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Nom série  L'Encyclopédie des débuts de la Terre  posté le 05/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis sera peut-être moins enthousiaste que ceux de mes camarades...

En effet j'ai abordé ce one-shot sans aucun a priori, simplement attiré par sa couverture et son titre intrigant, bien qu'un peu prétentieux. J'ai ensuite vu se dérouler un conte, basé sur les récits d'un Conteur, lequel recueille d'autres récits au cours de ses voyages, qui eux-mêmes encapsulent d'autres récits.

Si le résultat final est assez sympathique et intéressant, ce système de popupées gigognes m'a un peu déboussolé, cela me semble assez peu clair, scénaristiquement parlant. L'idée d'enchâsser des légendes de toutes origines dans ces récits m'a semblé intéressante, mais pas toujours réalisée de façon heureuse.

Il reste tout de même le desin, naïf mais inventif, qui permet de passer un agréable et long moment de lecture.

Nom série  Secret  posté le 05/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Revoilà Yoshiki Tonogai, dans son exercice préféré : les histoires tordues à base de secrets. Un principe directeur qui a fait sa renommée et son succès avec Judge et Doubt.

La posture est un peu différente cette fois-ci. Le "massacre" a commencé avant l'histoire, et le nombre de victimes potentielles restantes est a priori plus restreint. Chacun des survivants à l'accident de bus semble en effet cacher un secret, qui nous seront dévoilés au fur et à mesure de l'histoire, dans un jeu de dupes dont l'issue risque d'être encore une fois dramatique. L'un des meurtriers se dévoile dès ce premier tome, ce qui augure d'une série courte, mais ne vendons pas la peau de l'ours...

Je pensais qu'on aurait une histoire bien détachée des séries sus-nommées, sauf qu'à un moment apparaît ce satané masque de lapin...

Le style graphique est constant, très efficace et très lisible.

Je suis donc curieux de lire la suite.

Nom série  Darwin's Game  posté le 27/09/2014 (dernière MAJ le 04/07/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tout comme Pasukare, je rapproche ce manga de King's Game, paru chez le même éditeur. Il s'agit d'un pervers jeu de massacre (oui bon, ok, tous les jeux de massacre sont pervers), avec les nouvelles technologies, un sous-genre qui commence à pulluler.

A l'issue de ce premier tome on sent bien que les auteurs en gardent sous la semelle, qu'ils ne dévoilent pas tout. De plus ils lancent tout de suite plusieurs intrigues, qui ne semblent pour l'heure pas liées. Beaucoup de questions restent en suspens, de quoi allécher le lecteur avide de sensations fortes et de manipulations obscures. C'est donc plutôt bien vu, même si j'espère que le serpent ne va pas se mordre la queue en nous proposant une série à rallonge.

Dans le tome 2, Kaname va trouver des alliés et se retrouver confronté à une nouvelle situation du jeu, qui va forcément réduire le nombre de joueurs, de nouveaux paramètres qui vont permettre au récit d'entrer dans une autre dimension. Le tome 3 va permettre à deux personnages importants de sortir de l'ombre, pour une confrontation qui s'annonce très intéressante... Dans le tome 4 les alliances se font, One devient de plus en plus menaçant... Avec le tome 5 la confrontation est proche, il va faloir songer à la faire arriver. La tension monte, mais espérons que l'auteur ne va pas étirer le concept à l'infini, ce que permettrait le principe du jeu...

Justement ce tome 6 voit arriver une certaine conclusion, mais pas la fin de la série. Les personnnages sont dans une logique de clans, logique qui va très vite être cassée par des nouveaux arrivants... On repart donc sur une sorte de second cycle, dont je ne vois pas vraiment l'utilité ni la finalité. Le prochain tome aura intérêt à être intéressant...

Côté dessin, c'est plutôt classique, assez agréable à l'oeil, même si des personnages peu importants me semblent rapidement dessinés.

Curieux de lire la suite.

Nom série  Dimension W  posté le 18/02/2014 (dernière MAJ le 04/07/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
On est dans de l'anticipation relativement classique, avec ces bobines Tesla qui sont des conducteurs d'énergie presque universels, cette chasse aux androïdes illégaux que ne renierait pas Philip K. Dick et ce petit côté Arsène Lupin en fin de tome.

Un mélange des genres qui pour l'heure intrigue plus qu'il ne convainc, mais j'imagine que les choses vont se mettre en place par la suite. Dès le premier tome j'ai eu l'impression que ça partait dans tous les sens. Le deuxième tome confirme cette impression, l'intrigue partant dans une autre direction, ma foi inattendue avec l'histoire autour des enfants qui traînent autour de chez le ferrailleur... Et la fin est plus qu'intrigante...
Avec le tome 3 s'opère un virage dans la série, avec une histoire de meurtres qui rappelle un peu des Agatha Christie ou les Sherlock Holmes. Un virage qui permet à l'auteur d'explorer de nouvelles voies dans l'univers qu'il a créé. Intrigant.

Le tome 4 permet d'en savoir un peu plus sur la Dimension W, mais surtout de refermer le récit au sujet de Yasogami, une résolution ma foi assez bien vue, même si au début du tome j'étais un peu dans le brouillard.

Dans le tome 5 nous avons une période de transition, avec pas mal de nouveaux personnages, ainsi qu'une plongée dans le passé de Kyoma, permettant d'éclairer un peu plus son histoire et son comportement. C'est loin d'être inintéressant, même si un gros chapitre à la Battle Royale se profile... Ça reste surprenant.

Sauf que ça n'y ressemble pas dans le tome 6. Certes, les personnages sont nombreux, et même si le récit continue dans une certaine direction très différente des premiers tomes, je la trouve toujours assez surprenante et originale, suffisamment en tous les cas pour avoir envie de poursuivre. Le tome 7 est plutôt un segment de transition, où l'on plonge dans les souvenirs de Kyoma, mais aussi dans l'histoire du prince Salva. Les deux fils se croisent brièvement, avant de s'éloigner à nouveau. Il va falloir résoudre tout cela bientôt, sous peine de lasser le lecteur...

L'auteur, qui nous a livré par le passé Le Roi des Ronces, prouve qu'il a une belle vitalité dans le trait, un grand sens de la mise en scène avec des cadrages variés (mais sans en faire trop), et un dosage de l'intrigue assez consommé. C'est vraiment très agréable. Les Editions Ki-oon sont au diapason, nous offrant quelques jolies pages colorisées et des couvertures au vernis sélectif phosphorescent (oui, ça brille dans le noir, j'ai testé).

A suivre donc.

Nom série  Dessus-Dessous (Editions de la Gouttière)  posté le 04/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un nouvel album fort sympathique chez la Gouttière.

Cette fois-ci le récit se déroule selon trois points de vue, ceux de tous les intervenants dans l'histoire : la taupe qui n'arrête pas de creuser des tunnels et tente de survivre aux attaques de celui-ci ; le père, en colère, qui tente de tuer l'animal avec les moyens du bord, et les enfants, qui essaient de déjouer les stratagèmes du père. Cela donne un récit aux multiples rebondissements, avec une lecture souvent sur deux plans (dessus et dessous), très facile à suivre pour les plus jeunes.

Encore une fois Delphine Cuveele s'est adjoint les services graphiques de Dawid, qui réalise un boulot très agréable à l'oeil, au trait rond et généreux, qu'il met lui-même en couleurs. Il a rajouté de nombreux détails et clins d'oeil dans ses décors, les rendant fort agréables.

A lire, ou plutôt à regarder, le récit étant muet.

Nom série  A Silent voice  posté le 22/01/2015 (dernière MAJ le 04/07/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici un véritable OVNI, un manga qui va au fond des choses sur un sujet particulièrement délicat, celui de l'ijime au Japon, c'est à dire les brimades entre élèves. Un phénomène plutôt silencieux, mais bien réel. L'auteure a gagné un concours il y a quelques années avec une première version de cette histoire, et en a fait une version longue, visiblement de toute qualité.

Car ce qui frappe dans l'histoire à sa lecture, c'est l'absence de manichéisme. Shoya n'est pas fondamentalement un mauvais garçon, disons plutôt qu'il s'ennuie, et qu'il est un peu idiot. Et dans sa classe apparaît quelqu'un de différent, une fillette malentendante, qui l'intrigue d'abord, puis l'agace par son besoin d'aide. Les petites niches, au départ pas bien méchantes, vont suivre, et devenir de plus en plus osées, d'autant plus que ses camarades vont être derrière lui. Jusqu'au jour où...

Cette montée en puissance, si je puis l'exprimer ainsi, est diablement bien montrée, il se passe beaucoup de choses dès ce premier tome, et le personnage de Shoya, l'emmerdeur, est bien rendu ; il vaut mieux car le récit est à la première personne, comme si nous étions dans son esprit. Une idée de génie : rendre "anonymes" les personnes que Shoya n'apprécie pas, oui qui l'indiffèrent, en mettant des croix dessus... Original et tellement clair...

Dans le deuxième tome le récit temporise un peu. Et continue dans le véridique, car bien sûr, les deux adolescents ne peuvent pas devenir les meilleurs amis du monde, voire plus, du jour au lendemain. D'autant plus que les personnages secondaires prennent un peu d'ampleur, comme Yuzuru et Tomohiro, qui échappent à des stéréotypes et sont eux-mêmes assez intéressants, surtout Yuzuru. Je n'ai pas pu décoller de ma lecture tant que je ne l'ai pas terminée, tellement j'étais dedans. Dans le tome 3, alors que Shoya se rapproche encore un peu de Shoko, voit l'apparition d'une ancienne connaissance, qui va faire surgir des nouveaux questionnements. Le tome se termine sur une chouette scène, qui montre toute la difficulté de la relation entre les deux adolescents.

Le tome 4 constitue une étape importante dans l'histoire, puisqu'un évènement inattendu dans la famille de Shoko va mettre en lumière le personnage de Yuzuru, la petite soeur. On en apprend un peu plus, d'ailleurs, sur l'histoire de cette famille. J'avoue, j'ai été fortement ému à la fin de ce tome.

Le dessin de Yoshitoki Oima, sans être exceptionnel, est très expressif, sans verser dans la caricature non plus.

Du très, très beau boulot, mon manga préféré du moment depuis l'achèvement de certaines séries historiques chez Ki-oon.

Nom série  Fatherland  posté le 03/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Etonnant cet album. C'est l'histoire d'une famille originaire de Serbie qui a émigré -par deux fois- au Canada, qui a explosé à cause de l'activisme du père contre le régime de Tito. Racontée par sa fille, quis 'est surtout basée sur les témoignages de sa mère.

Très vite le récit s'embrouille dans les strates familiales, on passe du père à la grand-mère, à l'arrière-grand-père, pour revenir au père... Il y a les amis aussi, et même une séquence entièrement répétée. Pas facile, heureusement que le sujet est intéressant, puisque Nina Bunjevac introduit une dimensiion historique à l'ensemble, son père ayant un peu influencé le sort des ressortissants serbes en Amérique du Nord...

Le dessin de Bunjevac est fait en carte à gratter, il est d'une grande finesse bien que souvent figé. C'est plutôt agréable à l'oeil, et je lirai ses bouquins ultérieurs, s'ils sont mieux construits.

Nom série  Trouble is my business  posté le 02/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Jirô Taniguchi est un auteur que j'apprécie beaucoup, et lorsque je peux mettre la main sur un "nouvel" album réalisé par ses soins, je n'y manque pas.

Le cas est différent ici, puisqu'il s'agit d'une oeuvre de jeunesse (la première ?), réalisée dans les années 80 et forte d'un classicisme forcené.

Ayant lu les 4 premiers tomes j'ai en effe tpu voir l'influence de grands auteurs de polars noirs américains des années 50. Le héros est un privé désabusé, pas forcément courageux et pas franchement doué non plus. L'intérêt se situe dans ses relations avec les yakuza et les flics, ripoux la plupart du temps, mais aussi dans la relation qu'il entretient à distance avec son ex-femme et leur fille, pas toujours simple.

Au pinceau c'est taniguchi donc, dans un registre plus noir, plus nerveux que celui qu'on lui connaît, à l'époque où son style et sa mise en scène s'apparentaient à celle d'Otomo. Le résultat est loin d'être déplaisant, même si on a du mal à différencier les personnages, habillés et coiffés de façons très proches (c'étaient les années 70...).

Une petite curiosité, pour les fans des deux auteurs.

Nom série  Les Verts !  posté le 28/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais un peu peur en voyant ce nouvel album, d'avoir droit à une nouvelle série aseptisée, totalement à la gloire d'un club.

Ici le patronage de l'AS Saint-Etienne n'est qu'un prétexte. L'histoire pourrait avoir lieu dans tous les clubs, amateurs et obscurs comme prestigieux. de plus, avec uns cénariste comme frédéric Brémaud on peut s'attendre à quelque chose de différent. C'est le cas ici, la rivalité entre les deux joueurs est traitée avec pas mal de réalisme, il y a quelques petites surprises au niveau du récit.

L'italien Armentari est unnouveau venu dans la paysage de la BD francophone. Son boulot est très propre, un peu trop même, ça manque de chaleur et de décors parfois.

A réserver aux ados qui s'intéressent au foot, cependant.

Nom série  Petit manuel du parfait réfugié politique  posté le 27/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mana Neyestani creuse le sillon de son statut de réfugié politique.

Après sond épart d'Iran, il a été confronté à l'absurdité de l'administration française. Dans ce récit il met donc en scène les différentes étapes, faites d'aller-retours, de petites magouilles et démarches diverses autant qu'idiotes.

Il rajoute de l'humour à son histoire. Et heureusement, car sinon ce serait un peu difficile à digérer, tant le système est ubuesque et kafkaïen... Son dessin est toujours aussi efficace, et rend la lecture vraiment aisée.

Nom série  Shôchû on the Rocks  posté le 23/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ankama, après les succès remarquables de City Hall et Radiant, continue à produire des "mangas français", cette fois-ci dans de la fantasy relativement classique.

En effet on a un jeune homme qui se retrouve embarqué dans un monde et une histoire qui lui échappent complètement. Il peut cependant compter sur sa magie d'apprenti médecin, qui s'exprime par le biais de bandages qui l'enveloppent. Pour l'heure le récit est assez linéaire, pas désagréable, même si on ne voit pas trop où le récit nous mène.

Côté dessin c'est Saïd Sassine, qui a déjà oeuvré dans la sphère mangaïsante française, qui s'y colle. Son boulot est assez agréable à l'oeil, même si je trouve qu'il est trop épais, et qu'il pourrait gagner en lisibilité.

A suivre.

Nom série  City Hall  posté le 15/06/2012 (dernière MAJ le 22/06/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette série est bien dans l'air du temps.

Elle mêle en effet plusieurs genres, du fantastique essentiellement dans un decorum steampunk. On y retrouve des personnages typiques de l'époque victorienne (qui ne feraient pas tache dans la collection 1800 de chez Soleil), avec des biographies fantaisistes (Verne serait ainsi bien plus âgé en 1902, date de l'intrigue). En fait, si on regarde bien, le steampunk le dispute à la dystopie, presque plus rien n'est logique en termes de placement chronologique, mais c'est assumé, donc ce n'est pas un problème . Le principe de la création par l'écriture est intéressant, mais je trouve qu'il n'est pas encore très bien utilisé, ou pas assez. Dans le second tome non plus, du reste, cela n'est utilisé qu'à la fin. A noter que cela place "City Hall" dans une parenté avec Death Note.

Dans le second tome de nouveaux personnages célèbres font leur apparition, sans toutefois apparemment rester dans l'entourage de nos trois jeunes enquêteurs... Tout ceci dans le but, j'imagine, de brouiller les pistes concernant la véritable identité de Lord Black Fowl. La révélation survient dans le tome 3, et ma foi c'est pas mal amené, et une dimension supplémentaire s'ouvre, légitimant un second cycle dont le début nous est donné en bonus à la fin de ce tome. Les deux auteurs sont désormais attendus au tournant.

Devant la demande pressante des fans, un deuxième cycle a été initié. Et il s'avère au moins aussi punchy que le premier. Rémi Guérin emmène ses héros sur d'autres terres, leur faisant rencontrer d'autres figures de l'époque victorienne, tout cela dans une intrigue bien liée à la première. Il y a en plus l'aspect compte à rebours qui amène une nouvelle dimension. De plus les auteurs ont encore de la ressource en termes de clins d'oeil aux univers geek, puisqu'on va croiser Le Visiteur du Futur, le Dernier Bar avant la fin du monde (lieu hype et geek sur Paris)... Ça rigole bien

Le tome 5, le second du deuxième cycle, me semble être un tome de transition, il ne s'y passe pas grand-chose ; par contre plusieurs personnages au potentiel fort intéressant font leur apparition, tandis que le pauvre Harry se trouve dans une situation de plus en plus difficile... Dans le tome 6, certains masques tombent, et d'autres personnages -encore- apparaissent. La sauce est donc rallongée, même si je ne comprends pas trop pourquoi ces robots interviennent...

Le tome 7, conclusif, permet un final de grande envergure, avec une révélation en toute fin d'histoire qui m'a un poil déçu, je l'ai sentie assez vite à vrai dire... Mais les pages et le récit restent denses, on n'a pas le temps de souffler, une qualité qui court tout le long de ces 7 tomes.

Ainsi Rémi Guérin a-t-il vous lu faire un "manga", et cette série y ressemble fortement, du fait de la pagination élevée, du style de dessin (Guillaume Lapeyre étant l'un des plus dignes représentants de cette mouvance -mais je vais y revenir), de ce côté un peu foutraque dans les éléments historiques. Par contre c'est publié (et probablement réalisé) dans le sens "occidental" de lecture.

Guillaume Lapeyre donc, en plus d'être beau (private joke), prouve ici qu'il est arrivé presque à maturité dans son style shônen, je trouve même qu'il a plus de maîtrise que nombre d'auteurs japonais qui émargent dans le genre. En tous les cas il me semble avoir plus de caractère ; c'est peut-être dû au métissage, car outre une mise en scène qui revient de temps en temps à la franco-belge, j'ai aussi discerné un poil de comics. Vous me direz qu'il y a plus de poils dans le comics que dans le manga, mais c'est un autre débat.

Un vrai plaisir de lire ce "manga à la française".

Nom série  Le Requiem du Roi des Roses  posté le 06/04/2015 (dernière MAJ le 20/06/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ça partait un peu mal, de mon point de vue : des personnages étranges, une ambiance onirique, des scènes sans queue ni tête... On reconnaît bien sûr le style un peu elliptique de Shakespeare, mais j'ai failli décrocher dès les premières pages.

Et puis Aya Kanno reprend la main de façon un peu plus classique, et j'ai commencé à m'intéresser à l'histoire de ce fils de noble britannique qui tente de reprendre la couronne aux trois lions à la famille Lancaster ; c'est la période dite de la guerre des Roses. Un adolescent, tourmenté par ce destin hors du commun, mais aussi et surtout par sa propre histoire : il est né hermaphrodite, et subit depuis les foudres de sa mère. Seuls l'amour inconditionnel de son père et l'affection de ses frères le sauvent de la folie.

Le récit se focalise donc sur les tourments intimes du futur Richard III, fils de Richard Plantagenêt. Le contexte historique reste en arrière-plan, et c'est peut-être bien mieux, même s'il me semble que l'auteure a simplifié pas mal de choses, du texte original de Shakespeare en passant par les faits historiques, du moins ce que l'on en sait.

Dès ce premier tome de nombreux personnages secondaires apparaissent, entre l'ancien roi, la fille du Comte de Warwick ou même... un petit cochon que Richard recueille (!). L'intrigue se montre d'emblée assez riche, et les enjeux semblent assez vite posés. Dès le tome 2, le récit prend un nouveau tournant, et le futur Richard III va devoir trouver sa place dans ce nouveau contexte, tout en essayant de gérer sa condition physique si particulière...

Graphiquement on est dans du seinen, même si on sent que l'auteure est tentée par le shônen, avec des scènes surexposées ou des poses dignes de certaines séries romantiques. Je ne suis pas super enthousiaste pour l'heure justement à cause de ce traitement si particulier, mais il faut reconnaître que cela va de pair avec l'ambigüité sexuelle de Richard.

Curieux de lire la suite cependant.

Nom série  Anuki  posté le 29/09/2011 (dernière MAJ le 20/06/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Très très sympa cette BD jeunesse. Les auteurs ont pris le parti d'en faire une version muette, et de tout faire passer par le dessin.

Le pari est réussi, c'est diablement dynamique et vraiment mignon. Le dessin est dépouillé, mais vraiment efficace, aidé par des couleurs pastel plutôt bien choisies. La mise en scène est variée, et s'adapte aux besoins du récit, entre cases proches du gaufrier d'une part, et personnages qui évoluent sur une seule page (sans cases donc), d'autre part, lorsqu'Anuki est poursuivi par un ours, par exemple. Il y a en outre des petites audaces au niveau des cadrages, qui laissent augurer d'un dessinateur de premier plan.

Les poules se posent non pas vraiment en adversaires du petit garçon, mais plutôt en contrepoint humoristique, voire en moteur de l'histoire. C'est très facile à comprendre pour les tout-petits, et donc tout à fait adapté à leur lecture. Et la fin est vraiment émouvante. Pas cucul, juste émouvante. En quasi demi-format, ce petit album est de plus très pratique.

Les tomes 2, 3 et 4 jouent sur le même registre sur le plan du graphisme. Il y a quelques différences narratives, avec des castors toutefois plus présents, puis un lapin et un loup dans le tome 3... La fin est plus axée sur l'humour, mais le message est similaire : quand on a des amis, il ne faut pas les oublier. Dans le tome 4 le scénario évolue quelque peu, avec l'introduction d'une nouvelle rivalité, et la notion d'alliance pour être plus forts. Le tome 5 offre une pause dans ce processus, Anuki est à nouveau seul, face à une créature plus inquiétante. Mais là encore la peur ne va pas durer, et une nouvelle belle amitié va naître de cette rencontre...

Je recommande cette sympathique série pour petits, évidemment.

Nom série  Le Roy des Ribauds  posté le 20/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Une nouvelle tuerie de la part du duo Brugeas/Toulhoat.

Et ce jeu de mots n'est pas galvaudé. D'entrée de jeu j'ai ét époustouflé par le niveau graphique de Ronan Toulhoat, qui a encore franchi un palier avec cette nouvelle série. Je ne pensais pas que ce serait possible, mais le résultat est là, ses planches sont fantastiques. Son travail sur la mise en scène s'est assagi, mais pour gagner en intensité et en maîtrise. Dans un resitre proche du pastel, sa mise en couleurs magnifie son trait, qui nous fait vivre avec passion chaque épisode de l'histoire. seules quelques cases, éparses, échappent à cette maîtrise, mais elles ne font pas partie des plus importantes.

Côté scénario, on retrouve la passion de Vincent Brugeas pour l'Histoire. La grande et la petite, avec ce roi des Ribauds qui agit dans l'ombre pour assurer la sécurité du roi de France. Si l'existence d'un tel personnage n'est en soi pas une surprise, il n'y a a priori que peu de littérature à son sujet. Du coup le scénariste a une grand elatitude pour mener son histoire, et il mêle un drame familial à l'action de ce spadassin en chef. Il y a bien sûr plusieurs niveaux de lecture dans cette histoire, et le scénariste les mène tous avec brio, nous dévoilant les bas-fonds d'un épisode crucial de l'Histoire de France.

Tétanisant. A suivre, forcément.

Nom série  Your lie in April  posté le 19/04/2015 (dernière MAJ le 19/06/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une nouvelle série enthousiasmante.

Elle prend pied dans le monde de la musique, et plus particulièrement celui de son apprentissage, puisque les deux protagonistes principaux sont de jeunes prodiges que le hasard -ou plutôt des amis communs- a réunis. Alors, comme indiqué, ils ont une approche différente de la musique, entre respect total, presque religieux, et goût de la transgression, de l'interdit.

C'est bien sûr ce contraste, mais aussi le traumatisme d'enfance de Kôsei qui vont servir de moteur au récit. Au bout de deux tomes, cela fonctionne plutôt pas mal, on est pris dans cette histoire pas bien spectaculaire, mais avec des personnages au caractère bien trempé. C'est assez prenant.

Le troisième tome est un tome de transition, il ne se passe pas grand-chose, on a droit à des saynètes à l'intérêt mitigé. La fin est plus intéressante avec le début des auditions du concours Maiho, et l'apparition de deux personnages secondaires qui vont venir chambouler le train-train des héros...

Par contre, la série fera au final au moins 10 tomes, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée d'étirer le récit. A voir.

Sur le plan graphique c'est très agréable, Arakawa a un trait gracieux et dynamique, même si j'ai un peu de mal avec les triangles qui figurent les nez des personnages.

A noter, parmi les bonus des tomes, des petites notes sur les morceaux "joués" dans le manga, ainsi que la possibilité, via des QR Code, d'écouter et regarder des videos musicales correspondantes... sympa.

C'est frais, c'est printanier, c'est touchant.

Nom série  Ad Astra  posté le 16/03/2014 (dernière MAJ le 18/06/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La nouvelle série historique de Ki-oon se déroule à l'époque de la République romaine, au 2ème siècle avant JC, à l'époque où Rome est menacée par l'avancée inexorable de Hannibal.

Tout ce qu'on peut en attendre est présent dans ce seinen : le souffle épique, les personnages à dimension légendaire, les scènes de combat spectaculaires. Il y a de quoi en prendre plein les yeux. Les tomes sont copieux, et la maquette impeccable.

Sur le plan graphique Mihachi Kagano mise beaucoup sur les personnages, et en particulier les visages et les regards, visiblement reflet de l'état d'esprit des personnages. Les scènes de combat, si elles ne sont pas légion dans le premier tome, sont plutôt pas mal foutues. Le point faible est par contre les animaux, représentés ici par les chevaux et les éléphants, qui manquent de maîtrise. Ce défaut s'améliore dès le second tome.

Le second tome nous raconte en détail une bataille mettant aux prises l'armée romaine et celle de Carthage, et permet de mesurer les forces et les faiblesses tactiques de l'une et de l'autre. C'est très bien raconté, on ne peut lâcher le bouquin avant de l'avoir terminé, même si on passe un peu abruptement du champ de bataille aux travées du sénat romain, lors de la prise de pouvoir d'un représentant du peuple.

Le troisième propose de nous montrer la confrontation tactique entre les deux armées, la terre brûlée d'un côté et les vaches enflammées de l'autre. La bataille de Callicula est ainsi assez marquante... On voit relativement peu Scipion dans ce tome, sinon vers la fin, pour analyser l'arrivée au pouvoir d'un deuxième dictateur. Son histoire personnelle est aussi rapidement évoquée.

Dans le quatrième, nous avons la fin de cet affrontement, ou plutôt la non-fin, avec une large place laissée à la stratégie de guerre. La fin se concentre sur Rome, avec la bataille pour les places de tribuns données aux plébéiens et au patriciens... Un tome un peu en-deça des précédents, sans doute à cause de cet intermède urbain...

Dans le cinquième on revient sur le champ de bataille, avec le fin stratège qu'est Hannibal, et Scipion qui commence un peu à s'affirmer. Ça bouge un peu plus, j'espère que ça va continuer à bouger par la suite.

Le sixième amène la fin de cette bataille de Cannes, quis 'achève sur une victoire des armées d'Hannibal, et un début de scission dans ses rangs, avec des personnages peu recommandables qui commencent à s'affirmer. Commence aussi une autre phase pour Scipion, qui va se retrouver confronté à un nouveau personnage plutôt impressionnant, marcellus.

Attention, malgré la recommandation du magazine Historia, il faut savoir que l'auteur a pris des libertés avec la réalité historique, ou du moins ce que l'on en connaît. Mais il l'avoue lui-même dans sa postface, qui comporte des mini-notices biographiques concernant ses protagonistes. Faute avouée...

C'est plutôt bien fait pour l'heure, je continue l'aventure.

Nom série  Erased  posté le 06/07/2014 (dernière MAJ le 15/06/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'avais bien aimé le boulot de Kei Sanbe dans L'Île de Hôzuki ainsi que dans Le Berceau des esprits. Le revoilà avec une nouvelle série fantastique, a priori moins horrifique, mais tout aussi intéressante.

Nous voilà donc sur les traces d'une jeune homme qui a des prémonitions qui lui permettent de revenir dans le passé pour empêcher des incidents, voire des accidents, de se produire...C'est devenu presque une habitude chez ce mangaka qui livre des pizzas pour arrondir ses fins de mois... Jusqu'au jour où le passé semble le rattraper et le marquer dans sa chair. C'est alors que... Le récit prend un virage qui fait immédiatement penser à une oeuvre-phare du manga en France, juste avant que le volume initial s'achève. L'énorme cliffhanger de la fin du tome 1 se poursuit dans le deuxième, puisque Satoru va devoir empêcher un évènement dramatique de son passé de se produire. mais le hasard (ou la destinée ?) est bien farceur, et même s'il peut changer le passé, celui-ci n'en est pas résolu pour autant.

Dans le tome 3 la situation de Satoru se complique, car l'étau se resserre autour de lui, et sa collègue Airi va se retrouver à jouer un rôle déterminant dans l'histoire. Il va y avoir également un nouveau personnage, qui semble aiguiller Satoru dans une certaine direction, mais me semble plutôt brouiller les cartes. Dans le tome 4 le garçon va enfin passer à l'action pour protéger son amie, avec un allié inattendu. Tout semble résolu, même si un tueur en puissance rôde toujours. On ne sait toujours pas qui est cet adulte qui a failli entrer dans la cachette de Kayu... Les choses semblent rentrer dans l'ordre, mais ce n'est pas pour autant la fin du manga. Le tome 5 opère une sorte de pause, de respiration. L'auteur brouille les cartes, avant de nous lancer sur une nouvelle piste à la toute fin de celui-ci. Que nous réserve Sanbe ?

Je l'ai dit, l'environnement est moins inquiétant que dans les séries précédentes de l'auteur, on est dans un cadre urbain tout ce qu'il y a de tranquille, ou plutôt de banal.

Graphiquement on est dans le style habituel de l'auteur, les visages des personnages sont assez caractéristiques dans leur registre semi-réaliste.
C'est vraiment prenant, je valide.

Nom série  Yékini, le roi des arènes  posté le 14/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Un peu comme Ro, cet album est une presque totale découverte pour moi. Je ne connais pas le Sénégal, et savais encore moins que la lutte était le sport national ou pas loin.

Tout le long de l'album, et même à la fin, je me suis demandé quel en était réellement l'intérêt ; certes, la découverte est forte, et on sent un véritable coup de coeur des auteurs pour ce sport et surtout ses pratiquants...

Mais.

Mais 360 pages c'est trop long. Certains passages, et pas seulement les combats, sont redondants. L'intensité dans le récit est très inégale, il aurait nettement gagné à être réduit de moitié.

Mais j'aurais plus apprécié le tout, je pense, si on avait pu en voir un peu plus de la société sénégalaise. Lorsqu'on sort de l'entourage des lutteurs-stars, on a seulement les promoteurs des combats, et un petit peu l'histoire du président en place, Abdoulaye Wade. Et c'est tout. C'est bien dommage.

Quant au dessin, il fait quand même amateur. Comme le souligne Ro, il est relativement plaisant, et très lisible, mais on ne sent pas une grande progression au long de ces 360 pages, et là encore, c'est dommage.

Bref, un bof qui joue sur le manque de mise en perspective du récit.

Nom série  Kersten, médecin d'Himmler  posté le 08/06/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les périodes troublées, comme les guerres mondiales, sont des réservoirs à histoires, elles regorgent de recoins d'ombre.

C'est ainsi que Patrice Perna a choisi de nous parler du médecin d'Himmler, de nationalité finlandaise est très au fait de la politique nazie, bien qu'il s'en défende. Le récit est pris du point de vue de Kersten, mais aussi des officiers nazis qui l'entourent ou de certains de ses contatcs dans la résistance, ce qui permet une appréhension globale du personnage et de son histoire. Bien vu, même si par moment les aller-retours dans le temps sont un peu déstabilisants.

Perna s'est attaché les services de Fabien Bedouel pour mettre en images son histoire, et il a bien fait. La rigueur de celui-ci, son talent presque unique pour créer des atmosphères martiales en font le candidat idéal pour ce genre de récit, bien que l'essentiel de l'intrigue se passe dans des bureaux ou des cafés.

De la belle ouvrage, et je suis curieux de lire la deuxième partie de ce diptyque.

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