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Nom série
Ivanhoé
posté le
08/10/2009
(dernière MAJ le 29/07/2012)
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Je n'ai pas lu l'œuvre originale, je ne pourrai donc pas faire de comparaisons. Tout d'abord parlons du graphisme d'Elias Sanchez, dessinateur de Naüja et Les Royaumes engloutis, dont le style est tout à fait adapté à des récits de fantastique ou de fantasy. Lors du feuilletage de cette dernière production qui s'inscrit dans un cadre historique je doutais fortement que son dessin puisse s'adapter à cette histoire, avec des couleurs plutôt vives et parfois très pastel, mais ce n'est qu'une fausse impression car le tout s'accorde à la perfection. Sans parler des visages qui eux sont excellents, expressifs et peaufinés, et même leur style manga s'intègre sans choquer.
Ce premier tome plante le décor, les personnages et le début de l'intrigue de manière assez dense, il y a pas mal de lecture mais sans tomber dans la lourdeur. Un autre point positif : ce sont les bulles pas très grandes, au lettrage très lisible et qui ne n'abîment pas le dessin. Les intervenants sont bien développés psychologiquement, sans pour autant aller dans la profondeur absolue, mais juste ce qu'il faut pour qu'on les trouve soit attachants soit détestables, soit qu'ils laissent indifférents. J'ai une petite préférence pour le vieux juif Isaac d'York et le fou du roi Wamba, qui sont certainement les personnages les plus drôles. Je suis ravie de me replonger dans la vie des enfants d'Aliénor d'Aquitaine et de cette époque révolue que j'apprécie grandement. Yann et Sanchez nous offrent ici une merveilleuse adaptation.
Tomes 2 et 3
J'ai été moins emballée à la lecture de cette suite, car ce qui m'a un peu dérangée c'est le caractère un peu adolescent des personnages, appuyé par un graphisme qui va lui aussi dans ce sens. Lors de ma lecture du premier tome ceci m'a été masqué par le plaisir que j'ai eu à regarder ce très joli dessin et j'ai été moins sensible à certains traits de caractère des personnages.
Ceci dit c'est une histoire agréable à lire de bout en bout, sans temps mort et sans ennui. |
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Nom série
Lanfeust Odyssey
posté le
17/02/2011
(dernière MAJ le 29/07/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Tome 1 et 2 : (achat uniquement pour ces 2 tomes)
Nous voici de retour sur Troy. Encore une fois j’ai autant apprécié cette suite que les deux autres « Lanfeust ». Évidemment c’est moins épique, l’histoire est plus courte, on ne peut pas comparer des aventures de huit tomes avec un simple dyptique, d’autant que le premier tome doit refaire la présentation des nouveaux personnages ainsi que d’exposer ce que sont devenus les anciens. Ça donne une impression de platitude à certaines planches mais c'est un passage obligé pour constituer une bonne base à l’histoire. Le second tome d'ailleurs se rattrape largement, l’action y reprend sa place ainsi que l’humour. Finalement je n’aurai qu’un seul reproche, j’aurais vu une Cixi un peu plus différente physiquement que la précédente, ne serait-ce que dans la coiffure ou la couleur des vêtements, par contre son pouvoir est excellent.
Le dessin est toujours aussi sympa, même avec les couleurs de Besson, peut-être un peu moins nuancées que celles de Guth, mais elles savent garder une certaine continuité visuelle.
Au risque de me répéter, j’estime que les « Lanfeust » forment un tout, Arleston aurait pu en faire une série unique du premier au dernier tome, incluant les suivants s’il y en a, je ne peux ni amputer une quelconque partie de l’histoire, ni noter différemment ces séries. L'’univers est toujours aussi agréable et les personnages toujours aussi attachants.
Tome 3 : ou plutôt 
C'est la dégringolade, on est en plein marasme scénaristique, je ne pensais pas dire ça un jour d'une B.D. de Lanfeust, moi qui étais partante juste pour le plaisir d'être dans cet univers, mais mon enthousiasme était trop fort et on va droit dans le mur avec ce grand n'importe quoi et un Lanfeust qui ferait presque pitié tant son statut se dirige lamentablement vers le bof dans toute sa splendeur.
Même le graphisme s'est dégradé, c'est pourtant le même coloriste que le tome 1... mais le dessin aussi est moins détaillé et plutôt grossier.
Les auteurs sont à bout de souffle et l’asphyxie les guette.
Je ne sais pas si même par curiosité je lirai la suite. |
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Nom série
Big Foot
posté le
28/07/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Nicolas Dumontheuil j’adore et je ne m’en lasse pas, ses scénarios barrés juste à point sans jamais dépasser la limite de l’excentricité acceptable ; son humour subtil et coquin sans jamais tomber dans le gras ou le lourdingue ; son dessin qui semble être passé entre les vagues pour en ressortir rond et gondolé ; ses couleurs… ses couleurs directes splendides dont j‘aurais aimé qu‘il gratifie toutes ses séries, mais c‘est peut-être beaucoup trop de travail, surtout pour un auteur qui offre des B.D. avec un nombre de planches jouissif pour un prix plus que modéré au regard d'autres séries ; et puis peu importe que ses couleurs soient informatisées car elles sont bien choisies et reposantes.
Cette intro pourrait s’appliquer à toutes ses séries et résume bien le plaisir de lecture que procure son travail. « Big Foot » est tout pareil aux autres, amusant et captivant, posant son intrigue dont on ne sait pas où elle nous mènera et présentant ses personnages avec un bon travail psychologique, d’ailleurs je les ai tous apprécié, même les plus cons d‘entre eux. Les termes racistes perdent toute connotation péjorative, j’ai adoré la relique de l’indien qui parlant de Zeb, dit : « Le blanc qu’est noir », évidemment sorti du contexte ça paraît moins drôle. Dumontheuil a un sacré sens de la répartie.
L’histoire est captivante et m’a surprise car elle n’a pas pris la tournure que j’attendais, ce qui a rendu ma lecture encore plus divertissante. J‘ai aussi beaucoup aimé l‘épilogue qui met un terme au récit et qui raconte ce que deviennent les personnages par la suite, ça ôte toute frustration et clôt le récit de façon complète et non frustrante.
De plus l’auteur en profite pour jeter, mine de rien, un petit message écologique qui normalement est le genre de propos qui me gonfle passablement, mais c’est fait avec doigté et humour, et surtout sans lourdeur aucune.
Je n’ai trouvé qu’un seul petit défaut, le premier tome met un peu de temps à tout mettre en place et j’en ai ressenti quelques longueurs, mais je peux aussi dire que c’est un mal pour un bien, car à présent que je connais tout de ce petit monde ma relecture ne souffrira pas de ce petit désagrément, car passer du temps avec Zeb et Ned est purement jouissif. |
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Nom série
Ida
posté le
14/10/2009
(dernière MAJ le 26/07/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Ida n'est pas une femme comme les autres, elle n'est pas rentrée dans le moule féminin de la fin du 19ème siècle où toute femme devait se marier et avoir des enfants. Ida est célibataire et trentenaire, et surtout elle est riche ce qui lui permet de vivre sa vie comme elle l'entend. Ida est aussi hypocondriaque, ne trouvant pas sa place dans cette société d'hommes elle s'est réfugiée dans ses petits bobos quotidiens leur donnant une importance de plus en plus grande. Puis vient le jour où son état se dégrade et son médecin l'envoie un peu par la force au bord de la mer et c'est la révélation… Ida revit et se met à voyager, elle sortira même d'Europe pour conquérir de nouvelles terres en Afrique. C'est une femme cultivée, passionnée, avec un fort caractère, qui a su garder toute sa féminité pendant tous ces trajets harassants et sans confort. Ceci n'est que le tout début et si vous aimez les voyages surtout ne manquez pas celui-ci.
La narration et dessin de Chloé Cruchaudet est toute en féminité, dans un accord parfait. Les couleurs directes sont magnifiques et variées, c'est un vrai délice à regarder, d'ailleurs souvent j'ai eu l'impression de me retrouver devant la devanture d'une pâtisserie où des gâteaux aux fruits, colorés et frais se battent pour avoir la meilleure place. Le ton est sérieux et léger en même temps, avec quelques pointes d'humour toutes aussi fraîchement envoyées. Le récit ne traîne pas, tout comme le voyage d'Ida, mais il prend toujours le temps de développer chaque situation nouvelle et chaque personnage arrivant dans l'histoire. L'auteure ne porte jamais de jugement sur les différents pays qu'elle traverse, se contentant de lancer quelques pensées qui sont plutôt des constatations sur la vie des autochtones, ce n'est jamais ni moralisateur ni méchant.
Tome 2
Une lecture toujours aussi agréable tant visuellement qu'au niveau de l'histoire, bien que ce second tome soit nettement plus sombre que le précédent. Ida se retrouve au milieu d'une guerre et est prise en otage, si elle a agacé certains lecteurs elle a aussi fini par agacer ses ravisseurs... La touche humoristique de Chloé Cruchaudet et le caractère haut en couleur d'Ida sont un régal.
Tome 3
Un dernier tome de même qualité graphique, par contre l'histoire est un peu moins aventureuse que les précédents, j'ai été un poil moins conquise, mais l'histoire de clôt de façon satisfaisante. |
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Nom série
Assassin
posté le
26/01/2011
(dernière MAJ le 26/07/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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En général ne j’adhère pas aux scénarios qui introduisent du fantastique dans l’Histoire, et je déteste par-dessus tout l’utilisation de la période nazie, ces deux éléments sont pour moi fondamentalement rédhibitoires, et pourtant... J’ai été totalement conquise, ça m’a presque donné envie de me découvrir toutes ces uchronies que j’ai toujours évitées jusqu’à présent. En fait je ne me suis penchée sur cette lecture que pour le graphisme, je n’avais même pas remarqué le symbole nazi sur la couverture !
Tout d’abord je précise qu’on est à la limite de l’uchronie, mais pour l’instant ce n’en est pas une car les évènements historiques en eux-mêmes ne changent pas, seules les raisons qui les ont provoqués sont modifiées, ainsi que tout ce qui reste dans l’ombre et dans le domaine du secret ; à voir si par la suite ça reste sur cette voie ou si Peru décide de changer l’Histoire.
L’histoire est rondement menée, sans jamais traîner, une fois passées les premières pages on est totalement happés par l’atmosphère générale, rendue avec beaucoup de précision par Pacurariu et les couleurs à l’ancienne de Panarin, toutes en dégradées de marron. J’ai souvent été captivée par un certain nombre de cases, totalement fascinée par l’ambiance qu’elles dégagent.
Le récit visite plusieurs époques de l’Histoire mais sans s’y attarder juste pour lui faire prendre racine, les Haschichins y ont une place prépondérante leur donnant le secret de la vie et la mort, allant bien au-delà de leur rôle moyenâgeux, les installant dans l’Histoire bien avant l’avènement de l’ère chrétienne. Une bonne petite trouvaille qui « expliquerait » bien des choses… à découvrir dans la bd.
A mon goût il n’y a qu’une seule petite facilité scénaristique, la façon dont sont ressuscités les morts, je trouve l’idée bonne et originale mais en même temps un peu facile pour ce qui est d’éviter le pourrissement des corps qui n’est pas évoqué, mais bon, on peut facilement passer outre.
La chute de ce premier tome est mortelle, et surtout quand vous l’aurez en main n’allez pas voir les dernières planches ça pourrait vous gâcher une partie du suspense. J’ai hâte d’avoir la suite.
Tome 2
Niveau scénario le second tome est dans la ligné du premier, avec en plus une chute royale et bien amenée, tout en gardant l’Histoire intacte telle que nous la connaissons. De ce côté-là je suis plutôt satisfaite car on n’est pas aller vers un grand n’importe quoi qui était le piège à éviter.
Par contre je suis un peu déçue du graphisme de ce second opus. Si les couleurs et les textures sont restées les mêmes, la colorisation est un poil plus grossière et les décors nettement moins fouillés, on n’a quasiment pas de très belles cases comme dans le premier tome, le dessinateur s’est plus contenté d’aller à l’essentiel et le coloriste ayant changé, le travail n’est plus le même.
Un très bon diptyque tout de même, peut-être y aura-t-il une autre histoire à suivre ? Ce serait bienvenu d'autant que voir évoluer les personnages est plutôt intéressant. |
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Nom série
Alim le tanneur
posté le
20/12/2007
(dernière MAJ le 19/07/2012)
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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J’ai relu les trois premiers tomes afin d’enchaîner avec le dernier et j’ai été un peu moins emballée qu’à ma première lecture. Le dessin me plaît toujours autant, bien que le second tome soit un peu trop sombre. J’ai juste noté par moments un petit décalage entre le style un peu humoristique du graphisme et certaines scènes assez tragiques qui ne s’accordent pas vraiment à mes yeux, mais ça ne m’a pas dérangée outre mesure.
Côté scénario ce qui m’a vraiment gênée c’est que le monde proposé par Lupano est réellement trop pompé sur nos civilisations et cultures, et ce à tous niveaux, je n’ai donc ressenti aucun dépaysement et ça m’a même assez souvent agacée. Même chose pour le bestiaire peu diversifié et qui s’inspire directement de nos animaux avec juste quelques infimes modifications.
Reste l’aventure qui elle est plus prenante bien que les personnages ne soient pas très attachants, en dehors d’Alim, de pépé et du sorcier, les autres m’ont laissée totalement indifférente. J'ai aussi aimé le bond dans le temps qui apporte une dimension plus large au récit, ainsi que la disparition de la gamine survoltée dans le tome trois pour ne la retrouver qu'à la fin du quatrième. La chute est plus originale, ce n’est pas la fin habituelle des méchants perdants et des gentils gagnants.
Dans l’ensemble c’est divertissant mais je n’ai pas été ni conquise ni touchée. |
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La seule chose qui ne m’a pas plu dans cette B.D. ce sont les images de début et fin d’album que je trouve inappropriées, qu’elles soient fades ou juste vulgaires, elles ne sont pas du tout en adéquation avec le récit que propose Vivès, et j’irai même jusqu’à dire que ça le gâche un peu, lui donnant des airs de porno crade qu’il n’est absolument pas.
Le titre est foutrement bien trouvé et en totale adéquation avec le récit.
Je suis tombée sous le charme presque instantanément du dessin de Vivès, réduit au minimum à tous les niveaux, c’est un style généralement que je n’apprécie guère habituellement, mais il donne vie à ses personnages de manière totalement déconcertante, allant même jusqu’à ne pas dessiner les yeux mais leur gardant leurs expressions faciales.
Concernant le scénario je n’ai pas vraiment ressenti les choses comme les autres lecteurs, mis à part le fait qu’on est un peu dans l’exagération avec une pointe de burlesque.
Cette histoire pointe du doigt avant tout l’ignorance et la souffrance qui en découle. Tout d’abord, Magalie peut se faire réduire gratuitement la poitrine mais malheureusement pour elle sa famille ne le sait pas ; ensuite le recours à la justice dont ils semblent ignorer la procédure s’engageant dans une vengeance saignante qui aurait pu mener le père en prison ; la confiance absolue accordée aux médecins et autre cravatés qui profitent de la situation ; et pour finir la bêtise et l’égoïsme du vendeur de Darty trop occupé à faire du chiffre pour accorder ne serait-ce qu’un instant d‘attention à ces personnes qui semblent désespérées.
Tout ceci est certes traité de façon un peu désinvolte, ou en donne l'impression, mais ce sont des situations qui ne sont pas si éloignées de notre réalité.
Pour ce qui est du côté pornographique, je ne suis pas choquée par les relations entre Magalie et son petit frère, ce ne sont que deux jeunes qui découvrent leur sexualité, dont personne d’ailleurs ne leur a parlé, de plus, ces relations fraternelles arrivent bien plus souvent qu’on ne le pense. Est-ce que c’est excitant ? Tout dépendra des a priori de chacun, mais ce n’est pas le but premier de la B.D., tout comme dans les scènes de viol, il faut aimer les gros seins et les toutes jeunes filles.
Ce que je retiens avant tout de cette lecture c’est la grande sensibilité de cette famille si attachante et la touche finale humoristique offrant une fille qui ayant vécu le pire y fait face et se montre bien plus couillue que la majorité des hommes de l’histoire, lâches, profiteurs et pervers. |
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Je n’ai pas vraiment apprécié ces chroniques, tout d’abord parce qu’il y a beaucoup trop de longueurs, le récit aurait largement tenu en deux tomes maximum. Ensuite à cause des facilités scénaristiques, toute cette histoire pour arriver à une chute qui surprend encore plus par sa fainéantise, l’intérêt d’un tel récit est à mes yeux assez limité, si ce n’est l’état d’esprit du personnage principal qui lui est bien brossé mais qui hélas rejoint son scénario, le type est d’une nonchalance absolue, il n’a que peu de réactions face aux évènements et reprend sa petite vie tranquille comme si de rien n‘était.
Il y a aussi des incohérences, il découvre le pot au roses et on le laisse poursuivre sa petite vie pépère, ça n’a pas de sens.
L’un dans l’autre je me suis ennuyée.
En plus de sa narration et de ses dialogues intéressants, l’autre point positif est le style graphique que j’apprécie assez, malgré que le premier tome soit un peu trop sombre. |
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Je viens de retrouver une ébauche d’avis que j‘avais faite il y a pas mal de temps, je retiendrai juste cette phrase concernant le graphisme : « tout ceci n'est bon qu'à être encadré et accroché au mur », ce qui m’a bien fait rire sur le moment et qui fait aussi ressortir tout mon désarroi face au changement de style de Cromwell.
Il faut dire que ce revirement visuel est assez radical et les amateurs d’Anita Bomba, peuvent s’en retrouver impuissants et désarmés. Ce qui a été mon cas, ce travail est évidemment de toute beauté, Cromwell ne fait rien de laid, mais où sont les bulles ? Les cases ? Anita ? Pourquoi ne fait-elle pas partie du récit ? Hein ?! Bref, il m’a fallu un petit temps d’adaptation pour rentrer dans ce nouvel univers cromwellien.
Pour rester dans le désappointement, il y a aussi le fait que ce one shot s’apparente plus à un ouvrage d’illustration qu’à de la B.D. classique, mais la narration est vraiment très belle et finalement cette construction est plutôt bien passée. L’histoire quant à elle, ne me ravie pas dans le sens où les indiens ne sont pas un de mes sujets de prédilections, par contre, le fait de nous les présenter de façon tout à fait réelle avec leur part de cruauté et sauvagerie, et non de manière caricaturale comme c’est souvent le cas, m’a fait porter un regard différent et surtout prendre goût à cette lecture.
Au final il m’a fallu deux lectures pour apprécier à sa juste valeur cet ouvrage, la première au résultat mitigé et déconcertant, et la seconde fort agréable où j’ai pu profiter tout aussi bien du graphisme que de l’histoire.
Une B.D. à découvrir quoi qu’il en soit et en grand format de préférence, ne serait-ce que pour son originalité graphique. |
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Nom série
Toby mon Ami
posté le
21/06/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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« Toby mon ami » ou la vie heureuse d’un chien heureux, ça fait plaisir, un peu de douceur dans ce monde où la grande majorité des animaux domestiques ne vivent que pour remplir des ventres et faire plaisir à des bouches trop gourmandes, certes c‘est hors sujet, mais il faut bien le rappeler de temps en temps, c’est l’occasion.
Donc, Toby est un chien qui vit sa vie de chien avec son maître qu’il adore et qui l’aime en retour. Les expressions et attitudes canines sont extrêmement bien rendues et la manière dont Gregory Panaccione fait « s’exprimer » le toutou est bien pensée et souvent drôle. L’histoire est d’une grande simplicité, une vie de chien n’est pas bien compliquée en soi, mais c‘est prenant et d’une grande douceur, pourvu qu’on aime les bêtes à poils.
Toby comme son nom l’indique est un petit gars, je serais curieuse de voir le même genre d’histoire mais avec une petite femelle, une « Sally ma copine » par exemple, car les deux sexes n’ont pas les mêmes attitudes dans beaucoup de situations.
Le dessin met bien en valeur les petites aventures de Toby, même si la planche de la galerie n’est pas des plus parlantes. Par contre, la couverture souple n’est pas très solide, mais bon, cela vaut bien cet instant de pure détente duquel on ressort joyeux et totalement détendus.
J'ai oublié de dire que c'est une B.D. muette, certainement parce que les "discours" de Toby ont été largement suffisants. |
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Nom série
Teotl
posté le
21/06/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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J‘ai lu le premier tome sur le site d‘Ankama, - excellente initiative soit dit en passant, - qui m'a poussée à acheter le suivant et comme j‘ai bien apprécié ma lecture, le tome 1 aussi, ça va de soi. « Teotl » est avant tout une petit tuerie graphique, un bonheur visuel total, dans le genre ultra moderne, coloré et d‘une grande finesse de trait, chaque planche est un régal, d’autant que le découpage est lui aussi original, s’adaptant à chaque scène et la portant magnifiquement.
Pour ce qui est du scénario que j’ai entamé à l'aveuglette, j’ai découvert une B.D. qui à prime abord vise un public disons plutôt pas très vieux, dont les protagonistes, une bande d’adolescents au langage fleuri et à la répartie saignante et toujours juste, m’ont vraiment fait passer un excellent moment et surtout oublié leur jeune âge.
Il faut bien l’admettre, cette bande de petits branleurs montre tout de même une certaine maturité, ce qui fait qu’au final cette série s’adresse à un public plutôt large, mais pas forcément à de jeunes enfants, violence et ses joyeusetés verbales oblige, d'où mon classement en ados/adultes et pas tous publics.
Je vais mettre de côté la référence au sentaï, ces trucs que j’ai vu à la TV avec des jeunes qui après avoir tournoyer sur eux-mêmes comme des toupies maboules, se retrouvent pourvus de costumes si ridicules que c’en est même pas drôle, pour aller se battre contre des monstres encore plus pathétiques. Alors si les auteurs parlent de sentaï, je ne vais pas leur mettre un flingue sur la tête pour les en empêcher, mais , moi ça me fait mal au cul de comparer leur travail avec ce genre de choses, à mes yeux totalement débiles. D’autant qu’ils ont eu la bonne idée de s'inspirer de personnages et noms issus de la mythologie, ce qui rend l’ensemble plus sérieux et intéressant.
L’humour est de mise, ça c’est un fait, qu’il passe par le graphisme ou les répliques, c’est purement jouissif. Le récit aussi évolue, il commence de manière très légère pour au fil, non pas des pages mais des volumes, par prendre un petit côté sérieux qui est presque déstabilisant par moments mais qui en même temps fait tout son charme, car on ne s’attend pas du tout à ça.
Il y a aussi une petite touche moralisatrice, qui n'a pas réussi à m'agacer, mais m'a quand même titillée un peu, mais vu que c'est une lecture que liront les jeunes, peut-être que ça ne leur fera pas de mal non plus.
Une excellente surprise, car à la vue du graphisme j’étais sûre que ça allait être une lecture 100% adolescente, mais elle va au-delà, et je suis ravie de la compter maintenant sur mes étagères. Le prix aussi est très correct vu le nombre de page élevé et la bonne qualité de l'édition. |
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Nom série
Héraklès
posté le
20/06/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Note 2,5/5.
Je suis un peu déçue, j’en attendais certainement trop, la couverture et les quelques premières planches que j’ai vues m’ont tout de suite mis l’eau à la bouche, après lecture je peux dire que c’était sympathique mais pas marquant.
Tout d’abord il y a trop de pages, et même si le dessin est très réussi avec de belles couleurs chaudes, les décors sont pour ainsi dire inexistants et les planches au final donnent un peu une sensation de vide, quelques pages de moins et un peu plus de travail sur les autres aurait été plus bénéfique à mes yeux.
Quant aux travaux que doit réaliser cet Héraklès au langage moderne et souvent drôle, si ce n’est justement pour cette dernière particularité je me serais passablement ennuyée, car même comme ça j’ai un peu décroché sur la fin. Il y a trop de planches où il ne se passe pas grand-chose, c’est le même défaut que pour le graphisme, le récit est trop dilué, un raccourcissement des scènes aurait plus capté mon attention.
Au risque de me répéter, les dialogues sont excellents et j’ai souvent souri, car l’humour tombe souvent quand on ne s’y attend pas. |
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Nom série
Zorn et Dirna
posté le
17/08/2009
(dernière MAJ le 20/06/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Je pourrais faire bien des éloges sur cette série, les trois premiers tomes sont excellents et je leur accorde facilement la note de culte, tant au dessin qu'au scénario ; mais je ne vais pas m'éterniser sur tant de perfection, d'originalité, de beauté, d'humour fin et de noirceur, pour ne citer que les principales qualités, je vais aller droit au but et dire ce qui ne va pas.
Les tomes 4 et 5 auraient pu facilement fusionner en un seul tome, on sent l'appât du gain et le rallongement artificiel de la série. Dans le tome 4 il y a moult batailles qui diluent un peu la densité du scénario, bon… passe encore… juste pour le plaisir de se retrouver dans cet univers.
Le pire c'est le tome 5 qui comporte aussi pas mal de courses poursuites et de batailles, mais où les auteurs ont ajouté une scène de cul - de 5 planches tout de même ! - que je trouve totalement déplacée.
Autant j'ai apprécié l'humour léger et extrêmement bien dosé des tomes précédents concernant le lamineur, homme herculéen dirigé par l'esprit d'une femme, Splata, et qui induit des situations bien cocasses ; autant dans la scène de cul présentée, les auteurs se prennent tout à coup au sérieux, ce qui tranche avec l'esprit de la série.
Lorsque par exemple l'un des personnages dit à l'autre : "Tu as joui avec elle… avec cette salope…" Était-ce bien nécessaire ? ! D'un coup on a la sensation de lire une B.D. qui se déroule à l'époque actuelle, sortant totalement de son univers de fantasy. S'ils voulaient caser cette scène à tout prix, - bien que totalement dispensable - il fallait la faire plus discrète.
Il est aussi dommage que la fin du 5ème tome n'ait pas été plus développée, le peuple des brumes est très intéressant et pourtant est trop éludé.
Final
Le dernier tome est en accord avec l'histoire et la clôt honorablement, il s'y passe pas mal de choses et l'action est bien présente, tout avance à cent à l'heure. Le graphisme est de même qualité que les tomes précédents, il n'y a dans ce tome aucune fausse note.
Il ne me reste plus qu'à la relire dans son entier pour voir si mes impressions sont les mêmes, bien que les quelques désagréments du tome 5 ne m'en donne pas l'envie pour l'instant. |
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Nom série
Missi Dominici
posté le
25/08/2009
(dernière MAJ le 20/06/2012)
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Je suis assez partagée au sujet de cette bd, bien que mon avis aille plutôt dans le sens positif. Tout d'abord la narration est son point fort, fluide et très agréable avec beaucoup de vieux mots et qui nous font revenir dans cette époque moyenâgeuse. Ensuite le côté fantastique de l'histoire, avec des personnages qui possèdent des pouvoirs magiques.
Le scénario est intéressant, avec deux Missi dominici, - anciens enquêteurs sous Charlemagne, - reconvertis en chercheurs de reliques, bien qu'ici cette mission ne soit qu'une façade. Face à eux le peuple des Lives, rebelles qui se sont regroupés contre l'ordre existant et qui vénèrent le dieu Messalah - que je vous laisse découvrir en lisant la bd. Celui-ci aurait un enfant nommé Jélami ; adolescent pourchassé par beaucoup de gens car il possède lui aussi des pouvoirs magiques, et aussi recherché par nos deux Missi Dominici. Quatre cavaliers de l'apocalypse sont aussi de la chasse. Pour l'instant on ne connaît rien des raisons des uns et des autres.
Nos Missi Dominici sont assurément les personnages les plus attachants ayant pas mal de répartie et un poil d'humour et heureusement car le reste de l'histoire est très noire, avec énormément de misère et de morts. Le fait d'avoir mélangé mythologie et christianisme est une excellente idée.
Je passe maintenant à ce qui m'a le plus dérangé et qui a tout de même fait que je ne rentre pas à 100% dans l'histoire. C'est la taille des personnages et des cases qui sont la plupart du temps vraiment trop petits, j'ai eu l'impression de regarder le récit de loin, de ne pas être près des protagonistes, comme si on me racontait une histoire et non pas comme si je pouvais la vivre. Ça manque aussi de planches grandioses, surtout dans cet univers qui comporte des châteaux et des églises sublimes qui ne sont pas mis en valeur. Sinon le dessin et les perspectives sont bons, avec un petit plus sur les effets de vitesse très bien rendus.
Tomes 2 et 3
Graphiquement c'est de même qualité que le tome précédent, mais côté scénario le fantastique prend une part un peu trop grande pour moi, surtout pour une histoire qui prend racine au Moyen-âge, dans un univers totalement neuf j'aurais certainement adhérer à 100% mais en l'état j'ai un peu plus de mal.
Toutefois c'est distrayant et agréable à regarder. |
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Nom série
Fell
posté le
20/06/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Pour ma part je n’adhère pas à la chose, à mon sens ce n’est pas noir mais plutôt vide, on se balade dans une ville fantôme, où les trois pèlerins que l’on rencontre sont soit des victimes, soit de pauvres tarés. La première histoire m’a gonflée instantanément, une petite pleurnicheuse au papa alcoolique et violent mais qui le préfère à sa maman trop égoïste, et en plus cette salope tue son papa d’amour, pouah ! Les autres crimes ne sont pas plus intéressants et surtout très vite résolus, en un claquement de doigts le tour est joué, les histoires courtes n'ont que très rarement réussi à me combler.
Le coup des bébés suspendus n’est que de la poudre aux yeux pour essayer d’instaurer une ambiance macabre, mais vu que le reste n’a jamais été loin de l’endormissement, ça n‘a pas du tout réussi à captiver mon attention.
Quant aux rapports entre Fell et sa petite serveuse ils ont été pour moi pénibles et emmerdants.
Et pourtant j’adore Ben Templesmith qui fait partie de mes dessinateurs préférés, quant à Waren Ellis, c’est le même problème récurrent, je n’aurais jamais du lire Transmetropolitan, après ça toutes ses autres œuvres me paraissent fades à côté, voire même mauvaises. |
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Nom série
Ténèbres
posté le
29/08/2009
(dernière MAJ le 20/06/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Bof, sans plus) |
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J'affectionne particulièrement la fantasy - d'où mon option d'achat, - je ferai donc preuve d'indulgence envers ce premier tome qui présente quelques défauts assez dérangeants à mon goût. Tout d'abord, la colorisation affreusement sombre ne met pas du tout en valeur l'architecture et le background de ce monde, les châteaux sont bien trop obscurs et les volcans manquent de luminosité. Les bords noirs n'arrangent pas les choses gobant le peu de lumière qu'il y a dans les planches. Il faut lire cette bd à un endroit très éclairé sous peine de passer à côté de nombreux détails et de ne pas profiter de quelques planches grandioses assez belles. Le reste du dessin est agréable à regarder, les visages et les dragons sont assez réussis.
Il y a aussi à redire sur le scénario qui présente quelques similitudes avec les décors du Seigneur des Anneaux et même si j'adore cet univers, j'aime tout autant me retrouver dans un monde nouveau. Pour l'instant Bec ne fait que poser les bases de son histoire, on ne peut donc pas vraiment juger de ce qu'adviendra du récit, est-ce qu'il prendra un chemin original ou se cantonnera-t-il à une énième version de l'Élu qui sauve son peuple d'une mort certaine sans vraiment nous surprendre ? A suivre...
Tomes 2 et 3
Ces deux tomes sont meilleurs graphiquement car nettement plus clairs ce qui met plus en valeur tous les éléments des cases. Par contre le scénario ne m'a pas vraiment plu, si le premier tome était sympa là ça devient carrément ennuyeux, et c'est surtout dû aux facilités et aux quelques incohérences qu'on y trouve. De plus il y a aussi un certain allongement artificiel de la série, certainement afin de publier plus de tomes. J'ai fini par décrocher même si je jetterai un œil rapide à la suite, histoire de voire si les carottes sont vraiment cuites ou passablement cramées. |
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Nom série
Bêtes de somme
posté le
20/06/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Je me suis laissée convaincre par ma libraire, car je n’étais pas très enthousiaste à la vue de ces chiens dotés de langage, son discours et quelques cases fantastiques ont eu raison de mes réticences, mais ma note indique clairement que cette lecture n’a été autre chose qu’un naufrage, pas total mais quand même.
Pour les points positifs on retiendra le dessin en couleur directe, par contre le doberman a souvent du mal à ressembler à un doberman, mais bon on peut toujours se dire que le cabot est bâtardé. Les autres bêtes sont bien fichues ainsi que leurs expressions faciales ; une case est à retenir particulièrement, celle des chiens zombies qui est une petite tuerie. Ensuite, le langage est très bien adapté aux chiens/chats et autres bêtes, et s’accorde parfaitement à leur monde et leur vécu, j’ai d’ailleurs souri pas mal de fois à leurs dialogues, sans que ce soit de l’humour pur non plus.
Pour finir les humains restent à leur place et n'ont pratiquement pas d’interaction avec les animaux ce qui évite de tomber dans le ridicule le plus complet.
Par contre le scénario est franchement ennuyeux, une transposition animale de nos histoires fantastiques humaines de fantômes, sorcellerie, mutants, loups-garous, zombies, etc. J’ai trouvé ça un tantinet simpliste, et bien des fois je ne savais pas s’il me fallait rire ou pleurer par ces scènes souvent d'une naïveté sidérante. De plus, les quelques scènes un peu gores n’ajoutent pas à mon sens de maturité au récit qui garde toute sa puérilité, je vois bien cette B.D. pour les gamins qui aiment se faire peur. Je me suis tellement ennuyée que j’ai littéralement survolé les dernières histoires. |
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Nom série
Manioka
posté le
09/07/2009
(dernière MAJ le 20/06/2012)
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Nkodem vient du milieu de la musique, du rap et des slameurs ; il se lance dans la bd avec ce petit bijou, une étonnante première production tout à fait réussie. Le graphisme est parfait, le découpage des cases original, les couleurs suaves sont belles ; des dégradés de gris, marron, jaune et vert, déclinés tout en douceur. Visuel en opposition totale avec ce monde où la violence et la pauvreté ont une place prépondérante, mais dont l'alliance est une pure merveille. La bd est chapitrée et le lettrage est fort joli.
Concernant le scénario, on est immergé dans une société futuriste, bien que toute proche de la nôtre et essentiellement dans la tête du personnage principal, le dénommé Manioka. Celui-ci décortique cette société, sans aucun tabou et de son point de vue de dealer. J'ai beaucoup apprécié ce côté intimiste du récit et le ton désabusé des textes.
Dans cette société un réseau organise des combats pour recruter des tueurs de dealers, ils sont considérés comme des super-héros. Manioka devient leur cible, mais lui n'a pas l'intention de laisser écraser comme un vulgaire puceron. Il y a une touche de fantastique savamment dosée et tout à fait surprenante. Quelques touches d'humour viennent se greffer par-ci, par-là, et font mouche à chaque fois. Une histoire relativement inclassable.
Le seul reproche que je ferai concerne le tout début du récit, que j'ai trouvé un poil moralisateur, qui met trop en avant les magouilles politiciennes et la misère des gens, mais ce n'est finalement qu'une petite introduction qui nous introduit dans le monde de Manioka.
J'ai aussi eu la chance d'avoir le CD offert lors d'une séance de dédicaces, et même si ce n'est pas spécialement mon genre de musique, j'ai su tout de même l'apprécier.
Le monde de Nkodem est forcément à découvrir et à suivre…
Tome 2
Ma grande joie a été de découvrir un second tome à cette série, car si le premier tome peut se lire tel quel, celui-ci répond à toutes nos questions et clôt l'histoire comme toute histoire devrait l'être. Par ailleurs, j'avais imputé certaines choses inexpliquées à du fantastique, mais c’est bel et bien de la S.-F.
Cette suite est peut-être un poil plus légère que le premier opus car un peu moins bavarde, mais l'équilibre entre les deux est sauf.
Les personnages sont toujours aussi attachants, et même si l’histoire est finie j'aurais aimé savoir ce que devient la gamine, avec un récit bien à elle dans ce monde décadent.
Graphiquement le travail de l'auteur est exactement le même que précédemment, beau et foutrement immersif. Avec cette belle réussite je suis maintenant curieuse de voir de qu'il nous offrira à l'avenir. |
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Nom série
Sin City
posté le
13/06/2012
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Culte !) |
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Ayant attrapé un genre d’allergie aggravée envers les polars dont les scénarios ont du mal dorénavant à me surprendre, la note maximale se justifie amplement pour « Sin City » car je n’ai pas pu lâcher la série avant la fin, et même si au détail je ne pourrai mettre la note culte à chacun, c’est un tout indissociable (ou presque). J’ai adoré cet univers à l’air épais et lourd, peuplé de gonzesses fabuleuses et de mâles couillus ou minables, quand ils ne sont pas mentalement défaillants.
Frank Miller nous présente des nanas bouillonnantes, débordantes de classe, aux corps divins et au caractère bien trempé (gare aux cons et à leurs couilles), là où la plupart des B.D. dans le même exercice n’arrivent qu’à verser dans une vulgarité consternante. Les mecs ne sont pas en reste, Marv ! (putain Marv j’adore !), Dwight ou encore Le Chevelu, sont charmants, attachants et très agréables à regarder dans ce noir et blanc qui les met en valeur, malgré leurs cicatrices ou leurs gueules bosselées après une bonne bastonnade.
Les histoires en elles-mêmes ne sont pas extraordinaires mais leur narration désabusée et acide, la façon dont-elles sont menées à grands coups poings, de mitraille ou de savants coups de sabre, l’originalité de cette ville décadente, le bagout des personnages et le graphisme tout simplement fabuleux, donnent à ce polar une ambiance glauque et paradoxalement apaisante, tout comme la violence qui s’y trouve telle une règle du jeu indispensable et un élément fort du récit. On est dans la surenchère à bien des niveaux, mais c'est foutrement bon.
Tome 1 : « Sin City », un premier tome parfait à tous les niveaux, où l’on fait la connaissance de Marv, dommage qu’il ne soit pas plus présent dans les autres tomes.
Tome 2 : « J’ai tué pour elle », un peu classique côté scénario mais les personnages font toute la différence.
Tome 3 : « Le grand carnage », le tome où l’on côtoie le plus la vieille ville et ses habitantes, une pure délectation, comme sont titre l’indique c'est une véritable tuerie, un tome jouissif tout à fait dans mes goûts.
Tome 4 : « Cet enfant de salaud » ne m’a pas du tout touchée, l’histoire tarde à se mettre en place, l’apparition d’une mioche qui risque de ce faire violer mais qui est sauvée in extremis, m’agace. L’ambiance est là, mais c’est le seul tome que personnellement j’exclue de la série. Et puis l’apport de ce jaune cocu, quelles horreur !
Tome 5 : « Valeurs familiale », un peu moins bon niveau scénario mais le personnage de Miho a fait mon bonheur.
Tome 6 : « Des filles et des flingues » étant composé d’histoires courtes, on y trouve de tout du bon et du moins bon et n'est pas vraiment indispensable, par contre j’ai adoré les scènes enneigées, sublimes de beauté.
Tome 7 : « L’enfer du retour », un très bon dernier tome, presque un peu à part au niveau de l’histoire, étant moins reliée aux autres, les personnages sont tout aussi intéressants à suivre que ceux des premiers tomes et l’ajout d’une touche de couleur est intéressante. |
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Nom série
Blanche Neige
posté le
01/06/2012
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Pas mal) |
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Voici une libre adaptation de Blanche Neige en version plus adulte et dans un genre très dark fantasy. L’idée de fond est vraiment excellente, tous les éléments du conte sont présents mais sans les niaiseries enfantines du genre : « qui est la plus belle ? » et les nains par exemple sont cannibales et non de gentils bucherons. L’histoire a été aussi un peu remaniée pour coller à un univers plus réaliste.
Cependant, à mes yeux, l'histoire laisse entrevoir un potentiel non exploité où tout reste trop éludé, les auteurs auraient carrément pu faire une série avec, car la multitude des personnages et des évènements aurait donné matière à nous offrir non plus un conte, mais un récit de fantasy complet et jouissif. Il y a tant de personnages que j’aurais aimé découvrir que j’ai fini ce one shot très frustrée.
Je trouve aussi qu’ils n’ont pas été assez loin dans la noirceur, en dehors de la scène où on brûle la sorcière, qui elle est presque excessive par rapport au reste, par exemple, on aurait pu voir les nains ramener un peu de mangeaille humaine, ou encore voir les exactions de la reine, ou d'autres choses encore !
De plus, les deux ou trois répliques qui se veulent humoristiques tombent comme un cheveu dans la soupe, de par leur rareté déjà elles sont bizarres, et en plus elles ne sont pas adaptées au récit qui se veut plus sérieux.
Le dessin est agréable mais les couleurs manquent trop de finesse et donnent une impression de fait à la va-vite. Par contre le noir et blanc est très réussi, les proportions des décors et des personnages sont parfaites, il est presque dommage que la B.D. ait été colorisée.
Par contre les dessins de fin d’album faits par d’autres dessinateurs n’apportent rien au récit si ce n’est augmenter le prix de la B.D. |
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