niveaux (éditeur, responsable éditorial, auteurs) qui vont voir leur travail touchés par une telle mesure, totalement abusive et aberrante, mais bien réelle. C'est plutôt instructif, je pensais que ce genre de censure n'existait pas ou plus au Japon, qui a vu passer bien des choses dans les pages de ses mangas... L'histoire se tient bien, avec en récit enchâssé le manga sur lequel travaille Mikio Hibino, comme un miroir, une deuxième mise en abyme de l'évolution de la société japonaise... Intéressant, même si, dans son souci de nous montrer les différentes facettes de la chose, Tsutsui me semble aller un peu vite en besogne.

Au niveau graphique c'est toujours aussi efficace, aussi bien dans les scènes d'action -présentes dans le manga d'Hibino- que dans les discussions entre le mangaka et ses partenaires éditoriaux.

Curieux de lire la suite et fin au tome 2.

Nom série  Darker than Black  posté le 17/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, je ne suis pas très enthousiaste devant cette nouvelle série, qui nous raconte une nouvelle histoire de mutants et de personnages troubles dans une Tokyo un peu post-apocalyptique.

Cependant, et malgré le fait que l'on soit dans un univers balisé car déjà développé dans un animé à succès, le scénariste a su proposer une intrigue qui se suffit à elle-même, avec des personnages qui se dévoilent peu à peu, tout en gardant une part de mystère.

Le dessin de Yuji Iwahara, que j'aime bien sur Dimension W, est une nouvelle fois à la hauteur, entre dynamisme de son découpage et efficacité de ses personnages.

Je suis curieux de lire la suite et fin, puisque 4 tomes suffiront pour boucler la série.

Nom série  King's Game Origin  posté le 15/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah, enfin on va connaître l'origine de King's Game ! Enfin.... Peut-être.

Nobuaki Kanazawa nous propose donc de revenir plus de 30 ans en arrière, dans une région montagneuse et isolée du Japon, au sein d'une petite communauté... Le schéma est connu, il va certainement y avoir de nombreuses victimes parmi les villageois avant que le mystère soit élucidé... Cette fois-ci le héros est un lycéen et sa cousine, dont il est amoureux, ce qui rajoute une dimension d'interdit dans l'histoire, même si c'est encore peu exploité dans ce premier tome.

Comme pour les autres "saisons" de King's Game, le récit ne laisse aucun répit au lecteur, on vole de péripétie en drame sanglant, ce qui permet au scénariste d'imaginer quelques nouvelles situations un rien trash. c'est nerveux, rapide, donc distrayant.

Côté dessin, c'est le nouveau venu (du moins sur le marché francophone) J-ta Yamada qui s'y colle. Son travail est efficace à défaut d'être remarquable. Je trouve qu'il a des progrès à faire au niveau des visages de ses personnages, mais pour le reste, c'est du boulot de qualité.

A suivre.

Nom série  Erased  posté le 06/07/2014 (dernière MAJ le 14/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais bien aimé le boulot de Kei Sanbe dans L'Île de Hôzuki ainsi que dans Le Berceau des esprits. Le revoilà avec une nouvelle série fantastique, a priori moins horrifique, mais tout aussi intéressante.

Nous voilà donc sur les traces d'une jeune homme qui a des prémonitions qui lui permettent de revenir dans le passé pour empêcher des incidents, voire des accidents, de se produire...C'est devenu presque une habitude chez ce mangaka qui livre des pizzas pour arrondir ses fins de mois... Jusqu'au jour où le passé semble le rattraper et le marquer dans sa chair. C'est alors que... Le récit prend un virage qui fait immédiatement penser à une oeuvre-phare du manga en France, juste avant que le volume initial s'achève. L'énorme cliffhanger de la fin du tome 1 se poursuit dans le deuxième, puisque Satoru va devoir empêcher un évènement dramatique de son passé de se produire. mais le hasard (ou la destinée ?) est bien farceur, et même s'il peut changer le passé, celui-ci n'en est pas résolu pour autant.

Dans le tome 3 la situation de Satoru se complique, car l'étau se resserre autour de lui, et sa collègue Airi va se retrouver à jouer un rôle déterminant dans l'histoire. Il va y avoir également un nouveau personnage, qui semble aiguiller Satoru dans une certaine direction, mais me semble plutôt brouiller les cartes. Dans le tome 4 le garçon va enfin passer à l'action pour protéger son amie, avec un allié inattendu. Tout semble résolu, même si un tueur en puissance rôde toujours. On ne sait toujours pas qui est cet adulte qui a failli entrer dans la cachette de Kayu... Les choses semblent rentrer dans l'ordre, mais ce n'est pas pour autant la fin du manga. Que nous réserve Sanbe ?

Je l'ai dit, l'environnement est moins inquiétant que dans les séries précédentes de l'auteur, on est dans un cadre urbain tout ce qu'il y a de tranquille, ou plutôt de banal.

Graphiquement on est dans le style habituel de l'auteur, les visages des personnages sont assez caractéristiques dans leur registre semi-réaliste.
C'est vraiment prenant, je valide.

Nom série  Dimension W  posté le 18/02/2014 (dernière MAJ le 12/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On est dans de l'anticipation relativement classique, avec ces bobines Tesla qui sont des conducteurs d'énergie presque universels, cette chasse aux androïdes illégaux que ne renierait pas Philip K. Dick et ce petit côté Arsène Lupin en fin de tome.

Un mélange des genres qui pour l'heure intrigue plus qu'il ne convainc, mais j'imagine que les choses vont se mettre en place par la suite. Dès le premier tome j'ai eu l'impression que ça partait dans tous les sens. Le deuxième tome confirme cette impression, l'intrigue partant dans une autre direction, ma foi inattendue avec l'histoire autour des enfants qui traînent autour de chez le ferrailleur... Et la fin est plus qu'intrigante...
Avec le tome 3 s'opère un virage dans la série, avec une histoire de meurtres qui rappelle un peu des Agatha Christie ou les Sherlock Holmes. Un virage qui permet à l'auteur d'explorer de nouvelles voies dans l'univers qu'il a créé. Intrigant.

Le tome 4 permet d'en savoir un peu plus sur la Dimension W, mais surtout de refermer le récit au sujet de Yasogami, une résolution ma foi assez bien vue, même si au début du tome j'étais un peu dans le brouillard.

Dans le tome 5 nous avons une période de transition, avec pas mal de nouveaux personnages, ainsi qu'une plongée dans le passé de Kyoma, permettant d'éclairer un peu plus son histoire et son comportement. C'est loin d'être inintéressant, même si un gros chapitre à la Battle Royale se profile... Ça reste surprenant.

Sauf que ça n'y ressemble pas dans le tome 6. certes, les personnages sont nombreux, et même si le récit continue dans une certaine direction très différente des premiers tomes, je la trouve toujours assez surprenante et originale, suffisamment en tous les cas pour avoir envie de poursuivre.

L'auteur, qui nous a livré par le passé Le Roi des Ronces, prouve qu'il a une belle vitalité dans le trait, un grand sens de la mise en scène avec des cadrages variés (mais sans en faire trop), et un dosage de l'intrigue assez consommé. C'est vraiment très agréable. Les Editions Ki-oon sont au diapason, nous offrant quelques jolies pages colorisées et des couvertures au vernis sélectif phosphorescent (oui, ça brille dans le noir, j'ai testé).

A suivre donc.

Nom série  Wolfsmund  posté le 10/07/2012 (dernière MAJ le 12/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce manga est étrange...

Sa base est historique, puisqu'il raconte l'histoire (à un moment donné) d'un col reliant ce qui deviendra le sud de la Suisse à la région du Tessin, en Italie. Une route dangereuse, ponctuée par une forteresse tenue par une garnison qui a pour ordre de ne pas laisser passer les personnes suspectes, c'est à dire susceptibles d'appartenir à la résistance locale, qui s'oppose à l'hégémonie des Habsbourg.

Pour obtenir des renseignement, l'Amman qui commande la garnison n'hésite pas à user de tous les moyens, même les plus abjects, comme dans le tome 2... Une scène dérangeante, qui place le manga dans la catégorie "à ne pas mettre entre toutes les mains", mais aussi dans le "se méfier". Car jusque-là on se contentait de nous narrer différentes tentatives de personnages souvent liés à la résistance de passer le col.

Le tome 3 continue dans cette direction, nous présentant une seule intrigue, avec un peu de flashes-backs. A présent que la cruauté de l'Amman est bien installée dans l'esprit du lecteur, on nous montre une révolte majeure ayant eu lieu en 1315 pour renverser la garnison qui tient le Saint-Gothard. Evolution bienvenue. Le mélange d'action et d'Histoire est vraiment prenant, j'ai hâte de lire la suite.

Dans le tome 4 et 5 l'assaut (final ?) est donné sur la barrière de l'octroi. On comprend bien ce qu'il se passe, et cet épisode est l'occasion de nous montrer des innovations techniques, en termes d'art de la guerre (si je puis m'exprimer ainsi, bien sûr, car je suis un pacifiste forcené), ce n'est pas inintéressant. Les scènes d'action, nombreuses, sont vraiment bien foutues, c'est fluide. Cela dure un peu longtemps, mais visiblement les assaillants ont dû faire face à de nombreuses difficultés. Par contre je doute de la véracité de la présence d'éléments féminins parmi les belligérants... Idem avec le personnage de Walter qui devient une sorte de Superman capable de prouesses insensées...

Avec le tome 6 on passe à une autre phase du récit, , qui aurait pu s'arrêter là. Mais l'Histoire a d'autres ressorts, et l'auteur continue à nous la raoncter, sans avoir véritablement de personnage principal, hormis Walter, qui est en retrait sur une partie du tome. A suivre.

Sur le plan graphique, c'est un mélange surprenant, avec du seinen assez nerveux (témoin les scènes de combat), puis, lorsque des femmes se retrouvent dénudées, l'auteur semble s'inspirer de Tezuka, un style qui a tout de même un peu vieilli...

Un manga pas inintéressant, à ne pas mettre entre toutes les mains.

Nom série  Famille d'enfer  posté le 12/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Piratesourcil, qui s'est fait connaître du grand public avec sa série Joueur du Grenier, sur un scénario de Frédéric Molas, a une longue carrière de blogueur estampillé "humour" derrière lui. Il sort à présent sa série personnelle, consacrée à une famille somme toute assez ordinaire, au sein de laquelle les vacheries n'ont d'égal que les dérapages plus ou moins contrôlés. On a donc le père un peu porté sur la chose, même s'il trouve sa femme asse moche et le lui dit, sa femme pleine de complexes, et le fils sans-gêne. Quant à la fille, c’est une ado à peine rebelle.

Piratesourcil connaît l'exercice du gag à chute, mais le problème c'est que ses gags tombent souvent un peu à plat, cela ressemble souvent -et je ne parle pas de plagiat, attention- à ces vannes de Rire et chansons que l'on recycle quand on en a une à placer sur un forum de plaisantins.

Pas très relevé, à mon goût, mais j'avoue que ce n'est tout de même pas désagréable dans l'ensemble, le trait assez rond et un poil mangaïsant de Piratesourcil est classique mais très lisible.

Nom série  Folle cuisine  posté le 12/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Folle cuisine est un thriller gastronomique à forte teneur féminine, puisqu'il raconte la rencontre de deux jeunes femmes qui vont travailler dans le même grand hôtel, dans lequel il se passe des choses étranges.

On va donc suivre leurs tribulations, entre personnages croustillants (mention spéciale à la Baronne, qui rappelle fortement une certaine héritière célèbre) et situations impromptues, causées entre autres par la maladie de Barbara, avec des bouts de la générosité de Mathilde dedans.

J'avoue, c'est assez plaisant, on passe d'une péripétie à une autre sans grand fil directeur hormis la volonté de Mathilde d'aider Barbara à surmonter son handicap. Quitte à s'y perdre un peu par moments.

Alexis Laumaillé continue dans cette veine assez réaliste et nerveuse qu'il a déjà illustrée dans La Main du singe, par exemple.Certains visages manquent d'un peu de rigueur, par contre.

Sympathique.

Nom série  Alice et Valentine  posté le 05/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, je dois être un peu trop âgé pour cette BD.

Elle raconte les aventures au collège d'une fille de 3ème et de sa demi-soeur... qui se trouve être en plus sa prof de dessin. Les situations tournent autour des amours présentes ou à venir, de l'une, et passées de l'autre.

Passons sur le fait qu'à 25 ans l'une semble encore avoir un coeur de midinette, ce qui m'a un peu déçu, c'est tout de même la candeur de certaines situations. Certes, le public visé est celui de la tranche d'âge d'Alice, soient les 13-15 ans, mais même à cet âge-là, les collégiennes n'attendent plus vraiment le prince charmant de nos jours... Cela reste un peu moins gnagngnan que la moyenne, mais ne hisse pas la série dans le haut du panier, malgré un dessin aéré et loin d'être désagréable de Madeleine martin.

La suite se fera sans moi, ou avec ma fille... dans quelques années.

Nom série  Le Cercle (Milady Graphics)  posté le 05/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ted Naifeh est décidément partout. Après une nouvelle série chez Akileos, je le retrouve avec cet album, pour l'heure unique, sorti il y a déjà presque quatre ans chez Milady, qui a depuis considérablement réduit la voilure en matière de sorties.

Il faut dire que cette série ne sort pas particulièrement du lot : une adolescente pas super bien dans sa peau, qui découvre qu'elle peut voir des fées derrière les apparences... Une quête d'identité derrière tout ça, et vous avez les thèmes de la moitié des histoires d'urban fantasy... Pourtant Holly Black, la scénariste, est l'auteure des Chroniques de Spiderwick, série remarquée chez les ados...

Reste le dessin de Ted Naifeh. Il est toujours aussi caractéristique, raffiné, insolemment inventif et diablement envoûtant.

Mais ça ne suffit pas, et il semblerait que la série ne soit plus du tout d'actualité du côté de Milady, sinon de l'éditeur US original...

Nom série  Princesse Ugg  posté le 02/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Revoilà Ted Naifeh dans l'un de ses genres de prédilection, la fantasy. Avec encore une fois une adolescente qui est étrangère à son environnement.

Il excelle dans ce sous-genre, et il fait preuve une nouvelle fois d'un dosage entre les dialogues, les situations et le décor aux petits oignons. Sa princesse Ugg/Ülga est assez touchante, dans sa solitude au milieu de ces pétasses parfumées qui ne cherchent qu'à trouver un joli prince. On ne s'ennuie pas une seconde, et ce premier tome, qui regroupe les 4 premiers épisodes de la série, s'avale en un rien de temps.

L'auteur fait montre encore une fois d'une belle vivacité dans le trait, alternant les ambiances rudes de la montagne et de la guerre avec les alcôves des terres basses.

A suivre.

Nom série  The Grocery  posté le 01/11/2011 (dernière MAJ le 01/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Chez Ankama on prépare l'après-Mutafukaz, ou alors on essaie de trouver une seconde locomotive éditoriale (en-dehors de l'univers Dofus, bien sûr, qui est à part).

C'est ce qu'on pourrait dire en découvrant les visuels très branchés Do the right thing qui accompagnent la sortie du premier opus de cette nouvelle série. Surtout, surtout, ne vous fiez pas à l'aspect faussement enfantin des dessins, au côté kawaii que peuvent avoir des animaux (difficilement déterminables, d'ailleurs) humanisés. Si le style graphique fait un peu penser à celui de Phicil sur Georges Frog, la comparaison s'arrête là, même si le souci de l'aspect social est lui aussi présent.

Car "The Grocery" comporte vraiment une dimension sociale, mais dans ce qu'elle a de plus cru, de plus virulent, et la suite me donne raison, car on verse dans la prospective, l'anticipation dans le tome 3. Ainsi cet album comporte-t-il son content de gunfights, avec assaut d'un poste de police et ratiboisage en règle d'un video-club et de tout ce qui l'entoure. Ça charcle bien, le langage n'est pas en reste, visiblement Ducoudray s'est bien lâché, en essayant de respecter l'esprit des corner boys des centre-villes américains.

Le centre de cet univers est une bande de petits dealers, des gars pas forcément mauvais, un groupe dans lequel se greffe le fils d'un épicier, très cultivé et en manque d'amitié. Les relations entre les personnages me semblent sonner à peu près juste, même si je trouve que ça manque de personnages féminins (mis à part la philanthrope qui doit cacher quelque chose de pas catholique). Il ne faut pas oublier non plus cet ex-marine, qui comme tant d'anciens combattants, se retrouve sans le sou en rentrant d'Irak, qui n'a plus rien à attendre de sa hiérarchie mais serait probablement prêt à faire une grosse connerie pour celui ou celle qui l'aidera un peu.

Le second tome continue sur la même lancée, la violence est omniprésente, les personnages s'affirment ou se dévoilent, et je suis vraiment accroché. Par contre je n'ai pas trop compris l'histoire de Marnie Adams, j'ai l'impression d'avoir manqué un petit épisode... Le récit est complexe, on a plusieurs fils narratifs, à voir comment tout ça va se dénouer...

Dans le tome 3 la violence monte de plusieurs crans, et comme je l'écrivais précédemment Ducoudray va encore plus loin dans la prospective sociale, amenant Baltimore dans une situation très particulière, dont je ne dirai rien sauf qu'elle est plausible, hélas. Là encore il y a beaucoup de scènes choc, et même une, vers la fin, proche de l'insoutenable...

Aurélien Ducoudray offre à ses lecteur un tome , intitulé Before the Grocery, mettant en scène certains personnages secondaires de la série et des aventures préliminaires de ceux qui la font vivre. J'ai particulièrement aimé celle sur Rosa Parks, vraiment bien écrite. A noter que ces récits courts sont dessinés par Run, Boris Mirroir, Mikkel Sommer, Valentin Seiche et toujours Singelin.

Rien n'est tout blanc ou tout noir, même l'espèce de monstre qui sort de la ligne verte avec une réputation d'immortel peut se montrer... disons poli.

Ma note reste à 3/5, mais le coup de coeur me semble vraiment justifié au regard de l'intérêt grandissant de la série. A voir pour la suite...

Nom série  L'Esprit à la dérive  posté le 10/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une bien belle BD.

Samuel Figuière, touché par l'histoire de son père, a décidé d'en faire une BD. Car lentement son père, frappé de démence sénile (à seulement 65 ans) décline sous ses yeux, et ses rares moments de lucidité font ressurgir celui que Samuel admirait, l'homme qui refusait de toucher une arme, y compris pendant son service militaire en Algérie au début des années 1960...

Le récit est sobre, sans forfanterie, il permet de découvrir la Guerre d'Algérie par le petit bout de la lorgnette, par le biais d'un homme qui malgré les brimades et les humiliations, resta droit dans ses bottes et dans ses convictions.

Le dessin de Figuière est lui aussi très propre, peut-être un peu perfectible par moments, sur les expressions des personnages, mais il arrive à bien servir le propos.

Sobre et précieux.

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