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Nom série
L'Arbre vengeur
posté le
16/03/2003
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Le dessin de cet album est très particulier, non seulement par sa technique mais aussi par les figures cauchemardesques à la Picasso qu’il met en scène. Sombre, visages torturés, on ne sait si l’on se trouve dans une histoire, un rêve ou un cauchemar.
L’histoire est tout aussi onirique, qui rapporte des «faits» bien étranges, et s’enchaînant avec une logique absurde.
Par contre, j’ai vraiment un problème avec Vanoli. Je ne parviens pas à sortir du sens des ses albums, et je n’arrive pas à apprécier ses oeuvres. Après ça, à vous de voir. |
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Nom série
Lame Ryder
posté le
16/03/2003
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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De prime abord, «Lame Ryder» ne paie pas de mine… Le graphisme de Mahler est en effet extrêmement iconique, et très dépouillé, plus encore que dans «TNT». L’histoire quant à elle, se lit très rapidement, et paraît très banale.
Mais à la relecture, on s’aperçoit que tout cela cache de l’ironie, une pointe de cynisme, et des relations intéressantes entre les personnages. Ceux-ci sont de plus bien campés, ont un caractère bien défini, et en à peine 22 pages on en vient à s’attacher à eux.
Au final, cet album très synthétique est intéressant et mérite relecture. |
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Nom série
TNT
posté le
16/03/2003
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Mahler semble décidément aimer les loosers. Lame Ryder était un pauvre gars indécis, et TNT, s’il est bien décidé, n’en est pas moins un authentique perdant.
Le dessin est minimaliste mais illustre parfaitement le propos, et les personnages, très ronds, sont sympathiques.
Mais la grande force de cet album réside dans la densité des relations qu’il parvient à tisser. La situation exposée en quelques phrases est loin d’être simpliste, bien au contraire ! Les relations, les sentiments entre les personnages sont complexes et ambiguës. Sur un canevas hyper-classique, Mahler brode avec dextérité, réussissant à rendre sympathiques ses personnages, pourtant à peine ébauchés.
Moi j’aime. |
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Nom série
Presque
posté le
16/03/2003
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Dans la lignée de «L’artiste de la famille», cet album aborde un sujet plus spécifique : le service militaire. Prologue et conclusion sont un aveu d’impuissance. Impuissance à digérer, à haïr, impuissance à réagir envers quelque chose qu’on ne peut que subir.
«Presque» décrit l’indescriptible. Les scènes montrant la mère de Larcenet (que l’on retrouvera plus tard sous une forme approchante dans «Le combat ordinaire») sont une très belle mise en abîme du lecteur et illustrent parfaitement l’impuissance de tous : de celui qui subit, de sa famille qui ne peut rien et qui préfère se voiler les yeux que de faire face à une réalité inacceptable...
A mon grand regret, je dois avouer que Larcenet retranscrit assez bien un certain esprit particulièrement détestable, médiocre et méprisant, qui touche une partie de l’armée. Car dans une moindre mesure j’ai aussi vécu ces choses, cette impuissance, ce dépouillement de presque tout droit, cet avilissement légal, pour le «bien de la nation». Aussi ne puis-je qu’être complètement d’accord avec tout cet album.
Fort heureusement, ce genre d’épreuves permet en général d’en sortir plus fort. Mais «Presque» contient cette conclusion d’autant plus pessimiste qu’elle est vraie : à condition que ça ne recommence pas. |
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Nom série
Sam & Twitch
posté le
12/03/2003
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Franchement bien) |
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(Tomes 1 et 2 seulement)
Trouvé complètement par hasard dans une bouquinerie, "Sam & Twitch" a immédiatement attiré mon attention et rivé mon oeil (Aïe-euh !)...
Il faut savoir que je lis très très peu de comics (pas par conviction, plutôt par méconnaissance et désintérêt sans réel fondement), mais là, comment dire ? J'ai eu une envie irrépressible de lire cette série.
Tout simplement parce que je trouvais le dessin, certes particulier, fascinant, et le découpage, la mise en pages, atypique, superbe, et très intéressante.
De fait, le découpage est de ceux qu'on ne trouve pas dans la BD franco-belge ni même les mangas (en tout cas pas dans ce que j'en connais). Le soin qui lui est apporté, l'utilisation de certaines astuces lui confère un dynamisme assez important, et se révèle être un véritable plaisir pour l'oeil !
(un reproche tout de même : les cases qui chevauchent la tranche, c'est vraiment pas génial, il faut casser la reliure pour les voir en entier   ) Je ne sais si ce genre est répandu ou non dans les comics, mais c'est très rafraichissant.
Le dessin, s'il me plaît vraiment beaucoup, souffre par contre d'un défaut : on a parfois du mal à reconnaître un personnage d'une case à l'autre. Si, si. Et puis les ombres sont disposées de façon parfois un peu étrange...
Côté scénario, eh bien cela a déjà été commenté. L'humour n'est certes pas intense, mais il est bien présent pour adoucir les moments de tension, avec Burke en particulier. J'ai particulièrement apprécié la page où Sam & Twitch envoient Spawn se faire voir.   
La première enquête (volumes 1 et 2) commence lentement, et on ne comprend vraiment pas grand-chose, le flou est total. La fin par contre précipite les choses. Tout est intense, tendu, concentré, de même que le lecteur. J'ai beaucoup aimé, d'autant plus que la tension a été longtemps retenue, mais à vrai dire elle pose plus de questions qu'elle ne résout de problèmes...
Alors voilà. Pour l'instant, je dirais qu'il s'agit là d'une série fort intéressante pour la mise en scène globale et dotée d'un scénario qui sans être exceptionnel est assez efficace.
Par contre, c'est bête mais je ne l'aurais jamais achetée au prix fort. |
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Nom série
Mary la Noire
posté le
12/03/2003
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Si le dessin m'a plutôt rebuté au début, on en vient assez vite à le trouver très beau, quoique peut-être un peu figé. En tout cas, l'ambiance développée par le biais de ce graphisme est assez spéciale et bien prenante.
Mon reproche ira donc au scénario. Eh oui. Je ne l'ai vraiment pas apprécié... On part sur une vague histoire de fantômes, on passe à un écrivain don juanesque qui mêne une simili-enquête, qui se retrouve embarqué par hasard sur le navire de Mary la noire, qui se retrouve sur une île... Je n'en dis pas plus pour ne pas révéler l'histoire, mais le sentiment qu'il me reste lecture (laborieuse !!!) faite, c'est que ladite histoire comporte (version diplomatique) un rythme très atypique, comme des vagues sur lesquelles on se laisserait bercer, ou également (version moins diplomatique) que c'est une succession d'aventures reliées entre elles de façon faible et que ça a suscité chez moi un fort inintérêt. 
En plus je trouve la fin (le dernier quart du 2ème album) menée rapidement (d'accord, c'était le but, mais ça ne m'a pas plu), et la vraie fin assez... euh... décevante ? convenue ?
Voilà. Désolé, mais j'ai vraiment dû me forcer à finir ce bouquin (l'intégrale est d'ailleurs très belle). |
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Nom série
Version
posté le
11/03/2003
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Ce manga de l'auteur de Ikkyu et Fleur de Pierre, a été publié en France en 1996, et sa suite a visiblement été abandonnée. L'oeuvre est donc incomplète, et à dire vrai je me demande si ce volume correspond a la version originale, ou a été remanié...
J'avais beaucoup aimé les deux oeuvres citées ci-avant du même auteur, ce qui m'a poussé à lire cet album (difficilement trouvable). Le genre est très différent puisqu'il s'agit là de science-fiction, genre qui semble ne pas réussir vraiment à Sakaguchi... L'introduction est en effet extrêmement rapide ("votre mission, si vous l'acceptez, sera de retrouver le docteur Higuré..."), et par la suite l'histoire reste dans ce ton de rapidité : les personnages ne sont presque pas développés, caricaturaux dans le sens péjoratif du terme (cf les vieux James Bond pour les méchants, avec leurs gadgets kitchs et leur personnalité bizarre), les péripéties s'enchaînent avec assez peu de bonheur, et surtout le thème est archi-mal traité.   
En effet, on trouve dans "Version" un blabla pseudo scientifique mélangeant le mythe de Frankenstein, la théorie de Gaïa (entraperçue), et le devenir de l'humanité en tant qu'éspèce. Ces thèmes, abondamment (et assez souvent intelligemment) développés dans la littérature de science-fiction, ne suffisent certes pas à faire par leur seule présence un scénario intéressant, et de fait ils sont ici très mal exploités. L'effet global est celui d'un puzzle de différents éléments scénaristiques simplement mélangés : rien d'intéressant, donc.
De plus le dessin me semble moins travaillé que dans les autres oeuvres du même auteur, et franchement je n'aime pas les têtes des personnages principaux, je les trouve moches. 
Enfin, si jamais on voulait connaître la suite, on devrait apprendre le japonais.
Non, vraiment, lisez plutôt Ikkyu pour une bonne série de Sakaguchi, ou "Nausicaä" pour un excellent manga d'anticipation... |
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Nom série
Le quartier évanoui
posté le
10/03/2003
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Tout d'abord attention ! Il s'agit là de la réédition de l'album paru chez Glénat en 1994, ce qui n'est bien évidemment précisé nulle part.
Le dessin de Tronchet n'est pas le meilleur qui soit (même si je l'apprécie en général), mais il souffre ici en plus de nombreux défauts et maladresses, que je vous laisse découvrir. L'usage des couleurs est sympathique, reflétant l'ambiance régnant dans le quartier, mais le côté monochromatique omniprésent peut surprendre, voire lasser.
Le plus atypique réside probablement dans les dialogues, qui d'un bout à l'autre de l'album (soit 180 pages, tout de même !) sont écrits en pseudo-néo-argot... Ca aurait pu être joli, poétique même, mais là au bout de trois pages on en a marre, et au bout d'un chapitre c'est tout simplement INSUPPORTABLE !
C'est en fait tellement illisible que j'ai dû m'y reprendre à six fois pour finir ce bouquin. Si on ajoute à ça un scénario moins que moyen, très dilué, la maladresse des dessins précitée, on obtient un album complètement inintéressant et gavant, et que je ne vous recommanderai certainement pas. 
Si vraiment vous aimez un petit côté poétique et l'argot, jetez-y un oeil, mais sinon... |
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Ce dernier album de notre Larcenet préféré comporte de très bonnes choses… et de moins bonnes. Parmi les bonnes tout d’abord, on retrouve -- comme cela a été abondamment noté --une œuvre plus mature dans son sujet (que les œuvres comiques du grand maître, je veux dire, ce qui n’enlève rien à leurs qualités) et cependant abordable ; l’humour est encore bien présent (le passage avec le père de Marco par exemple m’a fait hurler de rire), mais est mêlé d’une façon… juste à des préoccupations beaucoup plus existentielles et graves. On ne peut d’ailleurs que remarquer l’emprunt du style utilisé dans « L’artiste de la famille » pour représenter Marco lors de ses crises d’angoisse.
L’alternance ton du récit / ton extrêmement intimiste est à mon avis également très bien trouvée. D’une page à l’autre, on change brusquement de tonalité, ce qui trouve quelque peu un écho dans les crises d’angoisse qu’on peut voir. Le rythme en est profondément affecté, et de fait si l’on ignore ces pages, on verra que l’histoire semble découpée fort logiquement sous forme de chapitres. Cela donne également une impression « d’iceberg » : on voit une partie du récit, mais une grande partie nous demeure invisible, inconnue.
Par contre… Ce que je vais dire va sembler du chipotage, mais ça m’a réellement gâché mon plaisir à lire cet album…
Tout d’abord, je n’arrive pas à intégrer les huit ans de psychanalyse. En effet, une personne qui fait une analyse aussi longue apprend à se connaître, et pratique l’introspection de façon approfondie. Ce dont témoignent d’ailleurs les passages où Larcenet utilise un ton personnel. Hors, le personnage de Marco semble être ridiculement stupide et peu profond. De mon point de vue, il y a là une énorme incohérence.
Deuxième chose, en rapport avec celle-ci, la réaction de Marco à la fin de l’album me paraît complètement aberrante… Durant toute l’histoire il réagit de façon plutôt « soumise », râlant ça et là, et tout d’un coup il devient violent… Dans le contexte de l’histoire, je trouve que ça ne colle pas. Et puis était-ce vraiment la peine de souligner, encadrer puis surligner « le message » ? Cela me paraît un peu excessif, et beaucoup moins fin que le reste de l’album.
Alors voilà, « Le combat ordinaire » se lit très bien, on rit, on vit avec les personnages, on est touchés, c’est vrai. Mais s’il laisse augurer de futurs albums extrêmement intéressant, il souffre encore de quelques défauts qui me semblent assez rédhibitoires, d’où une note moyenne.
A lire, cependant ! |
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Nom série
Planètes
posté le
08/03/2003
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Tome 1 
Cet album m’a laissé une étrange impression… Il est composé de plusieurs chapitres formant autant de petites histoires quasiment indépendantes, liées par la trame générale de la série, et souffre de certains des défauts que l’on peut s’attendre à trouver dans le genre. Le scénario peut en effet paraître un peu décousu, les épisodes peuvent sembler une accumulation d’aventures, et le thème des épisodes peut être amené et/ou traité trop rapidement. Seul ce dernier point me paraît reprochable à « Planètes » : la problématique de certains chapitres est parfois un peu trop brusquée. On aurait aimé un développement plus lent et plus approfondi… Le meilleur exemple en est peut-être le tout début, ou en deux pages Yuri perd se femme.
Malgré cela, cet album possède une réelle force. L’ambiance est superbement rendue, les décors sont très beaux, le découpage, bien qu’assez traditionnel, est utilisé de manière vraiment efficace pour ralentir ou accélérer l’œil du lecteur, créant ainsi une impression d’immobilité, de flottement silencieux dans l’espace. De plus, si la base de l’histoire est basée sur quelques péripéties, on s’attache surtout aux réactions des protagonistes, à leurs motivations, à leur façon de « vivre l’espace ». Si là aussi le traitement est parfois un peu hâtif, j’ai été tout simplement touché par la simplicité et la vérité des comportements montrés. La séquence pages 87à 89 (vers la fin de la phase 2) est à cet égard sublime…
Je ne crois pas que ce manga plaira à tout le monde, mais je vous le conseille tout de même, au même titre que les œuvres de Taniguchi, qu’il m’a rappelé par certains points.
Pour ma part, j’aime !
Tome 2 
Ce tome est beaucoup moins contemplatif que le premier. L’histoire est en effet en grande partie centrée sur le personnage d’Hachimaki et sa volonté de faire partie de l’équipage du Von Braun, vaisseau actuellement en construction, sensé aller vers Jupiter.
Les autres (précédents) personnages sont donc beaucoup plus effacés, d’autant plus que le père d’Hachimaki et Tanabé (sa remplaçante, une authentique débutante) font leur apparition et prennent une importance assez considérable dans le récit. On trouvera de plus deux ou trois facilités dans le scénario, ce qui m’a légèrement déçu.
Par contre le dessin est toujours d’un niveau assez remarquable, et Yukimura a parfois des éclairs de génie : page 81, une page entièrement vide ; en haut à droite un petit morceau de Terre ; en bas au centre, Tanabé, toute petite ; commentaire : «L’espace est trop vaste quand on est seul.». Page 84 : même scène ; sur une page, Tanabé vue de face occupant toute la page ; commentaire : «Ce jour-là j’ai pas réussi à empêcher Tanabé d’envahir l’espace.»
L’adéquation entre la mise en scène et le texte, le pendant de ces images sont si parfaits que j’en suis resté sans voix. Ne serait-ce que pour ces deux pages, ce livre vaut la peine d’être lu !
D’un rythme très différent du premier, «Planètes 2» développe certains aspects d’un vaste sujet, d’une façon qui me paraît parfois un peu exagérée mais qui reste très crédible. Seul problème : il va falloir attendre le tome 3, snif ! |
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La collection "Patte de Mouche" continue à me surprendre. Ce petit album aux cases assez minuscules bâties sur un gaufrier de neuf cases, laisse une impression étrange...
En effet, si l'histoire racontée est assez banale, voire même maladroite en regard de ce qu'on peut attendre d'une... histoire, si des personnages apparaissent on ne sait trop pourquoi, au final il reste une impression de "correspondance", comme si certains passages correspondaient à d'autres.
Alors soit je suis complètement stupide et je n'ai rien compris à ce bouquin, soit il y a effectivement une idée sur laquelle est construite l'histoire, pas complètement évidente, et que je n'ai qu'entre-aperçue...
Dans tous les cas, au niveau plaisir de lecture "Boîte de vitesses et viande en boîte" ne brille pas. Par contre, il demande relecture. |
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Nom série
Monsieur Rouge
posté le
06/03/2003
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Ce petit album est très beau : couverture épaisse, agréablement douce au toucher, couleur intense, vraiment très bien.
Les gags sont à mon avis bien trouvés -- la plupart du temps. Les auteurs créent un personnage complètement bouffon et ridicule, et exploitent de façon intéressante le "cadre" de la bande dessinée pour en montrer certaines limites, ce qui ne va pas sans rappeler un certain Achille Talon (Les Petits Desseins d'Achille Talon, peut-être ?) où déjà Greg faisait cela.
De plus l'utilisation de l'infographie et des fonds photographiques est ici intelligente et employée à bon escient. Bon point, donc.
Par contre, cette "originalité" ne l'est pas tant que ça, originale... Les gags sont donc plaisants, sans cependant être très novateurs. Et puis j'ai l'impression que Ka a quelque peu hésité... En effet, certains gags ne sont que ça (des gags), alors que les autres sont clairement axés sur le support de la bande dessinée... Pourquoi mélanger ainsi les choses ? Je l'avoue, ça me laisse quelque peu perplexe.
Enfin, très mauvais point pour le rapport qualité/prix : l'album a beau être beau et bien fait, il contient douze gags. 7,50 euros pour ça, je trouve que c'est vraiment trop cher.   
Il aurait fallu en faire plus, ou faire un album moins cher.
Bref, album sympathique et distrayant, mais vraiment trop court et trop cher. |
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Nom série
Gon
posté le
06/03/2003
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Découvert et lu presque par hasard, ce tome a été une très grosse surprise pour moi ! D'apparence peu alléchante (papier un peu cheap, aspect du tome un peu vieillot, aucune parole et dessin de prime abord rebutant), la lecture s'est avérée tout simplement passionnante !
En effet, le personnage de Gon est... délirant. Petit (minuscule) tyrannosaure rex, il a l'air complètement sérieux et austère. Mais c'est sans compter sur sa force -- phénoménale -- et sa résistance -- à toute épreuve -- qui lui confèrent un caractère de chien, un mépris pour le danger (il dort sur un ours brun...) et une attitude assez égoïste et déplaisante envers le reste du monde.
Les aventures qui lui arrivent commencent très gentiment (bagarre avec l'ours brun), mais on s'aperçoit très vite que cette série est com-plè-te-ment délirante ! Ainsi, Gon va imiter des castors et construire une maison, faire la tortue, apprendre à voler... toujours avec cet air très sérieux qui le caractérise.
Les expressions des animaux sont assez confondantes de maîtrise : Tanaka est vraiment très très doué au dessin, tant pour la caricature (expressions absolument superbes sur le visage des animaux), que pour les paysages, très bien rendus. De rebutant qu'il paraissait, le dessin devient véritablement sublime, et ce dès le premier volume.
Alors voilà, moi j'aime, c'est génial. Je n'ai lu que trois tomes pour l'instant, mais la crainte de la répétition s'est révélée infondée.
Le hors-série couleurs pour sa part reste bien sûr dans la même tonalité que les autres albums, mais apporte quelque chose de différent. Car si la couleur est à mon avis très belle et très réussie, le dessin en devient un peu moins dynamique. Enfin, à lire, ça c'est sûr ! 
Et le tome 5 est absolument excellent : Gon, voulant imiter les fourmis, se retrouve sous la terre et explore notre planète à la manière de "Voyage au centre de la Terre". Cet aspect décalé a priori peu perceptible est absolument génial, et on retrouve même certains éléments du roman (mer souterraine, champignons énormes, etc.). Cela donne en plus à l'auteur l'occasion de s'éclater au dessin, en faisant des scènes aux ambiances très variées absolument superbes.
Bref, c'est du grand n'importe quoi mais c'est absolument génial. |
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Nom série
Jimmy Corrigan
posté le
06/03/2003
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Jimmy Corrigan, sans être complètement novateur et exceptionnel, est un album très original, et le moins que l'on puisse dire c'est que son auteur va jusqu'au bout de son concept : couverture dépliante double face remplie de choses ; conseils aux lecteurs en 2ème de couverture, façon "contrat d'assurance", écrit en tout petit et dans tous les sens ; mentions légales intégrées à l'histoire (dans l'histoire, vers la page 30...) ; etc. Tout est lié à l'oeuvre, le souci du détail et de l'utilisation du médium poussés très loin.
Les planches sont d'apparence très particulière. Format à l'italienne atypique, la plupart des cases sont minuscules (environ 2cm de côté) et disposées de façon assez originale. La lecture en est d'abord gênée, puis on comprend le fonctionnement et elle devient fluide. Bon, point noir, les textes sont minuscules, et même avec de très bons yeux (ou lunettes), la fatigue visuelle arrive rapidement (et en plus il faut tenir les 380 pages...).
Les "interludes" -- maison à découper et monter soi-même, avec conseils d'assemblage par exemple -- sont sympathiquement bienvenus, drôles, et modifient assez profondément le rythme du récit, interrompant l'immersion du lecteur dans l'histoire. On remarquera quand même que si jamais quelqu'un voulait vraiment les découper, il ne pourrait monter que partiellement les objets, puisque les pages sont imprimées en double face. Eh oui ! 
Le ton général de l'album est extrêmenent cynique, et même un peu glauque parfois. On le constate dès le tout début (conseils de lecture) : l'humour de Chris Ware est (ici) très particulier, mais aussi très prenant. De fait, l'ambiance est englobante, on est aspiré dans cet univers.
Le fait d'entremêler rêves, fantasmes, et histoire(s) sur 4 générations donne un résultat dense, qui pose malheureusement parfois problème pour s'y retrouver...
Je ne parlerai pas du dessin, au style très particulier, un peu rebutant au début, mais très efficace.
Au final, cette oeuvre originale et intéressante ne m'a cependant pas complètement convaincu : sans parler d'indifférence, je suis resté relativement détaché du total looser qu'est Jimmy Corrigan. De plus, le prix de cet album est tout simplement rédhibitoire.
On notera tout de même le soin extrême apporté à l'adaptation de l'ouvrage en français. Chris Ware tient en effet à contrôler toutes les versions, et Delcourt en a apparemment quelque peu bavé : traductrice + graphiste ont bossé un an pour adapter avec un grand soin l'oeuvre originale.
Chris Ware lui-même -- pourtant très exigeant -- s'est déclaré très satisfait du résultat.
(pour plus de détails, voir le Pavillon Rouge de décembre 2002) |
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Nom série
Les Ames d'Hélios
posté le
06/03/2003
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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La couverture et les dessins étant assez sublimes (lisez les autres avis, tous sont unanimes !), c'est avec espoir que j'ai lu "Le ciboire oublié".
Le début est intéressant, et on rentre assez directement -- presque violemment, même -- dans cette cité où la vie est rude et bon marché. Le système de castes mis en place est particulièrement banal, avec des pauvres qui aimeraient pouvoir vivre mieux, et une caste dominante (les dragons) qui dominent (oppriment) les autres. Trucs archi-usés propres à susciter des réactions fortement émotionnelles chez le lecteur...
Les personnages sont intéressants, se veulent détaillés et comportent un minimum de consistance, mais en même temps ils m'ont laissé une impression de "trop typés, trop caricaturaux et finalement pas assez développés". Leurs motivations me semblent amenées un peu trop brusquement, avec un soupçon de maladresse, mais je ne saurais dire pourquoi plus précisément. 
Enfin, j'avouerai que sans être du tout pudibond, la scène du cunilungus m'a un peu gêné... Je ne vois pas trop son intérêt, et elle est vraiment très explicite...
Au final, j'ai été assez déçu par ce premier tome au goût marqué de déjà vu, par une intrigue qui me paraît largement inintéressante et pas développée, et des personnages "mal" développés. Reste les superbes dessins. |
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Cet album m’est tombé dans les mains tout à fait par hasard, et je suis resté là, à contempler bêtement le dessin absolument superbe. L’ambiance est glauque, sombre, inquiétante, et très bien reflétée par les couleurs ternes utilisées ; ainsi les pages 4 à 8, entièrement en gris sont véritablement magnifiques… Les visages sont très caricaturaux, avec des traits très arrondis, ils ne plairont probablement pas à tout le monde.
Le trait de Thiret est non seulement d’une grande maîtrise et précision, mais en plus il prête un soin particulier aux détails, comme le montre l’ordinateur de Pierre de Tournefort au tout début, lequel porte un sigle qui est... Qui est ? Eh bien, vous regarderez par vous-mêmes. Autres détails, un souffle par temps froid, à peine visible, des dents noires de nobles à la cour à peine entrevues... J’aime !
Côté scénario, je serai un peu moins enthousiaste. Sur fond de chasse aux sorcières et de lycanthropie, on assiste à une enquête historique, Pierre de Tournefort découvrant les écrits de son ancêtre Joseph Pitton de Tournefort. Lequel ancêtre s’en est allé en Europe centrale étudier ce qu’il croyait être le fruit d’hallucinations et de crédulité. Cette aventure (les deux tiers de l’album) me paraît relativement banale et sans véritable originalité, et... finalement se résume en quelques lignes...
Malgré cela, ce tome se lit très bien.
Tout petit détail, un ou deux phylactères (bulles…) sont mal placés, et le texte y est centré, ce qui laisse parfois des espaces «un peu bizarres». Oui, je chipote, mais ce détail m’a intrigué...
Dans tous les cas, je suivrai la série avec intérêt, en éspérant que le tome 2 étoffera plus l’intrigue, qui me paraît pour l’heure un tantinet légère. |
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Nom série
Octave
posté le
19/02/2003
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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J'aime beaucoup ce que fait Alfred, cet album-ci inclus. Le dessin, très personnel, est également très joli. On reconnait bien certaines de ses "habitudes", mais elles sont ici largement adoucies. Ainsi le côté caricatural, difforme et grotesque des personnages est largement lissé pour donner un résultat à la fois caricatural, atypique et doux. De plus les couleurs, assez particulières, rendent vraiment bien. On remarquera le travail et le soin particulier apporté aux planches traitant du rêve d'Octave (cf la galerie).
Soyons abrupts : l'histoire quant à elle est pour les gamins. Elle est en effet très simple, et si elle comporte bien une logique, ce n'est pas celle d'un album "pour adulte". Il ne s'agit pas là d'une critique, simplement d'une observation. Pour sympathique qu'il est, cet album ne remplira pas les attentes qu'un lecteur adulte peut avoir, tout simplement parce qu'il n'est pas fait pour cela. Il faut le lire en ayant à l'esprit qu'il est destiné à un public jeune, et on peut alors se laisser emporter par son ton particulier, hésitant entre rêverie et action.
Au final j'ai pris plaisir à lire "Octave et le cachalot", mais je n'en recommande la lecture qu'à ceux qui sont prêts à retrouver l'espace d'un moment une âme d'enfant.
(Ah, et la mouette apparaît aussi dans l'album, si si, regardez bien ) |
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Nom série
Nana
posté le
19/02/2003
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Tome 1 
Je me suis lancé dans ce shojo manga (manga pour filles) un peu par hasard, pour voir de quoi il s’agissait. Première impression, le dessin est très personnel, donnant naissance à des personnages très filiformes mais non dénués de grâce. Cet aspect leur donne d’ailleurs un air un peu fragile. A part ça, il sait se faire véritablement beau : certains plans sur Nana sont en effet tout simplement superbes. On a parfois l’impression que l’auteur veut dessiner trop de choses : les personnages débordent des cases, la page semble trop petite. Impression bizarre, mais bienvenue, d’autant que le découpage est agréablement varié.
Petit reproche : les textes sont parfois trop abondants, et on a un peu de mal à savoir qui dit quoi…
Question scénario, eh bien… la première Nana est incroyablement stupide. Niaise. Mais néanmoins terriblement attachante. Car sous les apparences, les personnages ici ne sont pas que ce qu’ils paraissent. Typés, caricaturaux, oui, ils le sont. Mais ils sont en même temps terriblement attachants, et ils gagnent rapidement une profondeur intéressante.
La deuxième Nana est beaucoup plus sûre d’elle, plus intelligente aussi. Mais elle aussi va être confrontée au problème de la séparation. Autre personnage, autre problématique, autre histoire… Deux visions différentes, très personnalisées, très prenantes. Manga montrant pudiquement un amour somme toute assez mûr, « Nana » est un concentré de sentiments, de joies et de peines. A lire. Si, vraiment !
De plus en fin d’album un guide de lecture des noms permet de retrouver la prononciation originale, et un lexique explique des notions linguistiques et sociales franchement intéressantes. On remarquera également que l’auteur manie avec humour la mise en abyme, et n’a vraiment pas la grosse tête.
Tome 3 
Autant les deux premiers tomes m'ont semblé intéressants, autant celui-ci sonne le glas de cette impression. Là où en effet le début était une histoire en un volume, là où sa suite pouvait encore être considérée comme indépendante, ce troisième volume inaugure une série, et augure à mon avis un avenir moins prometteur...
Le dessin tout d'abord, s'il reste d'une qualité constante, devient confus. Les personnages ont tendance à se ressembler (exemple frappant : Hachiko et Sachiko, à part les cheveux elles sont identiques) et la mise en page devient parfois confuse et on doit relire la page précédente pour s'assurer qu'on a bien tout lu...
L'histoire ensuite... Si auparavant elle était plutôt sympa (quoique légèrement et agréablement niaise), on se dirige de plus en plus vers un "Hélène et les garçons" façon manga... Lieux précis et en nombre réduit où se déroule "l'action", sentiments dégoulinants de guimauve fondue mâchés et remâchés...
Bref, en ce qui me concerne, cette série va s'arrêter là, afin de préserver la bonne impression que m'avaient laissés les deux premiers tomes. |
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Pas du tout attiré par cet album, c'est du bout des doigts et juste avant de quitter le magasin que je l'ai ouvert... et qu'après avoir lu deux pages je suis reparti avec (sous le bras) et un gros sourire béat et un peu bête (sur la figure).
En effet, les toutes premières cases -- comme le reste de l'album, d'ailleurs -- sont somptueusement belles : de véritables tableaux à elles seules. Et quand je dis tableau, c'est parfois littéralement vrai, tant l'auteur a pris plaisir à "faire vivre" dans cette BD des éléments de grands chef d'oeuvre, voire le tableau entier. Ainsi les tournesols de Van Gogh, certains de ses paysages provençaux (la scène où le train traverse le champ de blés est... superbe !), les vahinés de Gauguin n'en sont que qelques exemples.
La deuxième chose qui frappe, c'est que sous cet académisme apparent, le dessin est extrêmement ironique ! Ainsi le personnage de Van Gogh, tout bien dessiné qu'il soit, a quelque chose de vraiment comique, de ridicule et de dérisoire. Je ne saurais dire exactement à quoi cela est dû, mais Smudja fait une caricature magistrale grâce à d'infimes détails (une pose à peine marquée, un visage étonné qui se démarque du contexte...).
Le résultat est un décalage complet entre la forme apparemment très classique, et... ces petits détails que je ne saurais nommer qui font le côté caricatural...
Le propos ensuite est quant à lui complètement farfelu. On le constate dès le tout début, avec non seulement la narration mais également les propos de Van Gogh... Le pauvre adore la peinture mais n'est vraiment, vraiment pas doué. C'est sur cette base que se construit l'histoire, originale à souhait, plaisante, distrayante, et prenante.
Le petit reproche que je ferai tout de même est qu'il y a parfois un peu de confusion, mais ça reste léger.
Enfin, humour et ironie se poursuivent jusque dans les deux dernières pages, regroupant et résumant les différents protagonistes de l'histoire, pour se finir -- toujours avec humour et dérision -- sur la dernière case qui à elle seule vaut le détour.
Bref, excellente surprise ! J'aurais presque envie de comparer "Vincent & Van Gogh" au meilleur des "Rubriques à brac" ou "Cinémastock" pour le ton employé. Sans compter le dessin, qui est splendide.
Alors voilà, ça m'arrive très rarement, mais là aucune hésitation : culte ! |
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Nom série
It
posté le
11/02/2003
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Ah.
Autant "Kirara" du même auteur m'a plu malgré la faiblesse relative des tomes 4 et 5 (sur 6), autant Tosihki Yui prend son temps pour développer l'histoire et nous faire partager les rapports entre ses personnages, autant tout cela est absent de "It". 
On est plongés directement dans le coeur de l'histoire à la façon d'un mauvais film, sans introduction ni rien, ce qui laisse une impression de hâte que j'ai rarement vu en BD... Les persos sont donc mal posés, n'ont aucune motivation, que très peu de psychologie (bon, avouons-le, il y en a quand même un minimum pour le capitaine, mais c'est tout...)... Bref, il y a de l'action, mais uniquement de l'action... sans fondement ai-je envie de dire.
De plus, tout est confus. Mais alors véritablement confus ! Difficile de comprendre quelque chose, à part qu'il y a un méchant et un gentil (mais qui est qui ?) et qu'il y a des combats. Relecture nécessaire, donc, mais l'envie n'y est vraiment pas. 
Côté dessin, j'hésite. Pas mal, mais les mélanges infographie / dessin me laissent sur une impression peu favorable...
Bon, je n'ai lu que le tome 1, mais pour l'instant je trouve ça plus (enfin moins !) que médiocre. 
Et en plus ce manga est cher. |
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