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Nom série  Chroniques de la vigne  posté le 05/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Actuellement, il y a un trop plein de ce genre de bd dans le genre "conversation avec un membre de la famille". Les auteurs puisent allègrement dans leur réservoir familial pour mettre en avant un aspect de la vie. En l'espèce, la figure attachante sera celle du grand-père qui est vigneron et amateur de bon vin.

Par ailleurs, je dois bien avouer que Les Gouttes de Dieu m'ont bien plus appris sur le sujet que cette chronique campagnarde. Bon, je ne savais pas que Nicolas Sarkozy n'aimait pas le vin et que de ce fait, on ne pouvait lui faire confiance pour gouverner un pays. C'est très recherché comme explication.

Le dessin est sympa mais c'est tellement bavard par moment. Reste le plaisir et la passion du vin qui se transmet de génération en génération. Bref, nous avons là une compilation d'anecdotes dans un ensemble pas très original.

Nom série  Les Poils  posté le 05/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce titre forme un triptyque avec C'est comment qu'on freine ? que j'avais beaucoup apprécié et Le Dernier homme que je n'ai pas encore lu. On est censé croiser certains personnages rencontrés. La thématique est celui du couple et de sa résistance par rapport au quotidien.

L'auteur Grégory Mardon explore à sa manière l'intimité d'un couple à savoir Gladys et Fabrice. On découvre progressivement les différents facettes des personnages. J'aime bien le modernisme qui s'en dégage. Ce titre est toutefois au niveau de l'intrigue un cran en-dessous du second volet de son extravagante comédie du quotidien. Il manque un peu de piquant ce qui est un comble au vu de son titre. C'est clair qu'entrer incognito dans un club privé pour y voir ce qui se passe, tout le monde l'a déjà fait.

Lorsque des personnes se marient, c'est pour la vie. Résister à la tentation est un vrai challenge perdant ou gagnant.

Nom série  C'est pour ça que je m'appelle Giovanni  posté le 05/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le thème de cette bd est de nous présenter la vie du juge Giovanni Falcone qui a porté un sérieux coup à la mafia sicilienne dans les années 80 et 90. Malheureusement pour lui, la Cosa Nostra a dynamité avec 600 kilos d'explosifs une autoroute pour avoir sa peau. J'ai encore ce souvenir d'un homme intègre qui a payé de sa vie son combat contre le monstre. Cependant, j'ignorais tout ce qu'il avait enduré durant ces années de lutte et les sacrifices qu'il avait accomplis pour protéger les proches.

J'ai bien aimé la façon d'aborder cette bd d'un père qui explique avec des mots simples le fonctionnement de cette organisation criminelle et de ses codes si particulier. Le père s'est rendu compte que son fils est victime d'un racket à l'école. Il va créer une sorte de prise de conscience auprès de son fils car il est nécessaire de lutter contre toute forme d'injustice.

Le film sur le parrain de Francis Ford Coppola avait magnifié l'image de la mafia avec sa générosité pour le petit peuple et son ombre protectrice. On sait bien ce qu'il en est dans la réalité. L'auteur ne mâche pas ses mots pour dénoncer cela. Il présente une version très manichéenne qui peut parfois agacer. Cependant, je respecte ce parti pris.

Encore de nos jours, être un rapporteur ou une balance est très mal vu. On préfère protéger les malfrats qui ont une bonne image même au cinéma. Cela incite nos jeunes à entrer dans ce système pernicieux. Je trouve qu'il fallait du courage pour dénoncer cela. Quant à moi, j'ai toujours été du côté de la loi et de la répression la plus féroce par rapport à toutes formes de criminalité. Le silence et la désinformation sont les armes du monstre. Cependant, si l'économie se portait bien et qu'il y avait moins d'inégalités, sans doute on vivrait dans un monde meilleur.

Giovanni Falcone est pour moi un héros de notre temps qui a dit non à la mafia. Il n'a pas été aidé par les politiques et a suscité beaucoup de jalousie. Cependant, il a gagné son combat même s'il l'a chèrement payé. Le message de cet ouvrage est plus que louable. 4 étoiles et c'est un minimum.

Nom série  Retour à Saint Laurent des arabes  posté le 03/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le sujet semblait très intéressant dans le style qu'on a crée des sortes camps de concentration pour les exilés revenant de la guerre d'Algérie mais sans les tortures. Les fils de fer barbelés et les miradors sont présents ainsi qu'un couvre-feu le soir. On envoie également des instituteurs dans ces baraques afin d'éduquer les enfants car ils ne savent pas lire et ils ont été déraciné de leur culture. La France a une responsabilité dans l'abandon et le massacre des harkis après avoir accordé l'indépendance à l'Algérie. Oui, elle perd sur tous les tableaux.

Certes, la condition des Harkis a été difficile. Mais quand on vient de lire Passage Afghan, on se rend compte que dans le monde, les conflits peuvent générer des situations d'inconforts encore plus délicates ce qui n'est certes pas une raison. Pour autant, petit à petit une reconnaissance a vu le jour. Par exemple, une loi datant de 2008 permet d'ailleurs aux descendants de harkis de devenir fonctionnaire sans passer de concours dans le cadre des emplois dits réservés ce que n'a pas manqué de faire un descendant que je connais. C'est une forme de discrimination positive ou d'un droit à réparation pour ce qu'une autre nation souveraine a commis comme exactions et massacres. Dur à cautionner...

Il est vrai que certaines personnes auraient honte de bénéficier d'un droit parce qu'un grand-père a été blessé sur un champ de bataille ou victime d'un génocide non reconnu et contesté. Cela s'appelle la dignité. Cependant, notre gouvernement actuel ira plus loin dans la revalorisation d'une allocation de reconnaissance pour une communauté estimé à 500.000 membres. Des versements revalorisés et de plus en plus d'aides dans un contexte de caisse vide et de hausse d'impôts mais il faut ce qu'il faut dans le cadre d'un solde de tout compte d'une autre époque coloniale. Cela me rappelle le débat où les allemands devraient payer pour les grecs par rapport à ce qu'ils ont commis au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Ma position est très ferme: il faut passer l'éponge afin d'avancer sur le chemin de la paix et de la prospérité mondiale.

Sur la forme de cette bd, le dessin est vieillot. C'est terne et cela manque de couleur. Le reportage n'est point dynamique. C'est une compilation de témoignages notamment d'enseignants à la retraite. Une bd émotionnelle pour compatir et pour se repentir. Très peu pour moi sur ce sujet précis, désolé !

Nom série  Passage Afghan  posté le 03/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Actuellement, je m'intéresse particulièrement à cette région du monde que je ne connais qu'à travers ce que disent les médias. J'ai lu récemment L'Etoile du soldat, Kaboul Disco, Les Larmes du Seigneur Afghan sans compter sur Le Photographe, une lecture certes plus ancienne.

Je ne connaissais pas du tout cet auteur qui est dessinateur de presse américaine. Je trouve que son témoignage est assez instructif car il a voulu se rendre compte par lui-même de la situation sans subir l'influence néfaste des médias qui servent une certaine forme de propagande occidentale. Il a vécu une expérience de vie des plus marquantes avec la mort d'un journaliste suédois. Il nous livre une vision sans concession ce que j'apprécie fortement.

Je pensais naïvement jusqu'ici que l'Alliance du nord étaient nos alliés mais ils sont finalement pareils que les talibans. C'est dire à quel point cette société est complètement détruite par tant d'années de guerre et d'obscurantisme liée à la fanatique religion. C'est également une auto-critique de l'administration Bush qui s'est servi des attentats du World Trade Center pour occuper cette région et permettre l'acheminement d'un pipeline.

Le style ressemble à celui de Guy Delisle avec ce dessin minimaliste et ses détails sur son mode d'hébergement. Cependant, je verrai mal ce dernier dans un tel pays avec un tel manque de confort et de sécurité. Par contre, je m'aperçois que Ted Rall apparaît comme assez proche de ses sous lorsqu'il s'agit de payer les services rendus par les populations locales. Certes, les tarifs sont multipliés par 100 mais cela reste raisonnable. Il dénonce que le capitalisme s'est bien installé en Asie centrale pour profiter de la situation de ces étrangers qui viennent pour relayer l'information. Il n'a sans doute pas tort mais je suis surpris par son insistance sur ce point à de multiples reprises.

J'ai bien aimé la partie documentaire également de cet ouvrage qu'on peut prendre dans le sens que l'on souhaite. C'est d'ailleurs une bonne trouvaille. Bref, en conclusion, un ouvrage utile pour comprendre un peu mieux ce conflit qui n'est d'ailleurs toujours pas terminé plus de 10 ans après.

Nom série  Au pays des mollahs  posté le 03/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Au pays des mollahs, il ne fait pas bon vivre: c'est ce qu'on pourrait retenir de cette lecture à première vue. Cependant, l'auteur va plus loin en nous dévoilant une histoire totalement méconnue aussi bien en Occident qu'en Iran.

On apprend par exemple comment un réalisateur a tourné sa veste après avoir trop fréquenté les mollahs. C'est surtout l'occasion de bien disséquer ce régime qui a privé de libertés des millions de personnes au nom de la religion. On se rend compte à quel point c'est dangereux quand il existe une telle connexion entre pouvoir religieux et pouvoir civil.

On va également s'intéresser à un extrémiste de ce régime qui se retrouve coincé avec un intellectuel sur une île déserte. Petit à petit, il va comprendre à travers une formidable réflexion sur cette république islamiste.

Il faut savoir que l'Iran n'était pas comme cela à l'origine. Elle avait sa propre religion qui a été annihilée par celle des conquérants arabes. Elle a laissé place à l'obscurantisme, à l'absurdité, à la propagande, à l'auto-persuasion et surtout à l'inhumanité. Bref, un ouvrage utile et engagé pour nous donner une autre vision de la situation politique de ce pays.

Nom série  Le Petit Livre Rock  posté le 03/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne dois pas avoir une culture rock: c'est le constat que je fais en ayant lu ce livre qui retrace l'histoire de ce courant musical à travers des anecdotes. Je n'ai pas vécu les années 50 et 60 mais même après, je ne suis pas parvenu à me raccrocher.

J'aime pourtant beaucoup la musique. Je suis né avec une radio qui passait tous les airs, toutes les chansons. Je regardais systématiquement toutes les émissions musicales ainsi que MTV et MCM, ainsi que l'ensemble des vidéos clips. Je possède pas moins de 360 albums CD de divers genres.

Or, la moitié des références indiquées dans cette bd me sont totalement inconnues. J'ai l'impression d'être un OVNI ou d'être passé à côté de quelque chose. Ce ne sont pas mes références, ce ne sont pas les années musicales que j'ai vécues. Pourtant, cela s'arrête chronologiquement à 2007. J'avoue ne pas comprendre.

Comme il existe deux formes de bd, il existe une musique rock et une musique pop cataloguée commerciale et honnie par les puristes. J'ai pourtant acheté l'album One des Beatles pour découvrir le plus grand groupe rock du monde et pour ne pas mourir bête. Cela fait vieillot quand j'écoute et je n'ai pas plus d'émotion que cela. J'ai assisté également à un concert de Michael Jackson de son vivant: la fameuse tournée Bad. Je le considère comme le plus grand chanteur du monde. Pitié, qu'on ne m'oblige pas à écouter du Elvis !

Bref, je ne me suis pas retrouvé dans ce petit livre du rock. Pas un mot d'ailleurs sur le Groupe Indochine. On préfère le chanteur Katerine comme icone du rock français ! Tss, n'importe quoi !

Après et pour finir, cette bd a le mérite de décrire le rock même si c'est subjectif. Je ne discute pas sur le reste.

Nom série  Début de siècle  posté le 03/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dès les premières pages, on sent bien qu'on a affaire à un connard de la pire espèce avec une obsession pour le sexe sans amour. Il est clair qu'avec une telle dégaine et manière de penser, il ne peut pas plaire à la gente féminine. Bon, j'avoue que je déteste les moustaches et les barbes et que si j'étais une femme, cela me ferait fuir dans une espèce d'horreur mêlée à un cauchemar vivant. Rien que cela et ce n'est qu'un détail. Je ne sais pas si les auteurs ont fait exprès ce personnage détestable ou si c'est une autobiographie...

Au-delà de cet aspect rébarbatif, j'avoue que j'ai trouvé un quelque chose d'intéressant. Certes, l'humour est caustique. Cela montre également le poids de la solitude et de cette misère affective. Par contre, je n'ai pas eu de pitié ou de compassion pour ce looser. J'aurais plus d'indulgence pour cette oeuvre un peu mordante à l'image de ce plan de copulation des vaches qui restera dans les annales.

Nom série  Eloi  posté le 02/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Eloi est encore un exemple des méfaits de la colonisation française. Cela se passe en 1842 à une époque où les expéditions menaient la marine dans le Pacifique. Il s'agissait de ramener un canaque dans la métropole pour l'étudier scientifiquement.

On sait que cette affaire va mal tourner et c'est toute cette triste aventure qui nous est contée. Le thème sera celui de la justification de la colonisation à travers son oeuvre civilisatrice.

C'est surtout un huis clos sur le navire qui est bien orchestré quoiqu'un peu longuet par moments. Certaines scènes sont un peu crues mais bon, il fallait bien démontrer le contexte de l'époque. C'est traité avec réalisme et justesse. On est réellement pris par le récit. Encore une fois, les gentils ne sont pas ceux que l'on croit.

Nom série  Petite Voleuse  posté le 02/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je n'ai pas été plus enthousiasmé que cela au sortir de ma lecture concernant cette kleptomane coincée dans son boulot de publicitaire et vivant seule avec son chat. Il y en a qui tueraient pour avoir sa place à une époque où le chômage frôle les millions de demandeurs. Et non, elle n'est pas contente et manifeste sa frustration en dérobant des magazines dans des supermarchés. Si ce n'est pas pathétique ! Je n'arrive pas à avoir un peu de compassion pour cette maladie de riche qui lui permet de se rendre vivante. Mais bon, à la fin, la morale sera quand même sauve.

Nom série  Noxolo  posté le 01/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai été assez ému par la tragédie de Noxolo, une jeune femme de 24 ans mère de deux enfants qui vît en Afrique du Sud dans un township non loin de Johannesburg. C'est une lesbienne qui a été victime d'un crime atroce le 23 avril 2011. Depuis, la police sud-africaine ferme les yeux et a bâclé insidieusement l'enquête. Il faut savoir que pourtant l'Afrique du Sud a adopté une loi très favorable à la cause gay. Cela ne suffit pas à faire évoluer les mentalités.

Amnesty International a décidé de se mobiliser autour de cette histoire afin que cette mort ne reste pas sans suite. C'est un combat à la construction d'un monde nouveau où l'on pourrait vivre sans craindre d'être tué parce qu'on est différent. Le célèbre écrivain Marc Levy a écrit l'une des plus belles postfaces de bande dessinée. Il conclut sur le fait que sur une terre où tant de misère existe, où tant de guerres sévissent, quelque soit la façon, aimer ne devrait jamais être un crime.

Alors, oui, cette oeuvre terrifiante dans le fond est tout à fait utile à lutter contre l'injustice de ce monde que cela soit en Afrique du Sud ou en France où un élu n'a pas hésité à déclarer à propos du mariage homosexuel que c'était une porte ouverte à la pédophilie. Mais bon, cette semaine j'ai déjeuné avec un haut cadre qui a glorifié l'action d'Hitler sans que personne ne réagisse à ses propos honteux (à part moi ). A une époque, on aurait renvoyé pour dire de pareilles choses. Plus maintenant car ils ont le vent en poupe ! Cela me fait peur également et pourtant, je ne suis pas gay.

Nom série  Petites coupures à Shioguni  posté le 01/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Non, cela ne le fait pas ! Petites coupures à Shioguni m'a donné un mal de tête à reconstituer l'ensemble de ce puzzle récit autour d'un crime dans un Japon urbain. Il y a des fois où la mise en scène est vraiment difficile. Cela plaira sans doute à des amateurs mais le récit éclaté n'est guère mon genre de prédilection.

Par ailleurs, il y a de véritables documents d'enquêtes insérés ce qui rend le tout assez brouillon dans le style. Le fait qu'il soit sélectionné à Angoulême en 2015 n'est pas une référence poussant à la curiosité de découverte. Graphiquement, c'est beau et cela attire avec cette colorisation très chaleureuse. Mais bon, j'ai été plutôt très déçu par le reste.

Nom série  Les Crocodiles  posté le 01/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est une bd documentaire que je voulais réellement lire depuis sa sortie. Le projet crocodile est une compilation d'histoires de harcèlement et de sexisme ordinaire mises en bande dessinée par un homme Thomas Matthieu. Ce faisant, je pense que cet auteur n'a jamais aussi bien défendu la femme ou du moins la dénonciation d'un véritable phénomène de société. C'est clair que cela ne plaît pas aux hommes d'être tous représentés sans exception en crocodile. Il s'agissait avant tout de faire prévaloir le point de vue des femmes.

Donner la parole aux femmes n'est pas une chose qui arrive aussi souvent. Si on réfléchit bien, on se rend compte que le plus souvent dans les oeuvres littéraires ou cinématographiques, on s'identifie à un personnage masculin. Idem pour les jeux vidéos où la princesse Zelda n'est qu'un faire-valoir pour mieux s'identifier à Link, son sauveur. Bref, c'est comme si toute la culture s'adressait aux hommes. Peu de garçons ont l'occasion de s'identifier à des personnes féminins. Heureusement qu'il y a Lara Croft !

J'ai beaucoup aimé cette oeuvre avec ces histoires qui donnent froid dans le dos. J'avoue avoir également éprouvé de la peur dans les transports en commun quand un malotrus commence à faire son intéressant vis à vis d'une belle femme. Nous vivons dans une société de machos où les publicités montrent de belles filles affriolantes s'offrant très facilement, où les films poussent également à l'infidélité (voir les images dans le métro).

Bientôt, le sifflement dans la rue sera une infraction grave vous envoyant directement en prison. Personnellement, je ne drague pas au risque de me faire accuser de harcèlement. La drague, c'est quelque chose qui se fait à deux. Au Pakistan, il est par exemple interdit de draguer et même par téléphone. C'est sans doute la société qui se dessine devant nous.

Trêve de plaisanterie, chaque jour une femme est au prise avec le harcèlement de rue. Ces histoires sont malheureusement horriblement banales mais traduisent un véritable malaise dans la société. Il faut savoir que cette bd a fait l'objet d'une censure par la mairie de Toulouse en raison de son immoralité et de son sexisme. Oui, il y a encore beaucoup de travail à réaliser dans notre société pour en finir avec cette ignominie. On ne regardera plus les crocodiles de la même façon et on ne portera plus du Lacoste !

Nom série  Le soldat inconnu vivant  posté le 01/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai beaucoup lu sur la Première Guerre Mondiale et je m'aperçois qu'il y a toujours des aspects à découvrir comme cette histoire véridique de soldat inconnu vivant. Il y a certes un jeu de mot avec la tombe du soldat inconnu. Il y a eu un soldat qui est revenu du front totalement amnésique.

A une époque où la TV n'existait pas, il était assez difficile pour les familles de l'identifier. Il y a en a bien qui l'ont reconnu mais elles étaient trop nombreuses : de l'ordre de 300 ! Beaucoup le reconnaissent comme étant un fils, un frère ou un mari disparu à la guerre. L'opinion publique était alors traumatisée par le massacre de 14-18 qui a coûté la vie à près de 1.7 millions de compatriotes soit 7% de la population qui a disparu ! On n'arrive pas à se rendre compte de nos jours ce que cela représente.

Triste histoire que celle-là où ce pauvre gars va finir sa vie en hôpital psychiatrique avant d'être victime des nazis. Il est devenu le symbole de toutes les mères qui n'ont pas retrouvé leur fils.

Ce cas avait passionné la France dans l'entre-deux-guerre avant de retomber dans l'oubli au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale où l'on voulait reconstruire un monde nouveau sans retomber dans les tristes souvenirs.

Nom série  Les Mains Invisibles  posté le 29/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C’est une bd ayant pour thème l’immigration. Ce sujet déchaîne véritablement les passions dans notre pays. Cependant, de la rhétorique xénophobe à la réalité des chiffres : on va être plutôt surpris pour peu que l’on raisonne sereinement.

Les chiffres de l'OCDE montrent tout simplement que la France est bonne dernière, et de très loin, dans l'ensemble des pays européens de taille démographique comparable en matière d'entrée d'immigrants. La France stagne, depuis plus dix ans, à quelque 190 000 immigrants qui entrent sur son territoire par an, alors que le Royaume-Uni en accueille plus de 450 000 et que l’Allemagne dépassait, en 2011, les 800 000 immigrants. Même l’Italie et l'Espagne sont beaucoup plus ouvertes que la France. Cela représente en effet chaque année 0,3% de la population française en moyenne, contre 0,6% pour les pays de l’OCDE. C'est également la plus faible proportion d'Europe, rapportée à notre population.

Près d’un immigré sur deux est d’origine européenne. L’immigration d’origine européenne est majoritairement portugaise, britannique, espagnole, italienne ou allemande. Ces cinq pays représentent 57 % des entrées d’immigrés nés en Europe. La France n’est pas la première destination des immigrants en Europe mais la cinquième, derrière le Royaume-Uni, l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne.

63 % des immigrés entrés en France en 2012 sont au moins titulaires d’un diplôme de niveau baccalauréat. 40% des immigrés de plus de 16 ans, non étudiants, entrés en France en 2012, déclaraient avoir un emploi l’année de leur arrivée. La France a enregistré 66 265 demandes d’asile en 2013. C'est près de moitié moins que l’Allemagne (126 995). La France est donc loin de ployer sous le poids des demandes et des réfugiés, comme on l’entend trop souvent. En 2013, 95 196 personnes ont acquis la nationalité française.

Par ailleurs, faut-il s'étonner qu'un nombre croissant d'hommes et de femmes aient envie de venir étudier, travailler, investir sur le continent européen ? L'arrivée d'immigrants est un signe évident d'attractivité d'un pays. L'Europe est attractive pour les immigrants, et la France… ne l'est pas. Voilà la triste réalité.

Certains spécialistes ont une vision positive de l’immigration. Ils la jugent indispensable, vertueuse pour l’économie et inscrite dans le sens de l’Histoire. Bref, la réalité des chiffres nous permet de relativiser.

Au lieu d’aborder les questions fondamentales du partage des richesses et de la réduction des inégalités économiques et sociales, l’extrême droite française - désormais rejointe par la droite - préfère surfer sur la haine de l’étranger. En se basant sur des convictions racistes, elles stigmatisent ainsi une population, nommément celle originaire d’Afrique du nord et d’Afrique subsaharienne, et la rendent - à tort - responsable de tous les ravages engendrés par la doctrine ultralibérale. La bd en question nous montre d’ailleurs de nombreux exemples de cette hostilité vis-à-vis de l’étranger.

Ceci dit et il était utile de le dire dans un contexte de haine globale de la population, cette bd se penche sur les conditions effroyables de l’arrivée de ces immigrés en Espagne. Les passeurs n’hésitent pas à les jeter dans la mer. L’actualité récente de ces naufrages en pleine mer nous démontre toute l’horreur de ces situations. Il y a également cette propagande islamiste qui surfe sur cette misère humaine.

La fin de cette bd est désespérante. On ne peut qu’être touché par tant de désarroi. Cela fixe les choses dans un contexte juste. C’est un récit poignant. A découvrir bien entendu.

Nom série  Edgar Allan Poe - Hantise  posté le 26/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'aime beaucoup Edgar Allan Poe en tant que romancier car il a préfiguré au genre fantastique et de la science-fiction. C'est l'une des plus grandes figures du romantisme américain et bien entendu le grand maître du thriller d'épouvante. Pour autant, je n'ai pas trop apprécié cette bd qui le décrit comme un être rustre, alcoolique et pédophile. C'est clair que cela détruit le mythe.

On a droit à une série de divagations plus ou moins mystiques sur fond de crime en lien avec les nouvelles qu'il écrit. Le lecteur devra s'accrocher pour démêler avec soins les fils de la démence. Cela aura eu raison de ma patience.

Pour la petite histoire, un inconnu a déposé pendant 50 ans chaque année 3 roses et une bouteille de cognac à moitié vide le 19 janvier, date d'anniversaire de l'écrivain. Allan Poe est né en 1809 et est décédé en 1849. Début des "cadeaux" : un siècle après sa mort, en 1949. Fin de ces "cadeaux" : deux siècles après sa naissance, en 2009. On ne saura jamais de qui il s'agissait malgré la traque des journalistes. Ce mystère aurait pu faire l'objet d'une bd.

Nom série  Trahie  posté le 26/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Décidément, les polars nordiques ont la côte depuis Millenium. Dernièrement, La Princesse des Glaces m'avait également beaucoup séduit. C'est une histoire de couple et de trahison qui conduit à une vengeance. C'est également tiré d'une adaptation d'un best-seller suédois.

J'avoue avoir eu beaucoup de mal à suivre le fil de cette intrigue pourtant passionnante. Il faut dire qu'il y a une galerie de personnages qui se succèdent dont certains se ressemblent mais ne portent pas le même nom. A un moment donné, j'ai compris que certaines scènes étaient des flash-back renvoyant dans le passé d'un des personnages. En résumé, il y a 3 récits croisant deux époques différentes.

Malgré ces imperfections, on est réellement pris dans cette histoire de couple à bout de souffle. C'est le genre de polar contemporain que j'aime avec une tension à son comble.

Nom série  Robert Moses - Le Maître caché de New York  posté le 26/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne connaissais absolument pas Robert Moses, le Haussmann américain. Avec cet ouvrage, c'est chose faite. Je me rends compte également de ma grosse lacune au vu de tout ce qu'il a réalisé pour la construction de la ville de New-York.

Il faut dire que l'homme est également très contre-versé. Rien ne sera oublié ce qui rend cette bd très crédible et assez professionnel. La narration bien que omniprésente n'est pas harassante. Il manque juste un peu d'audace dans la construction de ce scénario assez linéaire.

On ne verra plus jamais la grande pomme comme avant.

Nom série  Tout va pour le mieux  posté le 25/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'auteure Tiffany Cooper fait partie de ceux qui ont fait la prestigieuse école de Strasbourg à savoir les arts-déco. Dans cette oeuvre, elle mêle une compilation de toutes les histoires croustillantes qu'on lui a raconté en les mélangeant également à des anecdotes personnelles. On passe d'un personnage à l'autre le temps de quelques cases. C'est assez abrupt car l'auteur va à l'essentiel.

Tout va pour le mieux alors ? Certains récits traitent de la pédophilie avec des auteurs qui s'en sortent plutôt bien. C'est même carrément dérangeant et sordide par moment. Par ailleurs, le monde que fréquente l'auteure n'est pas vraiment le nôtre. Pour autant, j'ai bien aimé son trait et la manière de mettre en image ces petites histoires terriblement humaine.

Nom série  Alice au pays du sexe  posté le 25/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
C'est une BD qui avait bien commencé avec l'arrivée de la jeune et belle suissesse Alice dans le quartier de Pigalle à Paris. Elle se lie d'amitié avec ses collègues de boulot et la voilà partie pour une philosophie sur le sexe. Les longs bavardages incessants nous coupent toute envie dans notre élan. Rien de pire !

Non, ce qui nous attend, ce n'est pas une merveille ! Alice devra repasser en attrapant le petit lapin blanc... Une BD d'intello sans vouloir être péjoratif.

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