|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
L'été 63
posté le
16/06/2010
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Bof, sans plus) |
|
|
C'est bizarre... C'est une série ou un one-shot ?
Parce que je ne suis pas sûr qu'il va y avoir une suite à ce premier tome. Bien sûr, on peut imaginer que le père va revenir d'Indochine avec la mère de Linh (ou pas), que les enfants vont se rapprocher jusqu'à très bien s'entendre, que la grand-mère va mourir et que le père sera obligé de prendre sa place et d'arrondir les angles avec Jeannot, etc.
Concernant le dessin de Voro il est bien sympa, clair avec de jolies couleurs ; les cadrages sont diversifiés, cela donne une BD facile à lire.
Mais...
C'est vide. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
13m28
posté le
15/06/2010
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Intéressant ce collectif. Sur un récit de départ concocté par RaphaelB, spécialiste de BDs zombiesques, une vingtaine d’auteurs ont proposé des récits courts (8 pages en moyenne) pour raconter la suite. Flashes-backs, sauts dans le futur, croisements entre récits, après s’être parfois concertés, ils ont réussi à construire un récit à 20 voix (ou à peu près) relativement cohérent, la cohérence ayant été pilotée par RaphaelB (qui signe également le chapitre conclusif) et l’équipe éditoriale de Manolosanctis.
La scène introductive est clairement inspirée par le film Cloverfield, modèle de film catastrophe et de monstres. Cette inspiration est assumée au travers d’un poster du film présent dans cette séquence. La suite y ressemble également, puisque nous avons une course pour la survie d’un groupe de personnages, amis a priori, mais qui prennent des directions différentes. Ce qui est intéressant, c’est les orientations prises par les contributeurs –finalement retenus- au récit. Certains vont vers le récit de monstres –marins le plus souvent, mais pas que-, d’autres vers le roman graphique, d’autres encore vers le récit d’aventure plus classique…
Graphiquement, si la plupart des auteurs émargent dans un style « nouvelle bd », certains se démarquent nettement, avec un style plus enfantin, ou plutôt moins réaliste, comme Leslie Plée ou Wouzit, ou carrément dans un style plus expérimental mais très intéressant, comme Akalikoushin. Si je ne suis pas fan de tous les styles, il est à noter que tous apportent un ton et une imagerie différents, mais relativement complémentaires à l’ensemble. Personnellement j’aurais aimé que cela aille plus dans le genre survival, mais c’est un ouvrage déjà remarquable en soi.
Recommandé à tous les amateurs du genre, mais aussi à ceux pour qui les expériences éditoriales sont un centre d’intérêt. Sortons des sentiers battus avec Manolosanctis. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Pas mal du tout ce récit nous ramenant aux origines de l'un des personnages les plus emblématiques de la maison Marvel... En effet je me suis souvent demandé quelle était l'origine de ses pouvoirs.
Toutefois, sans vouloir décevoir les fans, on n'aura pas une réponse complète après la lecture de cet arc narratif. En effet la mère de celui qui deviendra Wolverine ne peut pas tout dire, et certaines zones d'ombre existent sur l'origine réelle de ses pouvoirs... Mais le récit est mené de très belle façon, on a beaucoup de plaisir à lire cette histoire se passant essentiellement au 19ème siècle, et Andy Kubert, même si je ne suis pas fan de toutes ses planches, m'a séduit par ses ambiances, qui curieusement m'ont rappelé Magasin général.
Un récit plutôt bon, qui plaira peut-être aux fans du glouton sans pour autant étancher leur curiosité. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Tiens, qui aurait cru qu'un manga parlant de l'agriculture aurait cette qualité ?
Pas moi en premier lieu. C'est un monde que je connais assez mal, et je ne me sens pas trop d'affinités avec les agriculteurs même si je reconnais leur utilité. "Les Fils de la terre" s'efforce donc de réparer le manque de popularité de cette catégorie socio-professionnelle. le procédé est classique : un haut fonctionnaire, pas du tout au courant ou avec des idées empiriques, est envoyé dans l'une des régions les plus rurales du Japon. Peu à peu, convaincu par le dévouement et la joie de vivre de certains villageois, il va intégrer la petite communauté, et tenter d'améliorer leur condition, mais aussi celle de l'ensemble de la population des agriculteurs du pays. Ses idées sont utopiques, mais le scénariste a le bon goût de présenter cela de façon assez sobre, afin de ne pas perdre le lecteur en route par des considérations économiques complexes, par exemple. De même le personnage de Natsume est un peu comique, mais mis à part 2-3 situations, on évite très largement le ridicule. Un bon point tant parfois les mangas en rajoutent dans cette direction. Les bonus à la fin des tomes 2 et 3 permettent de mettre en perspective la réalité de l'agriculture au Japon, et l'on apprend pas mal de choses (là où le manga est justement un peu déficient).
Sur le plan du dessin, c'est très agréable. On reste dans le style de Tsukasa Hojo (City Hunter), parfois même supérieur en termes de qualité, et j'aime beaucoup. La copine de Natsume est très jolie, elle a du charme par exemple.
Bref, j'ai passé un bon moment de lecture, intéressant et agréable. En plus c'est bouclé en trois tomes, que demande le peuple ? Sans doute un peu plus de considération pour ceux qui travaillent la terre. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Twilight
posté le
09/06/2010
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Bof, sans plus) |
|
|
Je n’ai pas lu les romans originaux de Stephenie Meyer, ni les films adaptés avec succès. C’est donc sans a priori, malgré des on-dit pas forcément positifs, que j’ai abordé cette adaptation en manhwa. D’emblée je me suis senti en terre inconnue : ça s’adresse à un public d’adolescents, voire de pré-adolescents d’après les relations et les pensées simplistes des personnages. Bella est une écervelée typique, comme la plupart des Américaines de 12 à 30 ans, mais elle soupçonne tout de suite que quelque chose ne va pas chez le bel Edward, son camarade de classe. Et lorsqu’un inconnu lui révèle que c’est un vampire, elle le croit tout de suite…
Le dessin de Young Kim se veut élégant, fin, mais il ne parvient pas à susciter l’enthousiasme –chez un lecteur moyen, disons- tant il est insipide, manque de caractère, malgré la correction des anatomies. Le découpage est catastrophique, il ne repose sur aucune structure, ce qui fait que tout semblant de rythme est annihilé par les intentions trop naïves de l’adaptateur. Et que dire de la juxtaposition du dessin et de photos légèrement retouchées ? Young Kim a peur de dessiner des voitures et des maisons américaines ? Je n’ai pas compris non plus l’irruption de la couleur brune –topaze- lors d’un passage vers la fin. Cela n’apporte strictement rien au récit. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Je suis partagé sur cet album. De prime abord, la couverture surprend, interpelle. J’aurais aimé qu’il y ait plus de détails sur le décor de la droite, mais bon, c’est pas mal déjà. Ensuite, le synopsis fait état d’une histoire qui ne manque pas d’intérêt : une petite ville perdue, des meurtres, une enquêtrice qui débarque de l’état fédéral et qui s’adjoint les services d’un pseudo-zoologiste… Auteur de plusieurs albums sur des tueurs en série, Dobbs propose donc sa nouvelle série sur le sujet, mais cette fois-ci c’est une fiction. Ça commence de façon relativement classique, sans véritable coup de théâtre dans ce premier tome, mais il y a des petits détails par-ci par-là qui éveillent la curiosité du lecteur. Comme par exemple la « signature » du tueur, qui donne son titre au premier tome, ou encore les relations qu’entretient Cornelius Bane avec les édiles de la ville…
Le dessin de Guglie, a priori un nouveau venu dans la BD, manque encore de maturité, notamment au niveau des proportions et des perspectives, mais il y a déjà une évolution au fil de ce tome.
Un premier tome un peu maladroit, mais j’attends de lire la suite pour donner un jugement plus précis. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Myrkvun
posté le
07/06/2010
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Vraiment pas aimé !) |
|
|
Ca commençait pas trop mal cette histoire… Une légende antique, des nazis qui partent en terrain totalement inconnu, à la recherche d’une civilisation démoniaque… Non en fait ça déconne déjà à la page 10. L’auteur introduit des personnages, des objets, et les abandonne aussi sec. Et puis c’est quoi ce dialogue entre Hitler et Raspoutine, tous les deux morts, le second contant de façon fantasmagorique (et fantasmée ?) l’ascension et la chute du IIIème Reich du premier ? Ce mélange entre mythes, philosophie de bazar et constructions cyclopéennes a fini par titiller mon esprit et par me rappeler un auteur aux œuvres si reconnaissables… Mais oui c’est bien sûr ! Gabriel Delmas ! Mis à part les visages des nazis, qui n’en demandaient pas tant en termes de laideur, tout est typique de l’auteur d’Elagabal… Et puis… « Comte Gusoyn » est le personnage central de sa première série, Le Psychopompe ; Gusoyn étant un grand-duc des Enfers, une entité démoniaque capable de répondre sur le passé, le présent et l’avenir, une sorte de super-devin qui peut éclairer le monde…
Si j’avais su j’aurais pas v’nu, tiens. A la moitié de l’album j’ai eu clairement l’impression de perdre mon temps. Mais espérant un massacre un peu comme dans les BDs de Bec, je me suis accroché, lisant les récitatifs comme dans un rêve, tentant de trouver une cruauté dans le regard de ces monstres antédiluviens, mais… rien. Le dessin n’est pas mauvais sur les deux tiers des planches, mais c’est réellement peu. Allez, faisons un rêve : Christophe Bec écrit une BD avec Delmas comme illustrateur, un truc bien mystérieux avec une civilisation plus vieille que le monde, avec des créatures qui ne ressemblent pas à un pénis ou une vulve, chacun s’en tient à son rôle, Delmas arrête le chichon et on aura peut-être une histoire potable… |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Le Marchand d'opium
posté le
07/06/2010
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Vraiment pas aimé !) |
|
|
Après Sunset Corridor, voici un autre album oublié de Régis Franc. Eh bien on comprend très vite pourquoi à la lecture. Là encore c’est un recueil de récits courts, ici sans thème commun, essayant de caricaturer ses contemporains, balançant entre dérision, absurde et chronique sociale. Franc se plante dans les grandes largeurs, échouant à faire sourire le lecteur.
Non seulement son propos est vain, mais en plus il essaie de faire passer la pilule avec des envolées lyriques totalement incongrues ; pire, on a parfois la juxtaposition de plusieurs intrigues dans un même récit, lesquelles intrigues se révèlent aussi inintéressantes que possible.
Pathétique. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Sunset Corridor
posté le
07/06/2010
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Vraiment pas aimé !) |
|
|
Décidément j’ai beaucoup de mal avec les caricaturistes de tout poil. Régis Franc, qui a complètement disparu du paysage de la BD depuis une douzaine d’années, était alors au faîte de sa gloire, et avait été invité par diverses revues à caricaturer le festival de Cannes, entre autres. Avec d’autres « gags » sur le cinéma, voici un recueil de ce qu’il a fait sur le sujet. Le résultat est… je ne sais même pas si le sentiment qui prédomine est la pitié, la consternation ou l’indifférence la plus totale… Non que les gags aient vieilli, au contraire, les défauts brocardés chez les stars du showbiz sont les mêmes –enfin je pense- trente ans après. Mais à mon avis même à l’époque c’était le niveau zéro de l’humour…
Son dessin ne m’a jamais véritablement plu, avec ses humains ayant des faciès d’animaux, mais de façon tellement vague qu’on ne saurait dire lesquels… Ici j’ai failli lâcher l’album au bout de quelques pages.
Encéphalogramme plat. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Je suis le travail de Jean-Michel Ponzio depuis Le Complexe du chimpanzé, une trilogie qui avait dû aider à son installation en tant qu'auteur. Ici il débute un diptyque assez abscons, où deux personnages évoluent dans un monde qu'ils créent eux-mêmes pour parvenir à un état leur permettant de changer le monde, rien que ça...
Ce monde est à la fois épuré et très riche, puisque la fonction crée l'organe... Les deux personnages sont unis par des sentiments pas simples du tout, comme l'ont bien détaillé mes camarades, et cela brouille encore un peu plus les cartes de l'intrigue. Cela reste assez obscur, mais je suis persuadé que la seconde partie permettra d'y voir plus clair. Le dessin de Ponzio a encore franchi un petit palier dans cet album, et j'avoue que je suis agréablement surpris, cela prouve que c'est un projet auquel il tient puisqu'il y donne toute son ampleur.
Suite attendue donc. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Swallow me whole
posté le
06/06/2010
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Etrange histoire que celle de ces deux adolescents à « problèmes ». En fait l’auteur ne développe pas plus que ça leurs obsessions, s’attachant plutôt à dépeindre des situations, des ambiances, qui pourraient concourir à l’état des deux enfants. Il se dégage un drôle de charme de ce comic, fait de pitié, d’interrogations et d’indifférence. Le récit est bizarrement construit, un peu comme une succession de tableaux, sans aucun parti pris de l’auteur, qui quelque part se contente de montrer. La fin de l’histoire est étrange, versant dans une ambiance indéfinissable (onirique ? fantastique ?).
Nate Powell joue assez bien du noir et blanc dans ses ambiances, et son trait européen par certains côtés permet une lecture très facile de son récit. J’aurai du plaisir à le retrouver sur d’autres projets. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Virginia
posté le
02/06/2010
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Bof, sans plus) |
|
|
Houlàlà...
On est dans le conceptuel de l'opaque inaccessible dans cette BD. Au début je pensais que l'on aurait un récit sur les rapports de Virginia avec sa mère, ainsi que la façon dont cette dernière perçoit le monde avec le peu de moyens que lui laisse sa maladie...
Et puis au tiers du bouquin ça dérive sur autre chose, une sorte de machin multi-directionnel dont il est bien difficile de trouver le fil conducteur...
Le dessin minimaliste est impersonnel et impavide à souhait, ne rendant pas la lecture intéressante. Cependant quelques idées par-ci par-là allument -très brièvement- l'intérêt du lecteur curieux.
On a frôlé la note minimale, mais grâce à quelques petites idées de mise en scène, ça plafonne à 2/5 tout juste. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Très étrange cette histoire. A vrai dire elle sort tout droit de l’imagination débridée de Philippe Druillet, qui s’est adjoint pour l’occasion les services graphiques de Mr Picotto, un auteur à la trajectoire météoritique…
Un auteur qui a un trait assez intéressant, hésitant constamment entre réalisme à la Picasso et fantaisie caricaturale, capable de faire des pleines pages aux constructions géométriques qui rappellent un peu Druillet et des mises en pages éclatées. Hélas, un traitement des couleurs catastrophique écrase complètement son trait, et on a l’impression de lire par moments des planches à la limite du lisible, qui grouillent de personnages et de détails, tout cela dans une couleur vomi.
L’histoire n’a pas vraiment de queue ni de tête, même si le sexe est présent (le roi éphémère est invité à jouir de tous les plaisirs durant son sursis), et le personnage de Firaz manque complètement d’épaisseur.
A réserver aux curieux. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Une affaire de meurtre semble-t-il maquillé en mort par infarctus, une jeune et jolie fille avec de la cocaïne sous les ongles, il n’en faut pas plus pour lancer une enquête qui se déroule sur un rythme de sénateur, avec des poursuites en Lada et des ambiances très fraîches… Un polar truffé de clichés, et une histoire sans aucun ressort dramatique. On se désintéresse assez vite du récit. Le dessin quant à lui est racé, élégant, un peu dans le style de Moebius, mais hélas, trop glacé, trop lisse. Le héros n’est pas antipathique, mais ne dégage aucune chaleur. On a un peu l’impression de voir Schwarzenegger dans le film Double détente : un monolithe sans aucune aspérité.
Une enquête policière très classique, vite oubliée, menée sur un rythme pépère, avec un joli graphisme. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Frisée aux lardons
posté le
31/05/2010
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Vraiment pas aimé !) |
|
|
Je ne connais pas l’âge des auteurs de ces courts récits à l’époque de leur réalisation, mais sachant que le plus jeune a 15 ans, je présume que la plupart sont des adultes.
Or, la totalité des histoires ici recueillies fait preuve d’une indigence narrative assez navrante. Sur le plan du dessin, peut-être qu’une ou deux sauvent l’honneur, mais c’est bien maigre ; à ma connaissance d’ailleurs aucun des auteurs ici représentés n’a su continuer suffisamment pour être réellement édité. Et ce n’est pas une perte.
Quant au thème commun, à savoir l'humour (ahah, ça c'est du thème !), j'ai recherché vainement ce qui pourrait être drôle dans cet album, qui devait déjà être moisi à l'époque de sa sortie... |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Dans les recueils thématiques de ce genre, la crainte est souvent de se retrouver avec des récits se ressemblant tous plus ou moins, parlant tous par exemple de sexe, avec de la qualité narrative et graphique fluctuante. Ici l’accent a été mis avant tout sur la qualité, mais aussi sur la diversité. Et sur ce dernier point on est servis. Aucun des 21 récits présents ne ressemble à un autre, et rares sont ceux qui sont franchement faibles. Du reste, je n’ai écourté ma lecture que d’un seul récit, qui faisait preuve d’une écriture trop naïve au milieu d’un dessin kaléidoscopique un peu fatigant.
Pour le reste, je dois donc avouer que c’est vraiment intéressant, les sujets étant très diversifiés et parfois bien amenés. Les récits concernant le sexe m’ont par exemple rappelé le recueil scénarisé par Sibylline, Premières fois, dans leur approche à la fois sans tabou et classieuse du sujet. Comme je l’ai dit les sujets sont diversifiés, et cette richesse justifie à elle seule la bonne note attribuée à mon avis, même si j’ai beaucoup apprécié la plupart des graphismes.
A noter la présence parmi les contributeurs d’auteurs déjà publiés par ailleurs ou très connus, comme Lommsek, Faz, Thomas Gilbert ou encore Manu XYZ.
Un recueil pas mal du tout, donc. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Coup de cœur avec cet album, qui nous emmène dans un monde onirique qui tient à la fois des univers de Miyazaki et de Tim Burton. Ici aussi, c’est un enfant, avec des créatures étranges, à la fois monstrueuses et délicates, et un monde dont on ne connaît pas vraiment la nature, même à la fin… Une fin qui n’en est pas tout à fait une, qui n’est pas non plus une grosse surprise, mais qui est bien amenée, ce qui en soi est un très bon point. Plus que pour l’histoire j’ai vraiment aimé le dessin de Yohan Sacré, dans un style naïf mais tellement efficace, une mise en page sans contraintes mais bien agencée, et même des pleines pages empreintes d’une poésie simple. Ces pieuvres qui volent dans le ciel sont tellement jolies…
Mon avis a frôlé de très près le 4/5 tellement j’ai été enchanté par ma lecture, mais le prix assez prohibitif a fait un peu retomber mon enthousiasme. Cependant je vous invite vivement à jeter un coup d’œil à l’album (et à sa version online sur le site de l’éditeur), ça vaut le coup d’œil pour peu que vous soyez sensible à ce type d’ambiance. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Bessam et Mucho
posté le
31/05/2010
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Bof, sans plus) |
|
|
Les choses sont claires dès le début : on est dans le foutraque, l’absurde, le débile. Nous montrer des gars qui portent des slips par-dessus leurs pantalons en lycra, les Américains le font depuis 50 ans et plus. Les français les tournent en dérision depuis presque aussi longtemps. Bessam et Mucho font partie de ces super-zéros, ces glands qui préfèrent aller passer un week-end à la plage plutôt que de sauver le monde… Pour le coup c’est vraiment du n’importe quoi ; on a un peu l’impression qu’il n’y a pas de scénario, que l’auteur l’écrit au fur et à mesure du récit, et du coup ça ne ressemble plus à grand-chose… Le style graphique de Ludvick Hernandez est très naïf, mais cela n’est pas gênant dans un récit de ce type…
Malgré son côté foutraque assumé, je ne suis pas rentré dans l’esprit de cette suite d’histoires courtes sans saveur. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
La Genèse
posté le
29/05/2010
|
Achat conseillé ?
Non
|
Note
(Bof, sans plus) |
|
|
Je suis un athée franchement convaincu, mais je lis tout ce qui me tombe entre les mains. Voir Crumb, cette icône hippie s’attaquer à la Genèse m’a surpris, interrogé. Mais ma lecture fut franchement décevante. Pas d’irrévérence, et pire, une interprétation trop sage, voire absolument fainéante. Je n’ai jamais ouvert de Bible de ma vie, mais y’a-t-il réellement autant de redites ? Les descendances d’Abraham sont-elles autant détaillées, ad nauseam ? Je l’avoue, j’ai carrément sauté quelques pages lorsqu’il s’agissait de véritables arbres généalogiques…
Dans l’ensemble c’est très bavard, le récit aurait gagné à être élagué… et quelle idée de faire des récitatifs ! « Machin dit à son fils : Fais ceci et ceci et ceci (je vous passe les détails de la liste) ». A la case d’après, le fils fait ceci, et ceci et ceci… (mêmes détails). Et puis, est-ce qu’on a besoin de commentaires avec « le père dit à son fils » et ensuite les bulles concernées. C’est juste ultra-lourd. Et puis certains récits m’ont franchement énervé… Celui concernant Abraham, qui ne peut pas, visiblement, faire une promenade, sortir pisser derrière sa grange ou dormir sans que Dieu ne lui apparaisse pour lui dire « tu vas faire ceci, tu vas faire cela ». Bon, c’est sympa. Mais apparaître trois jours de suite pour lui dire la même chose, c’est gonflant. Ou alors Dieu radotait déjà.
Le dessin de Crumb est très particulier, reconnaissable entre mille. Ici il s’avère particulièrement… étrange. Les femmes aux tétons souvent durs et surdimensionnés, les hommes qui ont l’air vieux à quinze ans et ont tous la même allure passés les 30 ans... Du coup les récitatifs dont je parlais plus haut deviennent presque utiles pour savoir qui agit dans l’image. Parlons-en des femmes tiens. Si l’adaptation est fidèle, elles ne « servent » qu’à enfanter. Celles qui ne se marient pas « légalement » se font violer ou sont des perverses prêtes à jeter l’opprobre sur celui qui se refusera à elles. Belle image de la gent féminine. Mais cessons là le procès de la Bible, ce n’est pas le but.
Mais à la limite, que Crumb ait voulu faire une adaptation fidèle, sans irrévérence ou iconoclasme (ça se dit, ça ?) de la Genèse ne me gêne pas tant que ça. Pourquoi pas, effectivement, permettre à des gens qui n’ouvrent jamais un livre mais lisent des comics, d’approcher par ce biais ce texte. Admettons. Non, là où à mon avis il se plante dans les grandes largeurs, c’est en en faisant une version par trop frileuse. Je pense que cela aurait gagné en dynamisme si l’adaptateur avait choisi d’éliminer les redites, les récitatifs complètement superfétatoires, et en évitant l’imagerie un peu trop classique (Dieu à une apparence de vieillard à barbe blanche… original non ?), et en choisissant de moderniser un peu le texte. Cela n’aurait en rien dénaturé sa force (enfin je présume, personnellement ça n’a rien changé dans mes convictions) et je pense que les ligues puritaines n’auraient rien dit.
Crumb respecte ses propres intentions de départ, mais celles-ci sont biaisées, et du coup on se retrouve avec un pavé de 220 pages bavard, voire bavasseur, trop dense au niveau du dessin également (mais ça c’est le style crumbien) et sans originalité aucune. Commercial, frileux le Crumb ? Je n’irais pas jusque-là. Mis à part les théologiens, et les croyants, je suis prêt à parier que 90% des autres lecteurs de cette adaptation la laisseront tomber au bout d’une trentaine de pages. Et se feront une belle bosse sur le pied. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nom série
Paf le piaf
posté le
28/05/2010
|
Achat conseillé ?
Oui
|
Note
(Pas mal) |
|
|
Comme dans son premier ouvrage, La Head Company, l'illustratrice belge Cäät s'amuse avec une histoire toujours à la limite de l'absurde, des personnages qui n'ont pas leur langue dans leur poche et une grande modernité.
Ici nous avons deux récits, ou plutôt deux univers, qui se déroulent en parallèle et s'entrecroisent sans réellement influer l'un sur l'autre. D'un côté une bande d'oiseaux aux caractères bien différenciés (l'aigri, l'handicapé mental, le bio, la grenouille de bénitier et la séductrice), ce qui donne des dialogues parfois assez savoureux et des situations cocasses. De l'autre un dealer qui découvre une drogue plus forte que les autres : le poisson rouge cru, ce qui là encore va amener des situations décalées.
Si l'on se fie à la couverture et au style naïf de Cäät, on pourrait croire qu'il s'agit d'un album pour les plus jeunes... Que nenni ! Ca fornique dans les buissons, ça se drogue à qui mieux mieux, ça jure à tout bout de champ... Ce qui m'a plu dans cet album comme dans le précédent de l'auteure, c'est son côté décalé, surprenant. on en sait jamais où l'histoire va nous mener, et ça j'aime bien, même si ce n'est pas toujours très heureux. La pêche des dialogues, l'inventivité des situations donnent une fraîcheur et une dynamique assez salvateurs pour un récit d'humour.
A ne pas mettre entre toutes les mains cependant. |
|
|
|
|
|
| |
|