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Nom série  La Famille Carter - Don't forget this song  posté le 20/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Intéressant d'apprendre qu'une bonne partie de la musique country, et partant, du rock n'roll doit son histoire à la passion et à l'acharnement d'une famille de fermiers de Virginie. Ils auraient pu vivre de la terre, mais ce qui intéressait plus que tout A. P. Carter et sa femme Sara puis leurs enfants, c'est sillonner le pays pour recueillir des centaines de chansons traditionnelles, religieuses et folkloriques, des années 1910 à 1940, au coeur de la Dépression puis pendant la seconde guerre mondiale.

Leur vie ne fut pas simple, bien sûr, la passion d'A. P. l'éloignant de sa famille et causant la perte de son couple mais paradoxalement pas de son groupe. Je ne comprends pas pourquoi Gaston dit qu'il a plus eu l'impression de lire leur vie quotidienne plutôt que leur vie d'artistes, alors que justement 80% des planches sont consacrées à ces recherches de musique, les enregistrements, les concerts, les répétitions... A moins d'avoir lu un abrégé ou en diagonale... refermons la parenthèse, pour indiquer qu'en effet c'est loin d'être passionnant. le scénariste sème des éléments symboliques, comme le pommier semé par Carter le jour de la rencontre avec Sara, mais il est mal exploité, c'est dommage. on est plus dans une biographie très scolaire, où les éléments se succèdent sur le plan chronologique, de façon très sèche, presque clinique. à de rares endroits la psychologie des personnages est réellement montrée.

Graphiquement, le trait de David Lasky est très faible. Tout est approximatif, y compris la tête des personnages.

Pour faire court, c'est plat, c'est lent et pas très élégant. Dommage, la Famille Carter méritait certainement mieux.

Nom série  Your lie in April  posté le 19/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal) Découvrez toutes les séries « coup de coeur du moment » de BDTheque! Coup de coeur
Voilà une nouvelle série enthousiasmante.

Elle prend pied dans le monde de la musique, et plus particulièrement celui de son apprentissage, puisque les deux protagonistes principaux sont de jeunes prodiges que le hasard -ou plutôt des amis communs- a réunis. Alors, comme indiqué, ils ont une approche différente de la musique, entre respect total, presque religieux, et goût de la transgression, de l'interdit.

C'est bien sûr ce contraste, mais aussi le traumatisme d'enfance de Kôsei qui vont servir de moteur au récit. Au bout de deux tomes, cela fonctionne plutôt pas mal, on est pris dans cette histoire pas bien spectaculaire, mais avec des personnages au caractère bien trempé. C'est assez prenant. Par contre, la série fera au final au moins 10 tomes, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée d'étirer le récit. A voir.

Sur le plan graphique c'est très agréable, Arakawa a un trait gracieux et dynamique, même si j'ai un peu de mal avec les triangles qui figurent les nez des personnages.

A noter, parmi les bonus des tomes, des petites notes sur les morceaux "joués" dans le manga, ainsi que la possibilité, via des QR Code, d'écouter et regarder des videos musicales correspondantes... sympa.

C'est frais, c'est printanier, c'est touchant.

Nom série  Propaganda  posté le 18/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Tiens, j'étais curieux de lire cette BD, car on aurait pu croire qu'un pays balte, géographiquement proche des scandinaves, aurait pu avoir une société et une législation libertaires et progressistes en matière de sexualité. Il n'en est rien, et Joana Estrela va donc nous permettre de vivre de l'intérieur le quotidien des militants gays et lesbiens en Lituanie.

Et c'est là que le bât blesse : cela reste trop interne, trop subjectif. Joana passe d'une discussion avec ses amis (homosexuels pour la plupart, du moins ceux qui sont présentés ici) à des meetings. On n'a pas de regard extérieur, fût-il même celui d'un farouche opposant à l'homosexualité. Résultat, c'est mièvre et assez faiblard, on attend en vain un enrichissement sur le sujet.

Côté graphique son style est plutôt naïf, sans être désagréable, même si la mise en scène est parfois rudimentaire. A noter que c'est une bichromie, un bleu moyen pétant venant souvent égayer les planches.

Bof, donc.

Nom série  Colis 22  posté le 18/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tiens, un album un peu intrigant.

Alors bien sûr, pas au niveau de son point de départ, un livreur qui se retrouve en possession d'un objet, d'apparence anodine, qu'un groupe de personnes est prêt à tout pour le récupérer. S'ensuit donc une course-poursuite dans les rues de Québec, jusqu'en l'un de ses endroits les plus prestigieux, le Château Frontenac, qu'hélas on ne verra pas, sinon brièvement de l'intérieur. Ce qui est un peu dommage, c'est le côté un peu verbeux de l'ensemble ; certes, l'auteur a voulu renforcer le réalisme des dialogues, mais par moments j'ai senti de vraies longueurs.

Graphiquement c'est de la ligne claire assez évoluée, mais assez marquée par les années 1980 en franco-belge, même s'il y a une énergie et un fourmillement de détails dans le décor qui font penser à quelque chose de plus nord-américain, et pour cause.

Sympathique, mais sans plus.

Nom série  Nora  posté le 17/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Mais... comment font-ils aux éditions de la Gouttière ? Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Quels sont leurs réseaux ?

Oui comment font-ils, avec ce dixième titre orienté jeunesse, pour n'avoir aucun titre faiblard ? Pour aligner les perles au point qu'on puisse bientôt en faire un collier ? Car à n'en pas douter "Nora" en fait partie. C'est le premier album d'une jeune auteure, mais ça ne se voit pas du tout à sa lecture. Le récit, qui est muet la moitié du temps, oscille entre rêve et réalité, et nous propose d'entrer dans la tête d'une fillette de 6 à 8 ans qui va découvrir, en quelques jours, quelques petites choses sur la vie, la mort, l'amour, la solitude et la guerre. Et oui, rien que ça. Tout cela après s'être focalisée sur la voisine de son oncle et par le truchement de son imaginaire, qui s'exprime d'une façon assez originale.

J'ai été happé dès les premières pages. Léa Mazé a choisi d'encapsuler son récit dans une ambiance sépia qui confère une douceur toute particulière à son récit, ainsi qu'une ambiance champêtre fort réussie. Une autre couleur intervient, mais plutôt pour appuyer une nouvelle dimension. L'auteure varie grandement sa mise en scène, du gaufrier 3x3 pour un épisode presque ronronnant à la pleine (l'album est un demi-format) pour appuyer ses effets, qui sont simples mais efficaces.

C'est donc la découverte d'une auteure promise à une belle carrière, mais aussi un album qui m'a d'ores et déjà marqué.

Mais comment font-ils ?

Nom série  Kid I Luck !  posté le 27/09/2014 (dernière MAJ le 17/04/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
L'auteur de Run Day Burst (entre autres) revient avec une nouvelle série courte, où le maître mot est l'humour.

En effet, pour aider sa meilleure amie qui se cloître chez elle après une agression, une terreur du lycée décide de devenir... un gros rigolo, mais pas n'importe lequel : le meilleur. Bien sûr ses capacités intellectuelles limitées vont amener des situations... grotesques, mais aussi permettre à Kinjiro de se révéler à lui-même, avec l'aide d'un génie de l'humour.

Dit comme ça, le scénario paraît bien léger. Et il l'est, mais contre toute attente Osada réussit à susciter l'intérêt chez le lecteur, en variant les situations, en ajoutant une pincée d'émotion aux situations parfois cocasses que nécessite la quête de Kinjiro. Dans le deuxième tome, j'ai l'impression que l'histoire patine, malgré la "progression" du héros dans sa quête de l'humour drôle... Ça reste agréable ceci dit.

Et dans le tome 3, il se passe beaucoup plus de choses, c'est plutôt dense. La fin est vraiment pas mal foutue, presque émouvante, contre toute attente ou presque. Tout cela permet à la série de se maintenir à un "pas mal" de bon niveau, même si personnellement, si j'avais été à la place de Kinjiro, j'aurais quand même cassé sa gueule à ****.

Côté dessin c'est loin d'être classique ; Osada lorgne par moments vers le franco-belge, en simplifiant parfois son trait, mais il garde tout de même une grande expressivité et un sens de la mise en scène impeccable.

Sympathique et inattendu.

Nom série  King's Game Origin  posté le 15/03/2015 (dernière MAJ le 16/04/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah, enfin on va connaître l'origine de King's Game ! Enfin.... Peut-être.

Nobuaki Kanazawa nous propose donc de revenir plus de 30 ans en arrière, dans une région montagneuse et isolée du Japon, au sein d'une petite communauté... Le schéma est connu, il va certainement y avoir de nombreuses victimes parmi les villageois avant que le mystère soit élucidé... Cette fois-ci le héros est un lycéen et sa cousine, dont il est amoureux, ce qui rajoute une dimension d'interdit dans l'histoire, même si c'est encore peu exploité dans ce premier tome.

Comme pour les autres "saisons" de King's Game, le récit ne laisse aucun répit au lecteur, on vole de péripétie en drame sanglant, ce qui permet au scénariste d'imaginer quelques nouvelles situations un rien trash. Dans le tome 2 la sélection pas naturelle s'opère en accélérant, ce qui augure d'une fin rapide. Il s'achève d'ailleurs par une courte séquence faisant office de cliffhanger, qui passera peut-être inaperçue... C'est nerveux, rapide, donc distrayant.

Côté dessin, c'est le nouveau venu (du moins sur le marché francophone) J-ta Yamada qui s'y colle. Son travail est efficace à défaut d'être remarquable. Je trouve qu'il a des progrès à faire au niveau des visages de ses personnages, mais pour le reste, c'est du boulot de qualité.

A suivre.

Nom série  Les 47 Ronins  posté le 11/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mon avis rejoindra plus ou moins celui de PAco...

Je ne connaissais pas cette anecdote, l'histoire de ces 47 serviteurs qui vengent la mort injuste de leur maître. A vrai dire, le récit vaut surtout pour cette histoire, incroyable mais tellement typique de l'esprit du bushido.

Je crois que le problème vient surtout du scénariste. Sean Michael Wilson est un écrivain très au fait des us, coutumes et Histoire du Japon. par contre pour raconter une histoire par le biais des images. Il n'y a aucune maîtrise du rythme, Le récit prend du temps à se mettre en place, et lorsque les choses s'enchaînent, c'est plutôt confus, même si on comprend l'essentiel du récit.

La partie graphique n'aide pas vraiment non plus. On a effectivement du mal à différencier les personnages, hormis Kira, le seul vieillard du récit... Et puis pour une histoire qui comporte une grosse scène d'action, c'est plutôt figé.

Dommage, car une telle histoire aurait mérité un meilleur traitement.

Nom série  Comment naissent les araignées  posté le 09/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ah, ça faisait un moment qu'on n'avait pas vu le nom de Marion Laurent sur la couverture d'une BD. Et pour un retour, ma foi, sans être tonitruant, il est assez convaincant.

Bien sûr, il s'agit d'une histoire à la technique narrative déjà vue, avec ces quatre personnages qui vont se croiser et proposer chacun un point de vue différent sur une suite d'évènements. Mais j'avoue que la partie "centrale", lorsque les trois héroïnes que l'on voit sur la couverture, est ma partie préférée, car elle rassemble, et de façon assez solide, les caractères et les évolutions de chacune. Le récit de Dwight vient en contrepoint, sans grande surprise, même si j'ai trouvé la profondeur psychologique du personnage plus fouillée que ce à quoi je m'attendais. Le fruit sans doute de nombreuses réécritures de la part de l'auteure pour que tout cadre bien.

Côté dessin, Marion Laurent a musclé certaines parties de son trait, mais gagnerait encore sur les traits des visages de ses personnages. Mais l'essentiel est là.

Nom série  Martin Bonheur  posté le 06/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Un vrai bonheur, cet album...

Comparer Martin, son héros, à Amélie Poulain serait présomptueux et un peu trompeur, mais il y a un peu de ça quand même, puisque le jeune homme est heureux parce qu'il fait le bien autour de lui... et se fait du bien lui-même. Bien sûr, l'arrivée d'Agathe va remettre pas mal de choses en question... Ou pas.

Je me suis laissé prendre. Laissé prendre par l'atmosphère de ce village, peuplé de petits vieux et de deux jeunes hors saison, de ses maisons médiévales, de ses bords du fleuve, le plus petit de France. Par les portraits discrets, mais tellement attendrissants de ces mêmes petits vieux, même si au final on n'en croise qu'une demie-douzaine. De cette ambiance de village, où tout le monde se connaît, où tout le monde s'entraide. Ça a l'air vrai, et ça l'est, puisque Jérôme Félix, le scénariste, a vécu plusieurs mois dans cette bourgade normande, et s'est inspiré de son expérience pour raconter le séjour d'Agathe.

A tout prendre, l'intrigue qui sert de fil conducteur est secondaire. cette histoire d'écrivain raté ou pas, ce quiproquo avec ce manuscrit qui passe de mains en mains... C'est plus un prétexte. Et puis il y a ces créatures étranges qui... non, lisez-le plutôt.

Et pour nous régaler sur ce petit bijou, c'est Stéphane Louis qui est aux pinceaux. On a plutôt l'habitude de le voir sur des récits avec des héroïnes en spandex ou des vaisseaux hyper-profilés... Ici la récréation a été profitable, puisque montre qu'il est capable de tout dessiner, même un petit village de Normandie, où le plus gros délinquant est un toutou qui n'aime pas les personnes de couleur... A propos de couleurs, le boulot de Véra Daviet est superbe, la tâche a sans doute érté plus compliqué, mais on se croirait vraiment au bord de la Manche (ou presque).

Allez, j'y retourne, vous venez avec moi à Veules-les-Roses ?

Nom série  Le Requiem du Roi des Roses  posté le 06/04/2015 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Ça partait un peu mal, de mon point de vue : des personnages étranges, une ambiance onirique, des scènes sans queue ni tête... On reconnaît bien sûr le style un peu elliptique de Shakespeare, mais j'ai failli décrocher dès les premières pages.

Et puis Aya Kanno reprend la main de façon un peu plus classique, et j'ai commencé à m'intéresser à l'histoire de ce fils de noble britannique qui tente de reprendre la couronne aux trois lions à la famille Lancaster ; c'est la période dite de la guerre des Roses. Un adolescent, tourmenté par ce destin hors du commun, mais aussi et surtout par sa propre histoire : il est né hermaphrodite, et subit depuis les foudres de sa mère. Seuls l'amour inconditionnel de son père et l'affection de ses frères le sauvent de la folie.

Le récit se focalise donc sur les tourments intimes du futur Richard III, fils de Richard Plantagenêt. Le contexte historique reste en arrière-plan, et c'est peut-être bien mieux, même s'il me semble que l'auteure a simplifié pas mal de choses, du texte original de Shakespeare en passant par les faits historiques, du moins ce que l'on en sait.

Dès ce premier tome de nombreux personnages secondaires apparaissent, entre l'ancien roi, la fille du Comte de Warwick ou même... un petit cochon que Richard recueille (!). L'intrigue se montre d'emblée assez riche, et les enjeux semblent assez vite posés.

Graphiquement on est dans du seinen, même si on sent que l'auteure est tentée par le shônen, avec des scènes surexposées ou des poses dignes de certaines séries romantiques. Je ne suis pas super enthousiaste pour l'heure justement à cause de ce traitement si particulier, mais il faut reconnaître que cela va de pair avec l'ambigüité sexuelle de Richard.

Curieux de lire la suite cependant.

Nom série  Pandemonium (Ki-oon)  posté le 28/11/2014 (dernière MAJ le 04/04/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Assez surprenant ce manga. il a été dessiné dans le sens de lecture occidental et en bichromie, dans des tons déclinant un sépia soutenu, il nous raconte l'arrivée d'un personnage étrange, Zipher, dans une contrée qui fait figure de légende chez les siens.

Avec dans l'idée de tromper la mort, puisque les habitants difformes de ce village ont une réputation de sorciers. Mais bien évidemment, tout ne va pas se passer comme il l'espère...

Presque tout au long de ma lecture, je me suis demandé où l'auteur allait. Cela ne semblait pas forcément clair, avec ce personnage qui a vraiment l'air d'un étranger dans cette petite communauté. Curieusement, j'ai réussi à m'attacher aux autres, mais pratiquement pas à lui. Peut-être parce que sa folie latente laisse présager un final dramatique ?

Un final qui pour le coup, ne l'est pas vraiment. Finalement on en apprend plus sur les origines de ces parias, on comprend un peu mieux les motivations de Zipher, mais... J'ai la curieuse impression qu'il manque quelque chose, que l'auteur ne s'engage pas trop, qu'il refuse de nous en dire plus sur cet univers un peu étrange. Je suis resté sur ma faim à l'issue du diptyque.

Son dessin est plutôt agréable à l'oeil, même s'il ne rentre pas forcément dans la case "manga classique". L'ambiance sépia proposée est surprenante, mais semble installer le lecteur dans un ronron, un certain confort... Un style assez original cependant.

Une semi-déception donc.

Nom série  Le Siècle des Ombres  posté le 09/06/2009 (dernière MAJ le 04/04/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je m’attendais à une bonne BD avec cette nouvelle série du duo du Clan des chimères, mais j’ai été surpris.

Surpris tout d’abord par les qualités graphiques de l’album. On a pu le voir tout au long de la série précédente, Michel Suro n’a cessé de progresser. Avec cette nouvelle époque (mais dans le même univers), il a encore fait un petit bond, et il a visiblement pris du plaisir à illustrer cette histoire. Le premier témoignage, évident, est la couverture, en rupture avec la construction précédente série, toutes construites selon un schéma presque immuable : un personnage au premier plan, et derrière lui des créatures ailées. Ici la couverture est de facture plus classique, assez proche de ce que pourrait la couverture d’une bande dessinée sur la piraterie, par exemple. Elle est proprement superbe, et nous indique d’emblée certains cadres où se situera l’histoire : ambiance maritime, donc peut-être voyage, exotisme… Ca donne envie. Le dessin de Suro est accompagné d’un traitement des couleurs très réussi, avec une gamme chromatique très large. Luca Malisan, par ailleurs dessinateur de La Croisade des enfants (Edition Soleil), a su magnifiquement s’adapter au style de facture classique de Michel Suro. Dommage cependant qu'il n'ait pas travaillé sur toute la série, c'est en effet Dimitri Fogolin qui a travaillé sur la fin. Ils ont su créer des ambiances très diversifiées, même si parfois les Européens du XVIIIème siècle ont un teint un peu bronzé. Par ailleurs Suro, qui a fait évoluer physiquement Abeau et Cylinia de façon assez crédible (même si Abeau me semble un peu moins réussi), nous propose un Weltman très proche physiquement de celui de Guérineau dans la série-mère.

Le Siècle des Ombres prend pied au XVIIIème siècle, celui des… Lumières. Le contre-pied pris par Corbeyran dans le choix du titre de la série est clair : alors que de nombreuses connaissances et découvertes se font jour un peu partout en Europe, il y a pourtant des choses qui restent obscures, des créatures qui œuvrent à l’abri des regards. Et une fois de plus, les Stryges n’y sont pas étrangères… Cette nouvelle série, la cinquième de l’univers, met en vedette non seulement Abeau et Cylinia, mais aussi Sandor Weltman. Trois êtres qui, si vous suivez la trame de l’univers des stryges, ont des pouvoirs très particuliers. Trois êtres très particuliers dont la première apparition avait laissé de fausses impressions sur leurs motivations exactes. Mais avec la fin du Clan des chimères et celle du second cycle du Chant des Stryges, les enjeux et les positionnements ont changé. Weltman est-il un dangereux manipulateur ? Pas sûr. Abeau et Cylinia œuvrent-ils pour le bien du monde ? Les cartes sont brouillées en 1751. Nous nous retrouvons avec deux factions rivales, qui courent cette fois après un météorite qui pourrait être lié aux créatures ailées que l’on nomme stryges… Et qui n’apparaissent pas de façon réelle dans ce premier épisode. Weltman devrait en être le personnage central, et il apparaît déjà avec une forte présence, sous les traits de Paul Henry Thiry, Baron d’Holbach. Si je ne m’abuse, c’est la première fois qu’un personnage historique réel apparaît et joue un rôle prépondérant dans cet univers. En 1751, celui-ci, né Allemand, vient d’obtenir la nationalité française, et s’apprête à participer à l’Encyclopédie, dirigée par Diderot et d’Alembert. C’est un personnage haut en couleurs, ouvertement anticlérical, athée, matérialiste et fataliste. Il dût parfois écrire sous des pseudonymes pour voir ses idées publiées. Il tenait une place centrale dans le microcosme des philosophes et des savants de cette époque bouillonnante. C’est donc un personnage symbolique, sans doute inspirateur de la Révolution (et à mon avis ce fait va être traité par la suite dans la série), qui prend les traits de Weltman, un homme qui se veut libre, libre penseur, qui est avide de connaissances et de bien d’autres choses. Weltman, qui, je l’ai dit, nous présente un visage très différent de ce qu’on savait de lui jusqu’à présent (enfin, sauf dans la fin du second cycle du Chant des Stryges).

La lecture des second et troisième tomes apporte également son lot de satisfaction pour l'amateur lambda de l'univers des stryges. La nature de Cylinia nous est, sinon expliquée, du moins révélée ; les relations des frère et soeur entre eux, mais aussi avec Weltman, franchissent un nouveau palier, permettant de complexifier l'intrigue, d'autant plus que la fin du tome 3 -mystérieusement ponctué par une "fin de l'épisode"- laisse sur une révélation qui, si elle n'est pas forcément surprenante, n'en est pas moins énorme. La lecture du tome 5 me semble un peu plus décevante que les précédents, il ne s'y passe pas grand-chose, hormis une scène de bataille impeccablement exécutée par Michel Suro, comme en témoigne une superbe double page. Le tome 6 apporte une belle réponse aux dernières questions laissées en suspens dans la série, et ne devrait pas décevoir les fans, même si on aimerait voir comment Weltman évolue par la suite...

C'est une série réellement prenante, aux ambiances réussies et au découpage impeccable.

Nom série  Darwin's Game  posté le 27/09/2014 (dernière MAJ le 02/04/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Tout comme Pasukare, je rapproche ce manga de King's Game, paru chez le même éditeur. Il s'agit d'un pervers jeu de massacre (oui bon, ok, tous les jeux de massacre sont pervers), avec les nouvelles technologies, un sous-genre qui commence à pulluler.

A l'issue de ce premier tome on sent bien que les auteurs en gardent sous la semelle, qu'ils ne dévoilent pas tout. De plus ils lancent tout de suite plusieurs intrigues, qui ne semblent pour l'heure pas liées. Beaucoup de questions restent en suspens, de quoi allécher le lecteur avide de sensations fortes et de manipulations obscures. C'est donc plutôt bien vu, même si j'espère que le serpent ne va pas se mordre la queue en nous proposant une série à rallonge.

Dans le tome 2, Kaname va trouver des alliés et se retrouver confronté à une nouvelle situation du jeu, qui va forcément réduire le nombre de joueurs, de nouveaux paramètres qui vont permettre au récit d'entrer dans une autre dimension. Le tome 3 va permettre à deux personnages importants de sortir de l'ombre, pour une confrontation qui s'annonce très intéressante... Dans le tome 4 les alliances se font, One devient de plus en plus menaçant... La tension monte, mais espérons que l'auteur ne va pas étirer le concept à l'infini, ce que permettrait le principe du jeu...

Côté dessin, c'est plutôt classique, assez agréable à l'oeil, même si des personnages peu importants me semblent rapidement dessinés.

Curieux de lire la suite.

Nom série  Ad Astra  posté le 16/03/2014 (dernière MAJ le 02/04/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
La nouvelle série historique de Ki-oon se déroule à l'époque de la République romaine, au 2ème siècle avant JC, à l'époque où Rome est menacée par l'avancée inexorable de Hannibal.

Tout ce qu'on peut en attendre est présent dans ce seinen : le souffle épique, les personnages à dimension légendaire, les scènes de combat spectaculaires. Il y a de quoi en prendre plein les yeux. Les tomes sont copieux, et la maquette impeccable.

Sur le plan graphique Mihachi Kagano mise beaucoup sur les personnages, et en particulier les visages et les regards, visiblement reflet de l'état d'esprit des personnages. Les scènes de combat, si elles ne sont pas légion dans le premier tome, sont plutôt pas mal foutues. Le point faible est par contre les animaux, représentés ici par les chevaux et les éléphants, qui manquent de maîtrise. Ce défaut s'améliore dès le second tome.

Le second tome nous raconte en détail une bataille mettant aux prises l'armée romaine et celle de Carthage, et permet de mesurer les forces et les faiblesses tactiques de l'une et de l'autre. C'est très bien raconté, on ne peut lâcher le bouquin avant de l'avoir terminé, même si on passe un peu abruptement du champ de bataille aux travées du sénat romain, lors de la prise de pouvoir d'un représentant du peuple.

Le troisième propose de nous montrer la confrontation tactique entre les deux armées, la terre brûlée d'un côté et les vaches enflammées de l'autre. La bataille de Callicula est ainsi assez marquante... On voit relativement peu Scipion dans ce tome, sinon vers la fin, pour analyser l'arrivée au pouvoir d'un deuxième dictateur. Son histoire personnelle est aussi rapidement évoquée.

Dans le quatrième, nous avons la fin de cet affrontement, ou plutôt la non-fin, avec une large place laissée à la stratégie de guerre. La fin se concentre sur Rome, avec la bataille pour les places de tribuns données aux plébéiens et au patriciens... Un tome un peu en-deça des précédents, sans doute à cause de cet intermède urbain...

Dans le quatrième on revient sur le champ de bataille, avec le fin stratège qu'est Hannibal, et Scipion qui commence un peu à s'affirmer. Ça bouge un peu plus, j'espère que ça va continuer à bouger par la suite.

Attention, malgré la recommandation du magazine Historia, il faut savoir que l'auteur a pris des libertés avec la réalité historique, ou du moins ce que l'on en connaît. Mais il l'avoue lui-même dans sa postface, qui comporte des mini-notices biographiques concernant ses protagonistes. Faute avouée...

C'est plutôt bien fait pour l'heure, je continue l'aventure.

Nom série  A Silent voice  posté le 22/01/2015 (dernière MAJ le 29/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Voici un véritable OVNI, un manga qui va au fond des choses sur un sujet particulièrement délicat, celui de l'ijime au Japon, c'est à dire les brimades entre élèves. Un phénomène plutôt silencieux, mais bien réel. L'auteure a gagné un concours il y a quelques années avec une première version de cette histoire, et en a fait une version longue, visiblement de toute qualité.

Car ce qui frappe dans l'histoire à sa lecture, c'est l'absence de manichéisme. Shoya n'est pas fondamentalement un mauvais garçon, disons plutôt qu'il s'ennuie, et qu'il est un peu idiot. Et dans sa classe apparaît quelqu'un de différent, une fillette malentendante, qui l'intrigue d'abord, puis l'agace par son besoin d'aide. Les petites niches, au départ pas bien méchantes, vont suivre, et devenir de plus en plus osées, d'autant plus que ses camarades vont être derrière lui. Jusqu'au jour où...

Cette montée en puissance, si je puis l'exprimer ainsi, est diablement bien montrée, il se passe beaucoup de choses dès ce premier tome, et le personnage de Shoya, l'emmerdeur, est bien rendu ; il vaut mieux car le récit est à la première personne, comme si nous étions dans son esprit.

Dans le deuxième tome le récit temporise un peu. Et continue dans le véridique, car bien sûr, les deux adolescents ne peuvent pas devenir les meilleurs amis du monde, voire plus, du jour au lendemain. D'autant plus que les personnages secondaires prennent un peu d'ampleur, comme Yuzuru et Tomohiro, qui échappent à des stéréotypes et sont eux-mêmes assez intéressants, surtout Yuzuru. Je n'ai pas pu décoller de ma lecture tant que je ne l'ai pas terminée, tellement j'étais dedans.

Le dessin de Yoshitoki Oima, sans être exceptionnel, est très expressif, sans verser dans la caricature non plus.

Du très, très beau boulot, mon manga préféré du moment depuis l'achèvement de certaines séries historiques chez Ki-oon.

Nom série  Les Mondes de Thorgal - Louve  posté le 31/12/2011 (dernière MAJ le 29/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Je ne saurais dire si je suis un fan hardcore de l'univers Thorgal, mais je l'apprécie grandement. A ce titre je suis curieux de tout nouvel avatar qui y a trait.

Et je n'ai pas boudé mon plaisir lors de cette lecture. Sur le plan graphique, Surzhenko se montre très respectueux du Rosinski de la grande époque. Les couleurs de Graza aident aussi beaucoup à la cohérence de l'ensemble, bien qu'elles soient vieillottes sur les loups, où le dessin me semble écrasé. Du joli boulot tout de même. Un détail qui m'a un peu gêné est l'aspect du château d'Azzalepstön, qui m'a semblé tardif par rapport à l'époque. Mais Thorgal étant une série où les paradoxes temporels sont présents c'est peut-être voulu.

Sur le plan du scénario, je comprends les critiques de mes camarades et les rejoins en partie. Oui, c'est un peu niais, mais je rappelle que Louve est une gamine, et qu'à cet âge-là ce genre de comportement est crédible. La séquence de dialogue avec les loups est bavarde et un peu trop élaborée, un mauvais point pour le scénariste. Les péripéties s'enchaînent et on perd un peu de vue la trame principale, avant que la séquence finale rattrape un peu le coup.

Le deuxième tome me semble être un tome de transition, car il ne s'y passe pas grand-chose. De plus les sauts incessants entre les différentes trames ET dans le temps n'aident pas à une bonne compréhension, on s'y perd un peu avant que -bien sûr- les deux trames principales se rejoignent. La fin du premier triptyque est quant à elle assez intéressante, puisqu'elle montre deux évènements importants dans la famille de Thorgal...

Le tome 4 démarre de façon assez molle, avant de s'affoler un peu dans la seconde partie, avec l'apparition de deux nouveaux personnages auprès de Louve, et la résurgence d'une vieille ennemie... Rien de bien neuf dans le tome 5, même si le dessin de Surzhenko s'affirme et s'affermit...

A suivre...

Nom série  Elric (Glénat)  posté le 27/06/2013 (dernière MAJ le 29/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Je l'attendais cette adaptation... Depuis une bonne vingtaine d'années, époque où j'ai dévoré les bouquins de Michael Moorcock (Elric, mais aussi d'autres...). Oh bien sûr, ce n'est pas la première adaptation des aventures de l'Empereur de Melniboné, créé il y a plus de 50 ans, ni même la première adaptation en BD par un Français, puisque Philippe Druillet l'a fait en 1969...

Mais malgré cette ancienneté, malgré sa stature héroïque pétrie de stéréotypes (lesquels ont d'ailleurs été, en quelque sorte, créés par le personnage lui-même), le héros a gardé, quelque part, sa légende, son charisme et son attrait. Dès lors il n'est pas étonnant que des auteurs français s'y soient à nouveau intéressés, après que nombre d'anglo-saxons aient donné leur interprétation du personnage.

Ce qui frappe d'emblée à la lecture de cette nouvelle version, c'est sa magnificence visuelle. Pour retranscrire la noirceur, les abîmes décadents et la dimension épique d'Elric, il fallait un dessinateur de la trempe de Druillet, forcément, ou de celle de Lauffray. Mais c'est Didier Poli, co-auteur de la jolie reprise de Neige Fondation, qui est à l'origine du projet. Mais comme son trait est trop sage, il s'adjoint, après divers essais, le talent de Robin Recht, lequel travaille justement avec Lauffray. Et pour rajouter un grain de folie, Jean Bastide vient faire de la retouche et des couleurs. Le trio est gagnant, leur travail est fantastique. La mise en scène des crayonnés de Poli est très inspirée ; l'encrage de Recht propose une noirceur d'une grande maturité, et les retouches de Bastide rajoutent de la profondeur à l'ensemble. Je suis réellement admiratif. Au tome 2 Julien Telo prend le relais de Poli, avec un résultat tout aussi impressionnant.

Ce qui compte aussi dans une adaptation, c'est le travail qui est fait par rapport à l'oeuvre originale. Ma lecture des romans de Moorcock remonte à très loin, mais j'ai retrouvé dans cette BD de nombreuses impressions d'alors. Cette ambiance de décadence, de désespoir, cette atmosphère poisseuse avec cette épée de Damoclès qui pend au-dessus d'Elric, la dimension épique qui entoure la bataille navale, le côté putride du palais d'Ymrryr...Tout y est, à mon avis. Julien Blondel a réussi à épaissir le personnage de Cymoril, l'épouse d'Elric, laquelle n'avait qu'un rôle mineur dans l'histoire originale.

Le deuxième tome marque un tournant dans l'histoire d'Elric, avec son renoncement et sa rencontre de l'épée Stormbringer, son arme, son alliée, sa soeur... sa malédiction. Un tome à la hauteur des enjeux.

Aux qualités artistiques de l'album s'ajoute la qualité éditoriale, avec en bonus quelques notes sur l'origine et la réalisation du projet, accompagnées par des ébauches de personnages et de magnifiques illustrations de l'univers d'Elric par quelques grands noms : Druillet, Lauffray, Andreas ou encore Thierry Ségur.

Incontournable.

Nom série  Amerikkka  posté le 20/04/2010 (dernière MAJ le 28/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Mon avis est partagé sur cette série...
Ca commençait d'une certaine façon, et puis après la lecture du tome 5 (la série en comptera finalement 9 ou 10), les défauts et qualités se sont un peu substitués.
La lecture du tome 1 est sans appel : le sujet du KKK est très intéressant, et mérite en effet d'être traité de façon large, dans toutes ses ramifications. Par contre, le dessin de Nico Otéro manque clairement de maturité, bien qu'on discerne déjà un peu son style, avec des "gueules", par exemple. Et puis dès le tome 2 le dessin s'améliore nettement et très vite le dessinateur définit son style, nerveux, dynamique, sans pour autant sacrifier les petits détails qui font la différence. Le dessin évolue toujours bien par la suite.
La série continue à être très intéressante, mais du coup certains défauts narratifs se font jour : pas de remarque particulière sur le côté "un album, un lieu, une affaire", même si pour le coup on a un peu l'impression de suivre le parcours d'un tueur en série. Par contre ce qui me gêne, et le défaut est plus prégnant dans le tome 5, c'est le côté "catalogue" des activités néo-nazies... Pas inintéressant dans l'absolu, mais je trouve que cela aurait plus sa place dans un mini-dossier (une ou deux pages suffiraient) au début ou à la fin de l'album, quitte à faire des renvois. Après tout, sous des dehors de polar, cette série se veut également informative sur les mouvements d'extrême-droite aux Etats-Unis, si je ne me trompe.
Ce que j'ai apprécié par ailleurs, c'est aussi la critique discrète de l'Amérique bushiste, avec Dieu mis à toutes les sauces, les leçons données au monde alors qu'à l'intérieur c'est un vrai bordel, etc.
Pour l'instant mon tome préféré est le troisième, avec l'infiltration de Steve Ryan dans un camp d'extrême-droite...
Il y a donc de très bonnes choses dans la série, et je suivrai la suite avec plaisir.

Focus sur le tome 7, "Objectif Obama".
Un tome qui colle de près à l'actualité, avec notre duo d'enquêteurs momentanément affecté à la protection du président actuel, Barack Obama. Ce n'est pas une mauvaise idée de se raccrocher à ce personnage charismatique, mais ce récit, à mon sens, aurait mérité de tenir sur deux tomes. Car si la tentative d'attentat est assez bien amenée et la progression de l'enquête de Steve et Angela à peu près logique, j'aurais aimé un peu plus d'espace pour les motivations des conspirateurs (ils se réunissent une fois, et c'est tout), et une fin un peu moins abrupte. Pour le reste l'album est à l'image de la série, vraiment pas mal, et prolonge l'intérêt de celle-ci.

Le tome 8 permet aux auteurs de revenir à l'"ordinaire" de la série, à savoir une enquête sur les agissements des racistes dans un Etat donné. Cette fois-ci c'est le Montana, dont l'image bucolique est écorchée par les menées d'un consortium minier, prêt à beaucoup de choses, et surtout au pire, pour accroître son influence. Quand politique, intérêts financiers et haine raciale font bon ménage... Le couple d'enquêteurs ne sortira pas indemne, au propre comme au figuré, de cette aventure... Otéro a passé un cran dans son dessin, qui paraît un poil plus aéré que dans les précédents, à mon avis il se rapproche de sa maturité, et cela ne peut que rendre justice à cette série qui devient un classique.

Le tome 9 est très bon aussi, avec un scénario qui met un peu de temps à se décanter mais révèle une nouvelle fois une face sombre des USA.

Allez, un petit 3,5/5.

Nom série  Toupoil  posté le 23/03/2014 (dernière MAJ le 28/03/2015) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une série bien sympathique que celle qui porte le nom du chien qui en est le héros...

Toupoil est en effet une série consacrée à la nature, avec ce chien qui se lie d'amitié avec les espèces qu'il croise. Monfort se réclame de l'influence de Raymond Macherot, lequel avait en particulier, au travers de sa série « En promenade avec le Père Mathieu », dans le journal Tintin, essayé de réhabiliter de nombreuses espèces considérées comme nuisibles. Un grand nombre de valeurs traversent les aventures de Toupoil : entraide, respect de la différence, protection de la nature... Ce n'est pas pour rien que le premier tome, dans sa réédition, comporte une préface de Derib, auteur de Yakari, autre splendide série du genre.

Au-delà de son aspect écolo assumé (notons que les albums sont imprimés sur de papier issu de forêts gérées durablement), l'autre élément dont se réclame la série est sa cible de lecteurs, les moins de 7 ans... Or les aventures du petit épagneul (enfin il me semble que c'en est un) me semblent trop complexes pour être pleinement comprises par des primo-lecteurs, même accompagnés d'un adulte.

Côté dessin, c'est un vrai régal pour un amateur de franco-belge. Réalisées au crayon gras, il s'agit d'aventures très lisibles, dans un style semi-réaliste sans complexe, plus porté sur la nature (forcément) que sur les architectures.

Chaque album comporte 5 pages de bonus sur l'habitat et l'écologie des animaux rencontrés par Toupoil : les loutres, les ours, les lynx... Précieux pour les plus jeunes. A noter que le tome 2 a obtenu l'Alph-Art jeunesse pour la catégorie des 7-8 ans à Angoulême 1996.

Après trois tomes, le constat reste le même : écolo mais pas naïf, du moins pas complètement, les plus jeunes passent un bon moment de lecture.

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