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Nom série  Mégaron  posté le 11/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une BD bien étonnante.

En début de lecture, j'ai cru que je n'allais pas aimer. Je voyais dans cette BD une parodie d'une épopée héroic-fantasy façon Conan le Barbare mais je peinais à vraiment trouver ça drôle. En outre, le dessin me paraissait à la fois trop réaliste dans son style et trop imprécis dans son trait.

Mais au fil des pages, l'histoire prend nettement plus forme, et de parodie elle passe à une vision certes décalée de la fantasy mais non dénuée d'un objectif de récit précis et intriguant. Le personnage de Ronnie gagne en consistance et en intérêt. Et sa relation avec cet idiot de Jason devient autre chose qu'une simple plaisanterie à rallonge. Et puis il y a ce traitement étrange que le scénariste, Mathieu Sapin, applique à l'heroic-fantasy, donnant une impression de décor sérieux mais y faisant apparaître de manière assez surprenante sa drôle de créature cartoonesque issue de Le Journal de la jungle (enfin pas vraiment elle, mais son clone physiquement parlant). On ne sait jamais si c'est un récit un peu sérieux ou si c'est de la grosse rigolade.

Bref, le récit devient assez vite prenant et arrivé au bout de ce premier tome, j'ai réalisé avoir passé un bon moment de lecture et j'attends la suite avec curiosité.

Nom série  Double assassinat dans la rue Morgue  posté le 11/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Coïncidence, il y a quelques jours à peine, je venais de relire (ou plutôt d'écouter en audiobook pour tester ce support) la nouvelle d'Edgar Allan Poe. Aussi est-ce avec curiosité que j'ai lu la BD quand j'ai vu qu'elle était parue.
Le résultat est concluant : c'est une adaptation assez réussie, plaisante à lire.

Le dessin est sympathique. Clair et doté d'une belle personnalité, il est assez joli, se fond bien avec l'ambiance d'époque et permet une lecture très agréable.

Quant au récit, il suit bien celui de la nouvelle sans en être une adaptation totalement stricte. Il est bien raconté et fluide.
J'ai noté cependant deux choses qui m'ont légèrement chagriné.
D'une part, les hypothèses de départ de l'enquête sont un peu vite résumées en comparaison avec le livre. Cela ne laisse pas suffisamment de temps au lecteur, à mes yeux, de voir à quel point l'enquête parait incroyable et insoluble.
Et l'autre point est lors de l'explication du mystère par la bouche du marin, d'une part j'ai trouvé cette explication également un peu concise mais c'est normal pour tenir en une BD d'une cinquantaine de pages. Mais d'autre part il y a une scène précise où j'ai trouvé qu'il manquait une case de lien pour expliquer la "fuite effrayée à cause du fouet". Quel fouet ?, pourrait se demander celui qui n'a pas lu le livre.

Hormis ces points qui font que l'adaptation en BD ne réussit pour moi à sublimer le plaisir de la lecture du livre lui-même, ça reste un bon album, et ceux qui ne connaissent pas Edgar Poe seront sans doute heureux de le découvrir dans une bonne adaptation comme celle-ci.

Nom série  Les Boules Vitales  posté le 11/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Première vraie déception pour moi à la lecture d'un album du nouveau Futuropolis : je me suis ennuyé en lisant cette BD.

Le dessin de Masson est sympathique même s'il ne m'est pas apparu toujours très clair. J'ai eu du mal à observer les traits de certains personnages en début d'album notamment. Et je ne suis pas tellement fan des décors trop souvent vides. Mais c'est un dessin dynamique, au trait maîtrisé et assez plaisant à lire.

Le scénario derrière aurait pu être sympathique, la rencontre entre un serial-baiseur (un vrai connard en vérité) et une jolie crédule adepte de fengshui et de macrobiotique. Mais j'ai trouvé que tout cela manquait singulièrement de piment et à vrai dire d'intérêt.
J'ai suivi leur relation amoureuse sans passion ni vraiment d'amusement.
Tout d'abord, après le début purement sexuel de leur relation, j'ai eu du mal à comprendre comment leur couple pouvait tenir. De voir ce dragueur invétéré jouer soudain les amoureux pas transi mais au moins fidèle sur la longueur ne m'a pas paru crédible, surtout quand on voit comment il se fout discrètement d'elle et de sa façon de penser. Qu'est-ce qui les rapproche ? Comment croire qu'ils puissent s'aimer ?
Puis ces nombreux passages sur la façon de vivre de Peggy, ses conférences, sa crédulité, ses gourous de salon, j'ai trouvé que cela n'apportait pas suffisamment au récit pour être à ce point là abordé.

J'ai lu cette BD comme j'aurais regardé un de ces caricaturaux "films français chiants" qui parlent d'une relation entre un homme et une femme qui ne s'aiment pas vraiment, qui se font du mal, on ne sait pas pourquoi ils sont ensemble, ils s'ennuient souvent, ennuient souvent le lecteur/spectateur.
Bref, bien que ce soit assez bien raconté, j'ai trouvé que le récit tirait en longueur et n'apportait pas suffisamment de contenu pour être vraiment intéressant.

Nom série  Gothic Girl  posté le 11/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Note approximative : 1.5/5

J'écoute avec plaisir du Goth Rock et j'aime l'esthétique goth, aussi est-ce avec curiosité et un peu d'espoir que j'ai lu cette BD. Mais j'ai très vite déchanté.

Pour commencer, je trouve le dessin médiocre. C'est du franco-belge à gros nez ultra typique, avec un encrage épais et des détails souvent inexistants. Trop basique, trop commercial. Ce n'est vraiment pas ma tasse de thé.

Quant aux gags... J'espérais, comme dans la plupart des bonnes séries d'humour, que l'on rigolerait AVEC les goths, et non pas qu'on se moquerait d'eux. A la lecture, j'ai vraiment eu le sentiment que les auteurs se plaçaient en permanence avec un oeil totalement extérieur, se gaussant de "ces adolescents immatures qui ne jurent que par le noir, la poésie sordide et la mélancolie artificielle". J'espérais des gags de gens qui connaîtraient bien le thème abordé, ou qui le regarderaient au moins avec une tendresse amusée. Au lieu de ça, j'ai eu l'impression de voir des adultes réac qui n'y connaissent pas grand chose et se moquerait de jeunes qu'ils ne comprennent pas.
Il en ressort une tonne de clichés, de gags bateaux et répétitifs, de personnages caricaturaux et sans âme.

A mon coeur défendant, je dois avouer m'être surpris à sourire maigrement par-ci par-là tant et si bien que je ne peux pas dire avoir détesté cet album, mais ce n'est pas à mes yeux une BD qui fait honneur à l'humour en général et elle aurait pu tout aussi bien traiter de n'importe quel autre sujet que les goths avec le même résultat.

Nom série  Desolation Jones  posté le 11/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un comics étonnant : le concept de base n'a l'air de rien mais il permet l'utilisation d'un personnage vraiment spécial, à la morale toute particulière. Résultat, une enquête assez standard au départ suit un déroulement surprenant, prenant, novateur dans ses implications. C'est difficile à exprimer.

Ce qu'il faut comprendre, c'est le postulat de base : Mickael Jones a subi un an de torture très développées, il a été laissé éveillé en permanence, souffrant à en mourir 24h sur 24, et absorbant un flot ininterrompu de données horribles et douloureuses. Il a survécu mais est désormais totalement insensible : plus d'émotion, plus d'envie, plus de douleur, mais un esprit toujours aussi vif et une vraie hargne dans son comportement.
Du coup, cet homme n'a plus du tout la même morale que le reste de l'humanité. La vie l'indiffère, il peut plonger droit dans les dangers sans aucune crainte. Ceux avec qui il travaille peuvent bien mourir, ça ne ferait que l'ennuyer mais ne le toucherait strictement pas. Et quand il est menacé, sa réaction est immédiate : il cherche tout de suite à tuer celui qui pourrait lui nuire que ce soit maintenant ou plus tard. La logique de survie poussée à l'extrême dans un sens, mais également une froideur qui n'a rien d'animale.
Et pourtant Jones n'est pas un méchant : il est sympathique avec son entourage, il a de vrais amis, il est prêt à aider son prochain et favorisera toujours le démuni contre le puissant. Il est dans le camp des gentils. Mais c'est le genre de gentil qu'on rêve de pouvoir être, celui qui n'aura jamais peur de rien même pas de perdre des proches, celui qui n'a pas de limites, celui qui n'hésitera pas une seconde à tuer celui qui l'emmerde, que ce soit son propre employeur, une jolie jeune fille ou un tueur lancé à ses trousses. Bref, l'intouchable au service de la justice (expéditive).

Résultat, Desolation Jones est un comics violent. Ce n'est vraiment pas une lecture pour les enfants. Dans le premier album paru chez Panini, nous suivons une enquête pour retrouver des vidéos porno tournées par Adolf Hitler. Un sujet assez rocambolesque amené ainsi, mais il cache bien sûr beaucoup de choses bien plus complexes. Il n'empêche qu'il nous fera entrer dans ce que Los Angeles connaît de plus sordide, découvrir le milieu du porno glauque, écouter le récit de l'expérience d'une actrice qui connaît bien le système et en profite, avoir un aperçu des pires magouilles des services secrets américains, et au milieu de tout ça bien sûr beaucoup de morts violentes.
Et pourtant, tout passe facilement, rien n'est là pour choquer, juste pour faire le constat réfléchi de comment une enquête se déroulerait avec un limier sans aucune émotion. Et c'est à la fois intelligent, prenant et parfois jouissif. Etonnant en effet de devoir admettre qu'un petit maigrelet peut se révéler bien plus dangereux et efficace que le plus balaise des tueurs juste parce qu'il s'en fout de souffrir physiquement comme mentalement, et n'aurait aucun remords à massacrer son ennemi.

Bref, malgré quelques petits soucis de clarté et complexité de l'enquête, malgré l'aspect glauque et violent du récit, j'ai été vraiment captivé par ma lecture. La narration est très bonne, les dialogues réussis, le dessin excellent, la mise en page parfois juste un peu embrouillée (notamment parce qu'elle est parfois en double page parfois pas et que je m'y suis un peu perdu par moment). Et surtout, l'ambiguïté et l'intelligence du traitement de ce héros très original et de ses réactions font toute la force et l'intérêt de ce comics.
Bref, c'est une très bonne BD. Warren Ellis (Nextwave, Planetary, Transmetropolitan) devient vraiment l'un de mes auteurs préférés.

Nom série  DORAemon  posté le 10/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Par l'intermédiaire d'autres mangas qui y faisaient référence, j'avais beaucoup entendu parler de DORAemon qui était vraiment présenté comme culte et connu de tous au Japon. C'est donc avec une vraie curiosité que je l'ai découvert pour de bon.
Mon constat : c'est sympathique, mais d'une part cela a un peu vieilli et d'autre part c'est quand même plus destiné à la jeunesse qu'aux adultes.

Le dessin est un peu suranné de nos jours. Rondouillard à la manière d'un Tezuka, il est assez efficace mais pas très beau. Et les bouilles ultra-expressives des personnages ne sont pas toujours pour me charmer.

Quant au récit, il se scinde agréablement en histoires courtes d'une vingtaine de pages environ, ce qui permet de garder un bon rythme et de ne pas s'essouffler. A chaque fois, il s'agit de mettre le jeune héros dans une situation où il a besoin de l'aide de son robot protecteur DORAemon ou bien de voir ce dernier proposer un nouveau gadget presque magique, et hop c'est parti pour des gags et des malentendus. De l'humour premier degré qui m'a amené par-ci par-là le sourire. J'ai apprécié l'imagination des auteurs pour proposer des idées neuves et finalement bien construites pour chacune de ces histoires.
Mais l'ambiance est un peu trop enfantine et trop premier degré pour moi. En outre, les références et les jeux de mots sont parfois strictement japonais, ce qui ne fonctionne pas toujours une fois traduits. Et du coup, même si un enfant français pourra bien s'amuser à certains passages de sa lecture, d'autres passages lui resteront sans doute assez abscons.

Bref, c'est une lecture sympathique, mais je ne sais pas si j'en conseillerais l'achat pour de bon.

Nom série  Un temps de Toussaint  posté le 09/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est en voyant que Rabaté était au dessin que j'ai été attiré par cette BD, d'autant qu'il a là le style qui m'avait impressionné dans Ibicus. Une belle peinture à l'encre grise et noire, des décors à l'aspect très réaliste vus de loin, des visages plus caricaturaux. Ce n'est pas aussi époustouflant qu'Ibicus mais c'est bien beau et plaisant à lire.

Le récit, quant à lui, nous met en présence d'une belle brochette de personnages assez originaux et attachants. Un croque-mort râleur pour qui les affaires ne marchent pas fort, un tenancier de bistro un peu filou, sa femme grincheuse et maniaque de la propreté, un gentil simplet à mobylette et quelques autres figurants qui donnent une vraie vie à cette bourgade qui semble à peine sortie de la campagne rustique.
La lecture est rapide, l'album fait 20 pages seulement, et il ne se passe finalement pas grand chose. L'ambiance est bonne mais le contenu un peu vain. J'ai bien aimé la dernière page qui, alors que les faits juste avant laissaient croire à quelque chose de prévisible, prend le lecteur par surprise.

A lire pour quelques instants de divertissement, mais un peu trop court à mon goût pour valoir vraiment l'achat à part aux grands amateurs de Rabaté. Quoique le prix de l'époque (1999) était assez sympathique (42 Francs, 6€40) alors pourquoi pas, si vous ne le trouvez pas hors de prix de nos jours ?

Nom série  Russell Chase  posté le 09/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Russel Chase, une BD qui fait dans l'aventure moderne classique et l'efficacité. Beaucoup de clichés et quelques déjà-vus scénaristiques dans cette série qui en rappellera d'autres du même genre, celui de l'aventure à suspense avec un peu de grand spectacle. Difficile de ne pas remarquer la petite ressemblance avec Indiana Jones dans ce personnage de professeur d'université en cryptozoologie qu'on appelle dans sa salle de classe ou presque quand un sujet fantastique nécessite d'amener ses connaissances sur le terrain. Et autour de lui, les autres personnages semblent également plutôt caricaturaux quoiqu'efficaces.

Mais c'est aussi une série qui se base sur un postulat assez prenant, celui de la chasse aux animaux légendaires et mystérieux. Loup de Tasmanie, Yéti, poulpe géant, chaque récit dispose d'un objectif et d'un décor différent. Les scénarios, tournés vers l'aventure avant tout, disposent de ce qu'il faut de réalisme, de fantastique et de rebondissements pour captiver l'attention du lecteur. Et comme dans beaucoup de films à suspens, l'auteur use d'une astuce assez traditionnelle mais intelligente qui consiste à en montrer le moins possible des créatures mystérieuses pour attiser la curiosité du lecteur et parfois l'angoisse du moment.

Le dessin, pour sa part, est très classique dans le style réaliste. Il n'en reste pas moins maîtrisé et assez plaisant à lire. Ses couleurs, légèrement froides, ne sont pas mauvaises du tout même si cette technique informatique ne plaira pas à tout le monde.

Au final, chaque tome forme une histoire indépendante. Et en fonction du sujet abordé, le résultat est inégal suivant qu'on soit attiré par le sujet ou non. Pour l'exemple, le tome 2 sur le Yéti, course-poursuite entre le héros, un collectionneur et les autorités chinoises, ne m'a guère passionné. Tandis que par contre, le tome 3 dans un décor de mers bleu turquoise avec une dangereuse créature sous-marine qui se cache presque tout le temps, associée à une légère histoire d'espionnage, m'a accroché du début à la fin.
Je conserve donc de Russel Chase l'impression d'une série au concept et au personnage classique en son genre mais qui fait souvent preuve d'une belle efficacité.

Nom série  Ysoline  posté le 08/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Même si la couverture est sympathique d'aspect, j'ai pris en main cette BD sans grande conviction. Mais j'ai pourtant apprécié dès la première planche. Cette BD est en principe destinée à la jeunesse mais je trouve les dialogues très adultes, et d'un humour souvent fin et percutant.

Le dessin est très simple. Couleurs, traits, tout est fait dans la simplicité et la sobriété. Ce n'est pas vraiment le graphisme qui fait la force de cette BD mais il est plaisant et efficace.

Et tout le reste m'a vraiment plu. Les personnages sont originaux et attachants. Les situations sont pleines de réalisme tout en étant amusantes et touchantes. Et surtout, comme dit plus haut, les dialogues sont vraiment bons. La petite Ysoline est pleine de remarques judicieuses, de répliques percutantes. A vrai dire, son discours est sans doute un peu trop adulte pour la petite de 13 ans qu'elle est sensée être, mais cela n'a aucune importance tant ses paroles attirent le sourire, le rire ou l'émotion juste.

Très plaisant à lire, je vous le conseille : c'est drôle et touchant sans se prendre la tête.

Nom série  Bébert le Cancrelat  posté le 08/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'une des premières collaborations de Yann et Conrad, indispensables auteurs de la série Les Innommables dont le premier tome était paru un an avant. Bébert le Cancrelat tient plus du petit album gadget que de la BD complète. Son histoire est en effet très courte et l'album, avec son prix initial de 45F, était plutôt un objet de luxe en comparaison.

Le dessin de Conrad y est très bien. Son trait m'y fait un peu penser à celui de Franquin. L'encrage est par contre étonnamment très léger, pas assez contrasté à mon goût. Est-ce que cela tient à un soucis d'impression à l'époque (j'ai lu la version de 1984, pas l'album à découper offert avec l'album Au sud-ouest de Moscou des Innommables paru en 2005) ?

L'histoire quant à elle est sympathique, avec une bonne dose d'humour noir et un peu de politiquement incorrect. Elle est cependant un peu courte et un peu simplement résumée.
A mon sens, même si elle est sympathique, cette petite BD ne vaut ni son prix à parution ni son exorbitant prix d'occasion de nos jours.

Nom série  La douane  posté le 08/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Un joli dessin à la carte à gratter, assez évocateur. Un récit pas mauvais, un peu sordide et angoissant, dont la fin est en demi-teinte.
C'est joli, bien lu, mais...
C'est vraiment trop court. Il ne faut pas une minute pour lire cet album, ça se compte même en secondes. Alors on peut éventuellement prendre plus de temps pour regarder les jolies images mais je me vois mal acheter cet album, même à si bas prix, pour le lire aussi vite.

Nom série  Macbeth  posté le 08/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Note approximative : 2.5/5

Après une belle surprise à la lecture de Otello, j'ai voulu en apprendre encore un peu plus sur l'oeuvre de Shakespeare que je ne connais que par bribes. Et j'ai donc acheté cet album en espérant découvrir ainsi ce Macbeth dont j'avais bien sûr beaucoup entendu parler sans en savoir vraiment plus.

Le graphisme de Casanave me plait bien. Malgré son aspect crayonné dont je ne suis pas fan de manière général, j'aime bien ses décors et le dynamisme de ses personnages. J'aime un peu moins ses visages trop classiques. Ce ne sont pas tout à fait les planches esthétiques et fortes que j'espérais pour ce récit, mais c'est un dessin qui se lit bien.

Quant au récit, c'est une adaptation probablement très fidèle au texte de Shakespeare. Et c'est là que je me suis rendu compte que dans ma lecture précédente d'une telle adaptation, "otello", les textes avaient été rendus nettement plus fluides et concis. Dans Macbeth, nous avons droit à de longues tirades, dont le rythme et la signification peinent souvent à se faire clairs. Ce sont des textes qu'il faut lire avec attention, parfois relire car l'intonation à y appliquer mentalement se révèle différente d'une phrase à la suivante. Et malgré de belles métaphores et jolies tournures de phrases, ces textes à l'ancienne se révèlent presque pénibles appliqués à une BD car ils brisent totalement le rythme et rendent l'atmosphère difficile à ressentir.

Ce n'est donc pas un vrai plaisir de lecture que de lire cette BD. Je l'ai néanmoins trouvée intéressante puisque j'y ai appris pour de bon quel était le récit du Macbeth de Shakespeare. Mais l'adaptation BD aurait pu être plus réussie à mon sens avec des dessins plus impressionnants et des dialogues rendus plus fluides.

Nom série  Construire un feu  posté le 07/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une histoire très bien racontée et dotée de très bons dessins.

J'apprécie beaucoup le style de Chabouté, qui a choisi ici un encrage plus fin qu'à son habitude. Les couleurs sont excellentes, sobres comme il le faut pour ces décors enneigés. C'est beau, les compositions sont réussies et les planches expriment bien l'immensité froide.

L'auteur réussit un assez bon tour de force en faisant ressentir au lecteur la situation. J'ai senti doucement la menace du froid s'appesantir, j'ai eu peur avec le héros, j'ai senti l'empressement d'allumer un feu, j'ai frémi en imaginant qu'une allumette ne s'allumerait pas, j'ai eu les orteils qui picotaient en m'imaginant les sentir geler... Les émotions passent de très belle manière.

C'est donc une bonne, voire très bonne BD, mais un peu trop vite lue et trop vite résumée à mon goût. Pas le genre de BD que je relirais, je pense, si ce n'est pour apprécier à nouveau les belles planches et ces décors de neige intense.

Nom série  La Fée Kaca  posté le 07/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Florence Cestac a redoré le blason de l'estime que j'accordais à ses BDs avec la récente parution de La Véritable Histoire de Futuropolis. Mais c'est tout de même avec appréhension que j'ai abordé La Fée Kaca, cette BD au titre si poétique. Au final, la surprise ne fut pas mauvaise : c'est une BD d'humour déjanté assez sympathique, dans un bel esprit délirant qui convient bien au magazine "Pif Gadget" dans lequel elle était prépubliée.

S'adressant aux jeunes enfants, elle n'évite pas ce que son titre faisait craindre : une bonne dose de gags scatologiques, tournant surtout autour du sort préféré de la fée, "Crotus puantus !", qui transforme ses cibles en étrons fumants. Moi qui déteste l'humour pipi-caca je n'ai pourtant pas été dérangé.
Car cette BD s'adresse également aux adultes. Les personnages sont variés et souvent bien trouvés. J'aime beaucoup Tentaclaus et les vaches clownées. Les jeux de mots sont très nombreux, parfois tout bêtes mais attirant quand même le sourire ou le rire réflexe. Et l'ambiance délirante plaira sans doute aux amateurs de F'murr ou de Mandryka, même si nous n'atteignons pas là le sens de l'absurde de ces deux excellents auteurs. Il ressort de ces histoires courtes une bonne humeur assez rafraichissante et communicative.

Le dessin, quant à lui, est du Florence Cestac tout craché. Ceux qui, comme moi, n'aiment pas la façon dont elle représente ses personnages humains seront satisfaits, comme moi, par le fait que, dans les planches de cet album, elle offre presque davantage d'animaux ou de créatures amusantes.
Les couleurs, par contre, sont assez surprenantes. Pêtantes, contrastées et donnant parfois presque l'impression d'être tartinées à la truelle, elles donnent une impression manifeste de vie et d'énergie. Sincèrement, ce n'est pas esthétique, mais c'est efficace.

La Fée Kaca est donc une série au rendu humoristique assez inégal mais qui, contrairement à mes appréhensions, se lit bien et attire assez souvent le sourire voire le rire. Bonne ambiance.

Nom série  Secrets : Samsara  posté le 06/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avant même la lecture, j'ai été séduit par deux choses dans cette BD : son dessin et sa thématique, nous plaçant au 19e siècle entre la Manchester où s'opposent pauvres gens et riches bourgeois et l'Inde exotique.

Le dessin est en réalité ici de la peinture, sans encrage. J'aime beaucoup cette technique et j'apprécie les couleurs chaudes et variées qu'elle permet.
Je n'ai cependant pas été totalement charmé. En effet, les palettes chromatiques ne me plaisent pas toujours, d'une part. Et d'autre part, je trouve le trait du pinceau un peu trop épais. Certaines cases manquent nettement de détails du coup, quelques-unes ayant même un aspect très pointilliste, comme un tableau vu de trop près pour bien l'apprécier. Et certains visages manquent également de vie, comme trop figés.
Quoiqu'il en soit, c'est un dessin -et une peinture- que j'aime bien, plaisant à lire et à regarder, et qui offre quelques très belles planches.

Quant au scénario, il est à la fois original et classique. Classique car il nous emmène assez vite dans le récit d'une chasse au trésor exotique dans l'Inde coloniale. Mais aussi original car à ce récit s'ajoute celui du combat de la jeune héroïne pour son école à Manchester, ses déboires et bien sûr le mystère familial qui, alors qu'on le croit plus ou moins dévoilé, semble encore garder une part d'inconnu à la fin du premier tome.
Bien qu'il soit bien construit, je dois cependant admettre ne pas être totalement tombé sous le charme du récit. Ce dernier est très dense, ce qui est en général une bonne chose, mais il n'a pas complètement réussi à me faire plonger dans l'ambiance de l'époque, ni dans l'excitation de la chasse au trésor et de ses dangers. Peut-être une petite faiblesse au niveau du rythme ou de la clarté de la narration ? Ou alors peut-être cela vient-il de l'accumulation des intrigues, entre chasse au trésor, combat social et vie familiale.
Il n'en reste pas moins un bon scénario, intéressant et beau, assez divertissant également.

Une bonne lecture et un beau dessin, peut-être la suite finira-t-elle de me convaincre totalement.

Nom série  Ce que le vent apporte  posté le 05/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai été aussitôt séduit par le graphisme de cet album. Superbe couverture malgré l'impression, finalement originale, de vide qu'elle me laisse. Et des planches de toute beauté. Le trait de Jaime Martin me fait beaucoup penser à celui de Pellejero (Le Tour de Valse) par son encrage gras, ses décors inspirés et ses couleurs fortes. Le style des personnages par contre me rappelle davantage Frederik Peeters (Lupus). C'est beau et c'est assez fort visuellement. Et la colorisation est également très bonne avec une belle palette pour chaque planche.
Seul petit défaut, je trouve que l'auteur ne maîtrise pas trop tout ce qui est fourrure, vêtements ou animaux, leur donnant un aspect de gribouillis noir qui n'est pas des plus réussis. C'est bien dommage pour une BD ayant pour cadre le nord de la Russie où les hommes vont en fourrure dans la neige et où les bêtes ont une grande importance dans le récit.

Le récit est dense, bien construit et dispose d'un cadre original. Durant la période troublée de la Russie de 1916, un étudiant en médecine va se retrouver momentanément exilé, pour son propre bien, à la tête du petit hôpital d'un village perdu au Nord de l'Oural. Là ont lieu régulièrement de mystérieux meurtres perpétrés par ce qui ressemble à une bête sauvage qui apparaît quand le vent d'hiver souffle fort. Ambiance de huis-clos et d'enquête à la Sleepy Hollow, l'aspect fantastique en moins.
De bons personnages, un excellent décor et une ambiance très agréable même si elle peine un peu à se faire angoissante. Le récit est dense et plaisant.
Je n'ai cependant que moyennement été convaincu par le dénouement du mystère. Il n'a rien de particulièrement décevant et il est tout à fait crédible (pour une fois dans un tel récit inspiré de la Bête du Gévaudan) mais elle se pose sans grande surprise et son mystère est révélé sans que la tension ne soit vraiment montée auparavant, sans réelle enquête nous amenant progressivement à la découverte finale. Et je me dis qu'avec une aussi bonne ambiance de village Russe reculé et d'hôpital de campagne qui s'y débat contre l'ignorance campagnarde, il y avait presque de quoi éviter tout simplement la partie meurtres et mystères et se focaliser sur une intrigue plus ordinaire mais prenante malgré tout.

Quelque soit ces petits reproches que je fais à cette BD, il n'en reste pas moins que j'ai beaucoup aimé son récit, son ambiance et que j'ai adoré son graphisme et ses décors enneigés.

Nom série  Les Centaures  posté le 04/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec mes yeux de lecteur adulte, je suis obligé d'admettre que le style de Séron m'agace. Non pas vraiment son dessin, même si le "plagiat" de la patte de Franquin m'est manifeste, mais plus sa façon de raconter les histoires, de ne jamais se prendre au sérieux, de toujours maintenir le lecteur en dehors de l'histoire comme s'il répétait sans arrêt "attention, vous lisez une BD, vous lisez une BD, et j'en suis son auteur" qui m'empêche de vraiment rentrer dans le trip de presque toutes ses histoires. Et cela, je le ressens dans Les Centaures, un sens de la dérision un peu trop présent, des facilités scénaristiques et rebondissements trop artificiels, etc.

Mais...
Mais quand j'étais gamin, j'aimais beaucoup ça. J'étais fasciné par l'univers assez mystérieux et une certaine ambiance insaisissable qui se dégageait de l'univers mythologique entourant Aurore et Ulysse. J'aimais beaucoup le dessin (et je le trouve toujours bon malgré mes reproches ci-dessus). Et je trouvais les histoires originales quoiqu'un peu confuses.
De bonnes BD de divertissement que je lisais avec plaisir donc il n'y a pas de raison que cela ne plaise pas aux jeunes lecteurs modernes.

Nom série  La Véritable Histoire de Futuropolis  posté le 04/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Moi qui cherche avec un léger acharnement depuis quelques ans à me faire une certaine érudition en matière de BD, comment pouvais-je passer à côté de cet album qui allait me raconter depuis le tout début et en détails toute l'aventure de la fameuse maison d'édition Futuropolis ? Eh bien, je me rends compte à sa lecture que je suis encore une brêle en matière d'érudition car j'y ai vraiment découvert tout un pan de l'histoire de la BD que je ne connaissais quasiment pas. C'est vous dire, avant d'apprendre la parution de cet album, je ne savais même pas que Florence Cestac était, avec Etienne Robial et d'autres qu'on découvre bien sûr ici, à l'origine de Futuropolis et donc de la parution d'innombrables chefs d'oeuvre de la BD. Je comprends mieux le grand prix d'Angoulême qui lui a été attribué il y a quelques ans puisqu'il congratule, outre les grands auteurs, aussi ceux qui ont beaucoup apporté au monde de la BD.

Bon, alors, je n'aime toujours pas le dessin de Florence Cestac. Certaines expressions de ses personnages à gros nez m'horripilent depuis l'époque où je lisais Les déblok dans le journal de Mickey et ça n'a pas changé dans ce nouvel album. Ils sont en outre franchement difficiles à différencier, ce qui n'arrange pas pour s'y retrouver parmi les très nombreuses personnes qui ont contribué ou travaillé avec Futuropolis. Ces défauts ont cependant su se faire discrets et permettre au dessin d'illustrer correctement le récit pour une lecture agréable.

Car c'est le récit qui m'a vraiment intéressé. Et on y apprend vraiment beaucoup, beaucoup. Tout un pan, toute une génération d'amateurs de BD, d'auteurs, d'éditeurs, de collectionneurs, que j'ignorais presque totalement. Je réalise ainsi qu'avant la bande à Menu, Trondheim et Sfar que formait l'Association, il y avait déjà la bande à Cestac et Robial qui formait Futuropolis. J'ai découvert à quel point les choses ont commencé de manière presque amateur pour ce qui allait devenir une grande maison d'édition, grande au sens du respect qu'elle impose de nos jours. J'ai découvert les innombrables bidouilles, anecdotes, personnages, moments forts, moments de bonheur et de déception de ce qui semble n'avoir été qu'une grande bande de passionnés débrouillards et volontaires.
La centaine de pages de cet album se révèle très dense. On y apprend énormément de choses. De quoi passionner ou du moins grandement instruire les jeunes amateurs de BD et de quoi rappeler sans doute d'excellents souvenirs aux plus vieux amateurs qui ont connu cette période.

Bref, même si je n'en apprécie pas tout, notamment pas le dessin, et même si sur la longueur et le flot d'informations j'ai un peu fini par décrocher, cette BD est vraiment à lire pour tout amateur de BD désireux de s'informer et de découvrir toute une époque où la passion de la BD se forgeait à force de conviction.

Nom série  Lizard Johnny  posté le 04/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le graphisme de cette BD détonne vraiment. Très inspiré des clips des Gorillaz, dont on retrouve d'ailleurs certains éléments visuels et narratifs au cours de la BD, il est maîtrisé, fun et très coloré. Ambiance 70s, couleurs flashy, persos cools... L'auteur fait une grande utilisation de l'informatique, des insertions d'images et d'une esthétique de designer de pub ou de pochette de disque. C'est réussi et assez amusant à regarder comme à lire.

Par contre, je ne suis pas convaincu par le scénario. Il présente dans un décor space-opera le road trip de deux loosers un peu shootés qui voyagent dans leur van-spatial pourri pour surfer sur l'onde d'une nova. Ces deux derniers vont jouer le rôle de corniauds car deux escrocs vont leur faire passer la douane en douce avec un oeuf mystérieux. S'ensuit course-poursuite pour récupérer l'oeuf, naufrage sur une planète où les indigènes les prennent pour des dieux, etc. Pas très novateur et pas très passionnant.

Et surtout, ce gros album que forme le tome 1 se termine finalement à la page 36 seulement, laissant ensuite la place à de nombreuses pages d'illustrations, sympas peut-être mais ce ne sont que des illustrations. 36 pages seulement, ça fait mal quand on croit payer une BD complète au prix tout à fait conséquent de 13€.

Nom série  Green Lantern versus Aliens  posté le 04/09/2007 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ma curiosité a été tellement attisée par un tel titre, Green Lantern vs Aliens, que j'ai bondi sur la lecture de cet album.
Qu'est-ce que cela pouvait bien donner ?
Eh bien... Bof bof... Du comics de pur divertissement mais très convenu et pas terrible au final.

Le dessin est bon et maîtrisé. C'est un pro du comics moderne qui est au pinceau et ça se voit tant dans le trait que dans les couleurs. Seul reproche éventuel, outre l'évident manque d'âme et d'originalité, le fait que les aliens ne sont guère angoissants dessinés ainsi : ils font juste grosses bébêtes bourrines.

Quant au récit, il n'arrive pas à passer outre ce que je voyais comme une impossibilité. Comment en effet donner de l'intérêt à un affrontement entre un humain aux pouvoirs extra-terrestres quasi infinis et une bande de créatures très dangereuses mais capables finalement "uniquement" de mordre, griffer et lancer de l'acide, bref pas de quoi effrayer un collègue de Superman ?... Alors, le scénariste tente quelques astuces, le fait que les Green Lantern se refusent à exterminer les méchants aliens, le fait que "oh, pas de chance !" la bague du Green Lantern lui glisse du doigt et qu'il est du coup privé de ses pouvoirs "ah, c'est ballot !". Mais rien n'est crédible et ce n'est vraiment, mais vraiment pas passionnant.
Et surtout, les Aliens n'y sont qu'une meute de grosses bêtes brutales, sans rien de l'aspect angoissant qui fait la force de leur concept.

De la pure BD d'action qui ne fait rien d'autre que de jouer sur son affiche racoleuse de mettre en scène un super-héros confronté à des Aliens mais manque complètement l'essai scénaristiquement parlant.

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