Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...  
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD...
Accueil de BD-theque : bande dessinée, comics, manga, forum BD, actualité BD... Actualité BD, manga, comics, dates de sortie, rumeurs... Les immanquables BD, manga et comics Les thèmes BD Les interviews BD, comics et manga Les forums BD, comics, manga, loisir hors BD...   Ajouter une série !
0 A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Cliquez pour rechercher une série
Recherche avancée
A propos du site :
Message de bienvenue
L'aide en ligne
Les stats du site
Le blog
Le groupe Facebook
 
A voir aussi :
Les liens BD
Le dictionnaire BD
BD-Theque de poche
La boutique en ligne
L'annuaire comics
Les trophées BD




... a posté 3784 avis et 1696 séries (Note moyenne: 2.86)

Voir mes avis Voir mes avis
Voir graphs Voir mes graphs
Voir mes coups de coeur Voir mes coups de coeur
Comparez vos goûts! Comparez vos goûts !
Mes nouveautés Mes nouveautés
Mes trophées Mes trophées

Afficher ces séries dans la liste du menu Afficher ces séries dans la liste du menu
Tri : Afficher :

Nom série  Ressentiment  posté le 21/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ressentiment est l'histoire d'un loser qui parvient à s'évader dans une réalité virtuelle et à trouver un dérivatif à sa misère sentimentale et sexuelle.

Au-delà de la caricature, un peu trop poussée par moments, on peut lire le souci de dépeindre le quotidien d'une certaine frange de la société nipponne (mais pas seulement, des personnes comme ça pullulent en Occident aussi) dont le rapport à la réalité est maladif. l'auteur s'amuse à abolir les frontières entre réel et virtuel pour montrer que l'on n'est pas forcément plus heureux dans ledit virtuel. Cela manque un peu de finesse par moments, donc, mais le sujet et le traitement sont globalement intéressants.

Par contre je ne comprends pas trop la stratégie de Ki-oon de publier l'équivalent de deux tomes standard en une seule fois, alors que l'ensemble peut se terminer en quatre tomes, une durée tout à fait acceptable.

Le traitement graphique par Kengo Hanazawa est agréable, sauf dans certaines scènes où les visages des personnages manquent de subtilité. Alors certes on est dans la caricature, mais ce défaut est un peu gênant.

La série se terminant en deux tomes, je suis curieux de lire la suite et fin, avec cette guerre qui envahit Unreal...

Nom série  Assassin's Creed Awakening  posté le 04/07/2014 (dernière MAJ le 20/10/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette nouvelle série nous propose de nous replonger dans l'univers de la série de jeux à succès des Assassin's Creed, en adaptant son quatrième volet, placé dans l'univers des pirates du XVIIIème siècle.

Mais pas seulement, puisque nous avons en filigrane l'histoire d'un jeune homme un peu frondeur qui se retrouve -on ne sait pas trop comment, d'ailleurs- à tester une nouvelle forme de jeu en ligne... Ce qu'il va découvrir va peut-être faire chavirer sa raison. A la fin du premier tome, cela reste un peu confus, car on ne comprend pas trop comment le "jeu" peut influer sur la vie et le corps du jeune homme dans le présent... Mais qu'importe, finalement, la partie consacrée à l'assassin devenu pirate (à moins que ce soit l'inverse) est elle plutôt plaisante et parsemée d'énigmes, lesquelles trouvent leur explication, au moins en partie, dans le deuxième volet du diptyque. Par contre j'ai trouvé cette deuxième partie précipités, il me semble que pas mal d'éléments sont simplement effleurés, sans doute parce que l'univers d'Assassin's Creed est largement connu.

Côté dessin, j'ai été un peu étonné du style de Kenzi Oiwa dans les premières planches, il me semblait plus proche de ce que l'on fait en franco-belge qu'en manga traditionnel, avec un encrage "sale", un peu irrégulier. Mais je m'y suis vite habitué, et l'ensemble est plutôt agréable

Un peu trop rapide à mon goût, même si l'univers présenté est intéressant.

Nom série  Poulbots  posté le 20/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après les superbes Canoë Bay, Frenchman et Pawnee, Patrick Prugne nous emmène dans un cadre inattendu, celui de la capitale française d'il y a un siècle, et plus précisément sur la butte Montmartre.

C'est l'époque où le peintre Francisque Poulbot, natif du quartier, déambulait dans ses rues en pente, et croquait en particulier les enfants livrés à eux-mêmes, que l'on appellera par la suite des poulbots. C'est eux qui sont au centre de l'intrigue, une petite chronique douce-amère sur la société de l'époque, entre petits-bourgeois prêts à tout pour développer l'immobilier, et extrême pauvreté qui ne rime pas forcément avec malheur. On se prend vite d'affection pour ces poulbots, ces titis parisiens à la gouaille inimitable et aux bouilles inoubliables qui vivent de petites rapines et de menus larcins. Une chronique gentillette, qui semble avoir moins d'ampleur que dans ses précédents albums, mais qui s'attache à raconter par le petit bout de la lorgnette une période méconnue de la ville de Paris.

Quant au dessin, c'est toujours aussi beau. Les aquarelles de Prugne ne sont bien sûr pas dans les mêmes tons que dans Frenchman et Pawnee, mais je vous invite à bien observer les différentes ambiances proposées par l'auteur, c'est assez incroyable.

Encore un bel album de 60 pages, + 20 pages de croquis.

Nom série  Dimension W  posté le 18/02/2014 (dernière MAJ le 20/10/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On est dans de l'anticipation relativement classique, avec ces bobines Tesla qui sont des conducteurs d'énergie presque universels, cette chasse aux androïdes illégaux que ne renierait pas Philip K. Dick et ce petit côté Arsène Lupin en fin de tome.

Un mélange des genres qui pour l'heure intrigue plus qu'il ne convainc, mais j'imagine que les choses vont se mettre en place par la suite. Dès le premier tome j'ai eu l'impression que ça partait dans tous les sens. Le deuxième tome confirme cette impression, l'intrigue partant dans une autre direction, ma foi inattendue avec l'histoire autour des enfants qui traînent autour de chez le ferrailleur... Et la fin est plus qu'intrigante...
Avec le tome 3 s'opère un virage dans la série, avec une histoire de meurtres qui rappelle un peu des Agatha Christie ou les Sherlock Holmes. Un virage qui permet à l'auteur d'explorer de nouvelles voies dans l'univers qu'il a créé. Intrigant.

Le tome 4 permet d'en savoir un peu plus sur la Dimension W, mais surtout de refermer le récit au sujet de Yasogami, une résolution ma foi assez bien vue, même si au début du tome j'étais un peu dans le brouillard.

Dans le tome 5 nous avons une période de transition, avec pas mal de nouveaux personnages, ainsi qu'une plongée dans le passé de Kyoma, permettant d'éclairer un peu plus son histoire et son comportement. C'est loin d'être inintéressant, même si un gros chapitre à la Battle Royale se profile... Ça reste surprenant.

L'auteur, qui nous a livré par le passé Le Roi des Ronces, prouve qu'il a une belle vitalité dans le trait, un grand sens de la mise en scène avec des cadrages variés (mais sans en faire trop), et un dosage de l'intrigue assez consommé. C'est vraiment très agréable. Les Editions Ki-oon sont au diapason, nous offrant quelques jolies pages colorisées et des couvertures au vernis sélectif phosphorescent (oui, ça brille dans le noir, j'ai testé).

A suivre donc.

Nom série  Oms en série  posté le 25/12/2012 (dernière MAJ le 18/10/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Deuxième adaptation d'un roman de Stefan Wul, et deuxième réussite.

J'ai été moins marqué par ce roman que par Niourk, mais il n'empêche que là encore, les thèmes brassés par l'auteur sont très intéressants, et même encore d'actualite quarante ou cinquante ans après. L'esclavage, ou plutôt la domestication d'une autre espèce, est ainsi au cœur du récit. Au-delà de cette réflexion, l'histoire en elle-même est très plaisante. Cependant comme mes camarades je regrette la rapidité avec laquelle Terr devient le chef de ses congénères, même si cette promotion était le fait d'un concours de circonstances. On sent le souci de JD Morvan de s'attacher à la psychologie des personnages, comme par exemple avec Terr et son frère.

Je trouve le boulot de Mike Hawthorne très intéressant, surtout sur les Draags, et sur les humains depuis le tome 2, où ils sont plus "classiques".

Curieux de lire la suite.

Nom série  Piège sur Zarkass  posté le 23/03/2013 (dernière MAJ le 18/10/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On est d'accord, cette adaptation de Wul est un ton en-dessous des deux précédemment sorties chez Ankama. Il n'empêche qu'elle est vraiment très agréable, je vais en détailler les raisons.

Yann est un joyeux luron, roi du détournement et une fois encore il nous le prouve ici. Les héros du roman original sont devenues des héroïnes, mais qui gardent des prénoms masculins. pourquoi pas, après tout ? Il a glissé dans son récit nombre de clins d'oeil à notre société actuelle ainsi qu'à des personnalités de la BD, ça ne me choque pas outre mesure, je pense que cela modernise un peu le propos.

Ensuite la nature et la faune décrites sont un vrai plaisir à contempler. Didier Cassegrain semble s'être défoulé avec toute cette chatoyance. Par contre je suis moins convaincu par ses personnages humanoïdes, ces filles aux seins au niveau des genoux et les autochtones sans véritable caractère physique, leur caractère mental étant lui très précis puisqu'ils sont particulièrement cons.

Le récit ne manque pas de surprises, la suite le prouve avec un changement de décor et une situation qui a bien évolué pour les deux héroïnes. Le tome 2 s'achève même sur un cliffhanger assez bien vu. Le tome 3 est quant à lui un peu décevant, malgré la verve de Yann.

Le boulot de Cassegrain, que je trouvais un peu caricatural, un peu "figé" au premier tome, se fluidifie un peu par la suite, et je le trouve globalement assez agréable, avec une mise en couleur qui s'améliore au fil des tomes.

Au final, un triptyque sympathique, mais pas inoubliable...

Nom série  Ogrest  posté le 17/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ogrest est visiblement un personnage très apprécié de l'univers Dofus/Wakfu.

Mig s'est donc attaché à raconter une partie des origines d'Ogrest, mais aussi à l'embarquer dans une aventure inédite, qui a aussi sa place dans l'univers partagé. Le résultat est ma foi très agréable, avec une constante que j'ai pu remarquer au niveau des albums se situant dans cet univers, l'habitude de raconter l'histoire d'un personnage ou d'un petit groupe, et celle d'un autre groupe, plus grand ou plus complexe, qui interagira plus tard. Cela ravira les fans de l'univers, mais aussi les novices, qui ne sont pas laissés au bord du chemin, puisque les dofus et wakfu sont expliqués dès ce premier tome.

Côté dessin, j'aime beaucoup le trait de Mig ; il est élégant, maîtrisé et son sens de la mise en scène et du découpage est bien présent.

Curieux de lire la suite

Nom série  L'Intrépide  posté le 16/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Ah mais c'est carrément sympa, ça ! Initialement créé par Marcus, plus connu pour ses vannes et son côté animateur sur les chaînes manga et No Life, l'Intrépide, suite à un grand engouement sur internet, renaît de ses cendres au bout de 37 ans et connaît la grâce d'une publication en albums.

C'est le duo gagnant de City Hall, Rémi Guérin et Guillaume lapeyre, qui se chargent de la réalisation. Il faut dire que l'esprit de l'Intrépide est proche de celui de leur série star, même si pour l'occasion ils abandonnent le format manga pour des albums souples, un peu comme des comics Marvel des années 1980. Une reprise en fanfare, avec un héros un brin foutraque face à un méchant un peu couillon.

Comment, en effet, résister à cette scène, où revenu chez sa mémé après 37 ans de disparition, et face à l'irruption de son ennemi fétiche, le Voleur Vert, l'Intrépide pose le pied sur la table, et, poseur, déclame : "Halte-là ! Tu n'aurais jamais dû venir ici, gredin !"

L'humour potache est omniprésent, mais je trouve qu'il aurait pu être encore plus poussé, histoire d'être franchement dans la parodie.

Côté dessin, Guillaume Lapeyre semble bien s'amuser dans cette récréation après des centaines de pages de cyberpunk et d'uchronie délicieusement verniens. Ses pages sont pétantes de santé, son Intrépide virevolte, saute, esquive, mais toujours de belle façon. La mise en scène et le découpage sont inventifs, sans être désordonnés. les couleurs de Julien Nido, plutôt nuancées, apportent un complément fort agréable.

Très sympathique. Le prix, par contre, est nettement exagéré par rapport à un gros fascicule.

Nom série  Les Visiteurs  posté le 13/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etrange cet album. Réalisé par un Néerlandais visiblement très connu dans son pays, il nous propose une sorte de quête initiatique comme seuls le cinéma social anglais ou des gens comme Gustave de Kervern et Benoît Delépine savent en faire.

Une quête un peu hallucinée, un peu clopin-clopant, entre drogues douces, alcool à bas prix et prostituées généreusement pourvues. Deux petits anglais, des gars ordinaires, sur les traces du frère de l'un des deux. Une quête un peu un zigzag, qui va leur permettre de se révéler, de faire des rencontres, parfois furtives, entrecoupée de flashes-backs qui vont nous expliquer le pourquoi du comment. Une succession de moments banals, rien de bien spectaculaire, mais un montage au cordeau, surprenant, jusqu'à la dernière page ou presque.

L'auteur a un trait vraiment particulier, avec une technique se rapprochant d ela carte à gratter, mais en couleurs. Un style fragile, mais non exempt de charme, je serais curieux de lire d'autres albums de son cru.

Un album singulier.

Nom série  Album de famille  posté le 11/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais beaucoup aimé le premier roman graphique d'Asa Grennvall, 7ème étage. la revoilà avec un album un peu dans la même veine, qui cette fois-ci ne raconte -a priori- pas son histoire.

Après l'éclatement d'une famille, l'album nous met dans la tête des différents membres, et nous révèle ainsi comment chacun et chacune vit cet éclatement. Pas bien, pas bien du tout pour certain(e)s... C'était prévisible bien sûr, mais ce qui est notable c'est la finesse de l'analyse, la complexité des sentiments des protagonistes. Il ne se passe quasiment rien dans cet album de famille, mais pourtant les pages sont denses, il y a un maximum de charge psychologique.

Côté dessin Asa Grennvall a toujours un style enfantin, elle cadre sur les visages de ses personnages mais n'oublie pas de mettre du décor, ce qui fait que les cases ne paraissent jamais vides.

Malgré ces qualités, j'ai moins adhéré à cet album qu'à son premier. peut-être le fait qu'on soit moins dans l'autobiographie. Cependant la qualité de la psychologie vaut quand même la lecture.

Nom série  Sept Milliards de Chasseurs-Cueilleurs  posté le 07/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Contrairement à Ro, j'ai tenu, je suis allé jusqu'au bout de ma lecture.

Pourtant j'ai eu très vite les mêmes impressions : une sorte de vaudeville dans un décor de jungle avec des personnages de western, joués par seulement deux acteurs. Une pièce onirique et philosophique à deux euros cinquante, écrite par un écrivain raté qui essaie de régler ses comptes avec la société.

Attention ! Je ne qualifie pas ainsi l'auteur de l'album, mais le ton choisi et le traitement m'y ont irrémédiablement fait penser. Je pense que Thomas Gosselin s'est planté dans les grandes largeurs en écrivant son histoire, ou bien qu'il vise une niche de lecteurs si petite qu'il risque bel et bien de rater sa cible.

Le seul atout véritable de l'album est sa profusion : une nature exubérante, des couleurs qui pètent sans être flashies, un déferlement de saynètes entre deux personnages. Et c'est tout, car le dessin en lui-même n'a pas grand-chose de remarquable.

Allez, je passe mon tour là aussi.

Nom série  Carthago  posté le 13/04/2007 (dernière MAJ le 07/10/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'avais raté Sanctuaire à l'époque, je ne passerai pas à côté de "Carthago" !
En gros amateur de fantastique et de thriller, j'ai été très émoustillé par les avis positifs relatifs à cette nouvelle série initiée par Christophe Bec.

Une nouvelle série qui s'annonce comme diablement excitante, tant elle est pétrie de qualités. Commençons par le plus facile, le dessin. Le trait d'Eric Henninot est impeccable, il n'y a aucune erreur de perspectives, de proportions ou de designs. Tout juste chipoterai-je en disant que certains visages manquent d'un peu de détails, de caractère. Les couleurs de Delphine Rieu nous permettent d'apprécier des ambiances, surtout aquatiques, de toute beauté. On se pâme d'admiration face aux abysses aveugles dans lesquels sont plongés nos héros et leurs proies. Dans le deuxième tome Henninot épure son trait, sans doute en prévision de son travail sur un XIII mystery, et même si je ne suis pas forcément preneur de tous ses choix graphiques, je dois avouer que cela reste remarquable. la double page avec un troupeau de mégalodons est tout bonnement exceptionnelle.

Au tome 3 c'est Milan Jovanovic qui reprend le pinceau, après des années de recherches par Christophe Bec. Je suis un peu moins enthousiaste, son trait étant un peu plus rond, moins rugueux que celui d'Henninot, mais il semble se libérer au fil des pages. Quoi qu'il en soit cela reste de la belle ouvrage, même si je reste encore réservé sur cetains des visages de ses personnages, que je trouve peu travaillés.

Côté narratif, c'est du tout bon là encore. Le récit s'étale sur plusieurs époques, mais c'est pour mieux les lier dès la fin du premier tome. Par contre continuer ce genre de ficelle scénaristique me semble peu redondant. Alors bien sûr, les influences du scénario sont évidentes, des Dents de la Mer aux "Aventures de Gilles Roux et Marie Meuse" en passant par Sanctuaire, avec une grosse part de thriller techno-financier. Cela donne un cocktail explosif, tour à tour surprenant, excitant, passionnant et intrigant. Car Bec a bien ficelé son intrigue, et elle vous prend très vite, malgré des passages un brin bavards. A la fin du tome 3, qui boucle un premier cycle, rien, ou presque, n'est réglé. Je suis bien sûr curieux de voir ce que nous réserve la suite.

Le tome 4 utilise les acquis du premier cycle, on retrouve peu ou prou les mêmes protagonistes, et le récit ne décolle pas trop ; heureusement ce second cycle sera bouclé en deux tomes, en espérant que ça va bouger un peu plus...

Un futur classique.

Nom série  Comte Dracula suivi de Frankenstein  posté le 05/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce recueil ressemble à un trésor. Pour peu qu'on ne se mette pas à le feuilleter ou le lire avec attention.

Car si Guido Crepax est, ou plutôt fut (paix à son âme) un grand auteur de fumetti, surtout érotiques, en tant qu'adaptateur de classiques de la littérature fantastique, c'est plus discutable.

Parlons d'abord de "Comte Dracula", qui reprend de façon assez littérale le roman de Bram Stoker, même si le récit de Jonathan Harker intervient plus tard dans le récit que dans le roman. Le personnage de Dracula est aussi moins présent, mais cela correspond bien à la posture que prend Crepax, à savoir en faire une créature insaisissable, dans tous les sens du terme. Le dessinateur choisit aussi de faire une mise en page assez inventive, par exemple sur les scènes avec Renfield. Il y a aussi une bonne part de scènes érotiques, avec les deux personnages féminins de l'histoire, et Crepax s'y montre inventif, sans en faire des tonnes la plupart du temps. Harker a lui aussi deux ou trois scènes où son service trois pièces est exposé.

Rien de bien excitant cependant, au sens sexuel comme au sens narratif. Le rythme un peu long du roman se retrouve dans le scénario, et le récit se lit toutefois sans grand déplaisir.

L'album récolterait un bon 3/5, si l'éditeur n'avait pas eu la fausse bonne idée d'y raccrocher l'adaptation d'un autre classique, à savoir Frankenstein, par ce même Crepax, en 2002, 15 ans après Comte Dracula. ce qui en fait le dernier récit dessiné par Crepax. Probablement déjà malade, (il décèdera en 2003 d'une sclérose en plaques), il s'y montre là encore assez fidèle au récit original, mais son dessin part complètement à vau-l'eau. les personnages sont difformes, la mise en scène n'a plus aucun sens. On jurerait un premier essai de bande dessinée d'un ado de 15 ans dans un fanzine de cinquième zone

Nom série  Villain, l'homme qui tua Jaurès  posté le 05/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, je me demandais justement l'autre jour, en passant devant le restaurant où Jaurès a été assassiné, quelles étaient les circonstances, qui était l'assassin...

Cet album vient donc répondre ma question, et de façon assez péremptoire : l'homme, parmi les plus illustres de son époque, a été tué par l'un des plus piteux. Illuminé par son éducation religieuse, peu instruit, hélas, par ses voyages dans le sud de l'Europe, Raoul Villain est un rustre, un bigot de la pire espèce. Je ne vois pas cet album comme une élégie, mais bel et bien comme un portrait, à peu près honnête, de celui qui a peut-être bien privé la France de l'un de ses meilleurs éléments, alors qu'elle s'apprêtait à basculer dans la tourmente. Un homme qui mérite donc le mépris.

Pour illustrer l'histoire écrite par Frédéric Chef, c'est l'ultra-efficace Daniel Casanave, avec son trait noir et blanc qui ne s'embarrasse pas de contingences costumières et architecturales mais se révèle encore une fois très à l'aise.

Un moment de lecture instructif.

Nom série  Les Divisions de Fer  posté le 05/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi j'étais curieux de voir ce que la rencontre de deux princes de la BD de divertissement allait donner. Sur une série-concept, sur un genre déjà arpenté par Toulhoat, à savoir l'uchronie rattachée à la seconde guerre mondiale. Des chemins déjà balisés donc.

Mais les deux compères s'en donnent à coeur joie. Le dessinateur me semble progresser à chaque album, et ici il me semble proche de la maturité, tout en gardant un trait caractéristique, fait de nervosité et de dynamisme. Son travail sur les couleurs est aussi très intéressant, nettement plus nuancé que dans Block 109. Dommage qu'il ne travaille pas sur les autres albums de la trilogie, mais il en assurera les couvertures, procurant une unité à l'ensemble.

Jean-Luc Sala, lui, continue dans cette veine légère qui a fait son succès et son identité. Certes, ce premier tome n'est pas d'une complexité hallucinante, mais il permet de poser les bases d'un univers au minimum excitant. Et puis il y a aussi la volonté de s'ancrer dans la réalité, avec le personnage d'Eisenstein, par exemple. Je préfère lire la suite pour donner un avis plus avancé, cependant.

Du pur divertissement.

Nom série  Aleria 1975  posté le 03/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je n'avais pour ma part jamais entendu parler de cette histoire ; il faut dire qu'elle remonte à presque quarante ans; et ne semble malheureusement plus intéresser que les media locaux. D'où l'intérêt pour le scénariste, Corse pur jus, et son éditeur, qui ne l'est pas moins, de raviver la mémoire, sans toutefois revendiquer une quelconque fibre indépendantiste, simplement rappeler des faits historiques.

Frédéric Bertocchini se place cependant presque uniquement dans la peau des nationalistes qui ont pris possession de cette cave viticole, des hommes qui voulaient simplement, au départ, dénoncer l'escroquerie presque institutionnalisée au profit de certains continentaux. C'est avec l'intervention musclée de l'armée que ça dérape, sans que l'on sache comment cette intervention a été décidée au niveau de Michel Poniatowski et de son équipe, le ministre de l'Intérieur de l'époque. C'est le seul défaut -et regret- que j'ai pu trouver concernant cet album, qui se base sur les témoignages d'une dizaine d'hommes et de femmes ayant participé à cette tragédie, tous du "côté" des nationalistes.

Côté dessin c'est son complice habituel Michel Espinosa (avec lequel il réalise aussi Libera me) qui s'y colle, et se base visiblement sur des photos d'époque. Pas de souci d'esbroufe avec ce dessinateur, rien que de l'efficacité, efficacité optimisée par les couleurs de Nurya Sayago, qui installe de belles ambiances, notamment de nuit.

Ne connaissant pas l'histoire, je suis curieux de lire la suite et fin...

Nom série  Les Pourquoi  posté le 02/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il m'est déjà arrivé d'entendre ces chroniques, menées sur le ton de l'humour, mais avec un fond sérieux, par Philippe Vandel. Il n'est pas étonnant, vu leur nature et leur succès, de les retrouver en BD.

Vandel désacralise donc pas mal d''expressions connu de toutes et de tous, de légendes urbaines parfois centenaires, et j'avoue, j'ai appris certaines petites choses en lisant ces chroniques sous forme de gags. Tous ne sont pas intéressants, mais la grande majorité, si.

Le mécanisme du gag est bien compris d'Alan (un pseudo pour un auteur plus connu ?), et son compère Madd (probablement un pseudo également), avec son trait assez simple mais émargeant dans la caricature un peu à la Lapuss', est plutôt efficace dans le genre.

Bref, sympathique.

Nom série  Hyperbole  posté le 01/10/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Le blog d'Allie Brosh, devenu un immense succès de librairie aux USA, arrive dans nos contrées. C'est l'histoire d'une jeune femme qui cumule la plupart des handicaps sociaux imaginables : elle est hypocondriaque, elle se pose des MILLIARDS de questions au sujet de la plus petite chose, est incapable du moindre contact social normal.

Après, c'est très étonnant de voir une personne accumuler autant de problèmes apparaître dans des tas d'interviews, à la télé, sur le web, et sourire sur les photos. Mais passons, et revenons à nos moutons.

L'apitoiement sur soi-même, ou plutôt l'auto-dérision, est un ressort comique maintes fois utilisé, mais avec plus ou moins de bonheur. j'aime bien ce qu'en fait Fabcaro par exemple. Ici Allie m'a rapidement gonflé. peut-être est-ce dû à mon éducation, au fait que je travaille dans le secteur social, que je sois sensible aux questions d'exclusion, toujours est-il que rien dans cet album ne m'a fait rire. Je vois bien quels sont les ressorts qu'utilise Allie Brosh, que plus c'est gros, mieux c'est.

Allez, soyons honnêtes, les passages mettant en scène ses chiens, qui sont les créatures les plus idiotes de l'univers (oui, une mouche a plus d'intelligence que ces deux clébards réunis !) m'ont fait sourire. Enfin, une partie de ces passages...

Quant au dessin, il est très simplifié, carrément enfantin. cela ne me pose pas vraiment de souci, en humour tous les styles peuvent fonctionner. Ici cela me semble en adéquation, et me laisse donc froid.

Encore un phénomène d'édition à côté duquel je passe. Allègrement. Sans regret.

Nom série  Moi, assassin  posté le 28/09/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une nouvelle histoire de tueur en série... Mais cette fois-ci, plutôt originale, puisqu'Enrique est un enseignant de haut vol, spécialisé dans la représentation de la souffrance et de la cruauté dans l'art, qui se met à tuer... par pur souci d'esthétisme.

Chacun de ses meurtres, soigneusement préparé, se présente comme une oeuvre d'art, une pièce unique, qui fera parler de lui, mais aussi de ses victimes, parfois choisies au hasard, parfois sélectionnées avec soin. La froideur du tueur fait froid dans le dos, et se dire que la façon dont il opère pourrait être vraie, encore plus. Antonio Altarriba, qui s'était fait remarquer avec L'Art de voler, récidive dans le récit aussi glaçant que prenant : après l'art de voler, celui de tuer...

Son complice est cette fois Keko, Espagnol lui aussi, lequel propose un style graphique assez différent de celui de La Protectrice. Exit les trames, place à un noir et blanc (avec une touche de couleur, et non des moindres) plus classique, mais d'une efficacité redoutable dans sa recherche de réalisme.

Glaçant, donc, mais il manque une touche d'oppression pour être vraiment touché par l'ambiance.

Nom série  Expérience mort  posté le 24/03/2014 (dernière MAJ le 27/09/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai été étonné de voir qu'il n'y avait que deux tomes de prévus pour cette nouvelle série... Contraintes éditoriales très probablement.

Pour en revenir à la série elle-même, elle est relativement classique dans son déroulement, avec la constitution d'une équipe hétéroclite (procédé maintes fois utilisé, mais toujours aussi efficace, même si là, à mon avis, il a fallu réduire la voilure) pour une mission spéciale, cette fois-ci destinée à explorer les limites de la vie et de la mort, et en revenir. Bien sûr on combine haute technologie, corps astral et riche mécène, et ça ne se passe pas forcément tel qu'on le pense. C'est donc assez classique, un peu à l'instar de ce qu'a fait Werber pour Les Thanatonautes, avec un côté plus spectaculaire. On sent toutefois que les deux co-scénaristes ont potassé pas mal de choses sur le sujet, beaucoup d'éléments sont bien mis en place.

Et bien sûr ce premier tome se termine sur un cliffhanger bien géré. Par contre la fin du second tome m'a laissé très sceptique. Elle arrive un peu de façon impromptue, se résume à une case, qui aurait à mon sens mérité d'être mieux amenée. Car le récit s'est un peu embrouillé sur la deuxième partie, m'amenant à baisser un peu ma note.

Côté dessin, la collaboration avec Ponzio me semblait aller de soi avec le duo Bajram/Mangin, ils ont sans doute des références communes. Maintenant c'est vrai que le côté photo-réaliste du style de Ponzio aurait peut-être été "too much" dans cette histoire, il contourne cet inconvénient en rajoutant une patine de dessin plus classique, rendant la lecture vraiment agréable.

Sur une idée plutôt intéressante, ce diptyque se révèle plaisant à suivre sur ses deux tiers. La dernière partie, hélas, le plombe un peu.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150 160 170 180 190 Page Suivante Page suivante 

www.bdtheque.com - Contact - Ce site nécessite l'utilisation de cookies - Flux RSS
Lien destiné au référencement du site : Liste des séries BD de BD-Theque