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Nom série  Skraeling  posté le 14/02/2011 (dernière MAJ le 18/01/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici pour moi la 1ère claque de l’année 2011, une œuvre sortie de nulle part mais qui ne méritera pas de finir brulée sur le bucher… Une œuvre qui ne risque pas de plaire au plus grand nombre par le sujet qu’elle traite et la mise en scène radicale qu’elle propose mais une œuvre nécessaire se voulant aussi divertissante qu’idéologiquement pertinente…
Choisis ton camp camarade !

Imaginez un conte où le petit Chaperon Rouge est remplacé par un chien de combat, un homme dont on ne connaitra que peu de choses et dénommé Köstler face à une meute de loups assoiffés et abrutis de violence dans un monde rétro futuriste et totalitaire s’inspirant grandement de l’idéologie nazie et dont on reconnait facilement tous les codes, des uniformes aux symboles et surtout aux méthodes similaires.
Voici en gros ce que Skraeling propose...

Köstler aurait pu faire partie de l’élite si ses origines étaient « pures ».
Élevé dès l’enfance pour être une machine de guerre, c’est un fantassin sans peur et au dévouement sans égal qui brave tous les dangers non pas pour s’illustrer mais simplement pour faire son boulot car il ne sait faire que cela.

Il va être remarqué pour ses exploits et être amené à intégrer la prestigieuse division Skraelings qui recrute les meilleurs éléments. Son parcours ne va pas aller sans heurts car n’étant pas de « sang pur » il devient l’objet de toutes les railleries et humiliations possibles...

Mais il y a autre chose : sa conscience se réveille et les Skraelings cachent un énorme secret…

Pour une découverte en voilà une belle… Une uchronie qui pourra rappeler Block 109 mais ici on est bien dans un conte kafkaïen et pas seulement dans un roman d’aventures.

Les dessins superbes ne laissent aucune lucarne d’espoir dans ce monde désolé et désolant. La violence est certes physique mais se veut bien plus morale.
Seuls quelques flashbacks éclairant le passé de Köstler et habités de lueurs rouges peuvent redonner foi en l’espèce humaine puisqu’à de très rares exceptions, tout le monde est dévoué à l’idéal fasciste et pourri de l’intérieur.
Cette œuvre a beau être 100% originale elle me rappelle le film Brazil pour ses décors et ses machines ainsi que la rébellion intérieure du principal protagoniste que le film d’animation Jin-Roh pour ces fameuses armures reprises dans bon nombres d’autres œuvres et qui servent également à illustrer la magnifique couverture.
Du grand art malgré parfois une certaine confusion pour certains personnages aussi identiques qu’aseptisés…


Mais là où un Starship Troopers menait le combat et le tableau du fascisme avec une certaine ironie, ici nulle place pour rire ou en sourire.
Noir c’est noir il n’y a guère d’espoir.

Les décors (dont certains très réussis et retravaillés avec une photo réelle) et les couleurs froides contribuent grandement à une compréhension visuelle. Skraelings c’est une œuvre unique en bande dessinée qui réussit de surcroit à divertir avec une intrigue montant crescendo et qui se conclut sur un diabolique cliffhanger…

Prévue en 3 tomes cette histoire m’a réellement intrigué et tranche littéralement avec ce que l’on a l’habitude de lire ou de voir…
Je n’osais espérer que mon roman de chevet, l’inégalable 1984 de George Orwell trouve une illustration en dessins et voici que ce bouquin débarque sans crier gare et en poursuit des voies distinctes mais parallèles…

Un gros coup de cœur inhabituel dont j’espère lire rapidement la suite afin d’y voir tomber cet empire. Intelligent, percutant donc à ne louper sous aucun prétexte… La BD française a de beaux jours à voir devant elle. Chapeau bas.

EDIT : après lecture des 2 tomes suivants.

Le premier tome de Skraeling se terminait sur un gros cliffhanger dans la perception même de son histoire qu'il est impossible de raconter ici sans en déflorer la surprise. J'étais donc curieux et inquiet par la tournure du scénario de Thierry Lamy mais n'en ai pas été déçu. Il y a suffisamment d'indices (dans le nom du héros) pour pouvoir appréhender l'issue finale de cette jolie trilogie.
Néanmoins je dois y faire quelques reproches. Le travail de Damien Venzi est absolument exemplaire lorsqu'il reproduit des architectectures et décors écrasant l'individu par sa noirceur. Il y a un tel souci du détail malgré ces couleurs volontairement ternes qu'on sort un peu sonné par la lecture graphique. Néanmoins les personnages sont parfois un peu trop figés et ressemblants ce qui amène une grande confusion dans la compréhension globale du tome 2 notamment qui développe beaucoup d'intrigues secondaires. Mais si on s'éloigne du personnage principal c'est aussi pour mieux le retrouver dans un troisième tome forcément explosif et bien mieux rythmé à la conclusion plus que satisfaisante.

Je descends donc ma note de 4 à 3 étoiles simplement pour le léger passage à vide ressenti lors de ma lecture du tome 2 qui aurait pu être plus court malgré un travail énorme pour épaissir un univers hélas tout à fait crédible tant dans sa construction que le parallèle qu'il établit avec notre société actuelle.

Il s'agira probablement également hélas du dernier travail de Damien Venzi dont le travail titanesque sur cette oeuvre aura eu raison de ses espoirs les plus fous (la série n'a pas remporté le succès escompté et c'est bien dommage) qui nous laisse un sacré héritage que je vous recommande vivement de lire dans tous les cas.

Nom série  Toxic  posté le 08/11/2012 (dernière MAJ le 16/01/2017) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Amis de la cohérence et de la logique, au revoir !
Car autant vous prévenir tout de suite que si vous n’êtes amateurs que de récits linéaires et carrés la déconvenue de cette nouvelle œuvre de Charles Burns va en décontenancer et en décourager plus d’un.
Bien assis dans sa réputation d’artiste underground au trait si particulier et un noir et blanc qui aura influencé Mezzo et Pirus, je connaissais aussi l’artiste pour sa pochette déjantée de Brick by Brick de l’iguane et ses couleurs barrées.

C’est donc avec intérêt et bien motivé que je me suis lancé dans la lecture de ce « Toxic » coloré et dont la couverture renvoie directement à l’ile mystérieuse de Tintin.
Outre l’hommage appuyé au reporter d’Hergé et les couleurs inédites, la source d’émerveillement ou le rejet sont constitués par le déroulement sauvage de cette histoire,

En effet, l’histoire ou plutôt les histoires partent dans tous les sens, présentant tour à tour un monde parallèle avec un tintin en robe de chambre à la recherche de son chat noir dans un univers complètement barré et loufoque pour revenir à une réalité non moins exigeante avec un jeune adulte solitaire et de son coup de foudre pour une jeune femme à la sensibilité à fleur de peau.

Pour ne rien faciliter, Burns nous transporte d’une dimension à une autre mélangeant paradoxes temporels et géographiques pour ne faire qu’une seule et même histoire avec des reflets ne cessant de renvoyer l’histoire d’un point à un autre, mélangeant personnages d’un monde vers un autre et abusant de dialogues qui peuvent vite devenir absurdes une fois sorti de leur contexte.

Mais quel contexte ? D’ailleurs cela ne vous rappelle rien ? Moi si avec ce fameux film Lost Highway de David Lynch dont je n’avais rien compris mais avais pris beaucoup de plaisir à essayer d’en extraire la substance…

D’ailleurs chacun sera libre d’aimer ou de détester les deux opus de cette trilogie annoncée qui se lit relativement rapidement mais laisse volontairement le lecteur un peu sur place à la marge des évènements qui s’y déroulent. Pourtant pour peu qu’on aime un peu les jeux de réflexion, il est amusant d’y relever les clins d’œil à Tintin, les lieux parallèles et un point d’ancrage dans cette histoire dont j’espère que le dernier tome y amènera certaines clés.

Ceux qui apprécient la narration pourtant si évidente des autres œuvres de Charles Burns vont se retrouver perdus car rien n’est classique et le ton froid et détaché des protagonistes du monde réel ne va rien faire pour arranger la compréhension. Pourtant cette histoire me parle davantage que les flottements poétiques de Wazem dans son Mars Aller-Retour récemment lu dont je peux en faire quelque peu le comparatif ici.

Nul doute que le prix et la globalité vont en rebuter plus d’un mais pour les initiés ou les plus curieux, le chemin a l’air d’en valoir la peine. Et puis quel style graphique ! Quelle belle mise en page (encore merci à Cornelius pour réaliser de si beaux bouquins).

Pour tout cela je n’en recommande pas nécessairement l’acquisition mais laissez-vous tenter par une lecture, aucun risque de s’ennuyer même si l’on s’y sent régulièrement perdu. Et il est parfois de bon augure que de fermer les yeux et se laisser porter par une ambiance inconnue mais pas désagréable….

Alors Charles Burns écrit-il un récit sans queue ni tête ou un diffuseur d’encens narcotiques ? C’est bien dans ce doute et cet esthétisme réussi qu’il réussit le pari de m’intéresser malgré le fait que cette série soit la moins passionnante de toutes celles qu’il a rédigées jusqu’ à présent mais cela sera peut-être révisé à hauteur lorsque l’intégralité de ce délire sera édité. A suivre donc…

Mise à jour du 16/01/2017 après lecture de la trilogie complète :

Prévue comme une histoire en 3 chapitres où chaque chapitre était publié en suscitant une attente certaine, les choses apparaissent comme beaucoup plus clair une fois l'intégralité relue à la suite.

Si Charles Burns ne répond pas nécessairement à toutes les questions, la plupart trouvent une réponse sur les regrets amoureux d'un adolescent devenu adulte et son repli vers un monde intérieur dans lequel son subconscient se cache (le masque en carton de Tintin qu'il porte lorsqu'il énonce sa prose n'est pas là pour rien).

Pire, les dernières pages laissent supposer d'une empathie complètement différente pour certains personnage tout en me rappelant un roman qui m'avait bien marqué il y a une vingtaine d'années "Une jeune fille" de Dan Franck.

Ce qui est passionnant c'est de voir que même en colorisant intégralement son oeuvre (une première pour Burns), ses dessins restent toujours aussi hypnotiques et fascinants. On comprend en quelques pages toute la symbolique de ces dessins mystérieux ainsi même que le titre des chapitres, finalement rien n'aura été laissé au hasard et la page finale donne furieusement envie de tout relire immédiatement, clés en mains.

Malgré la noirceur des propos, la superficialité du héros (qui n'en est pas un vraiment, ni dans la réalité ni dans ses rêves), on ne retient que la mélancolie d'un drame ordinaire, d'actes manqués et de choix capricieux mais Burns a réussi à sublimer l'ensemble pour en dresser une fois de plus un tableau onirique d'une rare beauté.

Edifiant.

Nom série  Patience  posté le 15/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Attendue et annoncée comme l'œuvre la plus imposante de Daniel Clowes, Patience marque le retour de l'auteur dans ses thèmes habituels mais aussi une légère touche de science-fiction par le thème du voyage dans le temps.

Un couple de trentenaires losers et amoureux mais sans grandes ambitions ou ressources financières attendent leur premier enfant. Jack galère d'un petit boulot à un autre pour assurer l'avenir de leur progéniture et est coupé net par son élan par la mort brutale et crapuleuse de sa bien aimée Patience au domicile conjugal.

Considéré comme le principal responsable de ce meurtre non élucidé, Jack va braver l'espace-temps afin de retrouver la vie qu'on lui a volé avec la famille qu'il vient de perdre...

En fractionnant son récit par autant d'ellipses temporelles, Clowes prend le pari risqué de perdre son public dans un récit où il ne se reconnait pas. Et c'est tout l'inverse, la partie"science-fiction" n'est qu'un prétexte pour mieux retrouver ses personnages au sortir de l'adolescence et faire de leur mal être le principal vecteur de son scénario.

Ainsi le futur est rapidement éclipsé comme un prologue à un retour vers le passé de Patience, jeune fille meurtrie par la vie et désabusée par l'espèce humaine.
Jack, homme déchu que la vie a rendu violent va mener son enquête à travers les âges pour retrouver le futur assassin de son épouse sans se soucier des conséquences que ses actes peuvent avoir sur un présent modifié.

"Patience" est un très joli conte moderne qui réussit à ne perdre personne en route malgré une profusion de détails comme de personnages secondaires dispensables. Le rythme est soutenu, la narration bascule de Jack vers Patience et vice versa avec aisance.

Par contre il me semble que Daniel Clowes ait un peu perdu de sa maîtrise graphique par des dessins beaucoup plus épurés et une palette graphique colorée mais palotte. Les personnages sont tout aussi expressifs qu'auparavant malgré des postures souvent raides et moins naturelles qu'auparavant.

Moins de ruptures de style ou de folies graphiques, Patience n'en reste pas moins intéressant par le vague à l'âme de ce couple finalement plus attachant que fascinant et une intrigue policière simple mais intriguante.

Un très bon Daniel Clowes après la semi-déception de Rayon de la Mort qui se lit d'une traite sans déplaisir.

Nom série  L'Ombre de moi-même  posté le 11/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Selon le Larousse, la Surprise est définie comme telle : évènement inattendu.

Et comment être davantage surpris par une œuvre sortie de nulle part, avec des dessins aussi épurés que celles qui illustrent le Canard Enchainé au pitch d'une banalité affolante et mettant en scène le frère jumeau graphiquement du méchant Gru, nez en pointe et calvitie en prime ?

L'Ombre de Moi-Même est un titre qui se lit et se dévore comme on peut apprécier un bon vin sans pour autant être un amateur avisé.
Superficiellement, on peut s'attendre à lire le quotidien banal d'un homme mur de 55 ans, à la retraite (donc fort éloigné de nos turpitudes professionnelles mais je m'égare), divorcé et aisé.

Vivant à Paris dans un appartement confortable, Serge n'est entouré que d'une ex-femme, d'une petite amie trentenaire et d'un ami écrivain dépressif.

Et c'est tout. Martiny divise ce quotidien en autant de petites scénettes journalières de 2 à 6 pages ou plus où Serge est omniprésent. Toujours présent pour les siens mais orgueilleux et fier, Serge a surtout peur de vieillir, de ne plus pouvoir séduire et de se sentir inutile.

Je ne sais comment l'alchimie s'est opérée avec un trait si éloigné de mes affinités mais absolument tout le contenu de ce gros bouquin qui se dévore m'a séduit... Petit-Roulet utilise une ligne volontairement épurée mais maitrisée et très agréable finalement à la lecture pendant que Martiny multiplie les lignes de dialogue se succèdant à de longs silences contemplatifs.

Face à la mer, à son ex-belle mère ou à son docteur, Serge est loin d'être le con odieux et réac que l'on adorerait détester mais tout simplement un homme pétri de qualités comme de défauts le rendant bien plus humain que d'autres profils plus explicites.

On passe constamment du sourire au rire et de la consternation à l'empathie dans un récit rythmé et homogène. Difficile de faire apprécier un vieux bobo Parisien aux apparences égoïstes et capricieuses par un dessin aussi aride et dépouillé et pourtant le pari est remporté haut la main.

Ici personne ne juge personne, libre au lecteur d'apprécier des visages si expressifs ou des situations éloquentes sans apport de paroles (une amitié est remise en cause en quelques cases et sans un mots mais chuuut).

La fin en suspens pourra décevoir en premier lieu mais après réflexion, il ne pouvait pas en être autrement.
Ici la mélancolie se veut réaliste et finalement pudique à défaut d'être joyeuse. Pourtant il peut s'agir d'une Happy End comme d'une fin plus sarcastique. C'est le propre de ce récit unique qui peut être lu comme une Comédie ou une Poésie de prose, le trademark des ouvrages importants indéniablement.

Oui, vraiment quelle belle surprise.

Nom série  Mickey Mouse - Café Zombo  posté le 08/01/2017 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Maître Loisel, adorait Onc' Disnez et sa souris Mickey,
Et désirait plus que tout le dessiner.
Maître Glénat, par l'appat du gain alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
Et bonjour, Monsieur Régis.
Que vous dessinez bien ! que vous me semblez bankable !
Sans mentir, si votre désir le plus fou
Est de dessiner Mickey et sonami Horace,
Vous êtes le bienvenu dans ma collection Mickey par ...
À ces mots, Régis Loisel ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle plume,
Il dessine la souris à l'ancienne, dans un joli format à l'italienne.
Le Jacques s'en saisit, et dit : Mon bon Monsieur,
Apprenez que votre oeuvre
Sera joliment markettée et éditée à grand tirage.
Cette Edition sera un grand succès, sans doute.
Loisel heureux et satisfait
Conclua le deal et l'album fut publié.


En vérité mes enfants je vous le dis, cette bd m'a grandement déçu. Sur une base vaguement sociale (Mickey et Horace sont chomeurs), Loisel nous fait part de son immense talent au travers de planches réussies mais tout aussi impersonnelles que les aventures de Mickey que je lisais petit.
La pauvreté des situations (on introduit Donald pour une séance camping de pur remplissage) et le pitch convenu (Un vilain banquier exproprie la ville pour y installer un golf et s'aide d'une drogue qui zombifie les buveurs de café ??? What the fuck ???) et Pat Hibulaire joue le méchant....

L'humour est plutôt bien pour les touts petits mais la lecture est difficilement appréciable pour les plus de 10 ans... Rien de honteux ni de médiocre mais au vu des précèdentes oeuvres publiées, celle de Loisel est clairement la plus pauvre à tous points de vue.

La synthèse sociale était déjà bien abordée dans la version de Cosey, l'humour était à son firmament dans la version de Trondheim et de Keramidas alors que l'appropriation graphique était le point fort de la version de Tebo. Ne restent plus que des miettes pour Loisel qui a su se faire plaisir et on le comprend car Glénat lui a permis de réaliser un rêve d'enfant qui n'est hélas pas du tout à la hauteur de mes attentes.

Je ne suis ni honteux ni confus mais je jure bien, un peu tard, qu'on ne m'y reprendra plus.

Nom série  Satanie (Voyage en Satanie)  posté le 28/12/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Depuis la claque reçue avec Jolies Ténèbres mais également l'inégalable Beauté, le duo Kerascoët n'avait jamais failli de m'intriguer...

Ces dessins aux premiers abords si naïfs mais riches de détails et de poésie confrontés aux sombres scénarios d'auteurs confirmés comme Vehlmann (à nouveau présent ici) et Hubert offrent au lecteur aventureux de s'éloigner des sentiers battus tout en étant subjugués par des histoires aussi fascinantes qu’intrigantes.

D'ailleurs cette aventure n'a failli ne jamais voir le jour ou plutôt la fin de ses Ténèbres sans l'aide de Barbara Canepa qui a su rééditer le défunt "Voyage en Satanie" amputé de son second tome par abandon de Dargaud pour renaitre de ses cendres sous cette jolie intégrale rebaptisée Satanie et la demoiselle a eu du flair...

Car cette descente aux enfers est tout simplement épique...
Me rappelant par son chapitrage sérial aussi bien le Rayon U de Jacobs que le Piège Diabolique du même Jacobs ou certaines aventures de Tintin comme Vol 714 pour Sydney, j'ai beaucoup apprécié cette descente par strates vers des univers inexplorés et à l'issue plus qu'incertaine pour cette quête insensée de Charlotte, euh Charlie pardon et d'un abbé téméraire à la recherche de Constantin disparue au fond d'une faille menant....en Satanie.

Après il est difficile d'en dire davantage sans en déflorer la lecture pour les nouveaux venus mais les mondes dépeints par Vehlmann et mis en image par le duo Kerascoet sont simplement magnifiques et s'étendent parfois sur de splendides doubles pages fourmillant de détails et de couleurs.

Il ne faut pas être claustrophobe mais le voyage en vaut largement la chandelle puisque personne ou presque n'en sortira indemne, lecteur y compris.

Sous un aspect encore une fois enfantin, le trio nous embarque vers une odyssée humaine, sensuelle et également cruelle avec une tension de plus en plus palpable dans un joli procédé de poupées russes, les différents mondes imbriquant leur propre identité...

Tour à tour aventure épique, drame humain ou comédie absurde, voici encore un OVNI indispensable de ce trio d'auteurs fascinants.

A se demander pourquoi Dargaud a jeté l'éponge, bien mal leur en a pris... Ces oeuvres maudites sont souvent les plus ambitieuses et les plus prometteuses...

Nom série  Ghost World  posté le 27/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Mais quelle déception que ce livre pourtant si apprécié et qui a fait la notoriété de son auteur !

Ayant vu le film en salles (que j'avais pourtant beaucoup aimé pour sa vision juste d'une certaine forme de mélancolie avec des acteurs touchants, non non pas la jeune Scarlett uniquement voyons mais surtout la prestation de Steve Buscemi), je pensais franchement arriver en terrain connu en lisant le bouquin du papa de David Boring mais boum patatras !!!

Le film est une adaptation fort libre de ce roman graphique et c'est tout à son honneur !

Daniel Clowes a voulu écrire une chronique de deux ados si détestables et imbues de leur personne qu'on a juste l'envie de leur foutre une bonne paire de claques pour qu'elles cessent de balancer leurs grossièretés tout au long de leurs états d'âme à deux balles.

Si c'était le but initial de Clowes, alors il est parfaitement réussi alors que le film avait su éviter ce genre de poncifs en rendant les héroïnes finalement attachantes.

Le fait d'avoir découpé le récit en épisodes si hachés (à chier ? oups) ne rend pas non plus la lecture aisée et on a la désagréable sensation de passer du coq à l'âne tout en se contrefoutant royalement de leurs objectifs (qui sont d'ailleurs ?)

Reste le dessin et les couleurs de Clowes, peut être pas aussi définitifs que dans ses autres oeuvres, pour se régaler mais cela fait finalement bien peu pour une bd que je vous suggère de zapper directement soit pour lire un autre Clowes, soit pour voir l'adaptation en film.

Une immense déception donc.

Nom série  In God We Trust  posté le 27/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Tout d'abord rendons hommage à l'épatante petite maison d'éditions de ce très joli bouquin : Les Requins Marteaux qui ont du se serrer grave la ceinture (et oui ils sont loin d'être aussi blindés qu'un Glénat ou Delcourt) pour publier un livre d'une telle qualité !

Si on n'y prête guère attention, on penserait presque tenir un missel entre les mains. Mais la couverture qui se poursuit également au dos et sur la tranche est un gag à lui tout seul entre une pauvre âme et son créateur.

Et le pire c'est que ce n'est que le début tant ce bouquin regorge de trucs hilarants complètement détournés de la religion Catholique qui va en prendre pour son grade à la sauce Winshluss...

Donc ça décape dans tous les sens, de la création de la Terre par un Dieu guère inspiré mais superbement représenté genre biker comme les dessinait si bien Coyote avec une belle barbe et un peu de gras du bide.

Dieu ou "God" a beau être cyclope et l'être le plus puissant du monde, il est prompt à faire pas mal de conneries. Faut dire que tout était foutu dès le départ avec Adam et Eve (ou Dave ?) et le fruit de ses propres pêchés avec la jolie Marie qui accouchera d'ici peu d'un Jésus pas piqué des hannetons.

Winshluss revisite sous forme de petites historiettes aux styles variés, quelques publicités vintage glissées ici et là toute l'histoire à sa façon et le moins qu'on puisse dire c'est que son interprétation des saints évangiles remporte les suffrages des zygomatiques.

Mention spéciale à la véritable histoire de la Résurrection de Jésus qui vaut à elle seule l'acquisition de ce superbe album.

Comme à son habitude, plusieurs styles graphiques sont dissimulés pèle mêle dans cette vaste auberge espagnole. Côté originalité on repassera car il n'y a rien d'original dans le thème (Tronchet avait aussi excellé en son temps avec sa série de Sacré Jésus) mais le petit côté trash de Winshluss rajoute une bonne couche de finesse pas déplaisante en ces temps où la dérision devrait prendre le dessus sur les bondieuseries en tous genre.

Envie de voir un combat entre God et Superman ou d'apprendre la recette de la Téquila frappée ? Rendez vous dans le petit monde poilant de Winshluss pour une bonne tranche de rigolade.

Nom série  Dans la forêt sombre et mystérieuse  posté le 21/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
L'idée ne m'avait guère séduite au premier abord...

Voir ce nouveau projet de Winshluss dans un registre à priori enfantin ne m'enchantait guère.

De la couverture bien propre sur elle au titre poétique et sans ambiguité à l'éditeur estampillé jeunesse, je m'attendais véritablement à une reconversion du maestro du trash inspiré tourner la page ou tout du moins une parenthèse pour délivrer un véritable conte pour enfants.

Il ne m'a pas fallu pourtant plus de 30 secondes après l'avoir feuilleté en librairie pour avoir envie de repartir avec, avec cet infime risque d'être déçu...

Mettons vite fin à ce suspens d'opérette, le dernier Winshluss est un petit chef d'oeuvre.
Car non content de se réapproprier Alice au pays des Merveilles ou encore plus Mon voisin Totoro des studios Ghibli (pour son rapprochement évident entre la nature et la perception d'un éventuel deuil), Winshluss parvient à réussir un tour de force : courber la mécanique des contes vers son univers personnel peuplé de personnages aberrants et hilarants.

Fourmis suicidaires, Ecureuil se prenant pour Icare ou ogre banquier, l'univers de Winshluss est parsemé de surprises et de fous rires en flirtant avec le bon goût sans jamais en dépasser les lignes comme autrefois.

Les aventures du petit Angelo perdue dans une grande forêt aux animaux dingues et aux rebondissements variés prennent le ton d'un rythme endiablé dont le découpage en chapitres bien distincts et tout simplement parfait.

Si le dessin surprend moins, il n'en est pas moins dynamique et chatoyant, l'auteur use et abuse de flashbacks, de courses dans le néant et de rencontres improbables sans jamais pour autant parodier les vrais contes en créant des personnages inédits et hauts en couleur.

Un seul point négatif ? Les 160 pages défilent à la vitesse de la lumière et on arrive bien trop vite à la fin de ce pavé politiquement correct mais carburant au super sous ecstasy. Winshluss n'a décidément pas fini de nous étonner...

Nom série  Dead Body Road  posté le 14/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
3 arguments essentiels m'ont amené à lire Dead Body Road...

Le premier argument c'est le scénariste Justin Jordan dont j'ai adoré son Luther Strode et ses scènes d'action ultra découpées calibrées pour un film de Sam Raimi et de John Woo.

Le second, c'est la référence de Delcourt à la série Banshee sur la 4ème de couverture soit la série la plus fun et "what the fuck" et qui vient tout juste de s'achever, un condensé crétin et jouissif de violence, de sexe et de codes comics sur le petit écran.

Enfin le dernier argument c'est cette couverture justement, imparable et simple avec cette image classique d'un dur à cuire dans le désert, carabine sur l'épaule et bad attitude et ce grand lettrage : Dead Body Road.

Whouah, ça en jette un max pour le vieux mâle hétéro en manque d'émotions fortes. Le problème c'est que ça manque cruellement de consistance pour dépasser le simple exercice de style.

Cette histoire de vengeance, on l'a tous lu quelque part. Un ancien flic radié de sa fonction pour ses méthodes expéditives et peu orthodoxes apprend la mort de sa femme après être intervenue sur les lieux d'un braquage.

Le flic en a rien à foutre du pourquoi du comment, il veut juste retrouver tous les protagonistes du casse et leur faire gouter les pissenlits par les racines. Et ce quel qu'en soit le coût ou les méthodes...

Et c'est parti pour une aventure rocambolesque laissant peu de place à l'ennui avec gunshots, courses de bagnoles, tortures diverses et échanges verbeux virils (avec grossièretés si c'est possible).

Le hic c'est que le début accrocheur et bien trippant laisse de plus en plus place à un solide ennui. Il n'y a aucune place pour une quelconque réflexion et ça je peux bien m'en passer pour ce genre de récit mais ici tout s'enclenche curieusement, les personnages se rencontrent au bon endroit et au bon moment et on ne s'attache finalement à personne.

Mention spéciale au héros au physique d'avatar musclé de jeu video, on le croirait sorti tout droit d'un GTA ou d'un Uncharted tant son physique passe partout de gros costaud brun séduisant a un air de déjà vu. La seule nana du récit castagne à tout va et le molosse psychopathe et ambigu ne dispose pas d'un assez grand rôle pour devenir primordial. Dommage car c'est le caractère le plus écrit de ce récit qui se lit facilement mais qui ne laissera aucun souvenir impérissable.

Scalera n'est pas un tâcheron aux crayons, bien au contraire, son trait dynamique correspond si bien aux scènes d'action qu'on est véritablement frustré que ces deux monsieurs respectables du comics ne s'associent que pour un récit si mineur à la conclusion précipitée.

Ils ont pourtant du se faire plaisir à bosser ensemble mais pour un plaisir similaire, je préfère de loin la briéveté d'un Mesmo Delivery, les scènes d'action d'un Last Days of American Crime ou l'efficacité de Men of Wrath que je vous recommande davantage que ce Dead Body Road que je relirais peut-être mais pas dans l'immédiat (d'autant plus que Delcourt prévoit enfin de sortir le troisième et dernier tome de Luther Strode, youpi !)

Nom série  Le Tribut  posté le 07/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Avant toute chose, il peut être utile de préciser que mon avis se porte sur l'édition Cornélius de 2016 du présent ouvrage qui peut être considérée à juste titre comme une oeuvre maudite.

Il s'agit donc de l'édition intégrale composée du premier tome édité par Casterman, du second uniquement prépublié par épisodes dans un mensuel et doté d'un épilogue inédit à ce jour de 16 pages.

Le Tribut est une oeuvre difficile à appréhender. Son histoire est aussi hermétique que son graphisme volontairement froid aux couleurs basiques et à l'encrage épais.

Pourtant pour peu qu'on puisse s'y intéresser et entamer la lecture, le voyage est passionnant...

Il s'agit d'un pur récit de SF comme on pouvait en lire autrefois avec un certain charme vintage dont l'histoire se rapprocherait d'un classique "Etoiles, gardes à vous" (ou Starship Troopers) avec une armée ou plutôt de "chair à canon" sur une terre hostile et sauvage, la mystérieuse planète "Deux Lunes".

A la recherche d'une arme ultime qui leur permettrait un avantage certain contre les "Autres", on y suit le quotidien de Juan, un militaire balafré sans autre ambition que la survie, dans une jungle hostile et inhospitalière à la météo incertaine. Chaque saison y est représentée par une couleur artificielle sans nuances, du bleu au vert sans oublier jaune ou rouge vif, le lecteur n'est guère ménagé et cherche quelques repères en vain à travers certains dessins volontairement flous pour mieux se perdre comme le narrateur.

C'est bien la curiosité qui nous pousse à lire la suite d'une histoire simple mais décousue jusqu'à de sombres expériences qui vont unir Juan à un autochtone et le doter de fabuleux pouvoirs....

L'histoire aurait pu se tenir en un tome mais la suite va pousser le récit dans de tous autres directions avec une certaine recherche de la vérité sous une autre planète...

Beaucoup auront comparé ce récit avec le film Avatar de Cameron dont le présent récit aurait inspiré ce Pocahontas interstellaire. J'y ai vu toute autre chose bien après avoir refermé les dernières pages qu'il serait difficile d'énumérer sans spoiler à tout va mais ce voyage ne devrait guère laisser quiconque indifférent, en bien comme en mal d'ailleurs.

La mutation de Juan Gavirio en un être stellaire à la perception accrue (voir la couverture du livre) me rappelle certains écrits de Lovecraft et de la fameuse glande pinéale ouvrant de nombreuses portes dans un récit foutraque mais passionnant.

La rupture entre les différents chapitres est peut être osée, peut également déstabiliser mais permet un récit plus riche qu'il n'y parait en apportant une réflexion sur l'absurdité de la guerre mais également les rêves et univers parallèles.

La conclusion presque manichéenne est parfaite en ce sens qu'elle donne finalement une toute autre vision globale de cette épopée. Certes, on aurait surement préféré avoir un ou plusieurs autres tomes mais comme toute oeuvre maudite (je pense surtout au Réseau Bombyce que j'avais adoré), la contrainte de tout vouloir conclure rapidement va finalement apporter un souffle salvateur à toute l'histoire.

Je le savais depuis le Transperceneige des mêmes auteurs, leur vision de la Science-Fiction ou plutôt de l'Anticipation n'aspire à guère d'optimisme et transpire de pessimisme. Ici il est question d'espoir, peut être même mince ou peut être même complètement erroné (voire même surement) mais le voyage est total et accompli. Il émane même une certaine poésie mélancolique avec quelques planches évoquant davantage une peinture qu'une bd.

Lecture exigeante et voyage anxiogène, le Tribut n'est pas fait pour plaire à tout le monde mais le voyage en vaut largement la chandelle.

Nom série  La Jeunesse de Mickey  posté le 01/11/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Après le pur délire Trondheimien de Mickey que j'avais littéralement adoré et un album de Cosey un peu en deça, c'est au tour du talentueux scénariste de Alice au pays des Singes de reprendre le flambeau pour redorer les aventures contemporaines de la célèbre souris.

Et avec quel brio ! N'en déplaisent aux grincheux déçus par l'album de Trondheim et de Keramidas (tiens tiens le dessinateur du même Alice ...), cette jeunesse de Mickey vu et revu par Tebo (également aux pinceaux ici) est façonnée avec un panache et un dynamisme communicatif.

Faire de Mickey une vieille souris grisonnante, barbichette et lunettes à l'appui raconter ses aventures d'antan à un arrière petit neveu blasé et incrédule Norbert est une idée fantastique permettant de façonner de bouillantes aventures sous formes de mini aventures comiques.

Mickey enjolive ses histoires, les façonne comme un souvenir ce qui nous vaut de chouettes allers retours dans la réalité pour corriger ou interrompre certains détails "inventés".

Western, Première Guerre Mondiale ou même course aux étoiles dans le cosmos, Tebo revisite avec talent les cadres classiques en réinventant les premières confrontations avec Pat Hibulaire, Minnie, Dingo ou même Donald.
Ne manque que Pluto à l'appel qui sera peut-être au rendez-vous avec une suite possible comme le suggère l'épilogue ?
En tous cas ce serait avec grand plaisir tant le trait de l'auteur, simple et efficace m'a littéralement scotché sur les petites vignettes de l'album ou de fameuses doubles pages explosant de détails et d'action.

On rit beaucoup et on s'amuse dans ce divertissement de grande qualité à mettre dans toutes les mains. Voici le cadeau idéal à mettre dans toutes les hottes du Père Noël loin devant tout le reste.

Place à Mickey et vivement l'album de Loisel ! Une belle collection à ne pas manquer qui déride et fait du bien !

Nom série  Baron Samedi  posté le 17/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Si je relis les avis précèdents ici même, j'ai grandement l'impression de ne pas avoir lu la même chose... ou que les auteurs (oups Dog Baker est une belle couverture ? ) ont réussi leur pari : livrer une parodie tellement nauséabonde et anxyogène des franchouilleries comme Fantomas (les films de Hunebelle hein pas les romans) que les lecteurs lambdas en sortent choqués ou n'y trouvent aucun intérêt.

C'est vrai que s'attacher à un personnage aussi antipathique que ce Baron Samedi (un mix du Crane Rouge Marvel et de Olrik de B&M) qui n'a aucune autre épaisseur psychologique que de faire la nique à la France de De Gaulle peut paraitre exagéré mais PUTAIN pris au second degré, qu'est ce que je me suis marré !

Les dessins sont de toute beauté, la ligne claire comme je l'aime avec moult détails graphiques et une colorisation oscillant entre du gris, du jaune et du rouge utilisés à bon escient et un style au charme rétro indéniable (ça m'a même fait penser à du Tardi voyez-vous ? ).

L'histoire n'est qu'un prétexte pour aligner scènes de torture bien gore toutes plus épouvantables et exagérées les unes que les autres et quelques lignes de dialogue bien drôles "Bravo vous venez de comprendre en 2 minutes ce que le Quai d'Orsay a compris en 2 ans"

Bref du pain béni qui n'épargne rien ni personne et dont le final parfait (même si une suite était initialement prévue, ça se lit comme un bon One Shot) n'altère en rien le bon déroulement des "aventures" du fameux Baron.

Tout est si exagéré que la lecture en devient jouissive. Les demoiselles finissent souvent en sous vêtements en évoquant le charme des photos coquines des prudes années 60. Les gosses ne sont pas plus épargnés et Vengeur Pix euh, Dog Baker dresse un chouette portrait de flic à la Jean Gabin avec le "Porc", un truculent détective perspicace (aaah le coup du squelette est trop fort).

Malgré quelques images bien choquantes comme celle du charnier initial s'étendant sur 2 pages, c'est plutôt dans la bonne humeur générale et avec le sourire aux lèvres que j'ai entamé ce divertissement de haute qualité dont les débordements gores et violents en deviennent de purs plaisirs coupables.

Le décalage constant entre dialogues sérieux et situations ridicules procure un plaisir de lecture constant et si cela a pu choquer quelques esprits pudibonds, il est grand temps pour vous de relire les aventures des Castors Juniors.

Nom série  One Piece  posté le 17/10/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
C'est après avoir avalé les 44 premiers tomes de One Piece (un sacré pavé et ce n'est visiblement pas fini puisqu'au moment où j'écris cette chronique il en reste au moins le double à lire et la série est toujours en cours de parution !) que je me décide à en donner un avis que j'espère constructif.

L'idée n'est pas d'en dire du "WHOUAAAAAH j'adore" comme on en lit tant ici et là car One Piece est une oeuvre populaire culte au même titre que Dragonball dans la littérature Manga mais de tacher d'explique le pourquoi du succès et si c'est lisible par un mécréant quadra davantage adoubé à la bd franco-belge ou aux comics que des euh "Nekketsu".

D'ailleurs le site marron explique très bien ce qu'est un Nekketsu par cette définition : " héros exaltés défendant le plus souvent par le combat ou la compétition des valeurs viriles traditionnelles telles que le courage, l'amitié et le dépassement de soi" WHOUAAAHH mais quel programme !

C'est effectivement tout à fait cela avec Luffy, un homme caoutchouc qui ne demande rien d'autre que de devenir le Seigneur des Pirates dans un monde fictif peuplé d'iles et de mers mystérieuses s'étendant à l'infini.

Alors un souci, Luffy est gentil et téméraire. Sa faculté d'avoir mangé un "fruit du démon" et lui permettant d'étendre son corps à l'infini façon Mr. Fantastique/Red Richards lui donne une force surhumaine mais le brave garçon est SACREMENT con. Il ne pense qu'à bouffer et accessoirement se constituer une équipe atypique de Pirates pour aller chercher le fameux "One Piece", un trésor convoité par le globe entier.

Enfin, tout cela vous le savez forcément déjà, Eichiro Oda n'a pas le trait le plus chouette de la galaxie Manga même si cela reste clair pour suivre mais le monde qu'il dépeint est modulable à volonté. On ne compte pas les nombreux anachronismes en tous genre au gré de l'imagination de l'auteur tout comme les cas bien pratique de Deus Ex Machina lui permettant de résoudre ses intrigues par telle ou telle combine.

Détenant vraisemblablement les clés de son monde, il module l'environnement et les personnages comme bon lui semble, chaque nouvelle ile possède ses propres règles, son bestiaire et sa société.

On pourrait croire pour les courageux ayant déjà lu mes précédents paragraphes que je me moque éperdument d'une œuvre calibrée sur mesure pour les gosses et les produits dérivés et pourtant la sauce a pris dès le départ.

La faute à un sens aiguisé pour l'aventure, des histoires qui ne se répètent guère et une intrigue qui commence à se dessiner timidement mais surement.
L'équipage est improbable mais chaque personnage tient sa place entre l'épéiste, le docteur, le cuisinier et l'archéologue dont les flashbacks sont passionnants voire émouvants.

Si on évite le comique de répétition parfois franchement pénible (Sanji le cuisinier joli-coeur en fait souvent trop) et Luffy joue les crétins tête à claque en permanence, on obtient une oeuvre dense, certes tirée par les cheveux et improbable mais diablement divertissante et sachant ménager suspense et parfois critique sociale voire politique.

J'avoue honnêtement que je n'aurais pas mis un kopeck dans une telle série et que le prêt des bouquins par mon filleul influence pas mal mon avis final. Mais les Japonais ont un tel don pour maintenir l'intérêt des lecteurs sur des séries aux long cours qu'il est difficile de résister à la tentation d'en lire la suite.

Nom série  Sept Nains  posté le 29/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Excellent, tout bonnement excellent !!!!

Envie de vous changer les idées ? De rigoler avec un récit léger mais pas futile et de passer un bon moment ?
Ce one-shot s'inscrivant dans la collection des Sept de David Chauvel devrait vous en procurer l'occasion.
L'occasion justement de détourner un conte arche-célèbre pour mieux en rire avec une Blanche-Neige bombasse mais hargneuse, une méchante Reine aux apparences trompeuses et une sacrée bande de bras cassés comme je les affectionne en guise de nains !!!

Il suffit de voir la tronche de Simplet qui pour le coup l'est plus que jamais et son "rôle actif" dans le célèbre passage de "Miroir, mon beau miroir".

Les autres ne sont pas en reste et même s'ils sont sommairement décrits (on perçoit surtout Prof et Grincheux), sont tous devenus des vieux pervers lubriques sous la plume avisée d'un Lupano en super forme.

Raconter le reste serait vous en retirer une bonne part de plaisir... Le chasseur et le prince charmant sont également de la partie et participent activement au charme tout nauséabond de cette grosse farce au final surprenant.

Roberto Ali possède un style qui sied bien à tout cet univers même s'il prend parfois quelques raccourcis (hormis Simplet, les expressions faciales des nains auraient mérité un peu plus d'attention) et la colorisation plutôt sombre est particulière.

En tous cas un excellent moment de lecture sans prétention et avec le vœu de lire d'autres détournements de Lupano du même acabit !

Nom série  The Grocery  posté le 12/01/2012 (dernière MAJ le 12/04/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Curieux des productions Ankama, The Grocery a fait dès sa sortie office d’OLMI, objet littéraire mal identifié.
Car si Singelin ne m’avait guère impressionné avec l’opus le plus faiblard des trois histoires de Doggybags, son cursus et son univers ne m’étaient pas pour autant étrangers.

Le fait de traiter un thème que j’affectionne par ailleurs sur d’autres médias comme le cinéma ou le petit écran par le biais d’une œuvre bigarrée avec des êtres tordus en guise de métaphore sur les guerres de quartiers populaires est suffisamment intriguant pour en faire l’impasse.

Comme rapporté par Spooky dans son excellent avis à lire ci-dessous, il ne faut pas se fier au style faussement naïf et enfantin des dessins qui portent le scénario de cette chronique prévue en 3 tomes sous un éclairage nouveau et inédit.

The Grocery du titre c’est la petite épicerie d’un quartier d’une cité américaine où se côtoient jeunes dealers et clodos spirituels. Un peu le centre d’un nulle part, dernier rempart social d’une communauté en sursis dont Elliott fera le trait d’union sans être non plus forcément le héros unique de cette chronique.

Elliott, c’est le fils de l’épicier justement. Son petit gabarit et sa récente arrivée dans le quartier ne l’empêcheront pas de se créer rapidement des amis grâce à sa gouaille et à sa bonne humeur ambiante, un peu le « boy next door » que tout le monde aimerait avoir comme voisin.

Il est cultivé et pourrait aussi très bien se contenter de ses bons résultats scolaires mais l’appel de la rue et de ses facilités ne le prive pas de quelques magouilles en bande avec Lefty, Sixteen et les autres copains du quartier.

Puis il y a aussi cet ex G.I. revenu de la guerre du Koweït pour y retrouver un monde qu’il ne reconnait pas et à qui les subprimes ont tout volé…

Tout cela pourrait en rester là si un psychopathe ne tenait pas à faire main basse sur le quartier de la façon la plus vile et la plus violente qu’il soit… Tout ce beau monde risque de « collapser » à un moment ou un autre…

The Grocery c’est cela et rien d’autre finalement mais comme toute chronique sociale la série entière est passionnante à lire et on ne lâche pas le bouquin jusqu’à sa conclusion. Les dessins ont leur style et il est intéressant que les auteurs aient choisi le parti pris de ne pas représenter les protagonistes par des animaux mais des formes humanoïdes inédites et parfaitement identifiables à la fois.

Les couleurs pastel sont superbes également et semblent faites à la main dans un style faussement amateur qui ravit les pupilles pour peu que l’on ne soit pas réticent à toute cette charte graphique.

Il y a quelques beaux moments où la violence s'arrête ou prend des formes plus subtiles comme dans l'indispensable tome 0 relatant des histoires se déroulant "avant" et également dans la trame principale. On ressent plusieurs amitiés indéfectibles palpable mais on attend vivement la bombe mécanique ou humaine qui fera éclater le tout dans une mise en scène propre et impeccable dès la page suivante.

Cette absence de manichéisme et ce panaché de scènes violentes face à quelques traits d’humour (les clodos et leurs réflexions m’ont rappelé le duo intello des tueurs de Sin City) fait la force d'un récit qui ose tout et beaucoup comme l’aménagement d'une "cloture" dès le troisième tome.

Il faut reconnaitre à Singelin un certain talent pour rendre ses personnages atypiques plus réels que des humains et à Ducoudray une grande maitrise du découpage à la "The Wire" pour mieux disperser et réunir ses personnages…

On sent une réelle empathie des auteurs pour TOUS leurs personnages, des principaux aux secondaires.

Enfin la fin qui reprend avec succès une conclusion très célèbre d'une autre série marquante des années 90, "Six Feet Under" pour ne pas la citer marque d'un trait indélébile le mot FIN et imprime nos rétines de tous ces personnages pas fréquentables mais ô combien mémorables.

Une grande oeuvre à lire et à relire. Merci à vous.

Nom série  Perry Bible Fellowship  posté le 12/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Encensé par ici, acclamé par là bas, ce très costaud recueil sobrement intitulé "Perry Bible Fellowship" compile la quasi intégralité (sauf inédits et strips à venir) du "ouebcomique" Nicholas Gurewitch.

Officiant sur son site http://pbfcomics.com/ depuis plus d'une quinzaine d'années et à raison d'un rythme régulier, le sieur est connu pour son trait minimaliste mais acerbe envers la religion, la guerre, l'écologie, la société et j'en passe et de meilleures.

Ce qui le rend intéressant c'est que c'est souvent morbide, trash, percutant et donc forcément inspiré.

Ses personnages souvent ronds ont un style bien mécanique qui peut plaire comme déplaire mais sont souvent facilement reconnaissables et assimilables.

Le problème comme souvent avec ce genre de compilation c'est qu'une lecture soutenue peut rendre l'ensemble indigeste. Il y a forcément des gags plus drôles que d'autres et je me suis bien à sourire plus d'une fois mais je ne comprends pas trop pourquoi l'édition française n'est pas publiée à l'italienne comme celle d'origine même si le travail de l'éditeur est conséquent.

Le style graphique étant quelconque pour moi (ce qui ne veut pas dire qu'il est laid mais très lisible), j'y perds beaucoup en intérêt par rapport à d'autres oeuvres du même style (au hasard le Death Club de Winshluss) ce qui la rend moins indispensable.

Mais dans l'idée, l'auteur reste plutôt régulier et risque de vous surprendre ou de vous laisser indifférent, tout dépend de l'humour qu'on vient y chercher.

Au final reste une saveur de douche écossaise qui n'a pas attendu mon avis pour avoir une influence et une reconnaissance plutôt conséquentes dans ce qu'on pourrait appeler le strip trash. A lire mais pas nécessairement à acquérir.

Nom série  Capitaine Mulet  posté le 12/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Comparer Capitaine Mulet à Don Quichotte est d'une facilité dont je voudrais m'acquitter de suite.

Si les deux héros sont aussi niais, on doit la folie de Don Quichotte à sa solitude et la nostalgie de sa jeunesse alors que Célestin Mulet est simplement... Niais !

Accompagné d'un abruti lui servant de second guère plus rusé, le Capitaine Mulet a pour mission d'explorer le vaste monde alors qu'il ne s'agit que d'un prétexte du bon Roy de France pour l'éloigner de la Cour où ses vieux calembours n'ont pas eu le succès escompté !

S'ensuit une vaste aventure le menant à l'autre bout du monde en terre inconnue de Fonculotte (je ris de l'origine réelle de ce pays) mais la quète pour le respect et la spiritualité ne s'arrêteront pas là et je vous promets bien du plaisir dans les voyages de cette fine équipe.

Sophie Guerrive à la dérive ? Pas vraiment, cette jeune auteur a le sens aiguisé pour nous régaler la rétine par des dessins détaillés proche du style pictural moyenâgeux.

Les dialogues et joutes verbales ne sont pas en reste tout en contrastant avec le monde réel auquel nos deux compères ne sont guère aguerris. Ce mélange d'absurde et de poésie est absolument délicieux.

Ajoutez à cela une édition simplement parfaite et sublime et vous tenez entre vos mains une jolie pépite injustement méconnue. Ce Capitaine Mulet est là pour marquer et se faire remarquer.

Nom série  Kairos  posté le 12/04/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le récit commence comme le prologue d'Evil Dead 2, ce vieux classique où un couple part en week end dans une vieille cabane abandonnée dans les bois.

Mais l'issue sera quand même différente, Ulysse Malassagne instaure une ambiance champêtre qui rappelle plutôt le début de Mon Voisin Totoro.

Malgré les tensions présentes dans le couple Nills et Anaëlle avec un homme réservé fort amoureux et une demoiselle minée par les doutes de son couple, on aurait même aimé passer plus de temps dans la mystérieuse maison.

Mais Ulysse Malassagne issu du domaine de l'animation (et ça va vite se voir), bouleverse les codes dès la première nuit par l'intrusion de dragons issu d'un monde parallèle par le truchement de la cheminée pour enlever Anaelle.

N'écoutant que son sang froid, Nills profite de cette intrusion pour poursuivre les kidnappeurs et se retrouve lui-même dans un univers fantastique dont il ignore tout... y compris que Anaëlle est la future princesse Dragon de ce Royaume opprimé...

Catalogué à tort dans la section jeunesse, le jeune auteur nous propose une course poursuite s'étalant sur 3 tomes aussi dynamique que futile. Dynamique car l'action ne s'arrête pas une minute et que la mise en scène est tout simplement prodigieuse de mouvements et d'un découpage proche du travail de Hugues Micol sur Romanji (3) ou Darrow sur Hard Boiled.

Futile parce que tout cela a un prix, le sacrifice d'une histoire limpide qui sacrifie ses personnages sur l'autel de l'action et qu'on reprend la trame d'un jeu video et de son rythme.

Enfin futile est peut-être exagéré car on comprend en quelques codes très facilement l'univers et ses enjeux. Le graphisme époustouflant est un hommage évident au studio Ghibli mais également à celui de Trondheim/Sfar pour Donjon donc ce Kairos se voudrait une extension non officielle.

Son récit est bref mais violent et sans concessions. La fin en surprendra probablement plus d'un mais elle est parfaite même si j'aurais aimé quelques précisions supplémentaires sur certains personnages et leurs motivations.

D'abord déçu par la brièveté de mon récit et sa conclusion abrupte, il m'a fallu quelques temps pour la digérer et m'en souvenir comme d'un moment inédit que j'aurais surement grand plaisir à relire.

Disponible en 3 tomes ou en intégrale, il n'y a guère d'hésitation à avoir pour un moment de lecture intense et rythmé même si on ne réinvente pas l'heroic fantasy mais on la sublime comme un instant éphémère, cruel mais merveilleux. Ulysse Malassagne ira loin et ce Kairos au titre subtil en est l'éclatante carte de jeunesse.

Nom série  Zaï Zaï Zaï Zaï  posté le 29/03/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En reprenant le principe des bouquins de Fabien Vives inspiré de ses blogs avec des gags d'une page sur des dessins fixes et répétitifs dont seul le dialogue est modifié, Fabcaro s'exposait à un exercice plutôt casse-gueules.
Mais avec la perspective d'un Road Movie burlesque sur fond de traque suite à un imbroglio de carte de fidélité non présentée, Fabcaro dresse un portrait drôle et atypique de notre société de consommation dans tout ce qu'elle possède de plus absurde.

Néanmoins j'ai mis beaucoup de temps à rentrer dans l'album et à en sourire. Peut-être refroidi par tous les éloges portés à ce petit album, il m'a fallu une bonne vingtaine de pages avant d'en rire et d'en sourire.

Et pourtant, tout est là dans ces situations absurdes sans queue ni tête de prime abord mais qui torpillent notre beau quotidien et remettent en cause la considération d'un auteur de bd dans notre société de façon remarquable.

L'origine du titre ne sera pas oubliée pour autant à la toute dernière case et le trait minimaliste est tout à fait adapté au grotesque de la situation.

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