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... a posté 3910 avis et 1775 séries (Note moyenne: 2.87)

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Nom série  Supers  posté le 31/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Supers, c'est d'abord une couverture, superbe, qui nous montre trois enfants à la chevelure flamboyante qui semble isolés, perdus au milieu d'une foule aussi compacte qu'uniforme. Grâce au vernis sélectif on comprend d'un coup d'oeil que la vie de ces trois gamins n'est pas simple mais que leur destin peut être grand.

C'est le jour de la rentrée, le plus grand se fait balader dans le collège qu'il vient d'intégrer et si ses premiers pas sont compliqués, il arrive tout de même à lier quelques connaissances. A la fin de la journée il retrouve son frère et sa soeur, plus petits, qui eux aussi ont dû s'intégrer à un nouvel établissement.

En quelques séquences aussi simples que finement écrites, Frédéric Maupomé (auteur du sympathique Anuki) brosse donc une ambiance de collège comme on en a tous connu, entre professeurs qui oscillent entre indifférence et agressivité, camarades parfois sympathiques, parfois gratuitement méchants, et débuts d'amourettes.

Les trois gamins essaient de cacher leur étrangeté, mais les évènements vont les obliger à sortir de leur réserve, pas forcément pourun lendemain meilleur. Les dialogues sont finement ciselés, entre les gamins extra-terrestres dont l'intelligence est trop importante et leurs camarades aux développements divers. Il y a aussi des flashes-backs, qui permettent de savoir le minimum pour comprendre que l'histoire de ces enfants est entachée de drame. Plusieurs pistes sont lancées dans ce premier tome sur les relations entre les uns et les autres, et c'est une fois encore chez cet auteur un régal, d'autant plus que c'est Dawid (Passe-passe) qui est aux crayons.

Là encore, c'ets un régal pour les yeux, bien que je trouve certaines cases un peu chargées. A suivre.

Nom série  Temudjin  posté le 20/10/2013 (dernière MAJ le 29/08/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Les steppes de l'Asie centrale, des secrets chamaniques, une histoire de réincarnation...

Ce n'est pas forcément ma tasse de thé, mais lorsque le duo de L'Ombre blanche est aux commandes, je m'y intéresse de plus près. Qui plus est chez les Editions Maghen dont l'exigence, au niveau graphique notamment, est reconnue, j'y regarde à deux fois.

Le résultat est à la hauteur de l'espérance. Je me suis retrouvé emporté dans cette épopée aux résonances magiques, ésotériques, dans ces rêves, ces légendes, dans cette initiation à nulle autre pareille, cette histoire d'amour entre un fils et son père adoptif, ce naturalisme ineffable, cette histoire d'amour entre humain et esprit... Il y a plusieurs niveaux de lecture dans cette série, et je pense qu'il faudra plusieurs passages pour véritablement l'appréhender. Mais la première approche est tout de même bluffante. Bien joué Ozanam.

Côté graphisme, je garde ma petite réserve quant à la maîtrise d'Antoine Carrion sur les visages, un défaut gommé lorsqu'il épure son trait et dans le second tome, ce défaut n'existe quasiment plus. Les ambiances sont alors magnifiques, et il est difficile de se détacher de ses pages envoûtantes.

Belle réussite, qu'il faut prendre comme une version onirique, symbolique et allégorique de l'histoire d'un personnage emblématique de l'Asie centrale.

Nom série  Bride Stories  posté le 14/08/2011 (dernière MAJ le 27/08/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Qui aurait cru qu'un manga sur les traditions nuptiales de l'Asie centrale au XIXème siècle m'intéresserait ? Pas moi au premier chef.

C'est le dessin qui m'a attiré dans cette nouveauté des éditions Ki-oon. Elégant, fin, il me semble reproduire à merveille la finesse des vêtements et du travail sur bois du grand-père de la famille. Dans le second nous découvrons de très belles broderies, et le troisième propose quelques passages sur la gastronomie d'Asie centrale. Les deux premiers tiers du premier tome se dirigeaient gentiment vers une chronique conjugale certes sympathique (d'autres seront moins cléments que moi et utiliseront l'adjectif "mièvre"), mais qui peut se révéler un peu ennuyeuse, malgré de jolies scènes où la jeune Amir chasse des lièvres.

Simplement l'auteur nous propose un petit rebondissement avec la délégation de la famille de la jeune épouse, venue la reprendre ; l'occasion pour sa nouvelle famille de faire valoir ses droits, mais aussi pour l'aïeule, passée inaperçue jusque-là, de se montrer pleine de ressources. Pas mal, et la série évolue dans les tomes suivants ; Kaoru Mori déplace le centre de gravité vers Smith, le jeune érudit venu étudier les moeurs locales. J'aime bien Amir et son jeune mari, mais l'auteure a fait le choix -malin, a priori- d'en faire des "invités", en particulier sur le troisième tome. Avec toujours cette idée de nous faire découvrir une culture exotique et ancienne. Il y a un peu d'action, surtout dans le second tome, mais l'ensemble de la série (du moins sur les trois premiers tomes) reste assez calme. Dans le troisième tome les différents fils narratifs se croisent, et l'auteure joue à merveille de l'interaction entre les personnages, dont la vie va être chamboulée...

Le tome 5 me semble assez typique du travail de Kaoru Mori. On assiste à un évènement sérieux (en l'occurrence le mariage de deux jumelles... avec deux frères), mais pour ne pas ennuyer le lecteur avec les festivités (chants, danses, processions, et cérémonie religieuse), elle préfère en faire une suite de saynètes cocasses qui désacralisent mais ne dévalorisent pas le processus. Chapeau bas. Et encore une fois les cases sont somptueuses... Dans le tome 6 l'action s'accélère, les tensions latentes entre deux clans éclatent au grand jour, et il me semble que le récit prend une tournure un peu inattendue ; mais encore une fois Kaoru Mori se montre très à l'aise, et même ses chevaux sont réussis...

Le tome 7 constitue une respiration, une parenthèse dans l'intrigue principale ; sur les pas de M. Smith, nous arrivons dans une demeure richement dotée, où vit un couple heureux et aisé. Cependant l'épouse subit une certaine mélancolie, du fait de sa solitude... Elle se rend au hammam, où elle rencontre une autre jeune maman, issue d'un milieu plus modeste, avec laquelle elle se lie d'amitié, et même plus. l'occasion pour Kaoru Mori de parler d'une pratique relativement courante en perse jusqu'au XIXème siècle, celui des soeurs conjointes, mais aussi de nous faire profiter de son trait de çon plus sensuelle, avec des femmes dévêtues. Ce n'est pas gratuit, rarement avec cette auteure, même si on sent son plaisir de dénuder les courbes de ses héroïnes. Une belle image de la femme est alors donnée, généreuse, désintéressée, naturelle...

Après s'être intéressée aux soubrettes anglaises, Kaoru Mori change de décor -mais pas forcément d'époque- pour nous livrer une chronique caucasienne pas mal foutue, diversifiant ses points de vue et même certains de ses points d'intérêt, pour nous faire voyager.

Nom série  Griffe blanche  posté le 06/04/2013 (dernière MAJ le 27/08/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Voici donc la nouvelle série de Serge Le Tendre et Olivier TaDuc, le duo gagnant de Chinaman.

Celle-ci prend pied dans une Chine médiévale fantasmée, avec une ambiance de fantasy assez marquée : magie, dragons, animaux humanisés, de nombreux éléments typiques parsèment le récit. Celui-ci nous conte les aventures d'un trio, mis en place à la fin de ce premier tome, dont Griffe blanche n'est qu'un élément. En effet ce premier tome s'ouvre sur Taho et se termine sur lui, jeune spécialiste des dragons dont le destin va connaître un virage surprenant. On ne sait pas grand-chose sur Griffe Blanche, sinon qu'elle est étrangère, adepte des arts martiaux et disciple d'un maître mystérieux (ce qui me rappelle un peu Le Moine fou, de Vink), et qu'elle est accompagnée par un animal légendaire... Dans le deuxième tome les personnages se placent les uns par rapport aux autres, il se passe pas mal de choses... Le récit est assez linéaire, même s'il me semble qu'il y a un ou deux petits raccourcis. Le tome trois voit l'aboutissement du récit, avec un recentrage sur Griffe blanche, mêlant épopée et drame intimiste. Le Tendre connaît son affaire, toutefois, et nous livre un récit très divertissant.

Le boulot graphique d'Oliver TaDuc est de grande qualité, son trait clair et maîtrisé s'adapte tout à fait à cette intrigue alternant action et (petites) séquences de discussion. Le travail sur les couleurs est impressionnant aussi, étant réalisé en couleurs directes, art dans lequel TaDuc est passé maître. Ses paysages sont magnifiques.

Une série où souffle presque en permanence l'épopée, somptueusement dessinée.

Nom série  Le Soufflevent  posté le 17/03/2014 (dernière MAJ le 27/08/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je suis sous le charme...

Je suis le parcours d'Andoryss, jeune scénariste, depuis ses débuts ou presque, et j'avoue que, même si je n'ai pas encore tout lu, ou plutôt tout fini, les univers qu'elle invente me parlent.

C'est le cas ici encore, avec cette histoire de convoyage d'une arme qui ne doit pas tomber entre de mauvaises mains, et qui est sous la responsabilité de personnages aussi attachants que fragiles. Certes, me direz-vous, rien de nouveau sous le soleil, mais la demoiselle a le don de bien composer ses histoires, sous la houlette une nouvelle fois de David Chauvel, incubateur patenté de talents et lui-même franchement pas maladroit en tant que scénariste. Bref, ici la traque a de la classe, et même si l'on sent venir le pot-aux-roses concernant Coline un peu avant que cela soit révélé, on a envie de connaître la suite. Le tome 2 est un tome de transition, il se déroule essentiellement chez les pirates mais il propose quand même un intéressant jeu de renversement des postures... Concernant le look du chat volant, bizarrement j'ai pensé au dragon du film... Dragons en le voyant. Peut-être une référence implicite ?

Je dois dire que le dessinateur est aussi pour beaucoup dans l'enchantement ressenti. Avec un trait plus adouci que dans Alice au pays des merveilles (Drugstore), scénarisé par le susdit citoyen Chauvel, ses planches sont tout simplement somptueuses. Dans un style combinant franco-belge et manga, et des effets de mise en scène affranchis de tout complexe, c'est d'une lisibilité extraordinaire. La mise en couleurs, tout en pastels, concourt à en faire un régal pour les yeux.

Bref, bravo.

Nom série  Charles de Gaulle  posté le 27/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah tiens, pour ceux qui, comme moi, ne connaissent du personnage que les images d'Epinal, les "Je vous ai compris", l'appel du 18 juin et le quarteron de généraux, voici une biographie en images qui peut s'avérer intéressante.

Au-delà d el'image que l'on veut donner de lui, de son "héritage" politique dont se réclament les deux bords principaux, je m'étais fait l'image d'un homme hautain, farouchement attaché à sa patrie, au point d'en devenir ridicule. Ce premier tome n'entame pas vraiment cette conviction : l'homme tient au prestige de sa condition d'officier (lequel lui confère un certain confort, voire un confort certain dans les geôles allemandes), qui met sa patrie avant tout le reste. J'ai du mal avec ce genre de personne, mais ceci n'est pas une tribune pour parler de ma vie.

A côté de celà, il y a son opiniâtreté à vouloir s'échapper, le sérieux de son apprentissage (De Gaulle améliorera son allemand en prison, en vue justement de son vasion), mais aussi son intelligence tactique sur les théâtres d'opération (il est apparemment l'un des premiers à croire à la supériorité du mécanique sur l'humain en temps de guerre) et son imagination pour s'échapper. Mais il y a quand même un truc qui m'étonne, c'est que les Allemands regroupent les spécialistes de l'évasion, lesquels forment l'"escaping club", comme ils se surnomment eux-mêmes... Personne ne réfléchit dans leur administration pénitentiaire ?

Le récit est linéaire, facile à suivre (même si l'incident du drapeau m'a semblé nébuleux, même avec l'explication en bonus), en cela on sent que Jean-Yves Le Naour adopte une approche pédagogique alliée à un sens du romanesque certain. Le travail graphique de Claude Plumail est de qualité, assez sobre, bien secondé aux couleurs par Albertine Ralenti.

Du boulot sérieux.

Nom série  Joueur du Grenier  posté le 27/10/2012 (dernière MAJ le 27/08/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
J'ai eu l'occasion de voir quelques-unes des petites émissions du Joueur du Grenier sur internet. Le capital sympathie du personnage est tel qu'il a déclenché une sorte de mini-émeute lors de son passage lors de la Japan Expo de l'été 2012. Cependant, décliner le personnage en BD, ça me laisse circonspect.

Pourtant le résultat est loin d'être inintéressant. Premièrement l'humour un peu geek est conservé, ce qui va plaire à ses fans ; ensuite les auteurs ont fait en sorte de justement ne pas en rajouter dans ce registre, du moins dans le premier tome, car la plupart des gags, pour ne pas dire tous, sont accessibles même à celles et ceux qui n'ont jamais touché une console de jeu de leur vie. Dans les deuxième et troisième tomes on continue sur le même tempo, entre gags référencés geek années 1990 et humour bon enfant sur la pré-adolescence. En fait, plutôt qu'une série sur le personnage, c'est une sorte de série d'humour sur une génération, la première à être branchée, mais de façon plus individuelle qu'à présent (les réseaux sociaux s'appelaient alors Relais Descartes). La série doit bien marcher, car un quatrième tome est sorti, toujours dans le même esprit sympathique. A noter en bonus un courrier des lecteurs, où les fans peuvent poser leurs questions à leur "idole", et même envoyer des fanarts...

Troisièmement le mécanisme du gag est bien utilisé, avec des chutes amenées logiquement. Certains sont franchement bons. Même si tous ne sont pas excellents, c'est assez bon, et de nombreux hommes ayant entre 30 et 45 ans devraient se reconnaître un peu.

Nom série  La Mandiguerre  posté le 23/04/2002 (dernière MAJ le 17/08/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une histoire de SF post-apo dessinée par un disciple italien d'un maître du manga japonais, voilà qui a de quoi éveiller nos sens !

De plus la Mandiguerre comporte un sous-texte assez intéressant, avec le decorum de la première guerre mondiale, l'incommunicabilité et le choc entre la rigueur militaire et le bon sens de la rue...

Il y a en quelque sorte deux phases dans cette histoire ; la première, composée des deux premiers tomes, sorte de rite initiatique pour les trois jeunes gens faec à une guerre un peu lointaine, puis la deuxième, où cette réalité se fait plus proche. Cela se ressent aussi dans le rythme, avec beaucoup de dialogues dans la première partie, des passages muets dans la seconde.

Le dessin de Tamiazzo a changé entre ces deux phases : fortement influencé par Miyazaki au début, il évolue vers quelque chose de plus enfantin par la suite, avec des couleurs moins rudes, alors que le récit s'y prête moins. cette dichotomie -toute relative- a de quoi surprendre.

Mais au final, une série sympathique, visiblement terminée dans l'urgence, qui aurait sans doute mérité un ou deux tomes de plus.

Nom série  Dengue  posté le 13/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
J'ai quant à moi été relativement déçu par le sujet...

J'avoue que le sous-genre de la contagion, des maladies épidémiques m'intéresse, depuis la vision de certains films y afférant dans ma jeunesse. Je me demandais ce que cette version recélait. Pas grand-chose en fait. Il y a cette atmosphère si particulière à l'Amérique du Sud, largement popularisée par les auteurs argentins qui ont été publiés chez nous : moiteur, désenchantement, etc. Mais concernant l'histoire en elle-même, cette contagion qui dévie un peu vers le fantastique via la mutation, m'a semblé assez déséquilibrée, maladroite, j'ai un peu failli perdre pied à une ou deux reprises.

Le dessin, lui aussi, m'a semblé manquer d'épaisseur, de maîtrise. On sent la volonté de faire dans l'audace, de varier la mise en scène, mais avec un dessin flageolant et des couleurs tout sauf rigoureuses, on en est loin.

Bref, bof.

Nom série  Vater und Sohn (Père et fils)  posté le 11/08/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Attention, voilà un monument !

Vater und Sohn, classique de la bande dessinée allemande, n'avait jusque-là pas eu la grâce d'une édition intégrale (ou presque) digne de ce nom sur le sol français. C'est désormais chose faite grâce à l'opiniâtreté des Editions Warum.

Il s'agit d'une série éditée entre 1934 et 1937 dans le Berliner Illustrirte Zeitung, réalisée par Erich Ohser, caricaturiste farouchement anti-nazi qui a dû changer son nom d'artiste (en accolant le nom de sa ville natale, Plauen, à ses initiales) pour pouvoir continuer à exercer sous l'autorité nazie. L'auteur va donc développer une série de strips humoristiques mettant en scène un père et son fils, aux aventures bon enfant de prime abord, mais qui cachent en réalité une certaine dénonciation du régime du petit moustachu. Le succès va être phénoménal en Allemagne, les personnages vont même devenir des supports de publicité. Mais l'auteur est victime de pressions pour devenir un vecteur de propagande. Il met fin à la série en 1937, après 157 épisodes. Il doit alors travailler pour Das Reich, publication clairement propagandiste, en tant que caricaturiste (800 dessins en 4 ans), dont la cible est les Alliés.

Mais son humour grinçant va le faire remarquer par un voisin, qui le dénoncera à la Gestapo. Ohser est arrêté en 1944, et se suicidera en prison à la veille de l'ouverture de son procès.

Pour en revenir à la série, il s'agit donc de strips de longueur variable (parfois deux vignettes, parfois 8, souvent 4 ou 6...) où l'on voit le père (qui n'a pas de nom) et son fils dans différentes situations ; parfois dans une relation de complicité désarmante, parfois dans un échange plus classique. Mais entre les lignes transparaît une contestation permanente de l'autorité non paternelle, mais bel et bien institutionnelle, que ce soit dans les jeux du quotidien, lors de la période où la famille reçoit un héritage et en fait profiter les gens autour d'elle ou encore quand elle échoue sur une île déserte. On sourit devant la bonhomie et le trait rond de l'ensemble, mais on grince des dents devant l'intertexte, qui ajoute une dimension supplémentaire.

La plupart des strips mérite donc une relecture avec cet éclairage, lequel est détaillé dans les bonus de l'ouvrage par Sylvain Farge, Maître de Conférence en traduction et civilisation allemandes à Lyon. Nous avons également des notes sur l'adaptation réalisée par l'éditeur, Wandrille Leroy. A noter que la plupart des originaux et des esquisses (et peut-être donc des strips inédits) ont disparu lors d'un bombardement en 1944, et que le scan des strips publiés à l'époque a nécessité un petit travail de retouche.

Une oeuvre essentielle, un témoignage unique de l'Allemagne nazie traitée sous l'angle de l'allégorie, même s'il faut y voir avant tout la peinture d'une relation originale entre père et fils. Je ne mets pas la note maximale, car certains strips m'ont laissé un peu dubitatif quant à leur contenu, et le dessin n'est pas forcément ma tasse de thé, même si je lui reconnais une véritable efficacité.

Nom série  Aloïs Nebel  posté le 24/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Je pense être passé à côté de ce gros album (350 pages).

Il nous raconte l'histoire d'un contrôleur de trafi d'une petite gare en Silésie (actuellement République tchèque), dont la route va croiser celle d'un homme bizarre et dont l'envie d'assouvir un vieux rêve va bouleverser sa vie...

Je pense être passé à côté car les auteurs passent constamment d'une histoire à l'autre, du passé historique et technique du pays à son présent, de l'histoire du père d'Alois à la sienne... Assez vite j'ai été perdu. Et c'est dommage, car je pense que les auteurs ont voulu raconter par le petit bout de la lorgnette l'Histoire de leur pays, des camps de concentration nazis à la visite de Kim-Il-Sung, en passant par... je ne saurais pas citer d'autres faits saillants, tiens, tellement je n'ai pas compris. la aprtie sur la gare centrale de Prague, que j'ai visitée, m'a tout de même intéressé, le scénariste réussit à lui rendre un bel hommage.

Lorsque j'ai décidé d'abandonner toute compréhension de ce magma, je me suis concentré sur le dessin en noir et blanc, très réussi, même si je pense qu'il n'est pas arrivé à maturité.

Plutôt beau, mais assez brouillon, au final.

Nom série  Capharnaüm : Récit inachevé  posté le 24/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
En effet, il est étrange de publier un récit inachevé. Mais la couleur est annoncée dès la couverture et la préface de l'auteur, donc on entame la lecture à ses risques et périls. Et puis l'éditeur n'en est pas à son coup d'essai en termes d'albums conceptuels...

C'est du pur Trondheim. Le héros est un couillon comme il les aime, un peu à la "Lapinot" mais en bien moins malin, qui se retrouve au milieu d'une affaire qui lui échappe. Le récit devait au départ faire 5000 pages (rien que ça) mais Trondheim s'est arrêté à la 275. Malgré la masse, c'est vite lu, même s'il y a une profusion de décors comme dans "Lapinot". C'est prenant, divertissant, pas exempt d'incohérences mais on est dans l'absurde comme le manie si bien l'auteur.

A lire en connaissance de cause au sujet de l'inachèvement.

Nom série  Momibilis  posté le 23/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Sympathique petit album que voilà...

Sur du semi-format, il nous raconte l'histoire (muette) d'un homme étrange qui transporte une valise au contenu énigmatique... Dans les premières planches on ne comprend pas trop : que veut-il faire de cette momie ? Une poupée à son service ? Un tueur sanguinaire ? Le sujet d'une expérimentation scientifique ? Que nenni ! En réalité...

Fred martin, pour son premier album en solo après la participation à des collectifs chez Fugues en Bulles (déjà) et Petit à Petit, se lance en tant qu'acteur complet avec cette histoire simple, mais au charme certain. Un charme auquel participe son dessin, à la fois naïf et assez efficace.

Sans avoir lu un chef-d'oeuvre, j'ai passé un agréable petit moment de lecture en compagnie de cette momie et de l'homme quis 'occupe d'elle.

Nom série  Mission Osirak  posté le 23/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Après nous avoir raconté par le menu l'histoire d'Al-Qaeda et du 11 septembre dans 9/11, Jean-Claude Bartoll s'attaque à un autre évènement majeur de l'histoire du Moyen-Orient, à savoir l'attaque de la centrale nucléaire irakienne destinée à rayer Israêl de la carte, dans les années 1970.

Le récit joue sur plusieurs fils narratifs : Saddam Hussein qui marchande dur avec la France pour obtenir le matériel pouvant amener à la construction de cette centrale, les filatures du Mossad sur l'ingénieur égyptien qui va diriger le programme irakien, ou encore l'apprentissage du pilotage par un pilote israëlien du F-16 américain (liste non exhaustive)... Une intrigue complexe donc, mais on comprend vite leur interaction.Le récit est nerveux, sans temps morts, car les Irakiens sont pressés et nous aussi.

Jean-Claude Bartoll use à nouveau de tout son savoir-faire d'ancien reporter en investigation pour nous livrer un récit dense et fortement documenté, une nouvelle incursion passionnante dans l'antichambre de l'Histoire récente.

Aux pinceaux c'est l'espagnol Ramon Rosanas qui officie, proposant son trait maîtrisé à cette histoire âpre. Son style allie la nervosité propre aux comics (rappelons qu'il a travaillé sur la série Deadpool) à la précision d'une ligne claire que ne renierait pas André Juillard. Ses avions me semblent parfaits.

Aussi intéressant qu'agréable visuellement, voici un diptyque à suivre.

Nom série  Skraeling  posté le 09/02/2011 (dernière MAJ le 22/07/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Comme Miranda, l'idéologie sous-jacente au monde décrit dans cette nouvelle série me fait vomir.

Maintenant, la violence décrite ne m'a pas rebuté plus que ça, il s'agit clairement d'une représentation, pas du réel, même si de nombreux conflits du siècle passé ont pu ressembler, voire surpasser cette représentation dans la barbarie. Au contraire, et même si je suppose que Thierry Lamy n'a pas souhaité charger la mule pour éviter la caricature, je trouve qu'il n'est pas allé assez loin. En effet la description de cette idéologie s'arrête pour l'heure à ses aspects militaires, ce qui est tout de même réducteur.

Le second tome nous laisse imaginer d'autres "couches" dans l'intrigue, mais j'avoue que le début du tome 2 m'a semblé un peu brouillon. Il est fort probable que la suite expliquera certaines situations un peu nébuleuses. la fin de ce deuxième tome repart sur de l'action assez forte, ça permet de se réveiller un peu.

Et ce troisième tome se termine en apothéose, avec plusieurs scènes fortes, avec beaucoup d'adrénaline et de testostérone.

Le cheminement de pensée de Köstler est intéressant, même si un peu chaotique par moments ; ceci dit nous ne sommes pas forcément toujours logiques dans nos pensées... C'est donc relativement cohérent et crédible.

Le dessin de Damien Venzi n'est pas, à l'origine, ce que je préfère. Un style figé, des visages inexpressifs, j'aurais du mal, je pense, avec ses planches en noir et blanc. Mais le travail de peaufinage est tellement monstrueux que je ne peux que m'incliner face à cette qualité. Certaines planches, qui nous ramènent au style d'affiches de propagande nazies ou pro-nazies, sont d'une beauté à couper le souffle. Et quelle couverture ! Vraiment un beau travail, qu'Ankama réussit à rendre très attractif grâce à une maquette de qualité. La trilogie se termine par une galerie d'illustrations-hommages d'autres jeunes talents de la BD, mais aussi quelques pages de concept-designs.

Une belle trilogie, intéressante et bien réalisée.

Nom série  Le Secret des bois de Lascaux  posté le 22/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Ne nous voilons pas la face : en tant que bande dessinée cet album est assez médiocre. Les personnages ont un aspect naïf et ahuri qui les infantilise. On a même du mal à les reconnaître, alors que de nombreux témoignages iconographiques sont eux-mêmes présents dans l'album. Les décors sont plus soignés, et les reproductions de l'intérieur de la grotte sont clairement beaux.

Sur le plan du scénario, on peut dire qu'en fait il n'y en a pas, puisque le scénariste semble avoir simplement transposé les témoignages sonores des acteurs de l'époque, sans y apporter une quelconque mise en scène. La fidélité est donc grande, mais du coup le récit est atrocement plat.

Il reste la valeur intrinsèque du projet, qui propose non seulement le récit de cette découverte, de cette "invention", selon le terme consacré, mais aussi -et cela vient peut-être de l'édition revue qui date de 2012, la première datant de 1990- des documents photographiques de l'époque, des coupures de journaux.

Ne minimisons toutefois pas l'intérêt de l'ensemble, qui raconte par le menu la découverte archéologique la plus importante du XXème siècle et rendant hommage à l'un des plus beaux paléosites de France.

Nom série  L'Oeil de la nuit  posté le 22/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
1911, époque de tous les possibles...

Lehman est décidément inspiré par cette époque et la littératuretrès inventive qui baignait dedans. L'occasion était visiblement trop belle pour faire revivre le Nyctalope, avec son complice Gess pour creuser le sillon.

Le premier tome est plus un tome d'exposition, avec l'introduction de nombreux personnages primaires et secondaires, qui promettet une univers foisonnant et inventif. J'ai particulièrement aimé l'espèce d'équipe qui se constitue autour de Théo Sinclair, avec ses personnalités diverses. Le second devrait être plus centré sur l'action.

Quant au dessin de Gess, j'ai toujours du mal avec cet encrage gras, qui donne un aspect un peu écrasé aux couleurs de Delf, même s'il s'avère plutôt efficace dans les scènes d'action.

Nom série  La Fantaisie des Dieux (Rwanda 1994)  posté le 21/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
On connaît désormais l'implication et la non-réaction de l'Etat français dans le génocide rwandais, une blessure profonde infligée à l'Afrique et pour laquelle, à ma connaissance, aucun Président de la République ne s'est excusé ni n'a présenté ses condoléances au peuple tutsi. Ceci dit, si on commence, il faudra le faire pour les trois quarts des anciennes colonies pour enfin épurer ces relations pourries.

Mais passons. C'est le massacre de 1994 qui nous est narré ici, par l'intermédiaire de patrick de Saint-Exupéry, présent sur les lieux alors que le massacre était encore en cours, et y est revenu en 2013 avec le dessinateur Hippolyte, amoureux de l'Afrique. Le résultat de ce double documentaire est un récit glaçant, fait de témoignages et d'anecdotes, non pour dénier l'ampleurdu génocide, mais plutôt pour montrer comment il s'est déroulé, avec le sceau de la folie meurtrière absolue qui le caractérise. On aurait aimé avoir, en bonus, quelques pages racontant une nouvelle fois l'horreur pour justement boucler la boucle, mais le récit en tant que tel est déjà pertinent.

Hippolyte apporte donc la fêlure, la fragilité de son dessin pour narrer ces repérages, mettant dans une sorte de halo la surimpression des deux époques. Au final on verra peu de cadavres, ce que l'on nous en dit suffira. Efficacité maximale.

Nom série  L'Ile aux femmes  posté le 21/07/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Assez d'accord avec Canarde ; le postulat de départ est intéressant, mais manque un peu d'épaisseur, d'écriture pour être véritablement prenant.

Mais l'essentiel est tout de même là : par un renversement des valeurs traditionnelles judéo-chrétiennes (dont Céleste est l'archétrype et le champion), Zanzim nous amène à rire de la situation de l'avaiteur, et à réfléchir un petit peu au rapport entre les sexes. Mais une fois l'album refermé, son impact s'estompe vite.

Il y a toutefois son dessin, à la fois élégant et racé, qui provoque le sourire, et c'est pas mal également.

Nom série  La Vénus du Dahomey  posté le 24/10/2011 (dernière MAJ le 21/07/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Notre Histoire est pleine d'anecdotes un peu sombres, un peu honteuses. Mais peu à peu ces récits sortent de l'ombre. Ainsi en est-il pour l'histoire de cette jeune femme, ancienne amazone du Dahomey, seule survivante de la garde personnelle d'un roi disparu, qui se retrouve embarquée en France pour être exposée exactement comme un animal dans un zoo parisien...

Laurent Galandon replonge dans cette époque très particulière, dans les pas de cette femme fière mais qui s'humilie en singeant (le mot n'est pas volé) les dernières heures du combat auquel elle a participé... Il y rajoute une histoire singulière avec un médecin très connu, qui avoue une fascination étrange pour cette femme sculpturale... Et la profession particulière de cet homme va lui permettre de connaître l'Amazone de plus près, mais aussi d'initier sa perte...

Aux pinceaux Stefano Casini est un auteur très particulier. Son style risque de ne pas plaire à tout le monde, mais son évolution de la tradition franco-belge, assez éloignée des autres dessinateurs italiens, le place un peu à part. En ce qui me concerne cela ne me gêne pas, ce côté un peu original est compensé par une grande efficacité, et un dessin maîtrisé, même s'il est hésitant dans le premier volet.

A noter le packaging un peu particulier fait par Dargaud avec une couverture "usée" et une maquette très claire. Bel objet.

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