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Nom série  Charles de Gaulle  posté le 27/08/2015 (dernière MAJ le 25/08/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Ah tiens, pour ceux qui, comme moi, ne connaissent du personnage que les images d'Epinal, les "Je vous ai compris", l'appel du 18 juin et le quarteron de généraux, voici une biographie en images qui peut s'avérer intéressante.

Au-delà de l'image que l'on veut donner de lui, de son "héritage" politique dont se réclament les deux bords principaux, je m'étais fait l'image d'un homme hautain, farouchement attaché à sa patrie, au point d'en devenir ridicule. Ce premier tome n'entame pas vraiment cette conviction : l'homme tient au prestige de sa condition d'officier (lequel lui confère un certain confort, voire un confort certain dans les geôles allemandes), qui met sa patrie avant tout le reste. J'ai du mal avec ce genre de personne, mais ceci n'est pas une tribune pour parler de ma vie.

A côté de cela, il y a son opiniâtreté à vouloir s'échapper, le sérieux de son apprentissage (De Gaulle améliorera son allemand en prison, en vue justement de son évasion), mais aussi son intelligence tactique sur les théâtres d'opération (il est apparemment l'un des premiers à croire à la supériorité du mécanique sur l'humain en temps de guerre) et son imagination pour s'échapper. Mais il y a quand même un truc qui m'étonne, c'est que les Allemands regroupent les spécialistes de l'évasion, lesquels forment l'"escaping club", comme ils se surnomment eux-mêmes... Personne ne réfléchit dans leur administration pénitentiaire ?

Le tome 2 saute presque 20 ans, et nous amène à une France au bord de la guerre avec l'Allemagne. De Gaulle, qui campe sur ses positions stratégiques, est entre-temps devenu colonel et jouit d'une certaine aura, surtout auprès du Président du Conseil, Paul Reynaud, lequel se retrouve de plus en plus en butte aux envies d'armistice d'une partie de son Conseil. L'essentiel de l'album se concentre sur un mois, entre mai et juin 1940, un mois pendant lequel le sort du pays va être scellé, malgré les efforts et les arguments massue qu'utilise le -désormais- Général de Gaulle...

Le récit est linéaire, facile à suivre (même si l'incident du drapeau m'a semblé nébuleux, même avec l'explication en bonus), en cela on sent que Jean-Yves Le Naour adopte une approche pédagogique alliée à un sens du romanesque certain. On entre dans l'histoire d'un grand homme par le biais de l'Histoire, et on en apprend des belles... Qui, parmi vous, sait que de Gaulle et Chuchill ont proposé au gouvernement français une union des deux empires, français et britanniques, quelques heures avant l'armistice de 1940 ?

Le travail graphique de Claude Plumail est de qualité, assez sobre, bien secondé aux couleurs par Albertine Ralenti.

Du boulot sérieux.

Nom série  Re/Member  posté le 09/03/2016 (dernière MAJ le 23/08/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Pour le coup je serai moins enthousiaste que Pasukare, justement parce que ce côté "rembobinage" de l'intrigue, ou du moins une de ses parties, a déjà été largement utilisée au cinéma, comme dans Un Jour sans fin, déjà cité ou dans Edge of Tomorrow... Et que cet élément scénaristique implique forcément une résolution du problème à plus ou moins long terme.

Mais ici le seul écueil à cette résolution est donc l'apparition de la Rouge-Sang de façon aléatoire... Une fois prévenus des règles -et les protagonistes les connaissent presque toutes d'entrée de jeu, c'est pratique-, les élèves pris dans ce jeu de mort devraient pouvoir les détourner, mais c'est dingue, ils se font vite avoir à chaque fois, et mettent un temps fou à fouiller un lycée qui n'a pas l'air si grand que ça...

Dans le tome 2 les élèves avancent dans leur quête des parties du corps de Haruka, et le tome se termine sur un cliffhanger intéressant... Ils ne sont peut-être plus seuls dans l'aventure... Le tome 3 permet d'en savoir un peu plus sur la Rouge-Sang et son passé, tandis que celle-ci commence à se manifester en-dehors du lycée... Un déploiement de l'intrigue loin d'être inintéressant, tandis que le tome 4 fait un peu avancer la sous-intrigue concernant Miko...

Si l'on met de côté ces grosses ficelles, le récit horrifique est tout de même assez prenant, grâce à l'ambiance plutôt réussie mise en place par les auteurs. J'avoue avoir été surpris par certaines caractéristiques dans le trait de Murase, on sort des canons du seinen.

Curieux de lire la suite, tout de même.

Nom série  ReLIFE  posté le 17/05/2016 (dernière MAJ le 23/08/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens une nouvelle série où un personnage "régresse". Celle-ci est donc l'adaptation en manga classique d'une web-série très populaire au Japon. J'étais un peu dubitatif au début, pensant me retrouver dans une sorte de choc des cultures adulte/adolescent.

Dans ce premier tome Yayoiso évite la plupart des écueils que l'on aurait pu attendre. La confrontation est moins violente, et le côté comique est assez réduit, ce qui produit une histoire assez complexe, d'autant plus avec le mystère entourant Ryu, l'accompagnateur de Kaizaki. Le deuxième tome se concentre un peu plus sur Kaizaki et ses camarades de classe, qu'il aide à développer leur vie sociale. Il s'implique de plus en plus, je me demande où l'auteur souhaite aller...

Côté dessin, je trouvais le style un peu éthéré, peu expressif. Mais cette impression s'estompe par la suite, ou alors je me suis habitué.

Cette nouvelle série m'intrigue suffisamment pour avoir envie de lire la suite.

Nom série  Père & Fils  posté le 28/03/2016 (dernière MAJ le 22/08/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympathique nouvelle série chez Ki-oon.

Premier manga de Mi Tagawa, Père & Fils met bien sûr cette relation au coeur de son histoire. Elle remet au goût du jour un métier un peu oublié, celui de l'herboriste itinérant. Au travers de ses pérégrinations, de ses relations avec ses clients et de ses rencontres, elle montre ainsi l'importance que revêt ce genre de personnage dans le tissu social nippon. Bien sûr la paternité, mais aussi la douleur intime suite au décès de la mort de la mère du petit Shiro servent de moteur au récit, et permettent de nombreux moments émouvants, parfois presque déchirants.

Plusieurs belles scènes, où chacun apporte à l'autre, nous sont donc données, et j'avoue avoir été ému, vraiment, par certaines. Mais ce qui me plaît également, c'est cette nouvelle facette du Japon médiéval et/ou rural, qui nous est dévoilée. Le tome 2 continue sur le même ton, même si les collègues herboristes du père sont un peu plus mis en avant, ce que confirme la fin du tome. Un peu de l'enfance de celui-ci est également présentée, mais on sent que l'autrice se concentre sur le garçonnet. Le tome opère une sorte de pause, lorsque le père et le fils reviennent dans leur village pour les fêtes de fin d'année. l'occasion de voir plus longuement leur famille et leurs amis, et d'en apprendre plus sur la jeunesse de chacun, ainsi que sur la mort tragique de Shiori. Cette pause est donc toute relative, car Mi Tagawa continue à tisser des portraits pétris d'humanité.

Sur le plan graphique, c'est un trait assez "soft" qui nous est montré, j'aime bien, même si on sent que Mi Tagawa débute et cherche encore un peu son style. Le trait de l'auteur est très fin, lumineux, et s'accorde bien avec l'atmosphère sensible qui se dégage de l'histoire.

Sympathique et touchant, je lirai la suite sans déplaisir.

Nom série  Your lie in April  posté le 19/04/2015 (dernière MAJ le 22/08/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voilà une nouvelle série enthousiasmante.

Elle prend pied dans le monde de la musique, et plus particulièrement celui de son apprentissage, puisque les deux protagonistes principaux sont de jeunes prodiges que le hasard -ou plutôt des amis communs- a réunis. Alors, comme indiqué, ils ont une approche différente de la musique, entre respect total, presque religieux, et goût de la transgression, de l'interdit.

C'est bien sûr ce contraste, mais aussi le traumatisme d'enfance de Kôsei qui vont servir de moteur au récit. Au bout de deux tomes, cela fonctionne plutôt pas mal, on est pris dans cette histoire pas bien spectaculaire, mais avec des personnages au caractère bien trempé. C'est assez prenant.

Le troisième tome est un tome de transition, il ne se passe pas grand-chose, on a droit à des saynètes à l'intérêt mitigé. La fin est plus intéressante avec le début des auditions du concours Maiho, et l'apparition de deux personnages secondaires qui vont venir chambouler le train-train des héros...

Dans les tomes 4 et 5 l'action avance lentement, le long de ce même concours, et on a des redites sur l'enfance de Kôsei. L'émotion relative à la musique est quant à elle toujours présente et bien représentée. Une pause dans le récit.

La fin du tome 6 semble marquer une rupture, un changement de rythme, avec la prise de conscience de Kôsei d'un certain nombre de choses. Plus rien ne sera peut-être comme avant...

Avec le tome 8 nous avons une sorte de respiration dans le récit, avec l'arrivée d'un personnage secondaire, la jeune élève, qui va servir d'exutoire à Kosei. Et le tome s'achève sur un mini-cliffhanger concernant Kaori, qu'a-t-elle voulu dire en parlant du fait que Kosei croit avoir tout son temps ?

Dans le tome 9 nous assistons à une très belle séquence avec Kosei et Nagi, jouant de concert un morceau de Tchaikovski. Les émotions sont très bien retranscrites, et cet évènement va provoquer un certain basculement dans le récit. Lequel se prolonge dans le tome 10, au cours duquel il ne se passe pas grand-chose, même si la fin nous laisse avec un gros questionnement en suspens. On approche de la fin...

Sur le plan graphique c'est très agréable, Arakawa a un trait gracieux et dynamique, même si j'ai un peu de mal avec les triangles qui figurent les nez des personnages. Un tic graphique qui s'estompe un peu au fil des tomes.

A noter, parmi les bonus des tomes, des petites notes sur les morceaux "joués" dans le manga, ainsi que la possibilité, via des QR Code, d'écouter et regarder des videos musicales correspondantes... sympa.

C'est frais, c'est printanier, c'est touchant.

Nom série  Babel (Soleil)  posté le 21/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai lu cette série à l'occasion de sa ressortie en intégrale par financement participatif. L'occasion donc de découvrir un diptyque plutôt sympathique, qui brasse de nombreux thèmes propres à la SF classique,e t dont la trame est directement inspirée d'oeuvres connues du genre, déjà listées par mes camarades.

Ce qui fait tout de même plaisir, c'est l'énergie mise par les trois auteurs pour composer un récit qui se tienne à peu près, qui ne soit pas exempt d'humour et qui digère bien ses influences. Le dessin est un vrai régal, même si j'ai trouvé certains visages manquant de maîtrise ou de recherche.

cette édition en intégrale comportait également un making-of, des recherches, des fan-arts et une histoire inédite, prolongeant le plaisir de lecture.

Nom série  Black Clover  posté le 19/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est une histoire d'apprentissage dans un environnement fantasy comme il en existe plein, avec un petit gars qui part avec moins d'atouts que d'autres, mais qui va réussir à faire son trou...

Malgré cet empilement de clichés, j'ai bien aimé ma lecture. Difficile de dire pourquoi, mais les personnages très marqués, l'humour souvent présent et les situations plus ou moins originales ont dû aider... Bien sûr, la fin du premier tome laisse nos héros dans une situation délicate, la suite promet d'être intéressante.

Le trait de Yuki Tabata ne sort pas du lot, mais il a l'avantage d'être relativement mature, avec des personnages plutôt matures et bien différenciés. Je lirai la suite avec plaisir.

Nom série  Mishima Boys - Coup d'état  posté le 18/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Que cette lecture est difficile...

Le but est de rendre hommage à l'écrivain Yukio Mishima, qui au travers de plusieurs de ses romans, a essayé de comprendre les motiviations de plusieurs jeunes gens qui ont fait preuve de grande violence dans le Japon des années 70 à 80, au sein d'une société qui en est singulièrement dépourvue.

Le résultat est très étrange, puisque le scénariste a choisi de mêler les histoires d'au moins deux de ces jeunes gens, traitant la troisième à part, comme s'il était dans la tête desdits jeunes gens, en compagnie d'une sorte de double de papier de Mishima, jouant à la fois le rôle d'observateur et de (bonne ?) conscience de ceux-ci... Mais même avec quelques explications en pré et postface, ce choix narratif reste nébuleux, et la lecture est terriblement heurtée, tant on se demande de qui on parle, de ce qu'a fait ou va faire le personnage (oui, parce que ce n'est pas DU TOUT linéaire), et si ce qu'on lit tient de la réalité attestée, du fantasme ou de la déduction. Un vrai fantasme d'écrivain, transposé au 9ème Art, pour un résultat proche du gloubiboulga.

Le dessin est correct, carrément sobre.

Nom série  Le Printemps d'Oan  posté le 18/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Cet album est la quatrième collaboration entre Eric Wantiez et Marie Deschamps, toujours chez ce petit éditeur angoumoisin associatif qu'est Comme une orange.

D'une tonalité plus sombre que Pierre et Lou, cet album raconte une autre rencontre, improbable, entre un Poilu qui s'est paumé quelque part dans la Somme et une petite fille, seule rescapée du bombardement de sa maison...

Encore une fois la plume d'Eric Wantiez fait merveille, la rencontre entre la candeur et le désespoir, une errance qui va soudainement reprendre sens, se trouver un but. Mais on n'est pas dans la poésie de bout en bout, la réalité de la guerre reprend vite ses droits, et le rêve peut devenir cauchemar.

J'avoue, le twist de fin m'a surpris, je ne m'y attendais pas, je lisais tout ça au premier degré, et l'album m'a même presque retourné.

Marie deschamps est à nouveau à la baguette graphique et magique, illustrant avec son style dépouillé cette belle histoire, qui tient plus du conte que du récit historique.

A lire !

Nom série  Pierre et Lou  posté le 18/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
C'est en discutant avec ses auteurs à Angoulême que j'ai décidé d'acheter cet album, qui raconte avec douceur et délicatesse la rencontre de deux adolescents, qui vont doucement découvrir les premiers émois.

J'ai ainsi découvert la plume élégante d'Eric Wantiez, qui nous amène tout doucement vers l'inséparation de ces deux ados, en se servant, en plus de la description toute en finesse des émotions d'iceux, les commentaires drolatiques de leurs animaux de compagnie, qui se trouvent être un chat et un oiseau. C'est frais, simple et beau.

Côté graphisme je découvre aussi Marie Deschamps, au style épuré mais tellement expressif en germe. La mise en scène est elle aussi spartiate, peut-être un peu trop par moments, mais on sent une réelle harmonie entre ces deux auteurs.

Nom série  Saint-Barthélémy  posté le 18/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je suis toujours avec attention les scénarios de Pierre Boisserie, son niveau d'exigence au niveau de ses éditeurs mais aussi de celui des sujets me force au plus grand respect à son endroit.

Pour son deuxième projet aux Arènes, il a choisi de nous faire revivre l'un des épisodes les plus sombres de l'Histoire de France, à savoir le massacre de la Saint-Barthélémy... Le scénariste prend tout son temps, expliquant les enjeux des différents personnages, même s'ils sont parfois obscurs et sujets à discussion (la réaction du Roi de France par rapport à ce qu'il a ordonné, par exemple, n'est pas sûre).

Alors bien sûr, se cantonner au seul côté historique, avec les seuls "grands" protagonistes, aurait pu être barbant, il a donc rajouté des seconds couteaux, qui sont les héros de l'histoire dans l'Histoire. L'horreur a déjà commencé, mais la fin du premier tome (pour un diptyque ?) laisse présager la véritable hécatombe. C'est maîtrisé de bout en bout.

Côté dessin on ne présente plus Eric Stalner, auteur de nombreuses séries à costumes, mais aussi de séries contemporaines ou anticipatives, où la finesse de son trait s'est affirmée au fil des années. Il atteint ici, probablement, son apogée graphique, avec des visages et des décors d'une élégance jusqu'ici inédite.

Hâte de lire la suite...

Nom série  La jeunesse de Blueberry  posté le 30/07/2002 (dernière MAJ le 15/08/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Jeunesse de Blueberry, la jeunesse de Spirou, la Jeunesse de Lanfeust, la Jeunesse d'Alix... Il semblerait que les premières années des héros inspirent les auteurs qui souhaitent redonner un second souffle à leur série-phare. En ce qui concerne ce bon vieux lieutenant Myrtille, les premiers albums permettent d'éclairer quelques zones d'ombre sur son parcours, et de voir à l'oeuvre des dessinateurs talentueux (Colin Wilson, Blanc-Dumont).

Malheureusement, il semblerait que l'exploitation commerciale prend le pas sur l'amour de l'art, et les derniers albums ne sont rien d'autre. Au bout d'une vingtaine d'album, le constat n'est pas beaucoup plus positif : la série permet à Corteggiani d'explorer à peu près tout les épisodes de la Guerre de Sécession, avec une Blueberry qui parfois ne sert pas à grand-chose.

Certains albums se perdent même dans des récits aux rebondissements trop téléphonés, et on rallonge la sauce, avec un tome 20 qui rend en partie hommage au premier de la série, mais dont l'intérêt est très limité...

Nom série  Seuls  posté le 13/02/2006 (dernière MAJ le 15/08/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Han han. Moi j'aime bien ce genre d'histoires, où des gens qui ont une vie banale se retrouvent dans une situation exceptionnelle. Il est alors très intéressant d'observer leur comportement. Vous vous retrouvez dans une position d'observateur tout à fait intéressante. Ce regard d'entomologiste, Fabien Vehlmann l'applique donc à 5 enfants, qui se retrouvent du jour au lendemain (c'est le cas de le dire) livrés à eux-mêmes.

Seuls... dans un monde hostile et pourtant pas inconnu. Le dessin de Gazzotti, typique de l'école Dupuis depuis les années 1990, est tout à fait adapté à ce regard de l'enfance et de l'adolescence qui se retrouve confronté à un monde d'adultes... sans adultes.

Vehlmann parvient, malgré les écueils, à mener sa barque de belle façon, nous présentant des personnages riches et variés, un récit avec beaucoup de surprises et un univers vraiment passionnant. La fin du cinquième tome avait ouvert de nouvelles pistes, et attisé grandement l'intérêt du lecteur. Le second cycle continue sur le même tempo, on n'arrive pas à décrocher, et ce monde est toujours aussi intrigant après la lecture de 9 tomes...

Pour moi "Seuls" est un classique.

Nom série  Siberia 56  posté le 14/03/2014 (dernière MAJ le 14/08/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
C'est d'abord la couverture qui m'a tapé dans l'oeil. Ensuite le nom des deux auteurs ; Christophe Bec, parce qu'il brasse des sujets qui me parlent, et qui me font dire qu'on a peut-être les mêmes références. Ensuite Alexis Sentenac, dont j'ai vu les premiers pas de dessinateur (ou presque) et que j'apprécie beaucoup.

Ici la trame est très classique : un vaisseau s'écrase sur une planète encore en partie inconnue et les survivants doivent rallier une base très éloignée dans une nature fortement hostile. On est dans le survival couplé au planet fantasy, et ça me parle bien. Pas vraiment de surprise dans ce premier tome, mais des péripéties qui s'enchaînent pas trop mal, malgré certains passages un peu difficiles à accepter (la spationaute qui n'est pas consciente du danger d'une pluie de cailloux sur son casque ?). La fin du premier tome est tout de même plus radicale que ce à quoi je m'attendais, un bon point donc. Dans le deuxième on voit le Morbius, cette créature indicible, qui rôde comme une menace autour des colons de Siberia 56, mais sans le voir... Les thèmes lovecrafitens si chers à Bec sont bien présents. Le tome 3 achève le récit, un poil décevant, mais cela a le mérite de bien boucler la boucle, de rester dans le ton depuis le début...

Côté dessin là encore on est un peu surpris par certaines ambiances, Alexis Sentenac s'y montre aussi aventureux qu'exigeant. Il y a de très chouettes cases. Un peu plus de travail sur les expressions des personnages ne serait pas du luxe cependant

Un bon triptyque.

Nom série  Mission Osirak  posté le 23/07/2015 (dernière MAJ le 14/08/2016) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après nous avoir raconté par le menu l'histoire d'Al-Qaeda et du 11 septembre dans 9/11, Jean-Claude Bartoll s'attaque à un autre évènement majeur de l'histoire du Moyen-Orient, à savoir l'attaque de la centrale nucléaire irakienne destinée à rayer Israêl de la carte, dans les années 1970.

Le récit joue sur plusieurs fils narratifs : Saddam Hussein qui marchande dur avec la France pour obtenir le matériel pouvant amener à la construction de cette centrale, les filatures du Mossad sur l'ingénieur égyptien qui va diriger le programme irakien, ou encore l'apprentissage du pilotage par un pilote israëlien du F-16 américain (liste non exhaustive)... Dans le second tome l'intrigue se resserre sur le chef d'escadrille israëlien qui va commander la mission, ainsi qu"'un ingénieur français envoyé sur place pour collaborer avec le gouvernement irakien.Une intrigue complexe donc, mais on comprend vite leur interaction. Le récit est nerveux, sans temps morts, car les Irakiens (et les Israëliens) sont pressés et nous aussi.

Jean-Claude Bartoll use à nouveau de tout son savoir-faire d'ancien reporter en investigation pour nous livrer un récit dense et fortement documenté, une nouvelle incursion passionnante dans l'antichambre de l'Histoire récente. Ses personnages sont un peu plus charismatiques dans le second tome, mais le scénariste s'attache avant tout aux faits.

Aux pinceaux c'est l'espagnol Ramon Rosanas qui officie, proposant son trait maîtrisé à cette histoire âpre. Son style allie la nervosité propre aux comics (rappelons qu'il a travaillé sur la série Deadpool) à la précision d'une ligne claire que ne renierait pas André Juillard. Ses avions me semblent parfaits. Luc Brahy lui succède sur le second tome (mais pourquoi ?), avec un résultat comparable, même si je suis plus réservé sur les personnages.

Aussi intéressant qu'agréable visuellement, voici un diptyque intéressant.

Nom série  Ma révérence  posté le 14/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quel bel album, une nouvelle fois avec Wilfried Lupano.

Il s'agit cette fois-ci d'un polar, avec un vernis social bien épais, mais dont le traitement est encore une fois d'une finesse remarquable. Le scénariste prend le temps de nous présenter ses protagonistes, avec leurs rêves, leurs fissures, leurs fiertés aussi, quand ils en ont. Il n'appuie pas avec un marqueur rouge sur tel ou tel, même si Gaby semble concentrer pas mal de clichés.

On se dirige tout doucement vers le plan imaginé par lui et son complice, mais bien sûr les choses vont prendre une toute autre tournure. J'avoue, je n'ai rien vu venir. Et j'ai même dû relire la séquence pour me dire "c'est là que Lupano m'a eu !".

Graphiquement ils 'agit, à ma connaissance, du premier album de Rodguen, qui s'en sort plutôt pas mal, malgré des petits soucis sur les morphologies par moments. Mais sa mise en scène est suffisamment claire pour que ce ne soit rien de plus qu'un léger défaut.

Un bien bel album, encore une fois.

Nom série  Le Cycle de Nibiru  posté le 14/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai mis du temps à lire cette BD... D'une part parce que le tome 2 n'est pas arrivé tout de suite dans ma besace, mais aussi parce que sa lecture fut laborieuse.

A la fin du diptyque, on finit par comprendre où le scénariste a voulu en venir, même si ce n'est pas un modèle de précision. Que cette lecture fut compliquée, entre les explications rien moins que nébuleuses sur la période "future", et la confusion qu'amène plus qu'autre chose la période "présente". Sans déconner, si celle-ci avait été réduite à la portion congrue, le récit aurait gagné en clarté.

Pour le reste, il s'agit d'une histoire pas inintéressante de survie cosmique, de faux dieux, d'hégémonies étranges... Mais bordel que ç'aurait été mieux géré en développant la société future plutôt que de se perdre dans certaines intrigues de palais...

Côté dessin, j'ai été comme Sloane et KanKr enchanté par ma rencontre avec le dessinateur à Angoulême, et même si on sent de la maladresse dans ses premières planches, première expérience oblige, Mathieu Moreau monte en puissance au fil des planches, et on le sent potentiellement à l'aise avec beaucoup d'ambiances, historiques, designs futuristes. A la rigueur c'est la période contemporaine, qui pour le coup est peu présente, où il m'a le moins convaincu.

Un diptyque sympathique, un peu gâché par une construction ratée.

Nom série  Beyond Evil  posté le 12/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Petit coup de coeur avec cette série courte publiée chez Kazé.

Nous sommes avec un lycéen qui est déjà un dur, et qui va se retrouver lié à un homme, ou plutôt une créature ressemblant à un homme, qui va lui ouvrir les portes de la perception, et utiliser son potentiel de façon explosive. Mais rien ne va se faire facilement, et le scénariste place sur la route des deux partenaires différents adversaires. On est dans une ambiance étrange, où rien n'est vraiment clair, ni sur la nature de ces créatures, ni sur ce qu'attend Viktor du lycéen... C'est intriguant, et la fin prochaine du manga risque de laisser une certaine frustration quant aux explications au compte-gouttes, d'autant plus que le tome 3 introduit une nouvelle dimension au personnage principal...

Le dessin d'Ogino est quant à lui assez dynamique, on le sent motivé par cette histoire pas comme les autres...

Plutôt prenant, donc.

Nom série  Nisekoi, Kosaki Magical Pâtissière  posté le 11/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
C'est par curiosité, et parce que Nisekoi jouit d'une bonne réputation, que j'ai voulu essayer ce spin-off.

Très vite je me suis senti un peu exclu. Les gags à répétition à base de plats dégueulasses, de lycéennes qui se retrouvent à poil quand elles se transforment en magical girls, et de personnages malfaisants qui ressemblent quand même beaucoup à des personnes de l'entourage de Kosaki... Je sens bien la série avec des situations répétitives. Seule originalité, si j'ose dire, le fan service est bien présent, et on a droit à des tétons dénudés et des petites culottes assez souvent dès ce premier tome. Le ton est donné...

Le dessin des personnages humains est plutôt fin, mais j'ai plus de mal avec les animaux et les créatures "autres"...

Sans moi pour la suite.

Nom série  Takane & Hana  posté le 10/08/2016 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ce manga traite d'un phénomène sociétal et culturel au Japon, à savoir les rencontres arrangées, en vue d'un mariage. Cela existe aussi en Occident, mais probablement moins au pays du Soleil Levant.

Seul hic dans le cas qui nous occupe, c'est une gamine de 16 ans qui remplace au pied levé cette rencontre avec un jeune homme de 26 ans... Cela aurait pu tourner au comique, les deux auraient pu construire une amitié ou une aversion mutuelle... Mais non, les sentiments s'installent petit à petit, et les deux jeunes gens se tournent autour. A la fin de ce tome, ils n'ont fait que s'embrasser (deux ou trois fois), mais j'ai ressenti un certain malaise dans la lecture. Certes, le mariage est autorisé à partir de 16 ans au Japon. La majorité sexuelle est à 15 ans en France, 13 au Japon, les relations sexuelles sont donc non punissables s'il y a consentement mutuel. Mais il n'empêche que cela m'a gêné. :/

Pour en revenir à l'histoire, l'auteure s'autorise des moments d'humour, alors que ses personnages sont très sérieux. Mais le sujet ne m'a pas vraiment plu, je pense ne pas poursuivre ma lecture, même si le trait est assez fin.

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