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Nom série  Les Fleurs du mal  posté le 19/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Attention, nous revoilà chez ki-oon avec une série sur la perversion !

Elle raconte en effet les déboires d'un collégien qui se retrouve complètement manipulé par une de ses camarades. Le point de torsion de cette histoire est qu'elle ne va jamais dans la direction qu'on pense, et que le pauvre Takao va tomber de plus en plus bas. J'ai l'impression que l'intention de l'auteur est de montrer que le mal est intrinsèque à l'humain, et qu'il suffit qu'une personne dévie un peu pour qu'elle risque de dériver vers les tréfonds sombres de l'âme. C'est plutôt bien fait, on ne sait jamais comment Sawa va réagir à ses tentatives d'esquive. Attention toutefois à ne pas faire une série fleuve, je lis que 11 tomes sont déjà sortis au Japon.

Côté graphique rien de particulier à dire sur le trait de Suzo Oshimi, il est relativement classique. Mais l'écart est assez grand entre son style rond et la noirceur du récit.

A ne pas mettre entre toutes les mains.

Nom série  Les Enquêtes de Violette  posté le 19/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah voilà une petite série bien sympathique, à réserver toutefois aux préadolescentes. Elle raconte les aventures de Violette et de son ami Jérémie, deux collégiens qui se trouvent régulièrement confrontés à des énigmes, qu'ils arrivent (enfin, surtout Violette) à résoudre par le biais de l'observation.

J'avoue, j'ai demandé ma langue au chat à plusieurs reprises à la lecture de l'album, n'ayant plus fait ce genre d'exercice depuis très longtemps. Mais ce n'est pas toujours simple, les personnages sont loin d'être tartes, et la narration est suffisamment fluide pour que la lecture -assez rapide- de ce premier recueil reste agréable.

Côté dessin c'est Laurel et son style tout en rondeurs qui s'y colle, avec un beau travail sur les couleurs.

Une chouette série, je vous dis !

Nom série  Tombé dans l'oreille d'un sourd  posté le 19/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est l'histoire pas banale d'une famille qui se bat. Ou plutôt si, c'est l'histoire effrayante d'une famille dont les deux enfants ont des problèmes à la naissance ou dans leurs premières années. Mais c'est surtout pour Tristan que l'histoire est cruelle. Le diagnostic tombe : il est sourd profond.

Commence alors un marathon, un chemin de croix, un calvaire pour les enfants : faire reconnaître son handicap, obtenir des aides, financières, matérielles et humaines, pour aider leur fils à s'intégrer à la société. Car les embûches sont multiples : textes de loi aberrants, interlocuteurs butés, médecins hautains... Tout cela est très clairement raconté, d'autant plus que cette histoire est celle des enfants du dessinateur.

Et quand on comprend que Nadège et Grégory n'ont jamais, ou presque, baissé les bras, au contraire de nombre de familles dans la même situation, on ne peut qu'être atterré par un système qui laisse l'altérité en marge. Certains passages sont émouvants, très émouvants. L'empathie envers cette famille est énorme.

A lire, vraiment.

Nom série  Chronique du 115 - Une histoire du SAMU social  posté le 19/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album qui m'intéresse à double titre : les Editions Steinkis essayent, depuis plusieurs années, de construire un catalogue qui s'attache aux questions sociétales, et cette exigence se double d'une envie de qualité des ouvrages publiés. Je suis attentif à cette progression, et le sujet de l'exclusion sociale m'intéresse à titre professionnel.


Aude Massot s'est donc attachée, courant 2015, à réaliser une BD documentaire sur le 115, une initiative du médecin Xavier Emmanuelli dans les années 1990. Celui-ci signe d'ailleurs une préface intéressante au dit album, et ouvre le récit, puisque l'auteure a commencé par un entretien avec lui. Une bonne introduction, qui permet de comprendre les raison de la création du Samu social. Aude Massot part ensuite en immersion, d'abord auprès d'une personne répondant au téléphone du 115, puis au sein d'une cellule de maraude. Cela permet de comprendre comment celle-ci peut fonctionner, et les différents cas de personnes en détresse rencontrés lors de leurs rondes.

Tout cela est très intéressant, mais... trop court. Bien sûr, et elle le dit, Aude Massot a dû "arranger" les situations pour améliorer la narration, et elle a changé certains noms, pour des raisons évidentes. Mais on a un peu l'impression qu'elle n'a fait qu'une maraude, et passé une seule nuit auprès des téléphonistes du 115. C'est un peu court pour se faire une idée un peu plus précise de cette aide sociale qui a prouvé son utilité depuis des années...

Nom série  Blood Blockade Battlefront  posté le 03/11/2016 (dernière MAJ le 07/01/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série intéressante, qui part d'un postulat assez classique, un portail dimensionnel qui transforme la ville de New York en un lieu où se croisent des créatures très différentes, dont certaines malveillantes.

Nous nous retrouvons dans les pas d'un jeune homme un peu naïf, mais qui a quelques aptitudes spéciales, qui l'amènent à intégrer un peu malgré lui une organisation qui lutte contre ces créatures malveillantes.

Le canevas narratif n'est pas toujours clair, on se perd un peu dans les enjeux, mais la série est sauvée par l'humour et les personnages un peu particuliers, voire caricaturaux, qui servent de moteur à l'intrigue. Nightow les développe pas mal par la suite, d'ailleurs, ce qui me permet d'avoir envie de la lire...


... Jusqu'au tome 5, au milieu duquel je me suis senti perdu. Il n'y a toujours pas de schéma narratif clair, on assiste à une sorte de puzzle sans direction, malgré un épisode plus ou moins indépendant -et pour le coup, assez sympa- au début du tome. J'arrête là ma lecture de la série.

Côté dessin c'est assez inhabituel, avec des personnages sans membres, du moins en apparence, et des monstres à l'aspect "tordu" qui donnent un cachet un peu spécial.

Une série qui démarrait pas trop mal, plutôt bien dessinée, mais qui s'est pris les pieds dans le tapis, formé de motifs flous.

Nom série  Outlaw Players  posté le 09/08/2016 (dernière MAJ le 07/01/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le pitch de départ n'est pas très original, mais cette nouvelle série, réalisée par le français Shonen, se montre assez vite originale, avec ce personnage principal qui découvre le jeu au fur et à mesure de ses rencontres.

Par contre c'est un peu étrange qu'il sache se servir très vite de sa nouvelle armure, ou ne semble pas étonné de porter certains coups pour la première fois. Des petits défauts qui seront sans doute corrigés par la suite.

A côté de ça, c'est assez prenant, il change souvent de partenaires (comme dans un "vrai" MMORPG), et sa progression y ressemble. On sent que l'auteur a passé du temps à jouer en ligne... Son dessin, lui, est impeccable, par contre ses cadrages sont parfois exagérés.

Dans le tome 2 on continue à suivre Sakuu et ses partenaires, qui semblent former un vrai groupe, tandis que certaines forces semblent vouloir peu à peu prendre le contrôle du jeu par ailleurs. J'imagine que cela va être développé dans la suite. Il était temps, car je ne voyais jusque-là pas vraiment d'intention autre que de suivre un newbie dans un MMORPG.

Dans le tome 3 le récit continue à se développer, se densifier ; on multiplie également les points de vue, on ne suit plus seulement Sakuu. Ca devient vraiment pas mal.

Bien sûr, morphologiquement, ses personnages répondent à de nombreux canons du manga, mais comme on est dans un jeu video, cela n'est pas gênant. Pas de fan-service cependant, Shonen se veut "sérieux" dans son approche.

Une série sympathique pour l'heure.

Nom série  40 bonnes résolutions de mecs  posté le 04/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Buche semble, avec cet album, prendre la relève de Jim dans les années 1990 et 2000 chez Vents d'Ouest, en nous proposant une suite de gags sur un type de personnage.

Bien sûr, il s'agit d'une boutade de ma part, car Buche a actualisé ses vannes et son imagination par rapport à Jim, et les nouvelles technologies, entre autres, sont passées par là. De plus il se met lui-même en scène, ou son alter ego de papier. La plupart des gags sont plutôt plaisants, j'avoue avoir souri, et m'être reconnu ou avoir reconnu certains amis dans les situations, pas si rocambolesques que ça. Certains sont plus faiblards, mais c'est le risque dans ce genre d'exercice qu'est le gag.

Le dessin est plaisant, très lisible, visant à l'efficacité du gag. Sympa.

Nom série  Golden Kamui  posté le 14/09/2016 (dernière MAJ le 03/01/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un manga plutôt atypique : en sus de l'espèce de chasse au trésor, dont la motivation est elle aussi surprenante, nous avons une sorte de guide de voyage dans l'espace et dans le temps, à la rencontre des Aïnous, cette peuplade ayant habité l'île d'Hokkaïdo et les autres îles septentrionales avant les Japonais...

La transmission de leurs traditions étant orale, on a peu de témoignages de leur histoire, tandis que les personnages en faisant partie sont difficilement comptabilisables. Une entrée en douceur dans cette culture animiste très particulière, plus ou moins oubliée au Japon et remise au goût du jour -ou simplement reconnue après des décennies d'étouffement culturel- depuis seulement quelques années. L'auteur se montre assez didactique et pédagogique, mais sait aussi faire respirer ses personnages et ses lecteurs, avec un peu d'humour (comme lors du recueil de l'ourson), finement dosé, tout cela...

Lors du tome 3 de nouveaux personnages prennent de l'importance, pas inintéressants, même si un peu caricaturaux. L'intérêt se prolonge.

Le manga de Noda est très prenant, avec la rencontre entre ce soldat japonais et cette préadolescente aïnoue. Au-delà de cette introduction à la civilisation indigène, nous avons aussi une aventure avec un grand A, dans les immensités désertiques d'Hokkaïdo.

A suivre, forcément.

Nom série  ReLIFE  posté le 17/05/2016 (dernière MAJ le 02/01/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens une nouvelle série où un personnage "régresse". Celle-ci est donc l'adaptation en manga classique d'une web-série très populaire au Japon. J'étais un peu dubitatif au début, pensant me retrouver dans une sorte de choc des cultures adulte/adolescent.

Dans ce premier tome Yayoiso évite la plupart des écueils que l'on aurait pu attendre. La confrontation est moins violente, et le côté comique est assez réduit, ce qui produit une histoire assez complexe, d'autant plus avec le mystère entourant Ryu, l'accompagnateur de Kaizaki. Le deuxième tome se concentre un peu plus sur Kaizaki et ses camarades de classe, qu'il aide à développer leur vie sociale. Il s'implique de plus en plus, je me demande où l'auteur souhaite aller...

Dans le tome 3 les efforts de Kaizaki vont porter leurs fruits, et lui-même va faire une découverte un peu stupéfiante. Cela rajoute une dimension supplémentaire au récit...

Côté dessin, je trouvais le style un peu éthéré, peu expressif. Mais cette impression s'estompe par la suite, ou alors je me suis habitué. Je pense que c'est la coloristation informatique, un peu aprticulière, qui donne cet aspect un peu "écrasé"...

Cette nouvelle série m'intrigue suffisamment pour avoir envie de lire la suite.

Nom série  Père & Fils  posté le 28/03/2016 (dernière MAJ le 31/12/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympathique nouvelle série chez Ki-oon.

Premier manga de Mi Tagawa, Père & Fils met bien sûr cette relation au coeur de son histoire. Elle remet au goût du jour un métier un peu oublié, celui de l'herboriste itinérant. Au travers de ses pérégrinations, de ses relations avec ses clients et de ses rencontres, elle montre ainsi l'importance que revêt ce genre de personnage dans le tissu social nippon. Bien sûr la paternité, mais aussi la douleur intime suite au décès de la mort de la mère du petit Shiro servent de moteur au récit, et permettent de nombreux moments émouvants, parfois presque déchirants.

Plusieurs belles scènes, où chacun apporte à l'autre, nous sont donc données, et j'avoue avoir été ému, vraiment, par certaines. Mais ce qui me plaît également, c'est cette nouvelle facette du Japon médiéval et/ou rural, qui nous est dévoilée. Le tome 2 continue sur le même ton, même si les collègues herboristes du père sont un peu plus mis en avant, ce que confirme la fin du tome. Un peu de l'enfance de celui-ci est également présentée, mais on sent que l'autrice se concentre sur le garçonnet. Le tome opère une sorte de pause, lorsque le père et le fils reviennent dans leur village pour les fêtes de fin d'année. l'occasion de voir plus longuement leur famille et leurs amis, et d'en apprendre plus sur la jeunesse de chacun, ainsi que sur la mort tragique de Shiori. Cette pause est donc toute relative, car Mi Tagawa continue à tisser des portraits pétris d'humanité.

Avec les tomes 4 et 5 arrive une période où Shiro commence à grandir et n'est plus un bébé : il ne pleure plus, commence à tenter de se faire des amis... Celui qui va trouver grâce le premier à ses yeux partage certaines choses, et c'est plutôt bien amené. Son père va d'ailleurs devoir évoluer dans son métier, et se poser la question de la garde de Shiro. L'humanité est donc toujours bien présente dans ce manga, d'autant plus qu'une rencontre inattendue va amener le récit dans une nouvelle phase pour la suite.

Sur le plan graphique, c'est un trait assez "soft" qui nous est proposé, j'aime bien, même si on sent que Mi Tagawa débute et cherche encore un peu son style. Le trait de l'auteur est très fin, lumineux, et s'accorde bien avec l'atmosphère sensible qui se dégage de l'histoire.

Sympathique et touchant, je lirai la suite sans déplaisir.

Nom série  Supers  posté le 31/08/2015 (dernière MAJ le 12/12/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Supers, c'est d'abord une couverture, superbe, qui nous montre trois enfants à la chevelure flamboyante qui semble isolés, perdus au milieu d'une foule aussi compacte qu'uniforme. Grâce au vernis sélectif on comprend d'un coup d'oeil que la vie de ces trois gamins n'est pas simple mais que leur destin peut être grand.

C'est le jour de la rentrée, le plus grand se fait balader dans le collège qu'il vient d'intégrer et si ses premiers pas sont compliqués, il arrive tout de même à lier quelques connaissances. A la fin de la journée il retrouve son frère et sa soeur, plus petits, qui eux aussi ont dû s'intégrer à un nouvel établissement. Mais au-delà de ce côté "original", il y a un côté "réaliste", avec les questions que se posent les ados sur le sens de la vie, leur positionement familial, leur vie sentimentale... Très fin.

En quelques séquences aussi simples que finement écrites, Frédéric Maupomé (auteur du sympathique Anuki) brosse donc une ambiance de collège comme on en a tous connu, entre professeurs qui oscillent entre indifférence et agressivité, camarades parfois sympathiques, parfois gratuitement méchants, et débuts d'amourettes.

Les trois gamins essaient de cacher leur étrangeté, mais les événements vont les obliger à sortir de leur réserve, pas forcément pour un lendemain meilleur. Les dialogues sont finement ciselés, entre les gamins extra-terrestres dont l'intelligence est trop importante et leurs camarades aux développements divers. Il y a aussi des flashes-backs, qui permettent de savoir le minimum pour comprendre que l'histoire de ces enfants est entachée de drame. Plusieurs pistes sont lancées sur les relations entre les uns et les autres, et c'est une fois encore chez cet auteur un régal, d'autant plus que c'est Dawid (Passe-passe) qui est aux crayons.

Là encore, c'est un régal pour les yeux, bien que je trouve certaines cases un peu chargées. A suivre.

Nom série  My Hero Academia  posté le 14/04/2016 (dernière MAJ le 12/12/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Oh, une chouette série chez Ki-oon !

Cette académie de super-héros a en effet tout pour plaire :

- des personnages très différents, et qui sortent un peu des sentiers battus (le mec super-rapide et aux allures d'intello est un faux pédant, le personnage principal, un peu fragile, apprend de manière intelligente de ses erreurs, etc.). Certains sont d'ailleurs assez attachants, l'auteur nous propose d'ailleurs en guise d'intercalaires des mini-portraits des élèves et des professeurs de cette école bien particulière ;
- un dessin plutôt maîtrisé, avec des trames tout en nuance, qui procurent ma foi un plaisir de lecture assez élevé, d'autant plus que Kohei Horikoshi propose une mlise en scène très lisible ;
- un scénario qui bien qu'un peu prévisible, est propice à de nombreux rebondissements, je fais confiance pour l'heure à l'auteur au vu des deux premiers tomes. dans le troisième tome on assiste à la fin du premier arc narratif, puis à un tournoi de super-héros en herbe, qui ma foi est plutôt agréable. A noter que les codes du manga et du comic sont joyeusement mêlés pour un mélange explosif ;
- et un potentiel hit, comme le souligne l'auteur de Naruto ; le succès est d'ailleurs tel, au Japon, qu'une série animée est déjà en cours de production, et que le premier épisode a été diffusé en ce mois d'avril.

Les tomes 3 et 4 permettent, au travers d'un tournoi interne à l'école, de faire connaissance avec de nombreux élèves et leurs alters, comme par exemple celui qui permet de faire un lavage de cerveau, ou encore celui dont l'hérédité lui permet d'utiliser la glace et le feu... Et son histoire personnelle, complexe, permettra peut-être d'apporter de nouvelles péripéties à l'avenir. Par la suite l'auteur insère de nouveaux éléments, qui mettent les super-héros en herbe face à des situations diverses. Il s'y montre asez doué, et très dynamique en termes de dessin. C'est très divertissant, vraiment sympathique !

Les Editions Ki-oon ont mis le paquet sur la série (goodies, PLV, etc.), et elles ont bien raison, c'est une locomotive !

Nom série  Kasane, La Voleuse de Visage  posté le 10/02/2016 (dernière MAJ le 28/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le pitch de départ a de quoi allécher. A l'aide d'un rouge à lèvres légué par sa mère, une collégienne laide parvient à voler le visage de celle qu'elle envie. Je voyais déjà tout le potentiel malsain et torturé de l'histoire.

Mais au bout de la moitié du premier tome, le récit prend une autre voie, Kasane commence à douter des effets de cet étrange pouvoir, et elle vire un peu trop à la gentille à mon goût. Alors bien sûr, l'auteure a souhaité éviter le cliché fille "moche=fille méchante", mais quand même, cela m'a déçu. Et puis dès ce premier tome, nous faisons un saut dans le temps, sans qu'apparemment Kasane ne se serve beaucoup du rouge à lèvres. Et en fin de tome, badaboum, le renversement est proche.

Le récit se densifie dans le tome 2, l'auteur me semble mieux tenir ses personnages et ses enjeux, on se resserre sur la dualité Kasane/Nina. Et à la fin, nouveau bond dans le temps. Et Kasane, forcée par les évènements, va devoir se confronter à un "oublic" bien plus difficile que d'autres acteurs ou des metteurs en scène. Dans le 4, nouveau coup de théâtre, sans mauvais jeu de mots. Notre actrice à l'ascension fulgurante va se retrouver face à son destin, même si la révélation n'a pas encore eu lieu. Cela donne une nouvelle dimension à l'histoire, je suis curieux de voir comment Matsura va gérer cela... Au-delà de la densification de l'intrigue l'auteure montre aussi sa passion pour le théâtre, avec des extraits des pièces jouées par Kasane, dans un parallèle symbolique également intéressant.

Dans le tome 5 le récit fait une pause, avec cette enquête menée par l'amant de la soeur de... mais je n'en dis pas plus, car j'espère que le récit ne va pas trop se prolonger... Au moment d'aborder le tome 6 je me suis demandé si j'allais continuer, avec la crainte que le récit pioche sans cesse dans les mêmes situations. Mais celui-ci contient un évènement crucial, sinon définitif, qui m'a permis de lire jusqu'à la fin, et d'espérer que le suite sera du même tonneau.

Le trait de Daruma Matsura est fin, efficace sans être remarquable. Ça se lit sans problèmes. Je suis curieux de lire la suite.

Nom série  Awaken  posté le 09/08/2016 (dernière MAJ le 27/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Hitori Renda, dessinateur de la première saison de King's Game, livre une histoire dont il est l'auteur complet, fort intrigante, avec des parasites et des enfants doués de double vue...

Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est excitant, l'auteur se montrant à l'aise pour nous livrer une intrigue prenante, servie par un dessin plutôt fin et racé.

Au bout de trois tomes, je préfère jeter l'éponge, ne voyant pas trop de fil conducteur, ou plutôt d'intention dans le récit, entre organisation secrète dont les membres se tirent dans les pattes, lycéen qui ne comprend rien à ce qui lui arrive et monstres à tous coins de rue...

Nom série  Puzzle (Thilliez)  posté le 25/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après Maxime Chattam et sa série de thrillers, c'est au tour de Franck Thilliez, autre auteur français de genre de passer à la BD. Différence notable, c'est l'écrivain qui adapte lui-même son texte, pas de perte de sens, a priori, dans ce cas.

Car Puzzle est une oeuvre qui semble dense, avec des personnages très actuels qui se retrouvent dans une machination qui les dépasse. J'aime bien ce genre d'histoire, avec des manipulations à plusieurs niveaux, des personnages approfondis et un twist final. Ce twist final m'a d'ailleurs fait penser à [NON JE NE LE DIRAI PAS], mais j'avoue ne pas vraiment l'avoir senti venir, ce qui est un bon point. Le lecteur est donc baladé, malaxé, trituré, voire perdu dans les méandres de Paranoïa. J'aime ça.

J'aime aussi le trait de Mig, à la fois épuré et très expressif, qui sait donner de la consistance et de la présence à ses personnages. Il joue également sur la bichromie, avec ce bleu qui vient réhausser le traditionnel noir et blanc du polar. L'ambiance est angoissante.

Un bon thriller, mené de main de maître par son auteur originel.

Nom série  Les Enquêtes d'Enola Holmes  posté le 13/09/2015 (dernière MAJ le 18/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Et si on avait des enquêtes à la sauce Sherlock Holmes, pour pré-adolescentes ?

C'est l'idée de départ de Nancy Springer, auteure américaine, qui a fait d'Enola, petite soeur -tardive- de Mycroft et Sherlock, son héroïne. Débrouillarde, rusée, sa première enquête va en fait être la disparition inopinée de sa mère, laquelle laisse ses frères quasi indifférents. Elle va utiliser les indices laissés par sa génitrice afin de suivre sa trace...

Dans le deuxième tome une nouvelle enquête s'offre à elle, qu'elle va résoudre un peu trop facilement à mon goût, même si les personnages s'épaississent un peu, et qu'elle s'aguerrit. Dans le troisième elle va devoir enquêter sur une disparition vraiment inattendue, et qui va l'amener plus près de ses frères qu'elle ne le pensait au départ. Encore une fois le langage des fleurs est au centre de l'intrigue, et l'adaptatrice va s'en tirer haut la main.

Bien sûr, Enola va avoir de la chance, faire les bonnes rencontres, mais elle va côtoyer de près le Londres d'en bas. Une dose de réalisme ne peut pas faire de mal et proposer une histoire vraiment agréable à suivre.

Serena Blasco fait partie du Gottferdom Studio (avec Arleston, Bianco, etc.) et nous livre là sa première série. Son découpage est de bonne facture, sa narration me semble-t-il bien réalisée. Son dessin, proche de celui de Johanna, manque quant à lui encore de maîtrise. Le tome 2, sorti 8 mois après le premier, ne lui permet pas de faire de grands progrès, sauf sur les personnages.

Malgré un graphisme encore hésitant, cette adaptation des romans de Nancy Springer me semble démarrer sous de bons auspices, et ravira les admiratrices en herbe du détective de Baker Street.

Nom série  Walking Dead  posté le 05/09/2011 (dernière MAJ le 12/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ce qui me plaît, sur Walking Dead, c'est l'ambiance. Une ambiance paranoïaque, de fin du monde (et pour cause), qui prend le lecteur aux tripes.

Le sous-genre du survival horror est aussi l'un de mes préférés ; voir comment un petit groupe arrive à s'organiser, dans une situation exceptionnelle et mortelle, avec peu de chances d'obtenir de l'aide de l'extérieur, voilà un schéma qui n'a de cesse de m'intéresser. Robert Kirkman n'est peut-être pas le plus retors des scénaristes, mais il en fait vraiment baver à ses personnages. J'ai trouvé les tomes 6 à 8 vraiment très forts de ce point de vue. Et j'ai l'impression que cela ne va pas aller en s'améliorant pour Rick et ses compagnons d'infortune. Des compagnons qui d'ailleurs évoluent et se découvrent véritablement au fil de cette histoire. C'est à ça que l'on reconnaît un survival horror de qualité : à l'écriture des personnages.

Au tome 22 le récit contient une vraie rupture, un basculement en termes de personnages, une impression renforcée par la suite. Mais ces "nouveaux" héros feront-ils les mêmes erreurs que leurs devanciers ? Les tomes 23 et 24 viennent installer de nouveaux positionnements des uns et des autres. La paix semble revenue, mais pour combien de temps ? La fin du tome 24 semble justement marquer la fin de cette période... Au 26, un, non, deux- évènements majeurs viennent remettre en cause le fragile équilibre des forces, tandis qu'un contact inattendu se révèle...

Le dessinateur de la série n'est plus le même depuis le tome 2, mais je n'ai pas vu beaucoup de différences. Peut-être Tony Moore est-il plus précis dans les traits de ses personnages, plus efficace dans les scènes d'action que Charles Adlard ? En tous les cas, j'aime beaucoup, même si je trouve parfois les scènes un peu statiques... Au 23 Gaudiano vient épauler Adlard, sans évolution visible, à part peut-être un encrage plus net, plus précis.

Une très bonne série, qui marque déjà l'histoire du genre.

Nom série  Les Fondus de la bière  posté le 12/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un nouvel opus, le 25ème, dans l'univers des "Fondus...", cette fois-ci consacré à la bière.

Vu comme une boisson qui désaltère, comme un apéritif, on peut s'en délecter comme s'en remplir. Comme d'habitude Cazenove et Richez, les scénaristes maison de chez Bamboo mettent en scène leur quatuor de fondus, le connaisseur, le profane, l'imbécile et le vieux attaché à ses valeurs.

L'objectif est double : faire sourire tout en étant pédagogique. On en apprend en effet beaucoup sur la fabrication de la bière (il y a d'ailleurs en bonus un dossier de 10 pages pour la faire soi-même), les différentes qualités et appellations, ainsi que la façon de les déguster.

Au dessin Stedo est toujours aussi efficace dans son style "gros nez", c'est vraiment sympa.

Nom série  Oldman  posté le 13/02/2016 (dernière MAJ le 12/11/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est sur la foi de la couverture et le feuilletage de son contenu que j'ai acheté ce manhua.

A la lecture je n'ai pas été déçu, puisque ce récit d'aventures propose de suivre les pas d'un trio surprenant, en la personne d'une ancienne guerrière privée de ses quatre membres, d'un magicien-illusionniste à l'aspect de vieil homme et d'un médecin-anatomiste. Lesquels, après s'être échappés d'une prison (où ils étaient retenus pour on ne sait quelle(s) raison(s)), essaient de gagner leur croûte en montant des spectacles un peu pourris. Un trio qui va bientôt se voir adjoindre un quatrième membre, qui semble détenir un secret qui gêne les plus hautes sphères de l'Etat...

Le troisième tome est une course-poursuite qui se termine par un duel qui trouve son écho dans une bataille lointaine, et tourne peut-être une page dans le récit. Rebecca est le moteur principal de ce segment, on en apprend un peu plus sur son passé, sans que l'on comprenne encore bien tous les enjeux.

Le mystère est le maître mot de cette nouvelle série, et l'auteur réussit à le garder presque entier à l'issue des trois premiers tomes, qui se lisent sans déplaisir, dans une atmosphère sombre qui convient bien à l'époque décrite, même si on n'a pas plus de repères spatio-temporels que cela.

Le style graphique de Shang Cheng est nerveux, habile, sensuel par moments. ses personnages manquent parfois un peu d'expressivité, mais ce choix est peut-être dicté par leur nature un peu particulière...

A suivre donc.

Nom série  Les Entreprises libérées  posté le 11/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sous le haut patronage d'Isaac Getz, conférencier, docteur en psychologie et en management, voici donc une BD-reportage sur une forme nouvelle de management et de gestion des ressources humaines au sein de l'entreprise.

Désignée tout simplement sous le nom de libération, cette nouvelle forme consiste, grosso modo, à mieux responsabiliser les salariés "de base", à supprimer le management intermédiaire, à abattre les contraintes physiques et techniques qui engoncent les entreprises d'aujourd'hui. Il ne s'agit pas d'un mouvement obscur porté par un quelconque gourou aux motivations obscures, mais bien d'un mouvement éclectique, souvent initié par les dirigeants eux-mêmes, sans théorisation bien précise, au service du bien-être des salariés, visant à une meilleure productivité.

Ce mouvement existe de façon assez significative depuis plusieurs années, même si certaines entreprises l'ont mis en oeuvre dès les années 80. L'album retrace donc certains de ces parcours, regroupant de nombreux témoignages de dirigeants -et de salariés- d'entreprises française, et même d'une administration belge. Les résultats semblent probants, les salariés sont heureux, la productivité est meilleure, et certaines boîtes au bord de la crise ont su se relever. Mais cela n'est bien sûr possible qu'avec l'adhésion de tous, au sein d'une même structure.

C'est intéressant pour celles et ceux qui sont concernés par la vie en entreprise et en particulier la gestion des ressources humaines. Intéressant, mais un peu verbeux par moments, les apparitions d'Isaac Getz étant un peu répétitives. A côté de cela, l'énergie graphique de Bercovici sert à merveille le sujet.

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