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... a posté 3484 avis et 511 séries (Note moyenne: 2.84)

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Nom série  Comment nourrir un régiment  posté le 23/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comment nourrir un régiment ? Je ne m'étais pas posé jusqu'ici cette question existentielle. Il est vrai qu'on peut voir débarquer chez soi sa famille, ses amis, ses voisins et ils sont nombreux ! Il faut bien pouvoir leur offrir un repas digne de ce nom. Nous sommes en France !

Nous nous retrouvons dans l'histoire d'une femme, la grand-mère de l'auteur, qui a du nourrir neuf enfants ce qui n'est pas rien. C'est une autre époque où les familles étaient nombreuses et où il fallait parfois se priver de nourriture surtout pendant la guerre. Le modèle se fonde sur la simplicité. Des valeurs qui se sont perdues avec le temps et l'évolution technologique de notre société. Oui, cela sent bon la France d'autrefois que tous les nostalgiques ont encore en mémoire. Cette BD est faite pour eux, les anciens. Les plus jeunes pourront toutefois découvrir les vertus de ce quotidien oublié.

Ce récit se partage entre la chronique sociale sur 3/4 de siècle mais également sur des recettes de cuisine parsemées ici et là au gré des discussions avec la grand-mère. En effet, la cuisine est un art de vivre. La tradition sera respectée. On voyagera de région en région en découvrant les spécificités culinaires. Bref, cela donne faim ! Un album à dévorer !

Nom série  Rouge comme la neige  posté le 20/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Encore une fois, je suis scotché par ce que je viens de lire. Cet auteur à savoir Christian de Metter s’est véritablement bonifié avec les années pour accomplir des œuvres totalement remarquables aussi bien sur un plan graphique que sur le plan scénaristique. C’est assez rare pour le souligner dans la profession s’agissant d’un auteur complet. Il signe là l’un de ses plus beaux albums en démontrant richesse et tout son potentiel. Il fallait quand même le faire après son fameux Shutter Island.

En effet, la lecture m’a procuré un plaisir tenace et constant de bout en bout. Le récit n’est pas linéaire car des surprises sont éparpillées jusqu’à la dernière case. J’ai rarement été aussi satisfait et enthousiaste à la fin de ma lecture. C’est riche et agréable à lire grâce à un contenu maîtrisé et intelligent. Bref, on se délecte même sur le dessin : puissant et envoutant. Que dire également de cette mise en page de toute beauté ?

On va suivre le parcours de cette mère de famille, veuve de surcroît, qui est prête à tout pour retrouver sa fille disparue il y a près de 6 ans dans le Colorado. Il n’y aura pas de grand démarquage par rapport aux autres œuvres mais une maîtrise dans le scénario cohérent avec des personnages bien campés psychologiquement. L’immersion dans le western est réussie à bien des égards.

Sans faute également pour une édition de qualité. On est royalement servi par un grand format où les couleurs sont éclatantes (voir ce rouge écarlate qui ressort sur la neige blanche). On ne se moque pas du client. On cèdera alors assez facilement à la sirène du commerce pour un nouveau joyau dans votre collection. Un résultat bluffant et sidérant. Voilà ce qu’est véritablement l’excellence. Un polar sur fond de western plus que sympa. Sublime !

Nom série  S.H.A.R.K.  posté le 20/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet opus fait partie de la série uchronique Block 109 où l’Allemagne nazie domine le monde mais sans avoir totalement gagné la guerre. Hitler a été assassiné et remplacé par un pire que lui et l’Allemagne s’est servie du feu nucléaire pour anéantir les alliés. Bref, on perçoit les fantasmes d’une guerre gagnée par nos ennemis. Sur le principe, j’adhère assez peu. Les anciens combattants se retourneraient dans leur tombe.

De manière générale, la série est plutôt inégale dans son ensemble. Cela ressemble à un gros pétard mouillé. De bonnes idées mais assez mal exploitées, le paroxysme étant une attaque virale sur New-York transformant ses habitants en monstres sanguinaires. On aura tout vu ! L’histoire s’arrête en 1953 avec la destruction totale du monde. Bref, fin de l’histoire.

Pour autant, Shark sort plutôt bien du lot malgré un dessin toujours aussi approximatif. Bon, on devine tout de suite les intentions de notre héros balancé dans une prison australienne. A noter que l’Australie est l’un des rares pays à avoir échappé à l’holocauste nucléaire dans cet univers. Le point fort est une construction linéaire qui va à l’essentiel dans ce huis-clos carcéral. C’est un peu différent des autres œuvres de la série. Je reconnais que ce 6ème tome est plutôt une réussite dans une œuvre globalement ratée.

Nom série  Hard Melody  posté le 19/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
On nous présente cet ouvrage comme la lutte de trois jeunes Chinois contre un système corrompu et autoritaire qui dérive vers le capitalisme. Je n’ai guère ressenti cet aspect politique qui est plutôt un prétexte pour accrocher des lecteurs.

J’ai assisté plutôt à la déchéance physique de ces jeunes qui aiment le rock et la drogue. Je n’ai guère été touché par les péripéties des personnages. Le propos était certainement trop décalé et mi-poétique dans une pseudo-philosophie libertaire de base. Maintenant, je pense qu’on ne gère pas un pays de plus d’un milliard d’habitants comme une pseudo-démocratie à l’occidentale.
Certes, on se rend compte que la jeunesse chinoise peut être déboussolée comme le fut une certaine jeunesse ayant goûte aux joies du consumérisme. Moralité : il vaut mieux être pauvre ? Je ne suis guère de cet avis. Les caprices de la jeunesse passeront.

Question graphique, c’est très beau. Les Chinois savent bien dessiner, on le sait désormais. Il y a une virtuosité technique à donner le tournis. Pour le reste, je ne suis guère convaincu par cette mélodie d’enfer malgré le concert de louanges.

Nom série  Maggy Garrisson  posté le 19/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je dois bien avouer que j’ai failli décrocher au début de cette lecture qui nous présente une femme version loser. Elle est plutôt bien enrobée et elle fume, ce qui ne représente guère la grâce à mes yeux. Elle va être embauchée chez un alcoolo pour mener des enquêtes à la manière de Sherlock Holmes. Pour autant, elle est loin d’avoir le talent d’observatrice et de déductions logiques du célèbre détective. Bref, une nouvelle venue dans la famille des enquêteurs privés.

Pour autant, on va commencer à apprécier cette femme qui se révèle être humaine et généreuse. Ce sont des qualités qui n’ont pas de prix. Maggy sera loin d’être celle que nous connaissons tous pour sa rigueur et son « I want my money back ». Elle peut être également assez cynique.

On est étonné de voir Lewis Trondheim loin de ses personnages simplistes. C’est également un hommage aux séries policières des années 70 avec une ambiance toute particulière. On découvre un Londres moderne mais également à échelle humaine entre losers et petits malfrats. Certes, cela ne sera guère ma tasse de thé. Cependant, on est en Angleterre donc on se force à boire le thé pour être un gentleman qui se respecte.

Nom série  Sherlock Holmes Crime Alleys  posté le 19/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’ai assez bien aimé cette lecture bien dosée. On assiste à la première rencontre entre la famille Moriarty et Sherlock Holmes dans un Londres victorien sur fond de disparitions inquiétantes dans le milieu scientifique et artistique. Notre détective, qui n’a rien d’autre à faire, va lutter contre le crime organisé.

Un bémol cependant ; c’est censé nous raconter la jeunesse de Sherlock mais il a une tête de vieux con. Il est vrai que le personnage n’attire pas la sympathie du lecteur, ce qui est plutôt gênant pour la suite.

La bd est bien écrite avec une narration bien dosée et donc non pesante. Le premier tome se termine par un gros cliffhanger qui donne envie de voir la suite. Par ailleurs, les planches ont de réelles qualités graphiques. Pour autant, on regrettera juste un manque de rythme. Cela reste tout de même agréable à la lecture.

Ce titre est sans doute le meilleur de la collection 1800 consacrée à la vie du célèbre détective.

Nom série  Antarctica  posté le 17/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Antarctica est une nouvelle série qui a pour thème la découverte de ce continent à travers la conquête du pôle sud en 1910 dans la rivalité qui opposait les explorateurs anglais conduits par Falcon Scott au norvégien Roald Amundsen. On sait de par l’Histoire que cela va se terminer tragiquement pour l’une de ces deux équipes.

Les références ne manquent pas pour cette aventure archi-documentée. Cela fait parfois assez lourd par moment. Par contre, je n’ai absolument pas aimé la romance et les ficelles scénaristiques assez grosses pour devenir indigeste. Je veux bien qu’on mette en place un homme accusé d’un crime qu’il n’a pas commis. Cependant, ce dernier se laisse accuser alors qu’il avait de quoi se défendre. Et ce n’est pas n’importe qui puisqu’il s’agit d’un commandant de navire de pêche certes d’origine belge. Les scènes sont parfois assez pathétiques comme la belle dulcinée prête à suivre son amour au bout du monde. Elle a de la chance, car bien que vivant en France, elle a des origines écossaises et le fils de sa tante fait partie de l’expédition anglaise : cela tombe bien ! Plus nul que cela, tu meurs.

La partie graphique sera le gros point fort de cette bd avec des scènes sous le brouillard plutôt réussies. On admirera également les beaux navires ou une belle vue sur le port de Cancale en Normandie. Le style réaliste fait toujours recette en ce qui me concerne.

Bref, je ne serai pas de cette aventure en raison d’un très grand classicisme et d’une naïveté déconcertante. On commence par un documentaire sur la pêche à la morue pour terminer sur un chassé-croisé amoureux sur fond de conquête du pôle Sud. On en perdrait le Nord !

Nom série  L'Aviatrice  posté le 17/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L’aviatrice met en scène une belle jeune femme dans les années 30 qui s’envoie en l’air avec son coucou pour la compagnie Air Zénith. Manque de chance, Nora est accompagnée par un mécanicien un peu vicieux mais bon garçon quand elle ne tombe pas dans les griffes d’une certaine Dominique. Mais bon, cela reste très soft.

Le lecteur sera partagé entre diverses aventures avec des espions nazis ou des combattants dans les steppes d’Asie centrale. Cette accumulation d’aventures est sans doute un peu irréaliste. On a l’impression que les auteurs veulent aller très vite pour tout faire tenir dans un diptyque. Malheureusement, cela restera très classique comme intrigue. Les dessins façon Hergé et vieille France ne révolutionneront pas le genre.

La lecture demeurera assez plaisante malgré un manque d'audace. On appréciera un certain univers des avions dans les années 30 dans un récit assez bien documenté. Cela plaira à un large public.

Nom série  De Cape et de Crocs  posté le 04/10/2007 (dernière MAJ le 14/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Voilà une lecture qui détonne ! C'est impétueux à souhait ! J'adore les dialogues et l'humour fin qui s'en dégage. C'est tout à fait mon style ! Le dessin est véritablement somptueux et tout en nuance. Par moment, c'est même incroyablement divin de beauté. Cela apporte un incontestable "plus" à ce récit d'aventure.

Il est vrai que c'est un véritable monument de la bd largement plébiscité sur ce site que je n'avais pas encore avisé. J'avoue sans conteste avoir eu beaucoup de mal à me décider pour la lire. La raison ? Les 20 premières pages ne m'avaient pas tout à fait convaincu il y a deux ans et j'avais arrêté net ma lecture.

J'avais peur d'un verbiage façon comédia dell'arte tout le long qui m'aurait épuisé dans tous les sens du terme. Heureusement, il n'en est rien. Bien m'en a pris de reprendre la lecture. Comme quoi, je donne raison à tout ceux qui pensent qu'il faut juger une oeuvre après avoir tout lu.

Pour la petite histoire, mon cauchemar était de mettre une seule étoile à cette bd auquel cas, je me serais fais beaucoup d'ennemis tant l'objet est sacré. C'est dire que j'ai abordé ma lecture avec beaucoup de crainte. Ma note est donc très sincère car j'ai véritablement ressenti la grande aventure mêlée à de la poésie.

C'est un savant mélange qui fait la singularité de cette oeuvre unique en son genre, bien qu'on assiste actuellement à la montée en puissance d'autres bd qui tentent d'imiter le style avec plus ou moins de bonheur (Célestin Gobe-la-lune, Spoogue...).

Par ailleurs, je n'avais pas l'impression qu'il y a une baisse de régime dans les derniers tomes. Bien au contraire! Cependant, comme pratiquement toutes les séries cultes, ce sont bien les premiers volumes qui sont les meilleurs. Cela est indéniable ce qui n'empêche pas de trouver une suite de haut niveau. Comme la plupart des lecteurs, on attend la fin du cycle lunaire pour espérer le retour de la grande aventure sur Terre.

Le 10ème tome marque donc la fin des aventures de cette joyeuse bande. J'apprécie surtout qu'il y ait une fin même si elle reste ouverte. Voilà une série qui ne s'éternise pas et qui sait tirer sa révérence finale comme une vraie pièce de théâtre. Le dessin culmine par sa beauté. Les dialogues sont toujours aussi exquis. En conclusion, nous avons là une série tout à fait originale qui aura fini par nous séduire.

C’est un plaisir de retrouver pour un 11ème tome cette série mythique. Le récit est censé se passer 20 mois avant la série initiale et cela sera un diptyque. On se concentre sur l’aventure du mignon petit lapin Eusèbe dont le mystère de son passé a toujours été conservé. J’avoue avoir pris du plaisir à revoir ce sympathique personnage dont la gentillesse et la naïveté se confondent pour nous donner des scènes très décalées. Certes, les inconditionnels crieront au scandale surtout ceux qui ont acquis le coffret de l’intégral en 2012. Quand il n’y en a plus, il y en a encore ! On devrait tous le savoir. Le dessin frise encore une fois la perfection. C’est franchement sublime. La poésie est toujours présente. Bref, ce n’est que du bonheur !

Note Dessin : 4.75/5 - Note Scénario : 4.25/5 - Note Globale : 4.5/5



Nom série  Magasin général  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 14/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Magasin Général n'est qu'une chronique des habitants d’un village québécois dans l’entre-deux-guerres et il faut le prendre comme tel. C'est signé de l'un des grands maîtres de la bande dessinée à savoir Loisel. Le dessin est d'une qualité absolument indéniable pour les yeux qui raviront tous les amateurs.

Le premier tome n'est qu'introductif en nous présentant les habitants d'un village perdu et d'une jeune veuve. Le récit n'est pas particulièrement passionnant. Cela demeure néanmoins sympathique car il faut prendre cette BD comme elle est : une chronique rurale simple sans chercher un scénario plus élaboré, ni une aventure extraordinaire multipliant les rebondissements les plus divers. Ceci explique que cette bd rencontre également des détracteurs qui ne partagent pas l'enthousiasme de la majorité.
Par ailleurs, il faudra s'habituer à la V.O. c'est à dire un mélange québecois-français qui peut paraître lourd à digérer.

Le deuxième volume relève nettement mon impression première car la magie a enfin opéré. On fait la connaissance du personnage sympathique de Serge. L'arrivée de cet étranger est le signe qui se passe enfin quelquechose dans ce village perdu qu'est Notre-Dame-de-Lacs : la transformation du magasin de Marie en restaurant pour fins gourmets. On prend goût dans tous les sens du terme.

Le troisième chapitre relève encore le niveau cette fois sur le plan dramatique dans les relations tumultueuses entre Marie et Serge puis entre ce dernier et les hommes qui reviennent de la forêt. J'ai ressenti beaucoup d'émotions.

Le quatrième opus nous permet de découvrir un peu plus les personnages de Marie et de Serge dans une espèce d'intimité qui leur est propre. Après les révélations viennent le temps des confessions. La magie semble toutefois se rompre légèrement avec en opposition une Marie chialeuse et un Serge vexant mais s'affirmant. Peut-être fallait 'il un point de rupture afin de faire évoluer les personnages plus vrais que nature. La lecture est toujours aussi agréable mais on commence à attendre le dénouement de ce drame campagnard.

La cinquième partie est un peu plus surprenante car il marque une véritable rupture. Marie va délaisser son village natal pour partir à la découverte de Montréal. On avait envie que cette frêle femme super gentille puisse avoir enfin la vie qu'elle mérite. Il est dommage cependant de ne pas suivre son point de vue dans cette découverte du monde. On a l'impression qu'elle a passé le flambeau avec Serge et que l'action reste concentrée dans ce village. C'est un peu dommage car cela aurait pu servir le thème de l'opposition entre modernisme de la ville et traditionalisme d'un village.

Au sixième livre, on commence à se dire qu'il serait peut-être temps que cette histoire se termine enfin. Cela aurait pu être le cas avec le retour de Marie dans son village natale et des relations avec les habitants qui commencent à se calmer. On s'aperçoit que les villageois peuvent également s'unir pour le bien de la communauté ou pour sauver un des leurs qui en a besoin ce qui relance l'histoire. Je dois également avouer que si on est bien immerger dans un autre monde avec un brin de nostalgie, les dialogues sont tout de même difficiles à comprendre et cela agace forcément un peu.

Le septième recueil est celui de la lassitude. On apprend un fait important à la toute dernière case. Le reste ne sera que prétexte à danser la charleston et faire la fête au village. C'est sympathique mais cela tire véritablement en longueur. On aurait aimé que cela se cantonne au projet initial qui prévoyait la parution de 3 tomes. C'est une bd d'atmosphère. Une fois qu'on a compris cela et que l'on a accepté qu'il ne se passe rien, on peut savourer. Cependant, la multiplication des tomes ne fait pas bon ménage avec ce concept.

Le huitième fragment intitulé brièvement « les femmes » (après « les hommes » ce qui n’est guère une marque de politesse dans l’ordre de passage) fait un peu retomber la pression du charleston et de la folle échappée de ce village. On suit notre héroïne Marie dans une longue attente avant la délivrance. Cela sera également pour le curé de prendre du recul avant de fixer de nouvelles règles compatibles avec ses aspirations personnelles. Les trois commères du village seront également frappées d’une frénésie à l’utilisation d’un marteau et des clous. Encore une fois, le temps passe au rythme des saisons et il ne se passe rien. Comme dit, une bd d’ambiance, c’est bien sur deux ou trois volumes. Après, on frise l’indigestion. Cela ne se justifie plus. Il serait temps pour l’auteur de passer sur un autre projet. Avec Peter Pan, il nous avait habitués au meilleur. Ce n’est plus vraiment le cas.

La dernière mouture de Magasin Général est plus volumineuse qu’à l’accoutumée. On va terminer ce récit dans la joie et la bonne humeur. C’est la délivrance pour Marie qui va bientôt accouché au milieu de cette communauté. L’heure est à l’émancipation pour bon nombre de personnages. Le lecteur aura le sentiment de quitter les lieux de ce village plein de vie. On aura droit à des cartes postales et des photos à la fin de l’ouvrage comme pour rappeler le temps qui passe. C’est avec un pincement au cœur qu’on tournera la dernière page de cette fresque. De l’humanité, de l’humour et de la fantaisie pour une série qui est unique dans le monde de la bd.

En conclusion: cela reste de bonne BD, le dessin étant incontestablement le point fort avec de subtils cadrages et un concept véritablement novateur où l'on sent que les auteurs ont pris du plaisir. On lit cette chronique d'une mini-société surtout pour ressentir beaucoup d'humanité et revenir vers des choses plus simples et sans doute plus authentiques.

Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 3.5/5 – Note Globale : 4/5

Nom série  I.R.$.  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 14/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est la grande série de Desberg qui explore le monde fiscal et financier, dont le héros est un contrôleur des impôts américains. Le concept de ce thriller moderne est assez intéressant dans la mesure où il s'agit de lutter contre le blanchiment d'argent. Voilà un homme plutôt contemporain qui lutte contre l'argent sale ainsi que la corruption: il a déjà toute ma sympathie.

Cette série a d’ailleurs connu tout de suite un grand succès commercial comme en témoignent les volumes placés sur les étagères des grandes surfaces commerciales. La série a attiré près d'un million de lecteur en France et en Belgique ce qui n'est pas rien. J'ai également apprécié le rythme de parution (un nouveau tome chaque année qui forme un diptyque).

Nous découvrons un petit peu plus le passé de notre héros Larry Max au fil des tomes. Tout n’est pas dévoilé tout de suite ce qui procure un peu de suspense pour le lecteur. Le dessin peu détaillé peut paraître froid à cause des couleurs glaciales ; cependant j’adore ces traits simples et efficaces.

Les thèmes explorés sont très intéressants. Le premier diptyque va parler par exemple des fonds prélevés aux Juifs pendant la seconde guerre mondiale par les Nazis dans les banques suisses. Le second s'interressera au cartel de la drogue. Le troisième traitera de la corruption. Puis, il y aura le pétrole, l'argent du Vatican, les connections d'Hollywood etc... Les intrigues politico-financières sont bien pensées. Il y a toujours du rythme, des rebondissements qui font qu'on ne s'ennuie pas.

La relation téléphonique du héros avec une call-girl prénommée Gloria Paradise rend un côté sympathique et donne un peu de profondeur à l’ensemble. C’est une bd d’action qui se lit parfois trop vite car il faut reconnaître qu’il y a peu de dialogues et certaines cases sont purement contemplatives pour nous fixer sur un cadre. J'avoue que des efforts ont été réalisé pour les derniers tomes nettement plus bavards.

Cette BD souffre d’une comparaison avec Largo Winch mais je la trouve différente même s’il y a des points communs (une histoire en deux volumes, aspect commercial…). Déjà, le héros a une coupe de cheveux différente, peroxydée blanc vieillard ! Au final, nous avons un scénario bien ficelé, documenté et actuel qui procure une lecture des plus agréables.

Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4/5

Nom série  Campus Stellae, sur les chemins de Compostelle  posté le 11/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lorsque que je regardais jadis le journal télévisé de Jean-Pierre Pernaut, au lieu et place d'actualité de ce qui se passait dans le monde, nous avions droit à une série de rubrique où cela sentait bon la France d'autrefois entre ses traditions et sa gastronomie. Il n'y avait pas un seul qui ne traitait pas du chemin de pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Bref, c'était toujours le point commun.

Cette bd réalisée par les éditions du patrimoine avec l'association des chemins de Compostelle a pour objectif de nous faire découvrir ce mythique chemin qui démarre en l'occurrence à Le Puy en Velay dans le massif central. C'est curieux car nos récits indépendants démarre tous lors de l'époque des croisades alors qu'officiellement cela sera un lieu de pèlerinage qu'après 1492 avec la prise de Grenade. Mais bon, passons !

Cela manque singulièrement de rythme avec d'incessants bavardages qui ralentissent le récit. Le dessin manque également de dynamisme bien qu'il soit tout à fait correct. Certaines planches sont de toute beauté comme les richesses de l'Eglise. Nous avons droit à une enquête policière sur fond historique. Il est seulement dommage que l'intrigue ne soit guère originale. Bref, pas de surprise et des personnages charismatiques comme des huîtres.

Nom série  Astronaute  posté le 11/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Astronaute est un personnage créé par un auteur brésilien à savoir Mauricio De Sousa, il y a plusieurs dizaines d'année. C'était un peu si on envoyait nos garnements Pim Pam Poum dans l'espace. Vous voyez le genre de dessin digne des années 20. Cet auteur a alors confié sa création à Danilo Beyruth pour qu'il en fasse une oeuvre originale et totalement déconnecté, un peu comme si on se rapprochait du cosmonaute joué par Matthew Mac Conaughey dans le sublissime Interstellar de Christopher Nolan ou encore Sandra Bullock dans Gravity. Curieuse démarche tout de même !

Bref, perdu et seul au milieu de l'espace et de tout ces corps célestes, comment réagir face à nous-même ? Un navigateur qui allait découvrir le nouveau monde est dans la même posture que l'astronaute en quête d'un monde nouveau. Le récit sera intéressant à suivre mais le dénouement ne sera guère à la hauteur de nos espérances. Bref, on se consolera en regardant le magnifique Interstellar dans une logique plus recherché.

Nom série  Sillage - Premières armes  posté le 11/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Il est vrai que je déteste les déclinaisons à but essentiellement commerciales. Sillage a déjà connu Navis ou encore ses fameuses chroniques qui n'ont d'ailleurs pas défrayé la chronique. Bref, les précédents spin-off avaient moyennement convaincu le lectorat.

Quelques années plus tard, on remet le couvert car c'est à nouveau un effet de mode avec les séries qui fonctionne. On se situe entre le tome 2 et le tome 3 mais on notera des références avec le tome 7 ce qui nous fait perdre un peu nos repères chronologiques. Bref, ce n'est pas exact.

Sur la forme, c'est bien dessinée et parfois mieux que sur la série mère notamment au niveau des personnages et des détails. Le style graphique s'apparente un peu au manga. Un autre avantage est celui de lire une histoire indépendante et non à suivre. L'efficacité sera de mise. Le contexte politique sera également bien expliqué avec ce référendum qui en rappelle d'autre.

On retrouve de l'humour et de l'action, un peu comme au début de la saga culte. Si l'objectif était de renouer avec les débuts, c'est plutôt réussi.

Nom série  Hedge Fund  posté le 10/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un thriller financier qui est dans la droite ligne des fameux loups de Wall Street, Margin Call ou encore la référence Wall Street d'Oliver Stone. Certaines scènes sont frappantes de ressemblance non pas qu'il y ait plagiat, mais que ces financiers qui volent votre argent en font un usage anti-moral dans un festival de sexe et de drogue.

Nous allons avoir droit à l'explication de la crise financière de 2007 et des fameux subprimes, ces produits incroyablement prometteurs. Actuellement près de 7 ans après, la France paye encore la note de cette crise surtout au niveau du chômage quand le pays instigateur s'en sort plutôt très bien. L'argent ne dort jamais dit-on.

Bien que le récit soit plutôt classique avec l'ascension d'un jeune trader dans l'ombre de son mentor, il est très efficace mais surtout il explique réellement en profondeur les mécanismes de la finance internationale. J'avoue avoir été plutôt agréablement surpris par cette technicité du vocabulaire ce qui rend le tout assez réaliste.

En conclusion, un excellent polar financier qui se déclinera en trilogie.

Nom série  Léonard & Salaï  posté le 09/11/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est fou que nous vivons une nouvelle époque où langues se délient à propos de la sexualité. On découvre maintenant que le grand Léonard de Vinci était homo. Après Alexandre le grand, Edgard Hoover, Laurence d'Arabie, Vercingétorix, Jules Verne, j'aurais envie de dire à qui le tour ? Est-ce réellement la réalité historique ou un effet de mode de bon ton ? Est-ce la nouvelle norme ? Il y a quand même de quoi s'interroger même si on éprouve la plus grande tolérance sur le mode de vie de chacun. Je ne m'offusque point en me posant simplement des questions.

Du coup, passé la surprise de découvrir que la muse de l'un des plus grands peintres de tous les temps était un jeune voleur d'une beauté androgyne qui avait pris la pause pour la célèbre Joconde, j'avoue avoir eu du mal. C'est clair que c'est une autre vision de la vie intime de Léonardo. Bon, maintenant je sais qu'on peut travailler pour le pape et vivre pendant 30 ans une relation homosexuelle en toute intimité. Oui, c'est possible et surtout en 1490.

Sur la forme, c'est très bien dessinée. D'emblée, on est plongé par une vue panoramique de Florence à couper le souffle. On se croirait parfois dans un de ces tableaux de la Renaissance. Le graphisme est somptueux par moment. C'est digne de nous faire découvrir ce créateur de génie.

Sur le fond, cela manque souvent de fluidité. On ne découvre finalement pas grand chose dans cette succession de tableaux peints sinon certaines difficultés. Au final, je reconnais que c'était un grand défi que de réaliser une telle oeuvre. Les certitudes en prendront un coup.

Nom série  Okko  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 05/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est l'un des rares achats que j'ai effectués impulsivement grâce à un coup d'oeil sur une couverture réellement magnifique. Et puis, lorsqu'on feuillette ces pages de grandes qualités, on ne peut être que sublimé par un dessin grandiose car précis dans le trait accompagné d'une colorisation sans faille. Bref, la forme est parfaitement maîtrisée. C'est un nouveau venu qui fait ses entrées dans le monde de la bd en nous proposant d'emblée une oeuvre de qualité.

Sur le fond, on suit le parcours d'Okko, un rônin sans maître qui est à la tête d'un petit groupe de chasseurs de démons sous l'ère Asagiri troublée par des luttes intestines. Le cadre est totalement dépaysant même si cela rappelle étrangement le Japon. D'ailleurs, l'anagramme de Pajan ne laisse planer aucun doute. L'auteur a voulu vraisemblablement s'affranchir d'un cadre historique contraignant pour laisser libre court à son imagination.

Les personnages sont intéressants, voire charismatiques à l'exception de ce Okko justement dont on ne saura vraiment pas grand chose. Il y a tout d'abord ce guerrier gigantesque qui se cache derrière un masque soulevant ainsi de nombreuses interrogations sur son passé. Nous faisons également la connaissance de ce moine un peu fantasque qui a la faculté de communiquer avec les forces de la nature. Et puis, un quatrième membre est admis dans ce petit groupe pas très hétéroclite pour notre plus grand bonheur. Nous allons justement suivre la quête initiatique de ce petit garçon.

Cette bd possède l'originalité de se composer de divers cycles comme l’eau, le feu, la terre, l'air et le vide. Chacun des éléments compose un diptyque. Les aventures sur deux tomes créent une dynamique assez cohérente. Voyons ce que cela donne dans le détail des cycles :

Le cycle de l'eau :
On relèvera d'emblée une mention spéciale pour la narration assez fluide et qui nous fait vite pénétrer dans cet univers. La lecture demeure très agréable avec une belle clarté des plans et du cadrage. Fantastique et magie seront au rendez-vous sur fond de parfum asiatique. On fait ainsi la connaissance des personnages dans un univers asiatique médiéval totalement imaginaire. Les deux premiers tomes semblent augurer de belles aventures en perspective. Cependant, la dernière partie du tome 2 semble donner quelques signes de faiblesse au niveau du scénario un peu trop conventionnel. On aurait aimé un final un peu plus marquant.

Le cycle de la terre :
Le succès de la série va aller en grandissant. Les lecteurs vont néanmoins rester sur leur faim avec une légère déception en ce qui concerne l'intrigue que compensera des planches d'une qualité indéniable. En effet, le scénario va se montrer assez répétitif. La crainte sera celle que l'auteur ne se ressaisisse pas et fasse ainsi sombrer cette série dans une odyssée désincarnée. C'est déjà arrivé avec des séries qui ont démarré en fanfare avec une barre placée très haut. Bref, ce cycle sera celui de l'incertitude.

Le cycle de l'air:
Le renouveau va fort heureusement arriver avec le 5ème tome qui marque un véritable tournant dans la série avec un rebondissement étonnant. C’est de loin la meilleure histoire avec un suspense et une intensité dramatique dignes de ce nom. Action et suspense seront au rendez-vous. Ce cycle nous réconcilie avec Okko.

Le cycle du feu :
Le quatrième cycle, à savoir celui du feu, est également très réussi avec un scénario fort original qui dévoile un peu plus l'organisation politique de ce pays imaginaire avec les 4 familles. Je ne m'attendais pas à un scénario aussi bien travaillé où il va falloir jongler entre les jeux politiques des 4 familles. C'est le cycle de la maturité. Je me dis qu'il va être très difficile de faire mieux. J'ai l'impression d'un nouveau départ avec une richesse de l'univers très impressionnante.

Le cycle du vide :
C’est rare les séries qui se bonifient avec le temps. Okko, c’est de mieux en mieux et on sent que le final sera grandiose. Le scénariste a su conserver des secrets concernant certains personnages ce qui nous procure désormais du plaisir à les découvrir. C’est également le cycle le plus sombre de la série dans une ambiance noire et sanglante. On découvre un héros qui peut se tromper dans ses choix et qui le fait payer cruellement autour de lui. Est-ce que cela casse le mythe ? Au contraire, cela le renforce magistralement en ce qui me concerne. L’auteur est véritablement au sommet de son art en propulsant Okko dans la légende. Il a beaucoup progressé d’un point de vue scénaristique et cela se ressent à la lecture. Nous avons là le meilleur.

Pour la petite anecdote personnelle, j'ai eu le plaisir de rencontrer Hub lors d'un festival. Ce dernier m'a dessiné le personnage masqué de Noburo à l'aquarelle sur mon premier tome. Généralement, je ne suis pas fan de demander des dédicaces de ce type. J'ai réalisé une exception. Merci Hub pour ce talent et pour ces bons moments de lecture !

Cette série a eu du succès et c'est amplement mérité. Je pense qu'il s'agit même de l'une des meilleures de la décennie qui s'est écoulée.

Note Dessin : 4.75/5 – Note Scénario : 4.25/5 – Note Globale : 4.5/5

Nom série  Carthago  posté le 22/04/2007 (dernière MAJ le 04/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les mégalodons comme sujet d'une BD en jouant sur les mystères de la mer, c'est assez original comme concept ! Je dois avouer que cela fonctionne plutôt bien. Le fait que cela soit traité aussi bien sous un aspect paléontologique que sur celui du thriller écolo-financier, donne un ton tout particulier au scénario riche et dense en informations. Il est dommage que la fin de ce premier tome vienne complexifier un peu plus l'histoire en ouvrant d'autres brèches qui paraissent inutiles à première vue, mais qui peuvent par la suite avoir une explication tout à fait plausible; cependant ce n'est pas très bien amené.

J'admire cependant le talent du scénariste Bec qui nous tient en haleine sans toutefois vouloir révolutionner le genre. On est dans une atmosphère qui rappelle à la fois les films Les dents de la mer et Abyss ou d’autres bd comme Sanctuaire ou encore Les Aquanautes.

Les dessins sont saisissants de réalisme : ces mégalodons font peur ! Les planches sont véritablement détaillées avec d’excellents cadrages et une mise en couleur vraiment appropriée. Cette BD est une vraie réussite aussi bien visuelle que du scénario haletant. C'est à découvrir sans attendre ! J’ai remarqué que Bec n’est pas très apprécié sur le site alors qu’il fonctionne bien ailleurs. J’avoue que je m’interroge sur une certaine animosité qui ne me parait pas justifiée.

Il est vraiment dommage que le rythme de parution soit si long pour attendre le prochain tome. Je précise que c'est bien sûr relatif par rapport à d'autres séries plus anciennes qui ont eu des délais d'attente bien plus longs. Cependant, la mode actuelle est à des séries où le rythme de parution est effréné. On en aurait autant pour cette série qui aurait sans doute alors gagné en notoriété dans la masse des productions actuelles. Initialement prévue en 8 tomes, cette série en comptera beaucoup moins. Visiblement, les rapports entre le scénariste et le dessinateur sur fond de crise chez l’Editeur semblent tendus. Quoiqu’il en soit, Christophe Bec est bien décidé à continuer l’aventure surtout au vu de l’excellent accueil du public.

Le second tome est bien dans la suite logique du premier. Je m'aperçois également que l’auteur utilise le même procédé que pour sa nouvelle série Prométhée à savoir des séquences courtes et situées à des époques différentes dans le temps afin d'accentuer le mystère. Je dois reconnaître que ce procédé également utilisé dans les fictions cinématographique est plutôt efficace. La question qu'on pourrait se poser est s'il en abuse?

Il y a une chose par contre que je ne pardonne pas: c'est la faute de frappe à la page 39 du second tome (slendeur au lieu de splendeur !). C'est à croire qu'il n'y a pas de relecture avant la parution de l'ouvrage. C'est fait réellement amateur ! Et puis, le coup de la petite fille aux branchies alors que je viens juste de lire Antarès où il en est également question. Que dire également de ce ridicule Yéti?...

J’ai appris que le dessinateur Henninot a décidé de jeter l’éponge 3 ans après la fin du tome 2. Il se justifie en indiquant qu’il mène d’autres projets qui sont visiblement plus intéressant pour lui. Il n’était déjà pas chaud pour continuer l’aventure. Mon reproche est de ne pas avoir tiré les conséquences un peu plus tôt ce qui aurait fait gagner du temps à tout le monde. Ceci dit, il ne faut pas se tromper: nous avons là une œuvre majeure des plus réussies sur un sujet passionnant.

Le troisième tome est sorti après 4 ans d’absence et d’incertitude. Nouveau dessinateur qui reprend le flambeau et qui semble assurer la mise en scène. Le graphisme me paraît même meilleur qu’auparavant car plus réaliste : oui, la série a gagné au change. C’est manifeste par exemple au niveau des couleurs qui ressortent bien. La couverture est une vraie réussite car on voit enfin le mégalodon. Cela sera également une fin de cycle avec une aventure qui avance enfin malgré son découpage sur les quatre coins de la planète. La fluidité ne sera pas le fort de cet album, la faute à un scénariste qui multiplie les sous-intrigues en apportant de nouveaux mystères dans la balance.

Le tome 4 va relancer le récit avec les mêmes protagonistes. Visiblement, la capture du monstre va s’avérer être un échec et il faudra tout recommencer. Le rythme du récit commence à ralentir en se focalisant sur la petite fille Lou qui ne parvient pas à guérir de sa maladie mystérieuse. La série reste intéressante car elle traite véritablement des mystères sous la mer. Là, on va se concentrer sur des gigantesques monolithes qui rappellent étrangement les structures sous-marines de Yonaguni qui auraient plus de 10000 ans. La lecture s’avère toujours aussi passionnante d’autant que les éléments fournis semblent plausibles.

Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5

Nom série  Le Cycle de Cyann  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 04/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai littéralement adoré les aventures de cette héroïne dans un monde encore plus « adulte » et encore plus intéressant que les mondes imaginés par Léo dans Aldébaran. Je trouve enfin un personnage féminin qui a une vraie consistance et du caractère! Sur le plan de la maturité, c'est quand même un cran au-dessus. Pour autant, on n'a pas vraiment le même plaisir de lecture. Cela s'explique par la complexité de l'univers mis en place par l'auteur. Il y a une véritable réflexion sur la façon dont sont liés les choses. J'aime également toutes les trouvailles qui sortent de l'ordinaire.

Il est un peu dommage que le tome 3 se situe chez un autre éditeur que celui chez lequel il a commencé, à savoir Casterman, et que l’album soit beaucoup plus court. Toutefois, je remarque qu’a été conservé le même format ce qui est déjà pas mal et en même temps une forme de respect pour les collectionneurs. Lorsque j'ai appris que le tome 5 sortira chez un 3ème éditeur à savoir 12 bis après Casterman et Vent d'Ouest, là je me dis qu'il y a une limite qui a été franchie. Cependant, on peut analyser cela de différentes manières. Par exemple comme voilà un auteur qui s'affranchit du poids de ses maisons pour conserver une part d'indépendance protégeant sa liberté de créativité. Pour autant, ce n'est pas forcément au goût des collectionneurs cartésiens qui aiment l'uniformité. Cela sera d'ailleurs la première fois que j'aurais une série qui s'étale sur 3 maisons d'édition. L'overdose n'est jamais profitable. Tout dépend du point de vue et de l'importance qu'on y attache.

Le dessin est vraiment exquis et met bien en valeur les anatomies des différents personnages en plus d’avoir des décors réellement extraordinaires. La lecture est un peu fastidieuse au début de cette saga mais on s’immerge petit à petit dans ce monde qui a ses propres codes. Il faut un peu s'accrocher et le plaisir vient après. Cette BD a tout de même beaucoup de potentiel! Cela m’a permit de découvrir un auteur dont le style est totalement atypique et qui a beaucoup de talent. Je me suis jeté dans l’achat de la totalité de ces œuvres sans exception. Je dois avouer que cette série est ma préférée dans ce qu’il a réalisé.

Dans le détail, voilà ce que cela donne:
La sOurce et la sOnde:
Ce premier tome est un pur bonheur de découverte d'un monde extrêmement bien détaillée jusque dans sa géographie, dans sa faune et dans sa flore. On fait la connaissance de deux personnages féminins qui ont du caractère et de la trempe ce qui les rend intéressant. Il est dommage que le décollage se fasse tellement attendre dans les deux sens du terme mais je crois que c'était sans doute bien nécessaire. On sent bien que c'est un tome d'introduction à un univers encore plus vaste. Il va falloir s'accrocher mais le plaisir viendra par la suite. Bref, une pure réussite que ce monde détaillé avec finesse!
Six saisons sur Ilo:
Le second volume sera celui placé sous le signe de l'aventure dans une nouvelle contrée sauvage. Il clôt un premier cycle placé sous le sceau de la conspiration par une sorte de secte qui souhaite étendre son pouvoir. Nous aurons enfin les réponses sur la pandémie qui sévit dans le monde d'Olh. Nous aurons également droit à des rebondissements et des retournements de situation assez inattendues. Même le personnage de Cyann semble évoluer du passage de l'adolescence à l'âge adulte et celui de la maturité intellectuelle. Bref, c'est le temps de la métamorphose. La fin du cycle ouvre de nouvelles pistes pour notre héroïne promise à un voyage intergalactique encore plus vaste.
Aieia d'Aldaal:
Il aura fallu 7 ans d'attente. Le résultat est étonnant de maîtrise surtout au niveau de la couleur. Il y a un réel progrès avec une ambiance graphique nouvelle. Le trait de Bourgeon se bonifie au fil des tomes. On remarquera également l'émergence d'un autre personnage féminin qui volera un peu la vedette à notre Cyann. Nacara est presque totalement oubliée. Les dialogues seront de hautes volées et parfois cinglants de vérité et d'humour. On se situe là encore sur une autre planète qui connait également une caractéristique particulière. C'est une nouvelle aventure à part entière élaborée et intelligente qu'on va découvrir avec toujours autant de bonheur.
Les Couleurs de Marcade:
Paradoxalement, c'était l'un de mes tomes préférés de par la richesse de son scénario et par l'inventivité. Pourtant après relecture, il a été surclassé par d'autres tomes. Il faut dire que chaque relecture nous offre la possibilité de percevoir des détails supplémentaires ce qui bonifie d'autant la série tout entière. Aïeïa nous manque un peu. Marcade, c'est le reflet futuriste des travers de nos sociétés actuelles, de la lutte pour le Pouvoir, de l'asservissement d’un peuple, de la société de consommation, de l'endoctrinement, de la censure et de la violation de la vie privée, du mercantilisme à outrance…
Les Couloirs de l'Entretemps:
Encore 5 ans d'attente ! Visiblement, notre héroïne est ballottée de monde hostile en monde hostile. On joue également sur l'espace-temps. Il va falloir s'accrocher pour comprendre le mécanisme de tout ce fatras temporel. Cependant, le charme de la saga demeure intact. On sent toutefois que c'est bientôt la fin.
Les Aubes douces d'Aldalarann:
Le cycle de Cyann est enfin terminé. C’est la première fois que j’ai une série de 6 tomes dans 4 collections différentes. L’auteur termine finalement chez Delcourt. Tout cela pour ça aurait-on envie de dire. C’est la fin du voyage interstellaire pour notre héroïne enfin mâture et qui va gouter au charme écolo de la planète Aldalarann. Avec le recul, on se dit que cette série est un peu à part grâce à ses dialogues philosopho-cosmique dans une planitude morne qui peut sans doute conférer à l’ennui pour un jeune lecteur pour peu qu’il ne soit pas déjà vieux jeu bien entendu. On aura droit à une fin convenable mais qui ne répond pas tout à fait aux attentes de cette saga de science-fiction complexe.
Note Dessin : 3.75/5 – Note Scénario : 4.25/5 – Note Globale : 4/5

Nom série  XIII mystery  posté le 05/10/2008 (dernière MAJ le 03/11/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n'étais pas vraiment emballé au début par ce nouveau spin-off d'une série aussi emblématique que XIII. Cela ne finira donc jamais ?... me suis-je dit avec un petit soupir.
Le scénario étant signé par Xavier Dorison, ma curiosité a été plus forte. Ce qui va être intéressant dans cette nouvelle série, c’est qu’il y aura à chaque fois des auteurs différents qui exploiteront à leur manière un personnage clé de la série mère. J’attends par exemple avec impatience celui que reprendra par exemple Luc Brunschwig. Le résultat pourrait s’avérer audacieux. En attendant, faisons le point sur les tomes déjà sortis:

Tome 1: La Mangouste
Xavier Dorison signe là l'une de meilleures prestations de sa carrière. La mangouste, ce tueur froid sans cesse à la recherche de XIII, nous est totalement dévoilé. Cela apporte même quelques éclairages assez intéressants sur la série-mère. Bref, nous voici avec un spin-off très utile et que vont apprécier très certainement les fans. Un dessin sobre et réaliste toujours aussi accessible signé Ralph Meyer connu pour son Berceuse assassine. On va voir ce que donnera le second tome tout en espérant comme l’indique Van Hamme dans la préface qu'il soit au même niveau.

Tome 2: Irina
Je confirme, après lecture de ce second tome signé par Eric Corbeyran au scénario où l'on s'interresse au personnage de la tueuse Irina, que la qualité est encore au rendez-vous. Pour l'instant, c'est un sans faute ! Cependant, il est dommage d'enchaîner encore sur un personnage de tueur de sang froid. Une alternance aurait été sans doute souhaitable. On va donc s'intéresser à la motivation d'Irina afin de comprendre sa psychologie profondément inhumaniste ! Philippe Berthet nous dessine d'ailleurs une Irina très proche de son personnage de Poison Ivy de la série des Pin-up.

Tome 3: Little Jones
L'auteur Yann va se focaliser sur la jeunesse du major Jones, l'héroïne black de la série XIII. C'est l'occasion d'en remettre une couche sur l'amérique ségrégationniste des années 60. On évolue au milieu des Black Panthers. On va croiser également des personnages de la série mère. Il y aura de nombreuses références historiques. Cependant, on voit mal ce que le meurtre de Sharon Tate, l'ex-épouse de Roman Polanski, vient faire là. On s'éloigne un peu de l'univers de XIII. L'intrigue de cet opus est un peu décousue. Par contre, rien à redire du dessin d'Henninot qui est très convaincant et qui colle bien à l'ambiance de la série.

Tome 4: Colonel Amos
C'est l'un de mes auteurs préférés qui prend en main de maître le scénario de ce 4ème volet consacré au fameux Colonel Amos. On va avoir droit à un véritable thriller d'espionnage qui nous fait découvrir le passé du directeur anti-terroriste américain. J'ai bien aimé car c'est judicieusement bien amené. Je n'en n'attendais pas moins d'Alcante qui confirme encore une fois tout son talent ! Un mot également pour Boucq pour dire qu'il a fait également du bon travail avec sa griffe résolument réaliste. Il donne véritablement vie au personnage du Colonel Amos.

Tome 5: Steve Rowland
Au début, j’ai trouvé curieux de s’intéresser à un personnage dont notre fameux héros XIII avait copié l’identité. Après lecture, je trouve que ce n’était pas une si mauvaise idée que cela car nous remontons réellement dans la partie clé de la saga. On découvre la réelle personnalité de Steve Rowland qu’il n’est pas aussi facile de cataloguer. Il aura été victime d’une enfance dominée par un père aux idées haineuses et par certains évènements tragiques qui le feront dévier du droit chemin. Bref, c’est l’un des titres les plus révélateurs de cette série dérivée. Pari réussi pour Fabien Nury.

Tome 6: Billy Stockton
C'était un pari audacieux que de mettre en lumière un personnage aussi secondaire que Billy Stockton. Notre héros XIII le croise dans la prison de Plain Rock et ce personnage meurt aussitôt après l'évasion. Bref, il ne va jouer aucun rôle dans la saga et il n'apparaît que sur quelques planches du fameux tome 3 : toutes les larmes de l'enfer. Et pourtant, les auteurs Laurent- Frédéric Bollée et Steve Cuzor ont réussi quelque chose d'intéressant. On entre dans la psychologie assez élaboré de ce personnage qui va disjoncter à cause d'une vie trop marqué par des événements tragiques. C'est un récit de qualité avec un travail de fond important et un scénario cohérent avec la série principale. LF.Bollée est pour moi l'auteur de l'année après Terra Australis et Deadline. Il signe là l'un des meilleurs spin-off.

Tome 7: Betty Barnowsky
C’est l’autre figure féminine de la série XIII avec le colonel Jones en premier lieu. Cette personnalité tranche un peu. On la découvre beaucoup plus vulnérable qu’il n’y parait. Dans la série, elle joue un rôle un peu léger qui confère toujours au sourire notamment sa relation privilégiée avec le maquis français.
Cette histoire intervient tout de suite après le cinquième tome de la série mère qu’il faudra se remémorer pour entrer dans le bain. Le président Wally n’est pas encore le conjuré que l’on connait mais un charmant président au service de son peuple. La surprise de ce tome sera de prêter un futur bébé Betty dont le père sera quelqu’un que l’on connait bien. Il y a de l’audace dans le scénario.
Au niveau des péripéties, cela se passera en pleine jungle où le général Carrington a encore des comptes à régler. On retrouvera par conséquent certains méchants de rouge total. J’ai également beaucoup apprécié le dessin. Il reste que l’intrigue sera plutôt mince en péripéties. Cela reste assez linéaire. Cela a quand même le mérite de nous faire découvrir plus en profondeur un personnage jusqu’ici assez léger.

Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4/5

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