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Nom série  In Vino Veritas (Toscane)  posté le 06/10/2013 (dernière MAJ le 28/01/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ce spin-off de Châteaux Bordeaux n'en a pour l'heure pas l'ampleur, mais on sent bien l'intention de Corbeyran de creuser le sillon de la vigne et de recueillir les fruits du filon de l'or rouge/blanc/rosé dans le 9ème Art.

Ici un personnage secondaire de la série-mère devient l'un des trois principaux, symbolisant cette relation entre les deux séries. Le processus narratif est en effet comparable, une histoire de famille qui va se retrouver confrontée à des choix cruciaux suite à un décès. Ce In vino veritas est un peu long en bouche, il ne dévoile ses saveurs véritables qu'en fin de parcours sur le premier tome, mais se laisse déguster non sans déplaisir, car allant au-delà de cette simple histoire de famille, le scénariste y ajoute une note fruitée, et même fortement tanique, dans la dernière page...

Au dessin Luca Malisan fait un travail de premier choix, ses vues de Florence sont gouleyantes mais un peu trop rares, tandis que sa mise en situation des personnages est agréable, même si sans génie.

Un bon cru, même si pas un premier cru.

Nom série  Ressentiment  posté le 21/10/2014 (dernière MAJ le 28/01/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ressentiment est l'histoire d'un loser qui parvient à s'évader dans une réalité virtuelle et à trouver un dérivatif à sa misère sentimentale et sexuelle.

Au-delà de la caricature, un peu trop poussée par moments, on peut lire le souci de dépeindre le quotidien d'une certaine frange de la société nipponne (mais pas seulement, des personnes comme ça pullulent en Occident aussi) dont le rapport à la réalité est maladif. L'auteur s'amuse à abolir les frontières entre réel et virtuel pour montrer que l'on n'est pas forcément plus heureux dans ledit virtuel. Cela manque un peu de finesse par moments, donc, mais le sujet et le traitement sont globalement intéressants. On est même à la limite du malaise sur certaines séquences, tant le personnage de Takuro peut être caricatural et excessif. Mais l'arrivée d'une collègue va changer la donne, et faire revenir le récit à un peu plus de mesure.

Curieusement, la guerre qui envahit Unreal est moins bien traité, l'auteur la relègue à quelques passages sans intérêt, je pense qu'il aurait même pu s'en passer.

Le traitement graphique par Kengo Hanazawa est agréable, sauf dans certaines scènes où les visages des personnages manquent de subtilité. Alors certes on est dans la caricature, mais ce défaut est un peu gênant.

Par contre je ne comprends pas trop la stratégie de Ki-oon de publier l'équivalent de deux tomes standard en une seule fois, alors que l'ensemble peut se terminer en quatre tomes, une durée tout à fait acceptable.

Nom série  Mermaid Project  posté le 02/12/2013 (dernière MAJ le 26/01/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est un peu par hasard que je me suis mis à lire cette série, mais le hasard fait parfois bien les choses...

En effet, pour peu que l'on ne s'attache pas à la vraisemblance qui encadre le récit (les circonstances écologiques, ethnologiques, politiques), on entre très vite dedans, grâce aux talents conjugués des trois auteurs (quatre, si l'on compte Jean-Luc Simon, le coloriste). J'aime beaucoup le travail graphique de Fred Simon. Ce côté semi-réaliste, mais du coup capable de croquer à peu près n'importe quoi, donne une ambiance assez joyeuse à l'histoire. Ses personnages sont un peu tous construits sur le même modèle de départ, mais c'est assez plaisant. Je suis plus réservé sur ses dauphins, qui me semblent un peu difformes.

Il met donc en images, et de façon fort sympathique le scénario écrit à quatre mains par Léo et Corine Jamar. On connaît les préoccupations du premier pour l'écologie, les régimes totalitaires, et même si tout n'est pas encore présent ici, on reconnaît un peu sa patte, y compris, par moments, dans les péripéties, comme dans le tome 3, où des choses positives arrivent à point nommé. Corine Jamar, elle, est peut-être plus orientée vers la psychologie féminine, le mélange donnant une récit à la fois nerveux et pas inintéressant.

Une série sympathique.

Nom série  Darwin's Game  posté le 27/09/2014 (dernière MAJ le 26/01/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tout comme Pasukare, je rapproche ce manga de King's Game, paru chez le même éditeur. Il s'agit d'un pervers jeu de massacre (oui bon, ok, tous les jeux de massacre sont pervers), avec les nouvelles technologies, un sous-genre qui commence à pulluler.

A l'issue de ce premier tome on sent bien que les auteurs en gardent sous la semelle, qu'ils ne dévoilent pas tout. De plus ils lancent tout de suite plusieurs intrigues, qui ne semblent pour l'heure pas liées. Beaucoup de questions restent en suspens, de quoi allécher le lecteur avide de sensations fortes et de manipulations obscures. C'est donc plutôt bien vu, même si j'espère que le serpent ne va pas se mordre la queue en nous proposant une série à rallonge.

Dans le tome 2, Kaname va trouver des alliés et se retrouver confronté à une nouvelle situation du jeu, qui va forcément réduire le nombre de joueurs, de nouveaux paramètres qui vont permettre au récit d'entrer dans une autre dimension. Le tome 3 va permettre à deux personnages importants de sortir de l'ombre, pour une confrontation qui s'annonce très intéressante... La tension monte, mais espérons que l'auteur ne va pas étirer le concept à l'infini, ce que permettrait le principe du jeu...

Côté dessin, c'est plutôt classique, assez agréable à l'oeil, même si des personnages peu importants me semblent rapidement dessinés.

Curieux de lire la suite.

Nom série  Jim Hawkins  posté le 25/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une nouvelle adaptation du chef-d'oeuvre (enfin, UN des chefs-d'oeuvre) de Stevenson. Qu'a-t-elle de plus que les autres ?

Déjà, Sébastien Vastra, dont j'aime bien le boulot en général (Mâchefer, Eclipse...), a le talent pour bien illustrer ce classique de l'aventure. Mais des dessinateurs comme lui, ils sont légion, du coup il prend le parti de donner aux personnages de Stevenson des têtes d'animaux. On se retrouve donc -et c'est une influence citée par l'éditeur- dans la mouvance de Blacksad. C'est très chouette visuellement, la mise en scène est inventive. Le choix des couleurs, quand à lui, est plus discutable ; les ambiances sont un peu sombres, peu différenciées, ce qui écrase un peu le trait par moments.

En ce qui concerne l'adaptation, même si Vastra indique qu'il s'est librement inspiré de l'oeuvre de Stevenson, ses ajouts me semblant fort sympathiques, et ne dévient pas vraiment le récit. Cela apporte simplement un peu plus de rythme, et un petit comique à une oud eux occasions, pourquoi pas.

Bref, à suivre.

Nom série  Retour à zéro  posté le 25/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Intéressante cette adaptation. Il s'agit en effet du premier roman de Stefan Wul, un court roman écrit en réaction après que son épouse ait lu un mauvais roman de SF. Nourri de ses lectures de l'époque, il contient de nombreuses références pulp, mais aussi, en germe, de nombreux motifs wuliens.

Le récit est assez classique, si l'on prend en compte le fait qu'il mêle histoire d'espionnage et planet fantasy (oui, la Lune n'est pas techniquement une planète, plutôt un satellite, mais chut !). Pas vraiment passionnant, il est toutefois relativement sympathique.

C'est Laurent Bourlaud qui se charge de l'exécution graphique. Je ne suis pas forcément fan du coté "gras" de son trait, mais ça se lit tout de même assez aisément ; le look "constructiviste" des habitants de la Lune est voulu, dans l'idée de rendre l'environnement visuel que Wul a connu dans les années 50. c'est remarquable de ce point de vue.

Au final une lecture sympathique, avec un intérêt marqué par les bonus qui expliquent les conditions d'écriture et de dessin de l'adaptation.

Nom série  La Vie de tous les jours  posté le 24/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Entre deux "Jeux de gamins", Mickael Roux s'est amusé à croquer son quotidien, largement dominé par la présence pleine d'énergie et d'imagination de son fils Léon.

Mais il y a aussi sa femme, qui le tanne pour la réalisation de certains projets familiaux, et lui-même, qui a du mal à entrer dans l'âge adulte. Bien sûr, tout n'est pas le fruit de son observation, il y a du vrai et du faux dans ces gags en demie-pages, et il est souvent difficile de deviner ce qui est vrai ou ce qui ne l'est pas.

Mickael toux utilise, comme à son habitude, son trait rond et mignonnet, mais si expressif. la fraîcheur des gags rend la lecture fort agréable, et bien sûr, certains sont aussi vécus par le lecteur...

Sympatoche, comme tout ce que fait Mickael Roux.

Nom série  Carnet de santé  posté le 24/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Parler de la maladie avec humour est un exercice difficile, et beaucoup s'y sont essayé, pas toujours avec bonheur.

Patfawl, lui-même handicapé sévèrement, a décidé d'en parler avec son arme préférée, la dérision, qui peut devenir auto-dérision en un rien de temps. le résultat est d'une grande fraîcheur, débridée et sans tabous. Il faut dire qu'il est jeune, plein de sève et de talent. Certes, on pourra arguer que son style graphique est simple, presque enfantin, mais l'intérêt n'est pas là, plutôt dans les dialogues, les situations et les expressions, et sur ce plan Patfawl s'en sort plutôt bien. Il y a juste deux ou trois gags que je n'ai pas compris, mais l'ensemble est vraiment sympathique, et peut permettre à de nombreux lecteurs potentiels, malades et inquiets, de décompresser et dédramatiser un peu. Et c'est salvateur.

Merci, Patfawl.

Nom série  A Silent voice  posté le 22/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici un véritable OVNI, un manga qui va au fond des choses sur un sujet particulièrement délicat, celui de l'ijime au Japon, c'est à dire les brimades entre élèves. Un phénomène plutôt silencieux, mais bien réel. L'auteure a gagné un concours il y a quelques années avec une première version de cette histoire, et en a fait une version longue, visiblement de toute qualité.

Car ce qui frappe dans l'histoire à sa lecture, c'est l'absence de manichéisme. Shoya n'est pas fondamentalement un mauvais garçon, disons plutôt qu'il s'ennuie, et qu'il est un peu idiot. Et dans sa classe apparaît quelqu'un de différent, une fillette malentendante, qui l'intrigue d'abord, puis l'agace par son besoin d'aide. Les petites niches, au départ pas bien méchantes, vont suivre, et devenir de plus en plus osées, d'autant plus que ses camarades vont être derrière lui. Jusqu'au jour où...

Cette montée en puissance, si je puis l'exprimer ainsi, est diablement bien montrée, il se passe beaucoup de choses dès ce premier tome, et le personnage de Shoya, l'emmerdeur, est bien rendu ; il vaut mieux car le récit est à la première personne, comme si nous étions dans son esprit. Je n'ai pas pu décoller de ma lecture tant que je ne l'ai pas terminée, tellement j'étais dedans.

Le dessin de Yoshitoki Oima, sans être exceptionnel, est très expressif, sans verser dans la caricature non plus.

Du très, très beau boulot, mon manga préféré du moment depuis l'achèvement de certaines séries historiques chez Ki-oon.

Nom série  Frangins  posté le 18/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après avoir découvert Max de Radiguès avec Orignal, je continue à lire ses albums dès que je tombe dessus.

Cette fois-ci c'est une chronique pré-ado qui nous est proposée, sous forme de petite aventure avec deux garçons qui se détestent mais qui vont devoir, par la force des choses, collaborer, et finir par s'apprécier. Ce n'est pas exempt de facilité ou de raccourcis, voire même de clichés, mais je dois avouer que ça se lit assez bien, on rentre assez facilement dans le récit.

A côté de ça le graphisme assez simplifié de l'auteur, sans doute adapté au public putatif, démontre une rapidité d'exécution et une efficacité assez remarquables.

Sympa, mais sans plus.

Nom série  Rouge comme la neige  posté le 18/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Il s'agit peut-être là de l'album de Christian de Metter que j'ai le moins apprécié. Parce qu'il sort de son genre habituel, le polar/thriller peut-être ? Mais je pense qu'il y a aussi d'autres raisons.

Bien sûr, on n'est pas dans un western classique, de Metter en détourne les codes pour y mettre sa patte, on s'approche d'ailleurs un peu plus du thriller. Mais j'ai senti une sorte de faux rythme dans le récit, qui m'a fait un peu perdre l'attention que je pouvais y porter.

Il y a aussi le fait que l'auteur a choisi de changer de technique pour l'occasion, passant a priori à du fusain, avec des ambiances ocres. Si le choix peut se comprendre, l'exécution n'est pas tout à fait à la hauteur, j'ai eu l'impression que de Metter n'était pas au mieux de sa forme, j'ai même trouvé certaines planches un peu laides...

Au final, une déception nette.

Nom série  Les Zombies n'existent pas  posté le 15/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Nous voilà dans un polar d'allure assez classique, avec un flic rennais qui commence à enquêter sur une série de meurtres étranges, avec un étrange rituel : les victimes ont un doigt coupé par le tueur. Très vite les morts s'enchaînent, dans d'autres villes de France, tandis que tout indique que l'origine du mal est au Mexique...

Les péripéties s'enchaînent, de façon assez logique je dirais, sauf que le rythme est lancinant, et qu'on finit par s'endormir un peu... C'est dommage car l'intrigue en elle-même n'est pas déplaisante.

C'est Sylvain Escallon qui réalise lui-même l'adaptation, et je dois dire ne pas avoir trop apprécié son style. Cela ressemble un peu à ce que fait Nicolas Otero, mais en moins maîtrisé, même si certaines cases de grande taille démontrent des bonnes capacités en mise en scène. Le noir et blanc, adapté à son style, n'est toutefois pas un gage de réussite.

Bref, une histoire loin d'être inintéressante, mais avec un impact émoussé par le traitement du découpage et du graphisme.

Nom série  La Faute : Une vie en Corée du Nord  posté le 14/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
"La Faute" est une semi-fiction, inspirée par les voyages du journaliste Michael Sztanke en Corée du Nord, le pays le plus fermé au monde. Il raconte comment, lors de la visite de deux journalistes français, la vie d'un homme bascule irrémédiablement.

La manipulation est présente à tous les étages : dans l'éducation, la vie professionnelle, et lorsqu'une personne "trahit" son pays, par exemple en passant chez l'ennemi du sud, toute sa famille en reçoit le châtiment, quitte à fabriquer de fausses "preuves" de leur traîtrise... C'est glaçant, complètement flippant de constater tout cela. Hormis les conversations des journalistes avec leur guide, le reste est fictif, mais montre bien comment les choses se passent. Impossible d'obtenir la moindre information sur quoi que ce soit qui sorte de la propagande nationale et patriotique.

Côté dessin j'ai trouvé le travail d'Alexis Chabert un peu cheap, un peu maladroit par moments.La plupart des cases se présentent en niveaux de gris, les touches de couleur sont rares, à l'image de ce triste pays, j'imagine.

Nom série  Temps mort  posté le 14/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai découvert Gilles Rochier avec "TMLP", et je prolonge ma découverte avec cet album, plus ancien, mais se situant dans la même veine.

Rochier raconte donc ses errances dans la cité, ses discussions avec ses amis, pour lesquels le niveau d'amitié est bien variable... On est bien sûr dans l'auto-dérision, même si on est sur un registre nettement plus désenchanté que chez Fabcaro, publié chez le même éditeur... Mais on sourit toutefois à la lecture de certains dialogues, de situations un peu absurdes, on ne peut s'empêcher d'éprouver un peu de tendresse pour ce personnage un brin dépressif, qui dessine un peu tout ce qui bouge, et qui aimerait sans doute avoir un peu la paix, mais aussi qu'on le remarque...

Le dessin de Rochier est encore plus "maladroit" que dans "TMLP", mais il compense ce défaut par la qualité de ses dialogues.

Cependant c'est quand même assez mou, il ne se passe quasiment rien dans ces saynètes, c'est un peu dommage.

Nom série  L'Algérie, c'est beau comme l'Amérique  posté le 10/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Que se cache-t-il derrière cette superbe couverture ?

Un récit intimiste et à la fois universel, celui d'une jeune femme, Olivia, qui part, seule, sur les traces de sa famille, qui est née et a vécu à Alger et dans les Aurès, région montagneuse dans l'est de l'Algérie. Un besoin irrépressible, qu'elle décide de combler malgré les réticences fortes de son entourage, lesquelles se basent sur plein de raisons, bonnes ou mauvaises.

Alors Olivia trace la route avec Djaffar, un Algérien de Paris qui ne lit pas l'arabe, lui parle de sa propre famille, de l'histoire récente de l'Algérie, des "Evènements" à la décennie noire, des différences entre pieds-noirs (une expression qui ne repose sur rien, d'après lui) et "vrais" Algériens...

Le cheminement de la jeune femme est poignant, mais sans stigmatisation, voyeurisme ou amalgame. Elle découvre beaucoup de choses, qui vont bouleverser sa vision du monde et de ses proches, mais n'en restera pas moins émue par son voyage. Olivia Burton arrive à faire passer son message par un scénario très bien modélisé, qui laisse la part belle, également, au talent du dessinateur.

Je ne connaissais pas Mahi Grand, et en feuilletant l'album avant la lecture, je trouvais son trait un peu raide, manquant de maturité. Mais à la lecture cette impression s'est estompée, j'imagine qu'il est allé un peu sur place pour rendre la splendeur du pays. Du joli boulot.

Nom série  Petites coupures à Shioguni  posté le 03/01/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympa ce one-shot à la sauce nippone.

Florent Chavouet, à l'oeuvre complètement dévouée au pays du Soleil levant, propose donc une enquête policière déstructurée, non linéaire, ponctuée de rapports -typographiés ou simplement écrits à la main- de la police ou les notes d'un journaliste...

Le montage est très original, ne répondant pas forcément à une logique, sinon celle de servir le récit, l'expressivité des personnages, la fluidité de l'action. On se retrouve ainsi avec des pages très différentes, une qualité certaine pour ne pas perdre le lecteur, car l'intrigue, une fois remise dans l'ordre, se révèle assez basique, et finalement banale. Comme quoi la façon de raconter peut tout changer.

Seul petit bémol, le choix d'écrire à la plume, comme si l'écriture latine était semblable aux kanji; c'est parfois un peu ardu...

A lire pour la mise en scène si particulière.

Nom série  Camomille et les chevaux  posté le 17/11/2012 (dernière MAJ le 03/01/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Les chevaux sont très à la mode chez les filles de 5 à 12 ans... Cette série surfe sur la même vague que quelques autres, mais elle a tout de même quelques atouts...

En effet, elle fait le choix de ne pas se cantonner à l'exercice ultra-codé (mais aussi parfois ultra difficile) du gag par page. Ici les histoires prennent le temps nécessaire pour se développer, du coup elles peuvent compter une seule case, une demie-page, une page entière, ou trois pages, c'est assez diversifié. Le but recherché est souvent l'humour, mais la plupart du temps cela se teinte de pédagogie, même s'il y a des situations et des personnages un peu grotesques. Mais clairement l'objectif n'est pas de faire rire à tout crin (hin hin), plutôt de donner envie à des fillettes de faire du cheval, et d'en faire dans le respect de l'animal, de ne pas y voir un jouet. Résultat on est quelquefois désarçonné (ho ho) par la chute de certaines historiettes, qui ne sont pas drôles, ou plutôt qui demandent un peu de réflexion pour les comprendre. Dans le tome 3 l'arrivée d'un véritable champion d'équitation va mettre du sel dans le quotidien de Camomille et son entourage, cela permet de renouveler un peu les gags. Au tome 5 cela continue, l'arrivée de quelques personnages secondaires permet de renouveler les situations, et le fait que Camomille fasse une chute qui l'immobilise varie encore les gags. Frédéric Brrrémaud, euh pardon Lili Mésange, puisque c'est son nom ici, propose donc une série à recommander pour les filles de 8 à 10 ans, je dirais.

Au dessin, Stefano Turconi est un habitué des séries françaises, puisque ce collaborateur régulier à Topolino, le Journal de Mickey transalpin, a travaillé sur Akameshi et Wondercity. Ici il apporte son dessin dynamique et fluide aux historiettes du sieur Brrrémaud. A noter, et c'est un autre plus, les cahiers de croquis à la fin de chaque album, permettant de redessiner "facilement" des chevaux ou d'en savoir plus sur les différentes races, de connaître leur environnement ou de voir les héros chevalins dans leur prime jeunesse...

Nom série  Les Mondes de Thorgal - Kriss de Valnor  posté le 30/12/2010 (dernière MAJ le 30/12/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ah Kriss de Valnor... L'une des méchantes les plus marquantes de la BD franco-belge. A la fois cruelle et belle, fascinante autant qu'énigmatique.
Dans le sillage d'un Thorgal qui montre ses limites, Yves Sente donne donc un nouveau sursaut à la série en créant ce spin off centré sur les personnages secondaires de la trame principale. Kriss valait bien l'honneur d'ouvrir le bal. Et quel bal ! Nous allons enfin connaître la jeunesse de la belle guerrière... Ce diptyque est ma foi plutôt réussi. L'histoire me semble assez bien menée, et j'imaginais bien la fillette dans une position telle, subissant les brimades puis remontant la pente grâce à Sigwald... Et c'est toujours sympa de croiser Pied d'arbre, c'est l'un des personnages secondaires dont je regrette le plus la disparition... Mais je m'égare. Le récit est plutôt bien mené donc, même si j'ai eu l'impression que la seconde partie était un peu précipitée pour amener à la rencontre avec Thorgal, et proposer une fin... qui n'en est pas vraiment une, mais il fallait s'y attendre.

Yves Sente s'est adjoint les services graphiques de Giulio de Vita, dont j'avais admiré le joli boulot sur James Healer, et celui-ci s'avère d'emblée le dessinateur idéal. Il rend discrètement hommage au trait de Rosinski tout en gardant le caractère si fin de son trait, plus fin que celui de son collègue. Je ne sais pas si c'est lui qui réalise les couleurs sur cet album, mais je les trouve en accord total avec les Thorgal de la grande époque. Petit bémol sur la seconde partie, où certains portrait de Kriss sont moins réussis. On a l'impression qu'elle a 15 ans sur pas mal de cases.

Je ne sais pas si cette perte de qualité graphique est liée au débarquement d'Yves Sente, mais dans le tome 5 j'ai senti un fléchissement narratif assez net. De Vita semble avoir du mal à se défaire du bourbier des alliances que doit nouer Kriss, et du coup le récit me semble assez brouillon. On verra si la suite (scénarisée par Xavier Dorison) permettra à ce spin-off de revenir dans le droit chemin.

Au final j'ai passé un très bon moment de lecture avec ce premier spin-off d'une série très symbolique pour moi, et j'en redemande.

Nom série  Le Livre de Piik  posté le 30/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Après un essai intermédiaire avec les histoires courtes des "Aventures de Gullia", Christophe Cazenove, roi du gag chez Bamboo, se lance dans le récit long, avec cette série jeunesse.

Le résultat est un nouvel univers assez sympathique, même si encore assez peu détaillé dans ce premier tome. On a le jeune Piik, illettré mais malin (sans trop l'être), son père, qui pleure son épouse tragiquement et injustement disparue, et plusieurs seconds rôles qui je l'imagine vont continuer à mettre en valeur le garçonnet, en quête d'une certaine vérité...

J'ai senti que le scénariste avait un peu de mal à faire démarrer son histoire. L'essentiel de l'intrigue repose sur deux ou trois gimmicks, répétés un peu trop souvent, mais la fin de l'album, assez réjouissante, m'a permis d'espérer une suite assez intéressante. Bien sûr, la cible visée est les enfants de 9 à 12 ans, il ne faut pas s'attendre à quelque chose de trop complexe.

Cependant le decorum du Moyen-Âge me semble bien rendu par Cécile, spécialiste des séries jeunesse (Cédille, Clara (Le Lombard)...), qui apporte à cette histoire son trait fin et fouillé, une sorte de pendant moderne à Johan et Pirlouit...

Sympathique.

Nom série  Pourquoi les ours ne portent-ils pas de slip ?  posté le 28/12/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Derrière ce titre farfelu se cache un recueil des strips humoristiques de l'un des gars les plus drôles d'internet, à savoir Matthew Inman.

Ses victimes ? les nerds, les chiens, les chatons, ceux qui se baladent les couilles à l'air, les jeunes couples... Probablement pas mal de vécu là-dedans, et sans doute une forte capacité à trouver la formule juste.j'avoue, même si comme dans tout recueil il y a à boire et à manger, le niveau est plutôt pas mal, et je me suis franchement marré sur des strips vers la fin, relatifs aux rêves et à la vie de couple notamment.

Le style graphique est très simple, voire simpliste, l'intérêt réside bien sûr dans les répliques et les récitatifs. A découvrir.

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