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... a posté 455 avis et 62 séries (Note moyenne: 3.32)

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Nom série  Doggybags présente  posté le 04/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Moi également je m’étais détourné de Doggybags pour X raisons même si je continuais religieusement à acheter chaque opus dès sa sortie mais que voulez-vous, mon goût immature pour les œuvres nanardesques envoyant du trash, du sang et du mauvais goût inspiré à tous les étages a toujours eu raison de ma santé mentale ainsi que de mon portefeuille !

Cela fait donc plus d’un an que cet « hors-série » traînait dans mon bordel parmi tant d’autres et accessoirement les autres Doggybags « réguliers » que je n’avais point lu depuis le second opus.

Bien mal m’en a pris avec un rattrapage express de cette lecture immorale qui m’a montré d’une part qu’il s’agit d’une collection fantastique pour dénicher un vivier d’auteurs français méconnus qui ne devraient plus le rester longtemps et parmi toute cette ribambelle rafraîchissante : Neyef et son South Central Stories découpé en 3 actes et qui a inspiré à Run, directeur de la publication Doggybags, d’éditer cet hors-série reposant entièrement sur le talent de Neyef.

Dans le fond il s’agit d’un schéma classique inspiré par les films de « gangstas » avec une leçon d’initiation pour 2 jeunes paumés pour intégrer un gang : buter un membre influent du groupe rival.
Dans la forme, il s’agit d’un récit bien découpé et utilisant le principe de « points de vue » en découpant l’action par plusieurs protagonistes différents.

On se doute bien que tout va très mal se passer et que le sang va couler à flots en guise de vengeance sans concession. Neyef fait le pari culotté d’introduire également le principe du miracle qui épargne une vie (comme celui qui épargne Vincent et Jules sur lesquels on a tiré à bout portant dans Pulp Fiction) par l’introduction d’un personnage inattendu…

Les références à Tarantino, GTA ou même Breaking Bad étant parfaitement digérées, Neyef mène la barque de façon tout à fait limpide et emmène son lecteur aux antipodes du récit initial en se permettant même une ultime référence de qualité à la légende du bluesman Robert Johnson (voir le magnifique Love in Vain publié la même année) de façon culottée mais astucieuse…

Tout ça ne serait pas complet sans le style graphique superbe de Neyef. On peut pressentir l’influence de comics ou de manga et de l’école Singelin/Run mais son style est inimitable et dynamique et parfaitement en osmose avec la palette de couleurs très nineties du récit.

Découvert déjà dans une histoire de Doggybags 3 et maintenant seul en lice, Neyef est à coup sûr une révélation sur laquelle on devra compter et dont on attend le prochain travail avec impatience. En attendant, régalez-vous avec ce chouette opus de Doggybags !

Nom série  La Cité des Chiens  posté le 28/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans un univers médiéval sombre et violent, une jeune femme emploie ruses et manigances pour faire tomber le règne de son oncle tyrannique… Voici le premier tome d’un diptyque s’annonçant féroce et intriguant…

Le récent succès télévisé de Game of Thrones a donc relancé certaines attentes sur ce que je considère comme « Dark Fantasy ». Cette époque a toujours été sujette pour souvent le meilleur à des récits cruels et sans concessions et ce n’est pas l’aridité de cette Cité des Chiens qui viendra me contredire.

De très convenu avec l’arrivée d’Enora dans des marais hantés, on reste rapidement happé par un récit qui se construit par strates et flashbacks avec ce qu’il faut de suspens et de surprises pour continuer la lecture…
L’histoire de Volas devenu maitre de la Cité des Chiens par la trahison et le sang est non seulement plausible mais passionnante. Radomski use de surenchère pour décrire un parfait salopard qui n’hésitera pas à mettre à mort ses proches pour régner sans partage et établir sa dynastie sur le reste de cet univers régi par d’autres cités et vassaux.

Pour autant, il ne s’agit pas de son histoire mais de celle de sa nièce Enora avide de vengeance et désireuse de remplacer son oncle sur ce trône par pur instinct de survie. Ce choix a également un prix dont on mesurera la cruauté…

Tableau pessimiste d’une humanité qui s’éteint et ne survit que dans le sang et le stupre, La Cité des Chiens a bien des qualités… mais également des défauts. Malgré quelques planches absolument parfaites (ici une bataille, ailleurs un marais macabre), je ne suis pas un grand fan du dessin de Rebelka que je trouve disproportionné par endroits. Et pourtant le tout reste très lisible grâce à une colorisation informatique qui ne plaira pas à tout le monde mais donne des éclairage tantôt blafards tantôt mauves ce qui donne une ambiance particulière tout à fait appropriée au récit.

Et l’histoire racontée prend des proportions inattendues avec quelques renversements de situation qui devraient plaire aux amateurs de coups fourrés, le plus notable étant appuyé en guise de conclusion de ce premier tome par une lettre d’un personnage à un autre.

Tant et si bien finalement qu’on peut à juste titre se demander si les 60 pages du second tome à venir et devant conclure ce récit ne seront pas insuffisantes en vue de toutes les intrigues et sous intrigues développées.

Sans être d’une folle originalité, les auteurs ont gagné leur pari de nous intriguer par cette sombre histoire qui gagne notre curiosité. Et avec l’espoir d’une fin à la hauteur de nos attentes même si un tome supplémentaire n’aurait pas été de trop mais nous verrons bien à l’issue de ce conte : la balle est donc dans leur camp.

Nom série  Ratoon  posté le 27/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Drôle de bouquin que ce Ratoon ! Ecrit de façon confidentielle par Jano et publié uniquement en Espagne, ce petit livre complètement muet est tout d’abord un bel objet à tenir en mains.. Cartonné, petit format arrondi, dorure… on a même du mal à discerner que c’est bien l’auteur de Kébra qui en est à l’origine tant les formes bichromiques et géométriques façon Canetor de Pirus semblent éloignées du trait si caractéristique de cet auteur.

Le contenu est-il à la hauteur du contenant ? Malheureusement non. On part sur un délire nonsensique d’un rat tout noir qui va sortir de son trou imiter les humains et en reproduire tous les vices (alcool et avidité). Attention rien de bien trash ou de bien méchant. Ce n’est ni drôle ni ennuyeux mais tout simplement sans intérêt si ce n’est les dessins et la mise en scène rapprochant davantage le bouquin d’un artbook que d’une bd pure et dure.

Lue en 5 minutes montre en main et rapidement refermé sans avoir vraiment apprécié ni détesté, voici donc un bel objet qui sonne bien creux. On va donc attendre Four Roses pour retrouver Jano dans un style plus familier mais pour autant je ne regrette pas mon achat car il s’agit vraiment d’un très bel objet… et les dessins sont vraiment superbes malgré leur minimalisme.

« Quand le contenant surpasse le contenu…. »

Nom série  Sex Criminals  posté le 23/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Aaaaaaaaaah un peu de cul en ce début de printemps ! Sex Criminals qui marque entre autres titres le retour de Glénat Comics aux affaires (hé les mecs, vous sortez la fin de Absolution quand vous voulez au passage !) et une belle preuve de la santé actuelle d’Image Comics décidément sur plusieurs fronts à la fois !
Le pitch est très con mais génère son potentiel de fun : Suzie découvre à la puberté qu’un orgasme lui permet de figer le temps !!! Elle pense être la seule à « jouir » de ce superpouvoir jusqu’à sa rencontre avec Jon, célibataire myope trentenaire doté d’une faculté similaire…

Ce joli couple haut en couleurs va décider de se servir de ce pouvoir ahem particulier pour geler le temps dans une banque le temps de la nettoyer mais quand de superflics spécialisés contre les « Sex Criminals » s’en mêlent, les emmerdements commencent à affluer.

Soyons clairs, il n’y a rien de racoleur dans ce titre malgré sa couverture pastel David Hamington ou passoire façon Canal Plus des années 80. Les auteurs se sortent admirablement du piège tendu et des facilités par le dessin cartoon et simple de Chip Zdarsky (Atchoum) et le scénario malin de Matt Fraction.

L’ensemble est raconté lors du fameux casse banquier (pour sauver la Bibliothèque de Suzie !!! Ben voyons...) mais passe bien plus de temps à en raconter les origines par le truchement de flashbacks hilarants. Davantage dans la chronique sociale façon Daniel Clowes qui aurait arrêté d’être dépressif (et ouais les gens, le sexe c’est fun), il n’y a pas plus de vulgarité dans ce premier tome de Sex Criminals que dans un épisode de la série « How I Met your mother » ou « Friends » dont l’auteur reprend les tics de chute et de situations comiques, le plus souvent faisant mouche.

Pourtant son idée n’est pas si neuve tant elle m’a rappelé le film classique de Bourvil où le héros se découvre un don pour traverser les murs également pour voler, je veux parler de Garou Garou le Passe Murailles. Le dessin est pour ma part un peu trop bubblegum ou simplifié pour se distinguer sur du long terme (les décors sont rapidement négligés et ça manque un peu d’identité propre en pur produit Photoshop) et on est en réalité plus proche d’une tendre chronique sur l’isolement des personnages (le sexe pour mieux développer sa personnalité) qu’un récit pur de science fiction un peu trash. Car ce n’est pas du tout trash mais par contre c’est souvent très drôle….

Finalement c’est l’histoire du casse perturbé par de nouveaux personnages à l’affut de notre couple fornicateur qui annihile tout le capital sympathie. On se fiche éperdument de ce côté aventure et superslips à peine forcé et il faudrait que Matt Fraction se renouvelle très vite car la déception me semble perceptive… Une fois les flashbacks finis et un pitch marrant que va-t-il donc rester de tout cela ? Cela sent un peu le feu d’artifice sur le point de se métamorphoser en pétard mouillé.

Ejaculation précoce ou relation à long terme ? J’arrête les frais à l’issue de cet amusant premier tome mais ne suis pas du tout captivé par la tournure des choses à venir. Sex Criminals aurait du rester un amusant one-shot bien éloigné de sa sulfureuse et surestimée réputation. Une farce c’est toujours bien à condition qu’elle ne s’étende pas inutilement et là je pense qu’un tome suffit amplement pour en faire le tout du sujet.

Nom série  Nous, les morts  posté le 16/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Audacieux, culotté, atypique, commercialement suicidaire….. Les mots me manquent au final pour décrire la sensation après avoir lu ce qui restera surement l’un des livres les moins attractifs de ce début d’année tant les auteurs prennent un malin plaisir à prendre le lecteur à contrepied et à lui proposer exactement tout l’inverse de ce qu’un amateur d’histoires zombiesques lambda est en droit d’attendre…

Nous sommes en 2015 et cela fait à présent un petit bout de temps que les histoires de zombies envahissent les étals de nos librairies avec plus ou moins de qualité (Walking Dead et Zombies de Péru et Cholet sont directement dans le haut du panier et presque tout le reste flirte avec le médiocre ou le convenu) aussi il est franchement encourageant de voir et lire un tel OVNI sorti de nulle part….

Nulle part ? Les auteurs ne sont pas des inconnus, à ma gauche, Igor Kordey bien connu des amateurs de comics comme de bd franco-belge avec un trait que je n’aime pas des masses initialement mais que j’ai réussi à apprivoiser à l’issue de cette lecture et à ma droite (pas celle des futurs Républicains ) Darko Macan à l’écriture d’un scénario bien malin et déstabilisant dont je suis encore surpris que Guy Delcourt en ait accepté les conditions tant je doute fortement du succès commercial pour cette tétralogie…

Et pourtant l’ensemble ne manque pas de qualités et encore moins d’audace. Pensez donc à un univers contemporain où l’Europe serait peuplée de zombies doté de parole et d’un appétit féroce pour la chair humaine mais qui n’aurait pas évolué d’un pouce et serait encore sous l’ère du Moyen-Âge.

A l’origine de tout cela, la Peste Noire empêcherait donc les humains de gouter à une mort bien mérité un peu à la manière de Zorn et Dirna de JDM.
Après une remarquable introduction sur ce fléau, on change d’univers et de couleurs pour embrasser le soleil d’Amérique du Sud et du peuple inca qui a su lui évoluer techniquement (par des dirigeables volants) mais pas vraiment moralement (ça fornique allègrement façon Game of Thrones la série et ça complote tout aussi allègrement).

Ce bon peuple inca qui n’a pas pu se faire exterminer par les zombies européens reste avide de pouvoir et a eu vent d’une fontaine de jouvence en Europe. Une expédition (volante donc, la mer c’est trop ringard) est mise en place pour trouver ce « secret » de la vie éternelle à des fins politiques…

La lecture du bien nommé « Nous, les morts » risque d’en déstabiliser plus d’un. J’ai du m’y reprendre à deux fois pour bien suivre et comprendre cette géniale leçon d’humour noir sur la cupidité de l’homme et en saisir les règles tout comme les enjeux. Il n’y a pas un seul personnage sympathique à sortir du lot, c’est un peu l’équivalent du film classique italien « Affreux, sales et méchants » où les « zombies » ou plutôt les ressuscités gourmands sont relégués au second plan en tant que prétexte pour cette uchronie bien couillue !

A partir du moment où on accepte un tel postulat, ce n’est que du plaisir car il s’en passe des choses pour un tome introductif qui illustre parfaitement son thème : la série B et une farce sincère de la condition humaine qui, morte ou vivante, reste toujours aussi cupide. Le découpage est juste parfait, il ne manque rien finalement après une courte déception (je ne m’attendais vraiment pas à cela) pour faire de cette œuvre audacieuse un futur petit chef d’œuvre en devenir si Macan poursuit son rythme et ses idées originales.

Pensez donc ! Pas de zombies façon Walking Dead, les Incas envahissent l’Europe et éradiquent les Aztèques ! La reconstitution de ce monde fictif est juste parfaite avec quelques planches magnifiques dont une église détruite par un atterrissage forcé et une attaque de dirigeables digne d’un film de pirates ! Bref vous aurez bien compris que j’ai pris un pied pas possible avec cette gourmandise qu’il ne faut absolument pas classer en parodie mais bien en grand fleuron d’humour noir subtil. Très très fort et la suite arrive déjà en juin ! J’en serais donc car une telle audace se doit d’être récompensée !

Nom série  Le Rapport de Brodeck  posté le 13/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Brodeck, un rescapé d’un camp de la mort d’une Guerre dont on a oublié le nom revient dans sa vallée enneigée… Seul homme du village à n’avoir pas participé au lynchage d’un étranger, il est chargé d’en rédiger un rapport…

Mission à haute tension pour Larcenet qui adapte le roman éponyme de Philippe Claudel… Affranchi de son étiquette d’humoriste Fluide Glacial depuis Le Combat ordinaire et surtout la claque Blast, son style adopte un côté semi-réaliste en noir et blanc encré absolument parfait et le hissant dans la cour des Grands.

Mais ça on le savait déjà depuis longtemps, ce qu’on savait moins c’est cette faculté à se réapproprier le roman pour en extraire de longs paysages enneigés, pour dessiner une faune et griffonner des visages muets burinés par le froid, le doute et la peur.

Car les suspicions sur Brodeck se font pesantes, ces tristes évènements lui rappellent sa captivité où il fut contraint de se comporter comme un chien pour survivre face à des bourreaux sans visage, monstres anonymes d’une violence aberrante…

Ce livre, premier tome d’un diptyque édité à l’italienne, est une claque. Ce n’est certes pas de gaieté de cœur qu’on peut lire cette adaptation, en grande partie muette et portée par le trait charbonneux de Larcenet. Tout est pesant dans cette ambiance, les visages expressifs et ridés où on pourrait y lire la peur de chacun, les paysages constamment en activité portant les strates d’un hiver qu’on devine interminable et sa faune… de vols d’oiseaux à la race porcine, Larcenet ne loupe rien et ajoute une part de noirceur étouffante comme une poésie froide.. Pour peu on se croirait dans le Dormeur du Val de Rimbaud, autre influence du nord-est (Claudel est Lorrain) et de ses stigmates vis-à-vis de la Guerre dans une nature en colère….

Le peu de lumière vient du personnage qu’on nomme « L’Anderer », à savoir l’étranger dont le seul crime est de croire encore en une humanité que même le curé du village estime perdue… C’est très fort et finalement très touchant comme lecture.

Dommage dès lors qu’il faut être dans de bonnes dispositions pour lire ce récit, dommage que le livre s’arrête là où on aimerait qu’il continue, pris dans la tourmente d’une enquête perdue d’avance… Dommage qu’il faille attendre finalement car sans connaitre l’ouvrage dont s’inspire Larcenet, il vient de démontrer à coup sûr qu’il n’a plus rien à démontrer en tant qu’auteur complet et complètement dévoué à son œuvre car ce récit fera date dans le paysage de la bande dessinée franco-belge, assurément.

Nom série  Naragam  posté le 03/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Naragam est un concept intriguant. Intriguant car comme sorti de nulle part dans une nouvelle collection Delcourt parrainée par David Chauvel (haut gage de qualité selon mes critères) au lettrage doré et à la couverture classieuse.
Premier tome d’une trilogie, on pourrait vulgariser cette nouvelle œuvre comme un enfant de Donjon et du vieux film d’animation Dark Crystal mais ça ne serait pas lui rendre justice.
De Donjon, cette épopée d’héroic fantasy en conserve l’essence, l’humour noir et un nouvel univers, le monde de Naragam avec ses longs paysages arides. De Dark Crystal, on reconnait le style des créatures au bec recourbé comme Sajiral le Derkomaï.

Ce tome introductif a autant de (grandes) qualités que de (moindres) défauts. En quelques pages, tout est mis en place et ce qui ne le sera pas va être expliqué par des flashbacks (avec gros clin d’œil à Highlander, vous verrez) ou dans la continuité de l’histoire. Mais dans le fond, ça parle de quoi Naragam ?

Naragam est un monde fictif, où « a priori » il n’y a pas d’espèce humaine mais des créatures comme les Twörb, peuple de petits bonhommes chauves aux grands yeux et aussi naïfs et chétifs (en apparence) que des Hobbits et un Derkomaï, guerrier sanguinaire au look de rapace.

Capturé par les Twörbs, le Derkomaï est promis à une mort sacrificielle mais promet à Geön le Twörb de le mener à la divine Cité des Primordiaux, dieux déchus et gigantesques peuplant également ce monde…

A l’issue d’une bataille notre infortuné duo s’échappe et commence son long périple au travers des vastes contrées sans vie de Naragam...

Rien de bien original mais Le Galli apprécie le monde de Naragam, lui fournit un bestiaire unique, des lois qui lui sont propres et également un humour plutôt « dark » et cruel par des actes fratricides, prophéties funestes et s’aide de Mike qui se surpasse dans des planches d’une page complète avec des plans de toute beauté. Le monde de Naragam semble vide de toute vie, ajoutant à l’isolement de ce « buddy movie » une certaine poésie mélancolique qui donne envie d’en savoir bien plus.

L’affaire est rondement menée et on arrive bien vite à l’issue de ce chapitre avec la frustration d’en vouloir davantage et que deux autres tomes ne seront sûrement pas de trop pour détailler un tel univers.
Mike alterne gros plans et scènes d’action bien rythmées par une quasi absence de décors qu’il contrebalance avec des plans silencieux sur des décors dignes d’un « Open World » de jeu vidéo avec moult détails lorsque ses personnages ne ressemblent plus qu’à des ombres.

On ne peut qu’être attiré par un style graphique tout à fait cohérent et surprenant de Mike dont je découvre le travail et l’apprécie grandement. J’attends juste de cette histoire un peu plus de consistance qu’une fuite improbable de fugitifs et reste frustré par la fin rapide... Vivement le second tome, histoire de développer encore plus cet univers avec l’espoir d’avoir un futur classique d’heroic fantasy à la française que je classerais entre mes Donjon et Spoogue !

PS : Les couleurs (informatisées ?) sont juste superbes, une très belle palette qui justifie ce monde mourant...

Nom série  Southern Bastards  posté le 23/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Chez Mignola, seule la couleur rouge est utilisée pour représenter Hellboy, le « diable ». Chez Latour et Aaron c’est exactement l’inverse pour décrire le monde poisseux et sordide de ce petit bled d’Alabam, le rouge dépeint tout l’environnement.

Ce bled est donc le mal absolu, typiquement le genre de petite bourgade tenue de main de chef par un « baron » local et où on n’apprécie guère les étrangers.

Earl Tubb en est un à présent. Ce sexagénaire à la stature robuste a tout fait, même la guerre du Vietnam pour sortir de l’emprise de son père, héros local et shérif réputé pour avoir botté le cul à la faune locale à l’aide d’un gourdin.

Mais Earl revient ici par dépit, pour vider et mettre en vente la baraque isolée de son oncle et régler ses comptes sur la tombe de son père.

Mais tout a changé, tout est régi par un mystérieux « Boss » et Earl Tubb va enfin revivre en reprenant les armes et mener la justice, gourdin au poing, envers et contre tous. Poussez-vous de là, ça va saigner et les os vont se briser…

Après le feuilleton « Scalped » déjà sans concessions et sur un thème similaire, Jason Aaron reprend les bribes d’une nouvelle histoire similaire en s’octroyant les talents de Jason Latour.

Son trait gras et dynamique, Latour le met au service d’une histoire certes convenue mais haute en couleurs et en action.

L’ensemble peut paraître linéaire et sans fioritures mais Aaron se permet de disséminer ici et là des éléments qui seront surement développés dans les arcs à venir car Southern Bastards possède tous les attraits d’une bombe à retardement et ça va faire très mal !

Entre les flashbacks et certains personnages mystérieux, ce comics s’avale d’un trait sans temps morts. Les méchants semblent être très méchants et on s’offre une bonne tranche de plaisir coupable tout ce qu’il y a de plus jouissif.

Me rappelant à la fois la série Banshee ou le fameux arc « Salvation » de Preacher officiant dans une petite ville à jouer les redresseurs de tort contre un industriel mafieux de la viande, l’environnement est juste parfait avec ce qu’il faut d’histoire et d’action dans un environnement anxyogène.

Rien de bien original me direz-vous mais suffisamment de tensions et de plaisir sans prise de tête pour avoir envie d’en lire davantage sans tenir compte du cliffhanger final qui va relancer la donne !

Décidément ce Jason Aaron est très fort et n’a pas son pareil entre deux histoires Marvel pour raconter un western moderne violent faisant appel à nos plus bas instincts. Vite la suite, vraiment !

Nom série  Certains l'aiment noir (2014)  posté le 16/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Dans les années 80, je lisais beaucoup plus assidument Fluide Glacial. Forcément entre Edika et Binet, il y avait toujours un récit de Philippe Foerster dérangeant, un truc auquel personne n’était vraiment ni habitué ni préparé à « subir ».

Un récit souvent répugnant et malsain dont on regrettait presque après coup d’avoir simplement osé la lire pour en garder des souvenirs à vocation cauchemardesque.

Et pourtant, numéro après numéro, les histoires macabres de Foerster devenaient celles que je souhaitais lire en premier, des petits trésors d’ingéniosité à nul pareil et dont la chute était souvent tout sauf prévisible à contrario des Tales from the Crypt dont la construction semble similaire.

Pourtant Foerster n’a rien d’un auteur de comics. Aux publications E.C. Comics il reprend bien souvent la trame en 8 pages maxi en posant une situation, un décor en quelques cases dans un univers qui n’appartient qu’à lui.

Ses influences seraient même plutôt européens avec une ambiance gothique, une ambiance issue des nouvelles d’Allan Edgar Poe ou de Lovecraft sans aucun plagiat.

Car les récits de Foerster sont également graphiques, graphiques dans l’exposition de corps mutilés, réutilisés à des fins choquantes entre le cinéma organique de Cronenberg ou de Carpenter. Difficile de ne pas avoir des hauts le cœur et parfois des sourires car au-delà d’un dessin absolument magnifique en noir et blanc, reproduisant le malaise par des ombres maîtrisées, des personnages filiformes et déformés et un cadrage inventif, Foerster le scénariste invente des histoires qui ne répondent à aucune logique si ce n’est celle de la trame principale. Il y a de la poésie, très peu de morale et tout le monde y prend pour son grade, enfants y compris.

Il n’y a aucun tabou dans les histoires macabres de Foerster, il se permet toutes les disgrâces possibles en évitant soigneusement le trash (finalement il y a peu de sang, peu de sexe), ce sont les histoires qui sont fortes et inédites puisque totalement issues de l’imagination débordante de l’auteur.

Cette jolie compilation portant le titre de son premier ouvrage réussit le pari en 48 histoires de montrer la diversité d’un auteur qui aura voué sa carrière au grotesque. Pas une histoire répétitive, pas une déception, il y a certes dans ces morceaux de choix certaines plus faibles que d’autres mais aucune déception à ressentir pour peu que l’on ait l’estomac bien accroché.

Lire les histoires de Foerster permet même d’en faire plus de 20 ans un certain exorcisme car on peut plus facilement les accepter et s’en régaler mais également se rendre compte qu’elles n’ont pas perdu le moindre impact et sont intemporelles de surcroît.

Ce livre est essentiel, culotté et tout simplement indispensable. Je reste tout simplement ébahi par le talent d’écriture unique et de ces histoires anthologiques !

J’espère qu’un éditeur fera l’honneur de produire tous ses autres travaux car on s’habituerait presque à tant de noirceur. Pour les amateurs du genre comme les nostalgiques, jetez également un œil sur « Le confesseur sauvage » paru en 2015 et démontrant s’il fallait encore s’en justifier que le talent graphique comme narratif de l’auteur sont loin d’être taris…. « We need more ! »

A réserver à un public curieux et averti !

Nom série  Nuits Indiennes  posté le 11/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Depuis mon retour plus qu’enthousiaste sur Mahârâja, il me tardait donc de lire le second essai d’Artoupan et de son fidèle compagnon Labrémure dans ce tout nouveau one-shot aux thèmes similaires.

Je peux d’ors et déjà confirmer par ces « Nuits indiennes » que le pari délicat d’entremêler aventure, grivoiseries et humour est à nouveau remporté « haut la main » même si la surprise de découvrir un tel univers n’est plus aussi forte qu’auparavant.

Lumière donc sur cette histoire complètement indépendante de « Mahârâja » même si les époques semblent similaires (début XXème siècle) :

Adélie, une jolie rouquine libertine, est activement traquée par la police et un préfet qui a juré sa perte pour les vols de haute envergure qu’elle exécute pour son propre intérêt sous le sobriquet subtil de « la Pie Voleuse ».

Pendant ce temps, Léon Latourette, séduisant majordome gay au service du vieux préfet, est convoité par l’épouse nymphomane de ce dernier. Ayant refusé les avances de l’entreprenante Ernestina, il va être placé aux arrêts par son mari de préfet pour un viol qu’il n’a évidemment pas commis.

Léon et Adélie n’ont donc qu’une seule idée en tête : se venger de cet homme de pouvoir en lui retirant ce qu’il a de plus précieux au monde : son diamant indien qu’il garde jalousement à la vue de tous.

Tout ce joli monde va se retrouver tel une pièce de théâtre dans un lieu unique et enchanteur : l’ile de Capri où le préfet prend ses vacances avec sa jeune épouse méditerranéenne volage.

L’aide d’un gourou indien de pacotille d’origine brésilienne ( !!!!! ) va transformer cet havre unique en une partie de plaisir et de bévues en tous genres !

On retrouve donc l’élégance du trait unique d’Artoupan qui n’a pas son pareil pour dessiner des corps dans n’importe quelle situation, au repos, en action et même en érection !

L’histoire semble même un peu plus développée car les scènes coquines sont un peu plus en retrait que dans l’inévitable comparaison avec Maharaja.

Il s’agit grosso modo d’une relecture coquine de films comme « La main au collet » d’Alfred Hitchcock avec le même côté carte postale réussi et dépaysant de Paris à Capri sans oublier le Vésuve !

La brochette de personnages est exceptionnelle, de la jolie et muette Amiya, tueuse en série rappelant furieusement Miho de Sin City en passant par Léon, le gay élégant obstiné par sa revanche sans oublier Ernestina, plantureuse Italienne aux formes de Monica Bellucci, on ne peut décemment pas s’ennuyer…

Et que dire du gourou indien, sombre escroc manipulateur indien dont chaque apparition suscite le rire ou le mépris ?

Et il reste Adélie, la Pie Voleuse, un personnage féminin comme on aimerait en rencontrer dans chaque vie d’homme, pour le souffle de liberté et le charme qu’elle dégage (je n’ai jamais été indifférent aux tâches de rousseur)…

La fin est tout aussi ironique, j’aurais apprécier quelques planches de plus pour savourer au choix les scènes sensuelles ou côtoyer encore ces personnages succincts mais attachants.

Peut-être aurons-nous le plaisir de retrouver cette joyeuse bande de pervers dans un nouvel opus ?

En l’état je vous recommande fortement de vous plonger dans ces « Nuits Indiennes », un divertissement adulte comme je n’en avais jamais lu et comme d’autres devraient fortement s’inspirer.

Nom série  Don Quichotte (Rob Davis)  posté le 09/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Don Quichotte et sa fameuse expression picaresque « se battre contre les moulins à vent » a toujours eu beaucoup d’attrait sur moi.

Je reconnais par contre n’avoir jamais lu la version officielle de Cervantes mais plutôt des résumés de passage ou adaptations en romans pour enfants (lorsque j’en étais encore un il y a fort longtemps) et j’ai toujours été frustré que le génial Terry Gilliam n’ait pu mener son projet de film à terme avec Jean Rochefort et Johnny Depp dans les rôles titres…

Du coup l’annonce d’une version de ce fameux récit sous forme de bande dessinée par le britannique Rob Davis m’a fait écarquiller les yeux de plaisir…. Au final on dispose d’un magnifique bouquin au dos toilé (sur deux annoncés et dont le dernier volume sortira fin d’année 2015) au format inhabituel qui trouverait aussi bien sa place dans une bibliothèque de classiques littéraires que de comics par une revisite contemporaine en brisant le quatrième mur tout en respectant scrupuleusement le texte d’origine.

Le dessin peut sembler austère au premier abord malgré un trait vif et nerveux truffé de couleurs chaudes.

Cependant passé une introduction nous remettant dans le contexte d’un vieil homme au seuil de sa vie s’inventant une vie chevaleresque pour surmonter son ennui quotidien, le tout s’emballe rapidement avec quelques séquences humoristiques pas piquées des hannetons. Il faut bien regarder le regard expressif ou pas de Rossinante, fidèle canasson ou les roustes que nos deux compères se prennent régulièrement sur le coin de la tronche pour en sorti amusé et surtout diverti.

Rob Davis découpe ses chapitres de façon inégale, arrête son récit pour faire intervenir le narrateur emprisonné (je vous laisse deviner de qui il s’agit) ou y placer des histoires annexes dans un tout autre style graphique. C’est absolument génial, dynamise le récit et lui apporte une certaine non linéarité qui contraste fortement avec les adaptations de classiques plan-plan.

Rob Davis se permet même de « geler » une scène de combat pour partir dans une autre direction puis mieux raccrocher les wagons et revenir sur l’action « en cours ». C’est parfois déstabilisant mais au final très agréable.

Mon seul reproche serait la fin un peu « abrupte » de ce premier tome qui conclut sur un chapitre sans donner le clap de fin ou qui permettrait un cliffhanger.

Sachant que le second tome devrait arriver rapidement, je vais donc mettre mes impatiences de côté et attendre sagement ce dernier tome dont j’attends également autant de plaisir que je n’en ai eu pour cette très belle découverte.

Enfin une adaptation fidèle qui sort des sentiers battus et débattus ! Difficile de ne pas tomber sous le charme de ces jolis dessins colorés qu’on jurerait animés !

Nom série  Le confesseur sauvage  posté le 08/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Enfin du matériel inédit de la part de Foerster dans son domaine de prédilection : les contes malsains et dérangeants à nul égal.

Cette fois, il s'agit d'une histoire "à sketches" dans une ville au nom évocateur de Tchernobourg.

La lune s'est effritée en partie sur la centrale nucléaire de la métropole, ce qui a eu pour conséquences des pluies acides qui ont par après donné lieu à des mutations sur l'espèce humaine, la faune et les plantes.

Du coup, tout le monde cohabite entre mutants et êtres "normaux". Notre confesseur, un prêtre improvisé dont les jambes sont remplacées par des tentacules, a également comme pouvoir de lire les pensées les plus intimes des gens qu'il croise dans la ville ou dans son confessionnal.

Il s'agit de chacune de leurs histoires (soit 5) qui sont narrées sous le trait féroce de Foerster qui m'a toujours autant attiré que écœuré.

On n'échappe pas ici à la règle, ceux qui n'aiment pas cet auteur ne lui trouverons pas plus de charme mais pour tout amateur de ces petites histoires bien cradingues que je lisais ado dans Fluide Glacial, c'est un vrai régal...

Il y a des dessins admirables avec ces longs corps filiformes aux protubérances répugnantes (amis arachnophobes, ne lisez pas la seconde histoire !) et des cadrages majestueux rendant bien compte de la folie et ici surtout du désespoir de l'ensemble des êtres vivants croisés.

Car la mélancolie qui plane est bien présente, bien plus que l'horreur, c'est l'amour et l'espoir d'une vie meilleure qui prédominent. Mais les histoires de Foerster sont tragiques et la fin est toujours cruelle.

C'est même incroyable de voir comme l'ensemble se tient. C'est véritablement passionnant à lire. Cet univers est improbable mais complètement cohérent simplement par 3 pages d'introduction nous rendant crédible une ville où tout n'est que noirceur, horreur et chagrin.

Chaque histoire est dessinée en bichromie noir et blanc plus une dominante (jaune, bleue, gris, vert) dans un joli bouquin bien classieux ainsi qu'un dessin de garde joliment mis en couleurs dans un style "gouache".

Sans trop en dévoiler, la troisième histoire se permet même un pied de nez subtil à certains partis d’extrême droite, une jolie métaphore sur les différences et les conséquences de l'intolérance sur le ton du "tel qui est pris..."

La fin reste ouverte et peut décevoir par sa brièveté mais après réflexion, il s'agit d'un véritable constat de la part de notre discret confesseur, témoin d'un monde en pleine déliquescence.

Un petit bijou, rehaussé par une palette subtile de couleurs prouvant que Foerster n'a rien perdu de son talent dans son monde macabre si particulier. Les amateurs devraient se rue dessus, les autres n'en seront pas davantage convaincus mais il s'agit surement de sa plus belle œuvre.

Nom série  Les Baroudeurs sans frontières  posté le 02/03/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, je me rends compte que j’aurais pu reprendre l’avis de Mac Arthur tant ce qu’il exprime me rappelle effectivement l’engouement pour ce vieux titre typique des années 80 mais qu’il me serait probablement impossible aujourd’hui de le relire avec le même plaisir.

A l’époque l’une des rares BD à me plaire autant avec un style un peu plus réaliste se prénommait Archie Cash. Les Baroudeurs sans Frontières possède un style complètement différent mais l’ambiance, la variété des décors me replongeaient dans un imaginaire fascinant : celui de mes 12 ou 13 ans.

La série a été assez malmenée avec un titre qui a été modifiée effectivement de « Boy » dans le Spirou Hebdo que je lisais religieusement vers le titre plus explicite mais moins charmant que l’on connait aujourd’hui.

Jarry mettait du cœur à l’ouvrage et ses dessins étaient de toute beauté malgré le côté parfois figé des visages. Il y a pas mal d’action, un peu d’instruction sur l’environnement mais le tout n’est jamais réellement rébarbatif grâce à un rythme assez soutenu entre Ian et Joao, deux journalistes au cœur d’or aux origines différentes.

J’avoue avoir relu un tome récemment avec le même plaisir qu’autrefois, celui de la nostalgie surtout. Je n’ose imaginer une réédition de cette petite série que peu de gens connaissent et apprécient sans en entendre les pires critiques. Oui c’est naïf, oui c’est daté années 80, oui c’est devenu obsolète et l’auteur n’a pas le recul ni la richesse nécessaire pour rendre son œuvre intemporelle mais quelque part c’était réellement réjouissant.

En tous cas pour une lecture sans prise de têtes sur une durée courte (aaaaaah les fameux 44 planches de Dupuis), ça reste toujours assez agréable mais je doute que ça puisse encore interpeller qui que ce soit actuellement malgré des thèmes écologiques défendus qui eux sont toujours d’actualité.

En tous cas si vous tombez dessus dans une vieille malle ou une brocante, jetez y un œil car c’était franchement sympa à lire à une époque où internet et les jeux vidéo ne foutaient pas encore tout en l’air pour les gamins blasés de 10 ans ne jurant plus que par GTA et Call of Duty….

Nom série  Chevallier et Laspalès  posté le 24/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Qu'il est agréable de tomber malade en janvier-février avec le joli temps de Lorraine que je subis chaque hiver.

Mais pépère doit mal vieillir car pépère d'habitude si résistant n'a pu que succomber à un début de grippe cette année 2015

Par habitude j'ai le smartphone bien gonflé de jeux divers en tous genre pour les salles d'attente généralement bien gonflées en cette période charmante de l'année mais je déteste avoir l'oeil rivé constamment afin d'observer si mon voisin de gauche à moins que ce ne soit celui de droite n'observe attentivement mes "high scores".

Par "chance", un exemplaire entier de cette oeuvre bucolique était disponible. Je ne l'ai pas remarqué de suite mais un gamin l'a reposé au milieu des "Challenges" et "Madame Figaro" habituels de la vieille table ronde aux bouquins...

Souhaitant conserver un poil de batterie dans mon téléphone, je m'empresse de saisir le précieux ouvrage avec l'espoir qu'il me tienne éveillé mais bien mal m'en a pris...

Le contenu est d'une bêtise affligeante. Je n'étais plus guère réceptif à l'humour "d'un autre temps" de ce fameux duo depuis les années 80 et encore moins à leurs publicités sans queue ni tête pour une assurance dont je tairais le nom.

Ici c'est pareil sauf que même l'auteur ne doit y croire tellement il s'applique à très mal reproduire les visages de nos zéros et à ne presque pas reproduire de décor du tout.

Est-ce que l'on rit ? euh dois-je vraiment répondre à cette question ?

Je cherche encore l'intérêt de ce bouquin que j'ai eu le temps de tout lire bien avant que le docteur ne m'interpelle. C'était mon tour enfin, le livre est bien revenu sur la table de façon presque honteuse pour être repris par un autre patient, c'est vous dire à quel point on s'emmerde dans une salle d'attentes.

Nom série  Neige  posté le 24/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bien que je ne l’ai jamais évoqué dans ces colonnes, je suis un fervent lecteur de la série Neige, du moins celle d’origine et non pas les spin-offs qui ne m’intéressent pas.

Neige a un potentiel fou et inexploité que je pourrais qualifier d’unique dans la bd franco-belge. Un joli univers post-apocalyptique, des personnages hauts en couleur et un dessin de qualité pour pour peu qu’on le trouve aussi plaisant qu’adapté à ces paysages blancs sans fin d’une infinie poésie.

L’univers développé par Convard est tout simplement incroyable. Il est parti tout simplement d’une excellente idée de base (un orphelin recueilli par un ermite dans un monde polaire à la géographie et aux intentions politiques complètement remodelées), des frontières, une menace extérieure car inconnue et un mystère sur l’origine même de Neige.

Le tout est pavé de bonnes intentions et les premiers tomes se dévorent avec l’envie furieuse de tourner chaque page pour en connaître davantage.

Le trait de Christian Gine peut ne pas plaire car il est témoin d’une époque que les nouvelles générations trouveront révolue mais le trait s’améliore, les couleurs s’adoucissent et perdent au fur et à mesure leur cachet « seventies/eighties » pour adopter une identité qui leur est propre et caractéristique de l’univers unique développé dans Neige tout en restant très cruel et surprenant.

Pour peu que l’on apprécie les odyssées au long cours, le monde développé dans Neige est à la fois intriguant et fascinant. Le problème est tout autre.

Comme lu sur de précédents avis, on ressent passé le premier cycle certaines hésitations ou tâtonnements de la part de l’auteur qui semble prendre son temps ou ne plus trop savoir vers quel artifice s’orienter.

Le souci de ressentir que l’auteur semble ne plus trop savoir vers quelle direction se tourner est un peu désagréable mais le tout pourrait encore faire illusion sans cette attente insupportable entre chaque tome et l’absence totale de suivi. A l’heure actuelle, en tant que lecteur je me sens floué. Floué car je ne sais pas si cette odyssée trouvera une conclusion, si tout le plaisir initial restera de la frustration, frustration entretenue par les derniers tomes qui ne font plus avancer l’histoire comme si le scénariste voulait masquer l’engouement initial perdu.

En cela je pouvais comparer cette série à celle de Sfar et Trondheim, Donjon à la différence que Donjon est une série beaucoup plus jeune, qu’elle a trouvé enfin une conclusion (satisfaisante ou pas) et que chaque tome pouvait presque se lire comme un one shot.

Ici ce n’est pas le cas et j’aurais peut-être trouvé certaines de mes réponses dans Neige Fondation mais cet univers parallèle ne m’intéresse pas. Je suis resté coincé dans les tempêtes de Neige et attends patiemment que Convard vienne m’en sortir… pour le meilleur comme pour le pire mais il serait grand temps de boucler la boucle et que je retrouve enfin l'enthousiasme que j'avais pour cette série à l'origine.

Nom série  L'Homme truqué  posté le 18/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Serge Lehman ne cesse d'enrichir son univers de l'Hypermonde dont il a posé les bases dans la Brigade Chimérique.

Ce qui est réellement enthousiasmant pour ce one shot qui peut se lire sans être passé par le gros pavé de base, c'est que les auteurs, scénariste comme dessinateur, en profitent pour gommer et améliorer ce qui me dérangeait dans l'oeuvre matricielle.

A l'origine basé sur les deux romans de Maurice Renard qui apparait aussi comme protagoniste dans la présente bd, "l'Homme Truqué" et "Le péril bleu", Serge Lehman s'en inspire pour les intégrer dans son univers et en faire une préquelle.

Les événements sont antérieurs à ceux racontés dans la fameuse Brigade et se déroulent dans un Paris tout frais de l'armistice de la Grande Guerre soit au début 1919.

La protection de la capitale française est aux mains de Marie Curie qui recueille les mutants des tranchées dans son institut ainsi que du Nyctalope pas encore aussi cynique que dans la Brigade Chimérique.

L'ensemble est mis à mal par l'intrusion du fameux Homme Truqué, un rescapé malheureux de la Grande Guerre et amélioré par "Nous Autres", entité soviétique, qui l'a utilisé comme cobaye et lui a rendu la vue par un appareillage des plus inesthétiques.

L'aventure semble lancée à 100 km/h en prenant bien soin de ne pas perdre le lecteur en route comme c'était souvent le cas dans le livre d'origine.

Lehman prend beaucoup de soin à insuffler un rythme soutenu ainsi qu'un vocabulaire plus appréciable pendant que Gess améliore ses personnages et enrichit ses paysages.

L'ensemble est de toute beauté et renvoie directement à un univers que ne renierait pas E.P. Jacobs pour ses Blake et Mortimer pour le plus grand plaisir des lecteurs.

La menace d'un autre péril d'origine inconnu s’intègre particulièrement bien dans ce milieu de mystères parisiens et on sent enfin la formule gagnante pour cet univers prometteur qui n'a pour seul reproche que de se lire bien vite.

A noter un clin d'oeil discret vers Jean Severac, le héros de la Brigade et on peut se faire une jolie idée de ce que va devenir L'Oeil de la nuit dont Lehman et Gess assurent actuellement la paternité.

Vous avez aimé La Brigade Chimérique ? Lisez l'Homme Truqué.
Vous n'avez pas aimé La Brigade Chimérique ? Alors lisez l'Homme Truqué.

Un must de SF vintage qui fait vraiment plaisir à lire et sans aucune prise de tête.

Nom série  La Brigade Chimérique  posté le 17/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici une des séries les plus audacieuses et déstabilisantes dans l'horizon franco-belge.

Il s'agit du pari un peu fou de Serge Lehman de remettre à égalité les récits de super héros européens et qui plus est français côte à côte des oeuvres que les Etats Unis font régulièrement depuis plus de 70 ans.

Bien sur Alan Moore et ses Watchmen sont passés par là, cette fameuse Brigade en gardant la noirceur et le côté adulte désespéré mais en fait un récit singulièrement différent en l'ancrant au coeur des préoccupations de notre histoire la veille de la seconde Guerre Mondiale.

Il y a un côté également Ligue des Gentlemen Extraordinaires avec cette énumération sans faille de références littéraires et culturelles typiquement gauloises. Qui connaissait le Nyctalope ou le tigre Félifax ?

En cela ce récit massif est une incroyable compilation de références pédantes qui flirtent dangereusement avec l'abandon du lecteur en cours.

C'est effectivement le principal reproche au culot du scénariste : larguer toutes les amarres connues ou presque (on y reconnait bien Superman ou Francis Blake ainsi que The Shadow ouf) mais la construction en 12 chapitres parsemées d'autant de petites histoires internes est assez déstabilisant.

Jean Severac le héros renferme en lui une puissance insoupçonnée, la Brigade Chimérique, une équipe constituée de 4 héros légendaires afin de préserver le mince équilibre géopolitique menacé par le professeur Mabuse et un fascisme croissant...

D'alliances rompues en sombres machinations, c'est toute l'Europe qui est effectivement en péril dans un monde en constante mutation depuis les radiations de la Grande Guerre qui ont développé un nombre incroyable de créatures diverses et toutes sous l'influence d'un pays ou d'une puissance.

Difficile de ne pas être perdu dans cet immense gloubi-boulga généreux mais confus. Les chapitres passent d'un personnage à un autre sans que le lecteur ne possède toutes les clés indispensables à une compréhension globale.

Lire la Brigade Chimérique, c'est s'accrocher, continuer et passer également à la lumière les (trop) nombreuses références littéraires inondées par l'auteur.

Après il faut aimer le style graphique de Gess. Volontairement rétro et vintage, on a pas mal comparé_à tort ou à raison_son trait de crayon à celui de Mignola.

Certaines planches semblent baclées, d'autres incroyablement réussies mais je ne suis pas convaincu qu'il s'agisse du meilleur atout séduction.

Les formules utilisées, les dialogues semblent être sur un pied d'égalité pour perdre un peu davantage le lecteur. Lire la Brigade Chimérique a un prix : continuer coute que coute et si possible tout lire en un espace temps réduit afin que l'ensemble garde de sa cohérence narrative.

Car contre toute attente, la Brigade Chimérique séduit, réussit à faire tenir son monde incroyablement trop riche sur la simple ligne de l'imaginaire.

Et lorsque l'imaginaire rejoint la réalité pour une conclusion des plus abruptes et inattendues qu'il soit, alors le pari est réussi.

Les nombreux spin offs (homme truqué, oeil de la nuit, masqué) sont là pour compléter cette expérience harassante mais instructive, l'hypermonde imaginé par Lehman est tout à fait crédible et offre des portes nouvelles excitantes pour de nouvelles intrigues passionnantes mais qu'il fut clairement difficile de continuer à trouver de l'intérêt au milieu de formules narratives exigeantes.

Nom série  The Wake  posté le 17/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
The Wake est une mini série complète assez déstabilisante.

Dans cet épais recueil, on y trouve l'intégralité d'un récit qui aurait pu s'étendre sur une dizaine de tomes mais les 10 épisodes que vous y trouverez constituent pour le meilleur comme pour le moins bon une histoire belle et bien complète et achevée.

Lorgnant du côté des blockbusters américains comme Abyss ou Waterworld.
En effet Scott Snyder n'hésite pas une seconde à amener d'un récit horrifique se passant dans les tréfonds des profondeurs à un récit post apocalyptique se situant 200 années après.

La méthode peut sembler brutale et elle l'est car on aurait surement apprécier pouvoir passer un peu plus de temps sur certains événements, en connaitre davantage sur les protagonistes mais Scott Snyder prend le pari de sacraliser ses deux héroïnes, Lee Archer et Leeward sur deux époques différentes en prenant bien soin d'en relier les points à un moment.

La première lecture est déstabilisante, la narration est entrecoupée de flashbacks mais que ce soit de façon brutale ou pas, Snyder met un point d'honneur à tout expliquer, tout du moins le principal.

La seconde période avec ses pirates d'une nouvelle ère et un univers complexe qu'il faut rapidement assimiler est clairement la plus désavantagée car les explications succèdent aux scènes d'action de façon presque trop désarticulée mais l'ensemble reste quand même agréable et la conclusion finale porte un regard pas si bête sur notre propre civilisation.

Le tout aurait pu rester un récit SF de plus sans l'apport hallucinant et inspiré des talents graphiques de Sean Murphy.
Ce type a de l'or dans les pattes avec un style charbonneux et précis qui fera date même si je l'ai trouvé bien plus à l'aise dans les (nombreuses) scènes d'horreur de la première partie.

Dans tous les cas l'oeuvre prête à relire dans son entièreté mais ne doit pas être perçue davantage que comme une bonne série B. Agréable sans être marquant ou inoubliable, le trip reste néanmoins de circonstance.

Nom série  L'Oeil de la nuit  posté le 12/02/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le Nyctalope est le tout premier super héros européen voire le tout premier super héros tout court contrairement aux idées reçues qui attribue l’origine de ces personnages aux Etats-Unis.
Pour des sombres histoires d’ayant droit, Léo Sainclair devient Théo Sainclair l’œil de la nuit mais garde tous ses attributs.

Au moins le report de ce lointain spin off de la Brigade Chimérique aura permis une publication plus rapide entre les tomes à venir car le second arrive déjà dans deux mois et c’est tant mieux tant cette lecture fut enthousiaste et agréable.

Même sans avoir une notion bien précise de la multitude de personnages connus ou fictifs (on croise dans cette France du début XXième siècle nombre de personnalités honorables), le lecteur ne risque pas de se sentir perdu ou floué tant les enchainements feuilletonnesques s’emboitent avec une précision d’horlogerie suisse.

Mené tambour battant, ce premier tome va dévoiler les origines du pouvoir du futur « Œil de la nuit », Théo Sainclair est un aventurier charismatique issue d’une bourgeoisie influente et va se retrouver bien malgré lui au cœur de machinations multiples avec vol de bijoux martiens et attentat contre son propre père.

J’ai retrouvé avec plaisir le trait brouillon et assuré de Gess apportant un cachet mignolesque et vintage à des aventures qui ont le goût de celles de Blake et Mortimer, le rythme en plus.

Lehmann adore l’univers qu’il a mis en place avec la Brigade Chimérique et qu’il a exploité avec succès pour Masqué et l’Homme Truqué mais ici on dispose d’un récit fluide se suffisant à lui tout seul. L’univers est uchronique, steampunk mais diablement excitant et s’achève sur une véritable renaissance.

Il s’agit d’une bonne vieille SF où les seconds rôles sont également soignés servi dans un écrin « serial » de toute beauté.

Il ne faudrait pas passer à côté d’un univers parfois trop généreux mais riche en promesses à venir.

Divertissant sans être novateur ni rébarbatif, laissez vous tenter, l’évasion est complète. Vivement la suite !

Nom série  Shock Suspenstories  posté le 25/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tout comme Gaston et beaucoup d'autres personnes, je suis fan des histoires courtes style E.C. Comics.

On cite souvent Tales from the Crypt et Crime Suspenstories comme les oeuvres charnières de cette collection unique publiés au début des années 50 dans une Amérique pudibonde et en pleine guerre froide mais on oublie peut-être cette collection lancée dans un second "jet".

En effet, Shock Suspenstories en l'état ne semble être qu'un titre fourre-tout de plus pour E.C. Comics en compilant 4 histoires dans un numéro faisant office de carte de visite.

Ici on trouvera à chaque fois une histoire d'horreur, une de science-fiction, une policière et une autre de guerre.

Dès le second numéro (le présent recueil en compile 6 sur 4 gros bouquins prévus en tout), l'histoire de guerre est remplacée par une histoire que je qualifierais de fait divers ou de société.

Outre la qualité de l'ensemble des histoires avec une chute foutrement culottée pour l'époque, mon attention s'est davantage portée pour une fois sur les histoires "classiques" pointant frontalement du doigt des problèmes hélas toujours d'actualité comme le racisme et l'intolérance.

Les récits sont tout à fait surprenants, dénonçant une mutation des mentalités et utilisant l'ironie comme seule arme face à la bêtise du Maccarthysme et de l'American Way of Life.

Considérés comme "immorales", l'équipe d'E.C. Comics prend des risques éditoriaux énormes pour l'époque en affichant au choix le Ku Klux Klan, l'antisémitisme et la ségrégation des minorités afro-américaines.

C'est un coup de poing pacifique mais non dénué de réflexion encore tristement contemporaine dans l'air du vent en ce mois de janvier 2015....

Il est à mes yeux complètement évident que ce titre E.C. Comics est un monument à la fois de divertissement et d'avertissement dont le message traverse les décennies 60 ans plus tard.

Les autres histoires sont également divertissantes, voire surprenantes ou frisonnantes et sont soutenues par des dessins en noir et blanc de toute beauté par les meilleurs artistes de l'époque.

Plus que jamais, vivement la suite !

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