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... a posté 31 avis et 3 séries (Note moyenne: 3.19)

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Nom série  Martha Washington - La Paix retrouvée (sauve le monde)  posté le 13/09/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Bon. Je ne sais pas encore ce qui m'a pris d'acheter ce truc. Le format ? La typo ? Le nom ? Miller ? Une absence ? Un délire ?

Ce truc est d'une laideur inénarable, à tous les étages. L'histoire pénible à lire, inintéressante, kitsch, laide - le dessin est affreux, la mise en couleur pathétique, ratée, moche. Je suis en manque d'adjectif négatifs pour décrire ce truc. Mais LAID semble bien résumer tous les aspects de ce torchon.

J'ose même pas le revendre, le donner serait pire, un présent pareil pourrait être considéré comme une déclaration de guerre. Je crois que je vais le brûler.

Désolé de déroger aux sacro-saintes règles régissant les avis de bdthèque, cet avis restera concis, mais ici il serait vain d'en rajouter.

Nom série  Block 109  posté le 22/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Une uchronie. ça faisait longtemps, tiens ! Surtout sur la période clef, 39-45, qui alimente/a alimenté/alimentera encore longtemps les fantasmes des auteurs, avec le sempiternel : mais si ça ne s'était pas déroulé comme ça ? Si Hitler était mort en 39 ? Si les russes avaient gagné ? Si la ligne Maginot avait servi à quelque chose ? Et si ? et si, et si.... Exercice ô combien prenant qui titille à chaque fois la curiosité du lecteur.

Ici l'uchronie proposée va très loin et, autant le dire tout de suite, est complètement ubuesque.

Soit. Les auteurs sont bien de notre temps par contre, car j'ai rarement vu un ouvrage si inspiré par les jeux video. On retrouvera tout ici, wolfenstein, stalker, metro 2036... Alors si vous avez aimé ces ambiances videoludiques-ci, il est à parier que Block 109 vous fera passer un excellent moment.

Le scénario est tout de même bien fichu, le découpage assez malin qui permet de faire croire à l'esbrouffe assez longtemps sans s'en douter, mais la "morale" de l'ensemble très nihiliste pourra par contre faire tiquer, même si elle s'avère séduisante au premier abord, tellement elle est simpliste.

Le dessin est assez beau dans ses tonalités grisâtres, avec des pointes de couleurs savamment diluées. Par contre il manque de précision par moment au niveau des personnages, souvent réduits à l'état de silhouette, ce qui vous fera poser la fréquente question : Mais bon sang, qui est-ce qui parle là ? Les personnages ne sont pas très attachants, hélas, et on a du mal a s'intérresser à l'équipe que l'on va suivre composée, pourtant savamment, de personnalités bien différenciées et trop caricaturales : encore un héritage du jeu video.

Reste un univers assez intéressant, un rythme assez soutenu où on ne s'ennuie pas, et une envie de découvrir l'épilogue très malin qui vous fera lire cette BD d'une seule traite ce qui vous amènera avec plaisir au beau milieu de la nuit.

Nom série  Zone 10  posté le 22/08/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
New-York. Des cadavres décapités sont retrouvés. Un inspecteur au passé psychologique un peu torturé est chargé de l'enquête. Une petite descente dans une vision lugubre de NY, et dans les dérives des illuminés post new-age qui cherchaient par la trépanantion à s'ouvrir l'esprit. Ambiance glauque, enquête rythmée, rebondissements de bon aloi, scènes choc qui vous feront mal au front, et ouvrage qui vous enlevera l'envie subite de percer des trous pour fixer vos étagères.

Intéressant, le dessin N&B un peu vieillot (j'ai cru au début que c'était une réedition), mais qui colle tout de même bien à l'ambiance. Les personnages sont pas très bien campés, et les gueules un peu trop géneriques (surtout les personnages feminin) on est dans un thriller noir classique de bonne facture, qui flirte un peu avec le fantastique par moment (ce qui n'est pas forcement son côté le plus réussi).

Nom série  Dossier A.  posté le 27/02/2010 (dernière MAJ le 05/04/2011) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
La quête de l'Atlantide, rien que ça. Il n'en fallait pas moins pour me ruer sur le tome 1 de Dossier A.

Je ne suis pas un "expert" dans les mangas, que je découvre peu a peu, après 20th Century Boys, Manhole, et Ikigami - Préavis de mort, dans un tout autre style. Allons droit au but : ce dossier A pèche déjà par son style graphique, et son dessin, que je considérerais comme mauvais. Les personnages ont un graphisme laid, ridicule (l'enfant), le héros, nez patate, traits japonais, est ridicule au possible, l'héroïne, avec ses deux yeux comme deux soucoupes semble sortir tout droit d'un livre sur les ET. Les poses sont figées, les personnages se tiennent difficilement, les proportions sont hasardeuses, le tout est très maladroit, le dessinateur semble empêtré par son crayon, gauche, et besogneux. Bref c'est plutôt mauvais. Les décors sont plus réussis, c'est tout de suite moins compliqué quand on retouche des photos... Mais ce traité correspond bien à la teneur historique du récit, et on n’est pas mécontent de retrouver Dubrovnik, par exemple, très réaliste, ça appuie le propos en plus de nous rappeler des souvenirs (si on y est allés, évidemment).

Ce qui fait la force de Dossier A ne se trouvera donc pas dans son style, mais plutôt dans sa rigueur de documentation. Quelle entrée brillante dans ce mythe ! Références, auteurs, archéologues, pays, histoires, légendes, toutes les pages vous donnent envie d'aller feuilleter l'encyclopédie, ou d'aller chez le bouquiniste du coin vous chercher les livres cités pour approfondir le sujet. C'est vraiment prenant, fidèle historiquement, et plutôt bien amené dans la trame générale. Dommage que le style narratif ne suive pas, ce n'est pas très enlevé, et hors les propos historiques, tout ce qui se rapporte au comportement "émotif" des personnages, est plutôt maladroit et souvent niais.

A part une digression assez étrange au 3/4 de l'ouvrage, qui annonce un peu un étirage de mayonnaise sur les 15 volumes par le biais d'histoirettes pas palpitantes, l'ouvrage s'avale sans mal, éveillant souvent notre intérêt, et nous donnant toujours envie d'en savoir plus.

Il est vraiment dommage que le style graphique soit si raté (les véhicules ! la typo ! les visages ! ) et que la composition des cases soit si "scolaire" (quand on sort d'un 20th Century Boys, ça fait un choc) ça aurait pu être une série culte. A défaut d'arriver jusqu'à cela, Dossier A, possède quand même assez d'atouts pour nous donner raison de s'y plonger.


Modification d'avis (Lecture du tome 7)
Je passe la note a 4/5, et coup de coeur.

Au fil des tomes, le déroulement de l'histoire prend encore plus de corps, les réferences se font toujours plus nombreuses, et l'envie de se documenter soi-même devient une manie. Le dessin très moyen sur les premiers tomes, se paye le luxe de s'améliorer, ce n'est pas très "créatif" ni stylé, mais ça devient bien plus détaillé et fin, les personnages sont plus campés, le tout tire vers plus de réalisme.

Le coté petites histoires parallèles est bien là, comme soupçonné dès le départ, certaines ne sont là que pour meubler, d'autres sont reliées pas forcement de façon très habile a la trame principale. Il y a hélas quelques longueurs, mais tous ces petits intermèdes restent frais, avec une morale assez jolie, (on pourra même trouver ça souvent niais) respect des anciens, poursuivre ses rêves etc. etc. L'auteur aurait pu éviter d'en rajouter des tonnes, mais ça passe tout de même, même si ça rend un peu le récit fragmentaire - J'avoue avoir été un peu paumé parfois.

Les tomes ne sont pas tous égaux en qualité, et certain sortent du lot (le tome 7 par exemple, avec une très belle scène d'espionnage/thriller, maline et bien racontée/mis en scène) - Cette série, donc en plus d'être intéressante de bout en bout, réserve quelques surprises...

Alors, amateur d'aventure, de mythes et de légendes de tout continent, Dossier A c'est pour vous !

Nom série  The Unwritten, entre les lignes  posté le 02/04/2011 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Étrange chose que ce unwritten. A vrai dire il est rare que je soit, après la lecture d'un ouvrage, complètement partagé sur mon avis. C'est le cas ici. Je ne sais pas trop quoi en dire, tellement ce Comics est déroutant.

Déroutant dans sa qualité, que ce soit le pitch du départ (la création littéraire, le basculement fiction/réalité) et dans son dessin. L'écriture est bonne, l'histoire prenante, avec d'un côté cette réflexion des deux mondes qui cohabitent, habile, avec un univers riche en citation (Shelley, Byron, Lewis), et de l'autre une histoire niaise copie conforme de Harry Potter, licorne et fées (?) inside. Un basculement entre univers féerique pour enfant, et un thriller gore (?). Le dessin est tout bonnement affreux sur 90% de l'ouvrage, à part les couvs traitées bien plus qualitativement par un autre dessinateur, qui n'apparaitra nulle part ailleurs... La fin du tome 1 est, là aussi beaucoup plus stylée, avec un dessin fin et bien travaillé, alors qu'on s'est coltiné une mise en couleur hideuse sur le reste des pages...

C'est un peu n'importe quoi en fait, ça semble intelligent, mais j'ai bien peur que, comme c'est la mode en ce moment, que tout ça fasse pshhhhit, et tant que l'objet reste obscur, avec énormément de non-dit, on pourra sur un malentendu considérer ça comme "malin", jusqu'à ce que sur la longueur, l'objet dévoile son vrai visage : une nullité crasse. On en est pas là, et the Unwritten fait croire en sa qualité, avec sa bonne grosse dose de mix de références Geek, BD, cinéma, ouvrage mainstream, mâtiné de culture XIXème pour renforcer l'illusion. Encore un exemple de la création génération internet (grand fourre-tout, culture empruntée sur wikipedia).

A voir, si l'illusion tient bon sur le deuxième tome(a sortir). Personnellement j'ai des doutes, mais ne demande qu'a être surpris dans le bon sens. On verra.

Nom série  Moonlight mile  posté le 21/07/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Retourner sur la Lune ! Rien que ça. Un des fantasmes de l'humanité, qui après y avoir foulé le pied, et quelques expériences sans suite, n'a jamais utilisé notre satellite comme elle le devrait. L'auteur ici, imagine ce que pourrait être l'organisation d'un retour sur la Lune, pour une exploitation de ses ressources. On est en plein dans les ouvrages du grand Stephen Baxter, autre afficionado, et autre frustré de l'abandon de la conquête spatiale dans les années 70.

On va suivre 2 héros, caricaturaux, testostéronés jusqu'aux oreilles, dans cette aventure. Autant le dire tout de suite, les personnages de ce livre sont tracés à gros traits, mais comme l'avait déjà décrit Tom Wolfe dans l'étoffe des héros, cette caricature n'est peut-être en fait pas si loin de la réalité. Dépassement de soi, vulgarité, virilité, tous les ingrédients de l'astronaute comme a pu en créer la NASA dans les années 60, sont là. C'est ici qu'on se démarque d'une vision à la Baxter, qui donnait aux civils et scientifiques classiques le droit et le permis de s'envoler là-haut.

L'histoire se déroule en plusieurs "missions" chacune étant indépendante en soi, comme des épisodes, mais qui s'inscrivent dans la globalité du projet au final. C'est une construction plutôt intéressante et réussie, permettant à l'auteur de détailler différentes phases du projet, et de toucher différents aspects qui composerait la mise en place d'un tel retour sur la lune : Politique, scientifique, technique, psychologique... C'est plutôt pointu et riche, même si la narration peut être parfois basique, simple, et mal amenée.

Plus surprenant, par contre, c'est que l'ensemble se voit traité avec un ton plutôt vulgaire, voire franchouillard, proche du grotesque, ça donne un cachet "étrange" à l'ensemble, certains avis ci-dessous parleront de racolage, je ne sais pour ma part quoi en penser, car en même temps ça s'inscrit dans une vision de l'astronaute viril, qui peut être sommes toutes assez réaliste.

Donc, disseminé dans tout l'ouvrage, vous apparaitront au visage quelques images porno soft bas de gamme, comme un exutoire de l'auteur, et comme une envie de réveiller parfois le lecteur qui se serait assoupi après une série de dialogues un peu plan-plan. Donc notons ici, que l'ouvrage s'adresse a un public adulte.

J'ai trouvé le dessin plutôt réussi, sans aucun talent particulier, mais excessivement bien détaillé, et les amoureux de la technique, pas sexuelle cette fois, seront aux anges en voyant schémas, tubes, et ordinateur de bords fourmillant de détails, plus ou moins crédible. C'est définitivement un ouvrage de Hard-SF, ce qui se fait plûtot rare à notre époque, mais le "hard" peut ici, pour une fois, prendre les deux sens qu'on peut lui donner.

Donc, a contrario des avis assassins (un peu immérités tout de même) ci-dessous, je conseille la lecture de ce manga à tout féru d'aventures spatiales, aux lecteurs de Hard-SF (Baxter, Clarke, Kim stanley Robinson...), et aux nostalgiques de la conquête spatiale des années 60.

Attention, avant de vous lancer dans l'aventure, l'adaptation française de la série qui comporte 15 tomes au Japon, s'est arrêtée au tome 10. Donc aucune chance d'avoir la fin de cette épopée dans la langue de Molière.

Nom série  Harry Dickson (Soleil)  posté le 01/06/2010 (dernière MAJ le 07/06/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Melangez Sherlock Holmes, un peu de Blake et Mortimer, saupoudrez d'une grosse dose de série B, avec une pointe d'esprit Nanard, vous obtiendrez Harry Dickson.



L'objet est affreux, une intégrale découpée en plusieurs tomes, contenant chacun 3 albums mis bout à bout, sans pause ni répit. Le papier est immonde, l'impression moisie, bref c'est repoussoir au possible.

Modification d'avis :
Bon je revois ici, mon avis tranché, lunatique, que j'ai posé sur cette série concernant son dessin et sa mise en couleur, avis qui après lecture du deuxième tome de l'intégrale, s'avère bien trop sévère. Alors oui le dessin n'est pas splendide, mais au fil des albums, le trait s'affirme quelque peu, et la mise en couleur remplit son office, sans être exceptionnelle, de bonnes ambiances s'en dégage. J'etais complètement passé à côté aussi du decoupage parfois très malin, et original qui dynamise la lecture.

Les histoires sont variées, les dénouements trop rapides, mais il y'a réellement de bonnes idées de serie B, ici : esoterisme, complots nazis, mystères, SF, quelques sources documentées aussi viennent enrichir des récits d'aventures qui font partir assez loin. Non c'est franchement sympatique, plein d'humour, et de références (on croisera même francis Blake au coin d'une rue), une sorte de Bande-dessinée hommage et excessive, souvent jubilatoire.

Rien d'incontournable dans tout ça, mais pour tout amateurs de serie B plutôt bien fichue, et de fan de mystères digne des romans des années 50, ça vaut le coup d'y jeter un oeil.

Nom série  Survivant  posté le 06/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Attention, manga OVNI.

Disons-le de suite, Survivant aura son public, et ses détracteurs, ou plutôt que détracteurs, des gens qui passeront complètement à côté.

C'est un ouvrage ascétique qui nous est servi ici, 10 tomes, longs, lents, un petit format où on se fait mal aux yeux, un noir et blanc tranché, parfois confus.

Un jeune homme (14 ans au début), et un groupe d'amis visitent une grotte un week-end. Un tremblement de terre, il se retrouve seul, perdu, plus personne, un tsunami submerge la montagne qui, devenue île, isole le jeune homme. Que s'est il passé, comment va-t-il survivre ?

On ne sait rien de plus que notre héros, et c'est parti pour un récit de survie qui a pour personnage principal la Nature. Tout réapprendre, la sortie de la grotte est une sorte de nouvelle naissance (l'auteur ne s'en est pas caché, vue la forme de l'ouverture), et les premiers pas de notre nouvel homme seront difficiles, âprement difficiles.

Peu d'action, on suit le survivant dans ses échecs, comme ses réussites, et la réussite s'acquiert ici, forcément, après une bonne dose d'échecs. Le héros doit être patient, le lecteur aussi.

C'est un ouvrage brut de décoffrage, tout a son importance quand on est réduit à survivre : aller à la selle, faire pipi, se nourrir, se protéger, tout acte du "quotidien" prend des proportions insoupçonnées. Tout est ici retranscrit aux petits oignons, une psychologie forte en non-dits, des situations que leur simplicité rend épiques. La nature devient source de peur et d'oppression, l'homme souverain se voit relégué en bas de l'échelle. Seuls les forts s'en sortent (l'ouvrage est plutôt darwiniste), une rencontre avec une rescapée au deuxième tome viendra appuyer cet axiome (très bel exemple de déliquessence psychologique).

Je me suis abîmé dans la lecture de ce manga, j'ai été happé. C'est poignant, intéressant, éducatif, de bout en bout. Pourtant c'est rempli de faiblesses, le format trop petit, le dessin parfois inidentifiable sur certaines planches, des visages pas très expressifs, un caractère très "constipé" (manque de nutrition ? [rires] ) de tous les protagonistes (oui il y aura d'autres survivants...), l'auteur n'est pas un grand dialoguiste non plus, et le ton est un petit peu trop détaché et scolaire dans les commentaires qui jalonnent l'ouvrage.

Tant pis, pour les défauts, on ne vit qu'une fois ! Note maximale, must-have, coup de cœur et tout le bazar, Satoru, tu le mérites, tu en as vraiment trop bavé, et nous avec.

Nom série  Petit Vampire  posté le 01/04/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Etrange chose que ce petit vampire... Vraiment étrange.

Après la lecture du premier tome, je fus plutôt emballé, personnages croquignolesques, trouvailles de situation, univers attachant, et galerie ambiance train fantôme, trucculente.

Le dessin de Sfar, très organique, comme à son habitude, fait mouche sur cette thématique, ce trait tremblotant, tout en volutes, achève de signer une ambiance maison hantée, de brillante manière. De plus il ajoute à cela des bouilles tordantes, cartoonesques à souhait, et l'ensemble se regarde donc avec un plaisir non dissimulé.

Se regarde. Se regarde effectivement, car si on s'arretait là, j'y aurais mis 5/5 culte, achat immédiat. Comme vous pouvez le remarquer plus haut, ce n'est pas le cas.

Il y a un énorme problème dans cet ouvrage. Son ton rédactionnel, ce que nous raconte l'auteur, ne touche jamais les bonnes personnes, et surtout met vraiment mal à l'aise. On ne sait pas trop quel est la cible de l'ouvrage, on dirait un anti-conte pour enfants. La série possède un ton régressif, scatologique, sadique, cynique, ironique, amené d'une manière très fallacieuse. Un enfant trouvera certaines péripeties drôles, d'autre déclencheront le malaise, l'adulte, passera au dessus de tout ça d'un air détaché, parce que ce n'est pas très drôle pour son niveau non plus. L'humour régressif fonctionne pour des enfants en bas âge, mais le reste ne fonctionne pas. Pour un enfant de 8 ans, ce n'est pas terrible non plus, et il peut être "choqué", ou mis mal à l'aise, par les thématiques adultes, qu'il va comprendre tout de même.

En fait, je trouve la position de Sfar sur cet ouvrage pas claire du tout, voire même, en exagérant, un peu dangereuse.

Le premier volume de la série est le plus équilibré, je conseillerais celui là, si on devait en lire un. Les autres... ressemblent étrangement à une opération d'"anti-morale" subversive de la part de l'auteur, qui s'amuserait avec tous ses publics, sourire sardonique sur le visage.

Pas très net tout ça.

Nom série  20th Century Boys  posté le 18/03/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
Qu'il va être difficile de donner un avis sur cette série, tant, au sortir du 22ème et dernier tome, on se voit décontenancé par ce long roman fleuve, tortueux, jouissif, et frustrant.

C’est bien simple, le premier tome entre les main, un souvenir d’enfance s’étale devant nous, un groupe d’amis, un été, une base secrète, on plonge en apnée dans un « stand by me » version Tokyo. L’amitié, les liens de l’enfance et leur conséquences, morales, d’envies, de passion seront le sujet central de l’histoire, ça va vite dès le début, on est piégé tout de suite, des intrigues s’entremêlent, des mystères apparaissent, et on tombe sous le charme immédiat de cette petite bande : Kenji, Otcho, Croa Croa…

L’enfance, ses rêves, son imagination, son univers, sa perception du monde, tout ce petit monde là nourrit toute votre vie, on l’oublie souvent devenu adulte, Urasawa, non. L’enfance est ici le moteur de tout, l’origine de tout, jusqu'à l’extrême. Ce sont ces liens, qui vont se tisser tout le long des 22 tomes, avec énormément de réussite au début, et beaucoup moins à la fin.

XXth Century Boys est aussi plus que ça, il porte évidement bien son nom, tant cette série est une ode au XXème siècle. On sent bien chez l’auteur l’importance du passage, émotif, qu’a pu lui procurer le passage à l’an 2000. Cette date sera sacrée, ce sera un tournant, la fin des utopies ? La fin d’un siècle de créativité, d’insouciance ? Les personnages de XXth Century Boys restent dans le passé, enfants du XXème siècle, ils ne veulent pas être adultes du XXIème. Tout le sujet est là, la peur de l’avenir, les rêves de l’enfance, les rêve d’une époque symbolisée par une exposition universelle dans les années 70, confrontée à la réalité d’un futur, désormais le présent plus terre à terre. Il y aura une différence flagrante entre la dureté de l’enfance de Kanna, fille du XXIème siècle, bien que son âme soit dans le siècle précédent, et l’enfance de la bande à Kenji. La dureté, le pragmatisme, le combat, la séparation contre l’insouciance, le jeu. « Tonton Kenji » sera porté en idole, par pour n’importe quelle raison, parce qu’il symbolise, lui, tout ce que le XXIème n’aura pas, ou plus.

De grands thèmes donc, traités de façon plutôt magistrale dans la première partie de la série, l’ascension de la « secte », les origines de celle-ci, l’ énigme quant à l’identité de son gourou, le grand bain de sang, et des airs de musiques, le tout forme un univers fabuleux, entre nostalgie et futur, on s’y perd un peu, mais c’est toujours avec plaisir. Le dessin est splendide, dynamique, les personnages sont expressifs, sans trop d’exagération non plus, le style narratif est prenant, haché, palpitant, et les rebondissements fréquents, bien amenés, surprenants. Toutes ces qualités vont devenir, paradoxalement des défauts sur la longueur. Passé le 13ème tome, il se passe quelque chose dans XXth century boys, qui est surprenant à plus d’un titre. Lassitude ? Systématisme ? Monotonie ? En fait il y a comme une impression, en milieu de série, de tout recommencer, même thèmes, mêmes énigmes, mêmes procédés.
L’auteur s’empêtre, allonge la sauce, et la narration que nous avions trouvée si excellente au début, devient pénible. Pourtant c’est la même chose, le même talent. L’ouvrage est trop long, ou pas assez, on ne sait pas. Le charme opère moins, le retour de certains « héros » n’émeut pas.

A l’image du petit mot d’introduction présentant chaque tome, ça se répète et ça patine, on ne sait plus quoi en dire.

J’ai rarement lu série si frustrante que celle-ci, si décevante en fait. Elle est tellement magnifique sur sa première moitié, que s’en est rageant.

J’en conseille la lecture à tout le monde, c’est je pense un indispensable, et la lecture des 13 premiers tomes, est marquante à plus d’un titre. Le reste passionnera sûrement moins, mais paradoxalement, à la clôture du 22ème tome, un pincement nostalgique de la lecture des premiers opus et des émotions qui l'accompagnait, vous titillera sûrement. Comme quoi, Urasawa a peut être réussi son pari, finalement.

Nom série  Manhole  posté le 15/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Seconde étape dans ma découverte (très tardive) des Mangas, après Ikigami - Préavis de mort.

Ces 3 volumes aux couvertures glauquissimes, se lisent en un clin d'œil, soutenu par un rythme très cinématographique, voire trop, on sort de cette histoire comme on y est rentrés, rapidement.

Tous les ingrédients du glauque forment ici un bon thriller, qui laisse présager quelque chose de plus grand et bien mieux fichu, que la fin, plutôt décevante que l'auteur nous a servi.

Le dessin est plutôt bon, les personnages, n'évitent pas les poncifs du genre, mais restent crédible, a part une propension a la sur-exagération de certains comportements, voire même des aberrations émotives (la relation de la jeune enquêtrice avec l'inspecteur)

L'histoire en elle même est plutôt bien fichue, tout le premier tome, est vraiment prenant, intriguant, et terrifiant, c'est lors des dénouements des mystères que l'ouvrage accuse des faiblesses - Peut-être que notre imagination nous avait emmené plus loin que ce que l'auteur nous propose, avec sa sombre histoire de vengeance rédemptrice. On pourra aussi reprocher la surenchère malsaine propre à notre époque, qui veut à chaque fois essayer de nous faire participer à un choix de raison, pour tenter de justifier des crimes ou des atrocités, en rapport à d'autres crimes encore plus atroces. Il y a une certaine complaisance morbide dans tout cela, mais bon passons, ce registre-là est courant.

Mais bon, une lecture plutôt correcte dans l'ensemble, servi par un bon découpage très cinématographique, on aurait tort de s'en priver tout de même.

Nom série  Ikigami - Préavis de mort  posté le 07/02/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Le "pitch" de ce Manga m'a interpellé, la promesse SF, racoleuse "Que feriez-vous si il vous restait 24 heures à vivre ?" était évidement interpelante.

L'auteur, nous propose ici une fiction plutôt crédible, avec une société identique à la notre qui aurait instauré un principe "malin" d'épée de Damoclès sur sa population pour la tenir socialement "droite". Un peu tiré par les cheveux, tout de même, cet univers bureaucratique de mise a mort, est bien ficelé, avec une philosophie bien pensée - bien que si l'on y réfléchit d'un peu plus près, on se rend compte que chez notre jeunesse actuelle il n'y a pas besoin d'épée de Damoclès organisée, pour faire disparaître un jeune de moins de 25 ans sur 1000. Bon j'exagère, mais on doit pas en être loin. Parce qu'effectivement, le sceptre de la mort, c'est le lot de tous, et pour l'effet de pression, une piqure de journal TV tous les soirs vous fera le même effet qu'un quelconque doute quant à la présence - ou non - d'un nano-machin qui viendra vous éclater une artère à l'heure prévue.

Passons - La partie la plus intéressante n'est donc pas vraiment dans cette "philosophie" de société, puisqu'elle est plutôt proche de la notre, mais plutôt dans le fait que la victime se voit mise au courant 24 heure à l'avance de son sort. Très bien.

La construction de ce manga, est plutôt maline, avec un héros transversal, qui vient distribuer cette annonce, l'ikigami, et des historiettes concernant les futurs martyrs. Et c'est là que le bât blesse, pour moi, car les deux personnes qui verront ici leurs histoires racontées, n'intéressent pas vraiment. C'est standard, formaté, bourré de poncifs propres aux ados, et plutôt... bas de gamme. L'ado martyrisé dans son collège, et les musicos de la rue qui veulent sortir un album... ok. On s'attendait peut-être à mieux, non ? Et surtout plus original, on s'ennuie ferme, et on sourit presque devant tant de clichés, qui vont même vers le lacrymal bon marché pour le second acte...

Dommage, donc. L'ensemble aurait pu être plus réussi, l'intelligence du propos est bien là, la construction, qui annonce une série (peut-être plus riche et qualitative ?) est maîtrisée, et pouvait permettre beaucoup d'originalité pour quelque chose qui au final reste un recueil d'historiettes un peu banales.

Nom série  L'Eternaute  posté le 19/12/2008 (dernière MAJ le 03/02/2010) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Le troisième et dernier tome vient donc de sortir.

Celui-ci vient confirmer la note maximale déjà attribuée à cette série d'anticipation exceptionnelle.

Les 350 pages qui constitue l'ensemble de l'Eternaute sont un best-of du genre, qui se hisse au niveau des livres de Wells, par leur tension, leur rigueur, et leur aspect documentaire. La continuité de l'action, la description des événements en quasi "temps réel" en font une lecture immersive, prenante, haletante. Les thèmes de la manipulation, l'endoctrinement, la technologie, la société, l'armée, la résistance, l'Histoire, la différence, y sont abordés de manière cohérente. La fin ouvre de nombreuses perspectives de réflexion. Il reste quelque connotations datées, évidement, la technologie n'est peut être pas aussi imaginative que ce que l'on peut voir aujourd'hui en SF, mais ça n'empêche, que en plus du charme un peu désuet de certaines péripéties, l'Eternaute reste une lecture assez universelle, pour intéresser les lecteurs de notre époque. A noter que en plus d'être une pierre angulaire de la BD d'anticipation, il se dégage de cet ouvrage, une poésie, et une mélancolie assez rare pour le genre, et les auteurs arrivent à nous surprendre en nous présentant des envahisseurs un peu plus subtils qu'il y parait au premier abord. Il y a une volonté d'appel à la tolérance qui fait mouche, et une mise en perspective de l'humanité qui inspire le respect.

Une lecture indispensable.


Je laisse, ci-dessous, mes premiers avis sur les deux tomes précédents :


Si vous avez aimé, comme moi, La Guerre des Mondes de Wells (le roman), ne ratez pas ce chef d'oeuvre.

Si l'histoire peut prêter à sourire dans les grandes lignes, le suspense et la survie de ce petit groupe face à un évènement extraordinaire vous tiendra en haleine. De plus les grands thèmes politiques et sociologiques propres aux années 60 sont abordés par l'auteur de façon très intelligente.

Le dessin en N&B simple, sans être exceptionnel souligne bien l'ambiance, et l'atmosphère qui se dégage de certaines planches est superbe. L'écriture est intelligente, bien menée, malgré les redites inhérentes au fait que cette BD est sortie à l'origine dans un journal par épisodes très courts.

Cet ouvrage rentre dans mon Panthéon personnel de la S.F.

Le tome 2 vient de sortir :
De la survie d'un petit groupe, nous somme passés à la guerilla, resistance organisée avec ce qu'il reste d'une faction militaire et des miliciens, survivants recrutés. Des réponses aux questions du premier tome prennent corps ici.

Que dire, d'autre que cet éternaute frise la perfection ? Narration détaillée, aucune précipitation dans les événements, tout se deroule en quasi temps reel, c'est du documentaire. Les petits travers de redites inhérents au premier album se font même le luxe d'être moins présentes. Le troisième tome vite, je ne tiens déjà plus.

Nom série  Ovni : l’affaire Varginha  posté le 27/01/2010 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
Acheté au hasard, ce petit volume, format "Manga" m'a tout d'abord intrigué par sa promesse documentaire quant à un événement paranormal survenu dans la petite ville de Varginha, Brésil, en 1996.

Une espèce d'affaire Roswell contemporaine, qui, parait-il, fit grand bruit, à l'époque.

Très bien, me dis-je, l'ufologie a toujours été une source d'intérêt pour ses histoires truculentes, qui, proches du documentaire, apportent leur lot d'intérêt à tout amateur de science-fiction.

Ouverture de l'objet qui possède une couverture douteuse, préface qui annonce la couleur. Là où je m'attendais à une BD qui avait pris comme source un fait-divers paranormal, je tombe sur un pamphlet "ufologue" ayant comme prétention d'éduquer nos jeunes lecteurs vers des thèses conspirationistes et farfelues propres aux illuminés qui errent dans ces sphères de la pseudo-science. Bof. Et surtout risible.

Attaquons l'histoire qui est sensée être un documentaire graphique des événements. C'est court, mal fait, mal documenté, des ufologues citent des ufologues qui citent des ufologues, aucune source documentaire sérieuse, aucun poids qui pourrait nous intriguer et faire basculer cette histoire grotesque en énigme intéressante, qui pourrait titiller nos certitudes.
Le dessin et le graphisme sont plutôt mauvais, voire très mauvais, empruntant leur style au Manga (??) pour plaire peut-être à une certaine jeunesse.

Après ce court fiction-documentaire, suit un dossier nous présentant le monde des OVNI, et ses thèses les plus grotesques, le tout alimenté d'artwork stylé tag/manga/SF insupportable, a l'esthétique douteuse. Le tout sensé nous convaincre de la présence de "Petits-gris" dans nos jardins. La dernière théorie "Gaïa" vaut sont pesant de cacahuètes, et mérite une lecture pour se rendre compte de l'état d'esprit proche de la démence illuminée de certains "ufologues". C'est peut-être, en fin de compte, cette partie là qui fait le plus frémir. On en arriverait presque à avoir plus peur de certains de nos contemporains, que d'un quelconque Alien aux yeux amandes venu de l'espace.

A éviter, donc.

Nom série  Space Girl  posté le 11/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 2/5 (Bof, sans plus)
Mouais. Aficionado de SF, j'ai tout de suite été intéressé par le format, le parti pris : un strip par page, et le dessin était appétant.

A la lecture de l'ouvrage, 8 minutes en gros, il n'y a qu'un constat qui tombe : flemmardise de l'auteur, qui nous propose un art book, peu ou prou scénarisé. Bref on dirait un premier jet, pour une BD plus volumineuse, mais vendue au prix fort.

Le dessin est beau, la narration nulle ou quasi, l'histoire basique sans grand intérêt.

100 pages de plus n'auraient pas été un luxe sur ce format là.

A éviter donc.

Nom série  Gaston Lagaffe  posté le 03/12/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
On ne peut pas, objectivement faire une critique de Gaston Lagaffe.

Tout est cultissime dans cette BD, Gaston est MON personnage de BD favori depuis que je sais lire, et ça ne changera surement jamais.

Je veux me réincarner en Gaston Lagaffe.

Franquin. Respect éternel.

Nom série  Tintin (Les aventures de)  posté le 22/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 5/5 (Culte !)
Bon, je ne sais pas comment critiquer cette pierre angulaire de la BD. Je voulais juste mettre culte et 5/5, c'est le moins que l'on puisse faire. On aura tout reproché à Hergé, et à son personnage mythique - Mais a quoi bon ?

C'est juste le summum de l'équilibre image/texte, de la narration fluide, intéressante et drôle, de l'aventure qui fait presque maintenant partie de l'inconscient collectif tellement elle est ancrée en nous. C'est aussi une rare série qui peut se lire, relire ad vitam eternam sans jamais lasser. Simplement génial en fait.

Les musts pour moi sont les diptyques : Objectif Lune, On a Marché sur la lune. Les 7 boules de Crystal / Le temple du soleil. Le secret de la licorne / Le trésor de Rackham le rouge.

Et sans oublier : Tintin au Tibet, l'étoile mystérieuse, coke en stock...

Nom série  Gigantik  posté le 19/02/2009 (dernière MAJ le 22/07/2009) Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 3/5 (Pas mal)
Alors là, c'est une sacrée surprise que cette série. J'en avais lu un, étant gamin, et j'ai retrouvé cet album au grenier. Mais, quel dépaysement ! De la SF inspirée, à la Buck Rogers, mâtiné de Star Wars (le couple de robots). C'est ludique, intéressant, comique parfois, bien plus prenant qu'un Valérian (où l'humour prend trop le pas sur les intrigues, à mon avis). Franchement c'est une petite perle ce Gigantik. Le graphisme fait un peu daté dans les deux premiers albums, mais s'améliore au fur et à mesure, la narration est plutôt bonne, et bien menée, malgré des baisses à certains moments (précipitation d'évènements) et certaines expressions assez grotesques, risibles et vieillottes, mais qui ont leur charme : "panndanslespace !" [sic]

A acheter, pour tout amateur de space opera, et de SF.


Edit : les deux derniers albums sont vraiment moins bon, redites, running gags lourds, et manque d'inspiration sur le scenario... Il etait temps que ça s'arrete. Note rabaissée a 3/5.

Nom série  Jack Bishop (Les aventures de)  posté le 20/07/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Non
Note Note: 1/5 (Vraiment pas aimé !)
« Le temple de l'épouvante », derrière ce titre très série B se cache hélas un album épouvantable.

Séduit par la qualité de l'édition, je me suis rué sur cette chose. Mal m'en a pris, c'est une catastrophe.
Scenario inintéressant, bourré de poncifs, et personnage principal à-la Mitchum, complètement antipathique, le tout respire l'idiotie, et rappelle les héros limite racistes des pires époques postcoloniales. On dirait un héros de mon grand-père. Il y a même un personnage qui a "Riton" comme surnom, c'est dire la qualité de l'ensemble qui essaye de concilier BD d'antan et contemporaine, mais qui n'arrive qu’à faire flop. Ne parlons pas de la narration, poussive, des répliques qui cherchent le bon mot digne d'une revue torchon des années 50.

Cet album possède un bon écrin, il mériterait à peine de sortir par épisodes au dos d'un quelconque quotidien régional pendant l'été.

Nom série  Fog  posté le 23/06/2009 Modifier cet avis Achat conseillé ? Oui
Note Note: 4/5 (Franchement bien)
J'ai lu les quatre premiers tomes.

Le dessin est superbe, stylisé, tons sombres, les personnages ont de vraies "gueules", c'est très illustratif, ça a beaucoup de caractère, et il s'en dégage une très belle atmosphère qui colle bien à l'univers poisseux du Londres Victorien.

Il est rare que je le remarque, mais le travaille typo est ici moyen, le style de graphie est adaptée, mais il manque une certaine constance dans cette graphie qui rend certaines bulles très bancales.

La première enquête qui s'étale sur les deux premiers tomes est vraiment passionnante de bout en bout, elle contient sa dose de mystère, et sa dose de révélations bien fouillées. Les deux seconds tomes sont vraiment passionnant aussi, plus surnaturels, plus ésotériques, mais surprise a la fin du deuxième tome, il y a une précipitation criante dans les évènements, qui démontre un manque de place pour l'auteur pour finir son histoire correctement. Pourquoi ne pas avoir étalé cette histoire sur 3 tomes ? C'est vraiment raté, et vraiment dommage.

Hâte de lire les tomes suivants, en espérant ne pas retomber sur ce bâclage scénaristique final !

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