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Nom série  Les Mondes de Thorgal - Louve  posté le 31/12/2011 (dernière MAJ le 05/04/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne saurais dire si je suis un fan hardcore de l'univers Thorgal, mais je l'apprécie grandement. A ce titre je suis curieux de tout nouvel avatar qui y a trait.

Et je n'ai pas boudé mon plaisir lors de cette lecture. Sur le plan graphique, Surzhenko se montre très respectueux du Rosinski de la grande époque. Les couleurs de Graza aident aussi beaucoup à la cohérence de l'ensemble, bien qu'elles soient vieillottes sur les loups, où le dessin me semble écrasé. Du joli boulot tout de même. Un détail qui m'a un peu gêné est l'aspect du château d'Azzalepstön, qui m'a semblé tardif par rapport à l'époque. Mais Thorgal étant une série où les paradoxes temporels sont présents c'est peut-être voulu.

Sur le plan du scénario, je comprends les critiques de mes camarades et les rejoins en partie. Oui, c'est un peu niais, mais je rappelle que Louve est une gamine, et qu'à cet âge-là ce genre de comportement est crédible. La séquence de dialogue avec les loups est bavarde et un peu trop élaborée, un mauvais point pour le scénariste. Les péripéties s'enchaînent et on perd un peu de vue la trame principale, avant que la séquence finale rattrape un peu le coup.

Le deuxième tome me semble être un tome de transition, car il ne s'y passe pas grand-chose. De plus les sauts incessants entre les différentes trames ET dans le temps n'aident pas à une bonne compréhension, on s'y perd un peu avant que -bien sûr- les deux trames principales se rejoignent. La fin du premier triptyque est quant à elle assez intéressante, puisqu'elle montre deux évènements importants dans la famille de Thorgal...

Le tome 4 démarre de façon assez molle, avant de s'affoler un peu dans la seconde partie, avec l'apparition de deux nouveaux personnages auprès de Louve, et la résurgence d'une vieille ennemie...

A suivre...

Nom série  Chroniques de la vigne  posté le 04/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Bon, ça se confirme, le vin est le nouvel eldorado pour les éditeurs en perte d'originalité. Et puisqu'on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même, dans la foulée du succès (mérité) de Châteaux Bordeaux, Glénat propose un one-shot, réalisé par Fred Bernard, dans une optique différente, à rapprocher plutôt du bouquin de Davodeau, Les Ignorants.

Fred Bernard est né dans une famille de vignerons, et même s'il a embrassé une carrière d'auteur BD, le vin tient une place à part dans son coeur, une place étroitement associée à son grand-père, qui à 80 ans passé a toujours la patate pour parler de l'or rouge (ou blanc). L'album est donc, pour l'essentiel, la retranscription de discussions entre les deux hommes, avec sans doute de l'enrobage pour rendre ça plus dynamique et plus drôle parfois. Si au début, je l'avoue, ce fut plutôt sympathique, ma patience a atteint ses limites à la moitié du bouquin. Car c'est très verbeux, il y a parfois beaucoup plus de textes que de dessins, et on se perd un peu.

Et puis il faut bien le dire, je trouve le dessin de Bernard trop léger. Alors certes, parler d'un nectar capiteux est toujours difficile en BD, mais contrebalancer ça par un dessin qui ressemble à celui de Sfar, dans véritable maturité, ça m'a déçu. Enfin disons que lorsque j'en avais marre de lire les souvenirs de cave du papi, je n'avais pas de beaux dessins pour m'occuper l'esprit et les yeux...

Et puis au final, moi qui ne connais rien au sujet, je n'ai pas eu l'impression d'apprendre grand-chose sur la culture de la vigne...

Nom série  Le Petit Garçon qui criait au loup  posté le 04/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Cette histoire est l'un des contes que je préfère. Peut-être pour la morale qu'il contient.

Pourtant il a été peu adapté en BD ; personnellement je ne connais que le fort sympathique Le Cochon qui crie au loup. Cette version est plus "réaliste", dans la mesure où elle reprend le personnage principal, un jeune berger qui pour tromper son ennui, n'a de cesse d'alerter le village voisin sur l'intrusion d'un loup, provoquant ainsi, à force, un dédain chez ses concitoyens.

C'est Domas, le responsable de la collection, qui met en dessin les textes d'Hélène Beney, apportant toujours son trait rond et très fin à ce conte classique. Lequel est extrêmement simple, ce qui permet une lecture, même sans l'aide d'adultes, fort aisée pour les plus jeunes. Le côté comique des situations répétitives est bien là, mais j'ai trouvé le dessinateur un peu moins à l'aise que sur Jack et le Haricot Magique, par exemple.

Fort sympathique cependant.

Nom série  La Belle et la Bête (Pouss' de Bamboo)  posté le 04/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici donc une nouvelle adaptation de ce conte classique, cette fois-ci à destination des plus jeunes. Comme d'habitude Helène Beney s'est chargée de transférer le conte en texte, et c'est Dawid, plutôt connu pour son boulot de coloriste, qui s'est attelé à la tâche graphique.

Il a un style moins enfantin qu'on aurait pu le penser, et qui s'éloigne un peu des canons habituels de cette collection, d'ordinaire plus ronds. mais qu'à cela ne tienne, c'est très agréable à l'oeil, grâce aussi à une colorisation plutôt vive et une mise en scène assez inventive.

Je trouve que le récit, par contre, n'est pas trop clair. Les dialogues sont représentés par des petits dessins dans les bulles, mais ne sont pas forcément explicatifs. une bonne connaissance du conte classique est une aide pour pallier ce petit défaut. Pour le reste, c'est plutôt agréble, et comme à l'accoutumée le texte intégral est présent en fin de tome.

Nom série  Snapshot  posté le 03/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Le pitch de ce comic semblait alléchant, c'est pourquoi je l'ai lu...

Et finalement le cheminement est assez classique ; le pauvre loser qui entrave que dalle à ce qui lui arrive va se retrouver allié à la fille du gars qui se fait manipuler, avec des tueurs sanguinaires aux trousses... Bon, il y a quand même quelques passages un peu crades et un peu dérangeants, mais seulement un peu.

Jock, vieux complice d'Andy Diggle (tous les deux britanniques), propose une noir et blanc qui oscille entre puissance et mollesse au fil des pages. Et puis le jour où ses personnages auront la même tête d'une case sur l'autre, je pense que les poules auront des dents. C'est étrange, car il ne semble pas y avoir de logique dans cette dichotomie qualitative. C'en est même déroutant.

Pas désagréable, mais loin d'être inoubliable.

Nom série  Abraham Stone  posté le 02/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Abraham Stone, ou la série-charnière dans la carrière de Joe Kubert...

D'abord connu surtout pour ses oeuvres fortement testostéronées (mais non moins de qualité) ou il met en scène des soldats ou des super-héros, il prend, au début des années 1990 (après presque 50 ans de carrière, et alors qu'il lui en reste encore une vingtaine), un virage décisif, abordant des thèmes plus adultes, plus complexes.

Il y eut Fax de Sarajevo, Yossel, mais aussi, avant ces titres incontournables, cet Abraham Stone, qui lui permet de plonger dans les Etats-Unis des années 1910, dans le sillage d'un jeune homme marqué par la cruauté du destin, et décidé à faire quelque chose de sa vie au sein d'une société en pleine mutation : les avions, les automobiles, le cinéma... Il va connaître le labeur de petite frappe, de recouvreur de créances, avant d'essayer de voler de ses propres ailes après avoir assouvi sa vengeance. Cela promettait beaucoup, d'autant plus que Kubert abordait, en filigrane, de nombreux thèmes de société : les mafias, la pédophilie, la prostitution. Heureusement ce premier tome peut se lire comme un one shot.

Auteur complet, Joe Kubert a eu jusqu'à la fin de sa vie un trait élégant et typé. A la lecture de ses albums, on se rend compte qu'il a influencé ou été influencé par des gens comme Will Eisner, Jean Giraud (mais oui, j'ose !) ou encore Carlos Gimenez (Dani Futuro). On retrouve tout ça dans son style, et sa carrière est tellement longue aux côtés de ces grands noms qu'il est bien difficile de démêler l'écheveau des influences. Mais dans cet album il fait preuve d'une grande souplesse dans le trait, avec des personnages très expressifs, le tout mis en scène de façon tour à tour classique, tour à tour audacieuse, avec des cases prenant toute la hauteur de la planche ou avec un sens de lecture parfois très inhabituel. Bref, un découpage au service du récit.

Hélas, Glénat n'a pas jugé bon, pour des raisons que je ne connais pas, de poursuivre la traduction et la publication de la suite (il y avait apparemment deux autres aventures de 48 pages, la série ayant été réalisée à l'époque pour un éditeur européen, Strip Art Features). Espérons qu'un jour on pourra lire la suite en français...

Nom série  Black Lord  posté le 02/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, la piraterie moderne au large de la Somalie...

Un thème encore peu traité en BD jusqu'à présent. Et ce sont les frères Dorison, l'un très connu et l'autre un peu moins mais qui commence à prendre de la bouteille (voir les BD signées Izu) qui prennent d'assaut le sujet, en plaçant leur histoire dans une contemporanéité très efficace, même si aucun ancrage temporel n'est donné.

On a un peu de mal à s'y retrouver dans les différents pirates au début, leurs relations sont un peu troubles. Mais comme dans tout système mafieux, les codes sont faits pour être sabordés, et la fin du premier tome est déjà dans une situation de crise... Il va y avoir du tangage au prochain tome, je le sens...

c'est l'ultra rapide Jean-Michel Ponzio (oui, il a sorti un album chez Ankama il y a moins de trois mois) qui est chargé d'illustrer cette histoire très nerveuse, et comme dans Expérience mort, on peut constater que son style a bien évolué, s'éloignant un peu du photo-réalisme pour aller vers quelque chose de moins artificiel, et plus lisible.

Curieux de lire la suite.

Nom série  Zoo  posté le 02/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Quelle splendeur !

S'il n'y avait pas de scénario, pas de dialogues, je pense que j'achèterais tout de même cette série, car Frank Pé y met tout ce qui lui fait plaisir : le dessin animalier, la sensualité, la sculpture... Les ambiances sont incroyablement belles... C'est tout bonnement magnifique, je n'ai pas pu m'empêcher de baver devant presque toutes les cases...

Mais pour soutenir ce dessin, il y a un scénario, tout de même, et là encore je pense que Bonifay est à son sommet ; il livre un mélange incroyable de naturalisme, d'Histoire (par le petit bout de la lorgnette, si j'ose dire), mais aussi un récit à hauteur d'hommes, avec ses personnages comportant des fêlures, dont les moments forts son soulignés, souvent, par es scènes muettes d'une efficacité redoutable...

Les mots me manquent...

Nom série  La Faute au Midi  posté le 01/04/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La Grande Histoire de France recèle de drôles de petites histoires... Enfin ici il n'y a rien de drôle, puisque c'est l'histoire de quelques soldats dont l'origine géographique est la seule raison pour être montrés du doigt, incarcérés, puis finalement, pour deux d'entre eux, condamnés à l'exécution...

Il s'agit d'une histoire implacable, insoutenable même, tant l'injustice y est présente. Car les soldats ainsi cloués au pilori n'ont vraiment rien fait de mal, ils n'ont même pas fait acte de lâcheté... Seule leur origine et des "preuves" hâtivement récoltées en font des coupables idéaux, des exemples pour galvaniser les troupes... ou au contraire leur vriller encore plus la peur dans le ventre...

Le récit est impeccablement mené, du départ d'Auguste Odde de Marseille aux séquelles de l'incurie militaire sur sa famille...

A. Dan apporte son trait réaliste à cette histoire dramatique. s'il assure au niveau de la mise en scène et des ambiances, je trouve qu'il est un peu léger au niveau des visages...

Pour le reste, c'est vraiment très intéressant.

Nom série  Le Sixième Soleil  posté le 12/12/2011 (dernière MAJ le 01/04/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Avec cette série, Nicolas Otéro déploie et enrichit son répertoire graphique, en s'orientant vers les ruines précolombiennes ou encore les grandes espaces de la frontière américano-mexicaine.

Nous sommes dans une époque charnière, lorsque les Etats-Unis s'apprêtent à entrer dans le premier conflit (qui deviendra alors mondial) ; les Allemands cherchent un allié, qui pourrait donc être le Mexique, dont les relations avec leur puissant voisin du nord ne sont pas encore stabilisées. Laurent Moënard montre donc la politique, ou plutôt la géopolitique, et le fragile jeu des alliances aux moments cruciaux. Si le propos est clair, l'expression ne l'est pas toujours, le récit s'engluant parfois dans de grandes discussions un peu redondantes. A ce titre le tome 2 est même carrément verbeux sur ses deux premiers tiers, avant de finir sur pas mal d'action.

Le tome 3 change radicalement de lieu et d'époque ; nous sommes en 1927, à New York, et Kreuz devient une sort d'agent secret pour le FBI.ce n'est pas inintéressant en soi, d'autant plus que cela permet de boucler certaines choses ouvertes lors des deux premiers tomes, mais pas toutes : quid du fils de Kreuz et Marina ? La série est-elle vraiment terminée au bout de ces trois tomes ? Il semble que la porte soit toujours ouverte en lisant la dernière planche...

Le dessin d'Otéro est toujours aussi expressif, et c'est un plaisir de le retrouver là, même s'il semble avoir du mal avec le dessin des chevaux. Les couleurs de Svart le complètent bien, c'est indéniablement du bon boulot.

Nom série  Le Cercle  posté le 30/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'attendais d'avoir lu l'ensemble du triptyque avant de donner mon avis sur cette série...

Les autres BDs écrites par Andoryss m'avaient fait forte impression, et ce "Cercle" m'a aussi beaucoup plu. Nous voilà dans une drôle d'histoire, avec des personnages ayant des pouvoirs hors du commun, lesquels les emmènent dans un autre monde, et même entre les deux... Ici au final il s'agit de vengeances au sein d'une famille, et de personnes au coeur pur, comme Pia, qui vont se retrouver en pleine tourmente. Les enjeux sont clairement posés, mais le cheminement de l'histoire m'a semblé un peu brouillon par moments, même si on comprenait globalement ce qu'il se passait. Pa conter l'écriture est très inspiré, lyrique, sans toutefois verser dans la dérive ; Andoryss a du talent, c'est sûr.

Et son dessinateur, Nesskain, n'est pas en reste. Son style combinant de nombreuses influences est très clair, très lisible, presque mature, incroyable pour un débutant ! Ok, il a eu 240 pages pour se roder, mais dès les premières, on sent un trait globalement maîtrisé. Et les couleurs, bien qu'un peu froides par moments, sont elles aussi réussies.

Je suis moins admiratif que pour Soufflevent, mais voilà un triptyque loin d'être désagréable.

Nom série  Le Siècle des Ombres  posté le 09/06/2009 (dernière MAJ le 30/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je m’attendais à une bonne BD avec cette nouvelle série du duo du Clan des chimères, mais j’ai été surpris.

Surpris tout d’abord par les qualités graphiques de l’album. On a pu le voir tout au long de la série précédente, Michel Suro n’a cessé de progresser. Avec cette nouvelle époque (mais dans le même univers), il a encore fait un petit bond, et il a visiblement pris du plaisir à illustrer cette histoire. Le premier témoignage, évident, est la couverture, en rupture avec la construction précédente série, toutes construites selon un schéma presque immuable : un personnage au premier plan, et derrière lui des créatures ailées. Ici la couverture est de facture plus classique, assez proche de ce que pourrait la couverture d’une bande dessinée sur la piraterie, par exemple. Elle est proprement superbe, et nous indique d’emblée certains cadres où se situera l’histoire : ambiance maritime, donc peut-être voyage, exotisme… Ca donne envie. Le dessin de Suro est accompagné d’un traitement des couleurs très réussi, avec une gamme chromatique très large. Luca Malisan, par ailleurs dessinateur de La Croisade des enfants (Edition Soleil), a su magnifiquement s’adapter au style de facture classique de Michel Suro. Il a su créer des ambiances très diversifiées, même si parfois ses Européens du XVIIIème siècle ont un teint un peu bronzé. Par ailleurs Suro, qui a fait évoluer physiquement Abeau et Cylinia de façon assez crédible (même si Abeau me semble un peu moins réussi), nous propose un Weltman très proche physiquement de celui de Guérineau dans la série-mère.

Le Siècle des Ombres prend pied au XVIIIème siècle, celui des… Lumières. Le contre-pied pris par Corbeyran dans le choix du titre de la série est clair : alors que de nombreuses connaissances et découvertes se font jour un peu partout en Europe, il y a pourtant des choses qui restent obscures, des créatures qui œuvrent à l’abri des regards. Et une fois de plus, les Stryges n’y sont pas étrangères… Cette nouvelle série, la cinquième de l’univers, met en vedette non seulement Abeau et Cylinia, mais aussi Sandor Weltman. Trois êtres qui, si vous suivez la trame de l’univers des stryges, ont des pouvoirs très particuliers. Trois êtres très particuliers dont la première apparition avait laissé de fausses impressions sur leurs motivations exactes. Mais avec la fin du Clan des chimères et celle du second cycle du Chant des Stryges, les enjeux et les positionnements ont changé. Weltman est-il un dangereux manipulateur ? Pas sûr. Abeau et Cylinia œuvrent-ils pour le bien du monde ? Les cartes sont brouillées en 1751. Nous nous retrouvons avec deux factions rivales, qui courent cette fois après un météorite qui pourrait être lié aux créatures ailées que l’on nomme stryges… Et qui n’apparaissent pas de façon réelle dans ce premier épisode. Weltman devrait en être le personnage central, et il apparaît déjà avec une forte présence, sous les traits de Paul Henry Thiry, Baron d’Holbach. Si je ne m’abuse, c’est la première fois qu’un personnage historique réel apparaît et joue un rôle prépondérant dans cet univers. En 1751, celui-ci, né Allemand, vient d’obtenir la nationalité française, et s’apprête à participer à l’Encyclopédie, dirigée par Diderot et d’Alembert. C’est un personnage haut en couleurs, ouvertement anticlérical, athée, matérialiste et fataliste. Il dût parfois écrire sous des pseudonymes pour voir ses idées publiées. Il tenait une place centrale dans le microcosme des philosophes et des savants de cette époque bouillonnante. C’est donc un personnage symbolique, sans doute inspirateur de la Révolution (et à mon avis ce fait va être traité par la suite dans la série), qui prend les traits de Weltman, un homme qui se veut libre, libre penseur, qui est avide de connaissances et de bien d’autres choses. Weltman, qui, je l’ai dit, nous présente un visage très différent de ce qu’on savait de lui jusqu’à présent (enfin, sauf dans la fin du second cycle du Chant des Stryges).

La lecture des second et troisième tomes apporte également son lot de satisfaction pour l'amateur lambda de l'univers des stryges. La nature de Cylinia nous est, sinon expliquée, du moins révélée ; les relations des frère et soeur entre eux, mais aussi avec Weltman, franchissent un nouveau palier, permettant de complexifier l'intrigue, d'autant plus que la fin du tome 3 -mystérieusement ponctué par une "fin de l'épisode"- laisse sur une révélation qui, si elle n'est pas forcément surprenante, n'en est pas moins énorme. La lecture du tome 5 me semble un peu plus décevante que les précédents, il ne s'y passe pas grand-chose, hormis une scène de bataille impeccablement exécutée par Michel Suro, comme en témoigne une superbe double page.

C'est une série réellement prenante, aux ambiances réussies et au découpage impeccable.

Nom série  La Terre des vampires  posté le 16/06/2013 (dernière MAJ le 30/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, ça faisait longtemps que je n'avais plus lu une nouvelle série vampirique qui démarrait bien. Ici les augures sont favorables : David Muñoz a prouvé son savoir-faire avec Le Manoir des Murmures, et il s'est adjoint les services graphiques de Manuel Garcia, qui a une certaine expérience dans les comics de super-héros.

Le cadre cependant est classique : une catastrophe qui plonge le monde dans une semi-pénombre, du coup les vampires règnent en maître, et nous suivons un petit groupe de réfugiés avec un protecteur mystérieux. On ne s'ennuie pas une seconde, avec une action très présente et bien dosée, des courtes périodes de calme où le groupe évolue, et des personnages qui gardent encore pas mal de mystères... Dans le second tome on rentre nettement plus dans le passé de Nil, cela permet de comprendre à la fois ses motivations et son comportement. Un passé qui va bien sûr ressurgir et poser de sacrés problèmes au groupe de Nil et d'Elena...

Le trait de Manuel Garcia est de qualité, son boulot sur la mise en scène aussi. L'ensemble règne dans une atmosphère grise et morne, normale par rapport à la lumière à moitié éteinte. Je trouve que les personnages manquent peut-être de régularité dans leurs traits, mais pour le reste c'est du bon travail.

Je suis curieux de lire la suite. Dans un an la fin arrivera.

Nom série  Millenium  posté le 17/06/2013 (dernière MAJ le 29/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ma seule connaissance de l'oeuvre de Stieg Larsson se résume pour l'heure au remake américain du premier film (réalisé par David Fincher, tout de même), et à la BD-docu Stieg Larsson avant Millenium. C'est donc relativement sans a priori que j'ai abordé cette lecture.

Et encore une fois j'ai été happé par le récit. Pourtant il ne se passe pas grand-chose dans ce premier tome. On assiste à l'installation d'un enquêteur dans un milieu familial un brin décalé, tandis que des scènes brèves, presque subliminales, nous montrent des crimes atroces. On se doute que tout est lié, mais on reste encore dans la brume. L'ensemble prend la forme d'un puzzle complexe, pourtant on ne décroche pas, cela reste fluide. Le deuxième tome, comme on s'en doute, raccroche les morceaux, encore une fois de belle façon.

Avec le second diptyque commence une nouvelle affaire, cette fois-ci impliquant directement Lisbeth, qui va devoir revenir aux heures les plus sombres de sa courte et tumultueuse existence. Pourtant je trouve que c'est moins fort que le premier diptyque, ça me semble démarrer d'une façon plus classique. Mais là encore, on est accroché.

Bravo à Sylvain Runberg d'avoir su respecter et retranscrire ces qualités de cohérence.

Le choix de José Homs, avec son style qui déforme légèrement les visages, un peu à la Guillaume Sorel, peut sembler surprenant dans un thriller glaçant comme "Millenium", pourtant cela fonctionne de bout en bout, grâce également aux ambiances, judicieusement colorées par touches. Pour le deuxième diptyque c'est Man, autre dessinateur espagnol, qui s'y colle. Son trait est un peu différent de Homs, mais il y a un sacré boulot sur les ambiances et les cadrages ; je suis moins convaincu par les visages des personnages, en particulier féminins, mais cela reste très agréable.

Le premier diptyque est bouclé, j'ai hâte de lire la suite.

Nom série  Goliath  posté le 29/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Nouvelle lecture de la légende du combat opposant David et Goliath, ce one shot est d'une platitude presque navrante.

Le récit se passe sur un rythme absolument pas effréné, c'est la bataille la moins meurtrière jamais lue. Le but de l'auteur est justement, je pense, de montrer l'absurdité et le cocasse de la situation, ses seuls ajouts étant, à ma connaissance, le porte-bouclier de Goliath âgé de neuf ans et le métier du géant, plus clerc que guerrier. Quant au dénouement que l'on connaît, il est lui aussi extrêmement plat.

Le dessin de Tom Gauld est assez minimaliste, dans une bichromie sans génie.

Tout concourt à l'ennui dans cette adaptation d'un passage célèbre de la Bible. Pari réussi.

Nom série  Cesare  posté le 21/03/2013 (dernière MAJ le 29/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Ceux qui sont attentifs à l'évolution de l'édition manga en France ne laisseront sans doute pas passer ce qui est en cours chez Ki-oon ; au sein d'une production shôjô/shônen assez passe-partout au début, seules les productions de Tsutsui permettaient à cette petite maison d'édition de s'adresser à un lectorat plus mature. Puis vinrent Tonogai et Sanbe, avec des récits qui lorgnaient franchement vers l'horrifique. Puis vint l'OVNI Bride Stories, il y a près de deux ans, qui ouvrit une nouvelle brèche, des mangas plus "cérébraux", plus tournés vers le souci de véracité historique. Cesare est la dernière traduction dans cette mouvance.

Tout d'abord on remarque la maquette, très soignée, marquant ce souci de qualité vers lequel l'éditeur, peu à peu, tend. Ici le sujet est la vie d'un jeune représentant de cette famille de dignitaires italiens d'origine espagnole qui s'appelèrent les Borgia. En plein coeur de la Renaissance transalpine, cette dynastie oeuvra pour accéder aux plus hautes marches du pouvoir local, c'est à dire le pontificat. Mais plutôt que de nous parler de celui qui lorgne le Saint-Siège, l'auteure a choisi de nous en parler par le biais de son fils brillant étudiant de l'université de Pise. Ou plutôt -et c'est là une excellente idée, même si un peu éculée- au travers des yeux et de l'expérience d'un novice dans cette université, un jeune homme peu au fait des usages et des situations politiques, Angelo. Procédé malin, disais-je, car ainsi on découvre tous les rouages de ces intrigues de boudoirs, les conspirations diverses entre et contre les familles rivales.

C'est habilement mené, malgré le côté Dallas un peu trop présent, on ne s'ennuie quasiment pas, et on apprend beaucoup de choses. Il est intéressant de noter, par exemple, qu'en un peu plus de 500 ans, la Curie romaine n'a pas vraiment changé : corrompue, cupide, concupiscente et n'hésitant pas à se servir des services de spadassins, elle semble trouver d'étranges échos dans l'Eglise des années 2000... point positif, la période choisie est au coeur de pas mal de révolutions sur le plan artistique ou celui des voyages ; l'occasion pour nos protagonistes de rencontrer... mais chut, ne déflorons pas cette partie... Fuyumi Soryo introduit petit à petit différents personnages historiques, et la jeune Lucrezia fait ainsi son apparition dans le tome 4 ; on aurait pu penser que la relation avec son père va être au coeur de turpitudes ultérieures, mais après lecture du tome 6 Lucrezia reste encore pas mal en retrait. Mais l'auteure ne déflore pas son histoire, elle prend son temps. C'est aussi ça qui est intéressant : la psychologie des personnages évolue, et les masques tombent ou s'installent au fil de l'histoire.

Sur le plan technique, Fuyumi Soryo semble combiner deux visages : celui, classieux, d'une admiratrice du decorum de la renaissance italienne : ses décors, les costumes sont somptueux, c'est un vrai plaisir de regarder certains plans larges ou des personnages en tenues ecclésiastiques. Dans les bonus du tome 6 elle décortique sa façon de travailler sur les décors, en particulier un palais Renaissance. Par contre, sur le plan anatomique, c'est plus laborieux : certains visages manquent de rigueur, semblent un peu déformés. Certes, esthétiquement parlant, ils ressemblent aux canons de l'époque ; mais un peu plus de réalisme n'eût pas nui. Elle a aussi des soucis avec les chevaux. Ils sont également vraiment difformes, et c'est bien dommage quand l'une des scènes tourne autour d'eux. Ce souci me semble gommé par la suite, car dans le tome 5 une longue scène montre des chevaux, cette fois-ci nettement mieux réalisés.

Parlons-en un peu de ce tome 5, dont la scène centrale est une fête de l'école matérialisée par la reconstitution (moyennement fidèle) d'une célèbre bataille des croisades. C'est l'occasion pour les étudiants d'y montrer leur valeur en tant que guerriers -alors qu'ils n'auraient probablement jamais l'occasion de le faire en vrai- mais aussi, pour certains, d'évacuer leur stress, leur énergie, ou même... les frustrations accumulées face à leurs condisciples. Un évènement aux sous-tensions troublantes donc. Dans le tome 6 on passe à un autre temps fort, le dévoilement d'une partie du mystère de l'incendie. Le tome 7 est sur un autre tempo, on laisse reposer l'intrigue principale pour un cours d'Histoire concernant le dualisme entre l'Empereur et le Pape, ainsi que quelques éléments sur la ville de Pise, qui joua un rôle très important à une époque. De nouveaux angles de vue qui enrichissent la connaissance du sujet, fort complexe. Et encore une fois, quelques personnages emblématiques passent faire un coucou... La révolte des Pazzi, évènement sanglant de l'histoire de Florence, est évoqué dans le tome 8, car une quinzaine d'années après les résonances sont encore là ; on apprend beaucoup de choses sur l'Histoire et la politique de l'époque, c'est vraiment très intéressant.

Le tout est assez intéressant ; l'auteure (ou l'éditeur) a pensé à nous proposer une sorte de tableau synoptique des relations entre les personnages, car je dois avouer qu'entre les Medicis, les Borgia et les Della Rovere, il y a de quoi s'y perdre, même si chaque famille n'est représentée que par deux ou trois personnages. Dans le tome 3 de nombreuses notes permettent de replacer l'ensemble de l'histoire dans un contexte socio-politique précis. Dans le cinquième un entretien avec un spécialiste japonais de l'époque nous permet de mieux comprendre le fonctionnement des universités de la renaissance. C'est très intéressant, et permet de comprendre pas mal de subtilités présentes dans le manga...

Le lectorat du manga traditionnel risque de ne pas adhérer, mais tant pis, j'encourage Ki-oon à persévérer dans cette voie, car c'est vraiment très intéressant, et franchement bien fait. Ma note passe à 4/5.

Nom série  Bride Stories  posté le 14/08/2011 (dernière MAJ le 29/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Qui aurait cru qu'un manga sur les traditions nuptiales de l'Asie centrale au XIXème siècle m'intéresserait ? Pas moi au premier chef.

C'est le dessin qui m'a attiré dans cette nouveauté des éditions Ki-oon. Elégant, fin, il me semble reproduire à merveille la finesse des vêtements et du travail sur bois du grand-père de la famille. Dans le second nous découvrons de très belles broderies, et le troisième propose quelques passages sur la gastronomie d'Asie centrale. Les deux premiers tiers du premier tome se dirigeaient gentiment vers une chronique conjugale certes sympathique (d'autres seront moins cléments que moi et utiliseront l'adjectif "mièvre"), mais qui peut se révéler un peu ennuyeuse, malgré de jolies scènes où la jeune Amir chasse des lièvres.

Simplement l'auteur nous propose un petit rebondissement avec la délégation de la famille de la jeune épouse, venue la reprendre ; l'occasion pour sa nouvelle famille de faire valoir ses droits, mais aussi pour l'aïeule, passée inaperçue jusque-là, de se montrer pleine de ressources. Pas mal, et la série évolue dans les tomes suivants ; Kaoru Mori déplace le centre de gravité vers Smith, le jeune érudit venu étudier les moeurs locales. J'aime bien Amir et son jeune mari, mais l'auteure a fait le choix -malin, a priori- d'en faire des "invités", en particulier sur le troisième tome. Avec toujours cette idée de nous faire découvrir une culture exotique et ancienne. Il y a un peu d'action, surtout dans le second tome, mais l'ensemble de la série (du moins sur les trois premiers tomes) reste assez calme. Dans le troisième tome les différents fils narratifs se croisent, et l'auteure joue à merveille de l'interaction entre les personnages, dont la vie va être chamboulée...

Le tome 5 me semble assez typique du travail de Kaoru Mori. On assiste à un évènement sérieux (en l'occurrence le mariage de deux jumelles... avec deux frères), mais pour ne pas ennuyer le lecteur avec les festivités (chants, danses, processions, et cérémonie religieuse), elle préfère en faire une suite de saynètes cocasses qui désacralisent mais ne dévalorisent pas le processus. Chapeau bas. Et encore une fois les cases sont somptueuses... Dans le tome 6 l'action s'accélère, les tensions latentes entre deux clans éclatent au grand jour, et il me semble que le récit prend une tournure un peu inattendue ; mais encore une fois Kaoru Mori se montre très à l'aise, et même ses chevaux sont réussis...

Après s'être intéressée aux soubrettes anglaises, Kaoru Mori change de décor -mais pas forcément d'époque- pour nous livrer une chronique caucasienne pas mal foutue, diversifiant ses points de vue pour nous faire voyager.

Nom série  Gisèle Alain  posté le 29/01/2013 (dernière MAJ le 28/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Personnage tout particulier que cette Gisèle Alain ; c'est une sorte d'Amélie Poulain, un personnage né avec une cuiller en argent dans la bouche, mais qui veut rendre le monde, en commençant par son entourage, meilleur et heureux.

Les histoires sont sympathiques, et pour la plupart assez naïves. Tout le monde il est gentil, et même le gars un peu louche se révèlera sans doute un vrai chic type.

Si cette série est "mignonne" et "gentillette", elle est aussi, quelque part, un peu bizarre. D'abord il est difficile de la placer précisément dans le temps, l'auteure évitant soigneusement les repères technologiques évidents tels que les voitures. Ensuite on est bien en peine de dire si cela se passe en France, en Angleterre ou en Tchécoslovaquie, même si la plupart des personnages ont des patronymes franchement français. Enfin, si les situations sont, somme toute, assez paisibles, il y a parfois des scènes ou des chutes en décalage, comme ce personnage de strip-teaseuse qui oublie régulièrement ses vêtements, une incongruité dans ce type d'histoire.

Dans le troisième tome cela évolue un peu. Gisèle est un peu plus livrée à elle-même, ses sentiments commencent à poindre et son entourage n'est plus tout à fait le même. Dans le quatrième on est dans une sorte de parenthèse dans l'histoire, Gisèle se retrouvant employée dans un cirque. Il ne semble pas y avoir beaucoup d'intérêt à ce récit, mis à part pour que Gisèle se rapproche physiquement d'Eric ; pirouette narrative, donc...

Espérons que la suite permette de faire avancer un peu plus le récit.

Nom série  La Main droite de Lucifer  posté le 24/06/2013 (dernière MAJ le 27/03/2014) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme Pasukare je m'attendais à un manga fantastique, avec un titre pareil. Et non, fausse route, il faut prendre ça au niveau allégorique, et se plonger dans ce thriller un peu particulier.

Un peu particulier car il se déroule dans le milieu médical, avec un médecin déchu qui reprend le collier un peu par hasard, au plus bas de l'échelle, et se redécouvrir une vocation en même temps qu'une conscience. C'est plutôt bien amené, l'univers des urgences me semble bien respecté. Le personnage quant à lui garde sa part de mystère, il est encore un peu froid (comme beaucoup de médecins, finalement), du coup ça ne le rend pas vraiment sympathique.

Dans le second tome l'histoire se diversifie en direction des personnages secondaires, ce n'est pas inintéressant bien que cela ressemble a priori plus à de la dispersion qu'à une véritable intrigue complexe. Le troisième tome conclue l'arc de Saen, et un nouveau personnage intéressant fait son apparition. Le quatrième introduit un nouveau personnage, qui va sans doute apporter de nouvelles interactions intéressantes avec Katsumi et Nanami ; mais il s'achève sur un drôle de cliffhanger, qui va ramener le récit sur les voies du thriller un peu plus dur, a priori.

Dans le cinquième tome nous avons deux histoires, l'une concernant l'équipe du Dr Katsumi, qui continue à s'étoffer ; je trouve d'ailleurs que la personne "cède" un peu trop facilement, mais qu'importe, au final c'est toujours plaisant. La deuxième intrigue commence de façon assez musclée, osant s'aventurer un peu dans le passé du médecin, avec l'introduction d'un nouveau personnage secondaire.

Le dessin est de bon niveau, un peu en-dehors des standards du manga, ça change un peu. Rien de particulier à dire, si ce n'est que je trouve les visages féminins un peu "légers", ils manquent un peu d'expression.

La série se terminant en 6 tomes, ne boudons pas notre plaisir, même si l'auteur semble se chercher un peu au niveau du scénario.

Nom série  S.O.S. Lusitania  posté le 26/03/2014 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Trois ans après le Titanic, il y eut le Lusitania, fleuron de l'industrie de croisière britannique... Nous sommes en 1915, et les Allemands ont clairement indiqué qu'ils considèreraient tout navire britannique ou faisant partie de ses alliés comme un ennemi. Le Lusitania, géant de fer, s'apprête à partir de New York pour joindre les côtes anglaises, avec plus de 2 000 personnes à son bord, parmi lesquels des industriels et... des espions...

On se rend rapidement compte, en lisant le premier tome, que la composition de l'équipage et des passagers, mais aussi sa cargaison, sont beaucoup plus complexes qu'on aurait pu le croire. Bien sûr, tout n'est pas vrai, il y a certainement des ajouts, comme cet apprenti matelot gallois et la jeune chinoise qui essaie de cacher son sexe, et peut-être aussi parmi les espions... Ce qui est glaçant, quelque part, c'est le caractère d'inéluctabilité du destin du navire. Tous les personnages de l'histoire, ou presque, sont ainsi convaincus que celui-ci va sombrer corps et biens en plein Atlantique nord... Les deux co-scénaristes font avancer leur machine à pleine vapeur, rien ne semble laissé au hasard, et on se demande bien ce qu'il va se passer dans l'intervalle, mais aussi qui va survivre... C'est intéressant car dans cette petite ville flottante l'atmosphère de guerre en Europe est aussi sur toutes les lèvres.

C'est Jack Manini qui officie aux crayons, et son boulot est ma foi assez intéressant et plaisant, on sent un effort particulier sur les visages mais aussi sur le bateau, majestueux et presque inquiétant.

Curieux de lire la suite.

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