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... a posté 469 avis et 66 séries (Note moyenne: 3.31)

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Nom série  Le Petit Livre Rock  posté le 21/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J’aime bien Hervé Bourhis, je lui voue même un culte sans faille pour son indispensable et très sous-estimé et méconnu Comix Remix mais pas seulement…

Par contre ses petites séries thématiques me laissent un peu plus de marbre. Soyons franc : ce n’est pas de la bande dessinée mais de jolies illustrations à picorer ça et là sur le Rock au travers les années depuis quasiment sa création historique.

Comme toujours et comme le soulignent les autres chroniqueurs, ce livre part vraiment d’un point de vue personnel, il y aura donc forcément des oublis, des ajouts inutiles et également des illustrations qui vont laisser complètement le « lecteur » de marbre.

La réédition que j’ai lue le propose dans un joli format, le travail est plutôt chouette mais montre bien que ce livre ne sera jamais vraiment terminé car l’auteur peut le réalimenter au fur et à mesure que les années passent ; il est donc franchement difficile d’y trouver un matériel définitif. Certaines anecdotes sont joliment trouvées, d’autres seraient absentes bref le livre est à feuilleter/lire selon votre humeur et vos attentes et il est clairement difficile de noter un tel ouvrage que l’on retrouvera facilement dans des listes de bouquins à offrir (pour tout amateur de musique et pas forcément de bd).

Le sujet est de toute évidence bien trop vaste pour pouvoir couvrir votre propre vécu et à moins d’avoir eu exactement le même parcours musical qu’Hervé Bourhis (et donc d’être techniquement comme culturellement son clone absolu), il y aura forcément des déceptions avec des sujets plus développés que d’autres et vice-versa.

Reste un bel ouvrage comme déjà dit, pas assez représentatif du talent unique de l’auteur et que je n’achèterais pas (un ami me l’avait prêté) mais qui ne me déplairait pas dans ma bibliothèque si une bonne âme penserait à me l’offrir...

Disons simplement que j’aurais préféré qu’Hervé Bourhis se consacre à un artiste en particulier pour rendre le tout intéressant et que dans l’état des choses et malgré la qualité de ses illustrations, je ne retrouve pas tant que cela son trait de crayon pourtant unique dans ses autres œuvres.

Néanmoins le boulot et la qualité sont là donc il sera difficile de faire mieux dans cet immense catalogue qui sent bon les guitares...

Nom série  Lupus  posté le 20/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Sanaa demande à Lupus pourquoi il cherche à se droguer tout le temps.
Lupus lui répond qu’il n’a pas trouvé plus simple pour ne pas ressembler à tout le monde.

Voilà, avec ce court passage essentiel, tout est dit ou presque dans le chef d’œuvre de Frederik Peeters. Ce que vous ne trouverez pas dans cette odyssée intergalactique ce sont des courses poursuites dans l’espace, des termes technologiques incompréhensibles et des batailles de l’univers.

Non, par contre ce qu’on vous y garantit c’est un dépaysement total, un univers crédible et vivant, de jolies rencontres impromptues et pas mal de flottement, de questions pertinentes parfois sans réponse et de passer du rire aux larmes sans jamais s’y ennuyer.

Peeters soigne ses décors et rend le tout aussi crédible que poétique dans un noir et blanc charbonneux des plus inspirés et complètement réussi. Que Lupus et Tony aillent pécher des poissons monstrueux pour tuer l’ennui ou que Sanaa, la jeune fille qu’ils recueillent et dont Lupus tombe amoureux, soit aussi charmante que mystérieuse, ne cherchez pas un dénouement heureux, logique mais une belle ouverture et une odyssée digne des meilleurs road trips. Lupus est un chef d’œuvre parfaitement achevé qui donne envie, une fois la lecture achevée, de sourire tout en regardant vers le ciel quelque part entre les étoiles...

Nom série  Les Lumières de la France  posté le 07/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Je ne sais pas ce qui se passe sincèrement dans l’esprit de Joann Sfar depuis quelques années et notamment depuis qu’il est passé à la réalisation du biopic sur Gainsbourg mais il y aura clairement eu un avant et un après.
Si le propos d’origine est tentant avec des clins d’œil appuyés à l’œuvre de Voltaire et notamment de son Candide sur la question grave de l’esclavage, j’ai vite décroché avec les pages suivantes et un mélange improbable cul-esclavage.. Oui oui vous avez bien lu !
La curiosité et les propos du récit sont donc alternés de façon complètement hétérogènes au point même de perdre complètement de vue l’histoire principale (d’ailleurs y en a-t-il une vraiment ?).
Je suis plutôt open sur pas mal de sujets et aurai souhaité y trouver un intérêt mais à priori cet album n’aura pas de suite, Sfar l’avait développé en vue de l’adapter pour le cinéma mais c’est tombé à l’eau… Il est donc clair et net que le monsieur ayant déjà du mal à boucler ses séries cohérentes, on peut légitimement garder moins d’espoirs pour celle-ci qui aurait pu bénéficier de deux étoiles sans cette affreuse couverture d’une rare laideur mais là ce n’est juste pas possible…

Une déception de plus pour l’enfant chéri des critiques branchés parisiens mais qui s’éloigne encore un peu plus d’auteurs français comme Blain, Larcenet et Trondheim qui produisent moins mais de bien meilleure qualité… À éviter ? Non mais à fuir surement !

Nom série  Tokyo  posté le 29/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
En voilà un drôle d’OVNI débarquant sur le monde de la bd franco-belge !
Dargaud a cru flairer le bon filon en laissant au tant décrié Joann Sfar carte blanche sur ce « diptyque » Tokyo avec encarts publicitaires, têtes de gondole en librairie et articles presse pro à la clé.

Tout cela est bien beau mais hormis une couverture réussie, il ne reste pas grand-chose d’une lecture fastidieuse que l’on poursuit sans grande motivation, les éléments de compréhension n’étant pas développées…
Tokyo n’est pas une ville, il s’agit d’une jeune fille aux longs cheveux roux vivant sur une ile irradiée, Sfar faisant référence aux tristes évènements liés au 11 mars 2011 au Japon…
Le souci c’est que Sfar part après complètement en vrille dans un truc brouillon mélangeant dessins paresseux (le bougre est capable de bien mieux mais on a de plus en plus la sensation que dessiner le fait royalement chier) et photos collage sans logique. Il y a aussi certaines photos mises ici et là et souhaitant reproduire un style qui m’échappe encore mais au moins on voit quelques jolies demoiselles…
Vaste catalogue de tout et de surtout n’importe quoi, fumer quelques trucs illicite peut aider à sa compréhension mais il est franchement difficile de succomber aux « charmes » d’une histoire sans queue ni tête.

Tout comme Sloane, c’est par la grâce d’un emprunt que j’ai pu passer une grosse demi-heure à lire une histoire dont je n’ai rien compris. Il y a beaucoup de choses indépendantes, biographiques et alternatives de qualité par d’autres auteurs, ou dans de petites maisons d’édition sans que le grand public ne soit confronté à une bd éditée à grand tirage et qui n’aura finalement réussi à séduire que le nombril de son auteur ou de ses fidèles disciples. Bref soit un second tome vient remettre de l’ordre dans tout ce foutras soit il faut décidément se dire que Sfar profite de son immense succès passé pour balancer tout ce qui lui passe par la tête même quand c’est aussi brouillon et confus que cet exercice…

À éviter car l’objet n’a véritablement rien de séduisant…

Je ne comprends décidément plus rien à cet auteur pour lequel je serais toujours reconnaissant pour être l'un des créateurs de la série culte "Donjon" mais dont presque tout le reste me laisse totalement indifférent et donc ce Tokyo constitue la rupture définitive...

Nom série  Extinction Parade  posté le 26/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après Alan Moore et son Neonomicon, Warren Ellis et sa trilogie de super-héros (Black Summer, Supergod, No Hero) et Garth Ennis pour Crossed, c’est au tour du non moins célèbre Max Brooks de passer à la moulinette de la machine Avatar Press pour l’inédit Extinction Parade.

Inédit ? Oui et non, il s’agit d’une nouvelle de l’auteur sur une guerre entre humains, vampires et zombies. Avatar Press spécialisé dans le comics ULTRA violent et racoleur (vous en doutez ? Lisez un Crossed) saute donc sur l’occasion en lui attribuant un dessinateur maison fidèle, Raulo Caceres dans le style graphique typique de leurs publications.

Pourtant le projet ne manque pas d’envergure grâce à un pitch solide et plutôt malin : les vampires se fondent dans la vie des humains depuis des siècles en prenant bien soin de vivre oisivement dans la luxure et le sang. Aidés par de fidèles lieutenants humains chargés de maquiller leurs meurtres et de gérer toutes les démarches administratives, ils n’ont que peu à se soucier d’une nouvelle épidémie zombie, après tout ce n’est pas la première ni la dernière et ces derniers les considérant également comme morts, les cadavres sur pattes se contentent d’agresser uniquement les humains et de laisser une paix royale aux vampires qui les observent passivement.

Le souci c’est que cette fois, la pandémie est devenue si importante que les vampires vont devoir intervenir : la race humaine est sur le point d’être exterminée pour ne devenir que de la chair putréfiée et provoquer un risque de famine dans la race vampire qui ne se nourrit que d’humains. C’est donc dans un seul souci de chaine alimentaire que les vampires vont devoir réagir pour leur propre survie et enrayer l’épidémie zombie auprès d’êtres qu’ils jugent inoffensifs et inférieurs mais dont la multitude risque de contrecarrer leur quotidien oisif….

Max Brooks est surtout connu pour avoir relancer la littérature fantastique par son ouvrage World War Z bien supérieur à l’étron avec Brad Pitt ainsi qu’un guide de survie pince-sans-rire fortement recommandé. Mais il ne faut pas s’y tromper, Extinction Parade est surtout un récit de vampires dans un environnement de morts vivants par le point de vue d’une demoiselle de quelques siècles se voulant spectatrice de la fin du monde. La narration est plutôt fluide, les textes principalement en voix off et bien écrits. Raulo Caceres a un trait qui peut être perçu comme hideux ou original selon les humeurs mais il détaille chacune de ses planches par une multitude de détails pour croquer une invasion zombie où l’espoir n’est pas de mise…

Se déroulant exclusivement de nuit (logique pour une histoire de vampires), le récit se veut cynique et incroyablement pessimiste (on n’est guère trompé par le titre) mais également un peu vain car le lecteur se trouve aussi passif finalement que ces vampires se contentant davantage d’observer l’attaque des humains par les zombies comme s’ils étaient dans une arène de cirque.

La prise de conscience intervient bien tardivement en fin de ce premier ouvrage qui est à lire comme une longue et détaillée introduction. Avatar Press oblige, on n’évite pas les nombreux débordements gores et craspecs, ça gicle à tout va mais avec plus de retenue et de finesse que dans un Crossed par exemple, la violence se voulant plus ironique que provocatrice.

Ce premier tome d’Extinction Parade est une belle curiosité dont j’attends la suite avec impatience pour enfin voir un peu plus d’action, les bases étant solidement posées en espérant que l’ensemble ne va pas retomber comme un soufflé au fromage….

En l’état, il ne s’agit surement pas d’une lecture indispensable dans une actualité bd/comics surexploitée par les zombies mais il ne faut pas perdre de vue qu’il s’agit d’un récit de vampires respectant bien tous les codes instaurés par Bram Stoker et à même d’en satisfaire les amateurs dont je fais également partie.

Nom série  Zombies Néchronologies  posté le 29/09/2014 (dernière MAJ le 25/06/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le sympathique tome 0 de la série Zombies d’origine intitulé « La mort et le mourant » a du donner quelques idées à Olivier Péru pour étayer son univers zombiesque.

En effet, à peine le premier cycle achevé avec Sophian Cholet qu’on ne retrouve plus ici qu’à la réalisation de la belle couverture sur fond de tour Eiffel, « Zombies Néchrologies » fait son apparition en proposant une histoire complète et indépendante se déroulant pendant l’apocalypse des infectés et à chaque fois dans un pays différent.

A tout « saigneur » tout honneur puisque ce sera notre pays qui aura les honneurs d’ouvrir cette série parallèle sous la plume de Nicolas Pétrimaux qui a réalisé un travail exemplaire même si assez éloigné du style de Sophian Cholet.

Scènes dynamiques, encrage assez lourd et décors écrasant de réalisme, tout sied à merveille pour restituer une ambiance putréfiée si chère au cadre. Néanmoins Olivier Péru y dresse cette fois ci un visage politique assez ironique et culotté de notre politique actuelle puisque Charles (en référence à de Gaulle probablement dont il emprunte certains traits), le héros de cet opus, incarne le garde du corps des présidents depuis Mitterand jusqu’à notre François Hollande actuel non sans écorcher au passage chacune de nos chères personnalités par un flashback à la construction remarquable et peut-être encore plus l’actuel hôte de l’Elysée de façon bien plus fun que les écrits de sa célèbre ex-compagne

Autant dire que les premières pages impriment un rythme haletant et tout à fait inédit de bon aloi.

Loin de vouloir se reposer sur ses lauriers, Péru entraine dès lors son garde du corps assorti d’un compagnon d’infortune plutôt pénible vers une fuite en direction de Genève où les remparts résistent face à l’invasion zombie vers une micro-société peut-être pas aussi bien intentionnée que souhaitée…

Péru aligne subtilement les leçons de sa série mère (parfois au rythme bien trop lent et trop gentil selon moi) pour imposer le sarcasme du fameux tome 0 (incontestablement à ce jour mon tome préféré) et ses scènes d’action.

La fin lorgne sur le film « 28 jours plus tard » avec le danger militaire mais le scénario réserve encore quelques bonnes surprises et une fin tout à fait à la hauteur aussi iconique que touchante.

Il n’y a rien de strictement original dans tout cela mais cela reste d’excellente facture et reste très divertissant. Olivier Péru excelle davantage dans des scénarios courts et brutaux comme pris sur le vif que sur des odyssées au long cours (quelque part la rupture de cycle sera sans doute bénéfique pour la série mère).

Sans être indispensable, ce tome mérite amplement d’être lu et pas seulement pour l’utilisation effrontée de Mr. Hollande !

Pas mal du tout et complètement indépendant de Zombies.


Tome 2 : Nouveau tome, nouvelle capitale (Stockholm), nouveau dessinateur (Arnaud Boudoiron) et toujours Olivier Péru aux commandes.

Malgré un début catastrophique avec ce préambule plutôt cliché de créateurs de jeux video voulant faire le titre de zombie ultime, on passe un moment plutôt tendu et sombre lorsque la véritable invasion zombie surgit et qu'il faut se serrer les coudes pour survivre...

On retrouve un peu le sentiment d'isolement et de survie propre au film Zombie de George A. Romero et on se doute que quelque chose ne tourne pas rond parmi les survivants....

Il s'agit probablement de l'opus le plus désespéré et cruel de tout l'univers de Péru/Cholet et peut-être aussi finalement de mon préféré. Boudoiron s'en sort admirablement en reprenant les codes visuels de Sophian Cholet mais en s'appropriant l'univers Zombies pour le meilleur et également surement pour le pire compte tenu des évenements dramatiques d'un épisode qui ne laissera personne indifférent....

Pour une fois les effets gore laissent un peu plus de place à une noirceur vraiment inédite. Chaudement recommandé.

Nom série  Romanji (3)  posté le 24/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Romanji/3 est une des toutes premières œuvres de Hugues Micol, un essai qui n’aurait surement jamais vu le jour sans l’engouement de l’éditeur Cornélius pour éditer des œuvres singulières et barrées.

Considérée en son temps comme une œuvre d’apprentissage du dessin comme a pu l’être en son temps les Carottes de Patagonie pour Trondheim, cette histoire entièrement muette se veut un hommage de plusieurs influences dont la première pourrait être Blade Runner version Ridley Scott avec cette longue course poursuite dans une mégalopole aux symboles asiatiques commençant par l’absorption d’un poisson par le traqué et s’achevant par un combat d’ordre divin !

Entièrement dessiné au stylo bille, le dessin a de quoi surprendre par son absence d’encrage ou par certaines perspectives maladroites. Pourtant le découpage est juste exemplaire et ne laisse aucun répit au spectateur pour peu qu’on soit réceptif à de longues scènes d’action et de corps en suspens façon John Woo et Geoff Darrow.

Découpé en 3 chapitres bien distincts, la narration éveille les sens jusqu’à faire abstraction de lignes parfois confuses mais on dénote une amélioration du trait, Micol construisant des décors de plus en plus vivants et structurés, la sensation de fun est bien réelle et éveille les sens…

On ne saura jamais en l’état les motivations de cette police un peu particulière et l’acharnement d’un policier prêt à tout coûte que coûte ainsi que les objectifs de cette société secrète qui se mue au gré de poissons avalés crus mais le spectacle est total.

La nouvelle édition ajoute une colorisation framboise et une couverture cartonnée mais pour peu que vous ayez un peu l’esprit ouvert, nulle déception à venir à la lecture de « 3 » ou de « Romanji »qui offre le même genre de sensations qu’un « Hard Boiled » de Darrow et Miller, la maîtrise graphique en moins mais la grâce des mouvements à pied d’égalité.

PS : notez bien que Romanji est le nouveau titre de 3 dans l'édition 2015 mais que les deux oeuvres sont la même !

Nom série  Le Jour le plus long du futur  posté le 15/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Lucas Varela que je retrouve ici après avoir été charmé par son style cartoon ligne claire dans son Paolo Pinocchio revient ici avec un style graphique équivalent mais muet.
Exit le détournement du conte de Carlo Collodi pour une satire sociale muette dans un monde totalitariste futuriste où deux grosses société de fast food règlent leur concurrence par quelques moyens détournés et complètement amoraux.

Le défi de raconter juste par l’image une histoire à la fois simple et complexe, s’il est réussi d’un point de vue graphique, l’est un peu moins par une histoire décousue et où il va falloir suivre les codes et suivre une histoire décousue où chaque élément finira pas s’imbriquer.
Sans être totalement perdu, le début est franchement laborieux avec une histoire d’alien débarquant sur la grosse mégalopole, un sujet voulant se suicider et l’identité des deux communautés.
C’est assez plaisant même si on a du mal à cerner le sujet principal. Les autres chapitres vont étoffer l’histoire par les différentes manipulations et manigances pour réduire le président du fast food adverse hors d’état de nuire.

Mine de rien et même sans paroles, il y a un univers assez complexe qui ne sera malheureusement qu’effleuré, faute de narration ou de pages. C’est bien simple, on aurait aimé en savoir davantage tout du long de la centaine de pages alors que l’histoire reste finalement anecdotique.

Rappelant un peu les villes des films Brazil ou Dark City, j’ai également été déçu par la taille du bouquin qui réduit les planches magnifiques de Varela à des vignettes Panini….

L’achat reste néanmoins conseillé car j’ai une forte envie de relire le tout en sachant à quoi m’attendre et à ce que certains points noirs non éludés à la première lecture le soient pour la seconde !

Carton rouge pour Delcourt qui aurait pu présenter l’album dans un format un peu plus imposant néanmoins.

Nom série  Cowboys & Envahisseurs  posté le 10/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Mais qu’il est intéressant parfois de retomber bêtement dans le fil de l’actualité sur quelques titres pas encore avisés et pourtant et malheureusement lus comme c’est le cas avec ce fantastique comics au nom complètement inspiré et provocateur qu’est « Cowboys & Envahisseurs ».

Ca a au moins le mérite infini de ne guère tromper sur la marchandise : il y est bien question d’une invasion alien dans un far west de l’époque avec des rednecks complètement ahuris et démunis face à un tel évènement !

Le problème c’est qu’outre le fait qu’on ne s’attache à aucun personnage et que les dialogues sont soit très mal élaborés soit très mal traduits soit un peu des deux premières options, ben la sauce ne prend pas du tout…. Le pire étant les dessins complètement immondes de ce comics et sans aucun cachet… Décors quasi inexistants ou bâclés (un comble pour une bd fantastique certes mais western avant tout) et les visages sont complètement loupés….

Et je ne vous ai pas parlé de la colorisation informatique en mode rouleau compresseur sans aucune finesse….

On peut aussi applaudir des deux mains feu l’éditeur Emmanuel Proust qui ne devait guère y croire non plus en profitant de la sortie du film pour reproduire l’affiche en guise de couverture affublée d’un gros rond bleu cyan « La bd qui a inspiré le film » et qui n’est pas un sticker et qu’on ne peut donc pas retirer. C’est d’autant plus surprenant que les éditions E.P étaient réputés pour le soin de leurs couvertures… en voici donc le vilain petit canard.

Passez votre tour même à tout petit prix !

Nom série  Les Enigmes de Léa  posté le 09/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Merci à Gaston pour sa piqure de rappel que je n’aurais pas lue sans l’intérêt de ma fille pour cette série qui se l’est offerte après l’avoir lue dans Bamboo Mag, très bon magazine gratuit à trouver en librairie et que je vous recommande.

Après avoir réalisé « Les Enigmes de Léo » plutôt destiné à un lectorat masculin, Philippe Larbier a senti un peu le filon en exploitant ses strips d’une page et contenant une énigme mais à la mode « girly ».

Cela me rappelle grandement « Mickey Enigme » que je lisais gamin dans le journal de la souris Disney et où il faut élucider un mystère en cherchant un détail dans tout le fil de l’histoire.

C’est très ludique, forcément moins intéressant (les histoires de shopping ne sont guère ma tasse de thé) mais le dessin est chouette, simple et clair et après tout, cette bd est conseillée au public ciblé alors pourquoi pas d’autant plus que si on dispose d’une relecture limitée après avoir trouvé le « truc », ça reste très agréable à lire et les auteurs ne manquent pas d’imagination effectivement.

Plutôt sympa en conclusion.

Nom série  The Four Roses  posté le 09/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Baru/Jano, voici une association magique qui fait rêver les vieux briscards comme moi qui ont aimé lire les aventures de Gazoline dans l’Echo des Savanes pour l’un ou les chroniques adolescentes de La Piscine de Micheville pour l’autre.
En plus un joli album sur du rock façon Frank Margerin avec un joli vinyle inclus dans cette première édition, bref tous les éléments réunis sur le papier pour faire si ce n’est un objet exceptionnel au moins une jolie madeleine de Proust… Bref Je zieutais clairement la parution de cet ouvrage avec l’espoir d’y retrouver le même intérêt que dans mes lectures d’'ado…

Et boum patatras…
La déception est complète, totale et je n’irai pas par 4 chemins : il s’agit clairement de l’une de mes plus mauvaises lectures de ces deux dernières années au moins.
J’ai beau être familier et sous le charme du graphisme animalier de Jano, le format adopté n’est pas le bon avec une sensation que les cases ont été vulgairement agrandies, perdant le charme des détails et donnant un air particulièrement grossier aux dessins de Jano. Par chance il subsiste quelques jolis décors et double pages.

Secundo le scénario de Baru est inintéressant au possible. Pas la peine d’être aguerri à une quelconque culture musicale pour adhérer ou pas à ses propos, le récit est rapide, joue de trop d’ellipses (j’aurais aimé voir la ville d’Etain que je connais très bien mais qu’on évoque sans la dessiner) et on passe d’une situation incongrue à une autre.

Jouer sur le flashback d’un personnage fantasmé (la grand-mère Rose fan de rock et bohème, figure fuyante et fantomatique) est la meilleure idée de ce scénario qui tient sur un papier à cigarettes en envoyant deux frangins musiciens de la France vers la Louisiane. On y ajoute deux flics têtes à claque et hautains, une tata qui danse du popotin, un vol de Fender et un happy end convenu façon final de « Grease » et on pourrait s’en contenter trouvant l’opération louable et poétique mais ça m’a laissé complètement de marbre avec le sentiment « tout ça pour ça ? ».

Cela est d’autant plus détestable que c’est le livre que j’aurais aimé chérir et apprécier de toute mon âme mais elle doit être livrée au diable d’où cet avis aussi sévère que ma déception est grande.

Nom série  Nous, les morts  posté le 16/04/2015 (dernière MAJ le 08/06/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Audacieux, culotté, atypique, commercialement suicidaire….. Les mots me manquent au final pour décrire la sensation après avoir lu ce qui restera surement l’un des livres les moins attractifs de ce début d’année tant les auteurs prennent un malin plaisir à prendre le lecteur à contrepied et à lui proposer exactement tout l’inverse de ce qu’un amateur d’histoires zombiesques lambda est en droit d’attendre…

Nous sommes en 2015 et cela fait à présent un petit bout de temps que les histoires de zombies envahissent les étals de nos librairies avec plus ou moins de qualité (Walking Dead et Zombies de Péru et Cholet sont directement dans le haut du panier et presque tout le reste flirte avec le médiocre ou le convenu) aussi il est franchement encourageant de voir et lire un tel OVNI sorti de nulle part….

Nulle part ? Les auteurs ne sont pas des inconnus, à ma gauche, Igor Kordey bien connu des amateurs de comics comme de bd franco-belge avec un trait que je n’aime pas des masses initialement mais que j’ai réussi à apprivoiser à l’issue de cette lecture et à ma droite (pas celle des futurs Républicains ) Darko Macan à l’écriture d’un scénario bien malin et déstabilisant dont je suis encore surpris que Guy Delcourt en ait accepté les conditions tant je doute fortement du succès commercial pour cette tétralogie…

Et pourtant l’ensemble ne manque pas de qualités et encore moins d’audace. Pensez donc à un univers contemporain où l’Europe serait peuplée de zombies doté de parole et d’un appétit féroce pour la chair humaine mais qui n’aurait pas évolué d’un pouce et serait encore sous l’ère du Moyen-Âge.

A l’origine de tout cela, la Peste Noire empêcherait donc les humains de gouter à une mort bien mérité un peu à la manière de Zorn et Dirna de JDM.
Après une remarquable introduction sur ce fléau, on change d’univers et de couleurs pour embrasser le soleil d’Amérique du Sud et du peuple inca qui a su lui évoluer techniquement (par des dirigeables volants) mais pas vraiment moralement (ça fornique allègrement façon Game of Thrones la série et ça complote tout aussi allègrement).

Ce bon peuple inca qui n’a pas pu se faire exterminer par les zombies européens reste avide de pouvoir et a eu vent d’une fontaine de jouvence en Europe. Une expédition (volante donc, la mer c’est trop ringard) est mise en place pour trouver ce « secret » de la vie éternelle à des fins politiques…

La lecture du bien nommé « Nous, les morts » risque d’en déstabiliser plus d’un. J’ai du m’y reprendre à deux fois pour bien suivre et comprendre cette géniale leçon d’humour noir sur la cupidité de l’homme et en saisir les règles tout comme les enjeux. Il n’y a pas un seul personnage sympathique à sortir du lot, c’est un peu l’équivalent du film classique italien « Affreux, sales et méchants » où les « zombies » ou plutôt les ressuscités gourmands sont relégués au second plan en tant que prétexte pour cette uchronie bien couillue !

A partir du moment où on accepte un tel postulat, ce n’est que du plaisir car il s’en passe des choses pour un tome introductif qui illustre parfaitement son thème : la série B et une farce sincère de la condition humaine qui, morte ou vivante, reste toujours aussi cupide. Le découpage est juste parfait, il ne manque rien finalement après une courte déception (je ne m’attendais vraiment pas à cela) pour faire de cette œuvre audacieuse un futur petit chef d’œuvre en devenir si Macan poursuit son rythme et ses idées originales.

Pensez donc ! Pas de zombies façon Walking Dead, les Incas envahissent l’Europe et éradiquent les Aztèques ! La reconstitution de ce monde fictif est juste parfaite avec quelques planches magnifiques dont une église détruite par un atterrissage forcé et une attaque de dirigeables digne d’un film de pirates ! Bref vous aurez bien compris que j’ai pris un pied pas possible avec cette gourmandise qu’il ne faut absolument pas classer en parodie mais bien en grand fleuron d’humour noir subtil. Très très fort et la suite arrive déjà en juin ! J’en serais donc car une telle audace se doit d’être récompensée !

Tome 2 : Consécration ! Tous les bons espoirs fondés dans cette série sont non seulement renouvelés mais décuplés avec un tome 2 passionnant posant pour de bon les bases et les enjeux de toute l'histoire !

Entre un humour noir des plus salvateurs avec ce peuple Inca observant le peuple européen putréfié comme s'il s'agissait de bons sauvages (tout est inversé !), la "création" du grand méchant qui risque de dominer les deux dernières oeuvres et la reconstitution d'une sinistre ville de Londres abandonnée des vivants, ce titre regorge suffisamment de trouvailles et de rebondissements pour en garantir la pérennité sur les deux derniers tomes que j'attends à présent avec une impatience difficile à cacher.

Rajouter à cela une intrigue secondaire mais pas inintéressante sur base de complots en terre maya à fortes connotation de "Game of Thrones" et vous tenez clairement la nouveauté 2015 la plus innovante, surprenant et rafraichissante qui soit !

Marre des zombies ? Essayez "Nous, les morts", dépaysement garanti avec un Igor Kordey en pleine possession de ses moyens et reconstituant des décors imposants sur base de cranes fracassés !

Un bijou d'humour noir appelé d'ors et déjà à devenir culte pour tout amateur d'art déviant mais vivifiant !

Nom série  Guide Sublime  posté le 02/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Le Guide Sublime ?

C’est bien simple, voici sûrement le bouquin qui m’aura fait le plus rire depuis belles lurettes sur un sujet (hélas) d’actualité mais (ô combien) jubilatoire ! Imaginez un peu un dictateur complètement débile, irresponsable, imbu de lui-même et malgré tout dangereux pour l’équilibre mondial. Vous y êtes ? Non non on n’est pas en Corée du Nord mais dans la jolie contrée de Sublimeland où le port de moustaches est obligatoire et où il vaut mieux filer droit et de satisfaire tous les caprices de son bien aimé Maître sous peine de disparaître !

Fabrice Erre a vu juste avec ces gags de 4 cases qui se suivent et ne se ressemblent pas. Particulièrement rodé avec son complice Fabcaro sur les petits bijoux que sont Mars ! et Z comme don Diego c’est pourtant en cavalier seul qu’il nous propose ce recueil initialement publié dans la défunte revue Mauvais Esprits.
D’abord sceptique sur la forme (peu de décors et uniquement 3 personnages dont le dictateur, son premier ministre et son fidèle chef de la Popo, POlice POlitique), la diversité des situations absurdes sur la connerie humaine à grande échelle a réussi à m’achever au bout de quelques pages et autant de situations incongrues. L’arrivée d’un autre dictateur et leurs échanges engagés vaut son pesant de cacahouètes. Fous rires garantis sur un sujet qui ne s’y prête pas initialement, chapeau bas !
Le dessin de Fabrice Erre est comme toujours aussi expressif qu’explicite et ne me laisse pas de marbre avec cette équipe de bras cassés complètement à l’Ouest !

Il y a de fortes chances pour qu’une seconde aventure voit le jour. On peut considérer néanmoins cet épais petit livre de 160 pages comme un one shot. Courez le lire, volez le, c’est « Oplikatoire ! »

Nom série  Z comme don Diego  posté le 02/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Pour une fois je ne comprends pas tous les ressentis négatifs sur Z comme Don Diego ! Mais, mais, mais cette petite série est juste GÉNIALE !

Comment pouvait-il en être autrement avec ce duo ? L’inspiré Fabcaro aidé des dessins cartoon Tex Avery de Fabrice Erre ?

Si Zorro a longtemps été détourné en films, on a vu peu de cas similaires en bd. Reprendre un personnage populaire dans sa version la plus reconnue (celle de la vieille série Disney qui a bercé mon enfance) et en détourner tous les codes dans des mini gags avec continuité dans un gaufrier de 6 cases était un pari risqué !

J’aurais vu davantage Trondheim réussir un tel exercice comme il l’a déjà fait dans le Pays des 3 Sourires ou Bludzee mais il n’en a effectivement pas l’exclusivité et voit une certaine relève jouissive se constituer avec ces deux Fabrice.

Ici Don Diego est un égocentrique dépressif qui n’a de yeux que pour la belle Sexoualidad, qui elle n’en pince que pour les justiciers masqués (car oui il y en a un autre inédit ). Bernardo, le fidèle acolyte muet s’en prend plein la gueule. Le père de Zorro manque à chaque fois de dévoiler la double identité de son fils et les méchants sont très méchants !

Florilège de gags sur un thème connu et rabattu, tout ne fait pas rire aux larmes mais la qualité ne baisse pas d’un pouce dans la continuité d’une histoire plutôt maîtrisée. On a bien l’impression que les auteurs savent exactement où ils mettent les pieds et également où ils vont. Chacun des tomes a sa propre identité et les détournements nonsensiques sont légion sans jamais être vulgaires ou répétitifs.

Le trait enlevé de Fabrice Erre correspond tout à fait à mes attentes. Ok les décors passent un peu au second plan mais ils sont bien là et on n’est jamais perdu avec le découpage des planches plus subtil qu’il n’y parait.

Un excellent moment avec cette série qui semble terminée, les auteurs ayant eu le bon réflexe de l’arrêter bien avant que le public ne s’en lasse ou que les idées soient taries. Pas grave, ces deux-là ne manquent ni de talent ni d’idées et mon petit doigt me dit qu’ils iront bien plus loin que Tornado, la fidèle monture de Zorro !

Nom série  Emprise  posté le 27/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Le thriller à tendance fantastique a beau être un style complètement intégré à notre culture, il reste le parent pauvre en bandes dessinées où retranscrire une ambiance anxiogène particulière et faire ressentir tout bonnement la peur au sens viscéral du terme est bien plus compliqué que dans un roman ou un film.
Pourtant le premier essai d’Aurélien Rosset est un bon contre-exemple sans toutefois bouleverser les règles déjà établies. Emprise peut être perçu aussi bien comme un joli travail d’artisan qu’une série B bien huilée au sens noble et sans aucun second degré péjoratif.
Si l’originalité n’est pas de mise, le rythme est plutôt haletant et l’ajout de petites touches de fantastique parsemant le récit lui donnent une saveur toute particulière.
Dans une bourgade américaine, quelques faits divers inquiètent un flic banal qui va relier tous les points jusqu’à l’issue finale…
On sent l’auteur particulièrement investi et ayant complètement digéré le cahier des charges de rigueur dans un tel récit mais pour mieux le magnifier à travers quelques effets des plus sympathiques, l’horreur arrivant calmement parfois là où on ne l’attend pas. Coupures de presse et décors appropriés dans une ambiance moite achèvent de rendre cette Emprise des plus fréquentables.

La claque viendrait plutôt du style graphique plutôt original d’Aurélien Rosset qui utilise certains décadrages et décors (dont la traditionnelle scène de nuit) à bon escient et de façon spectaculaire. L’utilisation des couleurs n’est pas anodine et si ce n’est un trait trop simplifié pour quelques plans éloignés mais pour rester tout à fait honnête, on a franchement du mal à croire que cet album a été réalisé par une seule personne dont c’est le premier travail édité !

Une très bonne surprise en dépit d’une fin que je trouve trop classique à mon sens mais les amateurs d’ambiance « Cthulhu » devraient se régaler !

Nom série  Crossed - Terres maudites  posté le 28/12/2013 (dernière MAJ le 26/05/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Et une de plus !

Frôlant l’overdose dans les multiples séries dérivées de Crossed, votre serviteur, grand amateur de zombies, fariboles trash et sexuellement déviantes en tous genres, ne pouvait faire l’impasse sur cette nouvelle collection indépendante et qui voit le retour aux sources des deux co-auteurs de la série d’origine dont bien sur Garth Ennis, le papa du Preacher lui-même.

D’ailleurs qui d’autre pour introduire cette nouvelle série qui va voir défiler à un rythme plus ou moins soutenu des one-shots réalisés par diverses équipes sous le nom générique de « Badlands » ?

Les histoires de ces petits groupes d’assiégés face à la menace de ces tarés cannibales violeurs constituent effectivement une manne inépuisable pour l’éditeur d’origine Avatar… quitte à aller jusqu’à l’écœurement ou la lassitude du lecteur ?

Par chance ce n’est pas encore le cas dans ce premier volume qui compile deux histoires et ouvre le feu par l’excellent recueil « Badlands » avec un groupe en fuite dans des terres glacées et mus par des règles de survie drastiques. Le ton est d’ailleurs si proche du premier Crossed qu’on pourrait y voir une suite spirituelle. En tous cas le ton est donné, peu d’humour noir (malgré la présence de sa majesté le prince Harry, fils de Charles et Diana lui-même !!!!) et beaucoup de pessimisme parsèment ce récit prenant où on n’échappe pas aux flashbacks ni aux scènes dérangeantes qui font tout le « charme ? » de la série.

La fin est bien ironique et donne envie d’enchainer immédiatement sur Homo Superior qui rappelle Valeurs Familiales et une construction en plusieurs strates (groupes éparpillés de survivants qui se rejoignent en Floride) et donne peut-être la touche de trop (le récit est bien trop anecdotique pour être aussi percutant que tous les autres malgré son lot de scènes méga craspecs et choquantes) même si la fin amène peut-être une nouvelle donne de ces fameux infectés. Le dessin de Leandro Rizzo est même limite quelconque…

Ce Badlands vaut surtout pour sa première histoire, l’une des plus courtes mais les plus marquantes par son intensité et la perspective que l’on commence surement à faire le tour de la question avec Homo Superior mais en donne pour son argent à savoir deux histoires indépendantes et la promesse d’être aussi révulsé ou attiré c’est selon par un univers des plus extrêmes.

Crossed – Terres maudites est néanmoins hautement recommandable pour son lot d’émotions fortes et se pose en parfait contrepoint de la série culte Walking Dead qui n’en finit pas. Malgré un pessimisme terriblement efficace et des images qui resteront dans les annales, on peut le voir comme une récréation extrême dont la facilité de s’immiscer dans ces histoires au format court rend le tout aussi divertissant que facultatif.
Pour l’instant je reste encore scotché et attends les prochains tomes non sans impatience…

Après le second tome :

Où l'on voit 2 histoires indépendantes avec une première bien craspec et fort réussie remontant à l'origine de la contagion au sein d'une petite bourgade et d'un spectacle de cirque.

Bien sûr, il s'agit d'un beau contexte pour présenter des clowns contaminés et un anti-héros arrivant à s'en sortir par un caractère lâche et plutôt malin. On en profite pour le retour de Lorre le fameux psychopathe de la série Crossed du même nom avec un cameo des plus ignobles dans la grande lignée de la série et une fin noire et ironique replaçant justement chaque chose à sa place.

La seconde histoire est par contre plutôt loupée. Des comédiens sont conviés dans une grande demeure sous l'égide d'un ancien acteur controversé qui n'hésitera pas à mettre en scène quelques plans assez sordides dignes d'une secte (tout le monde a un rôle à jouer dans un scénario sordide, sexuel et extrême).

Bien évidemment, cette demeure va devenir le centre de convoitise des contaminés à la croix ce qui permettra aux principaux protagonistes de se jouer de la situation en "interne" pour régler quelques comptes entre eux de façon définitive.

Là c'est tiré par les cheveux et pas franchement intéressant. Le trash et le cul sont par contre aux abonnés présents. A lire avec dégoût et sans grand intérêt.

Ce deuxième tome est donc plutôt équilibré avec une histoire réussie et l'autre pas du tout.

Après le troisième tome :

Ce ne sont pas moins de 3 histoires indépendantes dans le monde dépravé de Crossed que l'amateur aura à se mettre sous la dent.

Et comme toujours du bon et du moins bon dès la première histoire "L'Anglais fatal" qui voit le retour de Garth Ennis au scénario (rappelons qu'il est le créateur de la série) et se permet de tirer à boulets rouges sur la religion catholique avec la constitution d'un petit groupe de militaires armés et expérimentés à la conquête par le feu de l'Angleterre et accompagnés d'un prêtre et d'enfants sans défense.

Et c'est parti pour un blabla que je trouvais bien plus inspiré et malin dans Preacher que dans cette longue histoire qui voit pourtant s'alterner quelques scènes de combat et de tension plutôt bien fichues, un flashback à l'issue horrible mais bien rythmé et un retour au calme avec bavardage inutile.

Par chance la conclusion toujours bien dark est plutôt réussie...

Ce qui nous envoie directement vers la seconde histoire "Les Jouisseurs", à nouveau le maillon faible de cet épais tome avec Amanda (rescapée du tome "Psychopathe" rencontrant un trio de survivants peut-être encore plus barrés que les infectés ! C'est long même si ça se laisse lire sans trop de mal, le dessin est en deçà de la qualité habituelle et le mix horreur extrême/sexe sauvage ne masque pas la vacuité des propos.

Sans grand intérêt.

Mais alors qu'on pouvait à juste titre se dire que le phénomène Crossed commence à se mordre la queue et à perdre son intérêt arrive la toute dernière histoire "Conquète Totale" qui a beau être la plus courte n'en est pas moins la plus intense et la plus réussie de toutes les histoires de Crossed réunies...

Il s'agit d'une histoire d'amour improbable construite un peu comme le drame de Romeo et Juliette entre une agent de probation métisse et un russe, homme de main au solde de la mafia locale. Une réunion pour le moins surprenante dans un monde en pleine déliquescence...

Impossible d'en dire davantage sans en déflorer le pitch mais qu'il s'agisse des dessins hautement expressifs et réussies comme de la construction du récit (en gros les 2 amants cherchent à se retrouver dans le monde dévasté de Crossed) et la conclusion est à la fois émouvante, percutante et complètement inattendue.

La pagination courte renforce et sert admirablement le récit qui devrait faire école dans l'univers grandissant des Crossed. En tous cas il s'agit sa plus belle représentation. Si vous ne devez lire qu'un seul récit de Crossed, privilégiez donc ce drame.

A suivre dans un inévitable tome 4 afin de savoir s'il s'agit d'un accident de parcours ou d'un renouveau !

En attendant je m'en vais rouvrir de plus sages ouvrages pour me sortir l'esprit de tant de noirceur et d'horreur. La mention "18 ANS UNIQUEMENT" n'a jamais été aussi justifiée que pour ces bouquins !

Après tome 4 :

Exceptionnellement (vraiment ?), on passe de 3 histoires à 2 un poil plus denses. En temps normal cela reviendrait à dire qu’on privilégie la qualité à la quantité mais quand une des deux histoires obtient sans grande peine l’oscar de l’histoires Crossed la plus pourrie, moche et inintéressante du lot, ça fait cher l’album pour une seule histoire valable.
En effet le récit du pourtant doué David Lapham en convalescence scénaristique cette fois remet en scène l’increvable rescapée Amanda pour une histoire sans queue ni tête où sa déficience mentale (mais vu les épreuves qu’elle traverse, on le serait à moins) va la conduire à dézinguer un groupe de survivants l’ayant recueilli, membre par membre.
Ça ne vous rappelle rien ? Mais si bingo, il s’agit du décalque du pauvre de l’excellent mais extrême tome « Psychopathe » où il se déroulait à peu de choses près la même chose. Sauf qu’ici Amanda a certaines visions et croise quelques infectés à tendance ecclésiastique qu’il aurait été plus intéressant de développer (ceux-là restent violents mais ne violent pas vous suivez ?). Bref ça « aurait » pu être acceptable sans le dessin épouvantable et bâclé de l’Espagnol Miguiel Ruiz tentant de reproduire en vain le style « Avatar Press », le talent en moins.

Et l’autre histoire bien plus fréquentable (quoique..) de Christos N. Gage met en scène Sam le Pompier, un infecté plus intelligent et malin que les autres mais terriblement menaçant et dangereux croisant la route d’un humain dont le seul dessein est de sauver sa peau quitte à trahir sa propre race… L’histoire est intéressante, glauque, malsaine et visuelle mais aucun ennui à déplorer et une fin convenue mais plutôt bien venue sont à l’ordre du jour.

Malgré cela, un sentiment de lassitude comme de dégoût (impossible à lire sans être choqué) flotte au-dessus de cette série dont on a peut-être fait le tour. Il m’en faudra surement davantage cette fois pour me ruer vers un 5ème tome qui ne saurait tarder…

Nom série  Alice au pays des singes  posté le 11/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On va éluder de suite les aspects négatifs de cette série :

- Oui le premier tome est le plus beau et abouti mais le plus creux.
- Oui l’histoire aurait pu s’en tenir à un seul tome.

Sorti de ces deux a priori pouvant être légèrement rebutants, on y trouve quoi dans cette série aux couvertures magnifiques sur une ènième variation éculée sur Alice au pays des merveilles ? Et bien il s’agit d’une aventure humoristique sur les pérégrinations de la fameuse héroïne de Lewis Carroll qui devient amnésique et complètement paumée dans la jungle de Tarzan avec tous les personnages détournés des contes de l’oncle Walt.
Si le premier tome peine à trouver ses marques, faute à un Tebo en plein tâtonnement de son œuvre, il se lache complètement sur le second et troisième tome en rajoutant pèle mèle Peter Pan, le capitaine Crochet, le petit Chaperon Rouge et Barbe-Bleue aux protagonistes initiaux que sont une plante carnivore nommée Ella, le tigre du livre de la jungle et Eddy le Mandrill.

Je ne sais si cette relecture se doit d’être conseillée aux tout petits vu le nombre de références cachées ici et là mais même pour un public adulte ayant gardé une âme d’enfant, c’est un sacré régal… Il faut dire également que les dessins de Nicolas Keramidas sont de toute beauté en usant de cadrages délirants, lecture en organigramme sur double page et quelques cases géantes chatoyantes…
On sent bien que l’inspiration n’aurait pas été si soutenue sans la décision d’achever le tout au bout de 3 tomes. Car au final on raconte le passage d’Alice et du mandrill et leurs rencontres de personnages atypiques. Certains resteront de marbre, d’autres auront le sourire au bord des lèvres et la mission principale d’être diverti est pleinement réussie.

Certains passages pourraient même devenir cultes pour un peu qu’on soit bien le public ciblé… Aucun regret me concernant malgré une conclusion facile où l’on sent bien qu’on pourrait continuer la ballade de Alice sur un autre univers mais c’est très bien tel quel. Pour les grands qui ont conservé leur âme d’enfant sans restriction.

Nom série  Doggybags présente  posté le 04/05/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Moi également je m’étais détourné de Doggybags pour X raisons même si je continuais religieusement à acheter chaque opus dès sa sortie mais que voulez-vous, mon goût immature pour les œuvres nanardesques envoyant du trash, du sang et du mauvais goût inspiré à tous les étages a toujours eu raison de ma santé mentale ainsi que de mon portefeuille !

Cela fait donc plus d’un an que cet « hors-série » traînait dans mon bordel parmi tant d’autres et accessoirement les autres Doggybags « réguliers » que je n’avais point lu depuis le second opus.

Bien mal m’en a pris avec un rattrapage express de cette lecture immorale qui m’a montré d’une part qu’il s’agit d’une collection fantastique pour dénicher un vivier d’auteurs français méconnus qui ne devraient plus le rester longtemps et parmi toute cette ribambelle rafraîchissante : Neyef et son South Central Stories découpé en 3 actes et qui a inspiré à Run, directeur de la publication Doggybags, d’éditer cet hors-série reposant entièrement sur le talent de Neyef.

Dans le fond il s’agit d’un schéma classique inspiré par les films de « gangstas » avec une leçon d’initiation pour 2 jeunes paumés pour intégrer un gang : buter un membre influent du groupe rival.
Dans la forme, il s’agit d’un récit bien découpé et utilisant le principe de « points de vue » en découpant l’action par plusieurs protagonistes différents.

On se doute bien que tout va très mal se passer et que le sang va couler à flots en guise de vengeance sans concession. Neyef fait le pari culotté d’introduire également le principe du miracle qui épargne une vie (comme celui qui épargne Vincent et Jules sur lesquels on a tiré à bout portant dans Pulp Fiction) par l’introduction d’un personnage inattendu…

Les références à Tarantino, GTA ou même Breaking Bad étant parfaitement digérées, Neyef mène la barque de façon tout à fait limpide et emmène son lecteur aux antipodes du récit initial en se permettant même une ultime référence de qualité à la légende du bluesman Robert Johnson (voir le magnifique Love in Vain publié la même année) de façon culottée mais astucieuse…

Tout ça ne serait pas complet sans le style graphique superbe de Neyef. On peut pressentir l’influence de comics ou de manga et de l’école Singelin/Run mais son style est inimitable et dynamique et parfaitement en osmose avec la palette de couleurs très nineties du récit.

Découvert déjà dans une histoire de Doggybags 3 et maintenant seul en lice, Neyef est à coup sûr une révélation sur laquelle on devra compter et dont on attend le prochain travail avec impatience. En attendant, régalez-vous avec ce chouette opus de Doggybags !

Nom série  La Cité des Chiens  posté le 28/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Dans un univers médiéval sombre et violent, une jeune femme emploie ruses et manigances pour faire tomber le règne de son oncle tyrannique… Voici le premier tome d’un diptyque s’annonçant féroce et intriguant…

Le récent succès télévisé de Game of Thrones a donc relancé certaines attentes sur ce que je considère comme « Dark Fantasy ». Cette époque a toujours été sujette pour souvent le meilleur à des récits cruels et sans concessions et ce n’est pas l’aridité de cette Cité des Chiens qui viendra me contredire.

De très convenu avec l’arrivée d’Enora dans des marais hantés, on reste rapidement happé par un récit qui se construit par strates et flashbacks avec ce qu’il faut de suspens et de surprises pour continuer la lecture…
L’histoire de Volas devenu maitre de la Cité des Chiens par la trahison et le sang est non seulement plausible mais passionnante. Radomski use de surenchère pour décrire un parfait salopard qui n’hésitera pas à mettre à mort ses proches pour régner sans partage et établir sa dynastie sur le reste de cet univers régi par d’autres cités et vassaux.

Pour autant, il ne s’agit pas de son histoire mais de celle de sa nièce Enora avide de vengeance et désireuse de remplacer son oncle sur ce trône par pur instinct de survie. Ce choix a également un prix dont on mesurera la cruauté…

Tableau pessimiste d’une humanité qui s’éteint et ne survit que dans le sang et le stupre, La Cité des Chiens a bien des qualités… mais également des défauts. Malgré quelques planches absolument parfaites (ici une bataille, ailleurs un marais macabre), je ne suis pas un grand fan du dessin de Rebelka que je trouve disproportionné par endroits. Et pourtant le tout reste très lisible grâce à une colorisation informatique qui ne plaira pas à tout le monde mais donne des éclairage tantôt blafards tantôt mauves ce qui donne une ambiance particulière tout à fait appropriée au récit.

Et l’histoire racontée prend des proportions inattendues avec quelques renversements de situation qui devraient plaire aux amateurs de coups fourrés, le plus notable étant appuyé en guise de conclusion de ce premier tome par une lettre d’un personnage à un autre.

Tant et si bien finalement qu’on peut à juste titre se demander si les 60 pages du second tome à venir et devant conclure ce récit ne seront pas insuffisantes en vue de toutes les intrigues et sous intrigues développées.

Sans être d’une folle originalité, les auteurs ont gagné leur pari de nous intriguer par cette sombre histoire qui gagne notre curiosité. Et avec l’espoir d’une fin à la hauteur de nos attentes même si un tome supplémentaire n’aurait pas été de trop mais nous verrons bien à l’issue de ce conte : la balle est donc dans leur camp.

Nom série  Ratoon  posté le 27/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Drôle de bouquin que ce Ratoon ! Ecrit de façon confidentielle par Jano et publié uniquement en Espagne, ce petit livre complètement muet est tout d’abord un bel objet à tenir en mains.. Cartonné, petit format arrondi, dorure… on a même du mal à discerner que c’est bien l’auteur de Kébra qui en est à l’origine tant les formes bichromiques et géométriques façon Canetor de Pirus semblent éloignées du trait si caractéristique de cet auteur.

Le contenu est-il à la hauteur du contenant ? Malheureusement non. On part sur un délire nonsensique d’un rat tout noir qui va sortir de son trou imiter les humains et en reproduire tous les vices (alcool et avidité). Attention rien de bien trash ou de bien méchant. Ce n’est ni drôle ni ennuyeux mais tout simplement sans intérêt si ce n’est les dessins et la mise en scène rapprochant davantage le bouquin d’un artbook que d’une bd pure et dure.

Lue en 5 minutes montre en main et rapidement refermé sans avoir vraiment apprécié ni détesté, voici donc un bel objet qui sonne bien creux. On va donc attendre Four Roses pour retrouver Jano dans un style plus familier mais pour autant je ne regrette pas mon achat car il s’agit vraiment d’un très bel objet… et les dessins sont vraiment superbes malgré leur minimalisme.

« Quand le contenant surpasse le contenu…. »

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