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Nom série
Les Foot Maniacs
posté le
25/07/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Bof, sans plus) |
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Les prolifiques éditions "Bamboo" se devaient de faire une place au football, le plus populaire de tous les sports en France, même si elles avaient déjà amorcé le mouvement en direction des plus jeunes avec "les babyfoot".
Mais soucieuses de ne pas concurrencer ce dernier titre, elles ont choisi de mettre en scène une catégorie de personnages bien plus propices à se prêter à la caricature, c'est-à-dire les fondus du football !
Tout le monde connaît ce Français moyen qui se balade en jogging, passe ses samedis au stade, et pousse ses enfants à s'entraîner dans l'espoir qu'ils deviennent de grands champions. Lui et sa famille sont ici les protagonistes de quantités de gags tournant autour du thème du football, et uniquement du football, évidemment.
Et bien croyez-moi, en plus d'offrir un dessin agréable et surtout très lisible -ce qui devient une qualité rare de nos jours-, les auteurs semblent avoir trouvé suffisamment de "jus" pour faire tourner la série sur cinq tomes à l'heure actuelle. Et le plus étonnant, c'est que les gags sont plus ou moins d'égale qualité entre eux, alors que Bamboo nous avait habitué à ce que le mauvais succède au bon, ou alors qu'il n'y ait que du mauvais.
Toutefois, les gags ne sont pas désopilants non plus, tout juste distrayants, ce qui explique la note assez sévère dont cette BD fait l'objet.
Une BD dont la qualité reste encore à confirmer.
Note finale: 2,5/5 |
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Décidemment, le passage au nouveau millénaire semble avoir été fatal à la créativité débordante des deux auteurs spécialistes de la BD à thème façon "branchée", j'ai nommé Fredman le dessinateur et surtout Jim le scénariste.
En effet, après le décevant Tous mes vrais amis, "Rester jeune à tout prix", sortie en 2002, confirme une évolution dans le style mais aussi la pensée des auteurs, que l'on retrouvera dans les productions ultérieures.
Tout d'abord, on trouve une confirmation dans le changement du style graphique de Fredman. Fini le dessin "carré" et brouillon, mais si plein de personnalité, de Tous les défauts des mecs (1994 déjà!); il se fait plus dynamique, sans doute trop, et plus élastique. Les couleurs elles-mêmes perdent leurs teintes pastelles pour un aspect "informatisé", l'impression d'ensemble perdant ainsi de son cachet.
Ensuite, il semble bien que Jim a déjà perdu de son inspiration d'antan. Il a délibérément choisi de lier les différentes et traditionnelles scénettes par un fil historique. On voit ainsi un trentenaire prendre conscience de sa vieillesse au début de la BD, puis tout tenter pour se "mettre à la page".
L'occasion pour Jim de sortir quelques situations cocasses ou réellement pertinentes, en cela qu'elles sont crédibles et qu'elles peuvent toucher le lecteur, mais hélas cela reste trop rare. En voulant élaborer une critique du jeunisme, Jim s'enfonce à la fin dans une bien-pensance quelque peu mièvre, oubliant son ton caustique qui fit le succès commercial de ses BD dans les années 90.
Heureusement pour lui et les éditions "Vents d'ouest", il y aura toujours des gens qui fêteront leurs 30 ou 40 ans, et à qui des bédéphiles avisés auront offert "Rester jeune à tout prix". |
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Nom série
Le désir
posté le
24/07/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Sortie en 2005, "Le désir" est la quatrième BD, après L'Amour,"la thune", La flemme, que Jim réalise sous les deux casquettes de scénariste et de dessinateur, et malheureusement elle est bien loin d'être sa meilleure livraison en matière de BD à thème.
La qualité des débuts n'est plus au rendez-vous, et ce sous de multiples facettes.
Tout d'abord, le dessin prend des allures de plus en plus "cartoonesques", à la limite élastique, avec toujours une multiplication croissante des bulles qui occupent une place croissante dans l'espace de la case.
Plus grave: là où dans ses précédents albums, Jim savait toucher "là où ça fait mal", croquer avec malice ces petits détails quotidiens où chacun peut se reconnaître, il se complait avec "le désir" dans des situations caricaturées à l'extrême dans lesquelles il est difficile de se retrouver (par exemple le sadomasochisme).
Il n'évite pas les clichés style "American Pie" -par exemple une grand-mère à la libido exacerbée-, pas plus que le spectre de la vulgarité dans laquelle il se fourvoie allègrement.
Tout tourne trop autour du thème du massage qui occupe presque la moitié des gags.
"Le désir" semble bien être le signe que le filon des BD à thèmes exploité dès les années 90, dont Jim (mais aussi Fredman) était le principal fer de lance, peine à se renouveler et cherche un second souffle. |
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"Manager, mode d'emploi" est une BD intéressante.
Mais attention! Pas intéressante au sens où l'on pourrait l'entendre pour une BD d'humour, car elle n'est pas forcément désopilante ni même spécialement drôle.
Je vous vois déjà lever votre sourcil d'un air inquisiteur à l'aune de cette affirmation, mais n'anticipons pas.
Comme je le disais, cette BD n'est pas un monument d'humour, mais ça on pouvait s'en douter.
Elle prend parti de se moquer gentiment du monde de l'entreprise. Ainsi nous sont présentés une galerie de personnages par forcément délirants, mais tout aussi caricaturaux les uns que les autres. Commençons par citer les employés, complètement soumis et pas du tout motivés par ce qu'ils font. Viennent ensuite un DRH pas chasseur de tête pour un sou, une secrétaire qui ne pense qu'à se manucurer les ongles, une autre secrétaire qui attire son patron, une sorte de grand manitou qui ne pense... qu'à lui, et qui entretient avec délectation des rapports de domination avec ses employés.
Vous l'aurez compris à cette simple évocation des personnages, Dehaes prend un malin plaisir à se jouer des préjugés et des clichés propres au monde de l'entreprise, et il faut bien avouer qu'il parvient à placer quelques gags particulièrement dignes d'intérêt.
Par bien des côtés, "Manager mode d'emploi" ressemble à un fac similé de la fameuse BD de Geluck, Le Chat. Quand bien même le dessin est "carré" par opposition au graphisme tout en rondeur de Geluck (volonté délibérée de se démarquer de son illustre inspirateur?), le format est quasiment identique: 3 cases pour un gag, ce qui a l'avantage de donner un aspect plus percutant aux jeux de mots.
Car bien sûr, tout comme dans Le Chat, les jeux de mots et les situations sont le principal intérêt de la série. De ce côté-ci, Dehaes ne démérite pas, avec des perles savoureuses, et se présente en bon disciple de Geluck.
Mais là où "Manager, mode d'emploi" est réellement intéressant (j'y viens), c'est qu'elle obéit à une tendance qu'on observe dans quantités d'autres moyens d'expression artistique (vous m'excuserez je l'espère si je prends des exemples hors BD).
Quoi de plus "in" de nos jours, que de tourner en dérision -voire dénigrer- le monde de l'entreprise et des relations dans le travail? On a pu observer cette tendance dans la littérature avec "Bonjour paresse", on le voit à la télévision avec Caméra café et "The office"; on le voit aussi au cinéma.
Il ne restait plus à la bande-dessinée qu'à animer ses propres caricatures, qu'à mettre en scène ce dénigrement généralisé déguisé en humour second degré.
Avec "Manager mode d'emploi", voilà qui est fait. |
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Nom série
Les Cyclistes
posté le
21/07/2007
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Parue aux éditions "Vents d'ouest", "les cyclistes" concurrencent directement Les vélo maniacs des éditions Bamboo. En effet, ces deux BD adoptent le même positionnement : nous raconter de manière distrayante les tribulations d'un petit club cycliste amateur.
Là où "les vélos maniacs" n'hésite pas à recourir à des situations osées voire coquines, "les cyclistes" restent par comparaison très sages. Les gags restent bon enfant, souvent très premier degré. Mais cette BD pose un oeil bienveillant sur le milieu cycliste amateur, nous le rendant sympathique, grâce à des personnages certes plus sobres que dans Les vélo maniacs, mais aussi plus proches de nous et moins caricaturaux.
Le plaisir de lecture réel est aussi possible du fait d'un graphisme tout en rondeur, très "franco-belge", assez agréable à l'oeil, par comparaison au dessin haché et même agressif des "vélo maniacs".
Autre bon point : la sensation de vitesse est assez bien rendue.
Bref, "les cyclistes" est une BD où même si l'humour de situation n'atteint pas des summums de subtilité, il permet une lecture agréable et amusante, et qui a le mérite de nous faire entrer dans le milieu cycliste amateur, avec toutes ses lubies.
Néanmoins, là où le sport automobile a son Michel Vaillant, le cyclisme attend toujours son oeuvre-phare pour porter haut ses couleurs en bandes-dessinées. |
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Nom série
Les vélo maniacs
posté le
21/07/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Dans la famille "Bamboo sports", après le football, le rugby, et même le tuning (sic!), je demande le cyclisme!
Ah le cyclisme, sport romantique par excellence, où le tragique se mêle souvent au romanesque, la sueur à l'effort et la poussière. Voilà pour le cyclisme professionnel, tel qu'on peut le voir dans le Tour de France, ou de grandes classiques comme le Paris-Roubaix.
Mais à la base, il ne faudrait pas oublier tous ces petits clubs amateurs qui font parfois la fierté d'un quartier ou d'un village. C'est donc une bonne idée que nous faire découvrir ce petit microcosme sous l'angle facétieux de l'humour.
C'est ce que nous proposent les éditions Bamboo avec "les vélos maniacs". On suit les péripéties du Guidon's club, petit club du Sud de la France, qui enchaînent les compétitions avec les clubs des bourgades voisines.
L'intérêt de la BD réside en premier lieu dans les personnalités hautes en couleur du club : l'entraîneur blasé, l'étalon italien (énorme celui-là), celui qui ne sait pas prendre un virage, le frimeur fils-à-papa...
La qualité des gags est inégale : on alterne souvent le très bon et le médiocre, voire l'insipide, mais la facture scénaristique globale reste correcte.
En tout cas, les auteurs font dans l'ensemble preuve de suffisamment de culture cycliste pour que les situations restent crédibles, sans pour autant être intéressantes ou éviter de tomber parfois dans le caricatural grotesque.
Là où le bât blesse vraiment, c'est le dessin, que je trouve bâclé, et désagréable à la lecture. Les polices d'écriture sont biscornues, ce qui peut rendre la lecture parfois pénible. Un comble pour une BD censée distraire!
Dommage car "les vélos maniacs" auraient pu constituer une BD d'humour appréciable, mais l'on préférera Les Cyclistes, certes moins audacieux et plus mielleux, mais au moins beaucoup plus lisibles. |
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"Tous mes vrais amis", sortie en 2001, poursuivant la collaboration entamée en 1994 par Jim le scénariste et Fredman le dessinateur avec Tous les défauts des mecs, s'avère malheureusement être un album d'assez médiocre facture, comparée à la qualité de Tout ce qui fait râââler les nanas ou Nos pires fêtes foireuses.
Pourtant, cette étape dans la collaboration entre nos deux auteurs comporte des nouveautés.
Tout d'abord, comparée au dernier album commun sorti en 1999, le style graphique de Fredman connaît une évolution singulière. Le dessin se fait plus rond, plus "élastique". Il tend à se rapprocher du style de Jim (L'Amour, La honte...), et même les couleurs se font moins pastelles, plus criardes.
Ensuite, on voit pour la première fois apparaître une bande de copains caractéristiques et récurrents, qu'on retrouvera dans Putain de vacances.
Malgré tout, tout cela ne suffit pas à rendre cette BD attrayante. La faute à des gags moins bons que dans les autres productions du duo. Les situations sont moins prêteuses au rire. Ce n'est pourtant pas la faute du thème choisi : il aurait été aisé de trouver l'étincelle sarcastique dans des situations qui auraient pu être autre chose que convenues, le thème de l'amitié se prêtant assez bien pour tirer parti de clichés.
La volonté de bien faire était là, bien que la qualité espérée ne soit pas au rendez-vous. On ne jettera pas la pierre à un album qui reste correct, mais on préférera, pour l'achat et pour offrir, d'autres oeuvres de Fredman et Jim. |
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Sortie en 1999, c'est peut-être l'approche du fameux réveillon du Nouvel An qui incita les deux fameux compères Fredman et Jim à nous offrir un tableau de fêtes complètement ratées, partant du principe qu'il vaut mieux en rire qu'en pleurer.
A l'instar de Tous mes vrais amis, ou les plus anciens Tous les défauts des mecs et Tout ce qui fait râââler les nanas, cette BD est une suite de gags qui n'ont pas de continuité entre eux. Chaque page est présentée par un titre comme "l'éméchée", "la bâclée", etc.
Comme à l'accoutumée, Jim donne libre cours à tout son talent de dialoguiste "chébran".
Le dessin sert très bien le propos, tout en rondeur et en dynamisme. Fredman sait particulièrement bien y faire pour retranscrire les états de cuite.
En effet, de quoi est-il question dans cette BD ? Tout simplement de fêtes trop arrosées ou pas assez, de fêtes où trop de monde est invité, les fêtes de squatteurs, les fêtes faites à l'arrache, où des fêtes qui n'en sont pas...
Les auteurs évitent heureusement le piège de la répétition, et varient les situations les plus cocasses, qui paradoxalement restent crédibles.
Car bien sûr "Nos pires fêtes foireuses" est fait de telle façon que tous les fêtards -ou non- puissent se reconnaître dedans. C'est sans aucun doute la première condition pour une lecture au plaisir non transcendant certes, mais évident. |
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Sortie en 2004, "Putain de vacances" s'avère être une des meilleures BD du duo désormais bien connu Fredman et Jim -tant ils hantent les rayons de nos supermarchés-, dans la digne lignée des mémorables Tous les défauts des mecs et Tout ce qui fait râââler les nanas.
Cette joyeuse relecture de nos vacances à la sauce Fredman/Jim peut paraître au premier abord originale et innovante.
Originale, car c'est la seule dans le cadre de leur prolifique collaboration à adopter un format à l'italienne, c'est-à-dire plus horizontal que vertical. Sans doute l'influence de Jim qui a maintes fois expérimenté ce format tout seul ou avec d'autres scénaristes comme Pont.
Innovante, car ils cessent de diviser la BD en mettant un gros titre au début de chaque page, qui elle-même met en scène un thème bien particulier. Ici les auteurs semblent opter pour un récit qui se définit comme une suite de scénettes qui se suivent logiquement les unes les autres.
En effet, l'essentiel de l'histoire consiste à suivre les pérégrinations de personnages sympathiques sur la route des vacances vers Ibiza. Ce choix scénaristique permet de jouer sur le jeu des caractères mis en confrontation.
A noter que l'on a vu ces mêmes personnages dans la collaboration antérieure de Jim et Fredman, Tous mes vrais amis.
Mais tout compte fait, "Putain de vacances" reste bien dans la même veine de ces deux auteurs. Toujours la même gouaille dans les dialogues, toujours ce dessin tout en nervosité, toujours ces phylactères vagabondes et ce rythme dynamique.
Ce qui devrait constituer l'intérêt principal de la BD, à savoir les situations que vivent les personnages, reste d'un bon niveau, et le but essentiel est souvent atteint: faire rire.
Bref, une BD amusante destinée à être offerte à l'occasion d'un départ en vacances, ce dont il ne faudrait pas se priver. |
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Vae Victis, du même auteur, après 14 tomes de pérégrinations interminables, de combats, de sang, de sexe, m'avait laissé épuisé mais ravi.
Après un nécessaire temps de latence, c'est avec courage, détermination et ardeur que je me lance dans "Chroniques barbares". Rien qu'avec le titre, quel programme Bref, "on prend les mêmes (ou presque) et on recommence".
Mais n'anticipons pas.
Nous sommes au Xème siècle, et les terribles Vikings, ces hommes du Nord dont la postérité nous a laissé un portrait peu reluisant de guerriers sanguinaires et impitoyables, ont commencé leurs raids à travers l'Europe depuis bientôt cent ans. La France n'est pas épargnée. Plusieurs cités fluviales seront mises à sac, mais ici Mitton revient dès le premier tome sur un des plus terribles épisodes de l'histoire du Bassin parisien, à savoir l'un des raids que les Vikings ont mené sur la Seine, dévastant tout sur leur passage, jusqu'à Paris.
Le personnage principal ? Un petit moinillon d'une abbaye à l'embouchure de la Seine. Autant dire qu'il sera aux premières loges pour assister à la déferlante viking. C'est sa ressemblance avec le chef de cette armée qui va servir de fil directeur à l'histoire tout au long de 6 tomes. Car n'en doutez pas, Mitton va user de toutes les ficelles possibles que les situations de sosies permettent. Bien sûr, le petit moinillon va être considéré comme le chef des Vikings, et s'en suivra quantité de péripéties qu'il serait rébarbatif et inutile de vous conter ici ; tel n'est pas mon propos.
Sachez en tout cas que l'on revivra des moments "forts" tels que la signature du traité de St-Clair sur Epte, qui verra l'installation des Vikings dans le duché de Normandie, la découverte de l'Amérique, etc.
Ce qui est sûr, c'est que si vous avez aimé Vae Victis, alors vous aimerez "Chroniques barbares". Le rythme est toujours soutenu : les histoires ne se lisent pas, elles se dévorent, même involontairement. Pas de temps mort, pas de pause contemplative, tout ici n'est qu'action -que dis je ?-, tout ici n'est que précipitation.
De même, vous trouverez toujours autant -sinon plus !- de sexe, de violence, de sang ! Il n'est pas question de savoir si c'est du racolage ou non, ce serait un faux débat puisqu'en fait ces caractères sont consubstantiels à la sève du récit, c'est même en partie l'intérêt de la série, car on n'a jamais vu en BD un tel mélange de sexe et de violence (mais ce n'est pas "trash", il faut le souligner), autant assumé ! Mauvais goût, diront certains ? Peut-être, mais il n'empêche que cela en reste jouissif.
D'ailleurs, le tome 1, où l'on voit les Vikings dévaster l'embouchure de la Seine jusqu'au sac de Rouen, où l'on voit la population et le petit moinillon fuir dans un instinct désespéré de survie, est significatif à cet égard. J'ai rarement vu quelque chose d'aussi jouissif en bande dessinée. Je dirais même plus : c'est un CHEF-D'OEUVRE ! A ce tome 1, je lui mets "culte" sans hésiter.
Par la suite, le rythme reste soutenu, mais tend à s'étioler progressivement, en particulier dans les tomes 3 à 6. De plus, l'histoire devient tarasbiscotée et assez difficile à suivre. C'est vraiment là que le bât blesse dans cette série : elle perd progressivement le souffle que l'auteur avait si prodigieusement insufflé dans le tome 1. Et vraiment, je ne sais que penser de la fin, qui me laisse plus dubitatif qu'autre chose.
Les Vikings étaient-ils vraiment les brutes épaisses et sauvages que Mitton nous présente ? Je ne le crois pas. L'ère des Vikings prendra fin avec leur christianisation progressive au contact des peuples qu'ils ont pillés, et je ne peux que remercier l'auteur de nous l'avoir montré.
Il n'empêche que cette BD m'a bien diverti, et au fond, qu'est-ce qu'on lui demande de plus ? |
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Nom série
Zélie nord-sud
posté le
25/04/2007
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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"Zélie Nord-Sud" bénéfice du fait de faire partie de la prestigieuse collection "Signé", c'est indéniable. Est-ce que cela suffit pour en faire une grande BD ? Apparemment non.
Comme le dit ArzaK, en voulant à la fois faire oeuvre documentaire et oeuvre de fiction, cette BD n'atteint parfaitement aucun des buts fixés. A savoir nous faire découvrir la vie quotidienne au Burkina Faso (anciennement Haute-Volta), petit pays africain, ainsi que de dégager les principales problématiques du développement, et nous conter l'histoire de Zélie, jeune fille adoptée par des Suisses, et qui revient sur les terres de son enfance retrouver une amie d'enfance.
Le titre, "Zélie Nord-Sud", est une sorte d'annonce de ces deux fils directeurs censés guider le lecteur.
Le personnage de Zélie est très sobre, et apparemment c'est une volonté délibérée de l'auteur. Elle ne parle pas beaucoup, comme les autres protagonistes de cette histoire en fait. Ils n'en apparaissent que plus "vrais", et de cette BD se dégage une profonde humanité, comme dans les oeuvres de Cosey en général. Profonde humanité certes, mais malheureusement pas assez pour les rendre attachants.
Cette BD est une oeuvre de commande de l'ONU, censée mettre en lumière les problématiques de développement et de solidarité entre le Nord et le Sud, comme l'indique le titre. Il faut mettre à son compte, qu'elle évite les clichés misérabilistes, et qu'elle ne s'enfonce dans des thèses tiers-mondistes qui n'ont plus cours aujourd'hui. Malgré tout, elle n'a tendance à se concentrer que sur un aspect de la solidarité Nord-Sud, à savoir la coopération sur de petits projets bien précis (créations de puits, etc) menés par des bénévoles bon samaritains. Mais la coopération, ce n'est pas seulement ça ! Et d'ailleurs, peut-on appeler cela de la "coopération" ? Ce serait négliger des thèmes plus importants, comme l'aide financière inter-gouvernementale, les délocalisations...
De plus, rien n'est montré dans cette BD de l'extraordinaire énergie qui anime les habitants de ces pays, qui ont érigé le "système D" en mode de survie.
Bref, en voulant aborder une problématique peut-être trop ambitieuse pour ce type de format qu'est la bande dessinée, et surtout en prenant le risque de n'aborder qu'une partie bien mince du sujet, en l'associant à une histoire qui ne parvient pas à émouvoir, "Zélie Nord-Sud" montre bien que ne fait pas de la "docu-fiction" qui veut |
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Etrange BD, où la revendication sociale cohabite avec l'irruption du fantastique... J'en avais déjà eu un aperçu dans le troisième volet des "Légendes d'aujourd'hui", c'est-à-dire La Ville qui n'existait pas, même si le fond tenait plus de la réflexion philosophique que de la dénonciation contre l'ordre établi.
Après une assez longue introduction tout à fait déconcertante qui nous présente une sorte d'anarchiste un peu sorcier, "La croisière des oubliés" met en scène les habitants d'un petit village des Landes, qui vivent à côté d'une importante base militaire. Un jour, coïncidant avec l'arrivée de l'anarchiste, leur village s'envole. Suit toute une suite de péripéties...
On remarque avant tout une peinture des personnages, qui est une peinture de la société française en miniature. On trouve pêle-mêle des villageois nonchalants de la "France profonde", qui ne refusent jamais un verre de bon gros rouge et un peu de pâté de canard et qui se sentent "oubliés", le maire-adjoint qui se croit le fidèle servant de la République, bien marqué à droite, foncièrement militariste; et puis à l'autre bout tous ces membres de la nomenklatura politique, née à l'époque gaullienne, habitués à gérer le pays entre eux: des politiques, des militaires, des grands poncifs des médias, qui méprisent le petit peuple. Faudrait-il entrevoir dans cette oeuvre la dénonciation d'une "fracture sociale" avant l'heure? Il n'y a qu'un pas que je franchis allègrement.
Cette BD se revendique aussi fable écologique, mais convainc moins. Je préfère de loin toute la partie de la "révolte" des petits contre les grands, exécutée de façon bien plus subtile.
Le récit ne manque pas d'humour, et c'est bien ce qui explique en partie que cette BD se laisse lire assez facilement. Mais là où le bât blesse, c'est bien que le propos apparaît embrouillé et finalement incompréhensible.
Qu'arrive-t'il à ces grands pontes réunis dans un hôtel particulier apparemment maudit?
Que se passe-t'il dans la base militaire et quelle est cette étrange expérience?
Enfin et surtout, qui est ce gauchiste un peu sorcier au centre de toute cette affaire?
Autant de questions primordiales qui restent sans réponse. En fait, on ne comprend PAS DU TOUT les tenants et aboutissants de toute cette histoire, et le fantastique laisse vraiment perplexe.
BD atypique aux dessins biscornus et aux couleurs délavées, "La croisière des oubliés" aurait sans doute bénéficié d'un propos traité plus explicitement et d'une fin moins obscure elle aussi. Dommage, car la lecture est plaisante et la peinture sociale réussie. |
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Quelle belle surprise que ces "Notes pour une histoire de guerre" ! Moi qui m'attendais raisonnablement à un récit historique, me voilà en face d'une fiction futuriste passionnante. C'est la guerre, quelque part en Europe - apparemment en Italie du fait de l'évocation de quelques noms italiens. Trois jeunes gens errent dans la campagne.
C'est en suivant leurs déambulations, à travers le témoignage de l'un d'eux, que l'on suivra le quotidien poignant de ces pauvres hères, et que l'on se fera les témoins des chamboulements de leurs existences.
En donnant à chacun de ces trois adolescents des personnalités différentes, voire même opposées, Gipi peut effectuer un remarquable travail de psychologie.
Il y a Stéphane, alias P'tit Kalibre, le plus méchant du groupe, un dur. Puis viennent Christian, un orphelin lui aussi, un peu simplet, et Julien, un gentil garçon, peut-être trop gentil et trop faible, qui a fait des études et fui sa famille pour suivre ses amis.
L'environnement est hostile, la campagne est dangereuse. Au contact de Félix, chef d'un groupe de miliciens sans scrupules, P'tit Kalibre va s'épanouir en trouvant le père qu'il lui manque et rapidement s'imposer comme le leader de son groupe d'amis.
Pour moi cette réflexion sur l'adaptation à un environnement donné, suivant les acquis venant de l'éducation, est le principal intérêt de cette oeuvre. La montée en puissance de P'tit Kalibre qui va s'endurcir, son emprise totale sur un Christian entièrement sous sa coupe morale, et la faiblesse de Julien, malgré tout assez lucide pour comprendre ce qui se passe, tout cela est montré, et même disséqué, de façon vraiment magistrale.
Un autre point intéressant de cette BD est le traitement que l'auteur fait de la guerre. Aucune scène de guerre à proprement parler, Gipi dépeint surtout son impact sur la société, le pourrissement des valeurs morales qu'elle induit, le retour à une certaine loi du plus fort (la prise de pouvoir des miliciens et de P'tit Kalibre en est l'aspect le plus criant).
De la construction du récit ressort une grande maîtrise. En outre, Gipi s'entend pour donner aux personnages qu'il met en scène une réelle épaisseur, pour les faire évoluer de façon explicite, pour mettre en évidence chaque point crucial de façon à rendre son propos clair et compréhensible pour le lecteur. A vrai dire, seule la toute fin -qui est loin d'être ratée- m'a laissé perplexe, mais c'est cette chute inattendue, loin d'embrouiller le propos, donne un relief particulier au récit.
Cette couleur grise qui passe par toutes les nuances possibles, sert très bien le récit en instaurant une ambiance triste, voire lugubre, parfois inquiétante. En tout cas, j'ai rarement vu une ambiance de guerre, un climat de chacun-pour-soi et de désespérance sociale, aussi bien rendu par l'ambiance que cette oeuvre dégage. Il faut payer une attention toute particulière aux expressions du visage, qui atteignent un haut degré d'expressivité et qui en disent parfois bien plus qu'un long discours, ce qui paraître étonnant pour un dessin qui paraît brouillon au premier abord.
"Notes pour une histoire de guerre", en adoptant ce ton neutre, en faisant vivre l'histoire de l'intérieur grâce à l'habile procédé du témoignage, atteint son but: peindre la guerre -et non la dénoncer de front. Cette BD a amplement mérité ce titre à Angoulême. Gipi est un auteur à suivre, et qui je l'espère nous sortira d'autres oeuvres aussi poignantes. |
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Nom série
Bouche du diable
posté le
11/11/2006
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Que dire de cette histoire d'agent secret soviétique envoyé en mission d'infiltration aux Etats-Unis? Après tous les commentaires louangeux faits à son égard, je dois dire qu'en refermant "Bouche du diable", j'ai éprouvé une grande et lassante déception.
Le dessin de Boucq est clair, soigné, efficace quoique à la fin les couleurs deviennent pour ma part trop délavées, et le trait moins soigné.
Première moitié de l'album est d'une remarquable efficacité. Un orphelin sorti de nulle part recueilli par la bureaucratie soviétique pour en faire un loyal serviteur, voilà qui s'annonce prometteur. Evoluant dans l'URSS des années 50, on suit avec curiosité la formation de ce futur agent secret.
Seulement voilà, la partie américaine du récit est nettement moins convaincante : à partir de là le scénario devient confus et l'histoire se fait poussive, mais le fond est atteint quand le fantastique devient élément principal de l'intrigue.
Le fantastique escamote complètement le germe d'analyse politique et historique amorcée dans l'histoire, il décrédibilise complètement le récit en introduisant un personnage ridicule et caricatural à l'excès, c'est-à-dire le vieux shaman indien.
En fait, la première partie soviétique apparaît comme une sorte d'introduction, mais cette introduction dure 30 pages. Le récit est irrémédiablement déséquilibré, et le développement de l'histoire effectué sur les 20-30 pages restantes ne peut se faire qu'anarchiquement, surtout si on veut y insérer quantités d'éléments intéressants qui auraient mérité un traitement un peu plus soigné sur plus de pages.
En définitive, il apparaît bien que "Bouche du diable" est un beau gâchis. |
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Nom série
Les Voisins du 109
posté le
30/10/2006
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Je n'avais jamais lu de BD de Coyote (quel drôle de nom !), et je dois avouer que le premier tome des "voisins du 109" ne m'a pas tellement enthousiasmé. Oh, je ne me suis pas ennuyé, loin de là, mais il est sûr que cette BD ne me laissera pas un souvenir impérissable.
Le dessin est étrange, c'est bien simple : on aime ou on n'aime pas ; personnellement le style me paraît un peu trop "élastique" mais c'est sans doute une histoire d'habitude. Les couleurs sont bien travaillées et plutôt réussies tant sur le plan taquetique que tequenique.
Mais l'originalité avouée des "voisins du 109", c'est bien évidemment la galerie de personnages. Je ne l'ai trouvée ni vraiment drôle, ni particulièrement perspicace, et l'absence de l'un ou l'autre de ces deux points suffit à enlever tout intérêt particulier pour cette BD.
Tout juste quelques passages bien croustillants ou plus subtils que la moyenne réhaussent l'ensemble à un niveau plus convenable à mon goût.
Mais si l'on enlève toute intrusion subjective, "les voisins du 109" demeure une BD très correcte et d'une certaine qualité dans le paysage actuel de l'édition. Une BD qui pourra plaire à une certaine catégorie de lecteurs. |
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Avant d'appréhender "La Jeunesse de Picsou", il convient en guise d'introduction de donner quelques informations d'ordre historique. Le personnage de Balthazar Picsou a été créé en 1947 par Carl Barks, qui pendant 20 années façonnera son univers: les Rapetou, Gontran, Flairsou, Gripsou, Géo Trouvetou, Miss Tick, les Castors Juniors, Donaldville, et bien évidemment Donald et ses neveux, rares personnages qui ne sont pas création de Carl Barks.
En 1987, Don Rosa entreprend de se plonger dans l'étude studieuse des 6000 pages de BD léguées par Carl Barks, et au début des années 90 est rédigée "la Jeunesse de Picsou", fondée sur tout l'héritage de Carl Barks. A noter qu'il ne faut pas confondre l'école américaine avec toutes les autres écoles, en particulier l'école italienne qui s'est éloigné de cet héritage.
En connaissance de cause, on ne peut qu'être abasourdi par la rigueur de Don Rosa -plus peut-être qu'Alan Moore-, qui a recherché avec minutie le plus infime détail laissé par Carl Barks, a cherché le moyen de l'exploiter, et qui au final a réussi à tisser des liens solides entre sa "jeunesse" et les histoires de Carl Barks, créant un ensemble cohérent du point de vue scénaristique.
Du point de vue de la forme, là aussi la cohérence est de mise. La plupart des épisodes font en moyenne 25 pages. Chaque épisode est précédé par un dessin d'une page, et dans chaque épisode on retrouve des constantes de construction, comme cette en-tête de présentation au début de la première page.
Le dessin est d'une clarté impeccable, mais paradoxalement assez fouillé, et dans ce style tout en rondeur propre à Disney. Le tout permet une lecture d'une remarquable fluidité.
Mais qu'en est-il du personnage principal, Picsou ? Dans le premier épisode, on le voit enfant d'une famille pauvre d'Ecosse en 1877, aux prises avec une famille ennemie pour sauver leur domaine ancestral puis un Picsou adolescent qui va s'envoler vers l'Amérique; le dernier épisode présente un Picsou affaibli en 1947, qui, en lutte contre les Rapetou, va vivre une sorte de " renaissance "...
Et entre temps ? La saga tient presque de l'épopée historique. Des bords du Mississipi jusqu'à l'Australie, Picsou parcourt le monde en quête de fortune. C'est l'occasion pour Don Rosa de nous faire revivre des événements historiques tels que la conquête de l'ouest américain, les ruées vers l'or, le naufrage du Titanic, et des allusions subtiles sur la révolution Russe, le krach de Wall Street, la colonisation, etc.
Mais plus qu'une épopée historique, "la Jeunesse de Picsou" tient avant tout de l'épopée humaine. Sur 70 ans, Picsou ne reste pas monolithique. Certains ont pu avancer que les personnages traités par Don Rosa étaient moins ambigus et moins profonds -du point de vue de leur personnalité- que ceux traités par Carl Barks, ce qui est en partie vrai, mais il n'en reste pas moins vrai que Don Rosa a effectué un remarquable travail en nous retraçant l'évolution contrastée du caractère de Picsou: adolescent naïf, il s'endurcit, au fur et à mesure qu'il découvre le monde et les hommes, mais toujours en restant honnête. Après son unique acte de malhonnêteté, son ascension impressionnante trouvera son épilogue dans la déchéance et la solitude.
Ma foi, je dois dire que les deux derniers épisodes, ceux retraçant l'ascension et la "chute" sont pour moi les plus poignants. J'ai lu pour la première fois "La Jeunesse de Picsou" à l'âge de 10 ans, et depuis elle ne m'a plus jamais quitté, elle est devenue un ferment de mon identité, tant l'histoire de celui qui a réussi en étant "plus dur que les gros durs, plus malin que les petits malins, et en restant honnête et carré" s'est gravée dans mon esprit d'une encre indélébile.
Afin d'éviter la déception, il est important de garder à l'esprit que ce fleuron de la production Disney qu'est "la Jeunesse de Picsou" est avant tout destinée aux enfants et aux pré-adolescents.
Il n'empêche qu'elle a, et avec elle toute la production de Don Rosa, fait des années 90 la plus grande période pour l'univers Picsou depuis les années 50. |
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Nom série
Accros d'MSN
posté le
01/10/2006
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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C'est vrai que ces dernières années, MSN s'est vraiment imposé comme un moyen de communication majeur, en particulier chez les adolescents. Il y a fort à parier qu'avec le temps, son importance ira en grandissant.
Tel a été le prétexte à une BD somme toute médiocre, mais qui semble ne pas s'en cacher sous de quelconques artifices. Les personnages de la BD ont pour la plupart 13-14 ans, mais il ne faudrait pas oublier que msn fédère une tranche d'âge bien plus large, ce qu'omet de préciser cette BD.
De plus, sur MSN il n'y a pas de "channel operator" et ça je trouve que c'est du foutage-de-gueule.
Les gags pour la plupart ne sont pas terribles. Et je n'accroche à l'influence manga qui transpire dans cette BD. |
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Nom série
Sanguine
posté le
03/09/2006
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Amateur d'histoire, je ne pouvais que lire cette BD traitant d'une période peu traitée en bande-dessinée, et peu connue en général: la guerre de Trente ans.
Mais quelle déception! Même si cette BD n'est pas vraiment horrible ou même désagréable, l'ensemble reste pénible.
Premièrement: le graphisme. Je ne connaissais pas le dessin de Sokal, mais je le trouve assez laid. Déjà les visages sont difformes et verdâtres, peu expressifs: vraiment horribles. Ensuite cette ambiance glauque, limite malsaine, ne fait vraiment pas réaliste. Je sais bien qu'on est en pleine guerre, que le territoire est déchiré par les combats, mais est-ce vraiment pour en faire trop? Un peu plus de modération aurait rendu l'ambiance plus réaliste.
Deuxièmement: le scénario. Pas intéressant pour un sou. Les péripéties s'enchaînent sans qu'on comprenne les enjeux de l'histoire. Les personnages ne sont pas attachants. "Sanguine" est un personnage d'une très grande insignifiance. Néanmoins il faut avouer que ça se laisse quand même lire, mais ça se termine en une magistrale queue-de-poisson.
En toute honnêteté, ce serait mentir que de dire que je n'ai "vraiment pas aimé". Tout juste le sentiment d'avoir perdu son temps avec une BD sans intérêt. Mais ce qui justifie pour moi la note minimale, c'est l'introduction du début, au début intéressante, mais où ensuite l'auteur se sent obligé d'expliquer l'intérêt de la BD comme si celui-ci n'était pas inhérent à elle-même, et puis qui vire finalement à la philosophie de comptoir.
Vraiment sans intérêt. |
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Nom série
Les brunes
posté le
26/08/2006
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Voici une des BD d'humour les plus affligeantes que je connaisse. Et pourtant on peut dire que j'en ai fait le tour, des Bamboo, Soleil et autres Jungle... Déjà à la base ce genre de BD ne brille pas par sa finesse, sa subtilité, ou même tout bonnement sa qualité. Mais là les éditions Clair de Lune ont atteint un palier sur l'échelle de la médiocrité (du moins je l'espère...).
Ainsi les brunes sont-elles censés être pourvues d'une abondante pilosité, d'être moches, "intellos", d'un caractère exécrable, et ne pas plaire aux hommes. Première nouvelle pour moi, qui n'étais pas au fait de tous ces soi-disant clichés.
En outre, Les blondes, qui comme tout le monde le sait, même si elles sont bêtes restent bien plus attirantes, ne se privent pas pour humilier les brunes, devant l'œil amusé de la gente masculine.
Lire cette BD, ce n'est pas seulement perdre son temps, mais c'est aussi être en face d'un monument de foutage-de-gueule. Vous m'aurez compris : que vous soyez un adepte des BDs d'humour ou non, fuyez celle-là!
(Ah, et j'oubliais : les dessins sont moches.) |
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Nom série
Les blagues belges
posté le
26/08/2006
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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C'est une véritable mode min fieu, de sortir des BD où on reprend de blagues archi-connues, godverdomme! Après les Blondes, voici les Belges. Et ce n'est pas fini, puisqu'on nous annonce aussi la venue prochaine dans la même collection des "blagues corses" et des "blagues juives"! Potjevlessch...
Comme le disait Ro, pas vraiment de mauvais dans cet album, j'y ai même trouvé des blagues que je ne connaissais pas et qui m'ont fait rire. Je vais pouvoir les ressortir à mes collègues...
Mais certaines blagues sont vraiment nulles (comme celle dans la galerie). Mais bon elles restent l'exception c'est l'essentiel. |
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