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Nom série  Heart Beat  posté le 20/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Maria Llovet, dont j'avais découvert le boulot avec Eros/Ppsyché, propose dans ce nouvel album une variation sur le thème de l'adolescence : identité sexuelle, harcèlement scolaire, absence parentale, amours contrariées... Tout le récit est en faux-semblants, en ambigüité ; même les personnages sont leurrés. Mais l'auteure va plus loin dans la noirceur de l'âme humaine, avec ces ados fascinés par le sang, le sexe et le meurtre. Les scènes sont sinon crues, plutôt explicites. Et la morale... On s'en fout, ce qui compte, c'est que le récit soit bien mené, et c'est le cas. Ces adolescents font un peu froid dans le dos...

Graphiquement Maria Llovet évolue dans ce registre inspiré du shôjo qui l'a fait connaître, avec des apports du comics et de la BD franco-belge qui donnent un résultat assez agréable, même si l'expression des personnages est à travailler. Sa propension à faire sauter les cadrages est un peu déroutante parfois, mais elle continue à expérimenter.

Un album pas inintéressant constituant une belle parabole sur l'adolescence.

Nom série  Enormous  posté le 20/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le choc est d'abord graphique : Mehdi Cheggour, dessinateur et illustrateur marocain, a un trait ultra-réaliste qui donne un relief tout particulier à cette histoire d'invasion de monstres. Un style minimaliste aussi, ou plutôt pointilleux, qui oblige le lecteur à passer de longues minutes sur certaines cases pour bien en saisir chaque détail. Hélas, ceux-ci ne sont pas forcément utiles. Et puis cette propension à balancer le cadrage dans tous les sens me laisse sceptique. Il n'empêche que c'est un travail dantesque.

Sur le plan du scénario, il s'agit d'un survival horror assez classique, avec des personnages d'horizons divers qui se regroupent pour essayer de trouver un abri. Une recette qui fait toujours recette, mais qui aurait peut-être gagné à être plus linéaire. En effet on ne comprend pas trop quand tel ou tel groupe a rejoint le principal, celui qui est dirigé par la militaire Sélène. De même, on ne sait pas quelle est sa composition, on ne voit que deux ou trois personnages maximum à la fois.

C'est tout de même suffisamment prenant pour que l'on aie envie de lire la suite.

Nom série  L'Atelier Détectives  posté le 17/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bamboo se lance dans les séries jeunesse qui exaltent l'imagination.

Après Pilo, voici donc l'Atelier Détectives, du nom de ce club scolaire composé de trois enfants aux caractères complémentaires, entre l'intuitive, le scientifique et le costaud. A l'affût de la moindre rumeur ou plainte, ils dégainent leur loupe et activent leurs neurones pour résoudre de menues énigmes. Ce premier tome en comporte quatre, avec un canevas narratif assez semblable, mais qui a le mérite d'être facile à suivre.

Vraiment sympas pour les jeunes lecteurs, d'autant plus que c'est Sandrine Goalec, qui est aux pinceaux. Son trait est assez élégant, aéré, mais elle ne néglige pas les décors. Les couleurs de Maëla Cosson sont bien choisies et rendent bien les différentes ambiances.

Nom série  Les Misérables : une libre adaptation à Besançon  posté le 17/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici donc une nouvelle adaptation du monument de Victor Hugo ; l'originalité est cette fois dans le lieu de l'action, la ville de Besançon qui a vu naître l'écrivain. Pourquoi pas, même si la dimension historique de l'histoire s'en trouve un peu émoussée.

De la fuite de Jean Valjean à son décès après avoir enfin parlé à Cosette, Christian Maucler respecte grosso modo la trame originale, on ne se sent pas perdu. Pourquoi pas, mais tant qu'à changer le cadre, peut-être que le scénariste aurait pu prendre plus de libertés... Seul défaut dans ce point de vue : contraint par le format d'un one shot de 46 pages, l'album est en fait une suite de scènes qui s'enchaînent sans transition. Un rythme un peu haché, du coup.

Côté dessin c'est yann Chavarot qui s'y colle, il a un style réaliste assez classique relativement lisible. la mise en couleurs est passable, et se montre un peu insuffisante pour les scènes sombres. Dommage.

Une adaptation pas désagréable, mais qui aurait peut-être gagné en étant plus audacieuse.

Nom série  La Bête de Jumièges  posté le 17/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il s'agit d'un polar médiéval, avec en guise d'enquêteurs un jeune aventurier et un prêtre. Un homme d'action et un "cerveau", puisque l'érudition de Théodémar complète la fougue de Davian. Seule étrangeté : les meurtres atroces commis par la "Bête" semblent les suivre à la trace. Je dois dire que j'ai été surpris par le pot-aux-roses, même si à la réflexion, cela coule de source. Pour le reste je trouve que le récit manquait d'un peu de liant, peut-être aurait-il fallu en faire une version plus fluide.

Graphiquement c'est Mor qui officie. Je n'ai pas été convaincu par un grand nombre de ses pages, avec des anatomies un peu étranges, des perspectives faussées. La mise en couleurs est quant à elle à améliorer, utilisant trop les différentes teintes de brun, donnant un cachet assez triste à l'ensemble.

Je pensais, à la fin de ma lecture, qu'il s'agissait d'une histoire vraie, mais après quelques recherches, j'ai l'impression qu'il n'en est rien, à moins que l'anecdote soit trop confidentielle pour avoir eu des échos sur le web. Il reste une BD pas désagréable, qui aurait cependant eu besoin d'un graphisme mieux maîtrisé pour être vraiment agréable.

Nom série  Le Retour  posté le 17/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici un album très difficile à analyser. Il est le fruit de la réflexion de son auteur, Bruno Duhamel, qui a voulu rendre un hommage tout particulier de Cesar Manrique sur l'île de Lanzarote. Il a voulu faire sienne l'histoire de cet artiste qui a intégré son île natale dans son oeuvre, une sorte de prospective à l'envers, tout en intégrant ses propres réflexions sur l'acte de création.

C'est donc un alter ego de Duhamel, de Manrique et d'autres artistes qui est le héros de ce Retour, un homme a l'ego démesuré, qui veut faire corps avec son île, jusqu'à renier sa famille, voire défigurer ladite île. La construction lente d'une folie, aux sens propre et figuré. Et puisque l'album s'ouvre sur sa mort, violente, nous avons en filigrane le processus ayant amené cette mort, intrinsèquement lié à l'ambition démesurée de Cristobal.

Très difficile donc de donner une lecture un tant soit peu éclairée, mais ce n'est pas un jugement négatif, tant l'oeuvre de Duhamel réclame d'attention. A ce titre, une deuxième, voire une troisième lecture peuvent être salvatrices.

Graphiquement l'auteur continue à creuser son sillon, avec cette précision impressionnante dans le trait, qui s'intègre de façon inattendu et lumineuse dans des décors grandioses, semi-désertiques et souvent contemplatifs. Le découpage est diversifié, entre gaufrier aux cases fusionnées, pleines pages (voire doubles pleines pages), tout en restant dans un classicisme réconfortant.

La couleur est utilisée avec beaucoup de tact, dans des ambiances marquant le passé, des monochromes sur les "figurants", c'est un vrai régal pour les yeux.

Une beauté formelle au servie d'une réflexion sur l'acte créateur. Une BD forte, complexe, belle.

Nom série  L'Esprit du 11 janvier  posté le 14/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le jour de la tuerie à Charlie Hebdo est une journée dont je me souviendrai toujours. Le soir, j'avais rejoint des centaines de personnes pour la manifestation spontanée. Le dimanche, comme des centaines de milliers de personnes, j'avais défilé dans les rues de Paris pour montrer ma colère, mon empathie, ma liberté.

Mis à part quelques articles factuels, je n'ai pas, depuis deux ans, lu beaucoup de littérature sur ces évènements. Et puis voilà que Serge Lehman, plus connu pour ses romans de SF et ses scénarios de BD, propose de revenir dessus, avec un peu de recul, de hauteur.

Il propose donc d'analyser, de manière rapide bien sûr, cet esprit du 11 janvier, cet élan populaire sans précédent ou presque. Lehman prend appui sur un livre d'Emmanuel Todd, qui est capable, comme l'indique Gaston, de dire ce qui anime une foule de manifestants à des milliers de kilomètres de distance. De parler de catholiques zombies ; comme si la laïcité n'était pas un principe de la République, un principe incompressible, à mon goût. Alors bien sûr, ces évènements ont fait sortir du bois beaucoup de personnes. Mais elles en représentent pas du tout la société française.

Lehman se sert d'articles de journaux, de témoignages divers, de son ressenti également. Mais assez vite, il recentre son propos sur Luz, survivant du massacre et probablement la personne la plus à même de parler de ce qu'il s'est passé. Et contre toute attente, sur Michel Houellebecq, dont l’œuvre constitue une résonance troublante avec la société. Enfin, c'est ce qu'il en dit. Sans oublier le pigeon et François Hollande. Un repositionnement salvateur, qui ouvre de nouvelles voies de réflexion au lecteur. Je pense d'ailleurs que cet album va nécessiter de nouvelles lectures pour en saisir toute la profondeur.

Je ne dis pas grand-chose du boulot de Gess, qui est ici plus illustrateur que dessinateur ; il est d'ailleurs probable qu'il ait dû cravacher pour rendre ses dessins avec un retard minimal. l'efficacité est toutefois au rendez-vous.

Œuvre d'utilité publique.

Nom série  Pilo  posté le 06/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est l'histoire d'un petit garçon, Pilo, à l'imagination débordante. Une imagination qui l'amène à mettre en boîte enseignants, parents, nounou, voisins... Mais ceux-ci restent globalement bienveillants pour ce petit çarçon qui n'a aucune idée mal placée.

J'avoue, j'ai trouvé ça plutôt sympa, entre références à la pop culture, situations drôlatiques à souhait et bons mots. C'est plutôt fin, j'ai eu du plaisir à lire les divagations de Pilo. Autre point positif : l'action de ce premier tome se déroule sur une seule journée, et l'auteur a réussi à placer une chute du type gaguesque à chaque fin de page. un vrai tour de force.

Le dessin est vraiment sympa, sans être simplifié, les couleurs plutôt bien faites.

Bref, je recommande pour un jeune public.

Nom série  Que du bonheur ! (ou presque...)  posté le 06/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Bon, une nouvelle BD sur la maternité. Celle-ci a pour particularité d'être issue d'un blog, et donc d'avoir une certaine "fraîcheur", puisque les dessins, du moins dans leur version d'origine, ont été réalisés à l'époque de la première maternité de Céline Charlès.

Il y a bien sûr eu remasterisation, certains dessins ont été améliorés, dans une veine graphique assez tendance dans les BD féminines des années 2000 : de la ligne claire, peu de détails, une prédominance des dialogues et des situations.

Céline Charlès ne sort pas forcément du lot, mais ses planches ont pour elles d'être très lisibles et claires. De même, au niveau du contenu, les jeunes parents ou ceux qui aspirent à l'être n'apprendront pas forcément grand-chose, mais cela permettra à certain(e)s d'être rassuré(e)s par rapport à certaines angoisses existentielles, comme l'envie de fracasser un bébé contre les murs après plusieurs heures de pleurs ininterrompus au coeur de la nuit ou le laisser couler, après avoir clamé haut et fort tout un tas de principes.

Sympathique, sans plus.

Nom série  Riku Do, la rage aux poings  posté le 06/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Malgré son trait rond, ce manga n'est pas à metre entre toutes les mains.

Dès les premières images, le ton est d'ailleurs donné, avec cet enfant qui donne des coups au corps de son père "fraîchement" pendu. Et qui se retrouve chez sa mère, laquelle est totalement soumise, dans le sens le plus honteux du terme, à un ignoble dealer/junkie. Âmes sensibles s'abstenir.

Mais le jeune, très jeune Riku a la rage de vivre, et de se battre. La seule entrevue de salut est apportée par un yakuza, qui l'oriente vers un entraîneur de boxe en déshérance. Riku va savoir l'inciter à le prendre en charge, et à gravir les échelons de la boxe professionnelle.

Un tableau noir, très noir des bas-fonds de la société japonaise contemporaine, que l'auteur réussit à bien amener, sans perdre de vue son jeune héros, qui passe très vite de son enfance dramatique à son adolescence dorée, ou presque, puisqu'il est en passe de devenir professionnel à la fin de ce premier tome.

Je n'aime pas la boxe. Je trouve que c'est trop violent, que c'est un défouloir qui n'est pas vraiment positif pour les personnes en errance ou les jeunes. Maintenant, si je reconnais des qualités de narration à ce manga, il n'empêche que je crains que les prochains tomes versent dans un discours déjà lu et relu, et auquel je n'adhère pas. Je lirai toutefois la suite par curiosité, on ne sait jamais.

Nom série  Yo-kai Watch  posté le 05/11/2016 (dernière MAJ le 03/02/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sur une idée globale qui rappelle un peu les Pokémon (mais surtout pour le côté collectionnite), voici la nouvelle franchise phénomène venue du Japon. Déjà disponible en jeu video pour DS, voici donc le manga, dont la trame est la même : un préadolescent des plus ordinaires rencontre des créatures cachées qui sont responsables de tous les problèmes rencontrés par les Humains.

Il va donc s'en faire des amis, et résoudre peu à peu ses soucis, mais aussi ceux des autres, voire ceux des yokai eux-mêmes. Cela rappelle également les kami, ces esprits élémentaires dont foisonne le folklore nippon, et dont les rapports avec les humains sont faits d'un étrange mélange entre vénération, moquerie et bienveillance. Pour en revenir à Yo-kai Watch, c'est assez simpliste sans être neuneu, l'univers développé et les créatures se révèlent d'une belle diversité, même si je ne suis pas forcément fan de tous. Le tome 2 continue dans la même veine, avec constat d'un problème, révélation de la présence d'un yokai, affrontement -parfois, pour ne pas dire souvent, avec l'intercession de Jibanyan dont l'apparition est sujet de railleries et humour- et réconciliation. Nathan grossit régulièrement son panel d'amis yokai.

Le dessin est quant à lui assez dépouillé, comme les décors, pour que le lecteur (souvent un primo-lecteur) se concentre sur les dialogues et l'action. Il y a des situations tristes, d'autres franchement drôles sans verser dans le ridicule, c'est assez rare pour être souligné.

Bref, sympathique pour les plus jeunes.

Nom série  Pays de neige  posté le 01/02/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les Editions Philippe Picquier continuent leur chemin singulier au pays du manga, proposant de soeuvres très particulières, exigeantes et délicates.

Pays de Neige est un roman de Yasunari Kawabata, auteur majeur au Pays du Soleil levant. C'est un triangle amoureux dont il est difficile de saisir les codes, les non-dits, les silences, les blancs, et pourtant c'est une histoire délicate, troublante, au rythme très lent. On se laisse toutefois pas mal embarquer...

C'est Yukiko Itsugi qui s'est chargée de 'ladaptation, avec son trait fin et subtil.

Touchant, à défaut d'être bouleversant.

Nom série  Immortal Hounds  posté le 30/10/2016 (dernière MAJ le 01/02/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'immortalité est donc la règle dans ce monde imaginé par Ryo Yasohachi...Mais c'est une situation insupportable pour tous ceux qui n'ont pas ce don, puisqu'ils sont complètement ostracisés...

Le sujet est bien sûr la différence, sujet décliné de toutes les façons. Pas forcément d'originalité donc, mais l'univers développé est plutôt intéressant, avec notamment un personnage qui joue double jeu, avec des armes très surprenantes. Et l'organisation à laquelle elle appartient semble recéler pas mal de secrets...

Dans le tome 2 l'intrigue générale n'avance pas beaucoup, même si plusieurs personnages font des efforts pour changer les choses... Je reste sur la série, attendant tout de même qu'elle décolle un peu.

Le dessin est plutôt sympathique et dynamique.
A suivre.

Nom série  Kasane, La Voleuse de Visage  posté le 10/02/2016 (dernière MAJ le 31/01/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le pitch de départ a de quoi allécher. A l'aide d'un rouge à lèvres légué par sa mère, une collégienne laide parvient à voler le visage de celle qu'elle envie. Je voyais déjà tout le potentiel malsain et torturé de l'histoire.

Mais au bout de la moitié du premier tome, le récit prend une autre voie, Kasane commence à douter des effets de cet étrange pouvoir, et elle vire un peu trop à la gentille à mon goût. Alors bien sûr, l'auteure a souhaité éviter le cliché fille "moche=fille méchante", mais quand même, cela m'a déçu. Et puis dès ce premier tome, nous faisons un saut dans le temps, sans qu'apparemment Kasane ne se serve beaucoup du rouge à lèvres. Et en fin de tome, badaboum, le renversement est proche.

Le récit se densifie dans le tome 2, l'auteur me semble mieux tenir ses personnages et ses enjeux, on se resserre sur la dualité Kasane/Nina. Et à la fin, nouveau bond dans le temps. Et Kasane, forcée par les évènements, va devoir se confronter à un "oublic" bien plus difficile que d'autres acteurs ou des metteurs en scène. Dans le 4, nouveau coup de théâtre, sans mauvais jeu de mots. Notre actrice à l'ascension fulgurante va se retrouver face à son destin, même si la révélation n'a pas encore eu lieu. Cela donne une nouvelle dimension à l'histoire, je suis curieux de voir comment Matsura va gérer cela... Au-delà de la densification de l'intrigue l'auteure montre aussi sa passion pour le théâtre, avec des extraits des pièces jouées par Kasane, dans un parallèle symbolique également intéressant.

Dans le tome 5 le récit fait une pause, avec cette enquête menée par l'amant de la soeur de... mais je n'en dis pas plus, car j'espère que le récit ne va pas trop se prolonger... Au moment d'aborder le tome 6 je me suis demandé si j'allais continuer, avec la crainte que le récit pioche sans cesse dans les mêmes situations. Mais celui-ci contient un évènement crucial, sinon définitif, qui m'a permis de lire jusqu'à la fin, et d'espérer que le suite sera du même tonneau.

Le tome 7 entame donc un nouveau cycle dans l'hiitoire, mais je pense que cela ne va pas durer. L'écriture est toujours aussi sensible, et le dessin aussi sensuel. Je reste dessus pour l'heure.

Le trait de Daruma Matsura est fin, efficace sans être remarquable. Ça se lit sans problèmes. Je suis curieux de lire la suite.

Nom série  Erased  posté le 06/07/2014 (dernière MAJ le 27/01/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais bien aimé le boulot de Kei Sanbe dans L'Île de Hôzuki ainsi que dans Le Berceau des esprits. Le revoilà avec une nouvelle série fantastique, a priori moins horrifique, mais tout aussi intéressante.

Nous voilà donc sur les traces d'une jeune homme qui a des prémonitions qui lui permettent de revenir dans le passé pour empêcher des incidents, voire des accidents, de se produire... C'est devenu presque une habitude chez ce mangaka qui livre des pizzas pour arrondir ses fins de mois... Jusqu'au jour où le passé semble le rattraper et le marquer dans sa chair. C'est alors que... Le récit prend un virage qui fait immédiatement penser à une oeuvre-phare du manga en France, juste avant que le volume initial s'achève. L'énorme cliffhanger de la fin du tome 1 se poursuit dans le deuxième, puisque Satoru va devoir empêcher un évènement dramatique de son passé de se produire. mais le hasard (ou la destinée ?) est bien farceur, et même s'il peut changer le passé, celui-ci n'en est pas résolu pour autant.

Dans le tome 3 la situation de Satoru se complique, car l'étau se resserre autour de lui, et sa collègue Airi va se retrouver à jouer un rôle déterminant dans l'histoire. Il va y avoir également un nouveau personnage, qui semble aiguiller Satoru dans une certaine direction, mais me semble plutôt brouiller les cartes. Dans le tome 4 le garçon va enfin passer à l'action pour protéger son amie, avec un allié inattendu. Tout semble résolu, même si un tueur en puissance rôde toujours. On ne sait toujours pas qui est cet adulte qui a failli entrer dans la cachette de Kayu... Les choses semblent rentrer dans l'ordre, mais ce n'est pas pour autant la fin du manga. Le tome 5 opère une sorte de pause, de respiration. L'auteur brouille les cartes, avant de nous lancer sur une nouvelle piste à la toute fin de celui-ci.

Le tome 6 est une étape importante. la vie de Satoru va connaître un bouleversement radical, et remettre un certain nombre de choses à zéro. Sanbe est audacieux, il se met en danger avec cette péripétie. En même temps, il y a une certaine cohérence avec le côté "voyage dans le temps", qui ouvre de nouvelles perspectives. Le tome 7 opère une sorte de pause. Le temps a passé, Satoru semble retrouver une certaine stabilité, mais ça ne va pas durer. Le tome 8 contient donc l'affrontement final entre Satoru et sa Némésis, une fin qui m'a foi est plutôt satisfaisante. Merci à Kei Sanbe d'avoir su boucler ainsi sa série.

Je l'ai dit, l'environnement est moins inquiétant que dans les séries précédentes de l'auteur, on est dans un cadre urbain tout ce qu'il y a de tranquille, ou plutôt de banal.

Graphiquement on est dans le style habituel de l'auteur, les visages des personnages sont assez caractéristiques dans leur registre semi-réaliste.

C'est vraiment prenant presque tout du long, je valide.

Nom série  My Hero Academia  posté le 14/04/2016 (dernière MAJ le 27/01/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Oh, une chouette série chez Ki-oon !

Cette académie de super-héros a en effet tout pour plaire :

- des personnages très différents, et qui sortent un peu des sentiers battus (le mec super-rapide et aux allures d'intello est un faux pédant, le personnage principal, un peu fragile, apprend de manière intelligente de ses erreurs, etc.). Certains sont d'ailleurs assez attachants, l'auteur nous propose d'ailleurs en guise d'intercalaires des mini-portraits des élèves et des professeurs de cette école bien particulière ;
- un dessin plutôt maîtrisé, avec des trames tout en nuance, qui procurent ma foi un plaisir de lecture assez élevé, d'autant plus que Kohei Horikoshi propose une mlise en scène très lisible ;
- un scénario qui bien qu'un peu prévisible, est propice à de nombreux rebondissements, je fais confiance pour l'heure à l'auteur au vu des deux premiers tomes. dans le troisième tome on assiste à la fin du premier arc narratif, puis à un tournoi de super-héros en herbe, qui ma foi est plutôt agréable. A noter que les codes du manga et du comic sont joyeusement mêlés pour un mélange explosif ;
- et un potentiel hit, comme le souligne l'auteur de Naruto ; le succès est d'ailleurs tel, au Japon, qu'une série animée est déjà en cours de production, et que le premier épisode a été diffusé en ce mois d'avril.

Les tomes 3 et 4 permettent, au travers d'un tournoi interne à l'école, de faire connaissance avec de nombreux élèves et leurs alters, comme par exemple celui qui permet de faire un lavage de cerveau, ou encore celui dont l'hérédité lui permet d'utiliser la glace et le feu... Et son histoire personnelle, complexe, permettra peut-être d'apporter de nouvelles péripéties à l'avenir. Par la suite l'auteur insère de nouveaux éléments, qui mettent les super-héros en herbe face à des situations diverses. Il s'y montre assez doué, et très dynamique en termes de dessin.

Nous en sommes déjà au tome 7, et l'auteur varie les situations, avec cet examen tout particulier pour les élèves, à la suite de l'arrestation du tueur de super-héros, dont l'action va laisser des traces.

C'est très divertissant, vraiment sympathique !

Les Editions Ki-oon ont mis le paquet sur la série (goodies, PLV, etc.), et elles ont bien raison, c'est une locomotive !

Nom série  Les Fleurs du mal  posté le 19/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Attention, nous revoilà chez ki-oon avec une série sur la perversion !

Elle raconte en effet les déboires d'un collégien qui se retrouve complètement manipulé par une de ses camarades. Le point de torsion de cette histoire est qu'elle ne va jamais dans la direction qu'on pense, et que le pauvre Takao va tomber de plus en plus bas. J'ai l'impression que l'intention de l'auteur est de montrer que le mal est intrinsèque à l'humain, et qu'il suffit qu'une personne dévie un peu pour qu'elle risque de dériver vers les tréfonds sombres de l'âme. C'est plutôt bien fait, on ne sait jamais comment Sawa va réagir à ses tentatives d'esquive. Attention toutefois à ne pas faire une série fleuve, je lis que 11 tomes sont déjà sortis au Japon.

Côté graphique rien de particulier à dire sur le trait de Suzo Oshimi, il est relativement classique. Mais l'écart est assez grand entre son style rond et la noirceur du récit.

A ne pas mettre entre toutes les mains.

Nom série  Les Enquêtes de Violette  posté le 19/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah voilà une petite série bien sympathique, à réserver toutefois aux préadolescentes. Elle raconte les aventures de Violette et de son ami Jérémie, deux collégiens qui se trouvent régulièrement confrontés à des énigmes, qu'ils arrivent (enfin, surtout Violette) à résoudre par le biais de l'observation.

J'avoue, j'ai demandé ma langue au chat à plusieurs reprises à la lecture de l'album, n'ayant plus fait ce genre d'exercice depuis très longtemps. Mais ce n'est pas toujours simple, les personnages sont loin d'être tartes, et la narration est suffisamment fluide pour que la lecture -assez rapide- de ce premier recueil reste agréable.

Côté dessin c'est Laurel et son style tout en rondeurs qui s'y colle, avec un beau travail sur les couleurs.

Une chouette série, je vous dis !

Nom série  Tombé dans l'oreille d'un sourd  posté le 19/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est l'histoire pas banale d'une famille qui se bat. Ou plutôt si, c'est l'histoire effrayante d'une famille dont les deux enfants ont des problèmes à la naissance ou dans leurs premières années. Mais c'est surtout pour Tristan que l'histoire est cruelle. Le diagnostic tombe : il est sourd profond.

Commence alors un marathon, un chemin de croix, un calvaire pour les enfants : faire reconnaître son handicap, obtenir des aides, financières, matérielles et humaines, pour aider leur fils à s'intégrer à la société. Car les embûches sont multiples : textes de loi aberrants, interlocuteurs butés, médecins hautains... Tout cela est très clairement raconté, d'autant plus que cette histoire est celle des enfants du dessinateur.

Et quand on comprend que Nadège et Grégory n'ont jamais, ou presque, baissé les bras, au contraire de nombre de familles dans la même situation, on ne peut qu'être atterré par un système qui laisse l'altérité en marge. Certains passages sont émouvants, très émouvants. L'empathie envers cette famille est énorme.

A lire, vraiment.

Nom série  Chronique du 115 - Une histoire du SAMU social  posté le 19/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà un album qui m'intéresse à double titre : les Editions Steinkis essayent, depuis plusieurs années, de construire un catalogue qui s'attache aux questions sociétales, et cette exigence se double d'une envie de qualité des ouvrages publiés. Je suis attentif à cette progression, et le sujet de l'exclusion sociale m'intéresse à titre professionnel.


Aude Massot s'est donc attachée, courant 2015, à réaliser une BD documentaire sur le 115, une initiative du médecin Xavier Emmanuelli dans les années 1990. Celui-ci signe d'ailleurs une préface intéressante au dit album, et ouvre le récit, puisque l'auteure a commencé par un entretien avec lui. Une bonne introduction, qui permet de comprendre les raison de la création du Samu social. Aude Massot part ensuite en immersion, d'abord auprès d'une personne répondant au téléphone du 115, puis au sein d'une cellule de maraude. Cela permet de comprendre comment celle-ci peut fonctionner, et les différents cas de personnes en détresse rencontrés lors de leurs rondes.

Tout cela est très intéressant, mais... trop court. Bien sûr, et elle le dit, Aude Massot a dû "arranger" les situations pour améliorer la narration, et elle a changé certains noms, pour des raisons évidentes. Mais on a un peu l'impression qu'elle n'a fait qu'une maraude, et passé une seule nuit auprès des téléphonistes du 115. C'est un peu court pour se faire une idée un peu plus précise de cette aide sociale qui a prouvé son utilité depuis des années...

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