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Nom série  Kasane, La Voleuse de Visage  posté le 10/02/2016 (dernière MAJ le 28/09/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le pitch de départ a de quoi allécher. A l'aide d'un rouge à lèvres légué par sa mère, une collégienne laide parvient à voler le visage de celle qu'elle envie. Je voyais déjà tout le potentiel malsain et torturé de l'histoire.

Mais au bout de la moitié du premier tome, le récit prend une autre voie, Kasane commence à douter des effets de cet étrange pouvoir, et elle vire un peu trop à la gentille à mon goût. Alors bien sûr, l'auteure a souhaité éviter le cliché fille "moche=fille méchante", mais quand même, cela m'a déçu. Et puis dès ce premier tome, nous faisons un saut dans le temps, sans qu'apparemment Kasane ne se serve beaucoup du rouge à lèvres. Et en fin de tome, badaboum, le renversement est proche.

Le récit se densifie dans le tome 2, l'auteur me semble mieux tenir ses personnages et ses enjeux, on se resserre sur la dualité Kasane/Nina. Et à la fin, nouveau bond dans le temps. Et Kasane, forcée par les évènements, va devoir se confronter à un "oublic" bien plus difficile que d'autres acteurs ou des metteurs en scène. Dans le 4, nouveau coup de théâtre, sans mauvais jeu de mots. Notre actrice à l'ascension fulgurante va se retrouver face à son destin, même si la révélation n'a pas encore eu lieu. Cela donne une nouvelle dimension à l'histoire, je suis curieux de voir comment Matsura va gérer cela... Au-delà de la densification de l'intrigue l'auteure montre aussi sa passion pour le théâtre, avec des extraits des pièces jouées par Kasane, dans un parallèle symbolique également intéressant.

Dans le tome 5 le récit fait une pause, avec cette enquête menée par l'amant de la soeur de... mais je n'en dis pas plus, car j'espère que le récit ne va pas trop se prolonger...

Le trait de Daruma Matsura est fin, efficace sans être remarquable. Ça se lit sans problèmes. Je suis curieux de lire la suite.

Nom série  Bride Stories  posté le 14/08/2011 (dernière MAJ le 28/09/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Qui aurait cru qu'un manga sur les traditions nuptiales de l'Asie centrale au XIXème siècle m'intéresserait ? Pas moi au premier chef.

C'est le dessin qui m'a attiré dans cette nouveauté des éditions Ki-oon. Elégant, fin, il me semble reproduire à merveille la finesse des vêtements et du travail sur bois du grand-père de la famille. Dans le second nous découvrons de très belles broderies, et le troisième propose quelques passages sur la gastronomie d'Asie centrale. Les deux premiers tiers du premier tome se dirigeaient gentiment vers une chronique conjugale certes sympathique (d'autres seront moins cléments que moi et utiliseront l'adjectif "mièvre"), mais qui peut se révéler un peu ennuyeuse, malgré de jolies scènes où la jeune Amir chasse des lièvres.

Simplement l'auteur nous propose un petit rebondissement avec la délégation de la famille de la jeune épouse, venue la reprendre ; l'occasion pour sa nouvelle famille de faire valoir ses droits, mais aussi pour l'aïeule, passée inaperçue jusque-là, de se montrer pleine de ressources. Pas mal, et la série évolue dans les tomes suivants ; Kaoru Mori déplace le centre de gravité vers Smith, le jeune érudit venu étudier les moeurs locales. J'aime bien Amir et son jeune mari, mais l'auteure a fait le choix -malin, a priori- d'en faire des "invités", en particulier sur le troisième tome. Avec toujours cette idée de nous faire découvrir une culture exotique et ancienne. Il y a un peu d'action, surtout dans le second tome, mais l'ensemble de la série (du moins sur les trois premiers tomes) reste assez calme. Dans le troisième tome les différents fils narratifs se croisent, et l'auteure joue à merveille de l'interaction entre les personnages, dont la vie va être chamboulée...

Le tome 5 me semble assez typique du travail de Kaoru Mori. On assiste à un évènement sérieux (en l'occurrence le mariage de deux jumelles... avec deux frères), mais pour ne pas ennuyer le lecteur avec les festivités (chants, danses, processions, et cérémonie religieuse), elle préfère en faire une suite de saynètes cocasses qui désacralisent mais ne dévalorisent pas le processus. Chapeau bas. Et encore une fois les cases sont somptueuses... Dans le tome 6 l'action s'accélère, les tensions latentes entre deux clans éclatent au grand jour, et il me semble que le récit prend une tournure un peu inattendue ; mais encore une fois Kaoru Mori se montre très à l'aise, et même ses chevaux sont réussis...

Le tome 7 constitue une respiration, une parenthèse dans l'intrigue principale ; sur les pas de M. Smith, nous arrivons dans une demeure richement dotée, où vit un couple heureux et aisé. Cependant l'épouse subit une certaine mélancolie, du fait de sa solitude... Elle se rend au hammam, où elle rencontre une autre jeune maman, issue d'un milieu plus modeste, avec laquelle elle se lie d'amitié, et même plus. l'occasion pour Kaoru Mori de parler d'une pratique relativement courante en perse jusqu'au XIXème siècle, celui des soeurs conjointes, mais aussi de nous faire profiter de son trait de çon plus sensuelle, avec des femmes dévêtues. Ce n'est pas gratuit, rarement avec cette auteure, même si on sent son plaisir de dénuder les courbes de ses héroïnes. Une belle image de la femme est alors donnée, généreuse, désintéressée, naturelle...

Le tome 8 survient un an après le 7, j'ai l'impression que Ki-oon a rattrapé la publication au Japon. On ne perd pas trop de vue les personnages, cependant, et Kaoru Mori en installe de nouveaux à chaque fois. Cette fois-ci c'est Pariya, l'adolescente frondeuse et timide qui est le sujet du tome, c'est marrant de voir comment elle interagit avec des personnages plus posés, plus matures et plus gentils qu'elle. C'est toujours un régal pour les yeux, avec les broderies et les habits des femmes...

Après s'être intéressée aux soubrettes anglaises, Kaoru Mori change de décor -mais pas forcément d'époque- pour nous livrer une chronique caucasienne pas mal foutue, diversifiant ses points de vue et même certains de ses points d'intérêt, pour nous faire voyager.

Nom série  Springald  posté le 27/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Assez surprenante cette mini-série reprise en un seul volume chez nous. Elle se déroule pendant la période victorienne à Londres, sur les pas d'un inspecteur de Scotland Yard qui pourchasse un criminel facétieux, Jack-Talon-à-ressorts. C'est un récit qui s'insère totalement dans la culture populaire de l'époque. Le personnage est une figure "réelle", dont les apparitions ont été largement décrites des années 1830 à 1900.

Fujita lui rend donc hommage dans ce récit spectaculaire et dynamique, en évoquant un retour du criminel aux talons surcompensés. C'est à la fois drôle et intéressant, puisque les intermèdes écrits par un universitaire parle du personnage "historique" et du contexte historique. Fujita imagine d'ailleurs une sorte de spin-off (long du tiers du récit principal), assez sympathique, où Jack fait un énième retour.

Graphiquement le style de Fujita est assez adapté à l'époque victorienne, les décors et les costumes ont une certaine classe, et ce côté un peu "élégant mais élimé" qui fait le charme de l'époque. Je trouve par contre que les visages de ses personnages masculins sont moins convaincants.

Un one shot plutôt sympathique, consacré à une figure intrigante de l'époque victorienne. Curieux de lire les futurs tomes qui vont composer cette collection "Black Museum"...

Nom série  Grand Est  posté le 26/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je ne savais presque rien sur cet album avant de l'ouvrir. Je pensais naïvement qu'il s'agissait d'un polar qui prenait pied dans la région que l'on appelle maintenant Grand Est.

Que nenni, puisqu'il s'agit en fait d'un documentaire maquillé en roman graphique, au long de la balade d'un journaliste et de son fils dans la région lorraine. Procédé qui, s'il n'est ni nouveau ni original, permet de confronter celui qui est avide d'informations à ceux qui la détiennent, accompagné par le candide, incarné par Woody. Le journaliste Denis Robert met donc un peu d'autobiographie dans son récit, destiné à donner plus de chair à cette région qui l'a vu naître et qu'il affectionne tant. Il est donc fort malheureux de la voir mourir à petit feu, dans le sillage de la fermeture des mines et des usines sidérurgiques.

Cet amour pour sa région transpire presque dans chaque page, il se met presque à poil pour nous conter cette fin, ce pourrissement. Il évoque assez peu la dérive extrême-droitiste de la région, s'attache plutôt à son histoire, à son patrimoine.


Et on apprend beaucoup de choses, aidé par le graphisme sensible et sobre de Franck Biancarelli, qui réalise lui-même ses couleurs, elles aussi sans esbroufe. je ne suis pas toujours convaincu par les visages de ses personnages, mais globalement c'est du beau boulot.

Un bel album.

Nom série  Une mystérieuse mélodie ou comment Mickey rencontra Minnie  posté le 25/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Au tour de Cosey, donc, de proposer son petit récit dans l'univers de Mickey.

Il replonge aux origines du personnage, au moins sur le plan graphique, en proposant un dessin assez proche de ce que faisait Walt Disney à l'origine, presque à l'époque de Steamboat Willie. C'est un style complètement suranné, cela semble être la ligne de cette collection. Sur le plan de l'histoire, oui, c'est cucul, oui, c'est naïf, mais là encore, j'ai trouvé ça assez sympa, un peu hors du temps, ça ressemble pas mal, de mon point de vue, aux récits disneyiens que je lisais dans les années 80 dans ou Mickey parade.

Sympathique.

Nom série  Je suis un chat  posté le 14/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Au vu du titre et du résumé de ce manga, j'avais un peu peur de me retrouver devant une histoire un peu cucul, où l'on se trouve soi-disant dans l'esprit d'un petit chat style Chi - Une vie de chat ou Yanaka - Histoires de chats.

Il n'en est rien, puisque nous avons droit à une entrée dans la société japonaise du début du siècle, Le chat -qui n'a pas de nom- est un alibi, une sorte de regard candide sur l'étrange ballet qui se déroule chez le professeur qui le recueille, une comédie de moeurs qui confine au théâtre molérien.

Le boulot de Tirol Cobato est plutôt sympathique, même si je trouve qu'il (ou elle ?) aurait pu travailler davantage sur les visages de ses protagonistes humains.

Sympathique.

Nom série  A coucher dehors  posté le 14/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je suis de près la carrière d'Aurélien Ducoudray, scénariste qui met souvent un vernis, voire plus, de social dans ses récits. Ici le social sert de toile de fond à cette histoire d'héritage, de famille reconstituée et de nouveaux départs.

Enfin de nouveau départ il n'y en a pas le temps, l'intrigue se déroule sur seulement quelques jours, tout va très vite pour Amédée et ses amis. Ce qui est sûr c'est que le récit est vraiment prenant, on a envie de savoir ce qu'il va arriver à ces trois SDF qui se retrouvent avec Nicolas, pas forcément facile à gérer. Pas de misérabilisme chez Ducoudray, les personnages sont handicapés, sans le sou, sans éducation parfois, mais les plus à plaindre ne sont pas forcément ceux que l'on croit.

En plus il y a une surprise, un retournement vers la fin du récit (oui, avant la dernière séquence) qui me fait penser penser que Ducoudray n'a pas tout dit, qu'il aurait besoin d'un tome 2, ou alors qu'il faut que je relise l'album... J'ai l'impression qu'il y a anguille sous roche, à la manière de'Amère Russie... Mais après vérification, c'est bien le premier volet d'un diptyque, et la lecture du tome devient tout de suite indispensable et pressée.

Côté graphisme, Anlor est une jeune dessinatrice que j'apprécie beaucoup depuis ses débuts sur Les Innocents coupables. Elle semble franchir encore un palier dans ce nouveau projet, accroissant sa maîtrise des expressions, sa mise en scène est quant à elle impeccable.

A suivre.

Nom série  L'Incroyable histoire du Canard Enchaîné  posté le 14/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On a beaucoup parlé -et à raison- de Charlie Hebdo ces derniers temps, mais il existe en France un autre journal, tout aussi dérangeant, qui est né dans les tranchées de la première guerre mondiale, ou presque. Il s'agit du Canard Enchaîné, qui paraît tous les mercredis, presque sans interruption depuis cent ans. C'est son histoire mouvementée qu'entreprend de raconter Didier Convard, de ses débuts dans un appartement au coeur de paris, jusqu'aux années 1970, avec la succession des équipes, la censure, les tensions à l'intérieur et en -dehors.

C'est très instructif sur l'air du temps du XXème siècle, puis à partir des années 70, nous avons une succession la liste des affaires -certaines complètement oubliées- qui ont secoué la Vème République. Argent, sexe, pouvoir, société, c'est une litanie sans fin, qui se termine sur les attentats contre Charlie Hebdo et à Paris en 2015.

Une histoire tourmentée, difficile, qui permet de ses remettre dans l'ambiance des financiers qui se sucrent, des politiques qui palpent, des barbouzes qui règlent les comptes... Bien sûr, il s'agit d'une sorte de florilège de l'histoire du journal d'opinion devenu journal d'investigation et polémique, mais cela donne une certaine idée d'une société gangrenée par différents fléaux.

Au dessin, Pascal Magnat, qui récidive dans le genre après L'Empire : Une histoire politique..., dont le trait satirique convient tout à fait au genre, sans s'attarder sur la ressemblance ou la véracité des décors ou des personnages.

Très intéressant.

Nom série  Anna Politkovskaïa, journaliste dissidente  posté le 14/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après deux documentaires et différents ouvrages, le scénariste Francesco Matteuzzi décide de parler d'une figure du journalisme international, la Russe Anna PolitkovskaÏa, qui travaillait pour un journal qui ne se considérait pas comme étaint d'opposition, mais plutôt du parti de la vérité, laquelle ne fait pas bon ménage avec la Russie de Poutine.

L'album ne s'intéresse qu'à quelques tranches de vie et de carrière d'Anna, qui montrent à quel point elle "gênait" : les affaires de Doubrovka, de Beslan... Les deux tentatives de meurtre sur sa personne, jusqu'à son assassinat dans des circonstances qui ne seront sans doute jamais élucidées...

Ce livre-hommage est plutôt rondement mené, très efficace pour montrer ce que pouvait être la vie de la journaliste. En bonus, un tableau retraçant sa vie, ainsi que plusieurs témoignages de personnes l'ayant rencontrée. C'est plutôt très éclairant sur la situation sociale et politique de la Russie d'aujourd'hui, même si la journaliste a été abattue il y a déjà 10 ans...

Nom série  La Forêt des renards pendus  posté le 14/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ahahahahahah... Je ne connais pas l'oeuvre d'Arto paasilinna, mais cette entrée en matière donne vraiment envie de lire ses bouquins. Nicolas Dumontheuil est l'auteur idéal pour adapter son oeuvre, si je me fie à cette histoire à la fois loufoque et un peu noire.

c'est l'histoire de deux paumés, des mecs qui veulent juste se faire oublier quelques temps et qui ont trouvé le moyen idéal : disparaître dans la solitude lapone. Mais c'est sans compter avec une vieille dame à la vie chevillée au corps, un personnage formidable qui apporte pas mal d'émotion dans ce récit un brin fantasque. Sans compter également avec le garde-chasse, qui se demande ce que ces branleurs fabriquent dans une cabane au fond des bois... Et il y a aussi Cinq Cent Balles, un compagnon inattendu et discret... On se marre bien à la lecture de cette histoire, et même si une menace plane au-dessus de la tête de nos deux joyeux compères, on ne tremble pas vraiment pour eux. Il y a un petit côté vaudeville, avec des chaises musicales, c'est sympathique.

Nicolas Dumontheuil insuffle sa belle énergie à cette histoire, on ne peut s'empêcher de tourner vite les pages pour savoir ce qui va arriver à nos exilés volontaires dans cette fameuse forêt des renards pendus.

Une vraie réussite, loufoque et pleine de rebondissements.

Nom série  Forçats  posté le 14/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après L'Homme qui s'évada, c'est la deuxième fois que le livre-reportage d'Albert Londres sur le bagne guyanais est adapté en BD. Pat Perna semble avoir intégré un peu plus Londres à son récit, ses sources semblent être plus diverses que celles de Laurent Maffre, comme la biographie de Londres et l'ouvrage d'Eugène Dieudonné. Cela donne un récit très vivant, avec un point de vue peut-être plus extérieur. Un reportage qui se transforme peu à peu en récit d'aventure, rythmé par les tentatives d'évasion de Dieudonné. J'aime beaucoup le ton de ce premier tome (d"une série de deux ? trois ?), j'ai hâte de lire la suite.

Le dessin de Fabien Bedouel est puissant, presque mégalithique, il s emontre à l'aise dans les extérieurs autant qu'avec des décors froids de prison. L'apport aux couleurs de Florence Fantini est essentiel, elle confère des ambiances presque inoubliables à ce récit rondement mené.

Hâte de lire la suite.

Nom série  Final Fantasy Type-O  posté le 14/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je connais très peu l'univers de Final Fantasy, et je pensais un peu naïvement que ce manga en était en quelque sorte le fondement, une sorte de retour aux origines... Que nenni, puisqu'on entre de plain-pied dans l'action, avec ces aspirants de la Classe zéro, des combattants hors pair qu'on envoie rapidement au front puisque l'armée n'arrive plus à contrer l'Empire et... qu'on ne sait même pas vraiment ce qu'il se passe. C'est en fait un one-shot dans un ensemble plus vaste, compréhensible seulement si on connaît cet ensemble plus vaste. Et là, je me suis senti perdu.

Sur le plan de l'histoire, ce n'est pas déplaisant, mais ce segment sans début ni fin m'a laissé quelque peu décontenancé et agacé. Le dessin de Takatoshi Shiozawa est plaisant, mais j'avoue que certaines scènes d'action m'ont semblé peu lisibles, et c'est dommage car l'action constitue le coeur de l'histoire...

A réserver aux complétistes de l'univers Final Fantasy.

Nom série  Golden Kamui  posté le 14/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voilà un manga plutôt atypique : en sus de l'espèce de chasse au trésor, dont la motivation est elle aussi surprenante, nous avons une sorte de guide de voyage dans l'espace et dans le temsp, à la rencontre des Aïnous, cette peuplade ayant habité l'île d'Hokkaïdo et les autres îles septentrionales avant les Japonais... La transmission de leurs traditions étant orale, on a peu de témoignages de leur histoire, tandis que les personnaes enf aisant partie sont difficilement comptabilisables. Une entrée en douceur dans cette culture animiste très aprticulière, plus ou moins oubliée au Japon et remise au goût du jour -ou simplement reconnue après des décennies d'étouffement culturel- depuis seulement quelques années.

Le manga de Noda est très prenant, avec la rencontre entre ce soldat japonais et cette préadolescente aïnoue. Au-delà de cette introduction à la civilisation indigène, nous avons aussi une aventure avec un grand A, dans les immensités désertiques d'Hokkaïdo.

A suivre, forcément.

Nom série  Les Trois Fantômes de Tesla  posté le 11/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'étais impatient de découvrir cet album, d'une part parce que le personnage de Nikola Tesla me fascine, d'autre part parce que j'en avais vu des extraits sur les pages facebook des deux auteurs.

Et une fois lu, il ne déçoit pas mes attentes.Richard Marazano installe une ambiance alliant steampunk et uchronie de manière plutôt harmonieuse, entre ambiance rétro -et là encore, le cadre de New York s'y prêt magnifiquement- et ancrage historique fort. Ajoutez à cela un gamin intelligent et curieux, un voisin grincheux et secret, un flic qui essaie de comprendre ce qu'il se passe... Très intrigant.

Au dessin Guilhem Bec fait un travail remarquable, avec des influences marquées (et signalées par Eric2Vzoul), aidé en cela par les couleurs de Marazano, lesquelles concourent à des ambiances fort réussies.

Si ce n'est pas là le meilleur album de la rentrée, on n'en est pas loin.

Nom série  One-Punch Man  posté le 10/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai pour l'heure lu les trois premiers tomes (le 4 vient tout juste de sortir), et c'est l'un de mes mangas préférés du moment.

Le pitch de départ est simple, mais c'est le traitement et la personnalité du héros (qui est presque un anti-héros) qui l'amène sur des standards plus élevés. En effet il s'agit d'un bonhomme assez simple, limite idiot, qui veut devenir un super-héros mais n'oublie pas la vie quotidienne : il fait les tâches ménagères, s'intéresse aux promos au supermarché, etc. La galerie des monstres présentée est là aussi assez marrante, clairement parodique, ce qui là encore fait sortir ce shônen du tout-venant du genre.

Le dessin de Yusuke Murata est franchement très bon, ses scènes d'action sont assez lisibles, et il y a de la régularité dans ses personnages.

Curieux de continuer à rigoler en lisant la suite.

Nom série  Capitaine Albator  posté le 08/09/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Lorsque je suis tombé un peu par hasard sur cette intégrale, j'ai eu le même frisson que bon nombre de personnes qui ont mis un avis ci-dessous. Des images ont ressurgi du passé : les immensités et le vide de l'espace, le vaisseau majestueux du capitaine corsaire, des personnages féminins plus ou moins éthérés...



Le manga diverge fortement de la série animée, ou met en perspective la relative inanité de celle-ci. Cependant j'ai lu ce manga comme une nouvelle histoire, mon visionnage remontant à plus de 25 ans... mais que c'est chiant ! Les histoires sont très répétitives, malgré quelques éléments qui servent de fil rouge, comme la mystérieuse force qui meut le vaisseau, ou la lutte contre les Sylvidres. Et lorsque la fin arrive, on n'en sait pas beaucoup plus...

Sur le plan du dessin, on sent bien qu'alors Matsumoto débutait plus ou moins, il y a de forts soucis de morphologie ; par contre l'Arcadia est magnifique à chaque fois qu'il apparaît, de même qu'Albator. A croire que plusieurs dessinateurs ont travaillé sur la série...

Bon ça, c'est fait.

Nom série  Le Destin des Algo-Berang  posté le 31/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série qui démarrait pas trop mal, mais qui n'a pas su trouver son public, et a été abandonnée dès le premier tome.

On était dans une Paris un peu fantasmée, probablement uchronique, une sorte de synthèse de ce qu'a pu être la ville, mais aussi le pays au long du XIXème siècle. Au final ce choix de partir dans le fantasme n'avait pas d'importance, car la narration était plutôt linéaire, on comprenait assez facilement les tenants et les aboutissants de la société secrète qui voulait infiltrer les hautes sphères de la finance et du pouvoir.

Claude Pelet avait mis sa plume élégante au service du scénario de jean-Blaise Djian, mais le début était un peu poussif, je trouvais son trait moins fin que pour Sasmira. Par la suite on le sent plus à l'aise, même si j'avais encore des réticences au sujet des visages de ses personnages.

Un beau gâchis...

Nom série  Michel Vaillant - Nouvelle saison  posté le 28/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme dit par certains de mes camarades, la série Michel Vaillant avait pour moi perdu de l'intérêt il y a une trentaine d'années, la faute à une ringardisation avancée, et des personnages qui ne changent quasiment pas en cinquante ans (à l'instar de Buck Danny, dont un sosie apparaît dans cette nouvelle saison). j'avais donc perdu de vue le pilote de l'écurie Vaillante et son entourage, leurs aventures restant dans un brouillard d'où surgissent quelques bribes de souvenirs de courses automobiles et de personnages auxc caractères bien tranchés.

La reprise de la série par de nouveaux auteurs, enfin surtout un nouveau scénariste m'a intrigué. C'est donc sans a priori que je me suis lancé dans ma lecture. Et surprise, cette reprise est de bonne facture, on délaisse, au moins temporairement, l'aspect compétition automobile pour une intrigue plus complexe, qui mêle saga familiale compliquée, projets technologiques enfin à la page et romances extra-conjugales. Quelque chose de plus réaliste et moderne, en quelques mots.

C'est donc un clan Vaillant à nouveau dans la tourmente qui fournit le gros de l''intrigue, entre grand-père engoncé dans ses caprices, fils qui essaient tant bien que mal de continuer l'aventure en attendant que la nouvelle génération, diversement impliquée, puisse reprendre le flambeau. Dès le premier tome les enjeux sont posés, mais la situation évolue grandement par la suite, et j'avoue que ce virage n'est pas pour me déplaire.

Graphiquement le boulot de Bourgne et Bénéteau est de grande qualité, les personnages n'ont plus cette raideur perpétuée sous la plume de Jean Graton, et c'est tant mieux.

Nom série  Centaurus  posté le 24/04/2015 (dernière MAJ le 28/08/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et revoilà Leo et Rodolphe avec une odyssée interstellaire qui touche -peut-être- à son épilogue. Un début d'histoire classique, l'humanité qui s'embarque dans un vaisseau-monde (que n'aurait pas renié Arthur C. Clarke dans son magnifique Rendez-vous avec Rama) pour un voyage de vingt siècles.

Ce que je ne comprends pas trop, c'est pourquoi, même si un long temps a passé, le commun des mortels de cette Arche n'a pas été préparé à l'arrivée sur une planète potentiellement habitable. Peut-être pour éviter la désillusion si la planète se révèle inhospitalière ? Il y a une ou deux choses, comme ça, qui m'échappent.

Bref, nous voilà dans cette histoire typiquement Leorodolphienne, avec un petit groupe d'éclaireurs sur une planète forcément un peu hostile, avec un mystère civilisationnel en arrière-plan. Et bien sûr il y a des tensions d'entrée de jeu entre les membres du groupe, dont certains ont été imposés... Les tensions entre membres d'un petit groupe, le souci d'une nature respectée, et même une scène de sexe (mais qui se justifie autrement que pour du soap opera, pas de doute, le cahier des charges est respecté )

La nouveauté, c'est l'arrivée de Zoran Janjetov comme dessinateur. Plus habitué aux intrigues complexes à la Jodorowsky, avec un graphisme parfois un peu difficile à décoder, il doit changer sa nature pour illustrer ce récit qui émarge toujours dans la SF, mais dans quelque chose de plus conventionnel. Il y a pourtant, de loin en loin, des réminiscences des "Technopères", notamment sur les visages de ses personnages, mais dans l'ensemble il a réussi à simplifier son dessin.

L'ensemble se lit de façon assez agréable, mais j'avoue que s'il n'y avait pas le mystère sur une éventuelle présence intelligente sur la planète, je la classerais dans le tout-venant du genre.

Nom série  Survivants  posté le 01/03/2011 (dernière MAJ le 28/08/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai une affection particulière pour les bouquins de Leo, c'est donc avec une grande curiosité que je me suis plongé dans cette nouvelle série qui s'inscrit dans les Mondes d'Aldebaran.

J'ai vu que la série divisait, pour moi elle reste assez dans la ligne de ce qu'a fait Leo dans cet univers, avec quelques différences cependant. Ici nous sommes dans l'esprit d'un jeune homme, et non plus à la suite d'une héroïne, même s'il y a plusieurs jeunes filles présentes. Le mode de narration est donc différent, je suis curieux de voir comment l'auteur se place dans cette nouvelle configuration. Différence aussi, les héroïnes ne se déshabillent plus à tort et à travers, c'est un retour à la normale appréciable.

Nous avons encore un groupe de personnes un peu échouées sur une planète inconnue, mais Leo arrive aux origines de son univers, cette série se plaçant comme une prequel d'Aldébaran. Pour tous celles et ceux qui connaissent celui-ci, ça peut être intéressant. J'ai relevé quelques remarques sur l'indigence du scénario de ce premier tome, les comportements à la limite de l'aberration de certains personnages. Je ne serai pas aussi lapidaire, je remarque qu'en effet les jeunes gens préfèrent se scinder en deux groupes alors qu'ils sont sur une planète inconnue, donc potentiellement hostile. Rappelons toutefois que nombre de films américains mettant en scène des adolescents ou de jeunes adultes sont truffés de situations de ce type, en gros entre 14 et 21 ans, on est tous des écervelés.

La suite sur les deuxième et troisième tome propose un bond dans le temps, et quelques informations sont distillées au sujet des anomalies quantiques. La fin du tome 3 fait un gros rapprochement avec la série originelle, et du coup cela relance grandement l'intérêt... Vite, il me faut la suite.

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