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J'aime les récits historiques et j'étais d'autant plus intéressé par cette série qu'elle présente une période de l'Histoire de France que je connais très mal, des prémices de la révolution de 1848 jusqu'à l'approche de la guerre Franco-Prussienne de 1871 en passant par la colonisation de l'Algérie.
Mais je n'ai clairement pas réussi à apprécier cette BD.
Le dessin du premier tome m'a clairement rebuté. Les personnages sont laids et les décors réduits à des façades avec du vide derrière. Seules les couleurs sont potables.
Mais on voit la technique du dessinateur s'améliorer de tome en tome. Dès le second, le trait est nettement plus sympathique quoique toujours emprunt de quelques défauts. A partir du 4e tome, aux couleurs près, il y a un petit quelque chose de Bourgeon dans le style de Jusseaume. Il devient par contre un petit peu trop épuré sur le 6e tome.
Quant au 7e et dernier album, c'est un autre dessinateur qui s'en est chargé, Puchulu, et son style complètement différent associé au décalage de presque 20 ans entre son récit et celui du tome précédent, m'ont donné l'impression de lire une autre série qui ne m'a guère plus convaincu.
Comme dit plus haut, l'idée même de ce récit historique avait tout pour me plaire. Le premier tome explique les premiers soubresauts campagnards de la révolution de 1848 contre le roi Louis-Philippe. Le second tome nous montrer la révolution en elle-même au milieu des barricades de Paris. Les tomes 3 à 5 nous emmènent dans l'Algérie où les colons français commencent à arriver en masse. Le tome 6 nous ramène en France en 1851 tandis que le futur empereur Napoléon III se prépare à s'emparer complètement du pouvoir. Le tome 7, à part, nous emmène pour sa part en 1868, dans un contexte qui augure de la future guerre franco-prussienne.
Tout cela est donc fort intéressant... mais fort mal raconté, hélas.
La narration est décousue, pénible. Le récit manque de clarté. Les personnages n'ont aucun charisme. Les intrigues sont brouillonnes et sans intérêt.
J'ai peiné à lire ces albums et j'ai fini par craquer à partir du tome 4, n'arrivant plus à lire pour de bon et préférant feuilleter les pages.
Dommage car l'ambition de ce récit historique était très louable... |
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Nom série
Ils étaient Dix
posté le
13/03/2009
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Décor enneigé de la retraite de Russie. Cette bande dessinée s'entame à Moscou, quelques jours après le départ de la Grande Armée de Napoléon, tandis que seuls demeurent sur place les pillards et les survivants. Parmi eux, Jean-Baptiste Grassien, médecin militaire qui est resté quelques temps sur place auprès de blessés graves. Mais tous doivent fuir car les russes reviennent sur les lieux. En quelques temps, c'est une petite équipée de 9 français et une russe qui parcourent les routes et les forêts glaciales à la poursuite de l'armée impériale. Mais parmi ceux qu'ils ont rencontrés en chemin, il y en a 3 qui sont particulièrement louches et qui se révèleront plus dangereux que les cosaques, le froid ou un dépiautage en règle par les loups (sort dont l'un des personnages sera d'ailleurs la malheureuse victime).
Le dessin de Stalner est très sympathique. Son encrage m'a ici étrangement rappelé celui de Matthieu Bonhomme (Messire Guillaume) ce qui n'est pas pour me déplaire. Les décors sont soignés et les personnages réalistes mais dynamiques. Les couleurs sont un peu ternes mais c'est le paysage qui veut ça. Je regrette juste un léger manque de profondeur, de consistance, dans ce dessin.
L'intrigue est crédible et bien menée. Elle nous plonge avec aisance dans l'ambiance de la retraite de Russie vue par les retardataires. Elle nous intrigue aussi par le mystère que cachent les personnages malfaisants de ce récit. Et le tout se lit avec une grande fluidité, comme une bonne aventure historique. |
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Cette série est dotée d'un excellent dessin, au niveau technique du moins. Les auteurs sont indéniablement adeptes de l'école Italienne moderne, celle inspirée des animations Disney et dont les chefs de file étaient Barbucci et Canepa (Sky-Doll). Razzi et Dalena maîtrisent parfaitement leur graphisme. Même si ce dernier manque singulièrement de personnalité, on sent les artisans soigneux qui nous offrent des planches très réussies et joliment colorisées. C'est beau et vivant.
Il faut dire qu'ils font également partie des dessinateurs de Monster Allergy. Et pour qui connait cette série, il trouvera des ressemblances flagrantes entre les scénarios de cette dernière et Sybil, la fée cartable. Là encore, nous avons une écolière qui se découvre soudainement des compagnons surnaturels, ici une fée et un petit monstre gentil et gourmand, et qui se découvre en même temps des ennemis magiques dangereux. Le tout est pris avec beaucoup de légèreté, hélas un peu trop de légèreté pour intéresser un lectorat adulte. C'est plutôt dense et très mouvementé mais le scénario est cousu de fil blanc et les rebondissements pas très captivants.
A réserver aux fans de Monster Allergy ou aux jeunes filles qui préfèrent que le héros de leur BD soit une fille, la créature surnaturelle une fée et la couverture de leur BD toute rose. |
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Nom série
Saint-Germain
posté le
13/03/2009
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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J'ai mis un moment à lire cette BD car je me méfie grandement des publications Glénat. Mais du fait de sa forte ressemblance avec ce qui est publié d'ordinaire chez Delcourt et poussé par les nombreux avis positifs, je l'ai lue malgré tout et je n'ai pas été déçu. C'est une très bonne BD. Et si la suite est du même acabit, ce sera un vrai plaisir.
Le scénario mêle habilement différents éléments : l'Histoire de France et d'Europe à l'époque de Louis XV, un personnage de dandy un peu échevelé amenant un peu de charme et d'humour, une intrigue à base de complots secrets, une trame largement fantastique et une légèreté manifeste du récit qui n'oublie jamais sa part humoristique tout en menant un véritable rythme aventuresque. Au côté alchimique près, ce Saint Germain n'a rien à voir avec le fameux comte qu'Umberto Eco m'avait fait découvrir à l'époque. Bien plus souriant, dragueur et super-entrainé, ce Saint Germain là a des petits côtés super-héros. Les personnages lunaires ajoutés à cette ambiance de bons mots et d'aventure ne manqueront pas de rappeler De Cape et de Crocs et ce n'est clairement pas pour me déplaire. D'autant que Saint-Germain sait par ailleurs nettement se distinguer et mener sa voie personnelle.
C'est du bon !
Qui plus est, sa structure en diptyque permet d'avance de se réjouir de ne pas sombrer dans la série à rallonge. |
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Voilà un album qui aurait bien eu sa place dans la collection Contre-coeur de La Boite à Bulles. A la manière de Passage Afghan ou encore Gaza, il mélange en effet les médias, pour fournir un document qui est en grande partie un reportage à base de textes, photos, croquis et bandes dessinées.
Le sujet : Anne Nivat, reporter de guerre en activité et ayant exercé notamment en Tchétchénie, en Asie Centrale ou encore en Irak. Rendue célèbre essentiellement par la parution de son livre, "Chienne de Guerre" en 2000, je dois avouer que... je ne la connaissais strictement pas. Je ne suis donc objectivement pas le mieux placé pour estimer cet album. En effet, sa dessinatrice prend le parti, semble-t-il, de considérer dès le départ le personnage d'Anne Nivat comme étant connu par les lecteurs et va s'attacher à tenter de cerner un peu sa personnalité, son esprit de femme, son rapport à sa vie et à son métier.
Voilà qui pourrait être intéressant, et pour autant je n'ai pas accroché.
Le dessin est bon. L'agencement de photos, dessins, croquis et textes est joliment réalisé et pas désagréable du tout à lire. C'est un beau bouquin.
Mais première remarque que je me suis faite, tandis que je me demandais encore qui était cette Anne Nivat, je voyais que la dessinatrice parlait beaucoup d'elle-même en introduction. Sa propre vie, ses états d'âme, des anecdotes sur comment elle a vécu les prémices de ses entretiens avec Anne Nivat et quelques détails dont j'ai eu le sentiment qu'ils n'avaient pas grand chose à voir. Je me suis involontairement dit qu'elle avait envie de parler d'elle au moins tout autant que du sujet de son livre. Probablement que c'était un moyen de comparer leurs deux vies, de comparer leurs états d'esprit de femmes, un moyen pour Daphné Collignon d'essayer de se rapprocher psychologiquement d'Anne Nivat pour tenter de mieux la comprendre, même si elle admet n'y avoir pas vraiment réussi en fin d'album. Mais j'en suis venu à confondre un peu les vies de ces deux femmes au cours de ma lecture, ce qui ne m'a pas arrangé pour découvrir le personnage d'Anne Nivat.
Ma deuxième remarque a été que, contrairement aux reportages sur le terrain des romans graphiques que j'ai davantage appréciés, nous n'avons ici finalement que la mise en image d'entretiens avec Anne Nivat, de discussions dans un café ou dans un canapé où Anne parle d'elle et de ce qu'elle a vécu et ressenti, mais ce ne sont pas ses reportages en eux-mêmes que nous voyons. Certes, ces entretiens sont entrecoupés d'intéressantes (et belles) photos et de courts extraits mis en bande dessinée de ses livres, mais le véritable sujet de cet album, c'est Anne Nivat, elle-même, en tant que femme, en tant que reporter qui parle d'elle et de son métier.
C'est un choix, je le respecte, mais j'avoue que cela ne m'a finalement pas tellement intéressé. Je n'ai pas vraiment su y apprendre comment on devient correspondant de guerre, juste l'entrapercevoir. Je n'ai pas réussi non plus à capter comment Anne Nivat vivait vraiment ses passages sur le terrain, comme elle se débrouillait, rencontrait les gens, tous ces points très pratiques mais qui me parlent davantage dans les albums de Ted Rall par exemple.
Tout n'est que ressenti, description après coup de comment la femme Anne Nivat vit sa vie de femme et sa vie professionnelle, comment elle ressent son rapport aux médias, au monde occidental quand elle revient en France ou qu'elle est interviewée, un peu de sa vie amoureuse, son état d'esprit au moment où elle parle à une jeune dessinatrice de BD dans un café ou chez elle. Une approche très sensible et féminine, si je puis dire.
Mais ça ne m'a pas intéressé et je me suis un peu ennuyé. J'espérais apprendre autre chose en lisant cette BD, quelque chose de plus précis soit sur le métier de correspondant de guerre soit sur les conflits qu'avait couverts Anne Nivat. |
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Nom série
Clues
posté le
12/03/2009
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Pas mal) |
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Clues est une BD qui ne sort pas vraiment du lot mais qui est de bonne qualité.
J'aime les récits ayant pour décor le Londres de l'ère Victorienne. Le héros est ici une sorte de Sherlock Holmes, en un peu moins génial mais plus réaliste et inspecteur de police. Mais il n'est pas seul puisqu'il y a aussi une héroïne, jeune femme intelligente et débrouillarde qui travaille à ses côtés et enquête discrètement sur les meurtriers de sa mère, cette dernière ayant visiblement été membre d'un puissant gang avant sa mort. La relation entre les deux, la jeune un peu ingénue mais secrète et le vieux solitaire acariâtre, misogyne mais très respecté, est assez intéressante et plaisamment menée.
Le dessin est de bon niveau. Malheureusement, à cause de lui, j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire et dans l'ambiance. En effet, son style rappelant les dessins animés Disney récents fait un peu trop "jeune" à mon goût pour raconter une intrigue Victorienne réaliste et finalement assez noire. Je suis plus amateur d'un dessin ouvragé à la manière de celui de Holmes ou d'un style plus personnel à la manière de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires. Même si techniquement il n'y a rien à redire, je trouve que le cocktail entre le dessin de Mara et son scénario est ici un peu... décalé. J'ai fini par m'y faire mais je suis persuadé qu'avec un autre dessin, ce même récit m'aurait davantage accroché.
Quoiqu'il en soit, c'est une bonne BD. Le scénario est bien construit, prenant et divertissant. Il ne marque pas plus que cela l'esprit car il manque un peu d'originalité et de force, mais c'est une agréable lecture. Je lirais la suite avec plaisir. |
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J'ai pris plaisir à redécouvrir l'Odyssée par le biais de cette bande dessinée. Sébastien Ferran reprend en effet les bases du récit d'Homère pour nous les retranscrire aussi près de l'oeuvre d'origine que possible, tout en apportant ses propres modifications pour rendre certains passages plus clairs, plus fluides et plus compréhensibles. A force d'en voir le récit adapté de nombreuses manières, je croyais connaitre le voyage d'Ulysse mais le voir intelligemment retracé du début à la fin m'a bien plu. Redécouvrir que les sirènes d'origine n'ont rien de femmes-poissons, ce qu'étaient Charybde et Scylla, qui étaient Circé, Calypso, Nausicaä, etc... Mine de rien, Homère avait mis en scène de sacrés personnages et Sebastien Ferrand a su leur redonner joliment vie.
Il a en outre intégré quelques éléments issus de l'Iliade qui permettent de mieux comprendre le contexte, pourquoi Poséidon en veut tellement à Ulysse et pourquoi Athéna le protège.
Tout serait donc pour le mieux si le graphisme était à la hauteur, mais ce n'est hélas pas le cas du tout. Le trait tient régulièrement de l'amateurisme, les personnages sont médiocrement dessinés, les visages naïfs, les perspectives ratées. A cela s'ajoutent des couleurs qui ne sont pas terribles, surtout dans le premier tome.
Le tout donne un aspect cheap, amateur, à cette BD, ce qui en réduit nettement la qualité d'ensemble.
C'est bien dommage car l'adaptation de l'Odyssée y est bonne et bien menée. Mais ce dessin m'empêche d'en conseiller davantage que la simple lecture si vous en avez l'occasion. |
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J'avais également reçu l'un de ces albums en cadeau. Etant lecteur de Fluide Glacial, je connaissais déjà beaucoup des gags inclus dans ces recueils.
Certains, les plus connus pour la plupart, sont très bons. Ceux de Gotlib, Edika, Goossens, Binet... les stars de Fluide Glacial.
D'autres hélas sont nettement plus basiques. Sans être nuls, il y en a une poignée qui ne m'ont pas fait rire du tout.
C'est donc très inégal. Digne d'une oeuvre promotionnelle qui ne cherche pas particulièrement la qualité... |
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J'ai mis longtemps avant de lire cette BD car son dessin ne m'attirait pas du tout.
Et je confirme après lecture, je suis vraiment allergique à l'encrage de son auteur. Trop épais, trop uniforme, sans pleins ni déliés, il grossit et enlaidit le trait pourtant tout à fait correct. Il est en outre accompagné de nombreuses hachures et autres zones d'ombre qui assombrissent très lourdement les planches. A côté de cela, la colorisation est de qualité et parfois même très jolie, mais elle s'accorde très mal avec cet encrage qui ne me semble définitivement pas convenir à la couleur.
Du fait de ce rejet du graphisme, j'ai mis un moment à m'imprégner du récit. Finalement, la qualité des dialogues m'a séduit. Ils ne sont pas particulièrement excellents ou drôles à mon goût, mais ils sont bien écrits et parfois assez amusants.
L'histoire quant à elle est sympathique sans être vraiment marquante non plus à mon goût. Quelques personnages sont bien attachants comme le roi et Célestin lui-même quoiqu'il ne soit pas tellement du genre que j'affectionne totalement.
J'ai lu cette BD comme un agréable divertissement, sans plus. |
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J'attendais un peu trop de cet album et du coup j'en suis déçu. Je m'attendais à un scénario original et sombre, un conte un peu cruel qui saurait faire preuve d'innovation et saurait me marquer. Au lieu de ça, j'ai eu une histoire médiévale un peu sombre mais qui m'a laissé complètement froid.
Le dessin est sympathique. Mais là aussi, au vu de la couverture, je m'attendais à un graphisme plus élaboré.
Quant au scénario, avec un tel titre, je m'imaginais plein de choses sur la parenté entre le bourreau et le héros de l'histoire, j'essayais d'imaginer une révélation qui pourrait m'étonner et me faire voir toute l'intrigue sous un jour neuf.
Au lieu de ça, j'ai suivi l'histoire sombre d'un personnage peu attachant. Un drame dans sa jeunesse qui ne m'a pas touché, suivi par une quête de combats et de sang qui n'est pas très passionnante, puis un final qui se veut tragique mais qui m'a laissé indifférent. La révélation finale m'a déçu, je m'en suis complètement foutu en fait.
Je suis donc déçu mais ça n'en reste pas moins une lecture divertissante et agréable à lire. Il ne faut juste pas s'atteindre à quelque chose d'excellent comme je m'y attendais. |
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Mes lectures de jeunesse m'ont grandement habitué aux nombreux jeux d'énigmes en BD existants.
A ma connaissance, la mode date des années 60, avec les énigmes radiodiffusées de Jean-Paul Rouland et Claude Olivier et les premières énigmes mêlant texte et BD, telles que publiées dans Pilote et scénarisées par Pierre Bellemare. Ces énigmes sont celles de l'inspecteur Robillard, dessinées par Claude Moallic.
Avec son passage chez Vaillant, Claude Moallic crée une nouvelle série dont le héros sera le détective privé Ludovic, bientôt nommé Ludo. La place est davantage laissée au dessin avec des textes plus courts pour lesquels Henri Crespi viendra assister Moallic. Et voilà les fameuses "énigmes de Ludo" qui attiseront la perspicacité des jeunes lecteurs de Vaillant puis de Pif Gadget.
C'est ce même Ludo qui inspirera ensuite les énigmes de Tim de Dirick, et probablement les Mickey Enigme et de nombreuses autres séries similaires. On retrouve en effet souvent les mêmes indices clichés d'une enquête à la suivante. Le lecteur habitué cherchera aussitôt la clé manquante, le robinet qui fuit, le bris de glace du mauvais côté de la fenêtre, le numéro lu à l'envers, le calendrier révélateur, etc etc...
Alors certes, le vétéran du genre se lassera bien vite de ces énigmes qu'il connait déjà ou dont il connait du moins la majorité des "trucs". Mais pour un néophyte ou un jeune lecteur de nos jours, Les Enigmes de Ludo ont plusieurs avantages. Tout d'abord, il y a le fait que c'est quasiment la première série du genre, une sorte de petit monument qui en a inspiré beaucoup d'autres après. Ensuite, le dessin de Moallic ne manque pas d'une certaine élégance par son aspect épuré et sympathique. Et pour finir, les énigmes, quoique simples, ont de quoi remuer les méninges des jeunes lecteurs tout en n'ayant pas le côté frustrant d'autres séries du genre où les solutions sont parfois tirées par les cheveux, trop évidentes ou encore trop ambigües et pas convaincantes.
Alors j'en conseille la lecture aux nostalgiques de leurs jeunes années ou à ceux désireux de faire découvrir la série à leurs enfants, mais j'avoue trouver le prix des albums un peu chers. A réserver plutôt aux collectionneurs. |
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Nom série
Ecole bleue
posté le
09/03/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Bof, sans plus) |
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Les histoires de ces recueils sont très différentes les unes des autres. A vrai dire, elles n'ont aucun point commun, que ce soit dans les personnages, le décor, l'époque ou le type de récit. L'éditeur annonce comme raison de les regrouper le fait qu'elles "touchent à l'expression des sentiments"... Voilà qui est assez ouvert comme définition.
Non, leur unique point commun est leur auteure, auteure qui a pour seule particularité d'apprécier visiblement les récits façon shojo et de produire un dessin de qualité mais sans personnalité. Pour le reste, ce sont parfois des petites romances, parfois des tranches de vie, parfois des petites incursions du fantastique dans le réel, ou encore des petites épopées médiévales. Et jamais rien qui ne sorte vraiment du lot.
Autant dire que je n'ai pas été convaincu.
Les histoires ne sont pas très originales, assez romantiques mais mornes dans leur développement. Les tentatives d'humour tombent à plat. La narration n'est pas toujours claire. Le dessin est plutôt bon mais les récits m'ont si peu captivé que j'en suis facilement venu à confondre certains visages. Cela manque vraiment de consistance et de personnalité.
Et la longue histoire aventure-médiévale qui occupe près de la moitié du second tome est d'une banalité et d'une prévisibilité assez effarante.
Je me suis franchement ennuyé à la lecture de ces histoires courtes qui n'ont pas su me toucher ni m'intéresser. |
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La comparaison avec L'Art Invisible est inévitable et elle est hélas largement au détriment de l'Aventure d'une BD à mes yeux. En fait, j'ai bien l'impression que Sergio Garcia est tombé dans tous les travers que Scott McCloud annonce vouloir soigneusement éviter. Une narration trop fouillis, qui s'attarde sur nombre de détails inutiles, des limitations à des domaines trop précis sans aborder les choses de manière suffisamment globale et une accumulation de termes techniques aussi futiles que trop érudits.
L'album se compose de doubles pages qui abordent successivement différents points précis de la création d'une BD : sa mise en page, son style de dessin, sa couleur, l'outil utilisé pour la créer ou encore le structure même d'une maison d'édition de bonne taille. Ses thèmes sont abordés les uns après les autres, comme un inventaire à la Prévert, sans véritable lien logique. L'aspect pédagogique si soigneusement réfléchi par Scott McCloud dans son oeuvre est ici totalement raté. J'ai eu le sentiment que Sergio Garcia étalait au fur et à mesure tout ce qui lui passait par la tête sur son art, sur son métier, ce qu'il en connait, des mots techniques qu'il utilise, etc... Mais le transfert d'informations entre lui et le lecteur se fait très mal à mon goût.
La narration est en outre alourdie par une structure narrative labyrinthique où le lecteur est amené à lire les pages dans tous les sens, avec souvent plusieurs lignes de lecture possible et autant de possibilités de se perdre dans des explications fouillis et verbeuses.
Je vois en cet album une louable tentative de résumer L'Art Invisible et ses successeurs en un unique album plus dense. Mais l'aspect pédagogique m'y semble complètement raté et le tout parait superficiel et morne. Et les seules véritables informations que j'ai bien su capter m'étaient déjà largement inculquées par Scott McCloud de manière nettement plus claire et intelligente. |
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Il y a un nombre incroyable de BD de cette série qui sont parues depuis 1992, et cela continue encore de nos jours à un rythme de 5 tomes par an environ. Ce sont des petits albums destinés aux enfants de 6 à 12 ans, je dirais. Ils se composent d'une bande-dessinée relativement courte d'un peu moins de trente pages suivie de quelques questions pour amener le jeune lecteur à s'interroger sur le sujet abordé. Le dessin y est simple et fonctionnel.
En 87 albums parus à ce jour, les auteurs ont pu aborder des thèmes vraiment très divers, concernant tous les enfants, comment il se sent vis-à-vis de lui, de sa famille et des gens qui l'entourent. Certains de ces sujets sont très généraux et concerneront à peu près tous les jeunes, tandis que d'autres sont plus spécifiques et ne parleront qu'à ceux qui sont concernés ou dont des proches sont concernés. Je n'ai évidemment pas eu l'occasion de lire tous les albums parus mais ceux que j'ai lus m'ont tous fait bonne impression.
Le ton est très adapté aux enfants. Il reste léger et ne va jamais chercher la difficulté. Les auteurs trouvent toujours des situations ou des mots justes pour mettre en scène les sentiments ou les petites complexités de la vie. Malgré un côté pédagogique évident et de bons sentiments qui ne plairont pas à tous les parents, j'ai trouvé ces récits très réussis et atteignant parfaitement leur cible. Les questions en fin d'album permettent en outre d'ouvrir de belle manière le dialogue avec les enfants et de leur faire réaliser avec justesse quelques explications du pourquoi et du comment.
Quoiqu'il ne s'agisse évidemment pas d'une série de divertissement qu'on lit pour le simple plaisir, ces petites bandes-dessinées bon marché sont bien foutues et très bonnes au niveau pédagogique. |
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J'aime le style de Krassinsky depuis que je suis tombé sous le charme du très hermétique Kaarib. C'est donc avec un à-priori positif que j'ai entamé cet album.
Le sujet est assez original. Traiter d'un singe, un nasique plus particulièrement, qui est rejeté par ses pairs parce qu'il est un peu trop sensible, un peu chochotte à vrai dire, et qu'il aime beaucoup les fleurs. Son histoire est donc celle d'un être qui a du mal à s'accepter, qui souffre de sa solitude et alterne des moments de haine et d'apitoiement larmoyant. Il cherche pour cela refuge auprès d'un autre solitaire, un vieux et gros singe revêche qui est à la fois touché et agacé par le malheureux, et qui va bientôt profiter de lui d'une drôle de manière.
C'est un récit assez cruel. Le dessin au style personnel de Krassinsky s'y adapte bien en y apportant une certaine originalité graphique. La narration est fluide et l'histoire se lit bien.
Mais le scénario est trop léger. L'album se lit d'une traite et arrivé au bout, on se dit "c'est tout ?". Le récit est trop dilué, étiré sur la taille d'un album alors qu'il aurait pu tenir en quelques pages. Qui plus est, même si je l'ai trouvé plaisant, il ne marque vraiment pas l'esprit.
A lire pour le divertissement si vous en avez l'occasion mais je ne vois pas l'intérêt d'en faire l'acquisition. |
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C'est pour moi un vrai plaisir de retrouver le trait chaud et épais de Pellejero dans une fresque historique ayant pour décor le milieu artistique Mexicain dans les années 20.
Par le biais de cette bande dessinée, j'ai découvert un groupe d'artistes dont je n'avais presque jamais entendu parler à titre personnel. Véritable découverte donc.
A partir de 1923 se trouvaient en effet des photographes, romanciers et autres peintres venus de tous horizons chercher sous le soleil de Mexico la liberté d'expression et de vie qu'ils n'estimaient plus pouvoir trouver ailleurs.
Leur recherche de libération de l'Art va les amener à côtoyer tous plus ou moins le parti communiste Mexicain et l'idéal révolutionnaire.
Parmi eux les peintres muralistes Frida Khalo, Diego Rivera, Xavier Guerrero, et surtout le couple d'amants photographes Edward Weston et Tina Modotti. L'intrigue de L'Impertinence d'un été va s'attacher plus particulièrement à ces deux personnages.
Politique, Art et amours se mêlent donc dans ce récit.
Le graphisme de Pellejero est très plaisant et convient parfaitement à ce décor chaud et sensuel. Au-delà de la belle couverture, je regrette un peu le manque d'exubérance dans les couleurs des planches qui ressortent à mes yeux un petit peu ternes comparées à la chaleur des lieux. Je déplore également le fait que le visage du narrateur ne soit pas facilement différenciable de celui d'Edward Weston. Mais dans l'ensemble, c'est beau et agréable à lire.
L'objectif d'instruire le lecteur sur des lieux, une époque et des artistes assez peu reconnus en France à ma connaissance, contrairement au Mexique où ils sont très célèbres, est donc plutôt atteint. Le rythme de lecture est plaisant et les personnages intéressants.
Malheureusement, le récit ne décolle pas vraiment pour le seul premier tome paru. On suit des petites tranches de vie d'artistes sans trop s'y attacher, sans être vraiment captivé. Leurs idées et leurs émotions ont eu du mal à m'atteindre. En fin d'album, je me demandais encore ce que les auteurs allaient pouvoir raconter par la suite car il ne s'était finalement pas passé grand chose.
J'espère que le second et dernier tome sera un peu plus marquant. |
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Hormis concernant le dessin noir et blanc aux grandes plages contrastées, cette petite BD ne rappelle guère les autres albums de MAM, dont bien sûr Julius Corentin Acquefacques.
A vrai dire, j'ai le sentiment que l'auteur s'est dit qu'il avait fait un drôle de petit rêve dérangeant et qu'il allait le raconter en BD. Et effectivement, à un moment au cours de ma lecture, j'ai ressenti le trouble qu'on peut ressentir quand on rêve ou qu'on est mal réveillé et qu'on arrive plus à bien comprendre dans quelle situation on se trouve, dans quel sens on va, si on n'a pas la tête à l'envers dans le lit.
Mais hormis ce petit trouble assez bien retranscrit, cette lecture est beaucoup trop courte, trop vaine, trop rapidement lue et trop vite oubliée. |
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Nom série
Breathe
posté le
02/03/2009
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Achat conseillé ?
Non
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Note
(Vraiment pas aimé !) |
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Quelle drôle d'idée d'être allé chercher des auteurs américains, de traduire leur oeuvre, pour publier ce truc aussi médiocre ? Est-ce simplement parce que leur style graphique rappelle celui de Joshua Middleton et des Luna Brothers (Girls) ?
Certes, les personnages sont plutôt bien dessinés, pour qui aime le style "animation", mais j'ai trouvé certaines expressions de visages assez agaçantes et manquant de naturel. En outre, la plupart des personnages sont très difficilement différenciables. Et surtout, les décors vides et les couleurs informatiques très délavées ont de quoi me glacer en tant que lecteur.
Quant au scénario... Pfff... Ca commence d'une manière on ne peut plus cliché. Une jeune fille un peu rebelle apprend que sa famille bien aimée vient d'être massacrée par un tueur inconnu qui pourrait bien faire partie du gang local. Alors, sous l'emprise de sa juste colère, elle souhaite se venger et avant tout faire éclater la vérité. Mais les choses sont peut-être plus compliquées que cela, comme le sous-entend très lourdement le comportement de son jeune compagnon, Zhen.
Les dialogues paraissent tous complètement artificiels, c'en est pénible. La narration est basique mais réussit malgré tout à se rendre parfois confuse.
Le déroulement du scénario se la joue un peu tragédie antique où tout le monde meurt à la fin, avec un bel orage pour dramatiser la scène, mais c'en est plus risible qu'impressionnant. Tout est tellement téléphoné qu'on croirait une histoire imaginée par un jeune adolescent qui veut épater ses copines romantiques.
C'est mauvais, tout simplement mauvais. |
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Nom série
Jolies ténèbres
posté le
02/03/2009
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Culte !) |
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Imaginez une petite fille morte, son corps d'écolière oublié et gisant au coeur d'une forêt. Imaginez alors que tous les petits personnages qui peuplaient son esprit et son imaginaire s'en échappent, fées, ballerines, poupées et autres princesses. Tout ce petit monde, insouciant et désemparé, va alors tenter de vivre autour, voire à l'intérieur, du cadavre bientôt en décomposition. Un petit peuple de conte de fées côtoyant la mort et la pourriture, voilà qui entame le récit sur une note bien morbide et étonnante.
Mais ce n'est là que le début d'une fable largement plus cruelle.
Sa Majesté des mouches est enfoncé. Jolies ténèbres fait exploser la douceur et l'insouciance des rêves d'enfant, de petites filles, pour afficher la dureté de la réalité et plus encore la cruauté des personnages enfantins.
Car bien rapidement, la vie de cette communauté de petits personnages va se transformer en véritable jeu de massacre. La naïveté va être la première cause des disparitions, dans cet univers naturel où les dangers et les prédateurs rôdent un peu partout. Mais ce seront surtout les comportements de chacun d'entre eux qui vont entrainer les pires atrocités. Egoïsme, inconscience, orgueil, méchanceté, fainéantise, régression, peur, manque d'assurance...
Sous des aspects enfantins, ce récit est incroyablement dur. Les morts sont plus cruelles et horribles les unes que les autres, d'autant plus marquantes qu'elle se masquent sous des allures d'amusement d'enfants, de recherche de nourriture ou de découvertes insouciantes et souriantes de la nature environnante. Certains petits personnages, aux traits de princesses ou de gentils garçons, se révèlent de véritables monstres. C'en est parfois à vous retourner le coeur. Le pire étant l'indifférence souriante de ceux qui voient mourir leurs comparses dans d'atroces situations sans réagir.
Le graphisme joue précisément la carte du contraste entre un style simplifié, assez enfantin, servi par de très jolies couleurs, comparé à l'horreur de ce qu'il raconte. Je regrette cependant le manque de détail du trait des Kerascoët sur la majorité des pages. Seuls les décors et certains animaux sont joliment ouvragés et peints. Les Kerascoët prouvent pourtant dans une double page de cet album qu'ils sont capables d'un style nettement plus soigné et réaliste.
La narration est parfaitement orchestrée. Elle se déroule avec une fausse insouciance enfantine. Le récit est dense et l'album très conséquent. Les auteurs ont su savamment doser la progression dans l'horreur, par touches de plus en plus saisissantes pour les lecteurs. Cela frise l'accumulation sans jamais l'atteindre pour de bon. Et tandis que les émotions se font de plus en plus noires, la fin vient donner le coup de grâce vengeur attendu depuis de nombreuses pages.
Voilà une oeuvre vraiment très forte. Elle est puissante par son contraste entre horreur et imaginaire enfantin. Elle est belle et très dérangeante à la fois. Une lecture marquante, suffisamment saisissante pour pouvoir créer soit un rejet soit un envoûtement total. Un vrai coup au ventre en ce qui me concerne, et un album possiblement culte.
Vive recommandation de ma part mais sachez que vous risquez de ne pas en sortir indemne. |
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Nom série
Vacances sur Vénus
posté le
01/03/2009
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Achat conseillé ?
Oui
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Note
(Franchement bien) |
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Voilà un album jeunesse tout ce qu'il y a de sympathique. Relativement vite lu, il ne manque pourtant ni de charme, ni d'humour, ni d'un soupçon de poésie.
Le dessin est dans un style simple qui n'aurait pas suffi à me convaincre à lui seul. Mais il est très joliment mis en couleurs et il en ressort tout à fait agréable à lire et à observer.
C'est l'histoire d'un homme et de son chat qui partent en vacances en voiture. Mais face aux embouteillages sur le chemin du Lavandou, ils prennent un raccourci par une petite route qui soudainement fait un virage à 90°... vers le ciel. Et c'est ainsi que la petite voiture prend la direction de l'espace, zigzagant entre les étoiles et les planètes, avant d'arriver sur la plage de Vénus. Et là, une autre vacancière et son animal de compagnie vont passer leurs vacances avec nos deux héros.
C'est mignon et souvent drôle. La bouille du chat, Georges, est très réussie. C'est lui l'élément comique du récit, tandis que le héros et sa compagne vénusienne jouent plutôt la carte du romantisme. Plaisant à parcourir, cet album m'a aussi bien fait rire par sa chute.
C'est un récit jeunesse qui se lit un peu vite et qui est essentiellement destiné aux enfants, mais il est très agréable et plaira probablement aussi aux adultes. |
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