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... a post 414 avis et 47 sries (Note moyenne: 3.29)

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Nom srie  The Cape 1969  post le 21/07/2014 Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
1969 : une escouade de soldats US est faite prisonnier par un cruel officier vietnamien dans une jungle vietcong Le capitaine Chase, pilote dhlicoptre va y faire la plus surprenante des rencontres

Difficile de croire par un tel pitch le rapport existant entre ce The Cape 1969 et le one shot au mme nom de Joe Hill.

Et pourtant il ne faudra gure plus dune case pour comprendre le rapport vident entre Eric Chase, hros malfaisant de luvre dorigine et ce pilote qui nest autre que son pre

Mme si le tout peut se lire sans connaissance des mfaits de la fameuse cape, il subsiste quelques interconnections videntes et un rythme tout fait similaire.

Car The Cape 1969 se lit comme on regarde une bonne vieille srie B un dimanche aprs-midi. a ne manque ni de rythme ni defficacit mais le postulat ne dpasse gure les ambitions dorigine.

Grosso modo et sans trop dvoiler dune histoire bien trop mince mon got, les pouvoirs volants dEric vont trouver leurs origines mystiques dans la jungle vietnamienne. Si lensemble est bien trop succinct pour voquer autre chose que la revanche de Chase sur son tortionnaire vietcong, il convient nanmoins de trouver a foutrement efficace.

On va donc sen prendre plein la gueule sur les 4 chapitres dun rcit voquant le schma classique des svices subis puis du retournement de situation. Effectivement voler confre de nouvelles possibilits Chase qui va sen donner cur joie dans une seconde partie spectaculaire.

Joe Hill naurait pas particip ce dveloppement mais on ne sent aucune trahison dans lcriture de cette histoire porte par un dessin toujours aussi dynamique et lisible. La boucle est boucle pour ce rcit aux allures de montagnes russes mais dont on ne gardera malheureusement pas un norme souvenir par aprs.

Un bon gros divertissement aussi fun que dispensable pour les amateurs de bastons surralistes (situer laction au cur dune guerre comme celle du Vietnam est un pari indit).

Nom srie  Vacuum  post le 21/07/2014 Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ladolescence est un vaste dbat. Dj parce quil sagit dune priode particulire que tout le monde vit de faon trs brutale ou efface mais toujours trs personnelle.

Aprs parce quon nen sort jamais rellement de ce douloureux passage de lenfance lage adulte (jen suis un bel exemple ).

Enfin parce que toutes les uvres consacres ladolescence sont toujours passionnantes mes yeux et riches dinstructions.

Aprs avoir referm Vacuum du mconnu mais talentueux Lukas Jliger, on se remmore forcment certaines images imprimes vie sur nos rtines de Virgin Suicides, Donnie Darko (encore et toujours ce film) sans oublier Elephant de Gus Van Sant.

Malgr les nombreuses rfrences voques (Vacuum pourrait tre effectivement une adaptation littraire de Donnie Darko et de son apocalypse en compte rebours), le prsent bouquin nest pas un plagiat de plus mais possde sa propre identit saffranchissant tour tour de ses rfrences par un univers qui lui est propre et distinct.

Aid par un dessin tout en substances et en douceurs tirant vers le beige et le gris, on nous prend par la main sans brusquer les choses, aid il est vrai par un rythme calme et prcdant la tempte quon nous promet en fin douvrage (il sagit de relater la dernire semaine avant la fin du monde chapitre par les jours). Quelques vignettes sont tout fait sublimes et voquent autant la contemplation que la mlancolie qui habite chaque page comme chaque cur de nos jeunes protagonistes.

Car lauteur na pas son pareil pour dpeindre une rvolte passive mais bien prsente. Les hros dj nont pas de prnom afin de mieux sen identifier part Sho qui a trop abus de drogues et sinvente un monde alternatif dont lui seul possde les cls dentre comme de sortie.

A ct de cela une histoire damour perturbe et complexe sinstalle entre le narrateur et la girl next door qui lui ouvrira certaines voix de perception rajoutant un peu de fantastique et surtout de posie par petites touches l o Charles Burns cherchait installer un lectrochoc cronenbergien avec les mutants isols de Black Hole.

Ici les actes violents sont voqus et effleurs l o le duo Mezzo/Pirus usait et abusait dironie et de provocation dans le Roi des Mouches.

On peut trouver lhistoire immobile mais son ct fig amne une vritable progression sur lensemble des personnages dont on pourra comprendre leur pass dans une narration compltement matrise de lauteur.

Les ellipses peuvent paratre brutales mais lensemble est dune telle cohrence et vidence au final quil est difficile de ne pas y adhrer pour peu que lon soit sensible au sujet.

Le choc ressenti la fin de louvrage dcoule mme dune logique implacable l o tout parait flotter et donne envie de sy replonger plus tard, le cur un peu plus vide des sensations voques.

Il sagit surement dun des plus beaux romans graphiques que Rackham nous fait lhonneur dditer dans un format appropri sur un papier de qualit. Difficile de rsister ces jolis dessins au contenu finalement pas si anodin.

Nom srie  Petites cervelles  post le 30/06/2014 Modifier cet avis Achat conseill ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aim !)
Ici lenthousiasme des comics de zombies laisse place une dception toute relative
Aprs ladolescence et les zombies titulaires dun DEUG, voici les cours de rcr envahies par des hordes de zombies ! O allons-nous ?

De trs bonnes critiques rcoltes sur la toile ne rsument pas tout, dans un esprit trs MAD (le magazine anglais, pas Mad Movies), Bob Fingerman dresse un petit portrait de ces sales petits moutards qui cherchent rien que des emmerdes en se battant dans la cour dcole, se mettent les doigts dans le nez et matent des bouquins pornos. Un peu comme vous et moi il y a 30 ans (pour ma part) voire moins pour les plus jeunes dentre nous.

La morale ne sera pas sauve puisquun charmant professeur aid de deux ttes claques intellos (vous savez, ces garons boutonneux lunettes qui font rien que dtudier et qui ne vous intressent pas et quon trouve dans tout rcit se passant dans un collge US) fait quelques expriences base dune curieuse fume mauve nausabonde, prtexte ranimer certaines cellules mortes sauf que l le rsultat va tre tout autre avec recrudescence de cadavres dans toute lcole !
Une petite chance subsiste : on ne devient zombie que si lon est mordu ou trop jeune pour la pubert ! Une chance pour nos petits moutards dcrits plus haut qui vont devoir sarmer de tout ce qui leur passe sous la main et dcouper du zomblard pour notre plus grand plaisir !

La couverture est plutt prometteuse, de belles couleurs chatoyantes, des petits corps bien dessins avec des grosses ttes et de la tripaille au bout de 30 pages sur les 100 que compte ce petit bouquin cartonn.

Et pourtant la mayonnaise ne prend pas pour un problme la fois de culture et de souhait de faire de lindpendant coute que coute jimagine. Cest trs bavard et a se veut drle sans l'tre souvent.
Passe encore, cest le gros avantage dun comics par rapport un roman. Mais le souci cest que cest BEAUCOUP trop bavard, les scnes sont plutt mal dcoupes et le dessin si charmant du dbut commence srieusement gonfler au bout de quelques pages

Le plus drle cest plutt le contraste amen par ces charmants dessins avec les scnes gores car la fin du livre passe dune scne de tripaille une autre mais leffet escompt nest plus du tout le mme. Nos petits mouflets survivants arrivent sortir de leur cole et cest la fin ! Une suite est-elle prvue ? mme pas mais au vu des nombreuses critiques de ce Recess Pieces sur le net, a priori cest un comics apprci outre-Atlantique mais absolument pas de moi.

Un achat compltement superflu surfant sur le succs de Minimum Wage mais agaant au possible. A fuir comme la peste, les curieux comme moi en seront pour leurs frais.

Nom srie  Cowboy Henk  post le 02/06/2014 Modifier cet avis Achat conseill ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Contrairement au ressenti de Spooky, je suis plutt fan dhumour trash, celui qui tache et mixe des lments tellement vulgaires et dcals quil serait parfois impossible de le dcliner sous un autre format que notre mdia prfr sans provoquer dgout et rejet.

Cela fait longtemps que je connais ce personnage atypique de Cowboy Henk. Il faut dire que le bougre a toujours eu un succs destime par ses strips compltement ct de la plaque et le contrepoint offert par une ligne claire habituellement rserve des uvres plus frquentables .

Le dcalage offert peut crer lillusion mais court terme car si lensemble des strips peut se lire sans dplaisir (le prsent ouvrage fait uvre de compilation), aucun moment on ne peut dire que cela mait fait rire ou sourire.

La chute est souvent creuse et sans rel intrt et cest donc sans intrt ni sans vritable grand dplaisir que lon peut lire ces histoires qui vont vous faire douter de votre raison.

Aprs je reconnais une certaine audace voire mme posie dans certaines de ces situations mais cest effectivement peut tre peu pour un livre cens tre drle moins que cette slection ne soit pas si pertinente

Dans un registre similaire, je ne peux que vous recommander Mox Nox de lEspagnol Joan Cornella qui est tout aussi spcial mais plus intriguant. Cette faon de montrer labsurdit de notre monde est effectivement culotte dfaut dtre compltement russie.

Trs spcial mais pas forcment compltement loup, a se lit aussi trop vite malheureusement

Nom srie  Lucy Loyd's nigthmare  post le 30/05/2014 Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Tout commence par un bouquin sorti de nulle part et pos avec hsitation par le libraire entre comics et bd franco-belge
Tout commence par un livre scell avec sur-couverture noire classe et mystrieuse o seule une main rouge semble appeler de laide et un 4me de couverture reprsentant un dinosaure affubl dune clope et de ray-bans.
Tout cela finit par mintriguer et cest avec davantage de curiosit que denvie que je me suis lanc dans cette lecture tentaculaire qui au final ressemble un gigantesque tour de grand huit dont on ressort le sourire aux lvres.

Du tout bon et je vais men expliquer.
Reprenant le principe des histoires horrifiques propres des Tales of the Crypt et autres Creepshow, Lucy Loyds Nightmare relve non seulement le challenge den tre une dclinaison contemporaine mais se paye de le luxe dtre de surcroit un fantastique livre-concept o toutes les histoires sentrelacent intelligemment par un fil narratif et la rcurrence de certains personnages.

Le livre lui-mme est reprsent comme un objet maudit crit par une certaine Lucy Loyd, papesse de ce style de comics et annonce des lments violents, gore et grand guignolesques aids par un cadrage remarquable, des doubles pages superbes et un certain art de la mise en scne (ma recommandation serait de ne pas le feuilleter histoire den garder toute la saveur de la dcouverte).

Aid de surcroit par un dessin superbe lamricaine par un auteur inconnu, les histoires apportent des chutes bien cyniques qui mont fait hurler de rire (A good man et sa morale, bad habits et son shrif mgalo) entre quelques claboussures car oui on baigne dans le sanguinolent mais pas dans le glauque et rarement le vulgaire.

David Chauvel (Lucy Loyd ?) truffe son rcit de rfrences discrtes et nuances en faisant directement rfrence John Carpenter (On pense directement Lantre de la folie et un personnage ressemble curieusement Kurt Russel) et les diverses manipulations des diffrents rcits donnent lenvie de relire de suite le bouquin histoire de reprer tout un tas de dtails discrets et savoureux jusquau clin dil de page de garde final.

Un petit bijou qui devrait remporter ladhsion et dont il ne vaut mieux pas trop en dire pour en laisser la surprise mais japplaudis de vive voix le concept qui va encore plus loin que les pourtant trs bons Doggybags dans un registre similaire mais diffrent.

Lucy Loyds Nightmare se doit de figurer en tant quobjet prcieux et ddicac dans votre bibliothque.

Very clever !

Nom srie  Les Tourments de Double Face  post le 27/05/2014 Modifier cet avis Achat conseill ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aim !)
Parti sur une bonne impression gnrale avec la collection DC Nemesis qui propose un rcit indit mettant en avant lune des btes de foire de lasile dArkham et aprs avoir lu lintressant La Revanche de Bane ou lintriguant La Splendeur du Pingouin , jtais donc confiant avec cette histoire hissant Double-Face, lavocat Harvey Dent horriblement dfigur et la trouble personnalit dautant plus que les talents combins dun Sean Phillips (Criminal, Fatale avec Brubaker) et Jae Lee (La Tour sombre et autres marvelleries) auraient du produire des tincelles !

Las ! Je nai jamais t oppos ce quune uvre soit ralise par diffrents dessinateurs (ce phnomne est mme chose courante pour les comics) mais lalchimie attendue ne marche ici pas du tout. Les styles de ces deux auteurs reconnus ne se marient effectivement pas et particulirement sur le personnage de Double-Face qui de raliste et macabre dans la version Jae Lee (pour la premire moiti) devient grotesque et cartoonesque dans la seconde ralise par un Sean Phillips en toute petite forme.

Mais passons, malgr une introduction des plus mystrieuses (des citoyens de Gotham sans histoire ni pass judiciaire commettent des meurtres atroces), on bascule trs rapidement dans une histoire des plus simplistes qui soit et cumule une impression de dj vu et de somnolence assez consquente.

Grosso modo, Batman va interroger un Double-Face emprisonn (pas pour trs longtemps) avant de raliser que ce dernier souhaite empoisonner la ville entire et rendre la population aussi dmente que lui. Certaines scnes de flash-back sur lenfance de Harvey Dent sont intercales sans grosse continuit pour rvler le twist final que lon aurait pu deviner ds le second chapitre et Batman tombe dans des piges grossiers et o loccasion de lanantir jamais et/ou de rvler son identit niront bien sur jamais leur terme.

Et que dire dun Bruce Wayne pleurnichard, dun Jim Gordon dclarant le plus srieusement du monde quune femme sest dcapite elle-mme avec une fourchette ( ????) ou dune morale deux balles sur le tabac comme produit aussi addictif que la drogue de Double-Face ?

On parsme lensemble de quelques fautes dorthographe ou daccords que le traducteur franais na d voir venir (la relecture de lensemble devait galement lui tre pnible) et dune mise en scne peu folichonne pour se rendre compte du gchis incroyable de talents dans un livre quil ma fallu reprendre plusieurs fois avant den voir la fin

Une uvre bien mineure dans un univers qui ne compte pas que des chefs duvre visiblement et surement le rcit le plus dcevant lu sur le Chevalier Noir... A viter de toute urgence.

Nom srie  Les Miettes  post le 26/05/2014 Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
a commence directement par le dtournement dun train, oui un train !!!! Lhomme qui menace le chauffeur de la locomotive est galement un peu spcial puisquil a llgante particularit davoir un frre siamois partageant le mme corps sous le nombril !

Bienvenue dans le monde hyper barr de Ibn Al Rabin illustr par limmense Frederik Peeters dans une bichromie argente beige du plus bel effet !

Le lecteur na mme pas le temps de poser ses fesses pour lire confortablement quil est happ 150 km/h dans cette histoire invraisemblable men tambour battant dans un train avanant la vitesse dun omnibus !

Car videmment dans cette sombre histoire de dtournement au profit du Lichtenstein libre, rien ne va tourner correctement pour le plus grand plaisir du lecteur effar devant tant dabsurdits !

Il faut bien le dire, les 20 premires pages nont pas t des plus aises suivre. On passe dune situation ubuesque une autre dans un change de bons mots que Michel Audiard lui-mme naurait pas reni.

Mais aprs une fois que le dcor est bien plant, quon pense avoir peu prs le dessus sur la narration clate je vous garantis que ce nest quun pur best of dhumour cynique et non sensique propre drider chaque dpressif potentiel qui sommeille en chacun de nous !

Un alchimiste pris en otage cens redonner un peu de fortune ces terroristes dsoeuvrs va surtout transformer le plomb en ricard, un train qui navance pas attaqu par une bande de pillards de San Marino cheval, un baron au look soign mais la verve peu inspire et une sacr bande de pieds casss qui narrivera jamais accorder ses violons pour arriver bon port !

Les miettes, (dont on comprend le sens le temps dun phylactre dissmin sur les 70 pages !!) est une superbe madeleine de Proust dvorer et dont il ne restera que des miettes galement la fin tant le voyage onirique offert prend tout son sens au fur et mesure dune lecture unique et dont on ne reviendra pas sans un sourire.

Loccasion est dautant plus agrable vivre que Atrabile a eu la bonne ide de rditer un prix tout doux une uvre rapidement puise et dont la remastrisation des couleurs doit faire honneur luvre dorigine. Dos toil, grand format, lensemble est suffisamment classe pour en faire un objet de choix possder pour toute bibliothque dcale qui se respecte.

Et Peeters avait dj une sacre maitrise alors quil ntait quun inconnu. Voici une belle occasion de mettre la main sur ce Saint Graal dsormais nouveau disponible et accessible toutes les bourses !

Nom srie  Silver Surfer - Parabole (Moebius)  post le 22/05/2014 Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Voici une initiative sympathique par Panini Comics, un diteur souvent dcri mais qui a eu cette fois la bonne ide de rditer une uvre maintes fois discute et parue sous de nombreux formats puiss actuellement, savoir le Surfeur dArgent par Moebius.

Pour la petite histoire, si Stan Lee a souvent t impressionn et inspir par Moebius et son travail pour lIncal et Blueberry, il na jamais eu loccasion de le soumettre une histoire typiquement Marvel lexception notable de superbes couvertures ralises par le matre francophone.

Ce fut chose dornavant faite avec cette unique collaboration pour un court one-shot du Silver Surfer face son ennemi de toujours le dvoreur des plantes Galactus.

Ce qui est cette fois intressant cest quil ny a pas besoin dtre un lecteur confirm des nooooooOOOOOOOOOOOOmbreuses histoires de la Maison des Merveilles pour lire cette ultime tentative de sauvetage de la Terre et quon peut lire cette courte sans aucune connaissance au pralable.

Donc Galactus envahit la terre mais comme cest un dieu dhonneur et quil avait fait la promesse son ancien hraut le Surfer de ne pas attaquer notre galaxie, il sarrange pour embrouiller les humains entre eux et sautodtruire Mais notre beau vliplanchiste argent a beau tre blaz, il ne compte pas laisser faire le colosse et va tenter dtre aussi malin et aiguis que son ancien mentor..

Je reste trs partag sur cette uvre. Dabord je dois confesser que sans le nom de Jean Giraud sous son clbre pseudonyme, cette histoire maurait laiss de marbre mais cette incursion surnaturelle de Moebius dans les histoires de Stan Lee a attis ma curiosit.

Il ne sagit pas des plus beaux dessins raliss et on sent une certaine rapidit dans lexcution de certains dessins mais Moebius reste fidle ce quil savait faire de mieux et luvre ne trahit ni son esprit ni celui de Stan Lee.

En rsulte une histoire faussement nave mais ptrie de pas mal de lourdeurs la rendant plus ou moins indigeste selon votre humeur du moment. Il y a galement peu de scnes daction, le Surfer se contentant surtout de contenir Galactus et lintroduction de personnages humains dplaant leurs motivations politiques, thologiques ou personnelles tels des pions sur un chiquier mais le rendu est si peu complexe pour une fois quil laisse davantage perplexe.

Les points de vue sont multiplis par les tmoins de la bataille Galactus/Silver Surfer comme si lon regardait un reportage ce qui nest pas dplaisant en soi mais annihile toute implication du lecteur dans une histoire dont on devine lissue ds les premires pages.

Seule la dernire pitchenette du Surfer dArgent pour rconcilier les hommes est culotte et constitue un vritable pied de nez mais globalement et malgr lapport vident de Moebius sur les dessins je me suis particulirement ennuy.

Plus intressant sont les bonus rdigs par Moebius et Stan Lee que possde la prsente dition et la rend mes yeux passionnante et indispensable. Il sagit de croquis et dannotations purement sincres des deux auteurs qui ont voulu rendre un travail des plus authentiques.

Je perois davantage ce rcit comme une mtaphore de la btise des hommes que comme une Parabole et je recommande vivement cette lgante rdition aussi sobre que richement illustre et dans un format comics dorigine. Il sagit effectivement dune uvre mineure dans lexcellente bibliothque de Moebius mais il serait galement difficile den faire limpasse.

Ma note est donc purement subjective et na pas pour but dattirer les rfractaires de ce duo dauteurs mais je pense nanmoins la relire avec intrt do la note trs contraste dun avis pas vident non plus rdiger.

Nom srie  The Cape  post le 19/05/2014 Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Forcment sans lappel du pied Joe Hill crit bien en gros sur la couverture de ce One Shot alors quil ne sagit que de ladaptation en comics dune de ses nouvelles. Le phnomne Locke and Key mayant fait forte impression tout comme les dessins magnifiques de Zack Howard (un auteur mconnu qui ne devrait pas le rester trs longtemps), cest donc avec une connaissance du pitch proche du nant absolu que je repartis de ma librairie avec ce one shot dans mes cabas.

Bien que moins audacieux que Locke and Key, ce rcit ne manque pas de qualits intrinsques, il sagit de lhistoire dun loser amricain au parcours des plus banals si ce nest une mystrieuse chute dun arbre enfant en jouant aux superhros affubl dune cape layant maintenu en suspens quelques secondes avant un accident qui aurait pu tre fatal.

Aprs quelques annes et un parcours tant professionnel que sentimental plutt dsastreux, notre hros va remettre la main sur cette fameuse cape quil pensait perdue jamais et, miracle, se rend compte quil peut voler avec tel Superman Mais comment va-t-il lutiliser et quels desseins ? Lui qui a toujours t un peu en marge de la socit malgr un entourage aimant ?

Un grand pouvoir engendre de grandes responsabilits adressait loncle Ben Peter Parker avant de mourir et que son neveu ne devienne le clbre tisseur masqu. Joe Hill va au contraire dmontrer que lon peut utiliser ce pouvoir pour ses propres intrts personnels et surtout la vengeance

Impossible den raconter davantage sans trop en dvoiler et gcher la surprise dun scnario qui surprend ds la fin du premier chapitre par un acte compltement inconsidr et qui va imposer le tempo un rcit agrable et rapide lire.

Et cest ce que je retiendrais le plus de cette nouvelle qui aurait gagn tre un peu plus claire sur les motivations du principal protagoniste et galement multiplier les intrigues puisque pass la fameuse surprise voque dans mon paragraphe prcdent, le reste devient trangement banal et tlphon.

Pour avoir revu rcemment le film Chronicle narrant galement la perception de nouveaux pouvoirs et leur utilisation, jai trouv beaucoup de similitudes entre ces deux destines mais le rcit de Joe Hill manque un peu daudace pour en faire un incontournable.

Ce qui est incontournable par contre, cest le talent vident de Zack Howard dont le dessin comme le dcoupage sont dune clart et dune beaut videntes, quelques doubles pages attestent de la maitrise absolue (attaque dun avion par un outil bien commun !!!) de cet auteur dont le travail sur les couleurs tout en pointills et en nuances lui donnent un cachet unique !

The Cape est donc un bon petit rcit indpendant savourer sans restrictions et dont la promesse dune prquelle bientt publie par Milady Graphics ( The Cape 1969 en t 2014) laisse supposer que le meilleur est surement encore venir avec la mme quipe !

Nom srie  La Splendeur du Pingouin  post le 14/05/2014 Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Par sa collection DC Nemesis, Urban a offert une belle opportunit aux amateurs des DC Comics den savoir un peu plus sur les tres malfaisants peuplant les villes de Metropolis et surtout de Gotham City.
Ce titre permet ainsi aux amateurs den savoir un peu plus sur lun des mchants les plus populaires mais galement un des plus mconnus.

Le rcit ironiquement retitr en franais sous le nom de La splendeur du pingouin sinspire grandement de la reprsentation quen avait fait lpoque Tim Burton pour son magnifique Batman Returns mais pas uniquement.

On y retrouve les origines dun tre mpris par les siens et les difficults se faire accepter comme tel enfant avec ses difformits par une socit cruelle qui repousse et se moque des diffrences dautrui.

Le Pingouin, n petit, obse, laid et avec un nez rappelant lanimal qui lui sert de sobriquet, va donc devenir un personnage trouble bien plus craint par ses tiers que respect en tant que tel.

Son rayon daction passe par un rseau souterrain, de magouilles et de trafics en tous genres, dinfluence, desclaves et de contrebande. Il est la fois un personnage cl de la bourgeoisie de Gotham comme un de ses plus perfides dangers.

La dmonstration de sa cruaut sans limites seffectue par un petit jeu rod inalinable : convoquer le sujet qui aurait agac Mr. Cobblepot dans son bureau et lui annoncer de faon continue et sur un ton monotone les vnements tragiques arrivs en temps rel (et commandits par Le Pingouin) son entourage pour mieux le dtruire psychologiquement.

Par ailleurs son obstination combler ses proches par des bijoux drobs lors dassauts trs violents achvent de faire du Pingouin un personnage aussi dangereux voire davantage que son grand collgue le Joker dont on aperoit deux apparitions furtives et muettes laissant supposer que ce dernier est galement la botte de lhomme-oiseau.

Lambiance est donc glaante et le lecteur se sent rapidement mal laise, tantt touch par les flashbacks de lenfance dOswald et les soin quil prodigue sa mre ou sa compagne (nous y reviendrons) que par les excs de violence outranciers et indirects dicts par sa colre.

Le Pingouin cultive donc la peur paradoxalement son allure dsute et inoffensive lexception notable dun seul autre personnage emblmatique de Gotham : le Batman ici peu prsent (la vritable vedette ce nest pas lui) mais indispensable une enqute somme toute assez classique au final.

Lattachement du Pingouin une jeune fille aveugle et sincrement amoureuse de lui va-t-il lemmener sa propre perte ? Je nen dirais pas plus mais ce rcit malmen par lambiance volontairement glauque et trs sombre de Kudransky saccorde aussi bien que la splendide couverture sombre de ce recueil. Dommage que le dcoupage soit parfois si confus en esprant quune seconde lecture lvera ces lgers soucis de continuit.
Le duo dauteurs est dailleurs spcialis dans les comics tendance supervilain pour avoir reprsent dautres personnages troubles chez le Punisher ou Spawn.

Puisquil sagit de recueil on a galement droit une autre histoire bien plus courte dune dizaine de pages sur la situation amoureuse complexe du Pingouin. Elle nest absolument pas dnue dintrt et ferme louvrage de faon rellement satisfaisante pour peu que lon sintresse un personnage que lon croit connatre sur le bout des doigts mais dont on ignore vritablement les griefs.

Le procd nest pas nouveau et ne le sera pas (lensemble ma rappel curieusement la gense de Moloch dans Before Watchmen Compagnon) mais il peut apporter au novice comme lamateur confirm de lunivers Batman un complment relativement pertinent sans tre indispensable.

La splendeur du pingouin nest donc pas un rcit indispensable ni inoubliable mais il risque de hanter au moins votre prochaine nuit pour toute la noirceur et le pessimisme quil dgage.

Nom srie  Gotham Central  post le 12/05/2014 Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Batman ?
Brubaker ?

Hum suffisamment dindices pour me mettre en apptit avec ce Gotham Central qui ma longtemps fait de lil mais dont jai prfr attendre la belle rdition par Urban avant de me mettre table devant ce copieux premier recueil (sur les 4 paratre).
Quoi de plus malin et de plus ambitieux que de vouloir prsenter un regard raliste sur la ville du Chevalier Noir par les nantis et seconds couteaux dont on ne voit jamais les actes combien complmentaires dans le maintien de la justice.. A savoir les flics, inspecteurs et simples mortels de la police de la cit gothique.

Cest un peu le pari (largement russi) quont bien voulu nous proposer Ed Brubaker quon ne prsente plus pour ses incursions dans le polar et Greg Rucka.

Soutenu par le trait gras et dlicieusement rtro de Michael Lark qui signe tous les dessins de la srie, ces histoires peuvent se lire indpendamment comme de simples enqutes policires mais possdent le mme effet tentaculaire que Criminal : les personnages senrichissent au fur et mesure des histoires, passant du premier au second rle selon les besoins

Le point de vue raliste adopt contraste avec certaines mauvaises rencontres lorsquune bte filature ou introspection des lieux place nos inspecteurs nez nez avec un Mister Freeze ou un Double Face. On constate ds lors limpuissance de simples humains face des supers criminels lourdement arms ou tellement pervers que laide dun Batman est au choix indispensable ou vcu de lintrieur comme un vritable fardeau. On apprciera galement lusage dquipes de nuit et de jour au sein de la mme brigade donnant une tonalit toute singulire. Il sagit vraiment de chroniques affreusement banales o tout peut basculer dune minute lautre.

Si du point de vue de Batman, tout est vcu comme une charge hroque avec ses bons et ses mauvais cts, ici les inspecteurs font ce quils peuvent pour rsoudre des histoires sordides de kidnapping, assumer leur vie prive (lhistoire de Rene Montoya et de son homosexualit tale au grand jour est LE rcit le plus mouvant et raliste qui soit lu depuis longtemps) ou vivre le deuil dun collgue tragiquement disparu.

Batman nest jamais prsent plus dune ou deux cases par histoire et ses exploits sont manifestement raconts en off lui confrant le ct mystrieux que lon peut lui insuffler.

Vivement la suite, ce Gotham Central peut tre lu galement par des dbutants et je ne peux que le conseiller un public bien plus large que les comics pour la pertinence de ses propos et lincursion de surnaturel sans jamais en abuser lors des apparitions de super criminels rendus ici lchelle humaine par une quipe dauteurs fortement inspirs et limpact intelligement nuanc.

Terriblement humain, cette collection est indispensable tout simplement.

Nom srie  Luther Strode  post le 14/04/2014 Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Il avait lair pourtant bien sympathique !

Je parle de ce petit ado myope illustrant le premier tome de Luther Strode dans son dition franaise.

Effectivement qui pourrait prtendre un tel contenu gore et exhaustivement fun en le voyant rajuster sa paire de lunettes dune main et tenir un curieux manuel simplement intitul Hercule de lautre.

Bien sur les quelques nuances de sang ornant la couverture ne peuvent laisser prsager dun rcit ne pas mettre entre toutes les mains.

Partant dun postulat identique une srie aussi classique que Spider-Man ou cynique que Kick-Ass, Luther Strode va nen retenir que les germes (un jeune maigrichon impopulaire souhaitant modifier son destin) pour mieux les remixer dans un opra sanglant, violent mais diablement fun

Le jeune homme, grande tige myope sans une once de muscles, est aux antipodes du standard californien amricain sportif dcrbr et coureur de jupons.
Afin de briser ce strotype, Luther, grand amateur de films dhorreur et de comics (dont on aperoit un peu trop les rfrences sur les murs ou les tshirts ports) va dcouper un bon dans son mensuel prfr afin de recevoir la mthode Hercule, un apprentissage radical pour lui faire pousser des biscoteaux.
Le seul hic est que cette mthode est un procd malfique utilis des fins plus radicales.

Ce qui ressemblerait un rcit de Stephen King ou une relecture de Shazam va plutt lorgner du ct de Ken le Survivant ou de Jason Voorhees
Luther va devenir de plus en plus impressionnant physiquement tout en dveloppant une vitesse et des rflexes accrus.
Difficile ds lors de pouvoir se maitriser lorsquon simprovise Super Hros avec une carrure et un masque menaants dautant plus que les coups partent aussi vite que les problmes vont arriver pour lentourage de Luther. Et quil ne semble pas tre le seul possder ses pouvoirs car de mystrieuses cratures similaires sont sa poursuite.

Avec un trait anguleux rappelant par certains cts celui de Kevin ONeill (qui a illustr entre autres la ligue chre Alan Moore), cest un autre Moore, Tradd de son prnom et illustre inconnu pour ma part, qui illustre le scnario dingue de Justin Jordan. Et javoue qu la vue du rsultat final et des progrs amorcs entre les 2 premiers tomes, cest un patronyme quon risque de revoir trs prochainement.

Le mot dordre de ce petit comics indpendant est de donner du fun sans grosse prise de ttes. Le scnario va droit lessentiel et calque beaucoup la progression dun jeu video sans pour autant que la comparaison soit pjorative, bien au contraire.

Du jeu vido, les auteurs en retiennent la progression par niveaux (on se croirait presque dans une arne de combat, avec dcors exploss et les dbordements gore qui ne seront pas du gout de tout le monde car on ne fait vraiment pas dans la finesse en explosant les corps et parpillant les membres casss ou arrachs dans tous les sens.

Le rsultat est plutt spectaculaire et les scnes de combat nombreuses sont admirablement dcoupes et lisibles. Mais les limites du raisonnable sont simplement affranchies avec le tome 2 admirablement sous titre La lgende de Luther Strode .

La bonne ide a t dtablir une ellipse de 5 annes entre les venements du premier arc et du second. Luther est devenu un fugitif nbuleux et sanguinaire devenu la fois une lgende et surtout une menace pour toutes les mafias locales qui ne cessent de lui tendre des piges

Lorsque son ancienne petite amie entre en scne, les choses ne vont pas se drouler tout fait comme prvu dautant plus quun plan B avec un tre gntiquement modifi comme lui et qui aurait pu tre issu du bestiaire de la ligue des Gentlemen Extraordinaires fait galement son entre remarque dans un rcit fonant toutes berzingues dans les cordes !

Cest bien simple, jai mme eu du mal me souvenir davoir lu quelque chose daussi haletant alors quil ne sagit que dune succession de combats sanglants et pervers dont on exploite les dcors, les protagonistes et mme quelques malheureux innocents. Il faut dire que ce Jack a la classe.

Nallez pas pour autant croire quil ny ait pas dhistoire ! Justin Jordan introduit quelques flashbacks et prcisions sur lorigine de ces fameux pouvoirs par petites touches histoire dentretenir une socit secrte au pass terrifiant et trouble.

Sans grande originalit mais avec une efficacit redoutable, Luther Strode pose les bases dune srie parfaitement en phase avec ce que les amateurs de trash et de superhros viennent chercher. On est loin des superslips de lre Marvel et tant mieux dans un sens mais on ne peut ngliger sa propension en offrir toujours plus sans pour autant se perdre dans des dlires inutiles bien au contraire.

Le troisime (et dernier ?) tome risque denfoncer le clou sur cette petite srie sur laquelle tout amateur de rouge vermillon se doit de poser le regard. Aprs le talent et la lgende devrait venir la conscration mais je naurais pas attendu ce troisime tome pour recommander vivement Luther Strode !

Nom srie  Blind Dog Rhapsody  post le 07/04/2014 Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
2 pitchs, 2 accroches pour ce premier tome dune trilogie annonce : Hanna, le scnariste du dlirant Bad Ass dune part et secundo le rcit classique dun chambara tourn en drision, vous savez ces histoires de vengeances sanglantes lre du mdival japonais entre samouras.

Premier constat et svre celui-l : on ne retrouvera jamais la russite compltement dcale des Bad Ass dont ce Blind Dog Rhapsody se veut le pendant asiatique. Secundo si le rcit se veut rfrentiel en citant Zatoichi et autres Sabreur Manchot avec son hros aveugle, le rcit est bien moins sanglant malgr une petite touche de gore dans le dernier acte.

Pour autant ce rcit pop-corn foison ne manque pas de qualits qui lui sont propres savoir dessiner et dfinir un univers original grosses lampes de grotesque (la voix off), grivoiserie (les gros seins de la belle serveuse) et de clart (difficile dtre perdu dans le dcoupage clair et ordonn du prometteur Redec).

Lhistoire parle dune nime histoire de vengeance par un jeune disciple aveugle maitrisant un tas de combinaisons martiales aux noms compltements idiots. Chemin faisant il va croiser celui dune jeune serveuse particulirement bavarde mais possdant de srieux arguments mammaires et capable de voir et d'entendre le fantme dun matre kung fu reprsent sous forme de panda !

Cest compltement con ? Oui et encore vous allez tre servis Redec signe une premire uvre graphique joliment mise en scne et aux couleurs chatoyantes dans un style cartoonesque entre manga et cole classique franco-belge. Si lon peut dplorer labsence de certains dcors, nul doute est fait sur lavenir prometteur de ce jeune dessinateur. Hanna se lche fond les rouleaux sur le thme de la gaudriole (les rfrences sont discrtes et pas ncessairement stabylotes au jaune) mais nvite pas certaines facilits malgr un rythme soutenu.

En rsulte une lecture en accordon alternant du fun et du moins fun car cest parfois subtil comme lourdingue. Nanmoins il subsiste un vritable fil rouge scnaristique construit par flashbacks adroits et approfondissements de certains personnages croiss ici et l. Quelques touches de fantastique parsment galement lunivers et chaque chapitre est construit comme un jeu video avec ses protagonistes, monstres et combats.

Quil sagisse de lentre en matire des 9 pchs capitaux, (lquivalent des 7 samurais la sauce Hanna), dun monstre marin ou des tats dme du grand mchant (mais petit par la taille), ce premier tome constitue un dlire permanent, une succession de sketches mis bout bout enveloppant une histoire dont on se demande bien limage de la dernire page o elle va nous amener !

Suffisamment en tous cas pour nous donner envie den lire davantage en esprant que les quelques erreurs de jeunesse seront rapidement corriges mais au vu de lnergie positive qui ressort de cette lecture, tout cela semble en bonne voie !

Nom srie  Sin Titulo  post le 20/03/2014 Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ouvrir Sin Titulo engage oublier ses repres, en perdre la notion et lapprhender comme une uvre de Charles Burns.

On compare souvent cet lgant ouvrage litalienne aux uvres de Lynch priode Blue Velvet, Lost Highway ou Mulholland Drive mais cest surtout Donnie Darko dont la conclusion comme les voyages interdimensionnels me font cho, a y est vous y tes ?

Si vous continuez lire mon humble point de vue, cest que vous tes rceptifs ce style de rcit, les autres peuvent facilement tourner la page ou cliquer ailleurs voir la Scarlett du jour.

Cameron Steward, second couteau talentueux, a eu lide de prpublier cette uvre sans titre sous forme dpisodes sur internet. Le lire dans sa continuit aujourdhui permet de se rendre compte sur papier de la beaut de son trait limpide et clair dans un ton spia bichromique de toute beaut.

Il a beau utiliser la mthode du gaufrier 8 cases, la mise en scne inventive et lincongruit des situations tient le lecteur en haleine du dbut la fin sans connatre une baisse de rythme.
En effet le lecteur est plac dans la peau de cet Amricain moyen qui va tout mettre en uvre pour dcouvrir quelle est cette sduisante jeune femme blonde en photo ct de son grand-pre rcemment dcd.

Cest le dpart pour une histoire qui va mlanger rves et ralit, personnages intrigants, violents et dcals et permettre un voyage en introspective au plus profond des souvenirs de Jake Mc Kay.

Ce dernier va perdre la raison, ses attaches, son mtier et sa propre identit au fil dune histoire en apparence sans queue ni tte mais qui ira jusquaux extrmes limites de la curiosit de Jake ainsi que de celle du lecteur.

Il y a de ltrange, de la violence mais galement de la nostalgie et de la posie tout au long dune lecture limpide et rellement agrable. Quil est bon parfois de se laisser porter dans un monde sans repres mais pas sans intrt.

La conclusion peut dcevoir au premier abord car elle repose plus de questions quelle napporte de vritables rponses mais le tour de force cest quelle donne envie de relire toute lhistoire en boucle, arm de nouvelles questions ou indices et que la dception laisse rapidement place la satisfaction.

Le livre comme souvent chez Ankama (pour ne pas dire toujours) fait lobjet dune trs jolie ralisation ditoriale ranger directement entre les livres Cornlius de Charles Burns. Je raffole aussi de ce genre de rcits troublants qui donnent limpression de malmener le lecteur pour mieux le sduire. Mission russie !

Nom srie  Scalped  post le 18/03/2014 Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Javoue pour cette fois avoir beaucoup de mal parler dune uvre que jai dj termin depuis quelques semaines mais dont il mest difficile dexprimer un vritable coup de cur comme je laurais souhait initialement et vais tacher de men expliquer.

Scalped est une des dernires srie Vertigo dites, un label US que jaffectionne tout particulirement car leur ligne ditoriale est toujours de grande qualit. Il ne sagit ni plus ni moins dune peinture sans concessions dune civilisation laisse pour compte dans une Amrique contemporaine pourrissante : le peuple indien parqu dans un bled ironiquement nomme Prairie Rose .

Car il ne faudra gure plus dun pisode sur les 60 constituants lintgralit de ce polar pour comprendre que lespoir nest pas de mise et que le retour de Dash Bad Horse, agent du FBI infiltr dans la police tribale manipule du parrain local Red Crow et accessoirement enfant du pays fch avec ses origines, va entrainer un sacr chaos dans ce petit monde bien tranquille en apparence mais il ne faut pas se fier aux apparences

Le dbut de lhistoire se veut assez laborieux en prsentant de faon continue un nombre consquent de personnages. Le trait gras du Serbe Gura a beau servir les propos, lencrage naide pas vraiment la reconnaissance des lieux comme des protagonistes.

Le clou est vritablement enfonc avec un second tome se permettant quelques arrts sur images, allers et retours apportant autant de confusion que de dtails sur la trame principale.
Le hros nen est pas rellement un et ne possde pas le charisme ncessaire lidentification en bien comme en mal

Et pourtant, on se rend compte sur le long terme que Jason Aaron sait parfaitement o il veut en venir. Ce scnariste navait peut-tre pas encore acquis la reconnaissance mondiale dans son domaine mais Scalped va surement laider en ce sens que toutes les pices du puzzle senchevtrent parfaitement et que ce qui paraissait si imbuvable en premier lieu devient un atout narratif pour les courageux lecteurs malmens entre violence crue, immoralit ambiante, drogue et sexe scabreux.

Aaron se paye mme le luxe de ralentir son histoire par un procd que jadore et dj mis en place entre autres par Ennis sur le cultissime Preacher qui consiste arrter lhistoire pour plonger dans le pass dun personnage secondaire, voire mme de dvelopper un arc lintrieur dun autre ce qui enrichit considrablement les points de vue. Jai ainsi vritablement ador le traitement du personnage de Shunka, homme de main sans piti de Red Crow qui cache une terrible souffrance personnelle. Cest simplement somptueux et de grands moments de lecture en perspective.

Le trait de Gura que je ne plbiscite pas samliore galement et saccommode par celui dautres dessinateurs de qualit qui prennent parfois la relve le temps dun pisode. Lensemble graphique reste homogne contrairement lhorrible adaptation de Django Unchained.

Sans tre un coup de cur vritable ni surpasser tout le bien que je pense de sries plus courtes comme Sin City et Criminal, Scalped reste aprs cout une lecture que je ne peux que recommander et sur laquelle je reviendrais surement. Mon rve absolu serait de la voir adapte en srie tlvise tant les propos se prtent une narration sur le long terme quelque part entre Breaking Bad et The Shield.

Jai toujours aim les histoires de mafia et de vengeance et celle-ci ne ma pas du dfaut dtre exceptionnelle mais son ambiance reste envoutante pour peu quon se donne la peine daller au bout du cauchemar de Dash.

Nom srie  Seuls  post le 17/03/2014 Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Seuls est elle toute seule une srie qui ralise un vritable tour de force.

Lequel ? Celui de proposer un public adolescent voire plus jeune un univers tout fait original et stoffant dalbum en album sans prendre ses lecteurs pour des crtins et tout en proposant une intrigue tentaculaire.

Cest ainsi que la srie dsormais culte du productif Fabien Vehlmann et de Bruno Gazzotti pourrait tre prsente toute bonne me dispose rentrer dans un univers ouvertement fantastique et anxyogne rappelant quelques classiques comme linsurmontable roman de Matheson Je suis une lgende , et quelques autres rfrences dignes de Twilight Zone.

Le pitch est trs simple et parfaitement expos : on voit voluer de jeunes enfants dans leur quotidien le plus banal au sein dune ville de province en une fin de journe. Ils ne se connaissent pas mais vont se rveiller le lendemain dans une ville parfaitement vide et dnue dactivit. Au fil de leurs prgrinations, 5 dentre eux vont se retrouver et tcher de survivre dans un monde dans lequel les adultes ont disparu ainsi que lcole et toute rgle sociale.

Que sest-il pass ? Pourquoi des animaux sauvages prennent possession des rues ? Quel sont ces symboles rouges et ce monolithe noir et de quoi sera fait le lendemain ?

Pas besoin de zombies (quoique) ou de futur post-apocalyptique pour mettre en scne un univers original et passionnant. Seuls nest pas seulement une lecture de qualit pour le jeune public qui va saffranchir de la bande dessine de Bamboo vers un rcit facile lire (Velhmann est suffisamment malin pour ne perdre personne en route et prendre son temps pour dvelopper son pitch) et agrable suivre (Gazotti possde un trait issu de la ligne claire oscillant entre Franquin et Janry et dcoupe admirablement ses squences) pour en faire un objet hautement recommandable.

Chaque tome apporte sa pierre ldifice en rsolvant quelques nigmes et en reposant dautres. Vehlmann se paye mme le luxe dimposer en douceur une satire sociale digne de Sa majest des mouches sans complications inutiles ou superflues (le monde de Seuls nest reprsent que denfants parlant comme des enfants en phase avec le lectorat dorigine cibl) mais les confronte des lments de survie et quelques situations indites ou inconnues (alcool, usage darmes feu et confrontation avec la mort et la peur du silence).

Je ntais vraiment pas convaincu la lecture en pensant avoir faire une nime srie mivre pour enfants mais me suis vite pris au jeu de tant de suspens et dinterrogations. Les scnes daction ne manquent pas lappel et le cocktail est vraiment russi dautant plus quon nest vraiment pas pris pour des imbciles.

Chaque tome constitue une vritable intrigue et pierre supplmentaire ldifice et se termine par un cliffhanger suffisamment bien trouss pour quon en redemande et les personnages sont suffisamment diffrents sans tre trop strotyps pour que lon puisse sattacher eux dautant plus que leur caractre volue au fil des tomes. A ce jour et aprs avoir referm le 8me tome, je ne suis toujours pas lass de la tournure des vnements ce qui est plutt bon signe.

Une ide de cadeau idale pour les gosses de votre entourage que vous aurez envie de leur emprunter, a ne mtait pas arriv depuis les romans de J.K Rowling sur son petit sorcier myope.

Nom srie  Inoxydable  post le 17/03/2014 Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Impressionn par la preview prpubliant les premires pages de cet Inoxydable sorti de nulle part, cest donc avec un entrain non dissimul que je me suis enfil les 100 pages de cette escapade futuriste aux influences sous acides des aventures de Snake (le hros de John Carpenter du fameux Escape from New-York) furent

En effet, le rengat Harry Rockwell se voit contraint daccepter une mission suicide au terme dune vasion de prison muscle mais avorte pour gagner sa libert.

Dans ce monde mtallique et crade o se ctoient humanodes corrompus et surmdiatisation, le major Pulsor, grande figure de propagande hroque et patriote exemplaire a disparu. Les autorits envoient donc cette tte brule remuer les bas-fonds et laffublent du docile robot Zip quil ne peut quitter plus de quelques mtres sans mourir.

Il sagit donc des dambulations de ce curieux duo contre nature que Sbastien Floch et Steve Baker nous font vivre sous un rythme soutenu multipliant les rfrences sous un trait particulirement agrable et aux couleurs clatantes.

Action, ironie, baston et ptarades sont de mise mais la conclusion reste un peu trop convenue mon got avec quelques points en suspens et la sensation que tout est pass un peu trop vite. Cest effectivement un simple divertissement typique dune bonne srie B : on passe un moment vraiment agrable mais dont on ne se souviendra pas forcment dici quelques temps.

Cest un peu le reproche gnral que je peux adresser aux collections KSTR que je trouve souvent russies mais anecdotiques. Inoxydable nchappe pas la rgle et est ranger avec Le Flau Vert dans la mme collection.

Reste une palette graphique vraiment originale qui aurait galement mrite dtre dite dans un format un peu plus grand histoire dadmirer les belles planches de Steve Baker. Un titre rafraichissant mais qui ne fera hlas pas forcment date. Je rejoins donc en tous points l'avis de Pol ( lire ci-dessus ).

Nom srie  Burlesque Girrrl  post le 12/03/2014 Modifier cet avis Achat conseill ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Burlesque Grrrl, premire vritable bd complte de Franois Amoretti ne rvolutionnera pas les standards de notre mdia prfr mais lauteur a mis tellement damour dans le personnage physique comme moral de son hrone Violette quil y a peu de chances pour en sortir indiffrent.

Connu davantage pour illustrer de jolis livres chez Soleil dans un style proche des dessins de Tim Burton tout en gardant une patte dfinitivement personnelle, ce diptyque met en place de faon nave mais convaincante quelques thmes indits dans le 9me art.
Rsumer Burlesque Grrrl par pin up, hot rod, rockabilly et tatouages serait donc rducteur mais cest avec une immense tendresse que lon suit les timides aventures dune donzelle gironde charismatique, la jolie Violette qui essaye de monter tant bien que mal un groupe de rock indpendant entre petits boulots de mode et deffeuillage.

Car ce qui saute immdiatement aux yeux ce nest peut-tre pas le talent musical mais bien les mensurations incroyables de son hrone. Le moins que lon puisse dire cest que la demoiselle a des formes dantesques, ce qui nest pas pour me dplaire.

Le premier album met donc laccent sur la prsentation du groupe ainsi que de son personnage principal. Lauteur dpeint un quotidien anodin en mettant laccent sur les activits de son hrone. Pour peu on pourrait presque se projeter dans un monde la Bisounours si un drame essentiel ne venait faire la csure la conclusion de celui-ci.
Cest ce qui rend la lecture du tome 2 bien plus captivante avec une mise lpreuve on ne peut plus humaine et hlas classique.
Quelques doubles pages rendant hommage aux formes de lhrone nous rappellent le talent de son auteur pour lillustration pure et dure. Le tout est appuy par des couleurs dlicieusement rtro qui lui donnent un cachet unique.

Burlesque Grrrl pourrait tre ainsi presque parfait si les dcors taient un peu plus prsents et les personnages secondaires plus travaills. De surcroit limmersion dun mystrieux personnage agressant le groupe pour diverses raisons obscures aurait mrit dtre un peu plus explicite.

Les quelques maladresses de cette premire uvre nentachent pas pour autant le personnage positif de Violette qui irradie tout lalbum. Franois Amoretti possde une vritable sensibilit qui apporte un trait raliste et sincre un personnage de papier loin des fantasmes sans me des pin ups dessines par un Manara ou un Dany.

Comme son habitude, Ankama a offert un crin de qualit pour la ralisation ditoriale de ces deux tomes avec un papier de qualit et des pages de bonus non ngligeables (interviews diverses sur les mondes du tatouage, du burlesque ou rockabilly entre autres).

Une uvre plus que sympathique.

Nom srie  La Terre des vampires  post le 08/07/2013 (dernire MAJ le 12/03/2014) Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Depuis les quelques articles lus sur la toile ainsi que mon amour pour le roman de Matheson Je suis une lgende et les rcits de survie en milieu post apocalyptique, cela faisait presque un mois que je tournais autour de la table de mon libraire o tait pos ce bouquin la couverture simple mais efficace mais au pitch diablement envoutant : dans une terre o le soleil ne brille plus, les vampires ont repris leurs droits sur un monde dvast o les humains ne constituent plus quune petite minorit et tentent de survivre tant bien que mal.

La perspective de voir une histoire complte rondement mene (3 tomes sont prvus) sur un thme certes maintes fois rabattu ma finalement fait cder lachat compulsif. Il faut dire que les dessins emports par des tons froids trs monotones mais un superbe dessin de qualit entre comics et cole franco-belge raliste ont eu raison de ma curiosit.

Aprs avoir referm la lecture de ce premier tome prometteur, deux choses me titillent nanmoins : a se lit hlas bien trop vite et lhistoire reste encore ltat dun dveloppement que lon voit pointer 3 kilomtres la ronde.

Par contre il ny a gure de temps morts et les scnes daction sont plutt efficaces. La synthse sur un ordre cach de vampires bienveillants la survie de lespce humaine comme garantie de lespce vampire est galement une ide simple mais efficace.
Le rcit se veut pessimiste et raliste et est publie en mme temps que lexcellent jeu sur PS3 The Last of Us au scnario bien plus mlancolique. Les personnages sont sympathiques ici dfaut dtre attachants mais on passe un excellent moment mme si les fameux vampires se font encore rares.

En conclusion La terre des Vampires est une bd soigne aux dessins sduisants sur un pitch classique mais correctement introduit mais il manque encore de la consistance qui je lespre sera considrablement approfondie afin den faire un classique digne de ce nom.

Comme mes prdcesseurs je suis galement curieux de lire la suite en esprant quelle ne tardera pas trop venir, humano oblige. Ce bouquin confirme en tous cas la bonne sant dune cole de bd espagnole de plus en plus intressante et vivifiante lgal de leur contribution rcente au cinma fantastique. a tombe bien, David Munoz sest fait connaitre par le scnario de Lchine du diable de Guillermo del Toro et du Manoir des Murmures dont je vais rapidement me procurer un exemplaire de la srie complte.

Un bel essai confirmer par la suite.

EDIT aprs lecture du tome 2 :

Le bel essai vient de me convaincre pleinement de lintrt croissant prouv pour cette srie. Si laction nvolue gure, les auteurs parviennent nanmoins fixer lattention du lecteur avec les origines du vampire ami Nile par moult flashbacks sur sa transformation et ses origines dans un style qui rappelle grandement la narration du best seller de Anne Rice Entretien avec un Vampire . Faire tenir une srie sur aussi peu de tomes (un troisime et dernier est dors et dj programm) relve de la gageure tant la crainte tait grandement fonde que le sujet ne soit queffleur mais javoue que la voie emprunte me tient en haleine.

Sil ne sagit pas dun rcit pouvant prtendre tre incontournable, vous prendrez beaucoup de plaisir lire cette histoire attachante particulirement mis en scne par des couleurs froides tout fait appropries.
Le format franco-belge se rvle tre contre toute attente un excellent choix. Jattends donc avec plus dintrt le prochain tome de conclusion et rhausse la note dote dun coup de cur mrit

Nom srie  Douce, tide et parfume  post le 24/02/2014 Modifier cet avis Achat conseill ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Impossible de faire limpasse devant cette trilogie mystrieuse avec ce titre ironique et cette couverture magnifique voquant dun coup dil les thmes effleurs : du steampunk, une silhouette humanode menaante et une jolie poupe effraye.

Ignacio No fait trs fort ds les premires pages qui correspondent en ralit au cauchemar de lhrone Ally, une jeune fille bien sous toutes les coutures comme le titre lvoque et lavenir tout trac dans une Angleterre victorienne.

Promise un riche notable et bien duque pour devenir lpouse docile parfaite dans les strates de la haute socit, Ally va voir son destin tout trac tre compltement boulevers par le meurtre de son pre et la vrit sur ses propres origines.

En ralit, fruit dune exprience digne de celles de Jean-Jacques Rousseau sur lducation, Ally est une enfant adopte et sen va rpudier tous les mensonges pour mener sa propre enqute sur son pass. Pleine de bonne volont mais dsuvre face ces vnements violents, sa rencontre avec Juan et lannonce dune sur jumelle cache et inconnue va lui redonner le souffle ncessaire pour reprendre sa revanche sur sa propre existence

Cest un vritable festival de couleurs et de formes que Ignacio No nous offre l dans ce premier tome dune trilogie qui savre en tous points rafraichissante et divertissante. En assnant une srie duppercuts tel un challenger, lauteur vite les temps morts et fonce 100 km/h dans un rcit adulte, sensuel et hautement jouissif.

Les dessins pastel sont de toute beaut et sil est encore difficile de dfinir o le rcit soriente, on ressort de cette lecture un peu dsaronn mais conquis. Lenvironnement Steampunk se retrouve surtout dans les rves de la demoiselle, quelques scnes dnudes nous rappelle que No a fait ses armes dans la bd rotique voire porno mais ce qui ressort de tout cela sont ses dessins incroyablement jolis et dtaills dans un style rose et gris pastel toute en nuances.

Si lhistoire continue sur un tel rythme, on tient l une vritable petite ppite dans un univers graphique des plus chatoyants Une excellente surprise qui se lit un peu trop vite mon got mais dont jattends dsormais la suite avec impatience et gourmandise.

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