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... a posté 3831 avis et 1725 séries (Note moyenne: 2.87)

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Nom série  Princesse Ugg  posté le 02/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Revoilà Ted Naifeh dans l'un de ses genres de prédilection, la fantasy. Avec encore une fois une adolescente qui est étrangère à son environnement.

Il excelle dans ce sous-genre, et il fait preuve une nouvelle fois d'un dosage entre les dialogues, les situations et le décor aux petits oignons. Sa princesse Ugg/Ülga est assez touchante, dans sa solitude au milieu de ces pétasses parfumées qui ne cherchent qu'à trouver un joli prince. On ne s'ennuie pas une seconde, et ce premier tome, qui regroupe les 4 premiers épisodes de la série, s'avale en un rien de temps.

L'auteur fait montre encore une fois d'une belle vivacité dans le trait, alternant les ambiances rudes de la montagne et de la guerre avec les alcôves des terres basses.

A suivre.

Nom série  The Grocery  posté le 01/11/2011 (dernière MAJ le 01/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Chez Ankama on prépare l'après-Mutafukaz, ou alors on essaie de trouver une seconde locomotive éditoriale (en-dehors de l'univers Dofus, bien sûr, qui est à part).

C'est ce qu'on pourrait dire en découvrant les visuels très branchés Do the right thing qui accompagnent la sortie du premier opus de cette nouvelle série. Surtout, surtout, ne vous fiez pas à l'aspect faussement enfantin des dessins, au côté kawaii que peuvent avoir des animaux (difficilement déterminables, d'ailleurs) humanisés. Si le style graphique fait un peu penser à celui de Phicil sur Georges Frog, la comparaison s'arrête là, même si le souci de l'aspect social est lui aussi présent.

Car "The Grocery" comporte vraiment une dimension sociale, mais dans ce qu'elle a de plus cru, de plus virulent, et la suite me donne raison, car on verse dans la prospective, l'anticipation dans le tome 3. Ainsi cet album comporte-t-il son content de gunfights, avec assaut d'un poste de police et ratiboisage en règle d'un video-club et de tout ce qui l'entoure. Ça charcle bien, le langage n'est pas en reste, visiblement Ducoudray s'est bien lâché, en essayant de respecter l'esprit des corner boys des centre-villes américains.

Le centre de cet univers est une bande de petits dealers, des gars pas forcément mauvais, un groupe dans lequel se greffe le fils d'un épicier, très cultivé et en manque d'amitié. Les relations entre les personnages me semblent sonner à peu près juste, même si je trouve que ça manque de personnages féminins (mis à part la philanthrope qui doit cacher quelque chose de pas catholique). Il ne faut pas oublier non plus cet ex-marine, qui comme tant d'anciens combattants, se retrouve sans le sou en rentrant d'Irak, qui n'a plus rien à attendre de sa hiérarchie mais serait probablement prêt à faire une grosse connerie pour celui ou celle qui l'aidera un peu.

Le second tome continue sur la même lancée, la violence est omniprésente, les personnages s'affirment ou se dévoilent, et je suis vraiment accroché. Par contre je n'ai pas trop compris l'histoire de Marnie Adams, j'ai l'impression d'avoir manqué un petit épisode... Le récit est complexe, on a plusieurs fils narratifs, à voir comment tout ça va se dénouer...

Dans le tome 3 la violence monte de plusieurs crans, et comme je l'écrivais précédemment Ducoudray va encore plus loin dans la prospective sociale, amenant Baltimore dans une situation très particulière, dont je ne dirai rien sauf qu'elle est plausible, hélas. Là encore il y a beaucoup de scènes choc, et même une, vers la fin, proche de l'insoutenable...

Aurélien Ducoudray offre à ses lecteur un tome , intitulé Before the Grocery, mettant en scène certains personnages secondaires de la série et des aventures préliminaires de ceux qui la font vivre. J'ai particulièrement aimé celle sur Rosa Parks, vraiment bien écrite. A noter que ces récits courts sont dessinés par Run, Boris Mirroir, Mikkel Sommer, Valentin Seiche et toujours Singelin.

Rien n'est tout blanc ou tout noir, même l'espèce de monstre qui sort de la ligne verte avec une réputation d'immortel peut se montrer... disons poli.

Ma note reste à 3/5, mais le coup de coeur me semble vraiment justifié au regard de l'intérêt grandissant de la série. A voir pour la suite...

Nom série  L'Esprit à la dérive  posté le 10/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une bien belle BD.

Samuel Figuière, touché par l'histoire de son père, a décidé d'en faire une BD. Car lentement son père, frappé de démence sénile (à seulement 65 ans) décline sous ses yeux, et ses rares moments de lucidité font ressurgir celui que Samuel admirait, l'homme qui refusait de toucher une arme, y compris pendant son service militaire en Algérie au début des années 1960...

Le récit est sobre, sans forfanterie, il permet de découvrir la Guerre d'Algérie par le petit bout de la lorgnette, par le biais d'un homme qui malgré les brimades et les humiliations, resta droit dans ses bottes et dans ses convictions.

Le dessin de Figuière est lui aussi très propre, peut-être un peu perfectible par moments, sur les expressions des personnages, mais il arrive à bien servir le propos.

Sobre et précieux.

Nom série  Zombies Néchronologies  posté le 08/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympa de vouloir faire des spin-off de Zombies (Soleil), en les plaçant dans des pays différents à chaque fois.

Ce premier tome se passe donc en France, puis en Suisse. Il se place dans un cadre réel puisque le président français est le "vrai", à savoir François Hollande. L'occasion pour Olivier Péru d'égratigner un peu toute la classe politique en passant, ce qui n'est jamais mauvais. L'occasion de suivre l'un de ces héros anonymes (enfin, moins à la fin) qui essaient de sauver leurs prochains dans le chaos ambiant. Le récit ne laisse que peu de temps de répit, réussit à refermer toutes les sous-intrigues ouvertes, ou presque, ce qui n'est pas une mince affaire...

Le boulot de Nicolas Petrimaux, visiblement novice, est à remarquer. très vite on le sent à l'aise avec les ambiances, les cadrages, la morphologie... Il a de quoi aller loin, même si son trait manque d'originalité pour l'heure.

Bien sympa, donc.

Nom série  Zombies (Soleil)  posté le 24/09/2010 (dernière MAJ le 08/02/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pas mal du tout...

Ce qui m'a plu avant tout dans cette nouvelle série, c'est la recherche de la vraisemblance. Oui je sais, c'est une histoire de zombies, et ça n'existe pas, mais bon, je trouve qu'Olivier Péru a fait l'effort de rendre son histoire assez crédible : les survivants qui se réfugient sur les bateaux, les accidents qui surviennent après des méprises (je pense à l'histoire de l'épilepsie)... A côté de ça, il a composé un récit suffisamment fun et rythmé pour qu'il n'y ait pas de temps mort, et avec des personnages relativement crédibles, même si pour l'heure j'ai un peu de mal à les repérer. Par la suite le récit se complexifie, et j'avoue à voir un peu de mal à connecter toutes les parties.

Côté dessin je suis un peu moins enthousiaste. Leoni, le dessinateur du tome 0, semble bien en phase avec le sujet des zombies, mais je trouve qu'il y a encore un manque de maturité, surtout dans la morphologie, dans les proportions des corps. Par contre ses pleines pages (simples ou doubles) sont superbes ! Concernant Cholet, c'est le niveau au-dessus, il y a de la vie (!) dans ses planches, c'est très dynamique et fort agréable.

Je veux lire la suite.

Nom série  La Mémoire de l'eau  posté le 06/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce récit, qui met en scène une pré-ado un peu curieuse et son héritage surprenant, se révèle d'emblée assez facile d'accès, le scénariste ayant voulu qu'il puisse être lu par des enfants du même âge. C'est gentiment aventureux, même si la scène d'inondation du début est plutôt forte. On ne s'ennuie pas.

Le dessin de Valérie Vernay est très plaisant, mais je l'ai trouvé un peu faiblard sur certaines planches.

Sympathique diptyque.

Nom série  Pepe  posté le 19/09/2012 (dernière MAJ le 06/02/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une vraie découverte avec cette série biographique. Je connaissais Vampirella, je connaissais certains des dessins réalisés par Pepe, mais bien sûr, je ne savais rien de leur auteur.

C'est ce manque que se propose de combler l'excellent Carlos Gimenez, à mille lieues de son Dani Futuro. Il brosse un portrait intéressant de l'Espagne franquiste, vue de l'intérieur, grosso modo depuis un atelier d'illustrateurs et d'auteurs qui fonctionne un peu à la manière des studios de mangaka au japon actuellement. On nous fait donc découvrir Jose Gonzalez, alias Pepe, un jeune homme qui semble avoir tous les talents : dessinateur hors pair, imitateur prodigieux, chanteur intuitif, etc. Un touche-à-tout de génie, qui ne cherchait qu'à s'amuser dans la vie. Le portrait, probablement un peu arrangé, n'en est pas moins fort intéressant. Gimenez nous promène dans plusieurs lieux et strates de l'époque franquiste et post-franquiste, et on ne s'ennuie jamais. Il a passé des années à recueillir des témoignages sur la jeunesse de celui qu'il a côtoyé quelques temps, et on sent l'intention de restituer au mieux cette époque.

Dans les deuxième et troisième tomes Pepe prend un peu plus d'âge, mais n'assume toujours pas son homosexualité refoulée, ce qui l'éloigne de plus en plus de ses collègues et amis. puis vient l'époque où on lui propose de reprendre le Vampirella de Frazetta, et il devient une véritable star aux Etats-Unis ; il finira par y aller, pour l'un des pires moments de sa vie... Et en revenir, presque complètement démotivé par le dessin... Un personnage déroutant, ce Pepe...

Bien sûr, le dessin est un peu particulier, mais la veine semi-réaliste de la ligne claire de Gimenez vaut tout de même le coup d'oeil. A noter dans les bonus du premier tome, des dessins, mais aussi des photos de Pepe. Très intéressant.

Nom série  Ambre gris  posté le 05/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Comme Erik, j’ai été gêné par le graphisme de Michel Durand. Trop brouillon, et même si l’idée était de rendre compte de l’exiguïté de la vie à bord, de la fureur des éléments et de la confusion presque permanente, cela n’aide pas du tout à la lecture, contrairement à ce qu’arrive à faire Christophe Blain, qui émarge dans le même style.

Quant à l’histoire, inspirée d’un roman qui a lui-même influencé le formidable Moby Dick d’Herman Melville, elle se révèle plutôt brouillonne, sans réel fil conducteur, si ce n’est cet homme d’Eglise qui essaie de sauvegarder un semblant de dignité au milieu de toute cette folie… Si tous les éléments fondateur, tels que la folie du capitaine, la rivalité entre baleiniers ou la fureur de la mer sont bien présents, ils sont bien moins impressionnants, sauf si l’on excepte la scène du Kraken. L’ennui, ou plutôt les difficultés de lecture s’installent dès les premières pages, et il faut s’accrocher pour en venir à bout.

Pour le reste, c’est plutôt bof.

Nom série  Walking Dead  posté le 05/09/2011 (dernière MAJ le 04/02/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce qui me plaît, sur Walking Dead, c'est l'ambiance. Une ambiance paranoïaque, de fin du monde (et pour cause), qui prend le lecteur aux tripes.

Le sous-genre du survival horror est aussi l'un de mes préférés ; voir comment un petit groupe arrive à s'organiser, dans une situation exceptionnelle et mortelle, avec peu de chances d'obtenir de l'aide de l'extérieur, voilà un schéma qui n'a de cesse de m'intéresser. Robert Kirkman n'est peut-être pas le plus retors des scénaristes, mais il en fait vraiment baver à ses personnages. J'ai trouvé les tomes 6 à 8 vraiment très forts de ce point de vue. Et j'ai l'impression que cela ne va pas aller en s'améliorant pour Rick et ses compagnons d'infortune. Des compagnons qui d'ailleurs évoluent et se découvrent véritablement au fil de cette histoire. C'est à ça que l'on reconnaît un survival horror de qualité : à l'écriture des personnages.

Au tome 22 le récit contient une vraie rupture, et peut-être même plusieurs, ce n'est que dans les tomes suivants que cela pourra se confirmer...

Le dessinateur de la série n'est plus le même depuis le tome 2, mais je n'ai pas vu beaucoup de différences. Peut-être Tony Moore est-il plus précis dans les traits de ses personnages, plus efficace dans les scènes d'action que Charles Adlard ? En tous les cas, j'aime beaucoup, même si je trouve parfois les scènes un peu statiques...

Une très bonne série, qui marque déjà l'histoire du genre.

Nom série  Enola et les animaux extraordinaires  posté le 04/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Alors, là, voici une très belle série jeunesse les amis !

Elle dispose de nombreux atouts ; d'abord Joris Chamblain, déjà auteur des "Carnets de Cerise" et de "Sorcières, sorcières", des séries qui ont déjà un chouette petit succès, au moins critique. Avec "Enola", il continue sur sa lancée, cette histoire d'une vétérinaire/psychologue pour animaux extraordinaires est certes assez basique dans la littérature pour enfants actuelle, mais il fallait trouver le bon angle, et aussi la bonne illustratrice.

Le bon angle, c'est ce côté moderne et en même temps intemporel, qui place la fillette dans notre époque sans vraiment y être, mais avec un ton résolument moderne. Joris Chamblain a aussi fait le choix de construire tous ces récits de la même manière : tandis qu'elle s'occupe d'un animal fantastique, une sous-intrigue propice à des gags simples, Enola est appelée au chevet d'un autre animal, ce qui constitue l'histoire principale. Simple, mais très efficace.

La bonne illustratrice c'est Lucile Thibaudier, déjà à l'oeuvre sur "Sorcières, sorcières", qui affine encore son trait pour nous livrer des planches presque envoûtantes, avec une mise en couleurs magnifique, qui souligne à loisir son dessin si fin.

J'ai eu beaucoup de plaisir à suivre cette première aventure d'Enola, et nul doute que les petites filles primo-lectrices en auront aussi, j'ai testé. A vous maintenant.

Nom série  ParapléJack  posté le 04/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il y a un adage qui veut, en BD, qu'un album scénarisé par Fabcaro soit drôle. Et si Fabcaro en est le sujet, c'est encore plus drôle.

Ici l'adage se révèle une fois de plus, puisque l'auteur ne se met pas en scène, mais met en scène une version handicapée de lui-même, un loser intersidéral qui se déplace en fauteuil roulant. Bien sûr l'auteur ne verse pas dans la facilité, ni la malveillance envers les personnes handicapées moteur. Il n'empêche que c'est un sujet sensible, et faire de l'humour dessus ne plaira peut-être pas à tous.

Ceci étant posé, j'avoue m'être tout de même bien marré en lisant ces strips de trois cases, un exercice où l'auteur a toujours été bon. Certains sont un peu plus téléphonés que d'autres, d'où ma note un peu plus modeste qu'on aurait pu le croire. Certains encore sont répétitifs, ce qui me fait dire qu'il vaudra mieux qu'il n'y aie pas de tome 2 à Parapléjack, qui est quand même une série de gags sympathique.

Nom série  In Vino Veritas (Toscane)  posté le 06/10/2013 (dernière MAJ le 28/01/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce spin-off de Châteaux Bordeaux n'en a pour l'heure pas l'ampleur, mais on sent bien l'intention de Corbeyran de creuser le sillon de la vigne et de recueillir les fruits du filon de l'or rouge/blanc/rosé dans le 9ème Art.

Ici un personnage secondaire de la série-mère devient l'un des trois principaux, symbolisant cette relation entre les deux séries. Le processus narratif est en effet comparable, une histoire de famille qui va se retrouver confrontée à des choix cruciaux suite à un décès. Ce In vino veritas est un peu long en bouche, il ne dévoile ses saveurs véritables qu'en fin de parcours sur le premier tome, mais se laisse déguster non sans déplaisir, car allant au-delà de cette simple histoire de famille, le scénariste y ajoute une note fruitée, et même fortement tanique, dans la dernière page...

Au dessin Luca Malisan fait un travail de premier choix, ses vues de Florence sont gouleyantes mais un peu trop rares, tandis que sa mise en situation des personnages est agréable, même si sans génie.

Un bon cru, même si pas un premier cru.

Nom série  Ressentiment  posté le 21/10/2014 (dernière MAJ le 28/01/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ressentiment est l'histoire d'un loser qui parvient à s'évader dans une réalité virtuelle et à trouver un dérivatif à sa misère sentimentale et sexuelle.

Au-delà de la caricature, un peu trop poussée par moments, on peut lire le souci de dépeindre le quotidien d'une certaine frange de la société nipponne (mais pas seulement, des personnes comme ça pullulent en Occident aussi) dont le rapport à la réalité est maladif. L'auteur s'amuse à abolir les frontières entre réel et virtuel pour montrer que l'on n'est pas forcément plus heureux dans ledit virtuel. Cela manque un peu de finesse par moments, donc, mais le sujet et le traitement sont globalement intéressants. On est même à la limite du malaise sur certaines séquences, tant le personnage de Takuro peut être caricatural et excessif. Mais l'arrivée d'une collègue va changer la donne, et faire revenir le récit à un peu plus de mesure.

Curieusement, la guerre qui envahit Unreal est moins bien traité, l'auteur la relègue à quelques passages sans intérêt, je pense qu'il aurait même pu s'en passer.

Le traitement graphique par Kengo Hanazawa est agréable, sauf dans certaines scènes où les visages des personnages manquent de subtilité. Alors certes on est dans la caricature, mais ce défaut est un peu gênant.

Par contre je ne comprends pas trop la stratégie de Ki-oon de publier l'équivalent de deux tomes standard en une seule fois, alors que l'ensemble peut se terminer en quatre tomes, une durée tout à fait acceptable.

Nom série  Mermaid Project  posté le 02/12/2013 (dernière MAJ le 26/01/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est un peu par hasard que je me suis mis à lire cette série, mais le hasard fait parfois bien les choses...

En effet, pour peu que l'on ne s'attache pas à la vraisemblance qui encadre le récit (les circonstances écologiques, ethnologiques, politiques), on entre très vite dedans, grâce aux talents conjugués des trois auteurs (quatre, si l'on compte Jean-Luc Simon, le coloriste). J'aime beaucoup le travail graphique de Fred Simon. Ce côté semi-réaliste, mais du coup capable de croquer à peu près n'importe quoi, donne une ambiance assez joyeuse à l'histoire. Ses personnages sont un peu tous construits sur le même modèle de départ, mais c'est assez plaisant. Je suis plus réservé sur ses dauphins, qui me semblent un peu difformes.

Il met donc en images, et de façon fort sympathique le scénario écrit à quatre mains par Léo et Corine Jamar. On connaît les préoccupations du premier pour l'écologie, les régimes totalitaires, et même si tout n'est pas encore présent ici, on reconnaît un peu sa patte, y compris, par moments, dans les péripéties, comme dans le tome 3, où des choses positives arrivent à point nommé. Corine Jamar, elle, est peut-être plus orientée vers la psychologie féminine, le mélange donnant une récit à la fois nerveux et pas inintéressant.

Une série sympathique.

Nom série  Darwin's Game  posté le 27/09/2014 (dernière MAJ le 26/01/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tout comme Pasukare, je rapproche ce manga de King's Game, paru chez le même éditeur. Il s'agit d'un pervers jeu de massacre (oui bon, ok, tous les jeux de massacre sont pervers), avec les nouvelles technologies, un sous-genre qui commence à pulluler.

A l'issue de ce premier tome on sent bien que les auteurs en gardent sous la semelle, qu'ils ne dévoilent pas tout. De plus ils lancent tout de suite plusieurs intrigues, qui ne semblent pour l'heure pas liées. Beaucoup de questions restent en suspens, de quoi allécher le lecteur avide de sensations fortes et de manipulations obscures. C'est donc plutôt bien vu, même si j'espère que le serpent ne va pas se mordre la queue en nous proposant une série à rallonge.

Dans le tome 2, Kaname va trouver des alliés et se retrouver confronté à une nouvelle situation du jeu, qui va forcément réduire le nombre de joueurs, de nouveaux paramètres qui vont permettre au récit d'entrer dans une autre dimension. Le tome 3 va permettre à deux personnages importants de sortir de l'ombre, pour une confrontation qui s'annonce très intéressante... La tension monte, mais espérons que l'auteur ne va pas étirer le concept à l'infini, ce que permettrait le principe du jeu...

Côté dessin, c'est plutôt classique, assez agréable à l'oeil, même si des personnages peu importants me semblent rapidement dessinés.

Curieux de lire la suite.

Nom série  Jim Hawkins  posté le 25/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une nouvelle adaptation du chef-d'oeuvre (enfin, UN des chefs-d'oeuvre) de Stevenson. Qu'a-t-elle de plus que les autres ?

Déjà, Sébastien Vastra, dont j'aime bien le boulot en général (Mâchefer, Eclipse...), a le talent pour bien illustrer ce classique de l'aventure. Mais des dessinateurs comme lui, ils sont légion, du coup il prend le parti de donner aux personnages de Stevenson des têtes d'animaux. On se retrouve donc -et c'est une influence citée par l'éditeur- dans la mouvance de Blacksad. C'est très chouette visuellement, la mise en scène est inventive. Le choix des couleurs, quand à lui, est plus discutable ; les ambiances sont un peu sombres, peu différenciées, ce qui écrase un peu le trait par moments.

En ce qui concerne l'adaptation, même si Vastra indique qu'il s'est librement inspiré de l'oeuvre de Stevenson, ses ajouts me semblant fort sympathiques, et ne dévient pas vraiment le récit. Cela apporte simplement un peu plus de rythme, et un petit comique à une oud eux occasions, pourquoi pas.

Bref, à suivre.

Nom série  Retour à zéro  posté le 25/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Intéressante cette adaptation. Il s'agit en effet du premier roman de Stefan Wul, un court roman écrit en réaction après que son épouse ait lu un mauvais roman de SF. Nourri de ses lectures de l'époque, il contient de nombreuses références pulp, mais aussi, en germe, de nombreux motifs wuliens.

Le récit est assez classique, si l'on prend en compte le fait qu'il mêle histoire d'espionnage et planet fantasy (oui, la Lune n'est pas techniquement une planète, plutôt un satellite, mais chut !). Pas vraiment passionnant, il est toutefois relativement sympathique.

C'est Laurent Bourlaud qui se charge de l'exécution graphique. Je ne suis pas forcément fan du coté "gras" de son trait, mais ça se lit tout de même assez aisément ; le look "constructiviste" des habitants de la Lune est voulu, dans l'idée de rendre l'environnement visuel que Wul a connu dans les années 50. c'est remarquable de ce point de vue.

Au final une lecture sympathique, avec un intérêt marqué par les bonus qui expliquent les conditions d'écriture et de dessin de l'adaptation.

Nom série  La Vie de tous les jours  posté le 24/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Entre deux "Jeux de gamins", Mickael Roux s'est amusé à croquer son quotidien, largement dominé par la présence pleine d'énergie et d'imagination de son fils Léon.

Mais il y a aussi sa femme, qui le tanne pour la réalisation de certains projets familiaux, et lui-même, qui a du mal à entrer dans l'âge adulte. Bien sûr, tout n'est pas le fruit de son observation, il y a du vrai et du faux dans ces gags en demie-pages, et il est souvent difficile de deviner ce qui est vrai ou ce qui ne l'est pas.

Mickael toux utilise, comme à son habitude, son trait rond et mignonnet, mais si expressif. la fraîcheur des gags rend la lecture fort agréable, et bien sûr, certains sont aussi vécus par le lecteur...

Sympatoche, comme tout ce que fait Mickael Roux.

Nom série  Carnet de santé  posté le 24/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Parler de la maladie avec humour est un exercice difficile, et beaucoup s'y sont essayé, pas toujours avec bonheur.

Patfawl, lui-même handicapé sévèrement, a décidé d'en parler avec son arme préférée, la dérision, qui peut devenir auto-dérision en un rien de temps. le résultat est d'une grande fraîcheur, débridée et sans tabous. Il faut dire qu'il est jeune, plein de sève et de talent. Certes, on pourra arguer que son style graphique est simple, presque enfantin, mais l'intérêt n'est pas là, plutôt dans les dialogues, les situations et les expressions, et sur ce plan Patfawl s'en sort plutôt bien. Il y a juste deux ou trois gags que je n'ai pas compris, mais l'ensemble est vraiment sympathique, et peut permettre à de nombreux lecteurs potentiels, malades et inquiets, de décompresser et dédramatiser un peu. Et c'est salvateur.

Merci, Patfawl.

Nom série  A Silent voice  posté le 22/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici un véritable OVNI, un manga qui va au fond des choses sur un sujet particulièrement délicat, celui de l'ijime au Japon, c'est à dire les brimades entre élèves. Un phénomène plutôt silencieux, mais bien réel. L'auteure a gagné un concours il y a quelques années avec une première version de cette histoire, et en a fait une version longue, visiblement de toute qualité.

Car ce qui frappe dans l'histoire à sa lecture, c'est l'absence de manichéisme. Shoya n'est pas fondamentalement un mauvais garçon, disons plutôt qu'il s'ennuie, et qu'il est un peu idiot. Et dans sa classe apparaît quelqu'un de différent, une fillette malentendante, qui l'intrigue d'abord, puis l'agace par son besoin d'aide. Les petites niches, au départ pas bien méchantes, vont suivre, et devenir de plus en plus osées, d'autant plus que ses camarades vont être derrière lui. Jusqu'au jour où...

Cette montée en puissance, si je puis l'exprimer ainsi, est diablement bien montrée, il se passe beaucoup de choses dès ce premier tome, et le personnage de Shoya, l'emmerdeur, est bien rendu ; il vaut mieux car le récit est à la première personne, comme si nous étions dans son esprit. Je n'ai pas pu décoller de ma lecture tant que je ne l'ai pas terminée, tellement j'étais dedans.

Le dessin de Yoshitoki Oima, sans être exceptionnel, est très expressif, sans verser dans la caricature non plus.

Du très, très beau boulot, mon manga préféré du moment depuis l'achèvement de certaines séries historiques chez Ki-oon.

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