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Nom série  L'Attaque des Titans  posté le 24/02/2014 (dernière MAJ le 27/07/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est un manga qui part d’un concept plutôt original à savoir l’invasion de titans dévorant la race humaine. L’action se situe dans le futur où un dernier bastion de l’humanité a survécu dans une ville derrière de grandes murailles. Une centaine d’années se sont écoulées et la forteresse tient toujours.

Cependant, un titan bien plus grand que les autres fait irruption en faisant une brèche dans la muraille permettant le passage à ses congénères. La ville comporte plusieurs murs d’enceinte et visiblement, il va attendre 5 ans pour reprendre le service. C’est là où le bât blesse. Les incohérences vont alors s’enchaîner. cependant, le scénario est si captivant qu'on pourra fermer les yeux en mettant tout cela sur le compte des mystères de cette série.

Et puis surtout, il y a cette bande de jeunes adolescents qui doivent sauver le monde ou plutôt ce qu’il en reste. Certaines scènes sont franchement pathétiques. Bref, c’est conçu essentiellement pour un public ado en mal de sensations fortes (mais pas que!). Les atermoiements tactiques des personnages et leur survie éventuelle sont au centre de l'intérêt de cette lecture. Il est vrai que lorsque l'on s'attache à un personnage, la mort n'est pas très loin. La violence de ce manga est telle qu'il ne faudra pas l'offrir à un enfant sous peine de terribles cauchemars.

Les géants sont plutôt bien dessinés car terrifiants surtout lorsqu’ils croquent allègrement les êtres humains. On se demande pourquoi ils ne se nourrissent que de chairs humaines et non d’animaux qui pullulent et comment ils ont pu tenir une centaine d’année sans déjeuner. Ces géants pourraient être remplacés aisément par des zombies et le tour serait joué.

L’univers de ce manga est le médiéval fantastique ce qui est plutôt rare. Cela va être incontestablement un succès car tous les ingrédients efficaces sont présents pour accrocher sa cible. La moralité est de ne jamais perdre espoir même quand tout semble perdu. C’est un beau thème qui est ainsi véhiculé à nos enfants. Mais bon, cela ne nous fait pas de mal également.

Quoiqu'il en soit, c'est sans doute l'un des mangas actuels les plus prometteurs et les plus lus. Les tomes se succèdent et le suspense est à chaque fois à son comble à chaque fin. L'impuissance de l'humanité fait peur et cela rend un climat oppressant. Bref, passer à côté serait un comble pour tout amateur de shônen héroïque !

Nom série  Orbital  posté le 14/02/2007 (dernière MAJ le 27/07/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une BD au scénario très intéressant et à la ligne novatrice. C’est un genre que j’apprécie réellement (space-opéra) d'autant que cette série ne manque pas de références: pour la description des univers, on pense à Star War ou même Sillage. La scène d’ouverture est époustouflante. Voilà une BD de science-fiction traitée avec intelligente. Le dessin fait un peu penser à celui de Bilal (tons gris pâle et beige) mais ici le scénario est cohérent.

J’ai réellement apprécié la qualité graphique de cette série ainsi que le thème abordé « la résolution d’une crise diplomatique » par deux agents gardiens de la paix interstellaire que tout sépare au début. L'un est humain, l'autre est un alien. Le duo mal agencé est un thème certes largement exploité au cinéma mais diablement efficace. Ce binôme humano-sandjarr mis sur pied par l'office Diplomatique Intermondal (ODI) va essayer de maintenir la paix entre les mondes. Leur association n'a rien de classique: c'est la première fois que des représentants de leurs deux peuples intègrent les rangs de l'ODI, ce qui ne manque pas de faire grincer quelques dents chez leurs collègues.

Quinze années seulement se sont écoulées depuis le référendum où l'humanité a accepté d'intégrer la Confédération extra-terrestre. Et les terriens ne sont pas encore perçus comme des confédérés à part entière. J'ai bien aimé cette vision qui rappelle singulièrement ce que peuvent vivre des minorités ethniques par exemple. Sur fond de géopolitique interstellaire et de conflits entre les peuples, nos deux héros vont apprendre à travailler ensemble et à faire mentir les préjugés. En conclusion, le premier cycle réalise une belle mise sur orbite.

La lecture du second tome de la série confirme tout le bien que je pense de ce qui va devenir un incontournable de la BD de science-fiction. Nos deux néo-diplomates vont bien avoir du mal à négocier dans un envoirronnement plutôt hostile et où les positions ne sont pas aussi manichéennes que cela. Le final sera rondement bien mené. ce premier cycle nous permet de nous faire une idée.

L'envol n'aura véritablement lieu que lors du second cycle (tome 3+4). On assiste à une véritable montée en puissance de cette série où l'on suit avec attention les aventures de Caleb et Mézoké. Là encore, la mission est délicate mais ce binôme semble faire des miracles. Le scénario est encore une fois assez original même si le sujet est d'anticipation. Au niveau du dessin, le dépaysement est garantie car l'intrigue se passe sur une planète au climat subtropical loin de la grisaille pluvieuse du premier diptyque. Bref, cette série apporte un peu une bouffée d'air frais qui nous manquait depuis des années de stagflation au niveau science-fiction.

Le troisième cycle marque une vitesse de croisière pour cette série. Les décors de cette ville futuriste sont simplement époustouflants de beauté. Il y a quelque chose d'un peu unique dans ce graphisme avec une belle maîtrise dans la nuance des couleurs directes. Là encore, la scène d'introduction sera mémorable. Le duo improbable continue d'aussi bien fonctionner. On est complètement immergé dans cet univers futuriste. Avec le tome 6, on a saura enfin un peu plus sur la mort des parents de Caleb. Cependant, la guerre interstellaire devient plus proche. Bref, la tension monte encore.

On a comparé cette série à du Valérian mais c'est encore mieux. On a également comparé à du Sillage ou du Aquablue mais c'est encore plus mâture ! Avec Orbital, on voyage incontestablement dans la classe supérieure.

Note Dessin : 4.25/5 – Note Scénario : 4.25/5 – Note Globale : 4.25/5

Nom série  Prométhée  posté le 15/01/2009 (dernière MAJ le 27/07/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai beaucoup apprécié cette série qui nous entraîne dans une histoire fantastique aux consonances un peu apocalyptiques tout en renvoyant à la mythologie grecque. Prométhée a défié Zeus pour donner le feu aux hommes. Ce dernier lui a réservé un châtiment pour le moins cruel : avoir son foie dévoré par un aigle tout en étant enchainé sur un mont du Caucase. C’est une métaphore de l’apport de la connaissance aux hommes et de la folie de se mesurer aux Dieux pour s’élever de leur condition. Oui, il faut toujours payer le prix. Et il se comptera en millions de morts.

La scène d’introduction du premier tome avec les conquistadors dans la jungle est d’une formidable réussite. C’est vrai qu’il faut jongler sans cesse avec les nombreux retours en arrière. Il y a également une multiplication de personnages à l’image de films catastrophes où l’on suit les histoires personnelles de chacun tout en sentant qu’ils sont impliqués dans un tout. Parmi ces personnages, le héros prend les traits de Fred Ward, un acteur américain habitué aux seconds rôles dont l’évocation ne dit rien d’un premier abord mais qui a une gueule dont on se rappelle.

Au niveau du dessin, c’est très beau par moment. Je pense notamment à ces gros plans insérés sur deux pages qui donnent une dimension particulière. Cependant, quelquefois c’est moins bien dans le traitement graphique des visages des personnages. Cette irrégularité a d’ailleurs été soulevée par de nombreux lecteurs attentifs aux détails. Et puis, les planches aux couleurs informatisées restent tout de même assez froides. J’ai relevé que Bec a conçu tout seul ses premiers albums pour être rejoint par d’autres dessinateurs à partir du troisième volume dans le but d’augmenter le rythme de parution. Je ne suis pas contre.

Les deux premiers tomes restent purement introductifs. En effet, l’auteur pose à la fois le problème et met en scène les protagonistes. Néanmoins, il est dommage de se limiter aux 46 pages de rigueur. Cela aurait gagné en profondeur de dépasser ce quota absurde pour vraiment installer l’histoire. Maintenant, on va voir si cette série plutôt ambitieuse tiendra ses promesses. Si c’est le cas, cela sera sans nul doute un futur chef d’œuvre du genre.

Avec la lecture du second et du troisième tome, ma première bonne impression se poursuit fort agréablement. On voit que Bec maîtrise parfaitement son scénario. Les différents acteurs jouent leur rôle de composition comme dans un film hollywoodien. C'est d'ailleurs parfaitement assumé par l'auteur. Le suspense monte en créscendo. Pour autant, c'est également le temps des questions. En effet, on s’interroge sur le fait que l’action semble s’éterniser comme ses pendules qui s’arrêtent sur 13h13.

Il faut dire que le quatrième ainsi que le cinquième tome progressent beaucoup trop lentement. On a l’impression que ces chapitres ne servent finalement qu’à meubler l’espace en multipliant les mystères et choses insolites à travers le monde. J’apprends également que la série fera pas moins de 12 tomes et je me rends compte de la supercherie en tant qu’acheteur. Les scènes contemplatives sont légions et paraissent souvent inutiles. Les mini-intrigues morcelées rendent difficile la compréhension de l’ensemble. Cela gâche un peu la progression de l’histoire. Certes, on voit que la théorie des extra-terrestres ne tient pas la route pour expliquer les mystérieux phénomènes observés et que cela serait plutôt celle d’une expérience gouvernementale qui a mal tourné. Bref, la théorie du complot avec la fameuse zone 51 ou l’expérience Philadelphia: tous les clichés du genre réuni ! C’est dommage car le plaisir disparaît petit à petit. Le risque d’un énorme gâchis est réel à ce stade de l’aventure. On gagera que l’auteur puisse donner une nouvelle impulsion à une bonne idée de scénario.

Mon propos sera plus mesuré pour le 7ème tome qui avec la théorie du 100ème singe donne l’explication tant attendue ainsi que les enjeux. Cependant, cela ne veut pas dire pour autant que l’aventure est terminée. Il y a un compte à rebours qui se poursuit. L’avenir de l’humanité semble en jeu. On ne s’ennuie pas à la lecture. J’ai l’impression d’une véritable relance de l’histoire. Bec reste un très bon conteur d’histoire avec un mélange réussi entre science-fiction et fantastique. L’enjeu est de savoir comment va réagir l’homme face à une menace qui le dépasse.

Les auteurs nous disent en postface que le 12ème tome ne sera pas le dernier mais il clôt le récit amorcé dans le premier volume. Il y a une boucle qui se referme. La plupart des mini-intrigues trouvent leur dénouement. Et puis surtout, on a droit à un final apocalyptique qui ne fera pas dans la dentelle. Sur la longueur, j’ai apprécié ce récit de science-fiction qui pourra se révéler crédible dans le futur mais on ne l’espère pas. L’auteur est parvenu à nous rappeler les enjeux, puis la chronologie des faits avant de donner une explication. Il reste encore de nombreuses questions à résoudre. Je n’arrive pas à me satisfaire de l’hypothèse du test et du créateur destructeur. On verra que tout est de la faute des politiques. Le président français en fera les frais alors que le président américain totalement responsable de ce désastre se cachera bien sous un puissant abri antiatomique. La justice divine est très partiale.

Je me suis également aperçu que c’est une série qu’il faut lire d’un coup pour faire le lien. On ne comprend pas grand-chose si on lit les albums séparément à chaque fois qu’ils paraissent. Il faut tout reprendre depuis le début pour apprécier cette lecture. Au final, on se rend compte que c’est diablement efficace. Bec a beaucoup progressé, c’est incontestable. En ce qui me concerne, une des meilleures séries de science-fiction de l'époque moderne de la BD.

Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5

Nom série  XIII mystery  posté le 05/10/2008 (dernière MAJ le 27/07/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je n'étais pas vraiment emballé au début par ce nouveau spin-off d'une série aussi emblématique que XIII. Cela ne finira donc jamais ?... me suis-je dit avec un petit soupir.
Le scénario étant signé par Xavier Dorison, ma curiosité a été plus forte. Ce qui va être intéressant dans cette nouvelle série, c’est qu’il y aura à chaque fois des auteurs différents qui exploiteront à leur manière un personnage clé de la série mère. J’attends par exemple avec impatience celui que reprendra par exemple Luc Brunschwig. Le résultat pourrait s’avérer audacieux. En attendant, faisons le point sur les tomes déjà sortis:

Tome 1: La Mangouste
Xavier Dorison signe là l'une de meilleures prestations de sa carrière. La mangouste, ce tueur froid sans cesse à la recherche de XIII, nous est totalement dévoilé. Cela apporte même quelques éclairages assez intéressants sur la série-mère. Bref, nous voici avec un spin-off très utile et que vont apprécier très certainement les fans. Un dessin sobre et réaliste toujours aussi accessible signé Ralph Meyer connu pour son Berceuse assassine. On va voir ce que donnera le second tome tout en espérant comme l’indique Van Hamme dans la préface qu'il soit au même niveau.

Tome 2: Irina
Je confirme, après lecture de ce second tome signé par Eric Corbeyran au scénario où l'on s'interresse au personnage de la tueuse Irina, que la qualité est encore au rendez-vous. Pour l'instant, c'est un sans faute ! Cependant, il est dommage d'enchaîner encore sur un personnage de tueur de sang froid. Une alternance aurait été sans doute souhaitable. On va donc s'intéresser à la motivation d'Irina afin de comprendre sa psychologie profondément inhumaniste ! Philippe Berthet nous dessine d'ailleurs une Irina très proche de son personnage de Poison Ivy de la série des Pin-up.

Tome 3: Little Jones
L'auteur Yann va se focaliser sur la jeunesse du major Jones, l'héroïne black de la série XIII. C'est l'occasion d'en remettre une couche sur l'amérique ségrégationniste des années 60. On évolue au milieu des Black Panthers. On va croiser également des personnages de la série mère. Il y aura de nombreuses références historiques. Cependant, on voit mal ce que le meurtre de Sharon Tate, l'ex-épouse de Roman Polanski, vient faire là. On s'éloigne un peu de l'univers de XIII. L'intrigue de cet opus est un peu décousue. Par contre, rien à redire du dessin d'Henninot qui est très convaincant et qui colle bien à l'ambiance de la série.

Tome 4: Colonel Amos
C'est l'un de mes auteurs préférés qui prend en main de maître le scénario de ce 4ème volet consacré au fameux Colonel Amos. On va avoir droit à un véritable thriller d'espionnage qui nous fait découvrir le passé du directeur anti-terroriste américain. J'ai bien aimé car c'est judicieusement bien amené. Je n'en n'attendais pas moins d'Alcante qui confirme encore une fois tout son talent ! Un mot également pour Boucq pour dire qu'il a fait également du bon travail avec sa griffe résolument réaliste. Il donne véritablement vie au personnage du Colonel Amos.

Tome 5: Steve Rowland
Au début, j’ai trouvé curieux de s’intéresser à un personnage dont notre fameux héros XIII avait copié l’identité. Après lecture, je trouve que ce n’était pas une si mauvaise idée que cela car nous remontons réellement dans la partie clé de la saga. On découvre la réelle personnalité de Steve Rowland qu’il n’est pas aussi facile de cataloguer. Il aura été victime d’une enfance dominée par un père aux idées haineuses et par certains évènements tragiques qui le feront dévier du droit chemin. Bref, c’est l’un des titres les plus révélateurs de cette série dérivée. Pari réussi pour Fabien Nury.

Tome 6: Billy Stockton
C'était un pari audacieux que de mettre en lumière un personnage aussi secondaire que Billy Stockton. Notre héros XIII le croise dans la prison de Plain Rock et ce personnage meurt aussitôt après l'évasion. Bref, il ne va jouer aucun rôle dans la saga et il n'apparaît que sur quelques planches du fameux tome 3 : toutes les larmes de l'enfer. Et pourtant, les auteurs Laurent- Frédéric Bollée et Steve Cuzor ont réussi quelque chose d'intéressant. On entre dans la psychologie assez élaboré de ce personnage qui va disjoncter à cause d'une vie trop marqué par des événements tragiques. C'est un récit de qualité avec un travail de fond important et un scénario cohérent avec la série principale. LF.Bollée est pour moi l'auteur de l'année après Terra Australis et Deadline. Il signe là l'un des meilleurs spin-off.

Tome 7: Betty Barnowsky
C’est l’autre figure féminine de la série XIII avec le colonel Jones en premier lieu. Cette personnalité tranche un peu. On la découvre beaucoup plus vulnérable qu’il n’y parait. Dans la série, elle joue un rôle un peu léger qui confère toujours au sourire notamment sa relation privilégiée avec le maquis français.
Cette histoire intervient tout de suite après le cinquième tome de la série mère qu’il faudra se remémorer pour entrer dans le bain. Le président Wally n’est pas encore le conjuré que l’on connait mais un charmant président au service de son peuple. La surprise de ce tome sera de prêter un futur bébé Betty dont le père sera quelqu’un que l’on connait bien. Il y a de l’audace dans le scénario.
Au niveau des péripéties, cela se passera en pleine jungle où le général Carrington a encore des comptes à régler. On retrouvera par conséquent certains méchants de rouge total. J’ai également beaucoup apprécié le dessin. Il reste que l’intrigue sera plutôt mince en péripéties. Cela reste assez linéaire. Cela a quand même le mérite de nous faire découvrir plus en profondeur un personnage jusqu’ici assez léger.

Tome 8: Martha Shoebridge
Voici le tour d’un personnage réellement secondaire de faire la couverture. Il s’agit de la femme qui a soigné notre héros dans le premier tome lui révélant son amnésie avant d’être liquidée. Bientôt, nous aurons droit à toute l’histoire de celui qui lui a servi un verre sur une terrasse. Ceci dit, Frank Giroud prouve qu’il est l’un des meilleurs scénaristes car il arrive à lui donner une toute autre dimension grâce à sa love story avec l’un des frères Sheridan. Le personnage a une véritable épaisseur car complexe et au passé douloureux. On la plaint véritablement lors de sa descente aux enfers. On découvre les causes qui l’ont plongée dans l’alcoolisme. Cela fait un véritable lien avec le premier tome. Par ailleurs, le dessin dans le style de Vance s’inscrit parfaitement dans cette saga. Bref, mission réussie pour les deux auteurs.

Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4/5

Nom série  Le Brigand du Sertão  posté le 26/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une bd qui nous fait découvrir un Brésil sauvage dans les années 20 qui ressemble à s'y méprendre à l'Ouest américain au moment de sa conquête.

Nous avons différents chapitres qui s'emboîtent autour d'une trame principale. On découvre le destin de différents protagonistes. Il y a profusion de personnages et il faudra être attentif. Pour autant, cette lecture m'a paru assez fluide avec un dessin en noir et blanc qui passe plutôt bien.

Au final, c'est un western brésilien réalisé avec maestro. Le désert du Sertao nous réserve pas mal de surprises dans un mélange de mythe et de réalité.

Nom série  Buffalo Runner  posté le 26/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
L'auteur de Gorn s'était déjà adonné au western avec La Piste des Ombres que j'avais beaucoup aimé malgré l'abandon de cette série. C'est avec un grand plaisir qu'on le retrouve pour un one-shot de grande qualité sur un tueur de bisons. Le dessin est véritablement magnifique car maîtrisé de bout en bout. les couleurs sont formidables. Il y a incontestablement une belle maîtrise graphique.

Sur le scénario, je serai juste un peu moins élogieux. Le début démarre en fanfare puis il y a de nombreux flash-back retraçant la vie d'Edmund Fisher autrement dit Buffalo Runner. On remarquera qu'il n'y a pas de lien entre la fin et le début de la scène d'introduction, ce qui est un peu dommage. Par ailleurs, la fin est presque irréelle dans tous les sens du terme. Pour autant, j'ai bien aimé ce récit mené tambour battant.

Je n'ai pas trop aimé deux anachronismes de taille. Que viennent faire Pétain et Maurras dans cette histoire de cowboys se situant dans les années 1880 ? Cela ne colle pas. Par ailleurs, Théodore Roosevelt n'est devenu président qu'en 1901, soit bien après les faits évoqués. Comment pouvait-il savoir qu'il sauverait la vie d'un futur président ?

Quoiqu'il en soit, nous avons là un beau western qui est intelligent par son approche et une merveille d'un point de vue graphique. Cette oeuvre va devenir sans doute un indispensable car c'est bien parti pour l'être.

Nom série  Max Winson  posté le 26/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'avoue avoir été un peu bluffé par ce diptyque. Graphiquement, cela ne m'attirait pas du tout entre ce petit format et ces traits simplistes dénués de décors et de détails. Et pourtant, ce scénario m'a scotché par son incroyable inventivité si on fait abstraction de cet esthétisme repoussant.

Le thème est celui de la réussite coûte que coûte. Il est vrai que notre société tend vers ce modèle avec la multiplication des meilleures écoles, des jeux de la téléréalité qui jouent sur la compétition, de la progression en entreprise. Nous avons là un champion qui est né pour toujours gagner et ne jamais perdre. C'est une belle réflexion sur le sport et la société en général où personne n'a de considération pour les perdants. Comme dit la chanson d'ABBA, the winner takes it all.

L'auteur Jerémy Moreau a réussi son pari que celui de nous faire accrocher à une histoire tout en nous interrogeant sur les nombreuses ramifications que cela implique. On ne se perd pas en route. Le noir et blanc sert à merveille cette histoire triste de ce gamin qui tente de se découvrir loin de l'influence néfaste de son père l'ayant érigé en machine de guerre pour satisfaire ses propres ambitions.

Une belle découverte avec des personnages convaincants et un récit qui va au-delà des sentiers battus. On ne verra sans doute plus jamais le tennis de la même manière...

Nom série  Dispersés dans Babylone  posté le 26/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est une bd documentaire qui part d'une simple réflexion de l'auteur passionné de reggae : pourquoi cette musique fait-elle si souvent référence au judaïsme ? Y a t'il un lien entre la culture rasta et les juifs d'Israël ? Cette question existentielle va le conduire en Ethiopie à Addis-Abeba mais également à New-York dans une enquête plutôt passionnante.

Il faut dire que c'est un sujet pas très courant sur une quête identitaire. L'auteur est déjà connu pour son ouvrage Nous n'irons pas voir Auschwitz avec pour thème le retour aux racines. Il poursuit sur sa lancée dans une bd qui oscille entre autofiction et documentaire avec une absence remarquée d'émotions.

Le lecteur que je suis a appris beaucoup sur l'évolution et l'histoire des juifs africains. Je ne savais pas non plus que c'était les cheveux longs qui provoquaient des éruptions acnéiques. Ceci dit, l'auteur n'a pas choisi la facilité. On peut se perdre dans les détails et les multiples interlocuteurs qui guident les interviews réalisées par l'auteur. Il faut dire qu'il y a derrière une violente polémique puisque les rastas sont d'origine chrétienne et vouent un culte à l'empereur Aïlé Sélassié 1er.

Tout part à cause des analogies entre les peuples noirs et juifs qui ont souffert de l'holocauste et de l'esclavage. Du coup, l'auteur part dans une quête voulant absolument trouver des liens qui n'existent probablement pas. Il faudra s'accrocher à cette lecture pour ne pas en perdre le fil. Au final, c'est intéressant mais sans doute pas convaincant.

Nom série  Magda Ikklepotts  posté le 26/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette bd exploite le filon laissé par le célèbre Harry Potter. Nous avons également une petite orpheline au super pouvoir dont les parents ont été tués par la magie d'un puissant sorcier. L'univers sera d'un Paris dans une époque post-chasse aux sorcières peu après l'attentat de l'eurostar. Cela remplace Londres !

Les auteurs ont su tout de même créer un univers un peu uchronique mais qui colle parfaitement à notre réalité. Ainsi, on va embarquer dans une intrigue policière mêlée de fantastique. C'est assez moderne dans l'approche. On pourrait appeler cela de l'urban fantasy !

Les couleurs sont harmonieuses et les décors sont soignés. Le dynamisme des cases permet une lecture assez agréable. On regrettera juste que le scénario manque un peu d'originalité malgré tout un habillage discret. Les sorcières n'ont pas fini de nous poser des problèmes...

Nom série  Energies extrêmes  posté le 25/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une bd reportage assez utile pour comprendre les enjeux liés au gaz de schiste aux USA et en France. C'est assez complet et les réflexions menées vont assez loin. Il faut tout de même bien suivre le raisonnement. Il faut juste savoir que la France est le premier pays au monde à avoir interdit officiellement la technique de la fracturation hydraulique et non le gaz de schiste. Si on trouve une autre technique, on pourra exploiter cette ressource énergétique.

Pour ma part, j'étais plutôt favorable à l'introduction du gaz de schiste car je voyais une indépendance énergétique et des milliers d'emplois à la clé. Cependant, j'ai changé progressivement d'avis sans que mes deux principaux arguments ne soient totalement ébranlés. Cette bd aura fini par me convaincre en trouvant des contre-arguments convaincants. Pour autant, on pourra regretter un certain parti pris et un manque d'explications dans ce qui peut être néfaste pour l'environnement. Le lien de causalité n'est souvent pas établi mais supposé.

Cela va même un peu plus loin car ce livre décrit précisément les nouveaux enjeux géopolitiques mondiaux. Quand on sait que le pétrole a déjà provoqué bien des guerres, on ne peut qu'être attentif à l'évolution de l'exploitation du gaz de schiste. En tout cas, un bon travail d'investigation journalistique.

Nom série  A la dérive  posté le 24/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Xavier Coste est un jeune auteur de 25 ans que je suis depuis son fameux Egon Schiele et surtout son Rimbaud l'indésirable. Il réalise une bd un peu différente du portrait d'artiste célèbre en s'inspirant de faits réels mais romancés. Bien que cela ne soit pas numéroté, on peut supposer qu'il s'agit d'une série ou d'un diptyque. En tout les cas, cela appelle une suite.

Cela commence par les inondations parisiennes de 1910 qui donnent lieu à un braquage qui tourne mal. Le début est plutôt lourd avec une narration assez pesante puis petit à petit, on se laisse guider par cette histoire d'amour. Oui, au-delà du cambriolage de cette banque américaine, il y a le récit d'Agatha et d'Eddie. Ce dernier va d'ailleurs se sacrifier pour la belle qui ne sera pas très reconnaissante une fois l'argent en poche. On se demande pourquoi.

Bon, assez parlé de nos deux protagonistes qui partent un peu à la dérive ! Concentrons-nous sur la bd et rien que la bd pour en découvrir toute la substance. Il y a de très belles planches qui font de Paris une cité lacustre à la vénitienne. C'est presque irréel mais tellement réaliste.

J'ai aussi beaucoup aimé les décors de la jungle guyanaise et des îles sauvages au milieu des Caraïbes. Le style graphique est un mélange de classicisme et de modernité avec une certaine audace des cases qui concourt au dynamisme de l'ensemble.

Au final, une sorte de Bonnie and Clyde à l'ancienne avec un auteur qui exploite un beau potentiel. A suivre bien évidemment !

Nom série  Goya  posté le 24/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Goya n'était pas un homme particulièrement sympathique. Il n'a pas hésité à tuer le chien de sa nièce qui aboyait un peu trop en le noyant dans le puits de la belle résidence familiale. Bref, une ordure de la pire espèce dont on admire aujourd'hui les tableaux à travers le monde en louant son art et son génie. Je n'ai que mépris pour cet assassin d'animaux et ses tableaux ne m'intéressent guère. Tout n'est que violence et vanité.

Voilà, le cadre étant fixé, on suit la tranche de vie la plus obscure de ce peintre qui dessinera le fameux Saturne dévorant ses fils. Les peintures noires s'arrachent partout dans le monde car elles font figure de précurseur du romantisme. Il est clair que l'humeur de cet artiste avait une influence considérable sur ses oeuvres.

La bd joue d'ailleurs sur une variation de couleur assez sombres. Elle ne se concentre pas tellement sur les techniques de peinture mais nous montre l'homme tel qu'il l'était. Visiblement, la colère était sa muse.

Si on fait abstraction du monstre, c'est une oeuvre à découvrir pour connaître le premier des artistes engagés. Un album néanmoins très sombre et sans concession.

Nom série  Louis de Funès, une vie de folie et de grandeur  posté le 24/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Louis de Funès était mon acteur préféré quand j'étais plus jeune et que la TV repassait sans arrêt ses films comiques. La grande vadrouille réalisé en 1966 par Gérard Oury avait fait 17 millions d'entrées. Le record n'a été battu qu'en 1997 par le film Titanic et plus tard par le médiocre Bienvenue chez les Ch'tis. Déjà le Corniaud en 1965 avait été un formidable succès avec presque 12 millions d'entrées.

Pourtant, Louis de Funès a commencé véritablement sa carrière qu'à l'âge de 41 ans après avoir connu une vie assez tumultueuse. Je n'invente rien car c'est lui-même qui le dit dans la bd. Cela commence d'ailleurs avec l'évocation de la vie de son père Carlos qui allait en faire voir de toutes les couleurs à sa mère. On découvre son enfance qui n'a pas été aussi rose que cela.

La biographie est assez bien construite car finalement assez équilibrée. De nombreux films sont évoqués ainsi que ses relations avec les autres acteurs notamment Gabin et Bourvil mais également des réalisateurs comme Gérard Oury. On découvrira qu'il avait des relations orageuses avec le réalisateur Edouard Molinaro ou encore son homologue Jean Marais qui n'a pas digéré de s'être fait voler la vedette dans les Fantômas. Le portrait dressé semble être une démarche honnête.

Le dessin est suffisamment fluide pour déceler les mimiques de cet acteur hors pair. Les autres acteurs sont également facilement reconnaissables ce qui constitue un plaisir de lecture.

C'est en tout cas une bonne idée que de faire découvrir la vie de cet acteur exceptionnel petit par la taille mais grand par le génie. Bref, une biographie où l'on ne va pas s'ennuyer !

Nom série  Florange, une lutte d'aujourd'hui  posté le 24/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est un reportage qui évoque l'un des derniers combats perdus par la Lorraine sidérurgiste autrefois baptisé le Texas français et raconté par un enfant du pays. On a tous entendu parler de Florange où les politiques, de Sarkozy à Hollande ont laissé tomber ces pauvres gens en ne tenant pas leurs promesses faites d'espoir. Le changement, c'est maintenant. Où en est-on à peine trois ans après ? La déception domine.

La bd dit très bien qu'ils ne viennent pas de ces milieux ouvriers, ne connaissent pas les codes, ni les préoccupations, ni les conditions de vie ou la culture. Le gouvernement et les industriels les ont laissé totalement tomber quand on part défendre des populations menacées à l'étranger par les guerres et le terrorisme. Choix certes respectables mais que beaucoup de nos compatriotes ne comprennent pas. C'est une bd sur un combat perdu d'avance à l'image du cancer qui frappe la mère de l'auteur.

On assiste à la victoire de la mondialisation et des logiques économiques qui ferment des entreprises rentables. On vit la déception et la trahison subies par ces salariés qui n'ont jamais voulu abandonner la production d'acier. Même le leader de ce mouvement est devenu député européen pour continuer le combat à un plus haut niveau afin d'éviter la désindustrialisation.

Cette oeuvre nous montrera tous les dessous de ce combat car l'auteur Tristan Thil a suivi le quotidien de ces hommes. C'est une histoire racontée de l'intérieur qui insiste sur les effets dévastateurs des promesses politiques. Ainsi, aux élections municipales de mars 2014, Le PS a perdu la mairie de Florange dès le premier tour. A Hayange, ville des hauts-fourneaux, le FN a remporté la mairie avec un candidat autrefois militant de lutte ouvrière et ancien de la CGT. La France change et on peut aisément en comprendre les raisons.

Nom série  Black Hole  posté le 23/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J’appréhende toujours les lectures de grandes œuvres qualifiées comme telles par la majorité alors que je n’avais pas apprécié le style de cet auteur sur sa série Toxic. On retrouve dans Black Hole le même délire psychotique et hallucinogène avec ce cocktail : ado, sexe et drogue. Bref, tout ce que je déteste en précisant que mon adolescence a été propre et loin de cette vision néfaste et underground. Oui, le glauque et la fumette ne m’attirent point et ce n’est un secret pour personne.

Pourtant, je dois bien reconnaître que l’auteur sait installer un climat de noirceur incandescente, une atmosphère un peu étrange voir malsaine. Nous évoluons au gré d’une bande de vieux adolescents qui se cherchent. Le dessin est par moments d’une grande beauté picturale en jouant sur des contrastes en noir et blanc. Pour autant, j’avoue ne pas avoir suffisamment bien distingué deux visages mâles se ressemblant parmi les prétendants de Chris si bien que cela a porté à confusion pour la compréhension de ce récit.

Par ailleurs, l’auteur se contente de multiplier les visions et transformations étranges sans pouvoir apporter la moindre explication rationnelle. En effet, il mise sur autre chose. Du coup, je ne me sens pas être son public visé d’autant que je n’ai éprouvé aucune empathie pour les personnages. Bref, c’est une autre vision de l’Amérique et de ses teenagers. Gare à la maladie si on succombe à cette libération sexuelle et aux excès. Malaise et angoisse vont de pair.

Dans le récent film de 2014 La planète des singes : l’affrontement, il y a une scène qui met en valeur cette œuvre. Il est curieux que ce soit la bd qui est retenue pour une atmosphère de fin du monde sur fond d’invasion macaque. Oui, Black Hole reste une bd d’atmosphère plutôt que de construction d’un scénario digne de ce nom.

Je ne crierai point au chef-d’œuvre du comics au milieu d’une meute de loup. Bien entendu, je peux comprendre que cela puisse plaire comme une ode à l’anticonformisme car je suis suffisamment tolérant. Cependant, j’avoue allègrement que ce n’est pas ce qui me fait vibrer dans ma passion pour la bd. Je ne mettrai pas un 3 étoiles de complaisance : non car j’assume !

Nom série  Femmes de réconfort (esclaves sexuelles de l'armée japonaise)  posté le 22/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Employer le terme « femme de réconfort » est en soi déjà un euphémisme car traiter un être humain comme un objet n’est guère réconfortant. Cela concerne bien entendu les femmes souvent mineures qui furent arrachées à leur famille pour servir d’esclaves sexuelles à l’armée impériale nippone. C’est un véritable scandale qui ne fut dénoncé que bien des décennies plus tard et qui fait l’objet d’une véritable amnésie de la part du Japon à l’inverse de l’Allemagne qui a reconnu les crimes nazis.

Cet ouvrage fait suite à ma lecture de Anne Frank au pays du manga et cela constitue un excellent complément. Le massacre de Nankin en 1937 est également largement évoqué. On s’aperçoit qu’il y a une extrême droite largement active au Japon qui tente de nier les faits avec une parfaite mauvaise foi que je ne lui connaissais pas jusqu’à alors. Cela ne sera certes pas la première fois qu’un gouvernement pratique le déni de la réalité à commencer par les Turcs avec le génocide arménien. Ce négationnisme n’est guère excusable et il faut des ouvrages comme celui-là pour nous expliquer ce qui s’est réellement passé.

Toutes les guerres sont affreuses. La guerre propre n’existe pas. Cette lecture ne sera guère agréable car les viols ne sont guère un sujet plaisant. Il y a toute la souffrance de ces vieilles dames qui ressort. C’est triste. Rien ne nous sera épargné, à commencer par les faux recrutements afin d’enrôler toujours plus de nouvelles femmes. On verra également que les hollandaises feront partie du lot en raison des conquêtes japonaises dans le Pacifique et en l’occurrence l’île de Java. Quand la tromperie ne fonctionnait pas, les Japs recouraient à l’enlèvement. En tout, on évoque près de 200 000 victimes. Ce n’est pas négligeable. Le maire d’Osaka avait déclaré que les femmes de réconfort avait été une réelle nécessité. L’atomisation également, aurais-je envie de lui répondre courtoisement…

J’espère que le Japon présentera un jour des excuses complètes et honnêtes, en assumant sa responsabilité légale et en offrant des garanties pour que ces crimes ne se répètent jamais. Ce récit va faire découvrir au grand public la réalité de ce terrible drame. La lecture de ce documentaire précis et honnête sera certes pénible mais nécessaire également.

Nom série  Secrets : Adelante  posté le 20/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J’ai été un lecteur assidu de cette collection "Secrets" qui me passionnait. Cependant, sont venus des titres assez moyens qui ont jeté un peu l’opprobre sur cette collection. C’est donc avec une certaine appréhension que j’abordais cette lecture.

Verdict ? Ce n’est pas trop mal et c’est même excellent. Le cadre sera historique, à savoir la rébellion de l’Espagne contre l’ordre napoléonien. C’est une période peu abordée en bd donc toujours intéressante de découvrir. On suit le destin d’Angel, surnommé El Libertador.

Malgré une fausse piste, le secret sera facile à découvrir mais plutôt dans le second tome. Il est simple et classique à la fois sans fioriture inutile. C’est clair qu’on s’attendait sans doute à quelque chose de plus fracassant, qui aurait changé la destinée du combat pour la liberté de l’Espagne. Mais bon, on prendra ce qui vient dans ce récit mêlant la guerre et le drame familial. Cela reste crédible et c’est bien là l’essentiel.

Le problème des classes sociales sera également abordé. Il est très intéressant de suivre ce récit qui nous montre les différences entre ces mondes qui évoluent au milieu d’une guérilla populaire contre l’envahisseur. Le dessinateur fait preuve d’une grande dextérité avec un trait limpide et efficace qui est fort appréciable. On n’oubliera pas le regard de ces Espagnoles.

Au final, cela sera assez classique mais bien réalisé. Ma véritable note : 3.5 étoiles.

Nom série  Gisèle et Béatrice  posté le 20/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est plutôt rare que je mette un 4 étoiles pour une bd qualifiée d’érotique. Je crois que c’est arrivé pour Fraise et Chocolat ainsi que Okiya, la maison des plaisirs défendus ou encore Le Déclic et c’est tout.

Si je le fais en l’espèce, c’est que cette œuvre m’a paru tout à fait exceptionnelle pour le genre. Il y a toute une histoire qui est construite et qui constitue le véritable moteur plus que les quelques situations coquines très gentilles. Le thème sera de se mettre à la place d’une femme et de vivre cela de l’intérieur. C’est amené de façon très subtile.

On s’amuse beaucoup alors que les situations sont parfois assez difficiles pour les femmes notamment. J’ai aimé ces rapports de domination et ces inversions de rôle entre l’employée de bureau et son patron macho. La relation entre ces deux personnages va s’avérer plus complexe qu’il n’y paraît. Le dessin nous fait également rapidement accrocher à ce récit plein d’audace et d’humour.

C’est une bd inventive comme on n’en fait que trop rarement. Derrière l’érotisme des situations se cache un véritable conte social plutôt de bon goût. A noter que c’est la collection « Aire libre » qui publie cela alors qu’elle est spécialisée dans des ouvrages haut de gamme. C’est un signe ! La présentation est en coffret avec une absence de résumé afin de garder le plus grand secret. Bravo à l’auteur pour cette oeuvre originale !

Nom série  Le Petit Livre de la Bande Dessinée  posté le 19/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cet ouvrage pourrait être qualifié de mine de renseignements sur l'univers de la BD.

Hervé Bourhis nous a habitués à cette collection thématique avec Le Petit Livre Rock, Le Petit Livre des Beatles puis Le Petit Livre de la Cinquième République que j'avais d'ailleurs avisé en montant la fiche.

Cela part grosso modo de la fin du XIXème siècle jusqu'à l'année 2014. Les 70 dernières années font l'objet d'une documentation sur deux pages assez détaillée à la manière d'un almanach.

Maintenant, on peut contester le choix de Bourhis qui va mettre l'accent sur certains auteurs jusqu'à l'exaspération comme Hergé (Tintin, c'est de l'art et Astérix c'est de la BD) ou occulter plusieurs autres qui ont pourtant bien marqué nos années. C'est très partial mais c'est assumé. On apprendra tout de même des choses assez intéressantes.

La vision de l'histoire de la BD n'est pas observée par un moderniste mais un ancien qui fait tout de même partie intégrante des auteurs. Cela plaira incontestablement, d'autant qu'il aura un regard décalé sur certaines choses avec ce côté amusant.

Un BDphile qui se respecte doit au moins avoir lu cet ouvrage. Oui, c'est une obligation. La naissance du roman graphique, l'évolution du manga et du comics n'auront plus aucun secret.

Nom série  Hannah Arendt  posté le 19/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans la collection grands destins de femmes, j'ai lu Coco Chanel et Virginia Woolf. A titre de comparaison, je peux dire que cet ouvrage me paraît le plus abouti. Il est vrai que je ne connaissais rien de la vie d'Hannah Arendt et que cela a donc été une petite découverte.

C'est une femme intelligente, indépendante et vivante qui a beaucoup voyagé et rencontré les principaux philosophes et écrivains de notre temps. Elle a dû fuir l'Allemagne nazie. Elle est d'ailleurs l'une des premières à avoir aussi bien analysé la pensée totalitaire en mettant par exemple en parallèle nazisme et communisme à une époque où la comparaison était inconcevable pour beaucoup. J'ai beaucoup apprécié ces diverses analyses comme le fait de déclarer que ne pas penser est certainement le plus dangereux.

Cet ouvrage est fort bien documenté et on ne s'ennuiera pas à cette lecture. Sur la forme, cela manque un peu d'aération graphique avec des cases bien trop petites et chargées. Sur le fond, il est passionnant de découvrir le destin d'une femme aussi controversée.

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